vendredi 12 septembre 2008

42

They’re just living in my head
- Coldplay, «42»
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En écoutant la chanson citée en titre (que vous pouvez écouter ici, gratuitement - lien temporaire?), je me suis amusé à me demander si le band avait vraiment choisi ce nombre au hasard. Évidemment que non, voyons, je blague!
Car comme tout le monde le sait, 42 est la réponse ultime à la Grande question sur la vie, l'univers et le reste.
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Les paroles de la chansons de Coldplay demeurent obscures et ouvertes à plusieurs interprétations, comme c'est souvent le cas avec ce groupe. On y parle de morts qui survivent dans les pensées des survivants - une thématique que j'ai toujours aimé, personnellement, puisque c'est à mon point de vue, la véritable nature de l' immortalité. On y parle aussi de gens qui n'atteignent pas le paradis malgré leurs efforts. Et on y parle de fantômes. C'est dire que le groupe a poussé sa réflexion sur le sens de la vie d'une manière un peu plus sérieuse (en apparence) que l'auteur du guide du vagabond galactique... mais a intitulé sa pièce de manière référentielle pour souligner le thème avec un clin d'oeil.
Comme Viva la vida, la pièce traite donc d'un sujet sérieux, mais avec un élan d'optimisme dans la musique, ce qui évite de tomber dans les pensées sombres à son écoute. C'est même le contraire qui se produit et c'est d'ailleurs un des éléments forts de ce nouvel album de Coldplay, à mon avis.
Mais pour en revenir à 42, les arrangements et la sonorité ne sont pas sans rappeler The Police, tiens, pour nommer mon groupe fétiche quelque part dans ce billet. Et de ceci vers cela, on pense à la fois à Ghost in the Machine et à Voices inside my head.
Je ne suis d'ailleurs pas le seul à avoir été interpelé par 42... on peut aussi lire sur divers blogues les liens qui relient les fans de Adams à ce chiffre et son évolution dans l'inconscient social.
(Je n'écoute pas la série Lost, mais j'ai lu qu'un des personnages est obsédé par le chiffre 42, référence évidente à mon avis et autre exemple de l'importance de ce chiffre choisi par hasard par Adams quoiqu'en disent les numérologues de salon).
Et certains amateurs ont relevé que la durée du nouvel album de Coldplay (exception fait de 42)... est de 42 minutes précisément. Avouez.
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Pour ma part, ça fait longtemps que j'ai arrêté de chercher, comme je le disais ici, et que j'ai décidé de vivre anyway, puisque le chemin du ciel est un long pont que je traverserai quand il sera devant moi, pour paraphraser une des nombreuses maximes utilisées par mon père.
Et puis, n'est-il pas amusant de constater que je réfléchis à tout ça, alors que j'ai 42 ans?
C'est peut-être l'âge qui offre le plus de réponses aux grandes questions sur la vie, l'univers et le reste, tiens. Je vais tenter de rester vigilant.
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You didn't get to heaven, but you made it close
- Coldplay, «42»

Cuvée du vagabond: Fermentation

Suite de mon compte-rendu d'expérience de vinification artisanale.
Pour l'introduction et l'étape 1. Vendanges.
Pour l'étape 2. Égrappage.
Pour l'étape 3. Foulage et Cuvaison.
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Un court interlude sur l'évolution de l'étape de cuvaison, pendant laquelle se passe la fermentation qui verra le sucre se transformer en alcool.
Il y a peu à faire, à part surveiller la température de la pièce, et noter quelques données, une à deux fois par jour, sur l'évolution du processus. Pour ceux que ça intéresse, pour le moment, la température de la pièce est facilement maintenue à un stable 28 degrés Celcius depuis le début de la cuvaison.
Les données notées, elles viennent d'un hydromètre. En principe, j'aurais pu laisser agir la nature pendant 5-7 jours, et puis attendre de voir si ça pétillait un peu; on parle de bulles comme phénomène de la fin de la fermentation, mais j'ai lu que ce n'était pas toujours le cas, où qu'il arrivait que la chose soit difficile à déterminer à l'oeil. Il y a une limite à étirer l'élastique amateur, si vous me passez cette métaphore bancale.
Hydromètre, donc.
L'hydromètre est en fait un densimètre (certains l'appellent aussi mustimètre). Il s'agit d'un tube gradué, en verre, qui mesure la masse volumique d'un liquide. Application simple du principe d'Archimède, pour les intéressés.
Son application dans mon cas découle du processus de fermentation lui-même. En effet, alors que le sucre contenu dans le moût de ma cuve se transforme en alcool, le jus contenu dans le mélange devient de moins en moins dense. Ainsi, en prenant une lecture à intervalle régulier, on peu parvenir à estimer l'évolution du processus. En théorie, lorsque la densité sera stabilisée et aura cessé de descendre, ça signifiera qu'il n'y a plus de sucre à transformer, que la fermentation est terminée.
Pour faire cette lecture (arbitrairement effectuée à 22h tous les soirs depuis la cuvaison), il suffit de prélever un peu de jus de la cuve, et d'y laisser s'enfoncer l'hydromètre, puis de lire le résultat sur l'échelle graduée de l'appareil (photo ci-haut).
Pour le moment, les trois lectures des 9, 10 et 11 septembre m'ont indiqué que la fermentation a débutée lentement dans les premières 24h, mais s'est accéléré dans les 24h suivantes. J'ai déjà hâte à ce soir (le 12) à 22h pour voir comment évolue ma cuvaison. Le processus devrait s'achever d'ici deux ou trois jours, maximum.
Sinon, le moût en question possède maintenant une belle couleur (photo de gauche) et en autant que mon odorat soit concerné, émet des effluves intéressantes et agréables pour le moment.
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[Note: Je vous avais dit vouloir éviter des investissements pour cette expérience, alors vous vous demanderez peut-être ce qu'un vagabond comme moi fait avec un hydromètre dans ses bagages... C'est qu'au cours de l'été, apprenant mes prétentions de viticulteur amateur éventuel, un beau-frère, qui avait déjà tenté ses propres expériences de vinification - dont je ne connais aucun détail - a refilé son matériel à mes parents. Dans le lot, j'ai déniché cet hydromètre fort utile à mon expérience].
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à suivre...

jeudi 11 septembre 2008

... la Vida

I used to rule the world.
- Coldplay, «Viva la vida».
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Je me souviens d'une époque où je contrôlais le monde. Mon monde, en tout cas, du moins, c'est ce que je croyais à l'époque. Planification personnelle, projets, vision tournée vers l'avenir, l'approche traditionnelle. Puis, même si mon cerveau et mon coeur ne sont pas des machines au sens propre, j'ai semblé - hasard par-dessus hasard peut-être - vivre mon propre bogue de l'an 2000.
J'ai alors accepté de laisser aller un peu la vie, de moins la prévoir, de moins penser à ce qui serait la vie dans l'avenir mais me tourner vers le présent, de laisser quelqu'un d'autre contrôler le monde, même le mien. Quelque chose d'autre, devrais-je dire, puisque c'est la vida elle-même qui me mène depuis.
Pour cela, j'ai remis en question à peu près tous les aspects de ma vie, et les valeurs qui viennent avec, sans regard en arrière, ni en avant, juste pour voir ce qui se produirait, où une remise en question pouvait m'amener.
D'un premier changement d'environnement physique, j'allais faire un mode de vie; de la vente et du don de biens matériels, j'allais m'ouvrir à de nouveaux sons, de nouvelles images, de nouvelles idées. J'ai depuis mis les pieds dans quelques dizaines de contrées, de musiques et de cultures différentes. Des miliers de mots de langues diverses sont venus enrichir mon esprit avec leur nuance et leur sonorité toute personnelle. Et loin de me saturer, ces richesses culturelles semblent provoquer encore plus d'ouverture. Yo quiero mas, pero voy a ver si la vida va a darme mas. No controlo el mundo ahora y es perfecto asi.
Aujourd'hui, il n'y a pas de grandes vagues à mon réveil, et je préfère me balader dans des nouvelles rues, inconnues, plutôt que dans celles que je possédais auparavant.
Évidemment, je prends encore des décisions sur ma vie, mais sans que ces décisions ne soient influencées par une vision d'avenir, ni par des conventions sociales; pour une raison qui demeure inexplicable à mes yeux, je trouve que cette manière de vivre est plus honnête envers moi-même.
Je ne dirais pas que je suis (bêtement) heureux, depuis ce choix du présent, puisque le bonheur n'est pas un concept unique, statique et béat; mais je peux dire que j'ai eu beaucoup de bonheurs, dont j'ai pu profiter plus à fond avec cette attitude qu'à l'époque où j'étais le roi de mon royaume.
Et malgré les moments difficiles - la vida vous en apportera toujours no matter what - je peux dire que je suis bien avec moi-même, et que cette sérénité résiste bien aux marées et aux vents. C'est surtout ça, qui permet de profiter des bonheurs de la vida.
Je n'ai jamais possédé moins de choses que pendant ces huit dernières années, et pourtant, je ne me suis jamais senti aussi riche; après tout, mieux vaut faire attention à la richesse matérielle; des rois dont la tête a été présentée sur un plateau d'argent pourraient vous en dire long sur le sujet.
Je ne suis pourtant pas un révolutionnaire, même si j'ai mes opinions sur les gens de ce monde qui contrôlent le monde. La liberté est un concept qui est difficile à maîtriser au présent, juste pour soi, déjà, alors pour le monde, je laisse la place aux autres. Cet élan d'égoisme me sera peut-être reproché un jour, mais je peux déjà vous avouer que je n'espère pas nécessairement que St-Pierre appelle mon nom quand son moment sera venu. Je vous l'ai dit, je vis au présent.
Si jamais on me demande de me justifier, lorsque les cloches sonneront, eh bien je pourrai toujours retracer ces pensées, témoin de mon souhait d'influencer un peu le monde, un mot à la fois.
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Si ce genre de pensées philosophiques sur ma vie me traverse l'esprit ces jours-ci, c'est en partie suite à l'écoute du titre cité en début de texte, et en partie aussi parce que je crois que mon esprit est prêt à se laisser porter une fois de plus par la vida, pour explorer des lieux inconnus, et me laisser surprendre et émerveiller. C'est que je ne ressens aucune nostalgie à évoquer mon parcours, au contraire, j'en éprouve... du bonheur.

mercredi 10 septembre 2008

Cuvée du vagabond: Foulage et cuvaison

Suite de mon compte-rendu d'expérience de vinification artisanale.
Pour l'introduction et l'étape 1. Vendanges.
Pour l'étape 2. Égrappage.
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3. Foulage et Cuvaison. 9 septembre 2008.
J'ai volontairement regroupé les étapes 2 et 3 différemment pour les fins de ce suivi, c'était plus facile pour le compte rendu textuel de mon expérience. De toute manière, l'ensemble des étapes d'égrappage, de foulage et de cuvaison s'est déroulé sur une période de deux heures mardi le 9 septembre en avant-midi.
Le premier problème auquel j'ai eu à faire face a été de dénicher un équipement de foulage pour mes fruits. Je voulais pouvoir reproduire le mieux possible le résultat d'un foulage artisanal, donc déchiquetage partiel des baies, mais sans écraser les pépins. J'avais lu quelque part que sans foulage, je risquais de ne pas obtenir une fermentation totale avant le pressage du marc. Après avoir explorer quelques avenues en séance de brainstorming, nous avons fait un test avec un robot culinaire, muni d'une tige robuste et large, et utilisé à très basse vitesse, pour éviter un malaxage des fruits mais pour éclater les baies. Le test s'est avéré concluant et a donné un résultat le plus près que je pouvais espérer d'un foulage accompli avec un fouloir à cylindre (photo ci-haut).
Compte tenu de l'aspect artisanal de l'entreprise, ça me semblait faire l'affaire.
Nous avons donc transféré par petites quantité les raisins (environ 1kg) de ma cuve temporaire vers la petite cuve en inox du robot, puis après foulage, dans la cuve en inox principale qui serait utilisée pour la cuvaison (photo ci-contre).
Une fois l'ensemble des raisins passés dans ce fouloir de fortune, il ne restait qu'à installer notre cuve dans un environnement propice à une fermentation naturelle.
Le jus obtenu, mélange de jus de raisin, de pépins, de fruits non pressés et de pelures, a donc été installé dans notre cuve, et déposé dans la pièce de la maison qui a la température la plus stable et propice à la fermentation; la salle de lavage! En effet, puisque la salle est aussi le lieu où se trouvent le chauffe-eau, il y fait toujours un confortable 25 degrés celcius (et en tenant la pièce fermée, il est facile de faire grimper la température à 30 degrés). Comme la fermentation doit idéalement se faire dans un environnement entre 25 et 30 degrés, il suffit d'installer un thermomètre dans la pièce pour surveiller la température ambiante, et utiliser au besoin la porte pour aérer ou rafraîchir l'atmosphère. En cas de besoin plus pressant, la pièce a aussi une fenêtre qui donne sur l'extérieur et une porte qui donne sur une chambre froide, elle aussi munie d'une fenêtre.
Le comptoir de lavage s'est donc transformé en table de fermentation (photo ci-contre). J'y ai installé notre cuve, recouverte d'un chiffon pour éviter les impuretés, et on notera aussi le thermomètre et quelques instruments qui me permettront de faire quelques mesures au cours de la fermentation.
En principe, l'étape de cuvaison (la fermentation) devrait prendre de 3 à 5 jours, mais comme l'affaire est artisanale, on verra comment se passe la suite de notre expérience.
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à suivre...
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mardi 9 septembre 2008

Cuvée du vagabond: Égrappage

Suite de mon compte-rendu d'expérience de vinification amateure.
Pour l'introduction et l'étape 1. Vendanges.
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2. Égrappage. 9 septembre 2008.
La récolte ayant eu lieu lundi en après-midi, l'étape suivante a débuté dès mardi matin, afin qu'il s'écoule le moins de temps possible entre la récolte des raisins et le démarrage du processus de fermentation.
On vous dira peut-être que l'égrappage et le foulage sont des étapes qui ne sont pas essentielles à la fabrication du vin à partir du raisin.
J'aurais donc pu éviter de me casser la tête et procéder à la cuvaison des grappes de raisins entières, directement. Si j'ai décidé d'égrapper et de fouler ma récolte, c'est en partie pour me faciliter le travail plus tard et mieux démarrer ma fermentation.
Généralement, l'égrappage a quelques effets directs, dont celui de permettre la vinification d'un vin plus souple, moins "boisé" (normal, on retire les tiges et rafles) et plus coloré (moins de résidus dans le moût). C'est ma compréhension des effets, et comme je ne voyais pas de problèmes avec ces effets, j'y suis allé pour la réalisation d'un moût plus liquide, à mettre en cuvaison au plus tôt.
Nous avons d'abord procédé à une première pesée (photo ci-haut), question de déterminer approximativement la quantité de raisin que nous allions utiliser dans le processus (et se donner une idée du potentiel de mon expérience de vinification). L'objectif a été fixé à 8 kg de raisin.
Par la suite, l'opération d'égrappage elle-même a débuté, les raisins étant simplement déposés temporairement dans une cuve en inox. L'opération, menée manuellement, a pris environ 45 minutes, à huit mains (dont six apparaissent sur la photo ci-contre, les deux autres étant occupées à documenter l'opération).
La cuve en inox est un choix dicté une fois de plus par la simplicité du processus. Je sais qu'il existe des cuves de plastique, et des cuves en bois ou en ciment, pour des quantité plus importantes de fruits. Pour ma part, comme on parle de 8 kg de raisins, la cuve en inox dont je disposais était le parfait contenant pour réaliser cette opération. Le travail en fût ou cuves de bois est plus complexe et plus ardu à contrôler et je déteste l'idée de travailler avec du plastique pour des contenants où le raisin passera beaucoup de temps.
Notre production ne peut pas se vanter d'être totalement biologique, puisqu'au cours de l'été - très humide et difficile sur la vigne - il y a eu vaporisation d'un produit protecteur dont j'ignore la composition exacte au moment d'écrire ceci. Je dirai par contre que les résidus de l'égrappage (tiges, rafles et pinceau du fruit, photo ci-contre) ont été mis au compostage. Aussi, si l'expérience se déroule comme prévu, notre produit aura été fait avec l'esprit le plus biologique possible, même si ce n'est pas une considération principale à ce stade-ci de l'expérimentation.
Enfin, après ce travail, j'ai procédé à une seconde pesée pour noter le poids global de ce que je me proposais de mettre en cuvaison après le foulage.
La photo de gauche montre un poids très proche du 8 kg visé. Même si ce résultat inclus le poids de la cuve en inox, il exclus les résidus de l'égrappage, ce qui nous donne un poids à mettre ne cuvaison assez proche de notre objectif de base pour cette première tentative de vinification.
Mais avant de mettre ne cuvaison, il fallait procéder au foulage, une autre étape non-essentielle de la vinification.
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[Note sur les équipements utilisés: on remarquera l'utilisation d'équipements déjà présents dans la maison de mes parents; l'expérience est un hobby, je ne voulais donc pas que l'on investisse dans l'acquisition d'équipement spécialisé. Nous verrons bien où cela nous mènera... La balance utilisée, sur la première et la dernière photo, appartenait à mon grand-père, qui s'est servait pour peser ses poulets, qu'il élevait lui-même.]
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à suivre...
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Cuvée du vagabond: Les vendanges

[Note: Ce billet est le premier d'une série sur mon expérience de vinification 2008]
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Introduction
Lors de mon récent retour de France, j'avais publié un court billet dans lequel je faisais allusion à la possibilité de tenter une expérience de vinification des produits de la vigne qui a poussé chez mes parents cet été. Le billet en question était accompagné d'une jolie photo en contre-jour de quelque grappe aux fruits presque murs pour la récolte.
Mais d'abord, un mot sur le processus que je tenterai d'appliquer. Je ferai le suivi, en autant que possible, de l'évolution de l'expérience, au fil des prochaines semaines.
J'appliquerai une instance de la méthode dite "classique", c'est-à-dire caractérisée par les simples étapes suivantes:
1. Vendanges
2. Égrapage/foulage
3. Cuvaison
4. Décuvaison
5. Soutirage (/s)
6. Mise en bouteille
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Comme vous pouvez le constater, j'expérimenterai un peu à l'ancienne, sans m'appuyer sur toute la chimie moderne du vin, de son sulfitage, gélatinage et toutes ces choses complexes qui semblent parfaites pour contrôler le processus d'un point de vue chimique, mais qui en retire une bonne partie du charme pour l'amateur que je suis. De toute manière, on se comprends que mes attentes ne sont pas très élevées, et ce, pour plusieurs raisons. La première est évidemment reliée à mon manque total d'expérience dans le domaine. L'inexpérimenté viticulteur cherche à appliquer le processus le plus simple possible. La seconde est que nous disposons d'un seul pied de vigne qui a produit l'ensemble de notre récolte, ce qui est loin d'être l'idéal de concentration de la vigne. Autrement dit, les prétentions sont très modestes à la base. L'idée est de faire du vin à partir de raisins, et non pas à partir d'un kit de chimiste amateur où se mélangent poudres et gels dans des éprouvettes.
Je tente donc la chose en m'appuyant sur une méthode éprouvée et simple, pour accentuer l'aspect hobby de toute l'affaire.
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1. Les vendanges. 8 septembre 2008.
Le temps ayant fait son travail, les vendanges de cette vigne ont eue lieu lundi le 8 septembre en après-midi... en mon absence. (Avouez que je suis un viticulteur sérieux, même pas là pour la récolte!)
L'ensemble des grappes a été récolté (photo ci-haut), et un premier nettoyage a été effectué.
Par la suite, les grappes ont été placées dans des sacs de plastique (photo ci-contre) pour conservation temporaire.
Déjà, je sais que ce n'est pas l'idéal pour démarrer la vinification, puisque l'idéal aurait été d'avoir été présent et de passer à l'étape suivante dès la fin de la récolte. (On est amateur ou on ne l'est pas).
À l'oeil, on estime à un peu plus de 30 kg la récolte totale de notre vigne. Ce poid inclus les grapes, tiges et rafles.
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Je note tout de suite qu'une partie de cette récolte sera dégustée comme fruit, puisque cette vigne produit un raisin absolument délicieux (juteux et sucré au goût). Comme mes parents feront quelques dons et que je ne voulais pas utiliser toute la récolte pour mon expérience, mes objectifs de production seront donc limités pour cette première tentative. Après tout, si ça ne fonctionne pas comme prévu, mieux vaut déguster une partie de ces fruits que de gaspiller l'entièreté de la récolte.
J'ai hâte de voir le résultat côté alcool, mais l'apparente haute teneur en sucre du raisin semble indiquer que j'ai un fruit qui a un bon potentiel.
Une dernière note, mais qui a son importance dans l'aspect amateur de mon approche: je n'ai même pas idée avec quel cépage je travaille! L'explication est simple; lorsque mes parents ont acheté leur maison, la vigne était là et le précédent propriétaire, qui l'avait planté, ne se souvient plus du tout de quel cépage il s'agissait. Je vinifie donc en aveugle, en terme de cépage.
J'imagine qu'un oenologue pourrait venir me dire quel genre de raisin nous avons récolté, sinon, si jamais notre vin est buvable, un oenologue encore plus expérimenté pourrait nous dire de quel cépage il s'agit a posteriori. ;-)
Enfin, compte tenu de ma méthode assez simple de vinification, la nature de mon cépage n'est pas une imformation essentielle, même si d'un point de vue personnel, j'aurais préféré le savoir.
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à suivre...
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[Les photos accompagnant ce billet ont été prises par Gisèle Paré.]

jeudi 4 septembre 2008

Tropic Thunder: Un délire cinématographique

J'ai vu le films Tropic Thunder cette semaine au cinéma.
Le film, jouissif à plusieurs niveaux, est un pari risqué dans lequel Robert Downey Jr est absolument tordant et offre au cinéphile des moments d'anthologie, rien de moins. Et il n'est pas le seul à le faire, mais l'autre est une surprise...
Tropic Thunder est un véritable délire cinématographique.
Prétexte
Suite à une opération militaire américaine dans le sud-est asiatique, seulement 4 hommes ont survécu... Trois ont écrit des livres dont un a obtenu un contrat de film...
Résumé
Le film raconte donc le tournage du film adapté de ce livre (fictif) Tropic Thunder. C'est un film de guerre (dans le film), qui met en vedette Tugg Speedman (Ben Stiller), un acteur de films d'action en série, Jeff Portnoy (Jack Black), un acteur de comédie débile jouant de nombreux personnages qui pètent, et Kirk Lazarus (Robert Downey Jr - photo à gauche), un acteur australien gagnant de 5 Oscars qui s'imprègne tellement de ses personnages que pour jouer Osiris, qui est noir, il va subir une chirurgie controversée pour se faire pigmenter la peau.
Le tournage devient rapidement un cauchemar et le réalisateur, dépassé, accepte l'idée du conseiller militaire (l'auteur du livre) de mettre les acteurs en situation réaliste... Or les choses tournent mal et le groupe d'acteurs se retrouve sans le savoir en pleine jungle vietnamienne poursuivie par un groupuscule qui produit de l'héroïne dans le secteur et n'apprécie par ces "militaires" américains.
Juste avec ce résumé, on a déjà trois niveaux de scénario et tenir ce genre d'histoire sans en mettre trop ou perdre le spectateur est déjà une chose qui n'est pas facile à réaliser...
Réalisation et scénario
Or non seulement Stiller (qui réalise Tropic Thunder) réussi ce pari, mais il fait bien mieux, il nous offre le film le plus drôle de l'été 2008! D'abord, il fait de son film une comédie qui fonctionne à partir de sa situation de départ. Ensuite, il réalise un film dans le film, il profite donc de l'opportunité de faire la critique de l'industrie. Enfin, comme ses personnages sont des acteurs, il se paye une orgie de références et de sous-entendus et clin d'oeil sur le milieu du cinéma lui-même, permettant au passage à plusieurs acteurs de rire d'eux-mêmes ou d'autres membres du milieu.
On parle donc ici d'un film très drôle à tous les niveaux, mais attention, il s'agit d'humour noir et à certains moments d'une critique tranchante d'Hollywood.
Déjà, dès le début, avec les fausses bandes annonces des films précédent mettant en vedette les trois tête d'affiche, le film vous prévient. Et avec le prétexte, le ton est lancé.

Déjà, le personnage-même de Kirk Lazarus, qui applique la «méthode» tellement à la lettre qu'il se fait pigmenter la peau pour tenir le rôle d'un noir, relève du délire critique. De voir le résultat hallucinant et Robert Downey Jr (photo à gauche :-) absolument phénoménal dans le rôle, fait exploser l'idée de base et permet toute une panoplie de répliques délirantes à plusieurs niveaux. (Un exemple truculent: Lazarus réagit à une réplique «you people» de Speedman en demandant: «What do you mean, you people?» alors qu'un autre acteur, réellement afro-américain celui-là, intervient en lui lançant «What do you mean, you people?». Vous voyez le genre de twist que ça peut impliquer.)
Je retiens également la délicieuse réplique «I don't read the script, the script reads me», parmi les bijoux de ce scénario très bien ficelé. Comme si ce niveau n'était pas suffisant, Lazarus est un blond aux yeux bleus..., qui joue un africain-américain, mais est joué par un brun aux yeux bruns... enfin, vous avez compris le genre de complexités intellectuelles avec lesquelles le film s'amuse.
Dernier exemple savoureux: le titre du film pour lequel Tugg Speedman reçoit un oscar à la fin, (quelque chose dans le genre «The truth about the making of of the best fake war movie never made»), est aussi une trouvaille particulièrement amusante.
Attention (et une révélation, vous êtes prévenus)
Attention par contre, comme il ne s'agit pas d'une petite comédie de salon, on va parfois loin dans l'absurde ou le gore. Et même si on sait qu'il s'agit de props, les crochets, les mains coupées, le jeu avec la tête du réalisateur, tous ces détails (et plusieurs extraits de dialogues) font que ce film ose parfois aller là où une comédie générale ne serait pas allé. Stiller joue avec les limites mais sans jamais perdre son audience.
Du côté des surprises, on notera aussi Matthew McConaughey qui joue l'agent de Tugg avec truculence, mais surtout Tom Cruise, totalement délirant dans le rôle du producteur du film, Les Grossman, un mégalomane condescendant gras et chauve mais non dépourvu d'une généreuse pilosité corporelle. Enfin, les apparitions de Lance Bass et de Tobey Maguire (entre autres caméos) ne passent pas inaperçues non plus.
Pour conclure
J'ai bien sûr beaucoup ri pendant le visionnement de tropic Thunder, certainement le film qui m'a le plus fait rire en 2008. Et je n'étais pas le seul, la salle était pleine et les gens croulaient de rire à tout moment.
Il y a tellement de détails tordants dans le film qu'il mériterait déjà un second visionnement, mais j'attendrai plutôt le DVD (avec impatience) pour pouvoir le regarder à mon rythme... Je vous invite aussi à visiter le site web du film, pour quelques curiosités de plus.
Et le film a fait 83% au tomatomètre, je ne suis donc pas le seul à avoir aimé.
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Bref, Tropic Thunder est déjà bien placé dans mon Top 10 de 2008 et devrait y rester d'ici la fin de l'année sans problèmes.
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lundi 1 septembre 2008

Stephen Harper à vous: Achetez-vous cette bullshit?

Ok, c'est un peu raide comme retour au pays sur ce journal, mais en cette longue fin de semaine de congé, mon premier sujet sera l'actualité du jour sur les élections potentielles au Canada. Les médias nous informent depuis quelques jours sur les rencontres entre les divers chefs des partis d'opposition avec le PM, chacun y va de ses opinions et ses interprétations... mais au fond, tout le monde sait exactement ce qui se passe, non?
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En un mot comme en cent, le gouvernement de Stephen Harper veut déclencher des élections. Visiblement, il le fera. Par contre, il ne veut pas avouer cette stratégie, et voudrais bien que chacun croit que ce n'est pas lui qui a décidé de ces élections...
Il espère ainsi obtenir un gouvernement majoritaire, on l'imagine. Il était prêt à le faire avant, il a pratiquement tenté de le faire, en poussant les autres partis (principalement Stéphane Dion) en faisant un vote de confiance du moindre projet de Loi aux communes depuis un an.
Soit. Il n'est pas le premier chef de parti à établir sa stratégie politique sur le timing d'élections...
Évidemment, il a l'air un peu idiot de le faire, lui qui avait fait campagne contre l'idée, allant même jusqu'à voter une Loi prévoyant des élections à date fixe au pays... avec une exception pour les gouvernement minoritaires :-). L'affaire fait sourire.
Je ne peux pas m'empêcher de trouver qu'il est poltron et ne s'assume pas en tentant de manipuler l'opinion publique sur qui déclenche ou pas des élections.
Bref, tu veux déclencher des élections, mets tes culottes, déclenche-les et pointe pas un autre du doigt pour justifier ta décision!
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Cette semaine, donc, alors que depuis trois ans il passe projets de loi après projets de loi sans opposition réelle (appui ou abstention - ou abstinence!), Harper se décide à rencontrer chaque chef de parti pour lui demander son appui avant coup, question... de quoi au juste? Comme il n'a jamais eu besoin de cet appui avant les faits, on ne voit qu'une raison, évidente, c'est de pouvoir dire que sans cet appui, il déclenchera des élections, mais que c'est pas de sa faute, c'est la faute des autres qui ne l'appuient pas. (Un raisonnement totalement ridicule puisque son gouvernement gouverne pourtant sans appui officiel depuis trois ans).
J'ai attrapé par hasard les commentaires d'un de ses porte-paroles, après la rencontre avec Stéphane Dion (commentaires diffusés sur RDI, ce lundi, vers 16h40). Or ce porte-parole mentionne que c'est visiblement l'opposition qui veut des élections, que le PM a tenté d'obtenir un appui pour faire fonctionner le gouvernement, etc, etc...
Euh, y'a vraiment quelqu'un qui achète cette bullshit?? Il y a vraiment un citoyen canadien qui ne voit pas que c'est totalement idiot comme commentaire???
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Je ne dis pas que Stephen Harper n'a pas le droit de vouloir aller en élection, il peut bien le faire quand à moi (et je suis certain qu'il respecte le texte de sa propre loi, sinon son esprit, mais coup donc). Mais je me sens insulté par l'hypocrisie qui lui fait dire qu'il ne veut pas d'élections et que c'est la faute des autres. C'est une insulte à mon intelligence de tenter de me manipuler aussi simplement!
Tous les citoyens (intelligents) savent très bien que si Stéphane Dion avait voulu des élections, il n'avait qu'à présenter ses députés en chambre dans la dernière année lors des votes et faire tomber le gouvernement. Dion peut aller en élection quand il le voudra... alors qu'on ne vienne pas me dire que c'est de la faute à Dion si Harper se voit obligé de déclencher des élections avant même de passer un premier vote cet automne!! Ça ne fait pas de sens, même pour un enfant de troisième année!
Encore: Y-a-t'il quelqu'un d'assez idiot pour croire Stephen Harper??
Personnellement, je ne suis pas réfractaire à des élections, c'est ça, la démocratie... J'aurais même été d'avis que Dion aurait du battre le fer pendant qu'il était chaud au lieu de se mettre à genou devant des projets de loi qui allaient à l'encontre de ses croyances et des idées qu'il prone, surtout qu'il avait le pouvoir de le faire. Je lui ai d'ailleurs reproché dans une lettre, également publiée sur ce blogue.
Mais les informations de cette semaine, et surtout l'image que tente de contrôler notre PM, l'image qui diffère tant de la stratégie évidente qu'il y a derrière, c'est inquiétant. Car se faire manuipuler sur une chose quasi anodine (c'est la faute à qui si on a des élections) laisse conclure que la majorité des citoyens sont aussi manipulés sur les autres dossiers. C'est inquiétant car pour un électeur qui y voit clair et peut voter en conséquence (on peut bien voter pour qui on veut en autant que l'on ait les bonnes informations), combien sont (ou font les) aveugles et se contenteront de cette image manipulée lors des élections en question?
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Anyway, c'était ma manière de souligner que je suis de retour au pays, autant intellectuellement que physiquement.
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dimanche 31 août 2008

Affichage français

Un brin d'humour, tiré des quelques villes françaises où je suis passé dans les deux dernières semaines. C'est parfois la situation, parfois l'endroit, ou juste une coïncidence qui m'ont fait prendre ces photos.

Quand j'ai vu le nom de la Place Henry Dunant, à Paris, ça m'a rappelé chez moi, puisque depuis que j'habite Lachine, j'emprunte le Passage Henry Dunant pour prendre le métrobus qui me mène vers le centre-ville de Montréal. Une demie-heure plus tard, je tombais par hasard sur la Place du Canada...

Du premier niveau de la flèche de St-Michel de Bordeaux, je regardais les toits devant moi quand le nom de mon amie Suze m'a frappé. Coïncidence amusante, puisque Suze m'accompagne souvent dans mes voyages.

Les noms de certaines rues ou places de Bordeaux m'ont fait sourire... puis éventuellement sortir mon appareil photo.

Un endroit à éviter si vous êtes timide... :-)

Je me souviens d'un hôtel (était-ce à Bruges?) dont le nom était écrit huit fois sur la devanture ou les côtés. Ici, au célèbre Chat Noir à Montmartre, j'étais amusé par l'idée que quelques touristes ratent l'endroit.

Même en France, même à Paris, en pleine place de la Concorde, il n'est pas certain que vous arriverez à tout lire et tout comprendre... cette section de l'obélisque égyptienne semble mentionner un hibou, trois canards et (à gauche et à droite, sous le hibou) Gustave Eiffel travaillant sur sa fameuse tour.
;-)
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Les figurants intéressants (2)

Seconde partie sur mes considérations sur les figurants qui rendent un lieu ou une scène intéressante à photographier. J'utilise les photos de mon récent passage en France pour illustrer ce propos, mais entre vous et moi, je pourrais bien piger dans des photos de n'importe lequel de mes récents voyages et trouver ce genre de cliché; la chose m'attire depuis toujours.

Dans le billet précédent, je faisais mention du groupe de jeunes passant du temps près de la cathédrale de Bordeaux. En voici une sélection, qui en dit long sur la mode qui règne dans cette tranche d'âge en ce moment dans le sud de la France.

Un des oignons du Sacré-Coeur de Montmartre. Quelques touristes, dont un prend les escaliers remplis de touristes en photo... et un groupe de trois copines qui consultent une carte de Paris et utilisent la vue pour se repérer.

L'Olympia de Paris est mondialement célèbre. Malheureusement, l'édifice n'est pas si intéressant à photographier, à part peut-être sa marquise à l'ancienne. Le groupe de gens qui attendent l'ouverture des guichets pour un spectacle à venir m'a semblé une manière originale de me souvenir de mon passage devant la salle de spectacle.

Test pour savoir si vous aimez ce que vous voyez dans un musée: Lorsque deux jolies filles sont devant vous et que vous regardez tout de même un tableau de Vincent Van Gogh, c'est que l'artiste a fait un très bon travail. ;-). Sérieusement, le sujet de cette photo est justement d'illustrer que les arts visuels comme la peinture peuvent être appréciés par tous et ne sont pas une affaire d'argent ou de snobisme. Les figurantes viennent simplement appuyer mon propos.

J'ai déjà parlé du fait qu'un figurant, par sa simple présence, apporte la vie à une scène qui pourrait être une nature morte. Ici, à Limoges, l'homme en bas à gauche sur la photo rempli ce rôle à la perfection, avec une touche culturelle en plus. (Pieds nus, ne fais rien de spécial, casquette typique)...

J'adore cette photo. Prise sur le toit d'un édifice de Paris, sur les Grands Boulevards, alors que ce groupe de jeunes filles se fait avertir par un agent de sécurité qu'il est dangereux et interdit de s'asseoir sur la rampe. Le malheur de cet agent-là a fait le bonheur de ce photographe-ci.
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vendredi 29 août 2008

Les figurants intéressants (1)

Alors que je travaille à trier les photos prises lors des deux dernières semaines, je réalise qu'en prenant des photos en voyage, j'ai souvent des idées de regrouper certains clichés par thème ou idée les reliant. J'oublie souvent ou je manque de temps pour le faire pendant le voyage.
Les quelques billets qui suivent seront donc orientées vers ce genre de considérations.
Ce premier essai se concentre donc sur les figurants, ces gens qui me sont étrangers mais qui par hasard se retrouvent sur une de mes photos.

Il y avait un spectacle de type médiéval pour amuser les touristes dans la cour du château de Blois lors de mon passage, et aussi intéressant que les improvisations et digressions des trois principaux acteurs, il y avait les réactions de leur collègue jouant d'un tambour derrière. Hors contexte, en plus, le costume et les accessoires complètent parfaitement le décor sur cette photo.

Photographe et modèle professionnels travaillant dans la cour d'un ancien couvent de Bordeaux.

Les Halles, Paris. Artiste peintre ayant eu la même idée que moi d'une jolie scène à capter, dans son carnet.

Les jeunes perdant leur temps dans le parc près de la cathédrale de Bordeaux, à la sortie des classes, étaient déjà une foule intéressante à observer. Ajoutez un rat sur l'épaule de l'une d'elles, et il devenait difficile de ne pas prendre la photo. (Le temps de prendre le cliché, il s'était glissé sous ses cheveux, on le voit dans son cou sur la photo).

Derrière la statue de Simon Bolivar, le long de la Seine, à Paris, un couple immortalise un moment important de leur vie. Vu le lieu choisi, je me demande s'ils sont d'origine latino-américaine...

Je suis tombé sur une autre séance (de tournage, cette fois), sur le pont Alexandre III à Paris, mais je n'ai pas eu l'occasion d'intégrer le preneur de son et le caméraman tout en demeurant subtil.

Cette artiste immortalise le Monument aux Girondins de Bordeaux dans ses carnets, en fin de journée. Je trouvais étrange qu'elle travaille à contre-jour, utilisant même des lunettes de soleil, mais chacun son art.

Château de Blois. Sur cette photo, la figurante illustre parfaitement pourquoi parfois, il vaut mieux avoir quelqu'un sur une photo que le simple monument ou lieu que l'on veut photographier. Sa pose donne même un ton particulier à la photo.

Ici, ce qui me fait sourire, c'est que j'imagine que les mariés - qui viennent tout juste de sortir de l'église - aimeraient probablement voir ce cliché. Je l'ai pris en voyant la scène de l'intérieur de l'église St-Seurin de Bordeaux, après avoir accédé au site par une porte de côté alors que les nouveaux mariés sortaient par la grand porte de devant. (Parmi les détails intéressants, notez la personne, tout au fond, au centre, qui lève le bras le plus haut possible avec son appareil-photo pour avoir une bonne photo, alors que le meilleur point de vue sur la scène semble celui de l'intérieur).
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Les aventures de Denis et Yvette (2)

Suite de mes billets sur les vacances de Denis et Yvette en France...
Je ne leur ai pas demandé leur permission pour publier ces photos (pas plus que lorsque je les ai prises), mais se faire capter au hasard du voyage fait partie des conditions lorsqu'on m'accompagne... ;-)
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Voici donc quelques images de la seconde partie de ce voyage.

Denis regarde attentivement les marchandises offertes par cette boutique de porcelaine, à Limoges.

Un moment de repos (et de réhydratation), après avoir gravi quelques marches dans les rues de Blois.

Du haut de la terrasse du château d'Amboise, regard sur la Loire, et sur quelques gargouilles.

Sous les drapeaux du château d'Amboise.

Au château de Chaumont, Denis s'interroge sur le puits dans la cour centrale.

Je trouvais intéressant de capter cette image, où Denis semble entourré de monument ou de statues... Pont Alexandre III, Paris.

Pour habiter dans le beffroi de Notre-Dame, Quasimodo ne devait pas être aussi grand que Denis, à voir la porte d'accès au bourdon.

Sur les champs de Mars, une de mes classiques auto-photo où mes «clients» apparaissent à titre de figurants.

Retour à la chaleur

Eh, on dirait que la météo a bien traité les Québécois (ou à tout le moins les Montréalais) en mon absence. Je ne peux pas me plaindre du temps qu'il a fait en France, avec un peu de pluie deux jours sur trois (mais un seul où il a plu toute la journée), mais l'ensemble a été un peu frais. Ma principale déception, dans ces cas de météo grise, ce sont les cieux blancs et sans contrastes que ça donne sur mes photos :-)
De toute manière, me voici donc de retour, et j'ai remarqué au moins 10 degrés de plus dès mon arrivée à Trudeau... Ce qui est intéressant compte tenu de l'été relativement frais et pluvieux que j'avais connu ici après avril.
Il faut croire que mon bon nuage me suit autant que ma bonne étoile ;-)
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Notez que toute cette humidité de notre été montréalais n'est pas bonne pour la vigne de Lachine, avec laquelle je tenterai probablement de faire un peu de vin, question de mettre en pratique ce que j'ai appris lors de mes visites dans les vignobles. Si c'est le cas, je vous tiendrai au courant de mes résultats.
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D'ici là, je reprends contact avec la réalité d'ici, post-Olympiques de Pékin, et vous revient très bientôt.
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mardi 26 août 2008

Au-revoir, Paris

Attends! me dit Paris.
J'attendrais bien, si mes seuls désirs étaient en jeu.
J'attendrais bien, Paris, avant de te dire au-revoir, une fois de plus, mais justement, si je ne pars pas, je ne reviendrai jamais, alors t'en fais pas, Paris, on se reverra... On se revoit toujours, non?
Allez, scintille pas comme ça... t'énerve pas...

Et puis tu me connais, je reviens toujours, même si je m'absente parfois longtemps, je ne te laisse jamais... Tu es bien trop jolie pour ça...
Cette nuit, tu as habillé ta Tour des couleurs de l'Union Européenne. Jolie robe, au fait, c'était la première fois que tu portais cette robe de soirée pour moi. Evidemment que j'ai remarqué...
Allez, fais pas la tête, viens près de moi, on va se faire une photo ensemble...

Bon, alors tu vois? C'est un beau souvenir, non?
Oui, je sais, moi aussi tu me manqueras, Paris, tu me manques toujours tu le sais bien. Mais tu me connais, je peux pas rester avec toi, je dois voir le monde... Mais oui tu me manques aussi quand j'en vois d'autres, mais tu sais bien que tu occupes une place toute spéciale pour moi, ma belle... Tu es unique au monde ma belle...
Oui, t'as raison, j'ai pas été longtemps cette fois, mais je te promets de rester plus longtemps la prochaine fois. Ca a été bien, quand même; non? Alors tu vois?
Allez, je dois y aller... le monde m'attend...
Au-revoir, Paris, on se revoit bientôt.
Bisous.
Hugues
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Au musée d'Orsay

En visite à Paris pour quelques jours, tout le monde parle naturellement du Louvre. C'est évidemment justifié, puisque peu importe vos intérêts et vos goûts, le Louvre a quelque chose pour vous divertir pour plusieurs heures... Si vous avez les goûts éclectiques, on parle alors de quelques jours de divertissement au Louvre...
Si vous n'êtes pas rassasié de musée avec le Louvre - ou encore si vous passez plus de temps à Paris - ou encore si vous avez des goûts précis et que le Louvre ne les comble pas - ou bien si comme moi, vous en êtes à votre 6e séjour à Paris, alors le Musée d'Orsay est peut-être pour vous.
Le musée d'Orsay, installé dans une ancienne gare ferroviaire, est essentiellement consacré aux impressionistes et post-impressionnistes, mais il ratisse large, couvrant ces artistes-phares avant l'apparition du mouvement, et plusieurs artistes oeuvrant à la même époque. De plus, Orsay s'intéresse autant à la sculpture qu'à la peinture, et il pousse un regard sur les arts décoratifs. Bref, un musée plus spécialisé que le Louvre, mais tout de même assez large pour plaire à plusieurs. Incluant l'Esprit Vagabond.
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Quelques photos commentées de ma visite de ce matin au musée d'Orsay.

L'entrée dans la galerie principale est saisissante. Si c'est votre première visite, vous pourriez passer quelques heures juste dans cette galerie principale... Le musée utilise avec astuce l'architecture de l'ancienne gare à son avantage.

Si vous êtes un fan d'impressionistes, alors Orsay est le paradis pour vous, tout simplement. Personnellement, je suis partagé en ce qui concerne les toiles des maîtres de ce mouvement, mais certains tableaux, commes les paysages de Cézanne, sont intéressants. (Il l'est moins en natures mortes, mais ce n'est pas sa faute, c'est moi qui n'est pas très sensible aux paniers de poires et autres sujets du genre). Sinon; les éternelles jolies ballerines de Degas sont toujours touchantes, comme le montre le détail sur la photo ci-haut.

Je ne prends pratiquement jamais de tableaux en photos. Même quand la chose est permise, comme à Orsay ou au Louvre, je me dis que les meilleures reproductions existent en cartes postales ou petits posters pour quelques euros, alors... Si j'ai fait exception pour Orsay, c'est en partie pour illustrer mes commentaires sur ma visite pour ce journal.
Ici, pour un des rares passages des mille et quelques articles de ce blogue, voici un Monet que j'aime bien (malgré l'utilisation de couleurs trop pastels, rien n'est parfait). La chose étonnera ceux qui me connaissent, mais je dirais même que l'ensemble des Monet présentées à Orsay sont plutôt intéressants. Signe que le musée a su éviter la période que je déteste chez cet artiste?

Mais il n'y a pas que des tableaux à Orsay. Malheureusement pour moi, par contre, la salle Art Nouveau consacrée à Antonio Gaudi était fermée!
Parmi les centaines de sculptures renversantes que propose le musée, si j'ai choisi de vous montrer celle ci-haut, c'est par référence, puisque cet archange St-Michel est le double de celui qui trône sur la flèche de l'Abaye du sommet du Mont St-Michel, que j'ai justement visité il y a deux ans. Notez le dragon, au pied de l'archange, et le plafond du musée, également intéressant.

Pour ma part, je dois avouer que les plus belles piéces du musée d'Orsay se trouve au 5e étage, dans une salle consacrée à Vincent Van Gogh. A elles seules, les toiles de Van Gogh éclipsent la moitié de la collection du musée, tout simplement. Deux splendides toiles réalisées à Arles, plusieurs tableaux peints pendant ses dernières années, et cet autoportrait, que je montre ici pour rendre hommqge à cet artiste au merveilleux coup de pinceau.

Aucun musée sérieux couvrant la France au tournant du 20e siècle ne serait complet sans quelques oeuvres de Henri de Toulouse-Lautrec, qui est tellement amusant, frais et plein de mouvement... Pour accompagner mon commentaire, j'ai choici ce tableau, plus sérieux, parce que c'est celui du musée que j'ai trouvé le plus attendrissant de ma visite. Merci Toulouse!

Enfin, même si plusieurs sculptures de Rodin et Claudel méritent dèjà de payer le prix d'entrée du musée, quelques superbes marbres m'ont fait repasser par la galerie principale à quelques reprises pendant ma visite ce matin, celui-ci en particulier. (J'en ai même oublié l'artiste, mais c'est pas grave, je reviendrai le voir lors de mon prochain passage à Paris pour en prendre note, car on ne sort pas d'Orsay sans se promettre d'y revenir).
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Notes: Les photos de tableaux présentés dans le cadre de ce billet sont des détails des oeuvres en question, i.e. le tableau réel présente une scène plus large, avec plus de décor, ou d'autres personnages. Si j'ai opté pour cette présentation, c'est par goût personnel et pour accentuer les détails qui appuient particulièrement mon opinion sur ces oeuvres ou mes commentaires.
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