lundi 30 mars 2026

Les murales sur toit et les volcans d'Iztapalapa

Hier en avant-midi, nous avons profité du circuit cyclable exceptionnel mis en place tous les dimanches par la CDMX (environ 40-50km de grandes rues larges réservées pour les cyclistes, marcheurs et coureurs), en effectuant une randonnée de 27 km en Écobici (Bixi local).

Puis, en après-midi, on est allé faire un tour du côté de Iztapalapa, un quartier de Mexico excentré qui s'étend dans les montagnes entourant la ville (nous sommes dans une vallée quand on est à Mexico).

Et le meilleur moyen de transport collectif qui a été trouvé pour desservir ces quartiers montagneux, eh bien c'est le Cable-bus. J'avais parlé de son existence dans mon billet de 2024 sur le système intégré de transport en commun de la CDMX, mais je n'avais pas eu l'occasion de l'emprunter.

La linéa 2 que nous avons pris couvre une distance d'environ 10 km. Elle effectue une longue courbe qui relie le terminus Constitucion de 1917 de la ligne 8 du métro avec la station Santa Maria sur la ligne A du métro (le métro comporte 14 lignes, numérotés de 1 à 12, puis A et B, j'imagine qu'on a voulu éviter une ligne 13).

Dans notre cas, plus qu'un simple trajet en transport en commun, ça s'est doublé d'une expérience de visite aérienne d'un quartier "ordinaire" de la ville.


Un téléférique plutôt qu'un métro ou que des lignes d'autobus semble une idée intelligente pour desservir des quartiers plus éloignés, moins peuplés, et en montagne. Les stations sont éloignées, mais permettent de connecter tout ce territoire è deux lignes de métro. À 7 pesos le passage (environ 0,55$ canadien), les gens l'utilisent.


Les résidents de Iztapalapa ont rapidement réalisé que les passager du téléférique pourraient voir le toit de leur maison, alors ils se sont mis à peindre des murales de toit! Des centaines d'oeuvres urbaines ont donc vu le jour dans ce quartier depuis l'ouverture de la ligne de Cable-bus.


D'autres exemples. Les photos n'étaient pas faciles à capter (le plancher de la cabine n'est pas vitré et je devais faire assez vite dans des angles bizarres), les vitres sont un peu usées ou salies par les intempéries, alors on me pardonnera la piètre qualité des clichés.


Le trajet permet aussi de voir les couleurs qui parsèment le quartier - une affaire assez typique en Amérique latine - d'une autre manière que du niveau de la rue.


La ligne 2 comporte 7 stations, offre des connexions à deux lignes de métro et à une ligne de Troleybus (la ligne 10 du Troleybus, qui circule sur des voies réservées surélevées).


Un chat sur un toit d'Izrtapalapa.


Quelques murales sur mur sont aussi visibles du téléférique.


Le relief du quartier est aussi impressionnant. Ici, une vue sur le volcan Tzaltepec.


Survoler un quartier de la ville est une expérience de voyage culturellement intéressante. Nos voisins de cabine nous ont demandé d'où nous venions, et passé le traditionnel "Ah, canada, muy frio", ils nous ont demandé si nous avions ce genre de transport au Canada. (Hahaha, s'ils savaient comme on est pauvre côté transports collectifs une fois sorti de Montréal, et même là). On a été poli envers notre pays, on a juste dit que non, on n'avait pas de téléférique.


Autre exemple de murales; un combo mur/toiture.


Autre vue sur le paysage montagneux. À gauche, c'est le volcan Tetlamanche.


L'Esprit Vagabond dans le Cable-bus de la CDMX.
Journal de voyage, jour 61.
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