Retour sur ce que septembre signifiera pour moi, maintenant que septembre est passé... mais ne passera jamais complètement.
(version française un peu plus bas)
---
Evelyn y Septiembre
En septiembre, Evelyn
Una lluvia tibia caía
Sobre esta ciudad de latina América
Yo te esperaba
Impaciente de ver
Esta cara, y estos ojos
Después tanto tiempo
Después más que un año
Yo confeso, yo estaba un poco nervioso
Pero yo no soñaba
Porque tú apareciste
Y la lluvia desapareció
Encontramos ofreciendo a unos niños
Un poco de amor y de esperanza, sin saber
Que el destino nos tomó
Que la amistad uniría nos mundos
Evelyn en septiembre
Yo te encontré otra vez
Siempre bonita, y encantadora también
Estos maravillosos momentos
Que compartiremos
Son grabando para siempre
De todas las chicas
De todas las ciudades
Si el destino me trajo a ti
Yo necesito de salir
Pero voy a regresar
La vida, un día, nos unirá otra vez
Encontramos, sin hablar, simplemente
Quisimos, sin poder, vencer el tiempo
Y hoy, otra vez, nos falta
Vamos a encontrarnos al otro lado del silencio
Encontramos ofreciendo a unos niños
Un poco de amor y de esperanza, sin saber
Que este amor se volvería verso nosotros
Y que septiembre nos uniría por toda la vida
Hugues Morin, Quito, 2005
----------
----------
Evelyn et septembre
En septembre, Evelyn
Une pluie tiède tombait
Sur cette ville d’Amérique latine
Moi je t’attendais
Impatient de revoir
Ce visage, et surtout ces yeux
Apres tout ce temps
Apres plus d’un an
J’avoue, j’étais un peu nerveux
Mais je ne rêvais pas
Car tu es apparue
Et soudain la pluie a disparue
On s’est connu en offrant à des enfants
Un peu d’amour et d’espoir sans savoir
Que le destin venait aussi de nous prendre
Que l’amitié venait d’unir nos deux mondes
Evelyn, en septembre
Je t’ai retrouvée
Toujours jolie et charmante aussi
Ces merveilleux moments
Ont été partagés
Et resterons à jamais gravés
De toutes les filles
De toutes les villes
Si le destin m’a rappelé vers toi
Je dois repartir
Mais je vais revenir
La vie un jour nous réunira
On s’est connu, sans parler, simplement
On a voulu, sans pouvoir, vaincre le temps
Et aujourd’hui, une fois encore, il nous manque
On se retrouvera de l’autre coté du silence
On s’est connu en offrant à des enfants
Un peu d’amour et d’espoir sans savoir
Que cet amour, vers nous se tournerait
Et que septembre nous unirait pour la vie
Hugues Morin, Quito, 2005
---
Affichage des articles dont le libellé est Voyage-2005-Amc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Voyage-2005-Amc. Afficher tous les articles
dimanche 2 octobre 2005
mercredi 7 septembre 2005
Hasta Luego, Nueva Aurora...
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Derniere journee de mon sejour a l'exterieur du pays... journee intense, en immersion totale... et intense en emotions...
---
J'ai passe le plus clair de ma journee a Nueva Aurora, chez une amie. Je me suis ensuite rendu a un rendez-vous avec une narchitecte pour un projet a "mon" ecole de Lloa. J'ai aussi souper chez les Mueses, la famille qui m'a accueilli l'an dernier. Journee 100% equatorienne, donc, rien de touristique, pas de visite, juste des amis d'ici et de l'espagnol et de la cuisine locale :). une journee forte, une de ces journees qui vous font tant aimer la vie.
---
Journee intense, donc, car ce genre de derniere journee traine toujours avec elle son lot d'emotions, d'adieux ou d'au-revoir incertains, et de reflexions.
Pour ma part, je reflechis beaucoup (trop?) dans ces situations et parfois, je suis tout simplement depasse par les emotions...
Dure journee en un sens, mais merveilleuse aussi, et certainement pas le genre de journee que l'on oublie, ou meme que l'on souhaiterait oublier. Chaque moment semble important, semble vouloir rester graver dans votre memoire. En meme temps, chaque moment semble en evoquer un autre, dont le souvenir rapelle les memes emotions.
---
Aujourd'hui, certains de mes amis me manquent tellement que ca fait mal, litteralement. J'avais le coeur serre tres fort quelque part entre 4h30 et 5h cet apres-midi, je pensais a plusieurs amis eparpilles un peu partout sur cette planete... et alors que j'ai pu profiter de la presence de certains d'entre eux (et elles) cet ete et jusqu'a aujourd'hui, d'autres sont cruellement absents. Ce melange de peine et de bonheur, c'est ca la vie, au fond. Je me suis senti tellement vivant aujourd'hui... Je vis pour des journees comme celles-la. Et je suis tres chanceux de pouvoir en vivre plusieurs par annees...
---
C'est le genre de journee ou vous auriez envie de pleurer pendant une bonne demie-heure, en silence, juste pour laisser couler les emotions. Par bonheur, surtout, par tristesse un peu, de laisser une autre partie de votre vie derriere vous, une partie importante en ce qui me concerne... et de n'avoir aucune idee (quoi que l'on en pense) de ce qui vous attends pour la suite.
---
Mais c'est aussi parce que j'ai vecu ce genre de journee auparavant, et que j'ai laisse passer ces emotions, que je les ai acceptees et incorporesse a mon experience de vie, que j'ai pu en revivre d'autres, des belles journees, et des belles emotions. C'est possible d'etre vraiment content et heureux malgre la tristesse des departs. Mon sejour ici en est une sorte de preuve.
---
Hasta luego, Nueva Aurora... ce n'est certainement pas un Adieu, ce qui rend la chose plus facile (peut-etre), mais qui sait quand je reverrai Nueva Aurora?
Je n'ai pu retenir mes larmes, alors que Nueva Aurora s'eloignait de mon regard par la fenetre arriere de l'autobus qui me ramenait vers le centre de Quito, les silhouettes devenant de plus en plus petites pour disparaitre... disparaitre pour je ne sais combien de temps, et c'est, je pense, cette incertitude, qui a engendre ces larmes, de joie et de peine, de bonheur et de tristesse, et ces souvenirs relies a tous les amis qui me manquent tant.
---
Il y a aussi la joie de savoir que je reverrai des personnes si cheres a mon coeur a mon retour, et qui m'aideront, sans meme le savoir, par leur simple presence, a apprecier le bonheur que je vivrai avec eux, les moments que je partagerai avec eux... en attendant de pouvoir en partager d'autres a Nueva Aurora...
---
Hasta luego, Nueva Aurora... Nunca te olvidare...
---
Hugues, 7 septembre 2005.
---
---
J'ai passe le plus clair de ma journee a Nueva Aurora, chez une amie. Je me suis ensuite rendu a un rendez-vous avec une narchitecte pour un projet a "mon" ecole de Lloa. J'ai aussi souper chez les Mueses, la famille qui m'a accueilli l'an dernier. Journee 100% equatorienne, donc, rien de touristique, pas de visite, juste des amis d'ici et de l'espagnol et de la cuisine locale :). une journee forte, une de ces journees qui vous font tant aimer la vie.
---
Journee intense, donc, car ce genre de derniere journee traine toujours avec elle son lot d'emotions, d'adieux ou d'au-revoir incertains, et de reflexions.
Pour ma part, je reflechis beaucoup (trop?) dans ces situations et parfois, je suis tout simplement depasse par les emotions...
Dure journee en un sens, mais merveilleuse aussi, et certainement pas le genre de journee que l'on oublie, ou meme que l'on souhaiterait oublier. Chaque moment semble important, semble vouloir rester graver dans votre memoire. En meme temps, chaque moment semble en evoquer un autre, dont le souvenir rapelle les memes emotions.
---
Aujourd'hui, certains de mes amis me manquent tellement que ca fait mal, litteralement. J'avais le coeur serre tres fort quelque part entre 4h30 et 5h cet apres-midi, je pensais a plusieurs amis eparpilles un peu partout sur cette planete... et alors que j'ai pu profiter de la presence de certains d'entre eux (et elles) cet ete et jusqu'a aujourd'hui, d'autres sont cruellement absents. Ce melange de peine et de bonheur, c'est ca la vie, au fond. Je me suis senti tellement vivant aujourd'hui... Je vis pour des journees comme celles-la. Et je suis tres chanceux de pouvoir en vivre plusieurs par annees...
---
C'est le genre de journee ou vous auriez envie de pleurer pendant une bonne demie-heure, en silence, juste pour laisser couler les emotions. Par bonheur, surtout, par tristesse un peu, de laisser une autre partie de votre vie derriere vous, une partie importante en ce qui me concerne... et de n'avoir aucune idee (quoi que l'on en pense) de ce qui vous attends pour la suite.
---
Mais c'est aussi parce que j'ai vecu ce genre de journee auparavant, et que j'ai laisse passer ces emotions, que je les ai acceptees et incorporesse a mon experience de vie, que j'ai pu en revivre d'autres, des belles journees, et des belles emotions. C'est possible d'etre vraiment content et heureux malgre la tristesse des departs. Mon sejour ici en est une sorte de preuve.
---
Hasta luego, Nueva Aurora... ce n'est certainement pas un Adieu, ce qui rend la chose plus facile (peut-etre), mais qui sait quand je reverrai Nueva Aurora?
Je n'ai pu retenir mes larmes, alors que Nueva Aurora s'eloignait de mon regard par la fenetre arriere de l'autobus qui me ramenait vers le centre de Quito, les silhouettes devenant de plus en plus petites pour disparaitre... disparaitre pour je ne sais combien de temps, et c'est, je pense, cette incertitude, qui a engendre ces larmes, de joie et de peine, de bonheur et de tristesse, et ces souvenirs relies a tous les amis qui me manquent tant.
---
Il y a aussi la joie de savoir que je reverrai des personnes si cheres a mon coeur a mon retour, et qui m'aideront, sans meme le savoir, par leur simple presence, a apprecier le bonheur que je vivrai avec eux, les moments que je partagerai avec eux... en attendant de pouvoir en partager d'autres a Nueva Aurora...
---
Hasta luego, Nueva Aurora... Nunca te olvidare...
---
Hugues, 7 septembre 2005.
---
mardi 6 septembre 2005
Jour 94: Time to come back home, now...
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Bueno bueno bueno...
Demain, mon dernier jour en terre latino-americaine pour ce voyage, sera mon 94e jour sur la route... Pas de maison, toutes mes affaires dan un backpack 40 litre qui contient a peine plus du double d'un sac a dos d'etudiant, et a l'exception de mon sejour de trois semaines a Quito, en mouvement en moyenne a tous les deux ou trois jours.
Par moment, la fatigue se fait sentir. Cette semaine, il y a plusieurs choses qui me sont rentres dans le corps (l'expedition au Cotopaxi compte peut-etre pour un peu de fatigue aussi). peut-etre le fait d'avoir fixe ma date de retour m'a-t-il rendu plus conscient du temps qui passe, plus conscient du Canada qui sera sous mes pieds d'ici environ 48h...
Il y a aussi l'aprehension du choc culturel... Ce fameux choc culturel que j'ai paradoxallement toujours ressenti avec plus de force los de mes retours au pays que lors de mes arrivees en terre etrangere...
Que mas...
C'est toujours un sentiment etrange que celui de savoir que bientot - une question d'heures - je serai de retour chez moi. Je sais que ca va demander un peu d'adaptation, que ca va me paraitre etrange que Montreal et le reste du Quebec soit exactement les memes que lors de mon depart, il y a plus de trois mois maintenant... De constater que ce qui m'a change n'a pas influence le reste du Quebec... - On change toujours en voyage, qu'on le veuille ou non, et les experiences vecues dans les conditions dans lesquelles je voyage intensifient les changements potentiels, les concretisent plus directement, on dirait. (Par opposition a voyager pour de courtes periodes avec un budget confortable, qui vous fait voir l'etranger mais dans le confort qui forme une enveloppe protectrice en reproduisant votre chez vous: hotels de luxe avec robinet d'eau chaude, par exemple :-)...
Et je sais d'avance que tout se jouera sur ma capacite de re-apprendre les perspective de la societe dans laquelle j'aurai a evoluer dans les prochains mois... car pour moi, c'est ca le plus difficile, d'apprendre a ne pas trop reagir quand je vois ce qui semble important pour le reste de mes co-citoyens et que je sais en mon for interieur que ce n'est pas important - enfin, pas fondalement important. La consommation de masse va me frapper encore une fois, les crises autour du Hockey ou des blessures des joueurs des Canadiens (soupir) qui vont faire les manchettes des journaux et autres telejournaux...
Que voulez-vous, on doit s'adapter et je ferai de gros efforts pour le faire, croyez-moi... et je tenterai de ne pas trop faire de montee de lait sur ce blog... hehe...
Apres-demain, donc, je prendrai un vol de Quito vers Miami, en esperant que mon escale a Miami se deroulera mieux que la derniere en date et que la temperature sera plus clemente que la derniere fois. Je prendrai ensuite un vol Miami-Montreal.
Toutes les fois ou j'ai pris l'avion, j'ai aime ca. J'aime ca, faire de l'avion, moi, c'est pas ma faute. Etre dans les airs, ca me stresse pas, j'ai pas le mal de l'air, j'aime les decollages et les atterissages... mais bien sur, je ne suis pas un fan de turbulences. je n'en ai pas subie de tres effrayantes, quoique je me souvienne d'un vol Montreal-Vancouver en 2002 lors duquel ca avait brasse pas mal.
Un de mes vols les plus penibles a ete celui de Miami a Guatemala il y a un peu plus de 3 mois, puisqu'a mi-chemin, il a fallu rebrousser chemin, puis atterrir en catastrophe en pleine tempete a Miami, puis perdre 5h pour attendre un autre vol, allouette. Un des plus expeditif aura ete ce vol Panama-Quito, avec correspondance a Bogota. Le pilote du premier vol, Panama-Bogota, etait un gars efficace, c'est certain. En roulant vers la piste pour decoller, il nous a informe que nous decollions dans 15 secondes. A peine rendu dans l'axe de la piste, il mettait les gaz a fond et decollait! Wow... Une minute apres nous avoir parle, nous etions deja en train de nous eloigner de Panama. idem a l'atterrisage... Bonjour, nous amorcons notre descente vers Bogota, et la minute suivante, vous etes a terre! Hehe...
La question des accidents d'avion ne m'a jamais vraiment preoccupe, en fait. Non pas que j'ignore les risques (sans connaitre les veritables statistiques), mais coup donc, il y a des risques en autobus, en train, en avion, en voiture, et je n'y peux vraiemnt rien, a moins de rester toujorus chez moi... ou il y a d'autres risques... on conanit tous la chanson. mais ce que je veux dire, c'est que l'idee ne cree pas d'angoisse en moi, que si mon heure arrive, elle arrive... comme dans les bus equatoriens, tiens!!
Sauf que depuis un mois et quelque, il n'est pas possible de noter les accidents d'avion sur la planete. Il y en a tellement souvent que les medias couvrent l'accident, le suici pendant quelques jours et hop, on dirait qu'ils doivent illico couvrir l'accident suivant, mettant donc ces histoires en permanence dans les manchettes. Je ne sais pas si cette impression de recrudescence est justifiee statistiquement ou s'il s'agit simplement d'une couverture plus evidente ou plus directe des incidents en question. Y a-t-il plus d'accidents d'avion depuis juillet 2005 qu'avant, ou bien en parle-t-on simplement plus? je l'ignore, et en fait, la reponse ne me preoccupe pas vraiment non plus. Mais il est impossible de ne pas se la poser. Il y a quelques jours, ici, je disais a la blague, que tout c se produisait en Aout, alors je prendrais mon vol de retour en septembre... haha... tres amusant, jusqu'aux deux accidents de septembre (et nous ne sommes que le 6)...
Well... rien que je ne puisse faire, alors je vais me contenter de profiter de mes deux vols de jeudi, et de tenter de profiter de la nourriture que l'on me servira a bord (un defi, parfois! hehe)...
Et lors de ma correspondance a Miami... je vais me payer un bon vanille latte avec (croisons les doigts) un pumpkin scone, au Starbucks de l'aeroport. Apres plus de trois mois d'abstinence, ce n'est pas exagere de se payer un peu de luxe, non? :)
Demain, mon dernier jour en terre latino-americaine pour ce voyage, sera mon 94e jour sur la route... Pas de maison, toutes mes affaires dan un backpack 40 litre qui contient a peine plus du double d'un sac a dos d'etudiant, et a l'exception de mon sejour de trois semaines a Quito, en mouvement en moyenne a tous les deux ou trois jours.
Par moment, la fatigue se fait sentir. Cette semaine, il y a plusieurs choses qui me sont rentres dans le corps (l'expedition au Cotopaxi compte peut-etre pour un peu de fatigue aussi). peut-etre le fait d'avoir fixe ma date de retour m'a-t-il rendu plus conscient du temps qui passe, plus conscient du Canada qui sera sous mes pieds d'ici environ 48h...
Il y a aussi l'aprehension du choc culturel... Ce fameux choc culturel que j'ai paradoxallement toujours ressenti avec plus de force los de mes retours au pays que lors de mes arrivees en terre etrangere...
Que mas...
C'est toujours un sentiment etrange que celui de savoir que bientot - une question d'heures - je serai de retour chez moi. Je sais que ca va demander un peu d'adaptation, que ca va me paraitre etrange que Montreal et le reste du Quebec soit exactement les memes que lors de mon depart, il y a plus de trois mois maintenant... De constater que ce qui m'a change n'a pas influence le reste du Quebec... - On change toujours en voyage, qu'on le veuille ou non, et les experiences vecues dans les conditions dans lesquelles je voyage intensifient les changements potentiels, les concretisent plus directement, on dirait. (Par opposition a voyager pour de courtes periodes avec un budget confortable, qui vous fait voir l'etranger mais dans le confort qui forme une enveloppe protectrice en reproduisant votre chez vous: hotels de luxe avec robinet d'eau chaude, par exemple :-)...
Et je sais d'avance que tout se jouera sur ma capacite de re-apprendre les perspective de la societe dans laquelle j'aurai a evoluer dans les prochains mois... car pour moi, c'est ca le plus difficile, d'apprendre a ne pas trop reagir quand je vois ce qui semble important pour le reste de mes co-citoyens et que je sais en mon for interieur que ce n'est pas important - enfin, pas fondalement important. La consommation de masse va me frapper encore une fois, les crises autour du Hockey ou des blessures des joueurs des Canadiens (soupir) qui vont faire les manchettes des journaux et autres telejournaux...
Que voulez-vous, on doit s'adapter et je ferai de gros efforts pour le faire, croyez-moi... et je tenterai de ne pas trop faire de montee de lait sur ce blog... hehe...
Apres-demain, donc, je prendrai un vol de Quito vers Miami, en esperant que mon escale a Miami se deroulera mieux que la derniere en date et que la temperature sera plus clemente que la derniere fois. Je prendrai ensuite un vol Miami-Montreal.
Toutes les fois ou j'ai pris l'avion, j'ai aime ca. J'aime ca, faire de l'avion, moi, c'est pas ma faute. Etre dans les airs, ca me stresse pas, j'ai pas le mal de l'air, j'aime les decollages et les atterissages... mais bien sur, je ne suis pas un fan de turbulences. je n'en ai pas subie de tres effrayantes, quoique je me souvienne d'un vol Montreal-Vancouver en 2002 lors duquel ca avait brasse pas mal.
Un de mes vols les plus penibles a ete celui de Miami a Guatemala il y a un peu plus de 3 mois, puisqu'a mi-chemin, il a fallu rebrousser chemin, puis atterrir en catastrophe en pleine tempete a Miami, puis perdre 5h pour attendre un autre vol, allouette. Un des plus expeditif aura ete ce vol Panama-Quito, avec correspondance a Bogota. Le pilote du premier vol, Panama-Bogota, etait un gars efficace, c'est certain. En roulant vers la piste pour decoller, il nous a informe que nous decollions dans 15 secondes. A peine rendu dans l'axe de la piste, il mettait les gaz a fond et decollait! Wow... Une minute apres nous avoir parle, nous etions deja en train de nous eloigner de Panama. idem a l'atterrisage... Bonjour, nous amorcons notre descente vers Bogota, et la minute suivante, vous etes a terre! Hehe...
La question des accidents d'avion ne m'a jamais vraiment preoccupe, en fait. Non pas que j'ignore les risques (sans connaitre les veritables statistiques), mais coup donc, il y a des risques en autobus, en train, en avion, en voiture, et je n'y peux vraiemnt rien, a moins de rester toujorus chez moi... ou il y a d'autres risques... on conanit tous la chanson. mais ce que je veux dire, c'est que l'idee ne cree pas d'angoisse en moi, que si mon heure arrive, elle arrive... comme dans les bus equatoriens, tiens!!
Sauf que depuis un mois et quelque, il n'est pas possible de noter les accidents d'avion sur la planete. Il y en a tellement souvent que les medias couvrent l'accident, le suici pendant quelques jours et hop, on dirait qu'ils doivent illico couvrir l'accident suivant, mettant donc ces histoires en permanence dans les manchettes. Je ne sais pas si cette impression de recrudescence est justifiee statistiquement ou s'il s'agit simplement d'une couverture plus evidente ou plus directe des incidents en question. Y a-t-il plus d'accidents d'avion depuis juillet 2005 qu'avant, ou bien en parle-t-on simplement plus? je l'ignore, et en fait, la reponse ne me preoccupe pas vraiment non plus. Mais il est impossible de ne pas se la poser. Il y a quelques jours, ici, je disais a la blague, que tout c se produisait en Aout, alors je prendrais mon vol de retour en septembre... haha... tres amusant, jusqu'aux deux accidents de septembre (et nous ne sommes que le 6)...
Well... rien que je ne puisse faire, alors je vais me contenter de profiter de mes deux vols de jeudi, et de tenter de profiter de la nourriture que l'on me servira a bord (un defi, parfois! hehe)...
Et lors de ma correspondance a Miami... je vais me payer un bon vanille latte avec (croisons les doigts) un pumpkin scone, au Starbucks de l'aeroport. Apres plus de trois mois d'abstinence, ce n'est pas exagere de se payer un peu de luxe, non? :)
Libertad, Saint Augustin, Theatro... (shit happens)
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Well...
Tout ne va pas toujours comme prevu en voyage, meme les journees les plus simples peuvent tourner au vinaigre parfois...
Aujourd'hui, c'etait ma derniere journee de visite... demain est ma derniere journee de voyage, mais je prevois consacrer cette derniee journee a quelques amis, la famille ou j'ai habite l'an dernier, la fondation pour laquelle j'ai travaille benevolement l'an denier egalement, ainsi qu'une rencontre avec l'architecte pour un petit projet a l'ecole ou j'ai enseigne...
Bref, aujourd'hui, je me suis dit que j'allais profiter de ma journee pour visiter quelques sites que je n'ai jamais eu (ou pris) l'occasion de visiter a Quito.
Le premier de ces sites, c'est le musee et le monument de La Libertad (El templo de la libertad), qui s'est soudainement impose a mon esprit suite a mes divers billets sur les dates et la revolution et l'independance equatorienne...
El Templo (drole de nom pour un musee militaire, non? On associe Templo aux eglises, ou a tout le moins aux edifices a caracteres religieux... anyway)... El Templo n'est pas difficile d'acces, mais n'est pas d'un acces facile non plus. Ou, devrais-je dire, n'est pas d'un acces rapide.
En fait, le monument double d'un musee est situee exactement la ou le marechal Sucre (vous vous souvenez, le general des troupes de Bolivar - voir billets historiques) a mene ses troupes a la victoire lors de la bataille de Pichincha, le 24 mai 1822.
La Libertad, c'est donc cette montagne, du cote ouest de Quito, qui est aujourd'hui un quartier residentiel (pauvre) et qui est domine par le musee et le monument.
Seulement deux bus serendent a La Libertad, et dans les deux cas, le trajet est lent et tortueux (car il offre le service dans tout ce quartier residentiel et acces aux autres parties de la ville pour ces residents). Bref, ca prend autant de temps de se rendre au sommet de la Libertad que de se rendre a la Mitad del Mundo, plusieurs km au nord de Quito.
Ce Temple de la liberte, donc, est un monument/batiment de beton gris, genre art nouveau, avec pleins d'angles et de "branches" qui s'elevent et forment quelque chose qui n'est pas desagreable a l'oeil, faute de mieux. Une fresque tres coloree rehausse un peu l'allure austere de l'ensemble.
Des canons entourrent la place, qui est geree par les militaires, encore aujourd'hui. En fait, en plus petit, c'est un peu l'equivalent des plaines d'Abraham locales :)... sauf qu'ici, ils ont gagne! :))
la libertad celebre donc la victoire, et l'independance... mais surtout ses heros, dont Simon Bolivar et Antonio Jose de Sucre.
A l'interieur, de jolies peintures relatant toute l'histoire de l'Equateur des Incas a l'independance etonnent par leur beaute dans cet ensemble militaire, rempli d'artefact de combats et de statues de heros de guerre. Un maquette superbe (et vaguement interactive, vous pouvez allumer quelques lumieres pour trouver les points strategiques des batailles de la guerre d'independance) est aussi disponible. Une carte en relief complete le tout... sans oublier deux bronze grandeur nature de nos deux heros principaux. Fait interessant: le piedestal de Bolivar est un peu plus eleve que celu ide Sucre, donnant au liberateur un air plus grad que son general, alors qu'en realite, Sucre etait un peu plus grand que Bolivar :). Les deux etants sur un piedestal, ils dominent le visiteur malgre leeur taille moyenne (aucun des deux n'etait plus grand que moi, c'est dire)...
Bref, la libertad vaut le coup d'oeil, aussi pour les vues superbe que l'endroit offre de Quito, de son centre historique et des montagnes qui l'entourrent a l'est.
Un peu plus tard dan ma journee, je me suis rendu au couvent/eglise Saint-Augustin. Les guides de voyages en disent du bien, son clocher est plutot joli, il y a un musee, bref, pourquoi pas?
Well, je me suis malheureusement pointe la vers midi quinze et l'endroit ferme pour les visiteur entre midi trente et deux heures trente... on m'a donc refuse l'entree. Tant pis... c'etait surtout les vues du clocher qui m'interessaient...
Puis, par hasard, un peu plus tard dans ma journee, je me suis retrouve pas trop loin de Saint-Augustin... pourquoi pas tenter la visite a nouveau, puisqu'il est alors deux heures trente? Le tres antipathique monsieur a l'entree (celui qui m'avait retourne a midi quinze) gromele quelque chose en me montrant un doigt (je comprends qu'il me signifie que c'est 1$ et qu'il croit evidemment que je ne comprends pas un mot d'espagnol). Je lui demande, en espagnol, si le prix d'entree inclu la possibilite d'aller au clocher, il hoche la tete en signe affirmatif. J'achete mon billet.
La visite commence drolement, car une petite madame en costume bleu et talons haut me suit. Je deteste ca etre suivi dans un musee ou lors des visites. Surtout que dans ce cas precis, je suis le seul et unique visiteur dans le couvent, qui est immense, alors je ne pourrai pas rellement profiter de ma visite si quelqu'un regarde toujours au-dessus de mon epaule... J'ai une pensee pour le Louvres, par exemple... ou l'Uffizi... comment aurais-je pu profiter de ces peintures si quelqu'un me surveillait tout le temps pas a pas? je continue a faire le tour des peintures (quelconques) qui jalonnent la cour interieure (architecture plutot jolie qui l'emporte sur l'art graphique).
Ma guide se dirige vers une petite piece en retrait, et moi, je vois le grand escalier qui mene vers l'etage, et eventuellement, vers l'eglise et le clocher. je l'emprunte donc, mais ma guide me rappelel a l'ordre! je lui demande si je peux monter, mais elle m'informe que je dois visiter cette piece avant (Et si je m'en foutais, de cette piece, que j'ai envie de lui dire, ou que je voulais la voir plus tard? Ce genre de visite me tape sur les nerfs mais bon, j'ai paye!). Visite donc de la piece en question, et de l'acces a une petite crypte (quelconque aussi), avant de monter le fameux esaclier. Visite (en ordre, ma madame me suit de tres pres!) du petit musee (bof, quoique j'y ai vu la plus etrange representation du Christ que j'ai vu de ma vie, couche sur la croix, sanglant, et entourre de quatre poteaux/totems, dont les figures sont des tetes de morts avec deux os croises sous la mandibule supperieure, qui dit mieux?), visite de l'etage, vue sur le jardin interieur, et enfin, visite du jube de la chapelle (correct, interessant, mais sans plus). Puis, voila, ma madame me fait signe de redescender! Je m'informe du clocher, elle me dit que cce n'est pas ouvert au public. What the ..!? Ah, elle m'informe que c'est dur de monter, fatiguant... je souris et lui dit que je suis alle au Cotopaxi. Elle me replique le plus serieusement du monde qu'elle croit que c'est plus facile de monter le Cotopaxi que ce clocher-la (no kidding!)... je ne peux m'empecher de sourire encore, en regardant ses petits souliers a talons hauts! Je dois mentionner que le clocher de Saint-Augustin n'est pas vraiment haut, pas plus que la moitie de celui de la Basilica ou que ceux des autres chapelles du vieux Quito; il est juste situe dans un coin du centre historique qui m'aurait donne de belles vues differentes des edifices aux alentours.
Whatever... je redescend donc en lui disant que si le clocher est ferme, le bonhomme de l'enree ne devrait pas dire aux visiteurs que c'est ouvert, avant qu'ils ne payent pour monter sans savoir que c'est ferme! Shit, c'est le clocher qui m'interessait, moi, pas le reste!
Eh, que voulez-vous... ce genre de visite se produit de temps a autres... (je me souviens encore de l'Opera de Dresden, haha, tellement frustrant)... Bref, en un mot comme en cent, j'etais en tabarnac (oui, je sais, c'est un couvent), une visite qui tourne un peu au vinaigre, c'est toujours un peu plate et frustrant.
Qu'a cela ne tienne, je me promet une autre visite avant de regagner mon chez moi.
Le Theatro National Sucre etait en renovation et les ravaux ont ete termines l'an dernier, mais je n'ai jamais eu l'occasion de visiter son interieur.
En fait, je ne sais meme pas si c'est possible, mais l'edifice est un de mes edifices a l'architecture colonial prefere de tout Quito, c'est une construction absolument splendide et qui cree une place du meme nom qui est une des plus belles de la ville. Je m'avance donc vers la petite madame qui vend des billets pour les spectacles (puisqu'il s'agit d'un theatre) et lu idemande si c'est possible de seulement visiter le theatre, voir l'interieur, prendre quelques photos...
Elle me dit: bien sur, il y a une autre porte, avenue Flores, poru les visites.
Ye! Tout content (et ayant pratiquement oublie la petite madame tannante et bonhomme grincheux de Saint-Augustin), je passe devant l'immeuble et me rends du cote est, rue Flores. Deux portes, en bois, imposantes, et fermees. Je tente de voir s'il y a quelqu'un a la plus grande des deux, mais rien, meme pas de poignee de porte. Tout est verrouille. je regarde donc la plus petite et entends des voix. je frappe, un garde m'ouvre la porte. Je lui demande s'il est possible de visiter le theatre. Il a l'air completement depasse par ma question. (?) Il me dit d'attendre un moment, qu'il va s'informer... je me dis alors que je me suis certainement trompe de porte, puisque la madame de la billeterie m'a dit de me rendre a une porte specialement pour les visites, indiquant implicitement qu'il y a des visites possibles. Le garde s'attarde au telephone, expliquant qu'il a un touriste etatsunien (grrrrrrrrrr, je grince des dents, je deteste qu'on me prenne pour un americain, je deteste ca!) qui veut visiter le theatre... Il raccroche, et m'informe que la chose n'est pas possible, de revenir un autre jour, peut-etre... (j'admire alors la precision, un autre jour, peut-etre...)... je quitte donc cette porte, fas le tour de l'edifice, en vain. Je reviens vers la billeterie et dis a la madame que le garde de l'autre porte m'a dit que ce n'etait pas possible. J'espere presque qu'elel me dise que je me suis trompe de porte, ou qu'elle appelle quelqu'un, mais rien. Elle me dit: oh, comme c'est dommage. Et referme son guichet. Point.
Eh ben... C'est pas ma journee...!
J'espere que demain sera un meilleur jour... quoique je ne voudrais pas invoquer de malchance pour apres-demain, avec tous ces avions qui tombent du ciel depuis juillet, c'est etrange... mais j'y reviendrai...
Tout ne va pas toujours comme prevu en voyage, meme les journees les plus simples peuvent tourner au vinaigre parfois...
Aujourd'hui, c'etait ma derniere journee de visite... demain est ma derniere journee de voyage, mais je prevois consacrer cette derniee journee a quelques amis, la famille ou j'ai habite l'an dernier, la fondation pour laquelle j'ai travaille benevolement l'an denier egalement, ainsi qu'une rencontre avec l'architecte pour un petit projet a l'ecole ou j'ai enseigne...
Bref, aujourd'hui, je me suis dit que j'allais profiter de ma journee pour visiter quelques sites que je n'ai jamais eu (ou pris) l'occasion de visiter a Quito.
Le premier de ces sites, c'est le musee et le monument de La Libertad (El templo de la libertad), qui s'est soudainement impose a mon esprit suite a mes divers billets sur les dates et la revolution et l'independance equatorienne...
El Templo (drole de nom pour un musee militaire, non? On associe Templo aux eglises, ou a tout le moins aux edifices a caracteres religieux... anyway)... El Templo n'est pas difficile d'acces, mais n'est pas d'un acces facile non plus. Ou, devrais-je dire, n'est pas d'un acces rapide.
En fait, le monument double d'un musee est situee exactement la ou le marechal Sucre (vous vous souvenez, le general des troupes de Bolivar - voir billets historiques) a mene ses troupes a la victoire lors de la bataille de Pichincha, le 24 mai 1822.
La Libertad, c'est donc cette montagne, du cote ouest de Quito, qui est aujourd'hui un quartier residentiel (pauvre) et qui est domine par le musee et le monument.
Seulement deux bus serendent a La Libertad, et dans les deux cas, le trajet est lent et tortueux (car il offre le service dans tout ce quartier residentiel et acces aux autres parties de la ville pour ces residents). Bref, ca prend autant de temps de se rendre au sommet de la Libertad que de se rendre a la Mitad del Mundo, plusieurs km au nord de Quito.
Ce Temple de la liberte, donc, est un monument/batiment de beton gris, genre art nouveau, avec pleins d'angles et de "branches" qui s'elevent et forment quelque chose qui n'est pas desagreable a l'oeil, faute de mieux. Une fresque tres coloree rehausse un peu l'allure austere de l'ensemble.
Des canons entourrent la place, qui est geree par les militaires, encore aujourd'hui. En fait, en plus petit, c'est un peu l'equivalent des plaines d'Abraham locales :)... sauf qu'ici, ils ont gagne! :))
la libertad celebre donc la victoire, et l'independance... mais surtout ses heros, dont Simon Bolivar et Antonio Jose de Sucre.
A l'interieur, de jolies peintures relatant toute l'histoire de l'Equateur des Incas a l'independance etonnent par leur beaute dans cet ensemble militaire, rempli d'artefact de combats et de statues de heros de guerre. Un maquette superbe (et vaguement interactive, vous pouvez allumer quelques lumieres pour trouver les points strategiques des batailles de la guerre d'independance) est aussi disponible. Une carte en relief complete le tout... sans oublier deux bronze grandeur nature de nos deux heros principaux. Fait interessant: le piedestal de Bolivar est un peu plus eleve que celu ide Sucre, donnant au liberateur un air plus grad que son general, alors qu'en realite, Sucre etait un peu plus grand que Bolivar :). Les deux etants sur un piedestal, ils dominent le visiteur malgre leeur taille moyenne (aucun des deux n'etait plus grand que moi, c'est dire)...
Bref, la libertad vaut le coup d'oeil, aussi pour les vues superbe que l'endroit offre de Quito, de son centre historique et des montagnes qui l'entourrent a l'est.
Un peu plus tard dan ma journee, je me suis rendu au couvent/eglise Saint-Augustin. Les guides de voyages en disent du bien, son clocher est plutot joli, il y a un musee, bref, pourquoi pas?
Well, je me suis malheureusement pointe la vers midi quinze et l'endroit ferme pour les visiteur entre midi trente et deux heures trente... on m'a donc refuse l'entree. Tant pis... c'etait surtout les vues du clocher qui m'interessaient...
Puis, par hasard, un peu plus tard dans ma journee, je me suis retrouve pas trop loin de Saint-Augustin... pourquoi pas tenter la visite a nouveau, puisqu'il est alors deux heures trente? Le tres antipathique monsieur a l'entree (celui qui m'avait retourne a midi quinze) gromele quelque chose en me montrant un doigt (je comprends qu'il me signifie que c'est 1$ et qu'il croit evidemment que je ne comprends pas un mot d'espagnol). Je lui demande, en espagnol, si le prix d'entree inclu la possibilite d'aller au clocher, il hoche la tete en signe affirmatif. J'achete mon billet.
La visite commence drolement, car une petite madame en costume bleu et talons haut me suit. Je deteste ca etre suivi dans un musee ou lors des visites. Surtout que dans ce cas precis, je suis le seul et unique visiteur dans le couvent, qui est immense, alors je ne pourrai pas rellement profiter de ma visite si quelqu'un regarde toujours au-dessus de mon epaule... J'ai une pensee pour le Louvres, par exemple... ou l'Uffizi... comment aurais-je pu profiter de ces peintures si quelqu'un me surveillait tout le temps pas a pas? je continue a faire le tour des peintures (quelconques) qui jalonnent la cour interieure (architecture plutot jolie qui l'emporte sur l'art graphique).
Ma guide se dirige vers une petite piece en retrait, et moi, je vois le grand escalier qui mene vers l'etage, et eventuellement, vers l'eglise et le clocher. je l'emprunte donc, mais ma guide me rappelel a l'ordre! je lui demande si je peux monter, mais elle m'informe que je dois visiter cette piece avant (Et si je m'en foutais, de cette piece, que j'ai envie de lui dire, ou que je voulais la voir plus tard? Ce genre de visite me tape sur les nerfs mais bon, j'ai paye!). Visite donc de la piece en question, et de l'acces a une petite crypte (quelconque aussi), avant de monter le fameux esaclier. Visite (en ordre, ma madame me suit de tres pres!) du petit musee (bof, quoique j'y ai vu la plus etrange representation du Christ que j'ai vu de ma vie, couche sur la croix, sanglant, et entourre de quatre poteaux/totems, dont les figures sont des tetes de morts avec deux os croises sous la mandibule supperieure, qui dit mieux?), visite de l'etage, vue sur le jardin interieur, et enfin, visite du jube de la chapelle (correct, interessant, mais sans plus). Puis, voila, ma madame me fait signe de redescender! Je m'informe du clocher, elle me dit que cce n'est pas ouvert au public. What the ..!? Ah, elle m'informe que c'est dur de monter, fatiguant... je souris et lui dit que je suis alle au Cotopaxi. Elle me replique le plus serieusement du monde qu'elle croit que c'est plus facile de monter le Cotopaxi que ce clocher-la (no kidding!)... je ne peux m'empecher de sourire encore, en regardant ses petits souliers a talons hauts! Je dois mentionner que le clocher de Saint-Augustin n'est pas vraiment haut, pas plus que la moitie de celui de la Basilica ou que ceux des autres chapelles du vieux Quito; il est juste situe dans un coin du centre historique qui m'aurait donne de belles vues differentes des edifices aux alentours.
Whatever... je redescend donc en lui disant que si le clocher est ferme, le bonhomme de l'enree ne devrait pas dire aux visiteurs que c'est ouvert, avant qu'ils ne payent pour monter sans savoir que c'est ferme! Shit, c'est le clocher qui m'interessait, moi, pas le reste!
Eh, que voulez-vous... ce genre de visite se produit de temps a autres... (je me souviens encore de l'Opera de Dresden, haha, tellement frustrant)... Bref, en un mot comme en cent, j'etais en tabarnac (oui, je sais, c'est un couvent), une visite qui tourne un peu au vinaigre, c'est toujours un peu plate et frustrant.
Qu'a cela ne tienne, je me promet une autre visite avant de regagner mon chez moi.
Le Theatro National Sucre etait en renovation et les ravaux ont ete termines l'an dernier, mais je n'ai jamais eu l'occasion de visiter son interieur.
En fait, je ne sais meme pas si c'est possible, mais l'edifice est un de mes edifices a l'architecture colonial prefere de tout Quito, c'est une construction absolument splendide et qui cree une place du meme nom qui est une des plus belles de la ville. Je m'avance donc vers la petite madame qui vend des billets pour les spectacles (puisqu'il s'agit d'un theatre) et lu idemande si c'est possible de seulement visiter le theatre, voir l'interieur, prendre quelques photos...
Elle me dit: bien sur, il y a une autre porte, avenue Flores, poru les visites.
Ye! Tout content (et ayant pratiquement oublie la petite madame tannante et bonhomme grincheux de Saint-Augustin), je passe devant l'immeuble et me rends du cote est, rue Flores. Deux portes, en bois, imposantes, et fermees. Je tente de voir s'il y a quelqu'un a la plus grande des deux, mais rien, meme pas de poignee de porte. Tout est verrouille. je regarde donc la plus petite et entends des voix. je frappe, un garde m'ouvre la porte. Je lui demande s'il est possible de visiter le theatre. Il a l'air completement depasse par ma question. (?) Il me dit d'attendre un moment, qu'il va s'informer... je me dis alors que je me suis certainement trompe de porte, puisque la madame de la billeterie m'a dit de me rendre a une porte specialement pour les visites, indiquant implicitement qu'il y a des visites possibles. Le garde s'attarde au telephone, expliquant qu'il a un touriste etatsunien (grrrrrrrrrr, je grince des dents, je deteste qu'on me prenne pour un americain, je deteste ca!) qui veut visiter le theatre... Il raccroche, et m'informe que la chose n'est pas possible, de revenir un autre jour, peut-etre... (j'admire alors la precision, un autre jour, peut-etre...)... je quitte donc cette porte, fas le tour de l'edifice, en vain. Je reviens vers la billeterie et dis a la madame que le garde de l'autre porte m'a dit que ce n'etait pas possible. J'espere presque qu'elel me dise que je me suis trompe de porte, ou qu'elle appelle quelqu'un, mais rien. Elle me dit: oh, comme c'est dommage. Et referme son guichet. Point.
Eh ben... C'est pas ma journee...!
J'espere que demain sera un meilleur jour... quoique je ne voudrais pas invoquer de malchance pour apres-demain, avec tous ces avions qui tombent du ciel depuis juillet, c'est etrange... mais j'y reviendrai...
dimanche 4 septembre 2005
Sucre: Un mot sur la souverainete...
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
La souverainete de l'Equateur, bien sur :)
On m'a fait remarque (avec justesse) que j'utilisait toujours l'appellation espagnole du Mariscal Sucre, plutot que son equivalent francais de Marechal Sucre.
Un peu comme j'utilisais Dresden plutot que Dresde, ou que je parle souvent du Downtown Vancouver, plutot que de son Centre-Ville... Cette habitude est du a une tendance personelle a utiliser les noms comme je les ai appris, comme je les ai connus et vecus, c'est-a-dire dans leur langue d'origine. Evidemment, cette habitude peut porter a confusion, ou nuire a la comprehension de mon propos... surtout avec un nom comme Sucre, en francais...
Ainsi, voici un court mot sur l'homme en question: Antonio Jose de Sucre (prononcer "Soucré", avec l'accent mis sur le "ou" et en roulant le "r")
Il etait un Marechal, un militaire, et le bras droit de Simon Bolivar, reconnu comme le liberateur de l'Amerique du Sud de la main de l'empire espagnol.
Ensemble, ils ont menes les troupes patriotes luttant pour l'independance des pays sous le joug de l'Espagne. Bolivar revait d'une Amerique du sud unie. Lui et le Marechal Sucre ont libere le Venezuela, la Colombie, l'Equateur, la Bolivie...
Rappel historique de quelques evenements-cles, en relation aux fameuses dates que j'ai identifie dans un precedent billet, sur les noms de rues.
L'indépendance de l'Equateur en bref:
La première tentative sérieuse pour libérer l'Equateur du joug espagnol est due à un groupe de partisans conduit par Juan Pío Montúfar. Le 10 août 1809, ils s'emparent de Quito. Vingt-quatre jours plus tard, les troupes royalistes reprennent le contrôle du pays.
En octobre 1820, Simón Bolívar, fort de la liberation du Venezuela, soutiendra les habitants de Guayaquil dans leur lutte pour l'independance.
Le maréchal Antonio Jose de Sucre, l'un des meilleurs officiers de Bolívar et son bras droit, livrera la bataille décisive le 24 mai 1822, battant les troupes royalistes à Pichincha et s'emparant de Quito.
L'histoire retiendra l'intelligence du Marechal dans l'elaboration d'une strategie pour prendre Quito, une ville particulierement difficile d'acces a un attaquant, vu sa situation geographique (litteralement entouree de montagne). La prise de Quito allait ouvrir la porte a l'independance du Perou egalement, puisque le pouvoir espagnol etait centre a Lima, l'Equateur etant alors considere comme une sorte de province de ce Perou de l'empire espagnol. Bref, la souverainete de l'Equateur est vu comem un evement cle dans l'histoire de l'amerique du sud.
L'Equateur fait alors partie de la Grande Colombia (avec le Venezuela et la Colombie), le reve de Bolivar se poursuit d'unir toute l'amerique du sud dans une grande nation independante.
Peu apres la demission de Bolivar en tant que President de la Grande Colombia, l'Equateur devient un pays independant, en 1830.
Le Marechal Sucre est un heros en Equateur. Comme il a mene les patriotes a la victoire contre les espagnol (Bolivar etait aussi du combat, mais Sucre menait les troupes), et libere Quito, il est vu comme le heros principal de la guerre d'independance equatorienne. A Quito, vous ne pouvez pas marcher dix minutes sans tomber sur son nom quelque part. Vous croiserez aussi de nombreux hommages a Bolivar, mais on dirait que Sucre se demarque particulierement.
Plusieurs rues portent son nom (Sucre, Mariscal Sucre, Antonio Jose de Sucre), le theatre national est baptise Theatro Sucre, une station du Trole (metro de surface) porte son nom (Sucre), de meme qu'une autre qui s'appelle La Mariscal en son honneur egalement. Le quartier ou j'habite (cette annee) est le quartier La Mariscal. La devise locale de l'Equateur jusqu'en 2000 etait le Sucre (Une crise economique majeure a oblige le pays a renegocier sa dette et changer de devise pour stabiliser le pays). Plusieurs monuments l'honnorent, dont une statue a la Plaza Santo Domingo, du Marechal pointant les colines du Pichincha ou il a triomphe des espagnols. Et j'en passe... plaques, bustes, musees, ...
Le Marechal Sucre a laisse sa marque dans les autres pays liberes par Bolivar... que l'on pense a la Bolivie (devinez d'ou vient le nom de ce pays), dont une des villes principales s'appelle justement Sucre.
Voila, en un bref resume, le role du "Mariscal Sucre" dans l'accession a l'independance, et son importance dans l'histoire Equatorienne et Quiteña.
---
On m'a fait remarque (avec justesse) que j'utilisait toujours l'appellation espagnole du Mariscal Sucre, plutot que son equivalent francais de Marechal Sucre.
Un peu comme j'utilisais Dresden plutot que Dresde, ou que je parle souvent du Downtown Vancouver, plutot que de son Centre-Ville... Cette habitude est du a une tendance personelle a utiliser les noms comme je les ai appris, comme je les ai connus et vecus, c'est-a-dire dans leur langue d'origine. Evidemment, cette habitude peut porter a confusion, ou nuire a la comprehension de mon propos... surtout avec un nom comme Sucre, en francais...
Ainsi, voici un court mot sur l'homme en question: Antonio Jose de Sucre (prononcer "Soucré", avec l'accent mis sur le "ou" et en roulant le "r")
Il etait un Marechal, un militaire, et le bras droit de Simon Bolivar, reconnu comme le liberateur de l'Amerique du Sud de la main de l'empire espagnol.
Ensemble, ils ont menes les troupes patriotes luttant pour l'independance des pays sous le joug de l'Espagne. Bolivar revait d'une Amerique du sud unie. Lui et le Marechal Sucre ont libere le Venezuela, la Colombie, l'Equateur, la Bolivie...
Rappel historique de quelques evenements-cles, en relation aux fameuses dates que j'ai identifie dans un precedent billet, sur les noms de rues.
L'indépendance de l'Equateur en bref:
La première tentative sérieuse pour libérer l'Equateur du joug espagnol est due à un groupe de partisans conduit par Juan Pío Montúfar. Le 10 août 1809, ils s'emparent de Quito. Vingt-quatre jours plus tard, les troupes royalistes reprennent le contrôle du pays.
En octobre 1820, Simón Bolívar, fort de la liberation du Venezuela, soutiendra les habitants de Guayaquil dans leur lutte pour l'independance.
Le maréchal Antonio Jose de Sucre, l'un des meilleurs officiers de Bolívar et son bras droit, livrera la bataille décisive le 24 mai 1822, battant les troupes royalistes à Pichincha et s'emparant de Quito.
L'histoire retiendra l'intelligence du Marechal dans l'elaboration d'une strategie pour prendre Quito, une ville particulierement difficile d'acces a un attaquant, vu sa situation geographique (litteralement entouree de montagne). La prise de Quito allait ouvrir la porte a l'independance du Perou egalement, puisque le pouvoir espagnol etait centre a Lima, l'Equateur etant alors considere comme une sorte de province de ce Perou de l'empire espagnol. Bref, la souverainete de l'Equateur est vu comem un evement cle dans l'histoire de l'amerique du sud.
L'Equateur fait alors partie de la Grande Colombia (avec le Venezuela et la Colombie), le reve de Bolivar se poursuit d'unir toute l'amerique du sud dans une grande nation independante.
Peu apres la demission de Bolivar en tant que President de la Grande Colombia, l'Equateur devient un pays independant, en 1830.
Le Marechal Sucre est un heros en Equateur. Comme il a mene les patriotes a la victoire contre les espagnol (Bolivar etait aussi du combat, mais Sucre menait les troupes), et libere Quito, il est vu comme le heros principal de la guerre d'independance equatorienne. A Quito, vous ne pouvez pas marcher dix minutes sans tomber sur son nom quelque part. Vous croiserez aussi de nombreux hommages a Bolivar, mais on dirait que Sucre se demarque particulierement.
Plusieurs rues portent son nom (Sucre, Mariscal Sucre, Antonio Jose de Sucre), le theatre national est baptise Theatro Sucre, une station du Trole (metro de surface) porte son nom (Sucre), de meme qu'une autre qui s'appelle La Mariscal en son honneur egalement. Le quartier ou j'habite (cette annee) est le quartier La Mariscal. La devise locale de l'Equateur jusqu'en 2000 etait le Sucre (Une crise economique majeure a oblige le pays a renegocier sa dette et changer de devise pour stabiliser le pays). Plusieurs monuments l'honnorent, dont une statue a la Plaza Santo Domingo, du Marechal pointant les colines du Pichincha ou il a triomphe des espagnols. Et j'en passe... plaques, bustes, musees, ...
Le Marechal Sucre a laisse sa marque dans les autres pays liberes par Bolivar... que l'on pense a la Bolivie (devinez d'ou vient le nom de ce pays), dont une des villes principales s'appelle justement Sucre.
Voila, en un bref resume, le role du "Mariscal Sucre" dans l'accession a l'independance, et son importance dans l'histoire Equatorienne et Quiteña.
---
samedi 3 septembre 2005
Quito comme un calendrier :) et Montreal?
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Quito est une drole de ville...
L'an dernier, j'avais deja remarque que comme Quito est dans une vallee et qu'il y a une petite montagne en plein milieu de la ville, Quito possede beaucoup de rues en pente, et tres abruptes. En fait, tres tres peu de rues ou d'avenues ne sont pas en pente, point.
J'avais blague sur le fait qu'un altimetre etait plus utile qu'une boussole pour se deplacer en ville :)
Et bien je commence a croire qu'un calendrier serait plus utile qu'une carte pour s'y retrouver...
J'ai eu cette pensee il y a quelques jours, alors que je me tenais au coin de Seis de Diciembre et Diez-y-ocho de Agosto. Vous avez bien lu, j'etais au coin des avenues du 10 decembre et du 18 septembre. J'avais deja remarque que quelques-unes des rues que j'empruntais portaient des dates au lieu de noms, mais sans vraiment relever qu'il en existait autant en ville...
En ordre chronologique, vous avez d'abord l'avenue du 24 de mayo (24 mai) qui borde le vieux-quito du cote sud et qui celebre la bataille de Pichincha en 1822, qui vit le Mariscal Sucre remporter la bataille decisive sur les espagnols et liberer le pays.
Puis, en contournant El Panecillo vers la Magdalena, vous empruntez la rue du 5 de Junio (5 juin) qui celebre la revolution de 1895 qui mettait fin a un regne de corruption et ramenait la democratie au pays.
Revenant vers le quartier La Mariscal, vous prenez le trole (metro de surface) qui longe l'avenida Diez de agosto (10 aout) qui est ainsi nommee en l'honneur de l'independance de Quito en 1809, la ville ayant declare son independance bien avant de la gagner lors de la bataille du Pichincha 13 ans plus tard (voir 24 de mayo).
Apres que Quito ait declar son independance mais avant de l'avoir gagne, Guayaquil sedeclarait independante de l'empire espagnol, en 1820 et devenait la premiere cite/province du pays a etre souveraine. ceci etant arrive un 9 octobre, l'avenida 9 de octubre le rappelle fierement dans La Mariscal.
Evidemment, rien de tout cela ne serait arrive sans Christophe Colomb (Cristobal Colon en espagnol) et bien qu'un quartier, une grande rue et quelques autres monuments et edifices portent son nom, une rue se devait de commemorer son arrivee en Amerique, le 12 octobre 1492 et c'est pourquoi on peut se balader sur l'avenida del Doce de Octubre pres de l'avenida Colon.
Enfin, malgre que les Incas y ait ete etablis depuis longtemps, l'arrivee des espagnols dans Quito les a vus preferer detruire leur ville plutot que de la laisser aux mains des conquistadors. ceux-ci ont donc re-fonde Quito, en 1534 (Anecdote amusante: un peu plus tot cette annee-la, cartier "decourait" le canada, des centaiones de km au nord-est de Quito). Comme les espagnols ont refondes Quito un 6 decembre, la grande avenue qui raverse la ville du nord au sud porte donc cette date.
Ceci completerait mon tour d'horizon... si l'idde ne m'en etait pas venue au coin de 6 decembre et 18 septembre... car malgre mes recherches, pour le moment, je n'ai pas reussi a mettre la patte sur l'evement qui s'est produit un 18 septembre en Equateur pour qu'on prenne la peine de baptiser une rue de cette date egalement... Mystere (bon, mes recherches n'ont pas ete tres etendues, j'avoue une certaine paresse, ici)...
Et puis je me suis mis a me demander de quoi aurait l'air Montreal si nous avions fait la meme chose au Quebec :)
Nous avons deja notre rue Christophe Colomb, Place Jacques cartieret tout, mais les dates, hein?
Est-ce que nous nous rappellerions un peu plus notre histoire avec des rues comme les suivantes? : (indices: j'ai mis les annes des evenemtns entre parenthese)
(...) Une avenue du 24 juin? Les souverainistes en seraient ravis.
(1837) Une avenue du 18 fevrier ? hehehe...
(1939) La rue du 9 decembre... croisant le Boulevard Rene Levesque...
(1940) Le boulevard du 25 avril?
(1948) Certainement une avenue du 21 janvier... dans le parc des iles? :)
(1948) Peut-etre une petite rue du 19 aout... Pres du musee des Beaux arts...
(1955) Dans la quartier Atwater, une rue du 17 mars!
(1974) Un July 31 Crescent dans Westmount, peut-etre? hehehehe...
(1976) Une avenue du 15 novembre, quelque part entre Peel et McGill au centre ville...
Et ca serait une de plus que Quito, donc je m'arrete ici...
---
Bon 3 septembre a tous :))
L'an dernier, j'avais deja remarque que comme Quito est dans une vallee et qu'il y a une petite montagne en plein milieu de la ville, Quito possede beaucoup de rues en pente, et tres abruptes. En fait, tres tres peu de rues ou d'avenues ne sont pas en pente, point.
J'avais blague sur le fait qu'un altimetre etait plus utile qu'une boussole pour se deplacer en ville :)
Et bien je commence a croire qu'un calendrier serait plus utile qu'une carte pour s'y retrouver...
J'ai eu cette pensee il y a quelques jours, alors que je me tenais au coin de Seis de Diciembre et Diez-y-ocho de Agosto. Vous avez bien lu, j'etais au coin des avenues du 10 decembre et du 18 septembre. J'avais deja remarque que quelques-unes des rues que j'empruntais portaient des dates au lieu de noms, mais sans vraiment relever qu'il en existait autant en ville...
En ordre chronologique, vous avez d'abord l'avenue du 24 de mayo (24 mai) qui borde le vieux-quito du cote sud et qui celebre la bataille de Pichincha en 1822, qui vit le Mariscal Sucre remporter la bataille decisive sur les espagnols et liberer le pays.
Puis, en contournant El Panecillo vers la Magdalena, vous empruntez la rue du 5 de Junio (5 juin) qui celebre la revolution de 1895 qui mettait fin a un regne de corruption et ramenait la democratie au pays.
Revenant vers le quartier La Mariscal, vous prenez le trole (metro de surface) qui longe l'avenida Diez de agosto (10 aout) qui est ainsi nommee en l'honneur de l'independance de Quito en 1809, la ville ayant declare son independance bien avant de la gagner lors de la bataille du Pichincha 13 ans plus tard (voir 24 de mayo).
Apres que Quito ait declar son independance mais avant de l'avoir gagne, Guayaquil sedeclarait independante de l'empire espagnol, en 1820 et devenait la premiere cite/province du pays a etre souveraine. ceci etant arrive un 9 octobre, l'avenida 9 de octubre le rappelle fierement dans La Mariscal.
Evidemment, rien de tout cela ne serait arrive sans Christophe Colomb (Cristobal Colon en espagnol) et bien qu'un quartier, une grande rue et quelques autres monuments et edifices portent son nom, une rue se devait de commemorer son arrivee en Amerique, le 12 octobre 1492 et c'est pourquoi on peut se balader sur l'avenida del Doce de Octubre pres de l'avenida Colon.
Enfin, malgre que les Incas y ait ete etablis depuis longtemps, l'arrivee des espagnols dans Quito les a vus preferer detruire leur ville plutot que de la laisser aux mains des conquistadors. ceux-ci ont donc re-fonde Quito, en 1534 (Anecdote amusante: un peu plus tot cette annee-la, cartier "decourait" le canada, des centaiones de km au nord-est de Quito). Comme les espagnols ont refondes Quito un 6 decembre, la grande avenue qui raverse la ville du nord au sud porte donc cette date.
Ceci completerait mon tour d'horizon... si l'idde ne m'en etait pas venue au coin de 6 decembre et 18 septembre... car malgre mes recherches, pour le moment, je n'ai pas reussi a mettre la patte sur l'evement qui s'est produit un 18 septembre en Equateur pour qu'on prenne la peine de baptiser une rue de cette date egalement... Mystere (bon, mes recherches n'ont pas ete tres etendues, j'avoue une certaine paresse, ici)...
Et puis je me suis mis a me demander de quoi aurait l'air Montreal si nous avions fait la meme chose au Quebec :)
Nous avons deja notre rue Christophe Colomb, Place Jacques cartieret tout, mais les dates, hein?
Est-ce que nous nous rappellerions un peu plus notre histoire avec des rues comme les suivantes? : (indices: j'ai mis les annes des evenemtns entre parenthese)
(...) Une avenue du 24 juin? Les souverainistes en seraient ravis.
(1837) Une avenue du 18 fevrier ? hehehe...
(1939) La rue du 9 decembre... croisant le Boulevard Rene Levesque...
(1940) Le boulevard du 25 avril?
(1948) Certainement une avenue du 21 janvier... dans le parc des iles? :)
(1948) Peut-etre une petite rue du 19 aout... Pres du musee des Beaux arts...
(1955) Dans la quartier Atwater, une rue du 17 mars!
(1974) Un July 31 Crescent dans Westmount, peut-etre? hehehehe...
(1976) Une avenue du 15 novembre, quelque part entre Peel et McGill au centre ville...
Et ca serait une de plus que Quito, donc je m'arrete ici...
---
Bon 3 septembre a tous :))
vendredi 2 septembre 2005
Toucher les etoiles
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Il est 2h30 du matin, et à part la lueur émise par quelques lampes frontales autour de moi, aucune lumière n’est visible dans un rayon de plusieurs kilomètres. Je suis dans une province de l’Equateur au sud-ouest de Quito. Je suis debout, je reprends un peu mon souffle en admirant les lumières de Quito très loin au nord nord-est de ma position.
Puis je lève les yeux. Je ne peux m’empêcher de m’exclamer : « Mon Dieu, c’est rempli d’étoiles! » Evidemment, comme le ciel est sans nuages, oui, il est rempli d’étoiles. Pourtant, jamais de ma vie je n’ai vu un spectacle pareil. J’ai l’impression de voir des millions d’étoiles à l’œil nu. Il y a la voie lactée très visible, des nébuleuses, des nuages d’étoiles, c’est incroyablement beau. J’en oublie ou je suis et ce que je fais et que j’ai une décision a prendre.
Je tourne la tête et admire le ciel autour de moi, toutes ces étoiles que je n’ai jamais vues… Le nombre d’étoiles est tellement déroutant que je prends deux bonnes minutes avant même d’être capable de retrouver une seule constellation que je connaisse. C’est Orion.
L’Equatorien qui est a mes cotes suit mon regard et dit : « Orion ».
« Si », que je réponds, un grand sourire aux lèvres. Orion est une vue incroyable avec les centaines d’étoiles qui remplissent ses deux triangles et sa nébuleuse.
Je sais a ce moment la que peu importe ma décision, jamais je n’oublierai ce ciel étoile, un des plus beau spectacle que j’ai pu voir de ma vie.
Douze heures auparavant, j’étais assis sur le siège arrière d’une jeep qui roulait sur une route de terre vers le sud de Quito et l’entrée du parc national Cotopaxi.
Le Cotopaxi est un volcan qui donne son nom au parc, et est le volcan actif le plus haut du monde. Au bord de son cratère eternellement enneige, vous vous trouvez a 5897 mètres au-dessus du niveau de la mer. Si vous etes la, alors il n’y a rien au nord de votre position plus haut que vous, et ce sur tout le continent américain jusqu’au pole nord. Et si vous etes sur le Cotopaxi, vous vous tenez sur le point le plus éloigne du centre de la planète. Voila ce qu’est le Cotopaxi.
Et je pense à tout ça alors que la jeep fait son entrée dans le parc. Le sommet du volcan est cache par les nuages, une chose naturelle, quotidienne. Le sommet est très rarement visible en après-midi, et même en milieu d’avant-midi, les nuages ont vite fait d’entourer son cratère.
Nous montons vers un stationnement, duquel nous allons nous préparer pour notre expédition. Nous, c’est 5 randonneurs et 3 guides. Tenter l’ascension du Cotopaxi, c’est loin d’une marche à la campagne un dimanche après-midi. Le Cotopaxi est haut, mais aussi recouvert en grande partie de neige et de glace. Il faut donc de bons guides, et de l’équipement spécialise; des crampons, pics, cordes, etc.
Comme il ne me reste plus que quelques jours a passer en Equateur, je me suis laisse tenter par l’aventure. Je sais que je tiens une bonne forme physique, mais aussi que le défi est de taille. Je sais aussi que je n’ai plus vingt ans… et que moins de 50% des randonneurs qui tentent le coup parviennent au sommet. Le mal d’altitude est un grand facteur qui empêche les randonneurs, la fatigue de grimper si haut avec si peu d’oxygène disponible, les difficultés techniques dues a la neige et la glace, et évidemment, les conditions météorologiques. A cette altitude, une simple bordée de neige est dix fois plus dangereuse que la pire des tempêtes de neige a basse altitude.
Notre groupe est constitue d’un américain, une suisse, un allemand, un israélien, et moi. Trois guides nous accompagnent, car au Cotopaxi, il est considère trop dangereux d’avoir plus de deux randonneurs par guides. Je suis l’aine du groupe, avec un des guides, qui est propriétaire de la petite agence qui organise les expéditions, de Quito. L’américain est dans la trentaine, et a fait l’Ilinas Notre deux jours avant (5000 m) et plusieurs autres montagnes, dont le Kilimandjaro, la plus haute montagne d’Afrique, qui est 3 mètres moins élevée que le Cotopaxi. La Suisse à 20 ans et de l’expérience en escalade plus qu’en randonnée. L’allemand a 24 ans, et passe deux semaines en Equateur. Comme le Cotopaxi est célèbre, il va tenter son ascension. L’israélien a 23 ans, doit peser 225 livres de muscles et ne cache pas son arrogance devant ce qui nous attend, estimant que ça sera facile pour lui.
Notre guide en chef, donc, part en expédition au Cotopaxi entre 125 et 150 fois par an. Il le grimpe donc jusqu’au sommet au moins 100 fois par an; le reste du temps, il doit redescendre avec des randonneurs qui n’atteindront pas le cratère.
Dans le stationnement, a environ 4500 m d’altitude, nous changeons de bottes, pour ne porter que des bottes sur lesquelles on pourra fixer nos crampons, on ramasse nos backpacks, pics, et on entreprend la partie facile de notre périple; l’atteinte du refuge qui est a 4800 m d’altitude.
Une parenthèse sur le mal d’altitude. Il frappe beaucoup de monde, à des niveaux différents, avec des symptômes varies, et a des altitudes qui varient également. Les personnes qui en souffrent peuvent s’acclimater (mais parfois non) et dans ces cas, ne ressentiront plus les symptômes lorsqu’ils se retrouveront a une altitude ou ils se sont acclimates. Les symptômes peuvent inclure étourdissement, léthargie musculaire ou générale, somnolence, manque d’appétit, vomissement, etc. Des symptômes plus graves peuvent se pointer si vous ne faites pas attention aux premières manifestations; oedème pulmonaire, oedème cérébral, coma… et décès.
Je connais bien les premiers symptômes, j’ai souffert du mal d’altitude en 2004 a mon arrive a Quito (2850 m); pendant trois jours, je me suis senti léthargique et un peu étourdi et je dormais 15h par jours. Je me suis ensuite acclimate. Lorsque je suis allé à 3500 m, toujours en 2004, je n’ai rien ressenti de spécial. Cette année, j’ai eu des étourdissements à ma première tentative à 4100 m. Une dizaine de jours plus tard, je grimpais a 4600 m sans symptômes. Je termine cette parenthèses en mentionnant que quelques jours après mon arrive a 2850 m l’an dernier a Quito, mon amie Suzie atterrissait a La Paz, Bolivie, a 3800 m sans aucun symptôme alors qu’une de ses copines de projet souffrait pratiquement de tous les symptômes du mal d’altitude.
Le refuge est visible devant nous, et à l’œil, dans une randonnée normale, on l’estimerait à une quinzaine de minutes de marche. Nous débutons donc notre randonnée sur le Cotopaxi. L’israélien note que la montagne a l’air de quelque chose qu’il peut grimper en 3h, facile. Je ne relève pas l’arrogance, je me dis qu’il apprendra bien assez tôt, ou bien qu’il le fera et battra un record!
Une demi-heure plus tard, le refuge est encore à environ quinze minutes devant nous ! Nous avançons lentement, très lentement. A très petit pas également.
Enfin, après presque une heure depuis le stationnement, nous gagnons le refuge, 4800 m d’altitude. Je note mentalement que c’est le point le plus haut ou je me suis jamais trouve. Mon système me le fait remarquer aussi. Il y a moins d’oxygène, certes, mais je ne peux pas vraiment sentir une différence avec mon expédition a 4600 m. Mon cœur va bien, mes poumons aussi, ainsi que mes jambes. Mais ma tête ne va pas très bien. Apres l’effort, je me sens étourdi et je sais très bien ce qu’est cet étourdissement : le mal d’altitude.
Nous installons nos choses près des lits de camps qui remplissent l’étage du refuge, je me dis que j’ai quelques heures pour m’acclimater avant la majeure partie de notre ascension.
L’israélien nous demande : « Vous le sentez? », chacun répond en hochant la tête, je remarque avec un sourire : « Content de voir que je ne suis pas le seul ». Nous sommes tous dans le même bateau, chacun devra s’adapter à l’altitude. J’ai une petite inquiétude : l’an dernier a 2850 m, ça m’a pris trois jours. La, j’ai quelques heures seulement.
Nous prenons un repas complet et typiquement équatorien aux environs de 16h30. Nos guides nous informent du développement détaille de l’expédition en nous rappelant les règles du jeu. Réveil a minuit, suivi d’un déjeuner léger. Départ en équipements a 1h du matin. Apres 4 où 5 heures d’ascension, nous devrions atteindre le sommet a temps pour le lever du soleil. Les conditions météo sont favorables. Peu de nuages prévus pendant la nuit, mais de forts vents. Chacun ira a son rythme, par groupes de 1 a 3, avec un guide accompagnant chaque groupe. Si le guide décide pour quelque raison que se soit, que nous devons redescendre : pas de discussion, nous revenons sur nos pas vers le refuge.
Nous allons donc nous coucher vers 18h, avec 6h de sommeil devant nous. Evidemment, nous avons peu sommeil à cette heure, mais paradoxalement, le mal d’altitude vous empêche aussi de profiter d’un sommeil profond, malgré la fatigue qu’il engendre. Notre guide en chef nous informe donc que nous nous reposerons probablement sans vraiment dormir. Il fait très froid à cette altitude. Personnellement, je dors dans un sac de couchage, avec un sous-vêtement long (chandail et pantalons), un chandail a manches longues et un pantalon, un polar et ma tuque péruvienne. Bref, avec ma température corporelle qui descend toujours un peu au repos, j’ai froid toute la nuit.
Six heures d’un repos très relatif plus tard, on vient nous prévenir qu’il est minuit, que le déjeuner va être servi.
Je me lève, péniblement, ma tête ne va pas du tout mieux, ça a même empire si la chose est possible. Je regarde mon copain allemand, voisin de lit : il a l’air en pire état que moi. L’américain a l’air en forme, la suisse aussi, l’israélien adopte un ton neutre. Nous descendons déjeuner… Mon estomac me fait des signes pour me convaincre que je suis mieux de ne rien manger du tout. Je me contente d’une tisane à la camomille pour me réchauffer un peu. Les autres semblent manger normalement vu les circonstances.
Nous prenons notre équipement; harnais, bottes et tout, puis nos guides vérifient que nous avons bien enfile le tout correctement. L’allemand brise les rangs et file dehors, mais ne se rends pas aux toilettes avant de vomir.
Puis une heure sonne et nous partons, avec comme seule source lumineuse nos lampes frontales. Trois groupes se forment rapidement. L’américain et la suisse qui vont un brin plus vite avancent avec un des guides. L’israélien ne suit pas très loin avec un autre guide. Le guide en chef demeure derrière avec moi, puis l’allemand, les deux seuls qui semblent encore souffrir du mal d’altitude.
Nous avançons à très petits pas, lentement. En réalité, quand nous posons un pied devant l’autre, il est a peine devant, le talon étant souvent moins avance que le bout de l’autre pied. Le sentier est difficile, a pic, et compose de pierres volcaniques, donc le sol est très mou et on recule souvent d’un pas ou deux. Mais nous avançons.
Et c’est à 2h30 du matin que je remarque les étoiles et l’incroyable spectacle qu’elles offrent a nos yeux. Pendant toute l’ascension jusqu’alors, je m’étais concentre sur mes pas, sur le guide devant moi, et sur la tentative de ne pas penser au mal d’altitude.
Mais tout le long, je savais bien que monter plus haut n’était certainement pas la solution au mal d’altitude.
Nous sommes alors a 5000 m au dessus du niveau de la mer, sur le glacier du Cotopaxi, avec crampons, cordes, pics, et les guides ont convenus d’une courte pause. Les trois groupes se rejoignent donc et je peux voir que mon groupe n’était en fait que deux minutes derrière le groupe de tête. Le guide en chef nous inspecte tous, pour connaître notre condition.
Je suis conscient que mon étourdissement n’est pas pire qu’avant, mais il n’est vraiment pas mieux non plus. Pendant la montée, j’avais parfois l’impression que les choses allaient mieux, pour me sentir encore plus étourdi quelques secondes par la suite. Mon système semblait jouer au yoyo et je savais très bien que tôt ou tard, le manque de nourriture se ferait sentir aussi.
Bref, a 5000 m d’altitude, je savais que je n’atteindrais pas le sommet du Cotopaxi, a 897 m au-dessus de ma position actuelle, pas cette nuit, pas cette fois-ci.
Le guide nous demande si nous continuons ou s’il y en a qui préfèrent retourner. Sa question est visiblement dirige vers l’allemand qui ne semble pas aller très bien, vers moi qui souffre encore d’étourdissements évidents et vers l’israélien qui a perdu un peu plus que son arrogance.
Je sais donc que je devrai revenir à un moment ou un autre avant le sommet. Mais je sais aussi que peu importe ma décision, jamais je n’oublierai ce ciel étoile, un des plus beau spectacle que j’ai pu voir de ma vie.
Nous décidons tous de continuer.
Le temps passe très lentement, de nuit, par un froid intense, et alors que personne n’a l’énergie ou le souffle nécessaire pour entretenir une conversation. Nous atteignons le plateau de 5050 m. C’est a ce moment-la que le guide me dit que je serais mieux de retourner au refuge. Je lui dis que j’aimerais mieux continuer encore un peu, mais je sais qu’il a raison. Il suggère a l’allemand d’en faire autant, mais lui laisse le choix : il a l’air un peu mieux qu’a 5000 m alors que ma situation n’a pas changee.
Accompagne du guide, j’entreprends alors ma descente vers le refuge. Refuge que j’atteindrai un peu avant 3h30 du matin. Je me sens très fatigue, mais je suis un peu frustre, car mon cœur, mes poumons et mes jambes sont en parfaite forme pour reprendre une ascension. Mon guide m’informe qu’il n’y a rien à faire pour ce genre de mal. (Il existe des médicaments pour camoufler les symptômes, ce qui est parfait si vous avez affaire dans une ville en haute altitude, mais ces médicaments grugent votre énergie et sont donc contre-indiques en ascension, surtout une ascension du Cotopaxi).
Quinze minutes après mon arrive, j’ai regagne mon sac de couchage pour me reposer, sous les directives de mon guide. C’est a ce moment-la qu’un second guide revient, accompagne de l’allemand, dont l’état est pire que jamais. Il a réussi a se rendre a presque 5100 m, mais s’est effondre et s’est mis a vomir. Apres un moment de repos, il a donc été raccompagne au refuge.
Une parenthèse ici: sans vouloir alourdir cette narration, il y avait en même temps que nous dans la montagne une autre expédition, de 7 personnes. Donc d’autres guides avec eux. Comme notre groupe comportait maintenant 3 personnes et un seul guide, un des membres de notre groupe a rejoint un membre de l’autre groupe avec un de leur guide. Des cinq personnes parties en jeep de Quito, l’américain et la suisse étaient donc a 5200 m avec notre dernier guide. L’israélien avait joint un de ses compatriotes avec le guide d’une autre agence (mais tous les guides ici se connaissent depuis longtemps).
Le temps passe donc, nous dormons un peu, en compagnie de quelques autres randonneurs de l’autre groupe qui ont du redescendre aussi. Mais il fait très froid et je n’arrive pas vraiment à dormir d’un sommeil réparateur malgré la fatigue.
Le soleil se lève, et même si ma tête est dans le même état que la veille, mon estomac semble ne plus vouloir protester a l’idée de le nourrir. Je descends donc à la salle à manger, chacun des autres membres des deux expéditions dort ou se repose. Je grignote un brin, bois aussi, me sent mieux. Etourdi, mais toujours aussi frigorifie. Je réalise alors que le moment ou j’ai eu le moins froid depuis mon arrive a 4800 m la veille, c’était évidemment quand je grimpais le Cotopaxi cette nuit, puisque je faisais de l’exercice et que mon corps se réchauffait.
Je reprends donc tout mon équipement, et sous le superbe soleil de ce petit matin, je commence a grimper un peu le sentier, juste pour me réchauffer et prendre quelques photos – chose que je n’ai pu faire bien évidemment, en pleine nuit.
A un moment, à environ 4900 m, je réalise en regardant vers le refuge que mon ami allemand m’imite et monte lui aussi. Je ralentis donc un peu le pas, au cas ou son rythme lui permettrait de me rejoindre. Il s’arrête aussi en prenant des photos – j’apprendrai plus tard que c’est en me voyant prendre mon appareil qu’il a compris ce que je faisais et décidait de faire de même.
Mon cœur et mes poumons supportent bien cette seconde ascension, de même que mes jambes. Je ne pourrai pas aller bien loin sans guide : je vois parfaitement le sentier, mais ce n’est pas pour rien que les guides ne nous laissent pas seuls : l’ascension est technique et a certains points, il faut réellement être deux, en plus du fait que c’est très imprudent de faire ce type d’ascension en solo, puisqu’en cas d’incident, personne ne peut vous aider.
Bref, je m’arrange pour demeurer dans des limites sécuritaires à la fois du refuge et de mon ami allemand. Il me voit, je le vois, je (ou il) vois le refuge, nous sommes aussi tous a porter de voix. Et il fait jour.
Je m’arrêterai finalement sur le glacier a 5000 m d’altitude avant de redescendre lentement vers mon ami et le refuge.
Je me sens mieux, réchauffe, mais encore tout étourdi malgré tout.
Il s’écoulera un peu plus de temps que de coutume avant que nos deux randonneurs de tête ne reviennent au refuge: ils ont atteint le sommet et en sont très fiers, mais les conditions meteos en cet avant-midi empirent rapidement et ont complique leur descente. On jase un peu autour d’un café pour certains (je suis encore au thé camomille, puisque la caféine déshydrate, ce qui est contre-indique si vous soufrez du mal d’altitude). L’américain, et le troisième guide de notre groupe, nous informent qu’ils ont croises l’israélien lors de leur descente. Il était à environ 30 bonnes minutes du sommet, ce qui le mettait a environ 1h derrière eux, dans des conditions d’ascension normales.
Le problème, c’est qu’il n’allait pas bien du tout. En réalité, l’américain me confie qu’il n’a pas réagit a leur présence, il était étendu a plat ventre, face contre la glace, épuise. Notre guide lui a demande de rebrousser chemin, l’israélien a refuse et a continue a monter avant de s’effondrer une fois de plus. Son nouveau guide et le notre ont discute et d’après ce que notre guide a rapporte au guide en chef, l’autre lui a dit qu’ils se reposeraient un peu et redescendraient.
Deux heures plus tard, aucune nouvelles. Notre guide en chef, et un de ses adjoints reprennent donc leurs équipements et repartent en expédition de recherche.
Ce qu’il faut dire, c’est qu’entre temps, les nuages ont remplis le ciel, le vent fort a crée une poudrerie sur le glacier (que l’on ne voit plus du refuge). En fait, alors que les deux guides partent a la recherche des deux israéliens et du denier guide de l’autre groupe, ils font a peine 50 m avant qu’on ne les perde de vue. Et le temps passe, nous sommes déjà quelques heures en retard sur l’horaire habituel.
Une heure plus tard, tout ce beau monde revient ensemble. Le guide était ralenti par le fait que ses deux randonneurs étaient épuises – ils avaient refuses de le suivre et de revenir et avaient décides d’atteindre le sommet malgré leur condition physique qui se dégradait.
Le guide en chef était en beau maudit. Il a d’abord passe un savon au guide de l’autre agence pour le risque qu’il avait pris en les suivant au lieu de les forcer a redescendre. Puis il a engueullé comme du poisson pourri notre israélien pour ses agissements. Non seulement le gars n’avait pas respecte les consignes de sécurité, mais en plus, il avait pousse son système a bout, mettant sa vie en danger. Il avait aussi mis la vie de son guide en danger, celui-ci étant oblige de suivre plutôt que de le laisser seul avec l’autre randonneur. En plus, si la température avait été juste un peu moins clémente, eh bien ils seraient tous morts, tout simplement. Perdus dans la neige et le froid, et épuises. Jamais le guide n’aurait eu le temps de revenir et de remonter avec des secours en cas d’épuisement total au sommet. Enfin, en retardant notre redescente du refuge, il avait aussi mis notre santé en jeu, puisque le temps était de plus en plus mauvais et que nous devions tout de même rejoindre la jeep et préparer notre départ.
Si je compte les deux expéditions, douze personnes ont tentes l’ascension du Cotopaxi en cette nuit du premier septembre 2005. Cinq ont du rebrousser chemin – dont deux a plus de 5600 m d’altitude – cinq autres ont atteint le sommet dans des conditions acceptables. Deux l’ont atteint en mettant leur vie en danger.
Je vais vous dire une chose: je me sentais triste a l’idée de redescendre après avoir atteint 5050 m pendant la nuit. Je me sentais encore triste alors que nous revenions vers la jeep de n’avoir pas atteint le sommet. Je me sens encore triste de ne pas avoir complète l’ascension du Cotopaxi. Mais je ne regrette en rien la décision que j’ai prise de suivre les instructions du guide. Je me souviens lui avoir dit : « Je me sens capable de monter encore, mais c’est toi le spécialiste et si tu me dis que je ferais mieux de descendre, je descend ».
Dans ces conditions d’ascension, il ne s’agit pas de vouloir battre des records, il ne s’agit pas d’orgueil ou de l’image que l’on veut projeter envers les autres ou ses amis. Il s’agit d’expérimenter, de partir à l’aventure, mais pour le plaisir. Ce gars qui a brise les règles et mis sa propre vie en danger, il a agit de manière stupide. Mais le fait d’agir de la sorte a élimine tous les regrets que j’aurais pu avoir suite au niveau de 5050 m que j’ai atteint, au lieu du 5897 m qu’il y avait devant moi.
Enfin, quelques heures après mon retour a Quito – tout symptômes de mal d’altitude m’a quitte après être descendu a 4600 m – je suis même très fier de m’être tenu sous ce merveilleux ciel étoile a plus de 5000 m au-dessus du niveau de la mer – un record personnel, au moins! Et que j’ai atteint deux fois! – et je me dis que le Cotopaxi sera la pendant bien des années encore. J’imagine qu’on se reverra un jour.
Puis je lève les yeux. Je ne peux m’empêcher de m’exclamer : « Mon Dieu, c’est rempli d’étoiles! » Evidemment, comme le ciel est sans nuages, oui, il est rempli d’étoiles. Pourtant, jamais de ma vie je n’ai vu un spectacle pareil. J’ai l’impression de voir des millions d’étoiles à l’œil nu. Il y a la voie lactée très visible, des nébuleuses, des nuages d’étoiles, c’est incroyablement beau. J’en oublie ou je suis et ce que je fais et que j’ai une décision a prendre.
Je tourne la tête et admire le ciel autour de moi, toutes ces étoiles que je n’ai jamais vues… Le nombre d’étoiles est tellement déroutant que je prends deux bonnes minutes avant même d’être capable de retrouver une seule constellation que je connaisse. C’est Orion.
L’Equatorien qui est a mes cotes suit mon regard et dit : « Orion ».
« Si », que je réponds, un grand sourire aux lèvres. Orion est une vue incroyable avec les centaines d’étoiles qui remplissent ses deux triangles et sa nébuleuse.
Je sais a ce moment la que peu importe ma décision, jamais je n’oublierai ce ciel étoile, un des plus beau spectacle que j’ai pu voir de ma vie.
Douze heures auparavant, j’étais assis sur le siège arrière d’une jeep qui roulait sur une route de terre vers le sud de Quito et l’entrée du parc national Cotopaxi.
Le Cotopaxi est un volcan qui donne son nom au parc, et est le volcan actif le plus haut du monde. Au bord de son cratère eternellement enneige, vous vous trouvez a 5897 mètres au-dessus du niveau de la mer. Si vous etes la, alors il n’y a rien au nord de votre position plus haut que vous, et ce sur tout le continent américain jusqu’au pole nord. Et si vous etes sur le Cotopaxi, vous vous tenez sur le point le plus éloigne du centre de la planète. Voila ce qu’est le Cotopaxi.
Et je pense à tout ça alors que la jeep fait son entrée dans le parc. Le sommet du volcan est cache par les nuages, une chose naturelle, quotidienne. Le sommet est très rarement visible en après-midi, et même en milieu d’avant-midi, les nuages ont vite fait d’entourer son cratère.
Nous montons vers un stationnement, duquel nous allons nous préparer pour notre expédition. Nous, c’est 5 randonneurs et 3 guides. Tenter l’ascension du Cotopaxi, c’est loin d’une marche à la campagne un dimanche après-midi. Le Cotopaxi est haut, mais aussi recouvert en grande partie de neige et de glace. Il faut donc de bons guides, et de l’équipement spécialise; des crampons, pics, cordes, etc.
Comme il ne me reste plus que quelques jours a passer en Equateur, je me suis laisse tenter par l’aventure. Je sais que je tiens une bonne forme physique, mais aussi que le défi est de taille. Je sais aussi que je n’ai plus vingt ans… et que moins de 50% des randonneurs qui tentent le coup parviennent au sommet. Le mal d’altitude est un grand facteur qui empêche les randonneurs, la fatigue de grimper si haut avec si peu d’oxygène disponible, les difficultés techniques dues a la neige et la glace, et évidemment, les conditions météorologiques. A cette altitude, une simple bordée de neige est dix fois plus dangereuse que la pire des tempêtes de neige a basse altitude.
Notre groupe est constitue d’un américain, une suisse, un allemand, un israélien, et moi. Trois guides nous accompagnent, car au Cotopaxi, il est considère trop dangereux d’avoir plus de deux randonneurs par guides. Je suis l’aine du groupe, avec un des guides, qui est propriétaire de la petite agence qui organise les expéditions, de Quito. L’américain est dans la trentaine, et a fait l’Ilinas Notre deux jours avant (5000 m) et plusieurs autres montagnes, dont le Kilimandjaro, la plus haute montagne d’Afrique, qui est 3 mètres moins élevée que le Cotopaxi. La Suisse à 20 ans et de l’expérience en escalade plus qu’en randonnée. L’allemand a 24 ans, et passe deux semaines en Equateur. Comme le Cotopaxi est célèbre, il va tenter son ascension. L’israélien a 23 ans, doit peser 225 livres de muscles et ne cache pas son arrogance devant ce qui nous attend, estimant que ça sera facile pour lui.
Notre guide en chef, donc, part en expédition au Cotopaxi entre 125 et 150 fois par an. Il le grimpe donc jusqu’au sommet au moins 100 fois par an; le reste du temps, il doit redescendre avec des randonneurs qui n’atteindront pas le cratère.
Dans le stationnement, a environ 4500 m d’altitude, nous changeons de bottes, pour ne porter que des bottes sur lesquelles on pourra fixer nos crampons, on ramasse nos backpacks, pics, et on entreprend la partie facile de notre périple; l’atteinte du refuge qui est a 4800 m d’altitude.
Une parenthèse sur le mal d’altitude. Il frappe beaucoup de monde, à des niveaux différents, avec des symptômes varies, et a des altitudes qui varient également. Les personnes qui en souffrent peuvent s’acclimater (mais parfois non) et dans ces cas, ne ressentiront plus les symptômes lorsqu’ils se retrouveront a une altitude ou ils se sont acclimates. Les symptômes peuvent inclure étourdissement, léthargie musculaire ou générale, somnolence, manque d’appétit, vomissement, etc. Des symptômes plus graves peuvent se pointer si vous ne faites pas attention aux premières manifestations; oedème pulmonaire, oedème cérébral, coma… et décès.
Je connais bien les premiers symptômes, j’ai souffert du mal d’altitude en 2004 a mon arrive a Quito (2850 m); pendant trois jours, je me suis senti léthargique et un peu étourdi et je dormais 15h par jours. Je me suis ensuite acclimate. Lorsque je suis allé à 3500 m, toujours en 2004, je n’ai rien ressenti de spécial. Cette année, j’ai eu des étourdissements à ma première tentative à 4100 m. Une dizaine de jours plus tard, je grimpais a 4600 m sans symptômes. Je termine cette parenthèses en mentionnant que quelques jours après mon arrive a 2850 m l’an dernier a Quito, mon amie Suzie atterrissait a La Paz, Bolivie, a 3800 m sans aucun symptôme alors qu’une de ses copines de projet souffrait pratiquement de tous les symptômes du mal d’altitude.
Le refuge est visible devant nous, et à l’œil, dans une randonnée normale, on l’estimerait à une quinzaine de minutes de marche. Nous débutons donc notre randonnée sur le Cotopaxi. L’israélien note que la montagne a l’air de quelque chose qu’il peut grimper en 3h, facile. Je ne relève pas l’arrogance, je me dis qu’il apprendra bien assez tôt, ou bien qu’il le fera et battra un record!
Une demi-heure plus tard, le refuge est encore à environ quinze minutes devant nous ! Nous avançons lentement, très lentement. A très petit pas également.
Enfin, après presque une heure depuis le stationnement, nous gagnons le refuge, 4800 m d’altitude. Je note mentalement que c’est le point le plus haut ou je me suis jamais trouve. Mon système me le fait remarquer aussi. Il y a moins d’oxygène, certes, mais je ne peux pas vraiment sentir une différence avec mon expédition a 4600 m. Mon cœur va bien, mes poumons aussi, ainsi que mes jambes. Mais ma tête ne va pas très bien. Apres l’effort, je me sens étourdi et je sais très bien ce qu’est cet étourdissement : le mal d’altitude.
Nous installons nos choses près des lits de camps qui remplissent l’étage du refuge, je me dis que j’ai quelques heures pour m’acclimater avant la majeure partie de notre ascension.
L’israélien nous demande : « Vous le sentez? », chacun répond en hochant la tête, je remarque avec un sourire : « Content de voir que je ne suis pas le seul ». Nous sommes tous dans le même bateau, chacun devra s’adapter à l’altitude. J’ai une petite inquiétude : l’an dernier a 2850 m, ça m’a pris trois jours. La, j’ai quelques heures seulement.
Nous prenons un repas complet et typiquement équatorien aux environs de 16h30. Nos guides nous informent du développement détaille de l’expédition en nous rappelant les règles du jeu. Réveil a minuit, suivi d’un déjeuner léger. Départ en équipements a 1h du matin. Apres 4 où 5 heures d’ascension, nous devrions atteindre le sommet a temps pour le lever du soleil. Les conditions météo sont favorables. Peu de nuages prévus pendant la nuit, mais de forts vents. Chacun ira a son rythme, par groupes de 1 a 3, avec un guide accompagnant chaque groupe. Si le guide décide pour quelque raison que se soit, que nous devons redescendre : pas de discussion, nous revenons sur nos pas vers le refuge.
Nous allons donc nous coucher vers 18h, avec 6h de sommeil devant nous. Evidemment, nous avons peu sommeil à cette heure, mais paradoxalement, le mal d’altitude vous empêche aussi de profiter d’un sommeil profond, malgré la fatigue qu’il engendre. Notre guide en chef nous informe donc que nous nous reposerons probablement sans vraiment dormir. Il fait très froid à cette altitude. Personnellement, je dors dans un sac de couchage, avec un sous-vêtement long (chandail et pantalons), un chandail a manches longues et un pantalon, un polar et ma tuque péruvienne. Bref, avec ma température corporelle qui descend toujours un peu au repos, j’ai froid toute la nuit.
Six heures d’un repos très relatif plus tard, on vient nous prévenir qu’il est minuit, que le déjeuner va être servi.
Je me lève, péniblement, ma tête ne va pas du tout mieux, ça a même empire si la chose est possible. Je regarde mon copain allemand, voisin de lit : il a l’air en pire état que moi. L’américain a l’air en forme, la suisse aussi, l’israélien adopte un ton neutre. Nous descendons déjeuner… Mon estomac me fait des signes pour me convaincre que je suis mieux de ne rien manger du tout. Je me contente d’une tisane à la camomille pour me réchauffer un peu. Les autres semblent manger normalement vu les circonstances.
Nous prenons notre équipement; harnais, bottes et tout, puis nos guides vérifient que nous avons bien enfile le tout correctement. L’allemand brise les rangs et file dehors, mais ne se rends pas aux toilettes avant de vomir.
Puis une heure sonne et nous partons, avec comme seule source lumineuse nos lampes frontales. Trois groupes se forment rapidement. L’américain et la suisse qui vont un brin plus vite avancent avec un des guides. L’israélien ne suit pas très loin avec un autre guide. Le guide en chef demeure derrière avec moi, puis l’allemand, les deux seuls qui semblent encore souffrir du mal d’altitude.
Nous avançons à très petits pas, lentement. En réalité, quand nous posons un pied devant l’autre, il est a peine devant, le talon étant souvent moins avance que le bout de l’autre pied. Le sentier est difficile, a pic, et compose de pierres volcaniques, donc le sol est très mou et on recule souvent d’un pas ou deux. Mais nous avançons.
Et c’est à 2h30 du matin que je remarque les étoiles et l’incroyable spectacle qu’elles offrent a nos yeux. Pendant toute l’ascension jusqu’alors, je m’étais concentre sur mes pas, sur le guide devant moi, et sur la tentative de ne pas penser au mal d’altitude.
Mais tout le long, je savais bien que monter plus haut n’était certainement pas la solution au mal d’altitude.
Nous sommes alors a 5000 m au dessus du niveau de la mer, sur le glacier du Cotopaxi, avec crampons, cordes, pics, et les guides ont convenus d’une courte pause. Les trois groupes se rejoignent donc et je peux voir que mon groupe n’était en fait que deux minutes derrière le groupe de tête. Le guide en chef nous inspecte tous, pour connaître notre condition.
Je suis conscient que mon étourdissement n’est pas pire qu’avant, mais il n’est vraiment pas mieux non plus. Pendant la montée, j’avais parfois l’impression que les choses allaient mieux, pour me sentir encore plus étourdi quelques secondes par la suite. Mon système semblait jouer au yoyo et je savais très bien que tôt ou tard, le manque de nourriture se ferait sentir aussi.
Bref, a 5000 m d’altitude, je savais que je n’atteindrais pas le sommet du Cotopaxi, a 897 m au-dessus de ma position actuelle, pas cette nuit, pas cette fois-ci.
Le guide nous demande si nous continuons ou s’il y en a qui préfèrent retourner. Sa question est visiblement dirige vers l’allemand qui ne semble pas aller très bien, vers moi qui souffre encore d’étourdissements évidents et vers l’israélien qui a perdu un peu plus que son arrogance.
Je sais donc que je devrai revenir à un moment ou un autre avant le sommet. Mais je sais aussi que peu importe ma décision, jamais je n’oublierai ce ciel étoile, un des plus beau spectacle que j’ai pu voir de ma vie.
Nous décidons tous de continuer.
Le temps passe très lentement, de nuit, par un froid intense, et alors que personne n’a l’énergie ou le souffle nécessaire pour entretenir une conversation. Nous atteignons le plateau de 5050 m. C’est a ce moment-la que le guide me dit que je serais mieux de retourner au refuge. Je lui dis que j’aimerais mieux continuer encore un peu, mais je sais qu’il a raison. Il suggère a l’allemand d’en faire autant, mais lui laisse le choix : il a l’air un peu mieux qu’a 5000 m alors que ma situation n’a pas changee.
Accompagne du guide, j’entreprends alors ma descente vers le refuge. Refuge que j’atteindrai un peu avant 3h30 du matin. Je me sens très fatigue, mais je suis un peu frustre, car mon cœur, mes poumons et mes jambes sont en parfaite forme pour reprendre une ascension. Mon guide m’informe qu’il n’y a rien à faire pour ce genre de mal. (Il existe des médicaments pour camoufler les symptômes, ce qui est parfait si vous avez affaire dans une ville en haute altitude, mais ces médicaments grugent votre énergie et sont donc contre-indiques en ascension, surtout une ascension du Cotopaxi).
Quinze minutes après mon arrive, j’ai regagne mon sac de couchage pour me reposer, sous les directives de mon guide. C’est a ce moment-la qu’un second guide revient, accompagne de l’allemand, dont l’état est pire que jamais. Il a réussi a se rendre a presque 5100 m, mais s’est effondre et s’est mis a vomir. Apres un moment de repos, il a donc été raccompagne au refuge.
Une parenthèse ici: sans vouloir alourdir cette narration, il y avait en même temps que nous dans la montagne une autre expédition, de 7 personnes. Donc d’autres guides avec eux. Comme notre groupe comportait maintenant 3 personnes et un seul guide, un des membres de notre groupe a rejoint un membre de l’autre groupe avec un de leur guide. Des cinq personnes parties en jeep de Quito, l’américain et la suisse étaient donc a 5200 m avec notre dernier guide. L’israélien avait joint un de ses compatriotes avec le guide d’une autre agence (mais tous les guides ici se connaissent depuis longtemps).
Le temps passe donc, nous dormons un peu, en compagnie de quelques autres randonneurs de l’autre groupe qui ont du redescendre aussi. Mais il fait très froid et je n’arrive pas vraiment à dormir d’un sommeil réparateur malgré la fatigue.
Le soleil se lève, et même si ma tête est dans le même état que la veille, mon estomac semble ne plus vouloir protester a l’idée de le nourrir. Je descends donc à la salle à manger, chacun des autres membres des deux expéditions dort ou se repose. Je grignote un brin, bois aussi, me sent mieux. Etourdi, mais toujours aussi frigorifie. Je réalise alors que le moment ou j’ai eu le moins froid depuis mon arrive a 4800 m la veille, c’était évidemment quand je grimpais le Cotopaxi cette nuit, puisque je faisais de l’exercice et que mon corps se réchauffait.
Je reprends donc tout mon équipement, et sous le superbe soleil de ce petit matin, je commence a grimper un peu le sentier, juste pour me réchauffer et prendre quelques photos – chose que je n’ai pu faire bien évidemment, en pleine nuit.
A un moment, à environ 4900 m, je réalise en regardant vers le refuge que mon ami allemand m’imite et monte lui aussi. Je ralentis donc un peu le pas, au cas ou son rythme lui permettrait de me rejoindre. Il s’arrête aussi en prenant des photos – j’apprendrai plus tard que c’est en me voyant prendre mon appareil qu’il a compris ce que je faisais et décidait de faire de même.
Mon cœur et mes poumons supportent bien cette seconde ascension, de même que mes jambes. Je ne pourrai pas aller bien loin sans guide : je vois parfaitement le sentier, mais ce n’est pas pour rien que les guides ne nous laissent pas seuls : l’ascension est technique et a certains points, il faut réellement être deux, en plus du fait que c’est très imprudent de faire ce type d’ascension en solo, puisqu’en cas d’incident, personne ne peut vous aider.
Bref, je m’arrange pour demeurer dans des limites sécuritaires à la fois du refuge et de mon ami allemand. Il me voit, je le vois, je (ou il) vois le refuge, nous sommes aussi tous a porter de voix. Et il fait jour.
Je m’arrêterai finalement sur le glacier a 5000 m d’altitude avant de redescendre lentement vers mon ami et le refuge.
Je me sens mieux, réchauffe, mais encore tout étourdi malgré tout.
Il s’écoulera un peu plus de temps que de coutume avant que nos deux randonneurs de tête ne reviennent au refuge: ils ont atteint le sommet et en sont très fiers, mais les conditions meteos en cet avant-midi empirent rapidement et ont complique leur descente. On jase un peu autour d’un café pour certains (je suis encore au thé camomille, puisque la caféine déshydrate, ce qui est contre-indique si vous soufrez du mal d’altitude). L’américain, et le troisième guide de notre groupe, nous informent qu’ils ont croises l’israélien lors de leur descente. Il était à environ 30 bonnes minutes du sommet, ce qui le mettait a environ 1h derrière eux, dans des conditions d’ascension normales.
Le problème, c’est qu’il n’allait pas bien du tout. En réalité, l’américain me confie qu’il n’a pas réagit a leur présence, il était étendu a plat ventre, face contre la glace, épuise. Notre guide lui a demande de rebrousser chemin, l’israélien a refuse et a continue a monter avant de s’effondrer une fois de plus. Son nouveau guide et le notre ont discute et d’après ce que notre guide a rapporte au guide en chef, l’autre lui a dit qu’ils se reposeraient un peu et redescendraient.
Deux heures plus tard, aucune nouvelles. Notre guide en chef, et un de ses adjoints reprennent donc leurs équipements et repartent en expédition de recherche.
Ce qu’il faut dire, c’est qu’entre temps, les nuages ont remplis le ciel, le vent fort a crée une poudrerie sur le glacier (que l’on ne voit plus du refuge). En fait, alors que les deux guides partent a la recherche des deux israéliens et du denier guide de l’autre groupe, ils font a peine 50 m avant qu’on ne les perde de vue. Et le temps passe, nous sommes déjà quelques heures en retard sur l’horaire habituel.
Une heure plus tard, tout ce beau monde revient ensemble. Le guide était ralenti par le fait que ses deux randonneurs étaient épuises – ils avaient refuses de le suivre et de revenir et avaient décides d’atteindre le sommet malgré leur condition physique qui se dégradait.
Le guide en chef était en beau maudit. Il a d’abord passe un savon au guide de l’autre agence pour le risque qu’il avait pris en les suivant au lieu de les forcer a redescendre. Puis il a engueullé comme du poisson pourri notre israélien pour ses agissements. Non seulement le gars n’avait pas respecte les consignes de sécurité, mais en plus, il avait pousse son système a bout, mettant sa vie en danger. Il avait aussi mis la vie de son guide en danger, celui-ci étant oblige de suivre plutôt que de le laisser seul avec l’autre randonneur. En plus, si la température avait été juste un peu moins clémente, eh bien ils seraient tous morts, tout simplement. Perdus dans la neige et le froid, et épuises. Jamais le guide n’aurait eu le temps de revenir et de remonter avec des secours en cas d’épuisement total au sommet. Enfin, en retardant notre redescente du refuge, il avait aussi mis notre santé en jeu, puisque le temps était de plus en plus mauvais et que nous devions tout de même rejoindre la jeep et préparer notre départ.
Si je compte les deux expéditions, douze personnes ont tentes l’ascension du Cotopaxi en cette nuit du premier septembre 2005. Cinq ont du rebrousser chemin – dont deux a plus de 5600 m d’altitude – cinq autres ont atteint le sommet dans des conditions acceptables. Deux l’ont atteint en mettant leur vie en danger.
Je vais vous dire une chose: je me sentais triste a l’idée de redescendre après avoir atteint 5050 m pendant la nuit. Je me sentais encore triste alors que nous revenions vers la jeep de n’avoir pas atteint le sommet. Je me sens encore triste de ne pas avoir complète l’ascension du Cotopaxi. Mais je ne regrette en rien la décision que j’ai prise de suivre les instructions du guide. Je me souviens lui avoir dit : « Je me sens capable de monter encore, mais c’est toi le spécialiste et si tu me dis que je ferais mieux de descendre, je descend ».
Dans ces conditions d’ascension, il ne s’agit pas de vouloir battre des records, il ne s’agit pas d’orgueil ou de l’image que l’on veut projeter envers les autres ou ses amis. Il s’agit d’expérimenter, de partir à l’aventure, mais pour le plaisir. Ce gars qui a brise les règles et mis sa propre vie en danger, il a agit de manière stupide. Mais le fait d’agir de la sorte a élimine tous les regrets que j’aurais pu avoir suite au niveau de 5050 m que j’ai atteint, au lieu du 5897 m qu’il y avait devant moi.
Enfin, quelques heures après mon retour a Quito – tout symptômes de mal d’altitude m’a quitte après être descendu a 4600 m – je suis même très fier de m’être tenu sous ce merveilleux ciel étoile a plus de 5000 m au-dessus du niveau de la mer – un record personnel, au moins! Et que j’ai atteint deux fois! – et je me dis que le Cotopaxi sera la pendant bien des années encore. J’imagine qu’on se reverra un jour.
lundi 29 août 2005
How to scare the hell out of you in Quito: A guide
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc

Ok, I have no clue why i decided to do that today... I was walking in the centro Historico, and I was trying to get yet another picture of the beautiful Plaza Grande, but from a higher point of view... and there it is, a building about 4 stories high, with a couple small towers on each sides, facing the cathedral... of course, tourists are not allowed on such places, usually, but that one building, he highest in the Plaza Grande, is in complete renovation; they will make an hotel out of it... As it happen, they're working on it right now... so i went to the side door, to talk with one of the workers... and after a little chat with his boss, in charge of the constructions, i had the freedom to wander around for a few minutes... So i went to the stairs with the intention of climbing up to the 4th floor... well, the stairs are made of concrete, with no ramp whatsoever, and each floor is filled with blocks and broken bricks from the old walls of the place. They are working on the demolition part, keeping just the skeleton of the building... So i climb a few sets of stairs, and after the fourth, i realize there's more... so I keep goin... and reach a kind sixth floor, which is a platform between the two little towers on top of the building. Wow, what a incredible view of the Plaza Grande! Hehehe... once again, not in a guide book, uh? So i took a few pics from there (probably more than there was need to, but hell, when do you think i'll go back there?)...
And went back on the ground floor and left the place, not without thanking a lot my new friend and his boss.
So... all happy about that move (actually, i've spot the place several days ago, but there was nobody, and yesterday, the site was close, since it was sunday)... I went as planned to call my friends and see what they were up to. After the call, and having made some plans for tomorrow, I still had a couple hours to kill in this late afternoon...
So... I decided to go back to the basilica that I've visited last week, and, hell, climb to the top north tower. I have to tell you that last time, I went as high as possible, but was too scared to climb the last part of that tower... So i don't know what got me, but i decided to go. And if I was to pay a second time (ok, it's just 2 bucks, but even), I'll go to the highest part of it, scared or not!
I walked in, confident about my abilities, and went right to the third floor where you can take a look to the centro Historico from a mirador between the two high clock towers of the basilica.
Ok, from that level, there is a little wooden bridge that crossed the whole building on the rooftop (yeah). At the end, you're standing at the foot of the north tower... which can be reach by climbing three sets of stairs... well, ladder is closer to the actual thing. And at about 85 degres (no kidding), and in open air, with no ramp, nothing to protect you... So I went to the little platform of that tower, half-scared to death (I have some... issues with high places like that, especially when the space around is tiny)... I then took a few pics (let's hope I wasn't shaking too much, uh?)... and tried to get back without falling and killing myself in the process.
Obviously, I've succeeded! Yeee!!!
And I crossed back the tiny and unstable wooden bridge, and i thought, well, that wasn't so hard after all (but I was happy to be back on some more solid ground)...
And that's when I saw something... see, there's a little souvenir shop in the thrd floor, and last time, I didn't really botherd going there, the prices are always too high in that kinda place... But this time, I saw one of the guide and two girls getting out out the shop, by the side of it (?)... so i went in and checked that out... and saw the stairway (to heaven? hehe)... to the belfroy.
Oh. My. God.
Yep. It's possible to get there... so why not going for it, it's just about 15 meters higher than the north tower... hehehehehehehe (nervous laugh, here)... So i went, at first, finding it less scary than the other tower, since it's just a stairway after all. Ok, tiny, and steep, but well, it's inside, there's some wall... until you reach a platform, with a glass door, and well, you're outiside again, at the same level that the norht tower... yeah, so funny, a couple more pictures!
And what's next? Let's see... a spiral metal stairway to go higher... actually, to reah the clock level... hahaha... the damn big high clock of the tower... wow... and of course, they never bother putting some windows or railing, bastards!
From the little floor of the clock level, there's yet another three sets of ladders, yeah, ladders... out in the open, to reach the bell's level, just that... Jesus Christ - oops, sorry, I forgot that I was in a church :)
So I went all the way to the top of that fucking tower, yep! (By the way, you can click on that small pictures to have a larger view and be able to read the comments, just in case you haven't figure it out yet :)
Eighty-Five fucking meters high, shit, I hope the pics will be good enough... I have at leats one with my scary face on it, hehehehe....
And I managed somehow to get back by the same way without braking my neck. Hurrah!
But let me tell you something, all that basilica thing scared the hell out of me. Shit, at St-Peters in Rome and at Notre-Dame in Paris, there's secutiry stuff, you know, like railings, and the floor are stable, and the building itself isn't falling appart (yeah, the Basilica isn't a century old, and still not finished yet, but it's somewhere between unfinished and in needed of renovations)... There's nowhere else in the world touristswould be allowed to do that kind of climbing, only in latina america, my friends, only in latina america... but they may be right about it... see, God was kind with me today, or He was just in no mood to have me around yet! :)
Mes petites habitudes de Quiteño
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Hum... on a beau combatre la routine, il y a tout de meme certaines habitudes qui s'installent, parfois. Une question de confort, j'imagine. J'ai evidemment mes endroits de predilection a Vancouver, Montreal... et Quito.
La preuve? Hehehehe... je commence a etre reconnu comme un client regulier a quelques endroits de Quito, c'est parfois bon signe, d'autres fois... hum... voyons voir:
Hier, trois des filles qui travaillent au Tomato (une pizzeria) m'ont reconnu... meme chose pour le proprietaire du petit depanneur au coin de ma rue. Les gars du cafe internet sont habitues a ma presence, puisque je navigue tous les jours, mais aussi, que j'y travaille sur divers textes (ils ont un traitement de texte ET une prise USB)... qui d'autre... ah, oui, deux madames dans des kiosques du marche d'artisanant du parc Ejido, ca c'est un signe que j'y vais trop souvent et que j'achete trop de souvenirs et cadeaux! les types qui travaillent au cafe ou je dejeune souvent me reconaissent aussi, sans trop d'enthousiasme, ils sont un peu blases, moins sympathiques que les filles du Tomato!... ah, et le portier de Libri Mundi, la super librairie de Quito ou vous pouvez trouver des livres dans une bonne dizaine de langues differentes, lui me reconnait a chaque fois que j'y vais flaner... c'est vous dire...
Encore heureux qu'il n'y ait pas de Starbucks a Quito :)
Et puis tout d'un coup, dans quelques jours, je vais disparaitre de la circulation pour eux... monde etrange... et je vais reapparaitre tout aussi soudainement apres un peu plus de trois mois dans un Starbucks de Montreal, au Frite Alors rue St-Denis, ou a L'Amere a boire un peu plus haut sur la meme rue du Quartier Latin...
En attendant de reapparaitre au Kitto sur Granville Street...
La preuve? Hehehehe... je commence a etre reconnu comme un client regulier a quelques endroits de Quito, c'est parfois bon signe, d'autres fois... hum... voyons voir:
Hier, trois des filles qui travaillent au Tomato (une pizzeria) m'ont reconnu... meme chose pour le proprietaire du petit depanneur au coin de ma rue. Les gars du cafe internet sont habitues a ma presence, puisque je navigue tous les jours, mais aussi, que j'y travaille sur divers textes (ils ont un traitement de texte ET une prise USB)... qui d'autre... ah, oui, deux madames dans des kiosques du marche d'artisanant du parc Ejido, ca c'est un signe que j'y vais trop souvent et que j'achete trop de souvenirs et cadeaux! les types qui travaillent au cafe ou je dejeune souvent me reconaissent aussi, sans trop d'enthousiasme, ils sont un peu blases, moins sympathiques que les filles du Tomato!... ah, et le portier de Libri Mundi, la super librairie de Quito ou vous pouvez trouver des livres dans une bonne dizaine de langues differentes, lui me reconnait a chaque fois que j'y vais flaner... c'est vous dire...
Encore heureux qu'il n'y ait pas de Starbucks a Quito :)
Et puis tout d'un coup, dans quelques jours, je vais disparaitre de la circulation pour eux... monde etrange... et je vais reapparaitre tout aussi soudainement apres un peu plus de trois mois dans un Starbucks de Montreal, au Frite Alors rue St-Denis, ou a L'Amere a boire un peu plus haut sur la meme rue du Quartier Latin...
En attendant de reapparaitre au Kitto sur Granville Street...
Un domingo tranquilo
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Dimanche, 16h30, Plaza Grande, Quito.
Je me trouve assis dans les escaliers de la cathédrale de Quito, que j'ai visitée la semaine dernière. Surprenant comme l'intérieur célèbre a la fois les sujets chrétiens habituels (chemin de croix, christ en croix, vierge Marie, etc.) et quelques sujets laïcs. En effet, on y retrouve la tombe du mariscal Sucre, héros de la guerre d'indépendance Equatorienne et bras droit de Simon Bolivar. Il y a autour du tombeau plusieurs plaques commémoratives offertes par divers pays de l'amerique latine. Aussi, aux alentours du milieu des années 1880, le président Garcia Moreno a été assassine en face du palais présidentiel, après avoir été touche par les tirs, il a été transporte dans la cathédrale, ou il est mort. L'endroit de sa mort est aussi commémore dans la cathédrale, avec une sculpture le représentant sur son tombeau et quelques plaques en son honneur.
J'avoue que cette visite m'avais étonnée, car elles sont rares, les églises ou l'on retrouve des hommages a des événements non relies a la mythologie chrétienne.
Je profite donc du soleil et de l'activité grouillante mais tranquille de la Plaza Grande en ce dimanche après-midi.
A ma gauche, une petite tente abrite une douzaine de personnes. Ils sont installes la depuis 15 jours maintenant, faisant une grève de la faim pour manifester contre le non paiement de leurs avantages sociaux par une compagnie dont j'ignore le nom. Ils ont quelques supporteurs aux alentours.
Le bruit ambiant est une constante en Equateur, et comme dans tous les pays d'amerique latine que j'ai visite, il peut parfois être d'une intensité remarquable, les latinos ayant une culture du bruit totalement différente de la notre.
mais par ce dimanche après-midi, malgré tout ce qui m'entoure, c'est relativement tranquille. Il faut dire que le dimanche, la circulation automobile est interdite dans al vieux-Quito, qui devient une immense zone piétonnière. Mais il est 16h30, et la circulation reprend lentement ses droits, les bus commencent a circuler a nouveaux, leur helpers criant les destinations.
Un "preacher" est accompagne de quelques dames et s'est empare d'un microphone relie a un petit haut-parleur portatif. Il harangue la foule, qui ne porte aucune attention a ce qu'il dit. Son discours se mêle a celui des vendeurs et aux rires de la foule a ma droite, qui suit les élucubrations d'un mime qui amuse le public.
Ce que j'entends a ce moment-ci ressemble un peu a ceci, mais presque simultanément:
(precheur) - En el nombre de Dios !....
(vendeur) - Naranja! naranja, naranja! A diez centavos la naranja, naranja, diez centavitos!!
(garcon qui cire les chaussure) - Amigo, limpio ¿ shoe shine? Si !
(klaxon de bus)………
(vendeuse) - Helados de coco, bien fresco, helados de coco a diez, a diez el helado!
(precheur) - Yo soy el camino! La verdad! La Luz!
(vendeur) - Crema de fresa, de mora de chocolate, crema crema!
(crieur du bus)- la pintado, la pintado, la magdalena, Chillogaaaaallo! Pintado…
(klaxon du Troley, qui prend la forme d’une petite chanson de dix notes)…
Les gens ignorent pour la plupart le prêcheur, ils semblent beaucoup plus intéresses au silencieux discours du mime. Un homme vêtu d’un manteau jaune s’adresse au prêcheur, en faisant des signes. Le prêcheur s’enflamme, lui disant qu’il n’est pas lui-meme, que c’est le diable qui parle, il lui touche l’épaule en ordonnant au nom du seigneur a Satan de quitter le corps de cet homme. L’homme lui sourit et continue de lui parler, bien que je ne puisse entendre ses propos. La chose me fait sourire : de l’action…
Un petit dimanche après-midi tranquille, dans les rues du vieux-quito, une pause a la Plaza Grande, je tente de vivre pleinement le moment, de fixer ces sentiments, ces sons, ces images, dans ma mémoire, car je sais que tout ça va me manquer bientôt.
Je me trouve assis dans les escaliers de la cathédrale de Quito, que j'ai visitée la semaine dernière. Surprenant comme l'intérieur célèbre a la fois les sujets chrétiens habituels (chemin de croix, christ en croix, vierge Marie, etc.) et quelques sujets laïcs. En effet, on y retrouve la tombe du mariscal Sucre, héros de la guerre d'indépendance Equatorienne et bras droit de Simon Bolivar. Il y a autour du tombeau plusieurs plaques commémoratives offertes par divers pays de l'amerique latine. Aussi, aux alentours du milieu des années 1880, le président Garcia Moreno a été assassine en face du palais présidentiel, après avoir été touche par les tirs, il a été transporte dans la cathédrale, ou il est mort. L'endroit de sa mort est aussi commémore dans la cathédrale, avec une sculpture le représentant sur son tombeau et quelques plaques en son honneur.
J'avoue que cette visite m'avais étonnée, car elles sont rares, les églises ou l'on retrouve des hommages a des événements non relies a la mythologie chrétienne.
Je profite donc du soleil et de l'activité grouillante mais tranquille de la Plaza Grande en ce dimanche après-midi.
A ma gauche, une petite tente abrite une douzaine de personnes. Ils sont installes la depuis 15 jours maintenant, faisant une grève de la faim pour manifester contre le non paiement de leurs avantages sociaux par une compagnie dont j'ignore le nom. Ils ont quelques supporteurs aux alentours.
Le bruit ambiant est une constante en Equateur, et comme dans tous les pays d'amerique latine que j'ai visite, il peut parfois être d'une intensité remarquable, les latinos ayant une culture du bruit totalement différente de la notre.
mais par ce dimanche après-midi, malgré tout ce qui m'entoure, c'est relativement tranquille. Il faut dire que le dimanche, la circulation automobile est interdite dans al vieux-Quito, qui devient une immense zone piétonnière. Mais il est 16h30, et la circulation reprend lentement ses droits, les bus commencent a circuler a nouveaux, leur helpers criant les destinations.
Un "preacher" est accompagne de quelques dames et s'est empare d'un microphone relie a un petit haut-parleur portatif. Il harangue la foule, qui ne porte aucune attention a ce qu'il dit. Son discours se mêle a celui des vendeurs et aux rires de la foule a ma droite, qui suit les élucubrations d'un mime qui amuse le public.
Ce que j'entends a ce moment-ci ressemble un peu a ceci, mais presque simultanément:
(precheur) - En el nombre de Dios !....
(vendeur) - Naranja! naranja, naranja! A diez centavos la naranja, naranja, diez centavitos!!
(garcon qui cire les chaussure) - Amigo, limpio ¿ shoe shine? Si !
(klaxon de bus)………
(vendeuse) - Helados de coco, bien fresco, helados de coco a diez, a diez el helado!
(precheur) - Yo soy el camino! La verdad! La Luz!
(vendeur) - Crema de fresa, de mora de chocolate, crema crema!
(crieur du bus)- la pintado, la pintado, la magdalena, Chillogaaaaallo! Pintado…
(klaxon du Troley, qui prend la forme d’une petite chanson de dix notes)…
Les gens ignorent pour la plupart le prêcheur, ils semblent beaucoup plus intéresses au silencieux discours du mime. Un homme vêtu d’un manteau jaune s’adresse au prêcheur, en faisant des signes. Le prêcheur s’enflamme, lui disant qu’il n’est pas lui-meme, que c’est le diable qui parle, il lui touche l’épaule en ordonnant au nom du seigneur a Satan de quitter le corps de cet homme. L’homme lui sourit et continue de lui parler, bien que je ne puisse entendre ses propos. La chose me fait sourire : de l’action…
Un petit dimanche après-midi tranquille, dans les rues du vieux-quito, une pause a la Plaza Grande, je tente de vivre pleinement le moment, de fixer ces sentiments, ces sons, ces images, dans ma mémoire, car je sais que tout ça va me manquer bientôt.
dimanche 28 août 2005
Un court dimanche de fillancailles...
Libellés :
Voyage-2005-Amc
Je pense qu'il y a peu d'experiences aussi calmante et agreables que de simplement marcher au hasard dans les rues du Centro Historico de Quito par un beau dimanche apres-midi ensoleille... Les rues du vieux-Quito sont fermees a la circulation automobile le dimanche et le Centro se rempli de quiteños qui commercent, s'amusent, se balade et se repose a la Plaza Grande.
Je suis chanceux de pouvoir passer encore un dimanche apres-midi dans ces rues en vieilles pierres entourrees d'edifices, eglises, couvent, a l'architecture coloniale espagnole tellement belle et coloree.
Quelques heures a peine, c'est court, mais le moment est fort agreable et le realiser le rend encore plus special encore.
Je suis chanceux de pouvoir passer encore un dimanche apres-midi dans ces rues en vieilles pierres entourrees d'edifices, eglises, couvent, a l'architecture coloniale espagnole tellement belle et coloree.
Quelques heures a peine, c'est court, mais le moment est fort agreable et le realiser le rend encore plus special encore.
10 days or so: and still overwhelmed
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Hey guys... it's gonna be ... well... lets be honest here... it's gonna be really fucking hard to leave Quito and Ecuador again... actually, i never believed it could be harder than last year... i thought that i'd see the kids, the families, my friends, the city, and be happy with it....
Well, i'm more than happy with it, if you really wanna know... everything is so overwhelming.... i have to thank life for that, life had been kind with me here, i have to be grateful for that... for all these moments, moments that i've always called moments of grace... incredible how life works...
well, you could tell by that entry how i could feel, i guess...
last year, i knew i would come back in Ecuador one day.. i was just... sure of it, you know what i mean?
well... if today, there's only one sure thing in my life, it's that i'm gonna come back again one day... maybe not soon, one never knows.. but i'll come back... unless i'm dying in the next couple years...
I have for about ten days to enjoy it... my friends... the wlaks in the park Ejido, the markets, the chaos of the streets, the reggaeton music playing everywhere, the vendors all around... it's gonna be a nice ten days, i know it... but it's gonna be a hard return, i know that much too...
ok, better go...
Well, i'm more than happy with it, if you really wanna know... everything is so overwhelming.... i have to thank life for that, life had been kind with me here, i have to be grateful for that... for all these moments, moments that i've always called moments of grace... incredible how life works...
well, you could tell by that entry how i could feel, i guess...
last year, i knew i would come back in Ecuador one day.. i was just... sure of it, you know what i mean?
well... if today, there's only one sure thing in my life, it's that i'm gonna come back again one day... maybe not soon, one never knows.. but i'll come back... unless i'm dying in the next couple years...
I have for about ten days to enjoy it... my friends... the wlaks in the park Ejido, the markets, the chaos of the streets, the reggaeton music playing everywhere, the vendors all around... it's gonna be a nice ten days, i know it... but it's gonna be a hard return, i know that much too...
ok, better go...
samedi 27 août 2005
Asterix, Tintin, Wally... et plus de Lasagne!
Libellés :
Voyage-2005-Amc

Je suis tombe par hasard sur une librairie internationale a Quito... Des livres dans tout pleins de langues, bref, un paradis pour ce lecteur-ci :)
Apres avoir flane dans la place pendant un temps, j'ai remarque un petit coin BD, ce qui est une exception totale ici, puisque la BD ne fait pas partie de la culture latino. Il n'y a en BD que des traductions espagnoles publiees en espagne, mais aucune tradition ou culture latino americaine de la BD, bref, la chose est tres tres rare.
En traduction, les vedettes de l'endroit? Asterix (ils ont les editions francaises originales aussi), Tintin (en francais et allemand egalement)... et Wally!
Qui est Wally, me direz-vous? Hehe, mauvaise question, la question etant:
"Ou est Wally?"...
Ben oui, le Waldo anglais, qui est Charlie en francais et qu'il faut denicher dans diverses aventures graphiques, c'est Wally, en espagnol...
Pour le reste, en humour plus qu'en BD, les vedettes inconditionnelles sont Mafalda et Garfield... Et moi qui venait de dire que les Equatoriens etaient friands de ce type d'humour, Garfield est l'exemple parfait de cet humour que j'affectionne aussi beaucoup.
Actualite latino et humour equatorien...
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Encore un billet a tendance politique... C'est qu'il y a beaucoup de nouvelles politiques dans les journaux ces jours-ci...
ce matin, dans El Comercio, et dans le Hoy, il y avait des caricatures de pat Robertson e ses propos a l'endroit de Hugo Chavez...
Tres drole... Je ne suis pas habitue a ce genre d'humour en amerique latine. Les equatoriens en sont friands (moi aussi), les costaricains et les panamees aussi, mais au nord du costa rica, il ne connaissent pas ce type d'humour... satirique...
Bref, uen des carricatures montre Robertson avec une bible recitant les commandements de Dieu et apres le dixieme, continue: "Onzieme commandement: tu tueras Hugo Chavez". L'autre carricature joue sur la meme idee, on y voit Robertson et les tables de la Loi, recitant: "Tu ne tueras pas ton prochain, Sauf Hugo Chavez".
Amusant, non?
Pour le reste, il y avait une tres interessante interview du chef Sandiniste du Nicaragua, Daniel Ortega, qui montrait a quel point il se passe une sorte de revolution tranquille (hehehe) en amerique latine, chaque pays etant en train de reluquer du cote des associations avec le Venezuela de Chavez... Ortega confirme que d'apres lui, les USA comploteraient contre Chavez, son argument principal? "Eh bien, ils ont tout fait pour nous eliminer (les sandinistes) juste parce que notre gouvernement de gauche etait en voie de fonctionner, alors il est fort probable qu'ils feront tout pour eliminer Chavez aussi." Il remarque aussi que l'idee americiane d'un axe diabolique entre Cuba-venezuela-Nicaragua n'existe pas rellement, seulement des transformations vers la gauche dans toute l'amerique latine, mais que cette idee fait partie de la typique attitude americaine style guere froide, la peur, et la volonte de venir destabiliser l'amerique latine une fois de plus, pour leur propre profit...
Je pense que la publication d'articles et interviews comme celui-la est benefique pour les gens d'ici. Apres tout, les latinos americains sont de plus en plus eduques (lentement mais surement), et la liberte de presse qu'il y a ici est saine.
Esperons que les gens ne seront pas trop dupes si les americains interviennent trop directement...
ce matin, dans El Comercio, et dans le Hoy, il y avait des caricatures de pat Robertson e ses propos a l'endroit de Hugo Chavez...
Tres drole... Je ne suis pas habitue a ce genre d'humour en amerique latine. Les equatoriens en sont friands (moi aussi), les costaricains et les panamees aussi, mais au nord du costa rica, il ne connaissent pas ce type d'humour... satirique...
Bref, uen des carricatures montre Robertson avec une bible recitant les commandements de Dieu et apres le dixieme, continue: "Onzieme commandement: tu tueras Hugo Chavez". L'autre carricature joue sur la meme idee, on y voit Robertson et les tables de la Loi, recitant: "Tu ne tueras pas ton prochain, Sauf Hugo Chavez".
Amusant, non?
Pour le reste, il y avait une tres interessante interview du chef Sandiniste du Nicaragua, Daniel Ortega, qui montrait a quel point il se passe une sorte de revolution tranquille (hehehe) en amerique latine, chaque pays etant en train de reluquer du cote des associations avec le Venezuela de Chavez... Ortega confirme que d'apres lui, les USA comploteraient contre Chavez, son argument principal? "Eh bien, ils ont tout fait pour nous eliminer (les sandinistes) juste parce que notre gouvernement de gauche etait en voie de fonctionner, alors il est fort probable qu'ils feront tout pour eliminer Chavez aussi." Il remarque aussi que l'idee americiane d'un axe diabolique entre Cuba-venezuela-Nicaragua n'existe pas rellement, seulement des transformations vers la gauche dans toute l'amerique latine, mais que cette idee fait partie de la typique attitude americaine style guere froide, la peur, et la volonte de venir destabiliser l'amerique latine une fois de plus, pour leur propre profit...
Je pense que la publication d'articles et interviews comme celui-la est benefique pour les gens d'ici. Apres tout, les latinos americains sont de plus en plus eduques (lentement mais surement), et la liberte de presse qu'il y a ici est saine.
Esperons que les gens ne seront pas trop dupes si les americains interviennent trop directement...
vendredi 26 août 2005
Une publicite controversee...
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc

Je ne pense pas en avoir parle beaucoup pendant mes voyages, mais une chose qu ietonne et intrigue, c'est souvent les relations de la culture dasn laquelle vous vous touvez avec la publicite, sous toutes ses formes. Voir les pub tele et les publicites dans les cinemas, ou dans les journaux, c'est souvent drole, parfois rafraichissant, puisque les gens de diverses cultures ont des manieres de faire differentes, souvent plus directe que la publicite edulcoree de chez nous.
Chez les latinos, c'est un melange de publicites choquantes et directes ou de publicites terriblement naives...
Ici, sur la photo, c'est uen publicite contre la vente des oeufs de tortue, puisqu'il s'agit d'une espece menacee... Comme on prete a ces oeufs des proprietes diverses reliees aux performances sexuelles, le texte dit: Mon homme n'a pas besoin d'oeufs de tortue, il sait que ca ne le rendra pas meilleur. (traduction libre).
La publicite a cree un tolle, parait-il qu'un groupe proteste deja contre une telle utilisation de l'image de la femme... Incroyable quand on voit comment est vue la femme en general dans la culture latino...
Un court mot sur le sujet d'ailleurs; je note avec interet que l'Equateur semble un pays moins Macho (relativement aux autres pays latinos visites)... Les filles n'hesitent pas a traiter les gars de Machos et les gars sont moins portes (c'est meme tres rare) a siffler les filles ou a les suivre du regard de maniere insistante... Au Nicaragua, par comparaison, c'etait incroyablement evident, tres demonstratif et bien sur, souventde tres mauvais gout...
Voila, c'etait la capsule culturelle du moment.
jeudi 25 août 2005
Toucher les nuages
Libellés :
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Toucher les nuages, oui...
Quelle journee ! Incroyable ! Je suis encore un peu sur l’adrenaline (a moins que ca ne soit le retour d’un bon % d’oxygene disponible !). Voici l’histoire :
Tout cela a commence par hasard. J’avais certains plans pour aujourd’hui, mais des le debut de la journee, il y a eu des changements. Par contre, le ciel etait d’un superbe bleu pratiquement sans nuages au-dessus de Quito. J’ai donc ete tente de retourner par el teleferiqo a 4050 m pour prendre des photos des sommets enneiges des plus hauts volcans des Andes.
Bien entendu, le temps de m’organiser, de prendre un bus, de marcher pour atteindre la plate-forme de depart a 3200 m, de faire la file pour les billets, puis la file pour monter dans les cabines, puis le trajet en telepherique, une heure et quelque a passe… et les nuages avaient remplis le ciel ! J’ai pu apercevoir un peu du commet du Cotopaxi en montant en telepherique, mais une fois en haut, niet, tout camouffle dans les nuages. Ces choses-la se produisent toujours ici… En ville, on dit que Quito est une femme, qui change d’humeur vingt fois par jour sans preavis :)
Je flane donc en haut, admirant tout de meme la vue de Quito, et remarque que je ne ressens aucun etourdissement ; on dirait que mon systeme s’est habitue a l’altitude.
Je decide donc de prendre le sentier pour monter au mirador a 4100 m ou je suis alle la derniere fois. De la, je remarque alors quelques personnes hors-terrain un peu plus loin, de l’autre cote de la barriere marquee « passage interdit ». Bien entendu, les responsables du parc du telepherique ne sont pas responsables de toute la montagne… mais je vois bien que ces 12-15 personnes (fort probablement des equatoriens) sont sur un sentier. J’hesite, je suis nord-americain, apres tout, et habitue aux regles… mais je suis aussi francais, alors je suis aussi habitue a tordre une regle ou deux selon les circonstances. :)
Parenthese ici : il existe un sentier qui part de Quito, monte vers Cruz Loma (le sommet ou est maintenant la plate-forme de 4050m du telepherique) et le sommet du Rucu Pichincha (a 4627 m d’altitude, a son pic rocheux le plus haut). Il est tres fortement deconseille de gravir le Rucu par ce sentier pour des raisons de securite, les vols et agressions de touristes et locaux par des gangs de rues sont abondantes. Ainsi, jamais je n’ai envisage, ni l’an dernier, ni cette annee, l’ascension du Rucu. Fin de la parenthese.
Le sentier qu’ont emprunte ces gens monte sur une petite butte qui surplombe l’endroit ou je me trouve par environ 100m. Comem aucun garde nesemble preter attention a ce qu’ils font, ni a moi, je passe la cloture et prend le meme sentier.
Je les rattrape au bout d’une dizaine de minutes, il faut aller lentement, l’air semble rare, la pente est abrupte. Je les passe un par un, pour me retrouver au « sommet » en meme temps que les premiers a y arriver. De la, je dirige mon regard en arriere et vois deja une bonne difference d’altitude entre a plate-forme du telepherique et notre point de vue. De l’autre cote, le sentier continue… et monte vers le Rucu…
Autre parenthese : il faisait un ciel superbe a Quito lors de mon depart, j’avais chaud en T-shirt, j’ai tout de meme apporte mon chandail en coton a manche longue, mais rien de plus. De plus, n’ayant pas prevu une ascension, l’ayant improvise en voyant les autres sur le sentier, je n’ai meme pas de nourriture, ni meme de bouteille d’eau, puisqu’il y en a a vendre a la plate-forme. Fin de la seconde parenthese.
Je me trouve donc, a 4200 m d’altitude, le vent commence a se faire plus insistant et plus froid, je n’ai ni eau ni nourriture, mais le sentier devant moi est tentant. Je pourrais redescendre a 4050 m pourdu ravitaillement, mais l’idee de redescendre m’effleure a peine l’esprit : si je rebrousse chemin, je sais que je ne reviendrai pas, le 100 m de gain d’altitude supplementaire a deja ete un bon exercice pour mon cœur et mes poumons.
Je reflechis un instant, puis me dit que le prochain point sur le sentier n’est pas si haut, ni si loin, que je peux au moins voir ou ca me menera de suivre un peu le sentier. Apres tout, je ne suis pas si loin de la plate-forme et je peux redescendre si je ne me sens pas bien ou si j’ai trop froid.
Ainsi, d’un petit sommet a un autre (le sentier valse, vous grimpez, puis descendez un peu entre deux pointes, puis remontez plus haut que la pointe precedente poru atteindre la suivante), je monte lentement, laissant les autres de plus en plus loin derriere moi.
Le sentier offre des vues absoluments incroyables. Le volcan Pichincha, lors d’eruptions passees, a laisse des trainees de lave qui ont formees des coulees profondes entre ses sommets et flans, les perspectives sont impressionantes.
Je fais une petite pause pour evaluer la situation a chaque sommet supplementaire atteint. Je regarde derriere moi : la plate-forme devient de plus en plus petite et eloignee. Je tente d’estimer mon altitude, je prends mon pouls, calcule le nombre de respirations que je prends a la minute… puis je continue vers un autre pic. Un a la fois, sans savoir jusqu’ou j’irai, sans meme penser atteindre le Rucu, qui trone loin devant, et toujours si haut ! A un moment, j’estime avoir passe la barre des 4300 m d’altitude.
Il s’ecoule une heure dix minutes entre le moment ou je quitte le parc officiel a 4100 m et le moment ou je decide que je ne peux pas aller plus loin. Je respire a un rythme de 60 inspirations/expirations completes la minute, mon cœur bat a 168 pulsations minute. J’ai l’impression que l’air rare et froid passe comme de la vitre dans mes poumons.
Mais je peux voir un des bords du cratere du Rucu Pichincha. La seule chose qui se dresse entre moi et ce cratere, c’est le « sommet » du Rucu, une gigantesque pointe rocheuse de plus de 25 m de haut, qu’il est impensable de gravir, sans tout le serieux equipement d’escalade requis pour ce genre d’entreprise. J’ai donc atteint le point le plus eleve du Rucu Pinchincha accessible a pied sans cable, clips et crampons et tout.
Bref, je me trouve - a quelques metres pres - a 4600 m au-dessus du niveau de la mer.
Une partie des sentiments tres forts qui m’habitent est peut-etre du au fait qu’a cette altitude, mon systeme peut compter sur seulement 70% du niveau d’oxygene normalement disponible au niveau de la mer. Le cœur et les poumons doivent compenser, mon sang doit produire plus de globules rouges ! Par comparaison, le niveau d’oxygene disponible a 4100 m est de 79%. Ca descend vite a cette altitude !
Un regard en arriere me confirme que j’ai grimpe haut ; la plate-forme de 4050 m est minuscule en bas… et Quito est incroyablement loin, a 2850 m, je ne peux meme plus distinguer les edifices. Un regard vers le sud, et je peux avoir avec etonnement le sommet du volcan Atacazo, un peu en contrebas, avec son 4463 m d’altitude. La vue de ce sommet plus bas que moi donne le vertige. Les emotions sont difficiles a controler : Je voudrais crier, mais l’energie et l’air me manquent, j’en ai les larmes aux yeux. Je n’ai absolument aucune base de comparaison en ce qui concerne ce qui me passe par la tete et le corps a ce moment, c’est vous dire comment je me sens.
Je realise alors qu’a cet instant precis, je suis l’etre humain le plus haut perche sur la terre dans un rayon d’un peu plus de 50 km.
L’idee donne des frissons (a moins que ca ne soit le vent et le froid qui se sont intensifies tout du long). Je touche les nuages… en realite, je fait mieux que ca ; je vois plusieurs groupes nuageux qui sont en contre-bas, du cote de Lloa et du Mont Ungui. Enfin, j’apercois un avion qui vient de decoller de l’aeorpuerto mariscal Sucre, et qui monte et monte… il doit etre a environ 3500 m, il est si bas, et en meme temps si haut au-dessus de la ville, que c’est difficile a assimiler comme vision. Ca a l’air irreel.
Je prends le temps d’admirer la vue, de profiter du moment, de prendre quelques photos, et apres une dizaines de minutes a toucher les nuages, j’entame ma descente.
Ca va me prendre un peu moins de temps pour rejoindre la plate-forme. Je croiserai quelques rares personnes qui tentent aussi de monter vers le Rucu, sans savoir s’ils vont s’y rendre. Il y a un groupe de 5 qui a l’air fort determine, suivi de trois jeunes filles qui s’arreterons aux alentours de 4300 m (je les prendrai en photo, de loin, alors que leur silhouettes se dessinent contre l’horizon).
De retour a 4050 m , je me restaure et me rehydrate un brin, me repose, et joue a cache-cache avec le Cotopaxi, qui se camoufle derriere les nuages, tentant d’eviter une photo qui le revele entier.
Puis, apres avoir passe un peu plus de 4h a plus de 4000 m d’altitude, je rentre a Quito.
Je suis fatigue, mais aussi euphorique, et je ne peux resister a la tentation de partager cette expedition tellement improvisee.
Je le realise a peine, encore, mais aujourd’hui, j’ai vaincu le Rucu Pichincha, qui devient le point le plus haut ou j’ai mis les pieds sur cette planete.
Hugues,
25 aout 2005, 18h05, heure de Quito, Equateur.
Quelle journee ! Incroyable ! Je suis encore un peu sur l’adrenaline (a moins que ca ne soit le retour d’un bon % d’oxygene disponible !). Voici l’histoire :
Tout cela a commence par hasard. J’avais certains plans pour aujourd’hui, mais des le debut de la journee, il y a eu des changements. Par contre, le ciel etait d’un superbe bleu pratiquement sans nuages au-dessus de Quito. J’ai donc ete tente de retourner par el teleferiqo a 4050 m pour prendre des photos des sommets enneiges des plus hauts volcans des Andes.
Bien entendu, le temps de m’organiser, de prendre un bus, de marcher pour atteindre la plate-forme de depart a 3200 m, de faire la file pour les billets, puis la file pour monter dans les cabines, puis le trajet en telepherique, une heure et quelque a passe… et les nuages avaient remplis le ciel ! J’ai pu apercevoir un peu du commet du Cotopaxi en montant en telepherique, mais une fois en haut, niet, tout camouffle dans les nuages. Ces choses-la se produisent toujours ici… En ville, on dit que Quito est une femme, qui change d’humeur vingt fois par jour sans preavis :)
Je flane donc en haut, admirant tout de meme la vue de Quito, et remarque que je ne ressens aucun etourdissement ; on dirait que mon systeme s’est habitue a l’altitude.
Je decide donc de prendre le sentier pour monter au mirador a 4100 m ou je suis alle la derniere fois. De la, je remarque alors quelques personnes hors-terrain un peu plus loin, de l’autre cote de la barriere marquee « passage interdit ». Bien entendu, les responsables du parc du telepherique ne sont pas responsables de toute la montagne… mais je vois bien que ces 12-15 personnes (fort probablement des equatoriens) sont sur un sentier. J’hesite, je suis nord-americain, apres tout, et habitue aux regles… mais je suis aussi francais, alors je suis aussi habitue a tordre une regle ou deux selon les circonstances. :)
Parenthese ici : il existe un sentier qui part de Quito, monte vers Cruz Loma (le sommet ou est maintenant la plate-forme de 4050m du telepherique) et le sommet du Rucu Pichincha (a 4627 m d’altitude, a son pic rocheux le plus haut). Il est tres fortement deconseille de gravir le Rucu par ce sentier pour des raisons de securite, les vols et agressions de touristes et locaux par des gangs de rues sont abondantes. Ainsi, jamais je n’ai envisage, ni l’an dernier, ni cette annee, l’ascension du Rucu. Fin de la parenthese.
Le sentier qu’ont emprunte ces gens monte sur une petite butte qui surplombe l’endroit ou je me trouve par environ 100m. Comem aucun garde nesemble preter attention a ce qu’ils font, ni a moi, je passe la cloture et prend le meme sentier.
Je les rattrape au bout d’une dizaine de minutes, il faut aller lentement, l’air semble rare, la pente est abrupte. Je les passe un par un, pour me retrouver au « sommet » en meme temps que les premiers a y arriver. De la, je dirige mon regard en arriere et vois deja une bonne difference d’altitude entre a plate-forme du telepherique et notre point de vue. De l’autre cote, le sentier continue… et monte vers le Rucu…
Autre parenthese : il faisait un ciel superbe a Quito lors de mon depart, j’avais chaud en T-shirt, j’ai tout de meme apporte mon chandail en coton a manche longue, mais rien de plus. De plus, n’ayant pas prevu une ascension, l’ayant improvise en voyant les autres sur le sentier, je n’ai meme pas de nourriture, ni meme de bouteille d’eau, puisqu’il y en a a vendre a la plate-forme. Fin de la seconde parenthese.
Je me trouve donc, a 4200 m d’altitude, le vent commence a se faire plus insistant et plus froid, je n’ai ni eau ni nourriture, mais le sentier devant moi est tentant. Je pourrais redescendre a 4050 m pourdu ravitaillement, mais l’idee de redescendre m’effleure a peine l’esprit : si je rebrousse chemin, je sais que je ne reviendrai pas, le 100 m de gain d’altitude supplementaire a deja ete un bon exercice pour mon cœur et mes poumons.
Je reflechis un instant, puis me dit que le prochain point sur le sentier n’est pas si haut, ni si loin, que je peux au moins voir ou ca me menera de suivre un peu le sentier. Apres tout, je ne suis pas si loin de la plate-forme et je peux redescendre si je ne me sens pas bien ou si j’ai trop froid.
Ainsi, d’un petit sommet a un autre (le sentier valse, vous grimpez, puis descendez un peu entre deux pointes, puis remontez plus haut que la pointe precedente poru atteindre la suivante), je monte lentement, laissant les autres de plus en plus loin derriere moi.
Le sentier offre des vues absoluments incroyables. Le volcan Pichincha, lors d’eruptions passees, a laisse des trainees de lave qui ont formees des coulees profondes entre ses sommets et flans, les perspectives sont impressionantes.
Je fais une petite pause pour evaluer la situation a chaque sommet supplementaire atteint. Je regarde derriere moi : la plate-forme devient de plus en plus petite et eloignee. Je tente d’estimer mon altitude, je prends mon pouls, calcule le nombre de respirations que je prends a la minute… puis je continue vers un autre pic. Un a la fois, sans savoir jusqu’ou j’irai, sans meme penser atteindre le Rucu, qui trone loin devant, et toujours si haut ! A un moment, j’estime avoir passe la barre des 4300 m d’altitude.
Il s’ecoule une heure dix minutes entre le moment ou je quitte le parc officiel a 4100 m et le moment ou je decide que je ne peux pas aller plus loin. Je respire a un rythme de 60 inspirations/expirations completes la minute, mon cœur bat a 168 pulsations minute. J’ai l’impression que l’air rare et froid passe comme de la vitre dans mes poumons.
Mais je peux voir un des bords du cratere du Rucu Pichincha. La seule chose qui se dresse entre moi et ce cratere, c’est le « sommet » du Rucu, une gigantesque pointe rocheuse de plus de 25 m de haut, qu’il est impensable de gravir, sans tout le serieux equipement d’escalade requis pour ce genre d’entreprise. J’ai donc atteint le point le plus eleve du Rucu Pinchincha accessible a pied sans cable, clips et crampons et tout.
Bref, je me trouve - a quelques metres pres - a 4600 m au-dessus du niveau de la mer.
Une partie des sentiments tres forts qui m’habitent est peut-etre du au fait qu’a cette altitude, mon systeme peut compter sur seulement 70% du niveau d’oxygene normalement disponible au niveau de la mer. Le cœur et les poumons doivent compenser, mon sang doit produire plus de globules rouges ! Par comparaison, le niveau d’oxygene disponible a 4100 m est de 79%. Ca descend vite a cette altitude !
Un regard en arriere me confirme que j’ai grimpe haut ; la plate-forme de 4050 m est minuscule en bas… et Quito est incroyablement loin, a 2850 m, je ne peux meme plus distinguer les edifices. Un regard vers le sud, et je peux avoir avec etonnement le sommet du volcan Atacazo, un peu en contrebas, avec son 4463 m d’altitude. La vue de ce sommet plus bas que moi donne le vertige. Les emotions sont difficiles a controler : Je voudrais crier, mais l’energie et l’air me manquent, j’en ai les larmes aux yeux. Je n’ai absolument aucune base de comparaison en ce qui concerne ce qui me passe par la tete et le corps a ce moment, c’est vous dire comment je me sens.
Je realise alors qu’a cet instant precis, je suis l’etre humain le plus haut perche sur la terre dans un rayon d’un peu plus de 50 km.
L’idee donne des frissons (a moins que ca ne soit le vent et le froid qui se sont intensifies tout du long). Je touche les nuages… en realite, je fait mieux que ca ; je vois plusieurs groupes nuageux qui sont en contre-bas, du cote de Lloa et du Mont Ungui. Enfin, j’apercois un avion qui vient de decoller de l’aeorpuerto mariscal Sucre, et qui monte et monte… il doit etre a environ 3500 m, il est si bas, et en meme temps si haut au-dessus de la ville, que c’est difficile a assimiler comme vision. Ca a l’air irreel.
Je prends le temps d’admirer la vue, de profiter du moment, de prendre quelques photos, et apres une dizaines de minutes a toucher les nuages, j’entame ma descente.
Ca va me prendre un peu moins de temps pour rejoindre la plate-forme. Je croiserai quelques rares personnes qui tentent aussi de monter vers le Rucu, sans savoir s’ils vont s’y rendre. Il y a un groupe de 5 qui a l’air fort determine, suivi de trois jeunes filles qui s’arreterons aux alentours de 4300 m (je les prendrai en photo, de loin, alors que leur silhouettes se dessinent contre l’horizon).
De retour a 4050 m , je me restaure et me rehydrate un brin, me repose, et joue a cache-cache avec le Cotopaxi, qui se camoufle derriere les nuages, tentant d’eviter une photo qui le revele entier.
Puis, apres avoir passe un peu plus de 4h a plus de 4000 m d’altitude, je rentre a Quito.
Je suis fatigue, mais aussi euphorique, et je ne peux resister a la tentation de partager cette expedition tellement improvisee.
Je le realise a peine, encore, mais aujourd’hui, j’ai vaincu le Rucu Pichincha, qui devient le point le plus haut ou j’ai mis les pieds sur cette planete.
Hugues,
25 aout 2005, 18h05, heure de Quito, Equateur.
mercredi 24 août 2005
Inca : Surprise!
Libellés :
Archéologie,
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Bon, je pense pas que celle-la se soit rendu chez nous dnas les nouvelles... ou peut-etre que si et que je suis tres en retard...
Un groupe d'archeologues de la Republique Tcheque a decouvert une grande ville Inca au sud du Machu Pichu (Perou), en Bolivie, pres du Lac Titicaca. En fait, le site fait 10 km carres et se situe a une altitude de plus de 3000 m, plus haut que le Machu Pichu. Peu de details sont disponibles pour le moment, mais dans le monde ou la culture Inca signifie quelque chose, la nouvelle est apparue tres importante. je ne sais pas non plus si les ruines decouvertes (on parle d'une centaine de structures et edifices!) sont tres elaborees ou du niveau un cran au-dessus de l'artefact qui tient dans un musee... On verra bien... Qui sait si ce site ne sera pas accessibles au visiteurs quand je me deciderai enfin a aller voir le Machu Pichu?
La decision de ne pas y aller cette annee pourra alors s'averer une bonne idee :)
Un groupe d'archeologues de la Republique Tcheque a decouvert une grande ville Inca au sud du Machu Pichu (Perou), en Bolivie, pres du Lac Titicaca. En fait, le site fait 10 km carres et se situe a une altitude de plus de 3000 m, plus haut que le Machu Pichu. Peu de details sont disponibles pour le moment, mais dans le monde ou la culture Inca signifie quelque chose, la nouvelle est apparue tres importante. je ne sais pas non plus si les ruines decouvertes (on parle d'une centaine de structures et edifices!) sont tres elaborees ou du niveau un cran au-dessus de l'artefact qui tient dans un musee... On verra bien... Qui sait si ce site ne sera pas accessibles au visiteurs quand je me deciderai enfin a aller voir le Machu Pichu?
La decision de ne pas y aller cette annee pourra alors s'averer une bonne idee :)
Quand l'actualite vous suit...
Libellés :
Voyage-2005-Amc
Hola... vu dans les journaux d'ici, une polemique suite un commentaire du teleevangeliste et ex-candidat a la presidence americaine qui a suggere au gouvernement d'assassiner Hugo Chavez, president du Venezuela au lieu de partir en guerre contre ce pays... La nouvelle, dans les journaux equatoriens, est accompagnee d'une excellente photo du bonhonne (Pat something) en compagnie de Rhumsfeld, le directeur du Pentagone... Reaction locale: comment les USA peuvent-ils pretendre lutter contre le terrorisme et faire de tels commentaires terroristes (il faut dire, l'assassinat d'un president non favorable aux USA... avouez)...
J'ai trouve amusant de voir cette nouvelle le lendemain de mes commentaires sur le torchon qui brule entre les pays andiniens et les USA et l'implication du Venezuela dans le dossier...
J'ai trouve amusant de voir cette nouvelle le lendemain de mes commentaires sur le torchon qui brule entre les pays andiniens et les USA et l'implication du Venezuela dans le dossier...
Le cote obscur de la force...
Libellés :
Voyage-2005-Amc
Bon, ca fait un bon bout de temps que je veux parler de ca... je sens que je vais un peu divaguer, mais bon, si vous suivez, vous comprendrez probablement un peu plus ce qui me pousse, me stimule et me mene la ou je vais, la plupart du temps.
Vous savez que je suis un fan de la saga Star Wars, depuis mon jeune age... je ne reviendrai pas sur les nombreuses anecdotes qui me relient aux divers filsm de la serie, mais je dois avouer que j'ai toujours senti un lien tres fort envers ce que je vivais... et la force... Oui, vous pouvez rire... je ne blague pas, meme si je dois preciser que ce billet n'a rien de religieux, que je ne crois pas en une force mysterieuse qui blablabla...
Mais je crois au cote obscur de la force dans la vie de tout les jours...
Et c'est pour ca que je suis ici, en ce moment, c'est pour ca que j'ai resiste a l'envie de revenir directement au Canada de San Jose quand j'ai change mes plans le mois dernier, c'est pour ca que je veux aider encore mon ecole de Lloa, c'est pour ca que je donne du temps et de mon argent pour les gens d'ici, sans rien leur demander en retour, bien qu'ils me donnent souvent plus que ce que j'apporte... sous une autre forme, immaterielle.
C'est aussi pour ca que je suis venu l'an dernier...
Et je vais vous dire autre chose aussi... je crois sincerement que certaines villes, certaies endroits dan le monde sont la pour vous faire du bien, je ne sais pas pourquoi je crois ca, peut-etre que parce que j'ai habite dans des villes pour un temps et que peu importe les circonstances, ces villes m'ont fait beaucoup de bien, elles ont ete bonnes pour moi et pour m'eloigner du cote obscur de la force...
J'espee que je ne digresse pas trop, je vais peut-etre vous perdre, mais bon, j'ecris ce billet comme tous mes commentaires sur cet esprit vagabond, en direct, sur le clavier, sans avoir prepare la chose auparavant...
Lorsque j'etais jeune (tres jeune, je veux dire), j'etais aussi quelqu'un de tres impatient. J'ai la petite pretention d'avoir au moins appris un peu la patience, pas souvent dans certaines projets, mais au moins, je suis plus patient dans ma vie de tous les jours, avec les gens qui m'entourrent... ou a tout le moins, j'essaie, le plus souvent possible...
Pour moi, le cote obscur, c'est un peu la meme chose, ca s'apprend (a l'eviter) et ma recette a moi est de faire des choses qui depassent ma petite personne.
L'exemple le plus recent, et qui a ramene ce sujet dnas mon esprit, c'est le vol de mes choses au Costa Rica, avec les photos souvenirs de trois pays entiers, toutes les belles choses, des souvenirs et cadeaux que j'avais dans ce sac, des cadeaux que j'avais recus, bref, j'etais tres tres tres en colere. Ca n'a pas ete seulement une colere que vous piquez pour vous calmer par la suite... encore aujourd'hui, il faut que je n'y pense pas trop fort, la colere n'est pas entierement disparue. Et je sais que de plusieurs sentiments que je veux eviter, la colere en est un. J'ai l'impression que certaines parties de ma vie ont ete dominees par la colere ou d'autres sentiments similaires...
Ainsi, apres tout ca, au Costa Rica, j'ai bien essaye de prendre ca assez zen (merci a ma copine Suie pour son aide en la matiere - elle deal mieux que moi avec sa colere), et de continuer a visiter et a profiter, mais plusieurs jours se sont averes seulement la pour passer le temps et tenter de gerer cette colere. Il y a des endroits ou je suis alle, et quand je voyais une belle opportunite de photo, de choses, bref, de plaisir, il etait recouvert par cette colere reliee a l'incident...
C'est en grande partie pour ca que j'ai change mes plans, qui etaient a l'origine de faire le saut a Quito, puis descendre le Perou et evneutllement visiter une partie de la Bolivie. Il s'agissait de beaux plans, je suis certain que tout cela est fascinant (et je suis serieux, je reviendrai voir tout ca un jour), mais il s'agissait de moi, de mon propre plaisir, de ma propre personne. Pas assez pour amoindrir cette colere que je voulais refouler.
Voila pourquoi je suis ici et pourquoi ces gens que j'aide m'aident pour qu'ils ne le pensent. Voir leur vie, voir comment ca leur fait plaisir, pouvoir aider, ca mets beaucoup de choses en perspective... Oui, mes choses auront disparues a jamais, et oui, une partie de ce voyage en amerique centrale est recouverte de ce nuage sombre, et jamais je ne pourrai remplacer ca, jamais je ne pourrai avoir des souvenirs differents des evenements... mais au moins, a mon retour, je ne serai pas colerique, je ne serai pas mauvais, je me sentirai bien, en paix avec moi-meme, et heureux d'avoir fait ce voyage, heureux d'avoir pu revenir dans une ville et un pays que j'adore, heureux d'avoir pu revoir des gens qui sont si importants pour moi...
Bref, heureux de ne pas avoir succombe au cote obscur de la force. Voila.
Vous savez que je suis un fan de la saga Star Wars, depuis mon jeune age... je ne reviendrai pas sur les nombreuses anecdotes qui me relient aux divers filsm de la serie, mais je dois avouer que j'ai toujours senti un lien tres fort envers ce que je vivais... et la force... Oui, vous pouvez rire... je ne blague pas, meme si je dois preciser que ce billet n'a rien de religieux, que je ne crois pas en une force mysterieuse qui blablabla...
Mais je crois au cote obscur de la force dans la vie de tout les jours...
Et c'est pour ca que je suis ici, en ce moment, c'est pour ca que j'ai resiste a l'envie de revenir directement au Canada de San Jose quand j'ai change mes plans le mois dernier, c'est pour ca que je veux aider encore mon ecole de Lloa, c'est pour ca que je donne du temps et de mon argent pour les gens d'ici, sans rien leur demander en retour, bien qu'ils me donnent souvent plus que ce que j'apporte... sous une autre forme, immaterielle.
C'est aussi pour ca que je suis venu l'an dernier...
Et je vais vous dire autre chose aussi... je crois sincerement que certaines villes, certaies endroits dan le monde sont la pour vous faire du bien, je ne sais pas pourquoi je crois ca, peut-etre que parce que j'ai habite dans des villes pour un temps et que peu importe les circonstances, ces villes m'ont fait beaucoup de bien, elles ont ete bonnes pour moi et pour m'eloigner du cote obscur de la force...
J'espee que je ne digresse pas trop, je vais peut-etre vous perdre, mais bon, j'ecris ce billet comme tous mes commentaires sur cet esprit vagabond, en direct, sur le clavier, sans avoir prepare la chose auparavant...
Lorsque j'etais jeune (tres jeune, je veux dire), j'etais aussi quelqu'un de tres impatient. J'ai la petite pretention d'avoir au moins appris un peu la patience, pas souvent dans certaines projets, mais au moins, je suis plus patient dans ma vie de tous les jours, avec les gens qui m'entourrent... ou a tout le moins, j'essaie, le plus souvent possible...
Pour moi, le cote obscur, c'est un peu la meme chose, ca s'apprend (a l'eviter) et ma recette a moi est de faire des choses qui depassent ma petite personne.
L'exemple le plus recent, et qui a ramene ce sujet dnas mon esprit, c'est le vol de mes choses au Costa Rica, avec les photos souvenirs de trois pays entiers, toutes les belles choses, des souvenirs et cadeaux que j'avais dans ce sac, des cadeaux que j'avais recus, bref, j'etais tres tres tres en colere. Ca n'a pas ete seulement une colere que vous piquez pour vous calmer par la suite... encore aujourd'hui, il faut que je n'y pense pas trop fort, la colere n'est pas entierement disparue. Et je sais que de plusieurs sentiments que je veux eviter, la colere en est un. J'ai l'impression que certaines parties de ma vie ont ete dominees par la colere ou d'autres sentiments similaires...
Ainsi, apres tout ca, au Costa Rica, j'ai bien essaye de prendre ca assez zen (merci a ma copine Suie pour son aide en la matiere - elle deal mieux que moi avec sa colere), et de continuer a visiter et a profiter, mais plusieurs jours se sont averes seulement la pour passer le temps et tenter de gerer cette colere. Il y a des endroits ou je suis alle, et quand je voyais une belle opportunite de photo, de choses, bref, de plaisir, il etait recouvert par cette colere reliee a l'incident...
C'est en grande partie pour ca que j'ai change mes plans, qui etaient a l'origine de faire le saut a Quito, puis descendre le Perou et evneutllement visiter une partie de la Bolivie. Il s'agissait de beaux plans, je suis certain que tout cela est fascinant (et je suis serieux, je reviendrai voir tout ca un jour), mais il s'agissait de moi, de mon propre plaisir, de ma propre personne. Pas assez pour amoindrir cette colere que je voulais refouler.
Voila pourquoi je suis ici et pourquoi ces gens que j'aide m'aident pour qu'ils ne le pensent. Voir leur vie, voir comment ca leur fait plaisir, pouvoir aider, ca mets beaucoup de choses en perspective... Oui, mes choses auront disparues a jamais, et oui, une partie de ce voyage en amerique centrale est recouverte de ce nuage sombre, et jamais je ne pourrai remplacer ca, jamais je ne pourrai avoir des souvenirs differents des evenements... mais au moins, a mon retour, je ne serai pas colerique, je ne serai pas mauvais, je me sentirai bien, en paix avec moi-meme, et heureux d'avoir fait ce voyage, heureux d'avoir pu revenir dans une ville et un pays que j'adore, heureux d'avoir pu revoir des gens qui sont si importants pour moi...
Bref, heureux de ne pas avoir succombe au cote obscur de la force. Voila.
Lloa, al fin... y amigovia :)
Libellés :
Coopération Internationale,
Equateur,
Voyage-2005-Amc
Wow... que d'emotions...
Retour a Lloa, dans le rang San Luis, ou j'ai passe quelques mois l'an dernier a enseigner aux jeunes de la escuela Boweys... retour a Lloa tres emotif poru moi, de revoir l'ecole, les flans du Guagua, le rang san luis avec ses petites maisons basses en beton et leur cour en terre battue, de revoir les terres cultives a 45 degres dans la montagne... et il faisait froid! Comme l'an dernier! :)
Retour a Lloa aussi pour aller visiter les eleves, dans leur familles, puisque la nouvelel annee ne debute que le 5 septembre prochain. retour a Lloa avec mes amis de l'universite de Quito qui avaient effectues un projet a l'ecole l'an denrier dans le cadre de leurs propres etudes. Tellement stimulant de les revoir, de revoir tout le monde... et de constater que meme les adultes qui n'ont pas d'enfants a l'ecole me reconnaissent et me salue (en m'appelant El Profe, comem l'an dernier), m'invitent dans leur maison, a boire et manger, malgre qu'ils ne soient pas du tout riches... Tres stimulant de voir que Mayra, Evelyn, Leandro et moi somems consideres par les habitants de San Luis comme un petit groupe, un tout, de bonnes personnes, qui aident l'ecole. J'ai note des ameliorations apportees a l'ecole et la cour va etre pavee, suite aux representations de mes amis l'an dernier. Du materiel que j'avais regroupe avec des copains japonnais de Vancouver est disponible pour les eleves au debut de cette annee... et avec l'aide de ma famille, nous allons faire installer un basket ball, et fournir quelqus autres accessoires aussi. des nouveaux tableaux sont deja achetes par le biais d'argent recu de membres de ma famille et d'une petite contribution personnelle... Ca fait tellement plaisir de voir a quel point c'est appecie comem aide, ici... C'est fou, les gens n'en reviennet pas que je sois de retour pour aider encore un peu... c'est vraiment agreable...
Bref, emotions fortes, mais bonnes emotions fortes...
J'ai pu aussi constater que 3 des 5 eleves les plus vieux vont au college cette annee, et que 1 des 2 autres ira probablement l'an prochain (nous avons parle avec son pere aujourd'hui, il est reticent, on le comprends, ca coute de l'argent, et en plus, les jeunes ados sont utiles sur la ferme...)... le dernier n'y tiens pas plus qu'il ne faut, alors le pere est bien content de ne pas avoir a vraiment prendre la decision de ne pas l'envoyer au college.. Mon implication de l'an dernier etait pour assurer que leur niveau d'anglais serait au moins egal a celu ides jeunes qui etudient dans les ecoles primaires des villes et qui ont des cours d'anglais, comem ca, les eleves de San Luis ne son pas trop desaventages une fois au college, par rapport aux autres... J'etais content des resultats l'an dernier, je suis fier de voir qu'ils poursuivent (certains) leurs etudes.
Comme je l'ai dis dans un de mes billets politiques, l'education est un des points cles pour ce pays.
J'etais bien content de retrouve mes complices universitaires de l'an dernier... Ils etaient a l'exterieur de la ville (chacun d'eux faisait du benevolat dans divers camp) pendant les deux dernieres semaines...
Et a passer le plus clair de mon temps avec mes amis, je suis un peu plus en immersion et j'apprends donc plus la langue espagnole (comme en fait foi mon titre, un mot nouveau, qui est tellement significatif pour moi et mon mode de vie et ma vie des 2 dernieres annes qu'on dirait qu'ils l'ont cree pour moi!)...
Belle journee... belle journee...
(life goes easy on me... most of the time... and Quito esta muy buena para mi...)
Retour a Lloa, dans le rang San Luis, ou j'ai passe quelques mois l'an dernier a enseigner aux jeunes de la escuela Boweys... retour a Lloa tres emotif poru moi, de revoir l'ecole, les flans du Guagua, le rang san luis avec ses petites maisons basses en beton et leur cour en terre battue, de revoir les terres cultives a 45 degres dans la montagne... et il faisait froid! Comme l'an dernier! :)
Retour a Lloa aussi pour aller visiter les eleves, dans leur familles, puisque la nouvelel annee ne debute que le 5 septembre prochain. retour a Lloa avec mes amis de l'universite de Quito qui avaient effectues un projet a l'ecole l'an denrier dans le cadre de leurs propres etudes. Tellement stimulant de les revoir, de revoir tout le monde... et de constater que meme les adultes qui n'ont pas d'enfants a l'ecole me reconnaissent et me salue (en m'appelant El Profe, comem l'an dernier), m'invitent dans leur maison, a boire et manger, malgre qu'ils ne soient pas du tout riches... Tres stimulant de voir que Mayra, Evelyn, Leandro et moi somems consideres par les habitants de San Luis comme un petit groupe, un tout, de bonnes personnes, qui aident l'ecole. J'ai note des ameliorations apportees a l'ecole et la cour va etre pavee, suite aux representations de mes amis l'an dernier. Du materiel que j'avais regroupe avec des copains japonnais de Vancouver est disponible pour les eleves au debut de cette annee... et avec l'aide de ma famille, nous allons faire installer un basket ball, et fournir quelqus autres accessoires aussi. des nouveaux tableaux sont deja achetes par le biais d'argent recu de membres de ma famille et d'une petite contribution personnelle... Ca fait tellement plaisir de voir a quel point c'est appecie comem aide, ici... C'est fou, les gens n'en reviennet pas que je sois de retour pour aider encore un peu... c'est vraiment agreable...
Bref, emotions fortes, mais bonnes emotions fortes...
J'ai pu aussi constater que 3 des 5 eleves les plus vieux vont au college cette annee, et que 1 des 2 autres ira probablement l'an prochain (nous avons parle avec son pere aujourd'hui, il est reticent, on le comprends, ca coute de l'argent, et en plus, les jeunes ados sont utiles sur la ferme...)... le dernier n'y tiens pas plus qu'il ne faut, alors le pere est bien content de ne pas avoir a vraiment prendre la decision de ne pas l'envoyer au college.. Mon implication de l'an dernier etait pour assurer que leur niveau d'anglais serait au moins egal a celu ides jeunes qui etudient dans les ecoles primaires des villes et qui ont des cours d'anglais, comem ca, les eleves de San Luis ne son pas trop desaventages une fois au college, par rapport aux autres... J'etais content des resultats l'an dernier, je suis fier de voir qu'ils poursuivent (certains) leurs etudes.
Comme je l'ai dis dans un de mes billets politiques, l'education est un des points cles pour ce pays.
J'etais bien content de retrouve mes complices universitaires de l'an dernier... Ils etaient a l'exterieur de la ville (chacun d'eux faisait du benevolat dans divers camp) pendant les deux dernieres semaines...
Et a passer le plus clair de mon temps avec mes amis, je suis un peu plus en immersion et j'apprends donc plus la langue espagnole (comme en fait foi mon titre, un mot nouveau, qui est tellement significatif pour moi et mon mode de vie et ma vie des 2 dernieres annes qu'on dirait qu'ils l'ont cree pour moi!)...
Belle journee... belle journee...
(life goes easy on me... most of the time... and Quito esta muy buena para mi...)
Inscription à :
Articles (Atom)