mercredi 18 mars 2026

Chez Cortés et Maximiliano I dans la ville de l'éternel printemps

Le palais de Cortés.
Pendant les quelques jours passés dans l'état de Morelos, on a profité du climat de sa capital, Cuernavaca, surnommée la ville de l'éternel printemps. Ça n'a l'air de rien, comme ça, avec mes photos de beau temps, de vagabondages en bermudas en chemise, mais à Mexico même, nous sommes à plus de 2200 m d'altitude, et les nuits d'hiver peuvent être un tantinet fraiches. En fait, une vague de froid frappe actuellement la CDMX et nous avons connu une nuit à 6 degrés de ressenti.

On rigole, quand on vient du Québec, mais reste que les maisons ici ne sont pas chauffées et je vais vous dire que les fenêtres ne sont pas très isolées, les portes patio non plus, à peine une mince vitre, qui ferme plus ou moins bien, l'air s'infiltre de partout, bref. Cuernavaca, par contre, est nichée dans le fond d'une vallée à environ 1500 m d'altitude, donc le climat y est beaucoup plus clément.

Façade du Palais de Cortés.
Et si la ville est surnommée ainsi, c'est que l'été, ailleurs au Mexique, peut être étouffant de chaleur. À Cuernavaca, pas du tout, ou beaucoup moins par un de ces caprices du climat dans les zones montagneuses.

À part se balader en ville, admirer les vieux édifices de son centro historico, déguster un elote pour diner, nous avons visité quelques lieux d'intérêt, dont le palais construit sous les ordres du conquistador Hernan Cortés lui-même. Palais qui a été habité quelques siècles plus tard par nul autre que l'empereur Maximilien I. L'empereur a aussi reçu ses visiteurs dans le Jardin Borda, lors de ses séjours à l'extérieur de Mexico. faut croire que je ne suis pas le premier à être venu de CDMX pour profiter du climat favorable de Cuernavaca :-).


En face du Palais de Cortés (aujourd'hui un musée), on retrouve quelques artéfacts (monolitos).


L'édifice lui-même est déjà un musée, mais le palais comporte quelques salles d'exposition (2 d'Archéologie et histoire, 3 sur la biodiversité et la faune/flore de l'état de Morelos), en plus d'une terrasse où quelques pièces antiwques sont utilisées.


Couvercle d'un coffre aztèque, au bas duquel on peut voir deux "dates" (les petits cercles et le glyphe de lapin, en bas à droite, par exemple, signifient «13 conejos »).


Ah, aussi, dans le couloir principal du second étage, face à la terrasse, une série de murales, réalisée en 1930 par Diego Rivera, couvre 150 m en 8 tableaux sur l'histoire de l'état de Morelos, de la conquête à la révolution mexicaine. Sur le détail ci-dessus, on peut voir la représentation des autochtones avec des têtes d'animaux, alors que les conquistadors sont armés de fusil et portent des armures en mmétal.


Cuernavaca offre aussi d'autres lieux intéressants à visiter. Le pâté de maison où se trouve la cathédrale est en fait une grande cour ouverte avec sur trois côtés, une église. La cathédrale domine évidemment, mais les deux autres églises valent le détour. Ici, nous voyons l'entrée de la cour et la iglesia del Carmen.


L'intérieur de la cathédrale est très sobre, pas de dizaines de retables peints d'or, pas de multiples sculptures ornant les murs, pas d'orgue gigantesque, mais d'étonnantes peintures sur les murs. L'édifice date du 16e siècle, et avait été érigé comme église pour le convent des franciscains établis ici alors.


Détail d'une arche près d'une fenêtre à vitrail.


L'autre église qui retient l'attention est la magnifique vieille église franciscaine que l'on retrouve près de l'entrée de la cour.


On voit à peine sur cette photo une petite église (parroquia de Jesus de Nazareth) au bout de la rue piétonne bordée de marchands divers.


L'endroit qui étonne le plus, par contre, c'est le musée Robert Brady, hébergé dans l'ancienne demeure de l'artiste et collectionneur ayant vécu là de 1961 à sa mort en 1986. Brady voulait que la maison devienne un musée et que sa collection soit accessible au public. Comme Diego Rivera avant lui, Brady a amassé une collection hallucinante d'oeuvres d'art locales, en plus de rapporter plusieurs oeuvres d'un peu partout dans le monde lors de ses voyages à l'étranger. Chaque pièce est rempli d'oeuvres de toutes sortes - certaines d'artistes mondialement connus. 


La Casa elle-même remonte au 16e siècle, car elle occupe le seul coin du pâté de maison de la cathédrale à ne pas être occupé par une église. Elle était utilisé (avec sa tour), comme observatoire par les franciscains. Laissée à l'abandon au début du 20e siècle, elle a été restaurée par Brady au début des années 1960. Côté artistes mexicains, on y retrouve des originaux de Diego Rivera, Frida Khalo, David Siqueiros, José Orozco, Maria Izquierdo... 


Après ces visites, nous avons erré pendant un moment dans les Jardin Borda. Les jardins, copiés sur ceux de Versailles (rien de moins), jouxtent une hacienda qui se trouve collé sur l'église Nuestra Senora de Guadalupe. Les jardins occupent tout le secteur derrière l'église, dont la construction remonte à 1784 et qui était alors à l'usage unique des propriétaires du jardin.


Cour et portales de la hacienda, avec vue sur l'église.


À part les nombreuses fontaines (sans eau pour l'hiver lors de notre passage!), sentiers et secteurs bien manucurés des jardins, il y a aussi deux plans d'eau, avec des pavillons. Nous sommes en pleine ville ici, à deux pas de la cathédrale.

Cuernavaca a donc plus à offrir au visiteur que son climat, bien que celui-ci ait été fort apprécié par ce vagabond-ci, et en fait, pour vous dire à quel point les lieux visités étaient intéressants; je n'ai même pas eu le temps de visiter une petite zone archéologique sise à 40 minutes de marche du centro

Ça sera pour une prochaine visite.

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