mercredi 25 mars 2026

Couleurs mexicaines : Photos minimalistes

Un autre petit billet visuel.

Quand je prends des photos en voyage, il m'arrive de voir une sorte de thématique parmi les clichés captés au fil des semaines. C'est un peu ce qui s'est passé avec les 10 photos de ce billet. J'ai remarqué par hasard qu'elles avaient toutes une chose en commun; une vue minimaliste sous une couleur dominante.


Cactus sur rue, devant une casa orange [Ajijic].


Villa Luna [Ajijic].


Suze en marche [Tlaquepaque].


Coupole et dôme d'église [Puebla].


Porte, heurtoir, boite aux lettres [Puebla].


Arbre à fleur dans paysage de cactus [Cuicuilco, CDMX].


Gato y peces [Ajijic]. 


Église coloniale [Cuernavaca].


Choupette blanche [Ajijic].


Suze dégustant un cantarito [Tequila].

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mardi 24 mars 2026

Murales urbaines Mexicanas (3)

Je ne peut pas résister aux murales, je suis un fan.

En voici donc 15 autres, aperçues dans divers états du Mexique depuis mon arrivée, dans aucun ordre particulier.


Avenida 7, Puebla.


Mercado municipal, Cholula.


Station de métro Bellas Artes, CDMX.


Avenida 7, Puebla. J'ai volontairement conservé l'environnement, sans isoler l'image sur une photo. 


Au plafond du portique d'entrée du Teatro del Pueblo, à Mexico. J'ai demandé la permission d'entrer, ça n'avait pas l'air ouvert au public, le gardien m'a laissé me balader et prendre des photos - dont celle-ci -  à ma guise. Je n'ai pas pu entrer dans la salle du théâtre elle-même, un musicien y était en enregistrement.


On cherchait une panaderia, et en parcourant diverses petites rues non fréquentées par les touristes, je suis tombé sur cette murale. Tepoztlan. 


Entre le centro historico et le quartier de China Poblana, à Puebla.


Station de métro Tacubaya, CDMX"


Autre murale de la station Tacubaya, section de la ligne rose, CDMX.


Dans une rue en pente, de Tepoztlan.


Pas une murale peinte, mais en vitrail, dans le Castillo de Chapultepec à Mexico.


Une partie d'une grande murale ornant le musée de Teuchitlan.


Au plafond et au mur du hall d'entrée du Musée d'histoire nationale, dans le Chateau, à Mexico.


Vue du plafond de l'escalier du hall d'entrée du Musée d'histoire nationale de Mexico.

L'Esprit Vagabond, dans le quartier huppé de Polanco, CDMX.

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lundi 23 mars 2026

En visite à Cuicuilco (B) !

Dans mon billet sur la cité de Cuicuilco, j'évoquais l'existence d'autres ruines, de l'autre côté d'Insurgentes, la grande artère qui traverse Mexico du nord au sud et coupant l'ancienne cité en deux. De l'autre côté, depuis les années 1960, ce sont les installations olympiques et le village olympique qui se trouvent là. J'avais vu sur un vieux plan délavé de Cuicuilco (*) qu'il existait donc quelques autres vestiges à travers le village olympique de 1968.

J'ai trouvé l'occasion d'aller faire un tour de reconnaissance dans le secteur, et découvert trois autres structures d'intérêt sur le site de Cuicuilco B.


Le site identifié Cuicuilco B ne comporte en fait que deux structure, appelées Edificios VI et VII par les archéologues. L'édifice I étant sis à Cuicuilco A, et quelques autres structures s'y trouvant, j'assume que ces structures, incluant la pyramide circulaires, portent des numéros, mais ils ne sont pas identifiés sur le site.


Cuicuilco B est un site fermé, personne n'y a accès, donc on ne peut pas s'approcher très près des deux petits autels/pyramides qu'on y voit. Par contre, quand on a la patience de faire le tour du secteur, on se trouve devant une grille qui est à proximité de chaque structure.


Comme pour le secteur de Cuicuilco A, le site gagnerait à être mieux entretenu, la végétation est en train de reprendre ses droits et effacer le travail d'excavation et restauration effectué dans les années 1920 et les années 1960.


Sur le vieux plan délavé de Cuicuilco consulté l'autre jour à Cuicuilco A (*), j'avais aperçu une indication d'un «Palacio», quelque part plus loin que les deux structures de Cuicuilco B, sans que ce Palacio ne semble identifié comme partie de Cuicuilco B. Ça m'a pris un certain temps et un peu d'initiative afin de le trouver. Le Palacio se trouve dans le centre sportif de la Villa Olympica, et est juste à côté de l'anneau olympique d'athlétisme. Pour le voir et y accéder, vous devez entrer dans le centre sportif, puis traverser une salle, un couloir et une cour. On ne voit alors qu'un coin vaguement arrondi de la base de la structure, mais un petit sentier mène un peu plus loin et permet de faire le tour. Évidemment, aucune indication n'est affiché nulle part - d'où le temps et l'initiative requis pour découvrir le Palacio - j'ai un peu erré, suis allé trop loin, suis revenu sur mes pas avant d'entrer dans le centre sportif, sans savoir si un gardien validerait si j'avais le droit de m'y trouver ou non, puis j'ai erré un peu plus à l'intérieur avant de voir la base de la structure. Généralement, quand ça arrive, le truc est de marcher l'air sur de soi, comme si c'était normal d'être là, et ça permet d'éviter les questions qui viennent quand vous avez l'air perdu. 


Une fois passé le sentier - tout le complexe sportif est ouvert au public général, pas besoin de montrer patte blanche, donc on m'a laissé errer à ma guise - il y a un escalier qui mène à une passerelle près des courts de tennis du centre, et qui permet non seulement de voir la partie du dessus du palacio, mais aussi d'apercevoir le petit autel sis juste devant (centre gauche sur la photo).


On peut même, comme à Cuicuilco A, monter sur la structure et s'y balader à sa guise. Il faut dire qu'il n'y a guère plus à voir du dessus que quand on se trouve devant.


Les vestiges du Palacio ressemblent en terme structuraux et d'ampleur, au Palacio de Téotihuacan. ON peut aussi y voir les restes de quelques fondations. Malheureusement, lors de l'installation de l'anneau d'athlétisme juste à côté, une partie du Palacio a été perdue. L'anneau de course se trouve donc sur des ruines de fondations pré-aztèques.


Autre vue combiné des Édifices VI et VII de Cuicuilco B.


En terminant définitivement ma visite de la cité de Cuicuilco, je suis allé faire un tour dans le parc urbain et zone écologique de Loreto Pena Pobre, juste quelques centaines de mètres au sud de Cuicuilco A. C'est que sur le vieux plan déjà mentionné, on y indiquait qu'à l'époque de la découverte du site dans les années 1920, on voyait les traces d'une pyramide à cet endroit. Aujourd'hui, un siècle plus tard, on ne voit qu'une colline verdoyante dominée par des arbres et une abondante végétation. les vestiges de cette pyramide dorment donc encore sous ce tapis vert.

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(*) Quelques plaques sont présentes à Cuicuilco A (et j'en ai vu une à Cuicuilco B, mais illisible de mon point de vue derrière la grille). À l'entrée de Cuicuilco A, on trouve un plan sur une plaque de métal usé à la corde, où on voit les mentions des édifices VI, VII, du Palacio et de l'emplacement de la «pyramide» de Pena Pobre, mais le plan n'est définitivement pas à l'échelle, et avec l'usure du temps, manque maintenant de clarté. Le site A est gratuit et est donc maintenu à son minimum et le site B est fermé aux visiteurs. On voit des traces de végétations qui envahissent toutes les structures autant au site A qu'au site B ou au Palacio. 

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dimanche 22 mars 2026

L'exceptionnelle bibliothèque de l'UNAM

L'Université nationale autonome de Mexico (UNAM) est la plus importante université et la plus ancienne d'Amérique latine (fondée en 1551). En plus, elle loge sur un campus classé UNESCO, et c'est une université publique, laïque... et gratuite!

Le campus de l'UNAM est au sud de la ville, non loin des ruines de Cuicuilco et des installations olympiques de 1968. L'endroit est gigantesque; une ville dans une ville, comme ça arrive souvent avec les grandes universités. D'ailleurs, dans mon billet sur Cuicuilco, j'évoquais l'éruption volcanique qui avait inondé de lave le secteur; une partie des immeubles du campus de l'UNAM est bâti avec la pierre volcanique trouvé au sol du quartier qu'elle occupe.

Si le campus est classé au patrimoine mondiale de l'UNESCO, c'est que lors de son développement, on a fait appel à des architectes et artistes de renom pour imaginer l'ensemble. Juan O'Gorman, Diego Rivera, David Siqueiros et plusieurs autres ont contribué à faire du campus une oeuvre unique. 

Nous sommes donc passé par le campus aujourd'hui, et nous en avons profité pour faire le tour de l'exceptionnelle bibliothèque centrale de l'université, dont le design extérieur est justement signé O'Gorman. (Pour les lecteurs particulièrement attentifs et avec une bonne mémoire, O'Gorman est ce peintre muraliste et architecte qui avait travaillé sur les maisons de Frida Khalo et Diego Rivera à San Angel).

Voici donc ce qu'il a imaginé comme extérieur pour l'édifice abritant la bibliothèque universitaire de Mexico:


La partie haute de l'immeuble rectangulaire est entièrement recouverte par quatre murales thématiques; une par face.


Chaque mur porte sur un pan de l'histoire du Mexique. Ici, un détail du mur nord; civilisations pré-hispaniques. Les murs suivantes portent sur la conquête et la révolution, puis sur le monde contemporain. D'autres éléments historiques font aussi leur apparition dans cette oeuvre monumentale.


Par exemple, ce détail du mur sud: Le monde héliocentrique selon Copernic, qui apparait à droite de celui imaginée auparavant (géocentrique) par Ptolémée.


Jaguar. Détail.


Parenthèse, ici, une autre oeuvre, partie de l'édifice faisant face à la bibliothèque, la Torre de rectoria. La murale est signée David Siqueiros.


Autre détail du mur nord.


Vue en contreplongée des murs sud (passé colonial) et est (monde contemporain). Sur la façade est, on peut voir une molécule (alors signe de modernité). Devant en bas, un masque aztèque en pierre recouvre le bas de l'édifice (plus large que la partie haute).


Autre détail de la murale de la bibliothèque.


Par hasard, c'était jour de graduation, et tous les nouveaux diplômés se faisaient prendre en photo devant la bibliothèque, un édifice iconique de l'Université.
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vendredi 20 mars 2026

Les vestiges de la mythique cité précolombienne de Cuicuilco (A)

La plus ancienne cité connue de la vallée de Mexico s'appelle Cuicuilco. Installée sur la rive sud du lac Texcoco (où se trouve aujourd'hui la capitale Mexico), Cuicuilco aurait été contemporaine des cités Olmèques, souvent mentionnée comme ancêtres communs d'à peu près toutes les civilisations pré-hispaniques connues en Amérique centrale.

La cité de Cuicuilco a été abandonnée après une période d'éruptions du volcan Xitle - un événement qui pré-date l'âge d'or de Téotihuacan. C'est dire que Cuicuilco est une cité mythique... dont on a découvert quelques vestiges dans les années 1920.

Aujourd'hui, la zona arqueologica de Cuicuilco est située dans la partie sud de la CDMX, en face du village olympique et juste au sud du grand campus universitaire de Mexico, donc en pleine ville.

La visite du site est gratuite et les ruines se trouvent dans un parc écologique protégé qui comporte quelques sentiers d'observations de la faune et la flore locale; une affaire étonnante dans une ville de 22 millions d'habitants.

Je me suis donc rendu à Cuicuilco (3 stations de métros à partir de mon logement, puis transfert sur la linea 1 de metrobus jusqu'à la station Villa Olympica, un trajet global de moins de 40 minutes).

Quand on voit un signe du genre, c'est qu'on est sur la bonne piste :-). Les cactus à palette aussi sont généralement un bon indice de site archéologique à proximité.

Je ne m'attendais pas à grande chose de la visite. Cuicuilco est une cité tellement une ancienne, dont la localisation est englobée dans une mégapole moderne, au mieux, j'espérais quelques structures de pierre au raz du sol. Il y en a bien quelques-unes comme celle-ci (aucune idée de leur fonction, et sur place, pas de panneau explicatif devant ces vestiges-là). Mais le site est surprenant par son étendue et par des vestiges plus importants.

Ici, la Estructura I, qui est une sorte d'autel qui se trouvait devant (au pied) d'une grande pyramide.

La pyramide en question, de forme circulaire, faisait alors 26 m de hauteur. Le sol s'est élevé depuis aux alentours, et la gravité a fait son effet au fil des siècles écoulés, elle a donc l'air plus basse qu'à l'apogée de la cité (en plus de la destruction de la partie la plus haute), et elle est entourée d'une sorte de douve suite aux fouilles jusqu'à sa base d'origine. Ça demeure étonnant qu'elle ait survécu au passage du temps et au développement de la ville autour d'elle sans être totalement détruite.

En explorant la pyramide, les archéologues y ont découvert des passages et tunnels. On peut imaginer ici que la partie du haut n'étaient pas originalement à ciel ouvert et que le passage que l'on voit était une sorte de couloir.

L'autre bout du couloir en question. Il faudrait que je précise que le site que je visite alors s'appelle officiellement Cuicuilco A. De l'autre côté de l'avenida Insurgentes, qui passe du nord au sud dans Mexico, du côté du village Olympique, donc, on trouve une zone appelée Cuicuilco B. Je n'ai pas eu le temps d'aller fouiner de ce côté-là (*), on y apercevrait quelques structures basses à travers les constructions modernes environnantes d'après ce que j'ai compris.


Cuicuilco, dont on ignore la signification et l'origine du nom, attire assez peu de visiteurs, puisque c'est un site mineur à comparer à tous les sites importants du Mexique. L'avantage, c'est qu'il est encore permis de grimper sur les structures, incluant la pyramide! D'en haut, on peut aussi apercevoir les excavations réalisées dans les années 1960. Ici, l'arrivée d'un des tunnels avec un escalier descendant vers un autel à l'intérieur de la pyramide (à droite, hors cadre, on ne voit pas grand chose car l'autel est protégé par un toit de tôle et une bâche). 

Un peu en retrait de la base de la pyramide de Cuicuilco, on voit cette structure, dont un tunnel (fermé aux visiteurs, évidemment) qui menait probablement dans la pyramide elle-même).

Un petit musée se trouve aussi sur le site, on y a exposé les quelques rares pièces découvertes lors des excavations.

Une portion de la pyramide circulaire de Cuicuilco. Un site plus intéressant et étendu que prévu. Je croyais me rendre là et observer quelques vestiges de pierre en sous-sol, et je me suis retrouvé à quasi 20 m de haut sur une pyramide datant de l'an 600 av J.C.

À l'horizon, le volcan Xitle, dont l'éruption aurait duré plusieurs semaines et a recouvert la région de lave. Ce serait cet événement qui aurait forcé l'abandon de la cité de Cuicuilco, mais des céramiques trouvées dans un site appelé Cuicuilco C au sud de Cuicuilco B montre que le secteur n'a pas complètement été abandonné, puisqu'elles datent d'un peu plus tard. Reste que la lave qui a recouvert l'ensemble du site à cette époque complique les recherches et les excavations, surtout qu'aujourd'hui, Cuicuilco se trouve en pleine métropole. 

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(*) AJOUT du 23 mars 2026 - J'ai trouvé l'occasion d'aller du côté de Cuicuilco B.

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