mardi 4 octobre 2022

Les vues de Florence

Comme nous l'avions fait pour Bologne, nous avons décidé de nous installer en résidence à Florence et d'explorer une partie de la Toscane et des régions alentours à partir de cet endroit. Il est donc fort probable que cette option me permette d'explorer la capitale florentine plus que lors de mes deux visites précédentes (de 2-3 jours chacune avec 8 à 11 ans d'intervalle).

Pour preuve, les photos que j'ai captées aujourd'hui - du haut de la Piazzale Michelangelo et de la terrasse de l'église San Miniato al Monte, sur une colline de l'autre côté de l'Arno. J'avais visité la Piazzale en 2003 de soir (probablement aucune photo, appareil à film, peu de budget) et n'y étais pas retourné en 2014.

Voici donc ces vues de Florence, en ce 4 octobre 2022.


Sur cette vue d'ensemble, on peut distinguer, de gauche à droite, le Ponte Vecchio, la tour du Palazzo Vecchio, le campanile et le dôme du Duomo, la cathédrale de Florence.


L'église et le campanile de Santa Croce, juste à côté d'où nous avons établi notre base pour quelques semaines.


Reproductions de quelques sculptures, dont le célèbre David, de Michelangelo, à la Piazzale du même nom. Cette version du David est en bronze et trône isolément dans un vaste espace asphalté dont Michelangelo ne serait probablement pas si fier. L'ensemble sculptural est tout de même impressionnant, comme quoi peu importe où on place un Michelangelo...


Autre vue d'ensemble sur le centre historique, capté du cimetière monumental Delle Porte Sante, à côté de San Miniato.


Ponte Vecchio, et en arrière, le Ponte Santa Trinita.


Une surimposition ici, de gauche à droite, la tour du monastère Badia Fiorentina (en avant), le baptistère (dôme, en arrière), le campanile di Giotto de la cathédrale Santa Maria del Fiore (imposant, au centre), puis la petite tour crénelée de l'édifice du 13e siècle abritant le musée national Bargello (en avant).


La tour du Palazzo Vecchio et les créneaux du toit du palais.


Cathédrale Santa Maria del Fiore (le Duomo), avec son baptistère, son campanile, et son célèbre dôme (la Cupola de Brunellechi), définitivement un des plus beaux édifices au monde.


Les mêmes édifices du centre historiques, captés d'un jardin de roses (oui, des rosiers encore en fleur en octobre!). Le Giardino delle rose flanque la partie est de la Piazzale Michelangelo.

De retour chez nous, j'ai capté les couleurs du couchant, de la fenêtre de la cuisine. Au centre de la photo, la Piazzale Michelangelo, et au sommet de la colline, l'église San Salvatore al Monte et une partie du campanile de San Miniato.

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lundi 3 octobre 2022

Le retour à Cinque-Terre - (étape «56»)

En 2014, j'avais visité les cinq villages et les quelques hameaux du parc de Cinque-Terre sur la côte méditerranéenne avec mes parents et j'avais écrit en long et en large sur cette visite.
Je ne reviendrai donc pas sur les lieux eux-mêmes dans mon journal de voyage en 2022 - et je tenterai de varier les photos accompagnant ces mots - mais je peux souligner que ce retour à Cinque-Terre ne sera certainement pas mon dernier passage ici.
C'est que lors de cette première visite et nos randonnées sur les sentiers reliant les villages, j'avais 48 ans. Mon père en avait 73 et avait effectué ces randonnées avec une aisance déroutante (si je compare aux autres randonneurs alors plus jeunes que lui que l'on croisait). Je m'étais alors fait la réflexion que si j'étais dans cette forme-là à 73 ans, je serais bien content.
La vie m'ayant ramené à dans ce coin de planète, j'ai refait les randonnées reliant les villages de Cinque-Terre cette année, à 56 ans (avec la même réflexion concernant mon père en 2014).
J'ai donc décidé de revenir au minimum une fois à Cinque-Terre, quand j'aurai 73 ans, et on s'en reparlera à ce moment-là.
Entre temps, quelques images de ce second passage dans ce magnifique coin de l'Italie.

Nous avons choisi comme base le plus petit des villages - Corniglia - probablement le moins fréquenté car il est sur une falaise au lieu d'être au niveau de la mer - donc les visiteurs qui ne font que visiter les villages via le train doivent se taper les centaines de marches que l'on voit sur le bas de la photo pour se rendre au village - ça en décourage plus d'un.

Le village de Manarola, vu du sentier qui le relie par la montagne, à Corniglia (le sentier azur, historiquement le sentier des Cinque-Terre a été fermé en 2011 et n'est pas encore ouvert).

Suze sur le sentier entre Corniglia et Volastra (un hameau entre Corniglia et Manarola).

Au fond (centre-droite sur la photo), le village de Manarola. Plan principal de la photo: les cultures en terrasses (vignes, olives, limes) que le sentier nous fait traverser. Au centre de ces terrasses sur cette photo, on peut voir une maison, incrustée dans la montagne. 

Un ami lézard croisé sur le sentier.

Juste avant d'atteindre Volastra, on passe devant une demeure assez isolée, en montagne, qui a un beau jardin (cactus pleins de fruits) et une vue à couper le souffle sur la mer et les villages au loin.

Dans une "rue" de Vernazza.

Vue de Manarola, une fois revenu au niveau de la mer.

J'ai pris cette photo pour montrer que parfois, le sentier est sur le bord de la falaise, une affaire assez vertigineuse - qui n'a pas semblé gêner Suze outre mesure, pas plus que mes parents en 2014, mais comme ce vagabond-ci a le vertige, c'était pas mon bout favori de la randonnée.

À Prevo, un hameau entre Corniglia et Vernazza, il y a cette hilarante «Pierre de météo». Oui, une roche qui vous dit quelle temps il fait!

Dans une rue de Vernazza.

La mer qui frappe le brise-lame dans le port de Vernazza. Au loin, on voit le village de Monterosso.

Dans les petites rues en escalier de Monterosso.

Photo prise de Monterosso. Sur ce cliché, on peut voir, de gauche à droite, les villages de Vernazza, Corniglia et Manarola.

Vue du port de Riomaggiore.

Rue en escalier de Corniglia.


C'était l'Esprit Vagabond, 56 ans, à Cinque-Terre.
On se revoit dans quelques années...
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mercredi 28 septembre 2022

Télégramme - de Cinque-Terre

Cinque-Terre, 28 septembre 2022.

J'avais tellement aimé mes journées à Cinque-Terre en 2014, qu'il fallait que je revienne un jour, et il fallait que je montre ça à Suze.

Aujourd'hui, nous avons parcouru le sentier de la montagne qui va de Corniglia à Manarola, en passant par le hameau de Volastra. Une randonnée modérée à difficile que j'avais fait avec mes parents en 2014.


Notre point de départ: Corniglia, vu du sentier une fois rendu en hauteur dans la montagne.


Notre point d'arrivée: Manarola, vu d'un sentier qui longe la mer, au coucher du soleil alors que l'averse se prépare.
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Corniglia-Manarola est une randonnée que j'ai fait à 48 ans. Je l'ai fait à nouveau aujourd'hui à 56 ans. Et comme mon père l'a fait en 2014, je me suis promis de revenir la faire à 73 ans.

à suivre, donc. :-)
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dimanche 25 septembre 2022

Une première expérience de «vidéomapping»

Je dois avouer que c'était la première fois que je voyais ce terme, « Vidéomapping », et comme c'était un événement annoncé à la Piazza Maggiore dans le cadre d'un festival local, je ne savais pas trop à quoi m'attendre.

Il s'agit d'une technique de projection lumineuse sur une surface non plane, donc qui a son propre volume, et de l'utiliser comme un écran et ainsi créer des images en relief. C'est comme une murale, mais éphémère le temps de sa projection.

L'expérience à laquelle j'ai assisté à Bologne l'autre soir combinait deux éléments artistiques: un concert de musique classique avec orchestre symphonique sur place, et la projection de vidéomapping sur la façade de la basilique San Petronio.

Je vous présente ici quelques photos intéressantes issues de cette technique; notez que j'ai pris ça au iPhone le lendemain alors que nous étions de passage quasi par hasard et que la présentation a débutée plus tôt que prévu. (Contrairement au concert de la veille, seule une musique en haut-parleur accompagnait les projections des soirs suivants).


Les projections sont d'abord fixes, sans animation, et déjà, l'effet est intéressant.


Puis, on passe aux images animées - ici, la projection d'une façade de cathédrale sur la basilique.


À un moment, on a recréé l'intérieur de la basilique San Petronio sur sa façade!


Preuve qu'on peut aussi aller ailleurs en terme de thématique...


L'affaire serait plus excitante en vidéo, mais aussi, voici de quoi a l'air la basilique le soir, sans projections.


Et une dernière photo, avec une autre façade de cathédrale projetée sur la basilique.
L'ensemble de la projection vidéo était d'une durée d'environ 15 minutes. Lors du premier soir, avec orchestre, le spectacle durait presque une heure, mais pendant les premiers 45 minutes, il ne s'agissait que de quelques projections d'images (non animées) accompagnées par la musique orchestrale. Les dernières 15 minutes ont littéralement ébahi la foule présente avec une musique endiablée sur des images vidéo saisissantes et des effets d'une grande beauté.

Pour terminer ce billet, voici une exception à mes habitudes: une courte vidéo, captée également au iPhone le second soir (donc sur musique de fond programmée, pas avec l'orchestre). [Ça passe pas Youtube, donc il y aura une pub, la vidéo est coupée, bref... mais ça donne une idée quand même].


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San Stefano vs San Domenico

J'ai deux beaux-frères appelés respectivement Stéphane et Dominic. Par un hasard étonnant, il y a deux églises qui portent ces noms à Bologne, flanquées de Piazza du même nom, et aux intérieurs renfermant des trésors. San Stefano et San Domenico. Je n'arrive pas à déterminer laquelle est la meilleure des deux depuis ma toute première journée à Bologne alors avant de partir de la capitale de Emilia-Romagna, je vais donc trancher entre ces deux beaux-frères une fois pour toutes sur ce journal.

L'extérieur de San Domenico ne paye pas de mine. Pas super original côté architecture de façade, bien qu'agréable au regard, mais située dans une Piazza relativement quelconque, où il y a peu d'animation ou d'intérêts aux alentours. Un demi-point donné ici pour l'étrangeté des tombeaux surélevés (les gens enterrés dans les airs), dont j'avais parlé dans ce billet, et dont on voit un exemple sur la photo ci-dessus à gauche.

Par comparaison, San Stefano est un amalgame de 4 églises médiévales plus petites mais plus distinctives, dont trois sont visibles en façade. Située sur une des plus belles Piazza de Bologne (sinon la plus jolie), cette place en triangle, flanquée de rangées de charmants portiques protégeant des boutiques et trattorias, est animée constamment, et accueille en plus un marché d'antiquité à l'occasion. Pour toutes ces raisons, un bon gros point et demi pour San Stefano côté extérieur et localisation.

Au premier regard, il y a un aspect "wow" dès l'entrée dans San Domenico. L'extérieur ne laissait pas présager une église aussi belle et aux ornementations aussi bien balancés. Fresques dans les dômes, plancher en marbre (et marbre rose de Vérone), sculptures de marbre, c'est grandiose. Un point pour l'émerveillement surprise.

L'intérieur des églises de San Stefano est beaucoup plus modeste. Étant plus ancienne, c'est surtout l'aspect historique et architectural original qui interpèle le visiteur. (Un exemple ici, avec le centre de la seconde église - ronde - qui étonne).

La troisième église (la numérotation est de moi, pour me retrouver), est plus traditionnelle dans sa forme, mais tout aussi fascinante par l'absence d'ornementation. San Stefano obtient donc un point pour son caractère médiéval qui est plus rare que le classicisme de San Domenico que l'on peut admirer ailleurs également.

San Stefano étant composé de plusieurs églises concomitantes, il y a aussi deux cours intérieures / cloitres, encadrées de portiques, des endroits qui respirent le calme et invitent à la réflexion. Une des cour a même un petit bassin surélevé en son centre et est baptisée «cour de Ponce Pilate», le bassin rappelant le lavage des mains. Un demi point pour le calme doublé d'un certain sens de l'humour, ici.

Dans la 3e église médiévale, sous le plancher, à travers des panneaux vitrés (d'où la qualité moyenne de la photo, ici), on retrouve quelques vestiges de planchers romains en mosaïque. J'avoue que San Stefano, à ce stade-ci de la visite, commence à prendre une sérieuse avance. Un gros point pour les vestiges romains!

Enfin, même si elle n'est pas aussi décorée que San Domenico, les murs de San Stefano sont ornés de couleurs et de formes subtiles mais originales qui sont d'un très bel effet. Un autre demi-point.

Détail qui m'avait échappé lors de ma première visite à San Stefano, les ornementations des chapiteaux des colonnes d'un des cloitres sont non seulement originales mais différentes d'un chapiteau à l'autre. Un point pour la subtilité et le travail d'artisan. 

À ce stade-ci, on se demande bien ce que San Domenico peut bien avoir pour poursuivre la compétition... Eh bien, comme l'église se targue de contenir les restes de Saint-Dominique lui-même, la chapelle contenant la précieuse dépouille du saint est évidemment décorée de plusieurs sculptures dans un monument à la grandeur du saint. À l'origine, c'est Niccolo Dell'Arca qui devait réaliser l'ensemble du monument, mais comme il est décédé avant de terminer, quelques statues ont été réalisées par Michelangelo... Hum, un Michelangelo, même mineur (oeuvre de jeunesse) dans l'église, ça vaut au moins un autre point, non? Surtout que cette petite sculpture de marbre laisse entrevoir la posture de son célèbre David.

Ah, j'oubliais, on ne parle pas d'un seul Michelangelo, dans San Domenico, mais bien de deux! Il y a aussi cet ange porteur d'un cierge, en façade du monument. (Il y en a une troisième, sculpture où l'artiste a mis sa patte, mais on parle d'un petit marbre commencé par Dell'Arca et terminé par Michelangelo, pas 100% de lui, donc). Un autre point pour le second Michelangelo, hop!

Tout comme lors de mon premier passage à San Stefano, la première visite à San Domenico ne m'avait pas permis de voir qu'on avait accès au cloitre (accès relativement caché, par une porte de côté, fermée, mais non verrouillée, dans un coin du transept).

L'endroit, absolument magnifique, est encore plus beau que les cours de San Stefano, grâce aux arbustes, haies et arbres, bien entendu, mais aussi par son aspect retiré, quasi secret. Un point pour le cloitre secret de San Domenico.

À ce moment-ci de notre concours, San Stefano est encore en avance... mais c'est sans compter sur cet orgue, dans la chapelle du Rosaire de San Domenico. Toutes les églises sont munies d'orgues, certains plus spectaculaires que d'autres... et celui-ci ne se distingue pas nécessairement, mais c'est par qui en a joué qu'il surprend. En effet, lors d'un séjour à Bologne, en 1789, le jeune Mozart, venu étudier ici, a joué sur cet orgue dans cette chapelle de San Domenico.


L'affaire ne serait peut-être pas suffisante pour valoir des points, mais Mozart a aussi composé un morceau à l'occasion de son passage ici... partition signée Amadeo Wolfgango Mozart, son nom italianisé. Mozart étudiait alors avec un maître de Bologne et a par la suite obtenu son diplôme de Maître compositeur de l'université de Bologne. Un Mozart autographié en plus de Michelangelo: impossible de ne pas donner un autre point à San Domenico.

Où en sommes nous dans notre décompte des points? Qui l'emporte entre mes deux beaux-frères? Hum, un plus un plus un et demie..... 

Le compte final est San Stefano: 5,5 points.
Et San Domenico: 5,5 points.

Impossible de trancher; les deux endroits sont donc à voir absolument.

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