Un de mes dadas en voyage, noter les éléments culturellement intéressants ou amusants par les panneaux d'affichage ou les éléments de décoration que je croise dans mes balades.
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Un de mes dadas en voyage, noter les éléments culturellement intéressants ou amusants par les panneaux d'affichage ou les éléments de décoration que je croise dans mes balades.
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Quand j'ai appris qu'il y avait un site archéologique pas loin de Guadalajara - en fait à l'intérieur même de la communauté urbaine de la métropole - je me suis dit qu'il fallait aller voir le site. Après quelques recherches, j'ai établi un plan pour m'y rendre. Le site est totalement hors radar des guides touristiques puisqu'il est mineur, peu connu, et qu'il était difficile d'accès il y a encore quelques années. L'amateur d'archéologie en moi ne pouvait pas se priver de cette visite.
Ixtepete est peu connu car même les archéologues en savent très peu sur qui l'a habité et quelle civilisation a érigé les structures encore visibles aujourd'hui.
Pour se rendre à Ixtepete, il suffisait d'emprunter la ligne 1 du métro jusqu'à son terminal sud, puis de trouver la station de Métrobus (bus articulés circulant sur des voies réservées) et d'emprunter la bonne ligne dans la bonne direction vers un croisement d'un grand boulevard avec l'autoroute périphérique de Guadalajara. On est donc assez loin du centro historico ici. Une fois audit croisement, quelques minutes de marche à pied permettent de trouver l'entrée du site qui est aujourd'hui dans un parc de quelques hectares plus ou moins laissé à l'abandon.
Tout comme son confrère Diego Rivera, Jose Clemente Orozco est connu comme un des plus important peintre du mouvement muraliste mexicain. Lui, Rivera et Siqueiros sont certainement les trois artistes de ce mouvement les plus renommé au Mexique comme ailleurs dans le monde. Plusieurs des grandes murales de ces trois peintres se retrouvent à Mexico, mais Orozco, natif de l'état du Jalisco, y est revenu quelques années pour peindre de grandes murales sur trois édifices majeurs de Guadalajara.
Le premier est l'hospice Cabañas (aujourd'hui un musée) où il a réalisé une série d'une quinzaine de murales dans plus grande salle en plus de peindre la coupole du dôme de l'édifice. Le second a été le palais gouvernemental du Jalisco (fermé temporairement pour réno) et le troisième a été l'auditorium du rectorat de l'Université de Guadalajara (aujourd'hui également un musée).
J'ai donc visité les deux endroits où on pouvait voir ces oeuvres, deux édifices qui déjà, à eux seuls, valent la visite - surtout que dans les deux cas, la visite était gratuite (toujours pour le Musa, et les mardis pour Cabanas).
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Le Palais du gouvernement de l'état de Jalisco étant fermé temporairement, je ne devrais donc pas pouvoir y aller voir les autres murales que Orozco a réalisé lors de son séjour à Guadalajara.
El lago de Chapala est le plus grand lac du Mexique. Et même s'il se situe à 50km de Guadalajara, ça en demeure la principale source d'eau potable de la capitale de l'état du Jalisco. El lago se trouve dans le Jalisco, mais est également bordée sur sa rive sud-est par l'état voisin de Michoacan. La très grande majorité des villes et villages bordant le lac font toutefois partie du Jalisco. Le lac est au creux d'une vallée et est encerclé par des chaines de montagne. La plupart des villes de plaisance se retrouvent sur sa rive nord, et une route assez directe mène de Guadalaraja à ce groupe de villes et villages riverains du lac de Chapala.
La plus importante de ces villes est justement Chapala, et s'y rendre prend un peu moins d'une heure en bus à partir de Central Vieja (l'ancienne station de bus, toujours en activité pour les routes de courtes distances - la nouvelle station de bus de Guadalajara dessert essentiellement les destinations plus éloignées).Pour ma part, étant natif du lac St-Jean, il m'est souvent arrivé d'être déçu par des visites de long de lacs renommés que les locaux trouvaient exceptionnel ou très grand. L'étendue du Lac St-Jean m'a habitué dès ma jeunesse à une certaine échelle quand on qualifie un lac de grand. À part le Lac Titicaca en Bolivie (et partiellement au Pérou, mais je l'ai surtout visité de la Bolivie), j'ai donc rarement été impressionné par des visites « au lac ». Reste qu'après plusieurs mois entre St-Venant-de-Paquette et Montréal et quelques mois d'automne et de début d'hiver québécois - et quelques semaines dans la grande ville de Guadalajara - une visite au bord d'un lac à la campagne était prometteuse.
Si le Lago de Chapala n'est pas l'affaire la plus grande imaginable, ce n'est quand même pas un petit lac. De sa rive nord, on peut voir la rive sud sise à environ 12 km de l'autre côté, mais la largeur du lac demeure impossible à évaluer à l'oeil nu. J'ai lu qu'il faisait 80 km de large, ce qui est plus que respectable et en fait une étendue d'eau aussi vaste que le Lac St-Jean, mais plus « en longueur » qu'en « rondeur ».Le hasard a aussi voulu que notre excursion à Chapala coïncide avec une journée où le smog était quand même dense à Guadalajara - une belle journée ensoleillée, un ciel entièrement dégagée, et donc, en ville, on voyait le ciel parfaitement bleu en haut de nous, mais tout autour, à l'horizon, le ciel était blanc gris à cause du smog (aucun nuage). L'excursion au lac de Chapala s'est donc avérée un bon timing pour échapper au smog et aller respirer de l'air frais de la campagne.
La ville de Chapala est peu étendue, et son centre historique est assez compacte - une affaire de quelques rues en quadrillage sur les rives du lac. Une très agréable promenade (malecon) borde le lac sur à peu près toute la longueur de la ville. La promenade est parsemée de kiosques de nourritures et surtout d'helados (glaces) puisque même si on se trouve au bord d'un lac, à la campagne, et en hiver, il fait quand même assez chaud (estimation personnelle: 28 degrés).La ville a quelques belles maisons colorées, une église avec une charmante petite cour et quelques attraits, mais c'est évidemment la promenade au bord du lac qui retient l'attention. Le lac étant un haut lieu de protection de la faune et la flore locale, on peut aussi y observer une quantité appréciable d'oiseaux et de plantes de toutes sortes.Une belle escapade loin du bruit et de l'activité de la ville, à un petit trajet d'un bus confortable pour un aller-retour en bus coûtant environ 11$ canadiens. Il existe un bus moins confortable à environ 8,50$ canadiens l'aller-retour, mais il est aussi plus lent puisqu'il s'arrête dans plusieurs villages et autres points en route. Pour 2,50$ de plus, le bus direct (et avec de meilleurs sièges - voir mon billet suivant) vaut vraiment la peine.--
L'édifice, vu de l'extérieur, est impressionnant. Érigé au 16e siècle comme l'église du collègue Jésuite de Saint-Thomas d'Aquin, il domine totalement ce qui s'appelle aujourd'hui Plaza Universidad.
Après avoir servi à divers organismes au fil des siècles, au milieu des années 1920, l'immeuble a été transféré à l'université de Guadalajara et quelques muralistes de renom (dont un des plus connus, David Siqueros) furent invités à redécorer l'intérieur, afin de llui retirer son caractère religieux. Les usages ont encore varié largement pendant quelques décennies, et ce n'est qu'en 1991 qu'y fut inauguré officiellement la bibliothèque ibéroaméricana Octavio Paz en son intérieur.
La bibliothèque comporterait environ 50 000 volumes dans son état actuel. Elle occupe l'ancienne église (nef principale et une chapelle parallèle) et s'offre dans un décor absolument exceptionnel.
Suze qui déambule dans la bibliothèque. Les rayons de l'étage sont consacrés à la fiction (romans, nouvelles, poésies) et sont classés par auteur/par pays d'origine, de l'Argentine jusqu'au Vénézuela. Une collection impressionnante d'auteurs classiques jusqu'aux plus contemporains.
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Tonala, c’est un de ces petits pueblos qui se trouvait non loin de Guadalajara et qui a été lui aussi été avalé par l’étalement de la métropole au fil des décennies. Comme Tlaquepaque, toutefois, Tonala conserve son identité propre (les deux sont des « arrondissements » de la métropole distincts du reste des quartiers de Guadalajara).
| Sanctuario del Sagrado Corazon |
Le trajet prend environ 30 minutes, de zigs et de zags sur des rues poussiéreuses bordées de commerces plus ou moins informels, de mura de ciment, de résidences plus pauvres que dans le reste de la ville et de quelques champs, dans lequel pour au moins un, on pouvait voir des chèvres, moutons et poules.
| Iglesia Santiago Apostol |
Arrivés à Tonala, on a rapidement compris que le "coeur du village" était moins grand que Tlaquepaque. Le centre est constitué de quelques rues en quadrillage autour d'une place centrale bordée par deux églises. Ça a l'air évident comme description, mais le dimanche, jour de mercado, on ne voit ni la place ni la seconde église si on ne sait pas où ça se trouve. Une des église était plus visible, car elle dispose d'une cour intérieur où les marchands du mercado sont interdits. Sinon, toute la place centrale, le petit parque, les rues environnantes jusqu'à plusieurs rues à l'extérieur du centre, tout est occupé par des stands de marchands, des kiosques de restauration, le tout sous diverses bâches pour protéger le monde et la marchandise du soleil tapant.
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| La route Guadalajara-Tonala |
Bref, nous n'avons donc pas "vu" beaucoup Tonala. C'était le fun de faire le trajet pour s'y rendre, trajet qui s'est avéré au moins aussi intéressant que la "visite" de Tonala une fois sur place.
J'ai filmé une minute 30 du trajet en question - je ne mettrai pas ici la vidéo puisque ça doit passer par Youtube et que ça inonde de publicités inutiles - je publie donc ici quelques captations de cette vidéo (filmée à travers la fenêtre du SiTren.--