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| Tête d'aigle - Temple Aztèque - Centro Historico |
La dame de qui j'achète mes fruits et légumes au coin de ma rue à Mexico m'appelle «Le jeune»... elle est fort probablement plus jeune que moi. Concombres, framboises, tomates, avocats, bananes, poivrons, limes, je me procure dans son kiosque monté sur des caisses de carton tout ce dont j'ai besoin en fruits et légumes frais.
Je n'avais pas remarqué lors de mon premier séjour à CDMX qu'à quelques stations, les portes du métro ouvrent des deux côtés, permettant aux gens de sortir sur un quai et aux autres sur l'autre quai d'embarquer par l'autre porte. Une solution élégante au problème de ceux qui tentent d'entrer avant que les passagers rendus à destination ne puisse sortir. D'ailleurs, le métro à CDMX, ça niaise pas dans la station très longtemps. Le train arrive, stoppe, ouvre les portes, une seconde ou deux, puis émet le signal que ça va fermer, les portes referment après environ 6 secondes au total, puis le train repart. L'avantage, c'est qu'il passe des rames aux 2 minute en moyenne.
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| Un chat sur la terrasse d'un voisin, Mexico. |
Lundi en après-midi, on a entendu des dizaines de sirènes de véhicules d'urgence passer près de notre logement. Il y a une artère à un coin de rue, et ça passait fréquemment, tous gyrophares allumés. J'ai cru à des manifestations au
centro (et ça rappelle un peu quand même les nombreux véhicules d'urgences à Guadalajara le 22 février), mais l'explication est arrivée en fin de PM, en écoutant les informations. Un accident s'était produit sur un chantier; un immeuble en démolition qui, suite à une erreur, s'est effondré de manière incontrôlée, emprisonnant quelques travailleurs dans les décombres. Aux infos à la télé, on a constaté que c'était à deux coins de rue d'où nous habitons. Dans une grande métropole de 22 millions d'habitants. Malheureusement, certains des travailleurs y ont trouvé la mort. Fin de journée triste à Mexico.
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Commerce informel, Calle del Carmen, musée des constitutions. |
J'étais épaté par l'ampleur, l'efficacité et l'organisation du transport en commun lors de mon premier séjour; les choses ne se sont pas arrêtées de progresser en mon absence: la carte du système de transport intégré a vu des ajouts depuis la version que j'utilisais en novembre 2024. Une ligne de téléférique, une ligne complète de train de banlieue sont maintenant sur la carte.
Il y a 4 boulangeries à moins de 4 minutes de marche de chez moi. C'est dire que le choix (et les délices) ne manque pas pour déjeuner. les conchas, les pans de piedra et les chinos sont probablement mes préférés. Légèrement sucrés, mais pas trop. Ils font aussi d'excellents petit muffins au citron vanille pas trop sucrés non plus.
Nous logeons au 5e étage d'un immeuble sans ascenseur. Exercice gratuit tous les jours, et souvent, plusieurs fois par jour. Monter 5 étage avec un bidon de 11 litres d'eau est aussi un beau défi.
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| Murale féline, Calle 5 de febrero. |
Le camion qui ramasse le recyclage passe dans ma rue 3 fois par semaines. Le responsable sort du camion - stationné au milieu du croisement - avec une cloche, et sonne pour prévenir le voisinage qu'il est là. Je descends alors mes sacs de plastique, cartons et papier, cannes de métal, et il place ça dans de grands sacs de tissus et dans les divers compartiments du camion dont la benne est divisée en sections.
Je profite de ma présence au Mexique pour lire en espagnol. Mon budget étant limité, et les livres neufs sont assez chers ici (aussi chers sinon plus qu'au Québec, avec des livres neufs grands format à l'équivalent de 40$ CDN). J'ai donc déniché quelques librairies de livres usagés à Guadalajara, où je me suis procuré deux polars. Un de ceux-là est de Camilla Lackberg, une autrice suédoise dont je ne serai probablement jamais capable de lire les oeuvres en version originales. Donc en traduction espagnole plutôt que française ou anglaise, pourquoi pas?
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| Palacio Nacional de Mexico. |
On profite également de notre présence pour écouter quelque série télé en version originale espagnol, question de pratiquer notre écoute de la langue. Mon espagnol (parlé, écrit, écouté et lu) est plutôt bon, mais n'est pas aussi fort que mon français ou mon anglais. Meilleur que mon italien, ceci dit (que je peux lire pas mal, et comprendre à 50% à l'écoute, mais que je ne peux encore ni écrire ni parler couramment). Dans la série que nous écoutons actuellement (
100 dias por enamorarnos), il y a un personnage qui s'appelle Plutarco. J'avoue que ça manque, dans la fiction québécoise, des personnage qui s'appellent Plutarque. Je pense bien que dans une de mes prochaines nouvelles, j'en aurai un.
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| Stèle Aztèque, Zocalo. |
Un petit oiseau qui est abondamment présent à Mexico ressemble à une tourterelle triste, mais en beaucoup plus petit, environ deux fois moins gros. Cet oiseau n'a pas de roucoulement triste comme la tourterelle que l'on connait (et qui est aussi présente à Mexico). Comme j'ignore le nom de l'oiseau, mais que son chant est plus joyeux que sa cousine plus grande, je l'ai baptisé
Torterelita feliz (ou, traduction maison: Petite tourterelle joyeuse).
Parlant oiseau, il y a un colibri dont un fil et un secteur d'un arbre semble être le territoire, devant notre patio. Comme nos colibris de St-Venant-de-Paquette pendant l'été, celui-ci passe donc son hiver au Mexique et y apparait aussi territorial que quand il se trouve chez nous en Estrie; puisqu'il défend son secteur d'arbre en chassant l'autre colibri qui s'aventure parfois devant notre fenêtre.
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| Colibri sur un fil, Calle Jose Maria Roa Barcenas. |
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