mardi 17 mars 2026

Ascension du Tepozteco et temple Aztèque à 2300 m d'altitude

Dans le billet précédent, je mentionnais l'existence d'un temple Aztèque au sommet d'une montagne près de Tepoztlan.

Le pueblo de Tepoztlan étant à environ 1650 m d'altitude, rejoindre le temple à 2300 m d'altitude représentait une belle randonnée avec un gain d'un peu plus de 600 m. Avant de quitter le Zocalo, j'ai dit à Suze que nous avions déjà fait des randonnées beaucoup plus haute et exigeantes, citant l'exemple d'une randonnée à Banos en Équateur, où nous avions effectué un gain d'altitude de 1200m. Sa réponse: « Il y a quoi, 22 ans? ». Bon point.

Nous avons quand même quitté le confort du Zocalo de Tepoztlan et emprunté la calle 5 de Mayo, qui change de nom alors qu'on se rapproche de la montagne pour devenir Calle del Tepozteco. Puis, la rue devient plus étroite, se transforme lentement, en escaliers de pierre d'abord, puis en sentier rocheux, puis en paquets de roches qu'il faut simplement gravir. 

Et ça monte, sans arrêt ni portion plane, avec une pente abrupte à gravir à chaque pas. En fait, ce qui est exceptionnel avec cette randonnée, ce n'est pas tant le gain d'altitude brut de 600 m, c'est le fait qu'on réalise ce gain en moins de 2km de sentier rocheux, c'est le fait qu'en 45 minutes, on grimpe de 600 m. On gagne littéralement un peu plus de 13 m de hauteur brute à chaque minute de "marche".

Nous avons fait quelques pauses pour nous rincer la gorge (on avait acheté un litre de Gatorade en plus d'avoir 3/4 de litre d'eau avec nous). Heureusement, le ciel s'est un peu voilé pendant l'ascension, limitant l'exposition au soleil et à la chaleur - cette région de l'état de Morelos est connue pour son «éternel printemps» mais on se comprends que des matins confortables à 24 degrés à l'ombre, on appelle ça l'été, au Québec!


La plupart des photos que j'ai captées pendant le trajet montre la même scène; Suze ou moi, avec le sentier en pente abrupte, mais chaque photo ne rend pas justice au degré d'inclinaison.


On dirait presque que le chemin est plat, ici, mais ma caméra est placée à un angle perpendiculaire au sol où je me trouve, le plus exact 90 degrés que je pouvais faire à l'oeil. Suze est à 4 pas devant moi, cinq de plus et elle sortait du champs de la caméra.


Quelques crevasses parsèment le sentier - mais heureusement, on n'a pas à traverser d'une paroi à l'autre, aucune escalade requise pour gravir le Tepozteco, juste de la marche. Si vous zoomez cette photo, vous allez voir des randonneurs dans la crevasse, en bas. Il faut la monter en suivant un escalier étroit creusé à même les parois pour sortir de l'autre côté, mais 15 m plus haut.


Nous y étions presque, alors je me suis retourné et j'ai capté cette photo du sentier derrière moi.


Une fois au sommet, on peut apercevoir le petit temple Aztèque. Il fait partie d'une zone archéologique (il y a un guichetier qui vend les billets pour accéder au site - le gars doit gravir cette montagne à chaque jour de travail!)


Une fois rendu sur le site, que dire sinon, wow! la vue est spectaculaire, l'air est revigorant, et la pyramide - quoi que petite - est intéressante à voir de proche.


On peut grimper sur la pyramide, et au sommet de celle-ci, on voit les vestiges du cite cérémonial, dont quelques pierres montre encore des glyphes.


La vue de Tepoztlan dans la vallée (je parlais dans le billet précédent du fait que la petite ville était nichée sur un aplat au milieu des montagnes, on en voit une partie ici).


Zoom sur tepoztlan. La rue que l'on voit en diagonale du haut droit en bas à gauche sur la photo est la Calle 5 de mayo. Le clocher le plus évident est celui de l'église de l'ex-couvent (billet précédent).


Avant de quitter les lieux, j'ai pris cette photo pour montrer que la pyramide est réellement au bord d'une falaise.


Puis est venu le moment de redescendre. Ici, photo de Suze, qui a pris quelques pas d'avance sur moi (oui, 3-4 pas d'avance) au début de la descente. Si monter un sentier avec un gain de 600 m de hauteur est exigeant côté cardio, la descente n'est pas non plus de tout repos. Avec un sentier aussi abrupt, pour les muscles des jambes (devant des cuisses et des jambes) et pour les genoux, c'est encore plus ardu que de monter.


On a aussi aperçu quelques exemplaires de faune locale (il parait que des coatis se baladent dans ce sentier, mais par un samedi achalandé, ils se sont montrés farouches).


L'Esprit Vagabond, sur une pyramide Aztèque, à 2300 m d'altitude.
--


 

lundi 16 mars 2026

À Tepoztlan entre les montagnes du Morelos

À deux heures de bus au sud de CDMX, on retrouve l'état de Morelos. Au nord de cet état, il y a un pueblo de quelque 30 000 habitants appelé Tepoztlan, qui est entouré de montagnes de roches très impressionnantes. Pour s'y rendre, le bus parti de Mexico traverse d'abord une sorte de savane non cultivée, puis on coup à travers une chaine de montagne pour atteindre les hauteurs de Morelos. De là, la route fait des zigzags pour descendre vers Cuernavaca, la capital de Morelos d'un côté, et Tepotztlan de l'autre. les zigzags sont essentiels car descendre en ligne droite sera suicidaire (et aucun véhicule ne pourrait monter une telle pente à 60 degrés.

On longe donc la montagne en descendant lentement, puis on retourne vers Mexico en continuant de descendre, puis on vire de bord en descendant en longeant la montagne, etc, jusqu'à ce qu'on atteigne une sorte d'aplat au fond entre les montagnes: Tepoztlan. Le chemin m'a rappelé quelques routes d'Amérique du Sud, particulièrement dans les Andes en Équateur et au Pérou, où ces virages en épingle étaient légion.

Tepoztlan, un samedi, c'est très animé. Un mercado s'étale dans les rues du centro, marchandises diverses, artisanat, kiosques de bouffe de rue, on retrouve de tout dans une ambiance de jour de congé. Tout ça tient dans un joli zocalo, s'étend sur la rue Revolucion de 1910, et sur l'artère principale du pueblo, la semi-piétonne 5 de mayo.

Sinon, Tepoztlan comporte aussi un ex-couvent (classé UNESCO) dont la visite a été un peu étonnante. D'abord, l'église attire l'attention, on y entre et on visite un peu. Puis, sur le côté, c'est juste écrit: ex-covento, à côté d'une vieille arche. 

On va voir, par curiosité, et on voit que l'ex-couvent se visite, gratuitement. À l'intérieur, le cloitre, bordé de portiques peints de divers formes, on est invité à monter à l'étage, et par hasard, un jeune homme ouvre une porte et nous invite à entrer voir une exposition temporaire (et nouvelle) sur l'histoire de Tepoztlan et la région. Il continue d'inviter des visiteurs à l'improviste, puis referme la porte. Il démarre ensuite une projection sur les ogives et les murs de la salle, puis suis plusieurs explications sur l'histoire et la mythologie de la région.

Mais ce qui retient l'attention, à Tepoztlan, ce sont les montagnes de roches qui enferme la ville dans cet aplat (qui n'est pas si plat, les rues sont en pente à 45 degrés à certains endroits!). Plusieurs sommets atteignent plus de 2000 m d'altitude autour de nous.

Et si on regarde attentivement, sur l'un de ces sommets, on peut voir (en tout petit, c'est loin), une structure de pierre... 


Rue de Tepoztlan avec montagnes en arrière plan.


Cloitre de l'ex couvent de Tepoztlan.


Rue 5 de mayo (en bas, à droite) et les montagnes


Zocalo de Tepoztlan... en haut, dans la montagne, centre-gauche... un temple Aztèque!

La structure que l'on peut apercevoir du centro de Tepoztlan, c'est El Tepozteco, un temple Aztèque datant des années 1150.
Et si vous empruntez la rue 5 de mayo vers la montagne, elle change de nom et devient Calle del Tepozteco... puis devient un sentier, puis une sorte de chemin de roche à grimper... jusqu'au sommet.
Mon passé d'amateur d'archéologie n'allait pas passer à côté de la visite d'un temple Aztèque juché sur une montagne de roche... nous avons donc emprunté le sentier en question, sujet d'un prochain billet.

à suivre...
--


vendredi 13 mars 2026

Salmigondis mexicanos

Tête d'aigle - Temple Aztèque - Centro Historico
La dame de qui j'achète mes fruits et légumes au coin de ma rue à Mexico m'appelle «Le jeune»... elle est fort probablement plus jeune que moi. Concombres, framboises, tomates, avocats, bananes, poivrons, limes, je me procure dans son kiosque monté sur des caisses de carton tout ce dont j'ai besoin en fruits et légumes frais.

Je n'avais pas remarqué lors de mon premier séjour à CDMX qu'à quelques stations, les portes du métro ouvrent des deux côtés, permettant aux gens de sortir sur un quai et aux autres sur l'autre quai d'embarquer par l'autre porte. Une solution élégante au problème de ceux qui tentent d'entrer avant que les passagers rendus à destination ne puisse sortir. D'ailleurs, le métro à CDMX, ça niaise pas dans la station très longtemps. Le train arrive, stoppe, ouvre les portes, une seconde ou deux, puis émet le signal que ça va fermer, les portes referment après environ 6 secondes au total, puis le train repart. L'avantage, c'est qu'il passe des rames aux 2 minute en moyenne.

Un chat sur la terrasse d'un voisin, Mexico.
Lundi en après-midi, on a entendu des dizaines de sirènes de véhicules d'urgence passer près de notre logement. Il y a une artère à un coin de rue, et ça passait fréquemment, tous gyrophares allumés. J'ai cru à des manifestations au centro (et ça rappelle un peu quand même les nombreux véhicules d'urgences à Guadalajara le 22 février), mais l'explication est arrivée en fin de PM, en écoutant les informations. Un accident s'était produit sur un chantier; un immeuble en démolition qui, suite à une erreur, s'est effondré de manière incontrôlée, emprisonnant quelques travailleurs dans les décombres. Aux infos à la télé, on a constaté que c'était à deux coins de rue d'où nous habitons. Dans une grande métropole de 22 millions d'habitants. Malheureusement, certains des travailleurs y ont trouvé la mort. Fin de journée triste à Mexico.

Commerce informel, Calle del
 Carmen, musée des constitutions.
J'étais épaté par l'ampleur, l'efficacité et l'organisation du transport en commun lors de mon premier séjour; les choses ne se sont pas arrêtées de progresser en mon absence: la carte du système de transport intégré a vu des ajouts depuis la version que j'utilisais en novembre 2024. Une ligne de téléférique, une ligne complète de train de banlieue sont maintenant sur la carte.

Il y a 4 boulangeries à moins de 4 minutes de marche de chez moi. C'est dire que le choix (et les délices) ne manque pas pour déjeuner. les conchas, les pans de piedra et les chinos sont probablement mes préférés. Légèrement sucrés, mais pas trop. Ils font aussi d'excellents petit muffins au citron vanille pas trop sucrés non plus.

Nous logeons au 5e étage d'un immeuble sans ascenseur. Exercice gratuit tous les jours, et souvent, plusieurs fois par jour. Monter 5 étage avec un bidon de 11 litres d'eau est aussi un beau défi.

Murale féline, Calle 5 de febrero.
Le camion qui ramasse le recyclage passe dans ma rue 3 fois par semaines. Le responsable sort du camion - stationné au milieu du croisement - avec une cloche, et sonne pour prévenir le voisinage qu'il est là. Je descends alors mes sacs de plastique, cartons et papier, cannes de métal, et il place ça dans de grands sacs de tissus et dans les divers compartiments du camion dont la benne est divisée en sections.

Je profite de ma présence au Mexique pour lire en espagnol. Mon budget étant limité, et les livres neufs sont assez chers ici (aussi chers sinon plus qu'au Québec, avec des livres neufs grands format à l'équivalent de 40$ CDN). J'ai donc déniché quelques librairies de livres usagés à Guadalajara, où je me suis procuré deux polars. Un de ceux-là est de Camilla Lackberg, une autrice suédoise dont je ne serai probablement jamais capable de lire les oeuvres en version originales. Donc en traduction espagnole plutôt que française ou anglaise, pourquoi pas?

Palacio Nacional de Mexico.
On profite également de notre présence pour écouter quelque série télé en version originale espagnol, question de pratiquer notre écoute de la langue. Mon espagnol (parlé, écrit, écouté et lu) est plutôt bon, mais n'est pas aussi fort que mon français ou mon anglais. Meilleur que mon italien, ceci dit (que je peux lire pas mal, et comprendre à 50% à l'écoute, mais que je ne peux encore ni écrire ni parler couramment). Dans la série que nous écoutons actuellement (100 dias por enamorarnos), il y a un personnage qui s'appelle Plutarco. J'avoue que ça manque, dans la fiction québécoise, des personnage qui s'appellent Plutarque. Je pense bien que dans une de mes prochaines nouvelles, j'en aurai un.

Stèle Aztèque, Zocalo.
Un petit oiseau qui est abondamment présent à Mexico ressemble à une tourterelle triste, mais en beaucoup plus petit, environ deux fois moins gros. Cet oiseau n'a pas de roucoulement triste comme la tourterelle que l'on connait (et qui est aussi présente à Mexico). Comme j'ignore le nom de l'oiseau, mais que son chant est plus joyeux que sa cousine plus grande, je l'ai baptisé Torterelita feliz (ou, traduction maison: Petite tourterelle joyeuse).

Parlant oiseau, il y a un colibri dont un fil et un secteur d'un arbre semble être le territoire, devant notre patio. Comme nos colibris de St-Venant-de-Paquette pendant l'été, celui-ci passe donc son hiver au Mexique et y apparait aussi territorial que quand il se trouve chez nous en Estrie; puisqu'il défend son secteur d'arbre en chassant l'autre colibri qui s'aventure parfois devant notre fenêtre.

Colibri sur un fil, Calle Jose Maria Roa Barcenas.

--

Les ruines et la pyramide de Tenayuca

Je sais. La plupart des lecteurs et des voyageurs ne sont pas aussi enthousiastes que moi au sujet de divers vestiges archéologiques que l'on retrouve un peu partout en Amérique latine. Je suis un fan.
Ainsi, il m'arrive de faire quelques heures de routes - parfois inconfortables - pour visiter un site quand je sais que je peux m'y rendre.
Certains des sites visités sont petits, d'autres vastes et impressionnants. Le plus beau site archéologique dont je garde le meilleur souvenir est la cité maya de Tikal, dans la jungle au nord du Guatemala. Mais j'éprouve toujours autant de plaisir à découvrir ou dénicher de tous petits sites, dont certains d'avèrent parfois surprenants.
Quand j'ai lu qu'il y avait un de ces petits sites dans le nord de la ville de Mexico (dans la ville, pas au nord de celle-ci), j'ai tout de suite consulté une carte pour situer l'endroit et déterminer si je pouvait facilement m'y rendre en transport public.
La réponse étant oui (via le métro puis le métrobus, trajet d'environ 45 minutes au total), je me suis empressé de faire des plans pour aller visiter ce site: Tenayuca.
En consultant le site web de l'INAH (institut officiel du Mexique: c'est l'institut national d'anthropologie et d'histoire), j'ai remarqué que le site de tenayuca était séparé en deux segments distincts. Prenant des notes, j'ai établi que l'on pouvait joindre les deux à pied en quelques minutes, les vestiges de cette ancienne cité étant aujourd'hui en plein quartier résidentiel du nord de la ville. 


Quand vous empruntez une avenue qui s'appelle «Pyramide» c'est bon signe, vous semblez sur la bonne route :-).


La plus imposante structure de Tenayuca est effectivement une pyramide. Comme elle se situe au milieu d'un quartier ordinaire, l'affaire étonne. Ici, on voit la petite plaza à côté de la pyramide (qu'on aperçoit à droite).


La pyramide jouxte un beau parc urbain, donc elle est visible d'assez loin pour qu'un touriste vagabond ne puisse pas la manquer! La vue en arrivant au parc est assez impressionnante.


Vue d'un des côtés de la pyramide de Tenayuca. Toute la base (rectangulaire) est ornée de nombreuses sculptures de Quetzalcoatl.


Tête du dieu serpent à plumes, en plan rapproché.


D'autres sculptures se retrouvent également autour de la pyramide, comme cette représentation de Xiuhcoatl, un serpent à crête dont on distingue facilement la huppe.


Cette photo est prise au zoom. Le site de Tenayuca se refait une beauté (pour les touristes qui envahiront la ville pour la FIFA), même si je doute que plusieurs fans de foot se déplaceront jusqu'au nord de Mexico pour visiter un petit site archéologique. le site est donc actuellement fermé, mais heureusement, les structures étant au milieu d'un quartier résidentiel, on peut quand même les voir sous tous les angles, juste sans s'en rapprocher de très près.


Après quelques minutes de marche en s'éloignant de la pyramide, on tombe sur une autre structure - elle aussi en restauration. En fait, les travailleurs que j'ai vu sur place nettoyaient surtout les foins et autres plantes ayant élu demeure sur les ruines pour dégager la structure.


C'est toujours étonnant de voir des ruines précolombiennes en pleine ville.

Tenayuca était un site Chichimèque, une culture de semi-nomade ainsi nommé par les Aztèques, qui s'y seraient installés après la chute de la civilisation Toltèques (aussi un terme Nahual/Aztèque pour nommer cette civilisation de bâtisseurs dont les aztèques se réclamaient descendants). 


Autre zoom, sur une tête de Quetzalcoatl.


De retour à Tenayuca I (chaque structure portant un numéro), l'étonnante pyramide dans la ville. 


En partant du site, en marche vers la station de métrobus, j'ai pu apercevoir d'autres vestiges, en partie intégrés à des édifices érigés après la conquête. J'ai lu qu'il en existait quelques-uns comme ça, un peu partout dans les alentours. je ne sais pas s'ils sont répertoriés, puisque seuls les deux sites Tenayuca I et II apparaissent sur le site de l'INAH.
--
L'Esprit Vagabond, à Tenayuca.
Journal de voyage, jour 40.

jeudi 12 mars 2026

Les églises de Puebla et la marche du 8 mars

Dans mon billet précédent, j'ai évoqué la marche du 8 mars dans la ville de Puebla.


Pendant une bonne partie de la journée, au centro, on voyait quelques groupes ici et là, portant le mauve distinctif des droits des femmes au Mexique. Les commerces barricadés (de même que le palacio (siège du gouvernement de l'état) étaient des signes évidents qu'on se préparait à une grande manifestation.
Pourtant, rien, à part des groupuscules marchant ici et là ou se regroupant dans un coin du parque central.


Puis, un peu passé 16h30, nous voilà prêts à traverser l'avenida Reforma, près du zocalo, lorsque la manifestation se met en marche. On réalise alors que tous les groupes se sont alignés sur cette rue (qui était piétonne en début d'après-midi, exceptionnellement, alors que les policiers avaient fermé la rue à la circulation automobile; on comprenait maintenant pourquoi).
On regarde alors la manif passer, puis passer, puis passer... pendant au moins 30 minutes, avant de décider que chaque groupe ressemble au précédent. C'est intéressant de voir toutes ces femmes marcher pour la même cause, mais nous décidons que vu l'heure et les 2h30 de bus qui nous attendent pour retourner à CDMX, on va se rendre à CAPU (Centrale de Autobus de PUebla), qui n'est malheureusement pas dans le centro, mais à 45 minutes de marche... ou à quelques minutes en métrobus.

J'évoquais aussi les nombreuses église de la capitale de cet état. Voici quelques images de ces églises pour lesquelles la ville est également célèbre.



La cathédrale de Puebla, qui ocupe tout un pâté de maison en bordure du Zocalo, domine évidemment le secteur. C'est la plus haute église du Mexique (de ses clochers, mais également de son intérieur, d'après ce que j'ai compris). Et c'est vrai que l'édifice est impressionnant - une cathédrale qui rappelle certaines cathédrales d'Europe (notamment de l'Espagne, évidemment). [Sur ce cliché, notez en bas à droite, quelques agents de la brigade anti-émeute, qui attendent patiemment le début de la manifestation].


La iglesia Santo Domingo, connue pour sa chapelle du Rosaire, une affaire abondamment décorée.


L'église de Santo Cristobal était malheureusement fermée le 8 mars (comme de nombreux édifices de Puebla).


Je ne photographie que rarement les intérieurs d'église, quand il s'agit d'un aspect rare ou particulièrement beau. Je publie encore plus rarement de ces photos, qui ne sont généralement pas exceptionnelle, les gardant comme souvenir. je fais exception ici, avec l'intérieur de la Capilla del Rosario de Santo Domingo que je mentionnais ci-dessus. Beaucoup de peinture dorée, beaucoup d'extravagances en bas reliefs, des figures et figurines qui sortent de partout, c'est à la fois exagéré, et d'une grande beauté à voir sur place. Aucune photo ne peut rendre justice au lieu ni reproduire le sentiment à la vue de cette chapelle remarquable.


Église Templo expiatorio del Espiritu Santo, église jésuite de Puebla qui jouxte un petit parc/plaza couverte d'une cannopée procurant une ombre bienvenue sous la chaleur de Puebla.


Autre exception: une portion de l'intérieur de la cathédrale, avec ses jolies coupoles, intérieur qui m'a semblé plus élégant, moins chargé, que celui de la cathédrale de Mexico.


Autre église fermée; Nuestra Senora de la Soledad, captée ici en passant devant lors de notre promenade improvisée dans les rues du centro.

Vers 17h, donc nous avons traversé l'avenida Reforma, à travers la manifestation, puis nous sommes dirigé vers la station de Métrobus Analco. Mais entre temps, la marche avait rejoint le boulevard Heroes 5 de mayo, où passe la ligne de métrobus devant nous mener à CAPU. Et évidemment, le trajet de la marche empruntait ce boulevard, et par prudence, le service de métrobus avait été interrompu et le stations fermées.

La marche sort de l'avenida Reforma et tourne à droite (dont à gauche sur la photo, qui est de face), sur le boulevard Heroes 5 de mayo.

Nous avons tenté de voir une ou deux stations plus loin si le service était en fonction, mais non. Nous avons donc du revenir au centro, puis le traverser entièrement, pour attraper un bus local sur la 9e avenue, bus qui nous a mené 20 minutes plus tard à CAPU, d'où nous avons pu prendre un bus de retour vers CDMX (que nous avons atteint vers 21h).

Je reviendria à Puebla un jour... peut-être un autre jour qu'un 8 mars, pour y visiter les attraits fermés que je n'ai pas eu l'occasion de voir cette fois-ci.

--