mardi 31 mars 2026

Dernières murales mexicaines et fin de voyage

Le présent séjour tire à sa fin. Comme d'habitude, je ne suis pas prêt à rentrer - je ne pense pas l'avoir jamais été - mais ce séjour se termine dans quelques jours - quelques jours que je passerai donc à me déplacer vers la péninsule du Yucatan d'où repart mon vol de retour vers Montréal.

je n'aurai donc pas l'occasion (ou le temps en fait) de continuer à publier sur ce blogue, mais contrairement à plusieurs séjours récents, je vais tenter de ne pas terminer ma relation en queue de poisson, d'où le présent billet, mon dernier de la CDMX.

Lors de mon premier séjour à Mexico, ça a été un tel coup de coeur que je m'étais promis d'y revenir à court ou moyen terme. 14 mois ont passé entre mes deux visites, et au moment où je quitte cette ville exceptionnelle, je me promet encore d'y revenir. En arrivant de Guadalajara il y a un mois, je m'y suis tout de suite senti chez moi. Peu de villes au monde me procurent ce sentiment (je peux les compter sur les doigts d'une main).

En terminant ce voyage, donc, quelques murales immortalisées par ma caméra lors de ma dernière semaine à Mexico (sans ordre particulier).



Capté de la passerelle entre le métro et le cable-bus de la station Constitucion de 1917.


Spectaculaire mural-portrait de Frida Khalo, à Coyoacan.


Beau mélange de culture précolombienne et de mondial de foot qui s'en vient; Tlalpan.


Je ne suis pas arrivé à savoir pourquoi, mais le symbole de Tlalpan est ce pied dans un cercle. Il se trouve un peu partout dans l'arrondissement, y compris sur les panneaux de rue. 


Aperçu le long d'un large boulevard (et croqué au zoom) à Tlalnepantla.


Autre murale, du même artiste, même arrondissement, même rue.


Gatito en mosaïque, sur la tour d'horloge de Tlalnepantla centro.


Murale le long de la station de tramway Huipulco, à Tlalpan (même artiste que la première de ce billet).


À Tlalpan, arrondissement dont fait partie Cuicuilco, on retrouve une longue murale historique sur l'édifice de l'ayuntamiento. Ici, secteur précolombien, on y voir la pyramide de Cuicuilco telle qu'elle devait être à cette époque.


Une sorte de Dali, sur la calle Congreso entre le parque central et le cimetière.


Autre murale de l'ayuntamiento: cette fois-ci, illustrant l'éruption du volcan Xitle, qui a causé l'abandon de la cité de Cuicuilco.

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lundi 30 mars 2026

Les murales sur toit et les volcans d'Iztapalapa

Hier en avant-midi, nous avons profité du circuit cyclable exceptionnel mis en place tous les dimanches par la CDMX (environ 40-50km de grandes rues larges réservées pour les cyclistes, marcheurs et coureurs), en effectuant une randonnée de 27 km en Écobici (Bixi local).

Puis, en après-midi, on est allé faire un tour du côté de Iztapalapa, un quartier de Mexico excentré qui s'étend dans les montagnes entourant la ville (nous sommes dans une vallée quand on est à Mexico).

Et le meilleur moyen de transport collectif qui a été trouvé pour desservir ces quartiers montagneux, eh bien c'est le Cable-bus. J'avais parlé de son existence dans mon billet de 2024 sur le système intégré de transport en commun de la CDMX, mais je n'avais pas eu l'occasion de l'emprunter.

La linéa 2 que nous avons pris couvre une distance d'environ 10 km. Elle effectue une longue courbe qui relie le terminus Constitucion de 1917 de la ligne 8 du métro avec la station Santa Maria sur la ligne A du métro (le métro comporte 14 lignes, numérotés de 1 à 12, puis A et B, j'imagine qu'on a voulu éviter une ligne 13).

Dans notre cas, plus qu'un simple trajet en transport en commun, ça s'est doublé d'une expérience de visite aérienne d'un quartier "ordinaire" de la ville.


Un téléférique plutôt qu'un métro ou que des lignes d'autobus semble une idée intelligente pour desservir des quartiers plus éloignés, moins peuplés, et en montagne. Les stations sont éloignées, mais permettent de connecter tout ce territoire è deux lignes de métro. À 7 pesos le passage (environ 0,55$ canadien), les gens l'utilisent.


Les résidents de Iztapalapa ont rapidement réalisé que les passager du téléférique pourraient voir le toit de leur maison, alors ils se sont mis à peindre des murales de toit! Des centaines d'oeuvres urbaines ont donc vu le jour dans ce quartier depuis l'ouverture de la ligne de Cable-bus.


D'autres exemples. Les photos n'étaient pas faciles à capter (le plancher de la cabine n'est pas vitré et je devais faire assez vite dans des angles bizarres), les vitres sont un peu usées ou salies par les intempéries, alors on me pardonnera la piètre qualité des clichés.


Le trajet permet aussi de voir les couleurs qui parsèment le quartier - une affaire assez typique en Amérique latine - d'une autre manière que du niveau de la rue.


La ligne 2 comporte 7 stations, offre des connexions à deux lignes de métro et à une ligne de Troleybus (la ligne 10 du Troleybus, qui circule sur des voies réservées surélevées).


Un chat sur un toit d'Izrtapalapa.


Quelques murales sur mur sont aussi visibles du téléférique.


Le relief du quartier est aussi impressionnant. Ici, une vue sur le volcan Tzaltepec.


Survoler un quartier de la ville est une expérience de voyage culturellement intéressante. Nos voisins de cabine nous ont demandé d'où nous venions, et passé le traditionnel "Ah, canada, muy frio", ils nous ont demandé si nous avions ce genre de transport au Canada. (Hahaha, s'ils savaient comme on est pauvre côté transports collectifs une fois sorti de Montréal, et même là). On a été poli envers notre pays, on a juste dit que non, on n'avait pas de téléférique.


Autre exemple de murales; un combo mur/toiture.


Autre vue sur le paysage montagneux. À gauche, c'est le volcan Tetlamanche.


L'Esprit Vagabond dans le Cable-bus de la CDMX.
Journal de voyage, jour 61.
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dimanche 29 mars 2026

La pyramide de Santa Cecilia Acatitlan à Tlalnepantla

Ce n'était pas nécessairement prévu, mais le présent séjour m'aura permis de visiter plusieurs sites archéologiques mineurs mais pas sans intérêts. Après de nombreux petits sites explorés depuis mon arrivée fin janvier, voici le tout dernier avant que je ne termine ce voyage: la pyramide toltèque de Acaticlan, aujourd'hui dans le pueblo de Santa Cecilia, partie de la ville de Tlalnepantla au nord de Mexico.
J'avais lu qu'il y avait là des vestiges toltèques, mais l'endroit est à 20 km au nord de la CDMX, et même la ligne de Métrobus qui m'avait mené à Tenayuca ne s'y rend pas. En fait, j'aurais pu me rendre à Tenayuca, puis joindre Acatitlan en environ 1h de marche vers le nord, mais je ne connaissais pas l'état des rues ni la réputation du quartier dans ce secteur de la ville, et comme plusieurs de ces visites de petits sites se passent en fin de journée, je ne croyais pas avoir le temps de me rendre là, d'explorer le site et de revenir avant que la nuit tombe. Marcher une heure dans des rues inconnues de semi-banlieue après la nuit tombée ne correspond pas à mon idéal de voyage.

J'avais donc plus ou moins mis de côté cette pyramide.
Puis, j'ai eu un flash. En plus des nombreux modes de transports collectifs de la CDMX, il existe aussi deux lignes de trains menant dans des villes de l'État de Mexico, dont une vers le nord.
Après avoir consulté la carte du trajet du train, j'ai repéré la station Tlalnepantla, sise au centre de cette ville, et qui se trouve à environ 40 minutes de marche de Santa Cecilia selon les estimées des apps sur internet. Quand Google me dit que je suis à 40 minutes de marche, ça signifie souvent que je peux m'y rendre en 25. C'était jouable.
J'ai donc emprunté le métro jusqu'à Buenavista où se trouve la gare, et 11 pesos (0,84$ canadiens) et 5 minutes plus tard, j'étais dans le train. 5 minutes? Oui, c'est que comme l'offre de transport collectif à Mexico, c'est du sérieux, ce train passe de 5h du matin à 23h, aux 15 minutes dans les deux sens. Je sais, surréaliste pour un montréalais.
Rendu à la station de Tlalnepantla, j'ai marché pendant 25 minutes et j'ai atteint un petit pueblo de Santa Cecilia Acatitlan.

Une des rues de la paroisse de Santa Cecilia Acatitlan dans la ville de Tlalnepantla. cette dernière est en fait assez étendue, puisque le site de Tenayuca en fait aussi partie!


Rues pavées et architecture coloniale espagnole, on n'a plus l'impression d'être en ville, mais dans un village de campagne. Ça semble bucolique (ça l'est assez en fait), mais pour joindre Santa Cecilia de la station de Tlalnepantla, la marche fait passer le voyageurs par des rues moins jolies.


L'église de Santa Cecilia... avec une vue sur le site archéologique en arrière (centre gauche sur la photo).


Le site, comme celui de Tenayuca, était temporairement fermé, restauration et nettoyage des structures en vue des visiteurs qui viendront au mondial de foot. (je doute fort que les amateurs de soccer ne fasse ce genre de déplacements pour aller voir un site mineur, mais je n'irai pas me plaindre que le pays investi des sommes pour nettoyer et préserver un site archéologique, tous les amateurs qui visiteront dans le futur en profiteront).


La pyramide est très bien conservée, et c'est une belle structure élégante, avec un temple à sons sommet.


J'ai fait quelques contorsions en contournant le site afin de prendre des photos où on ne voyait pas trop les travailleurs encore présents au moment de ma visite.


Comme pour Tenayuca, je reviendrai éventuellement visiter le site ou fois rouvert, lors d'un éventuel prochain séjour. Entre temps, j'ai quand même eu l'opportunité d'admirer le site lui-même, faute d'avoir eu accès au musée où sont exposées les trouvailles lors des fouilles.


Le musée de Santa Cecilia Acatitlan. Un panneau à l'entrée mentionne que la pyramide aurait été consacré au culte de Huizilopochtli et de Tlaloc (déesse du soleil et dieu de la pluie) ou qu'il y aurait eu deux pyramides pour chacun d'entre eux/elle. Pas clair laquelle des deux a survécu au passage du temps, j'imagine que le musée en dirait plus.


Sinon, après ma visite, je suis revenu vers la station de train, et tant qu'à être dans ce secteur du Mexique, j'en ai profité pour aller visiter le centro historico de Tlalnepantla (15 minutes de marche, 23 selon Google - en cas de panique, il y a des collectivos qui offrent de joindre la station au centro). Beau petit centro, avec un grand parc, un gigantesque Zolcalo, d'où j'ai pris cette photo où on voit une tour d'horloge avec de belles mosaïques sur son socle, et le clocher et une partie de la cathédrale.
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samedi 28 mars 2026

Tlalpan - un village dans la ville à 30 km du centro historico

Aujourd'hui, nous sommes allé nous balader dans le centro de Tlalpan, un pueblo qui a été avalé par la ville de Mexico alors que celle-ci s'agrandissait. Un peu comme Coyoacan et San Angel, d'anciens villages situés au sud de Mexico, l'étalement de la capitale a rejoint ces endroits au fil des ans, et ils sont désormais partie intégrante de la CDMX. Ces trois anciens villages sont aujourd'hui des arrondissements importants de Mexico, même si parfois, ils semblent éloignés du centro historico de CDMX.

Ça donne quand même une idée de l'échelle de cette ville exceptionnelle: Tlalpan est un arrondissement de Mexico, dont le centre de l'ancien village, est situé à 30 km au sud du centro historico de Mexico.

Pour les lecteurs montréalais, c'est comme si la ville de Montréal s'était étendue assez loin pour que Chambly en devienne un arrondissement.

Plus étonnant encore, vu l'incroyable système de transport en commun de la CDMX, Tlalpan est non seulement desservi par la ligne de tramway à l'est, mais est aussi desservi par une ligne de Métrobus à l'ouest. Nous avons donc pris le métro en avant-midi, vers la station Tasquena, d'où nous avons emprunté la Linea 1 du tramway et sommes descendu à Huipulco. De là, une petite marche sur l'agréable Calzada de Tlalpan nous a mené en plein coeur du village.

Calzada de Tlalpan
Après notre visite de Tlalpan, nous avons marché quelques minutes vers l'ouest et avons pris le Métrobus, fait une escale pour retourner vagabonder dans le beau quartier de San Angel avec son bazar du samedi et ses artisans éparpillés partout dans ses rues et ses parcs, avant de reprendre le Métrobus pour rentrer chez nous, à trois stations de métro, dans l'arrondissement Cuauhtémoc.

Essayez de faire ce genre de choses chez nous relèverait de la folie pure: Un transport collectif qui partirait de Montréal vers Chambly, avec une fréquence d'un passage au 4 minutes, puis revenir par un autre moyen de transport collectif et faire arrêt dans une autre ville/arrondissement... le tout sans attendre plus que 3 minutes chaque transport... et pour un coût total pour 2 personnes de 42 pesos (équivalent de 3,22$ canadien, soit moins qu'un seul trajet en métro à Montréal, sans même sortir de l'ile).

Fermons la parenthèses des transports et de l'accessibilité de certains sites et villages du Mexique ici. Et revenons à Tlalpan, joli petit coeur villageois en pleine ville et quartier fort agréable à arpenter en un beau samedi de fin mars.



Arches qui marquent l'entrée de la cour de la paroisse San Augustin de las Cuevas et qui sépare la cour de la Plaza de la Constitucion, le parque central de Tlalpan.


Porte et fontaine à l'entrée de l'immense antigua hacienda de Tlalpan, qui occupe tout un pâté de maison (et ne semble pas se visiter).


Les panneaux de rue sont jolis, fer forgé, police de caractère spéciale, et on mentionne même l'ancien nom des rues.


Le monument à Benito Juarez est entouré d'une jardin de cactus et plantes grasses.


L'habituel cloitre (de San Augustin), avec une fontaine au centre est ouvert aux visiteurs.


J'ai eu l'impression que Tlalpan supportait la candidature de Claudia Sheinbaum comme présidente aux dernières élections, car ce genre d'appui marqué au stencil apparaissait encore un peu partout dans les rues du pueblo (les élections remontent à octobre 2024). Rien d'étonnant, puisqu'elle a été mairesse de l'arrondissement de Tlalpan de 2015 à 2017 avant d'être mairesse de Mexico. Ces appuis publics semblent démontrer qu'elle a été appréciée à Tlalpan.


Je n'ai pas encore parlé de ces arbres aux fleurs couleur lavande que l'on voit littéralement partout en ville (il y en a un devant notre balcon). Il s'agit d'un jacaranda, arbre que je n'avais pas remarqué lors de mes deux séjours précédents au Mexique (chaque fois à l'automne), et j'en conclus du présent séjour qu'il fleuri au printemps et en été.

Une (autre) photo quasi monochrome, avec sujet minimaliste: Suze près d'un arbre, dans le centro de Tlalpan.

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mercredi 25 mars 2026

Couleurs mexicaines : Photos minimalistes

Un autre petit billet visuel.

Quand je prends des photos en voyage, il m'arrive de voir une sorte de thématique parmi les clichés captés au fil des semaines. C'est un peu ce qui s'est passé avec les 10 photos de ce billet. J'ai remarqué par hasard qu'elles avaient toutes une chose en commun; une vue minimaliste sous une couleur dominante.


Cactus sur rue, devant une casa orange [Ajijic].


Villa Luna [Ajijic].


Suze en marche [Tlaquepaque].


Coupole et dôme d'église [Puebla].


Porte, heurtoir, boite aux lettres [Puebla].


Arbre à fleur dans paysage de cactus [Cuicuilco, CDMX].


Gato y peces [Ajijic]. 


Église coloniale [Cuernavaca].


Choupette blanche [Ajijic].


Suze dégustant un cantarito [Tequila].

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