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lundi 18 janvier 2016

Dix ans en dix jours et vingt pays (2007)

Provence moins 9 jours... Aujourd'hui, deux photos de l'année 2007: la Bolivie et l'Argentine, toutes deux explorées en profondeur lors d'un long périple de plusieurs mois en Amérique du Sud.


Cerro Rico et les toits de Potosi, Bolivie.
Contexte: Mon amie Suze avait passé quelques semaines à Posoti en 2004 dans le cadre d'un projet de coopération, alors je tenais à me rendre dans cette ville, une des plus hautes du monde.


Quebrada de Humahuaca, Argentine.
Contexte: Après la traversée de la Bolivie de long en large et du nord au sud, nous avons franchi la rivière qui sert de frontière et abordé l'Argentine par le nord. Les deux québrada (sortes de larges canions) nous ont alors offert des paysages spectaculaires.
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lundi 6 juillet 2009

Les photographes photographiés

Depuis quelques années, je m'amuse souvent à prendre en photo des gens ... qui prennent des photos.
C'est devenu une habitude, lorsque je me balade ou lorsque je visite des sites touristiques, de regarder comment les gens prennent leurs photos... ou de quoi ils ont l'air en les prenant, ou encore ce qu'ils prennent en photo... et d'immortaliser le moment, sous un autre angle que le leur.
Le résultat est parfois amusant, et parfois intéressant du point de vue de la composition que ça peut donner (comme le moine bouddhiste visitant les ruines du temple d'Angkor Wat au Cambodge, sur la photo si-contre, par exemple).
J'ai récemment regroupé 40 de ces photos, dans un nouvel album thématique, disponible ici.
Cet album regroupe donc des photographes photographiés sur le fait.
Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.
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mardi 27 novembre 2007

Un maté, ou l'Argentine dans une tasse

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En voyage, même quand on ne poursuit pas le but de faire un voyage gastronomique, et à moins de faire un séjour dans un tout-inclus, on découvre inévitablement quelques coutumes et produits locaux.
Si je bois avec plaisir l'Inca Kola, disponible en importation à Montréal, je n'ai toujours pas trouvé l'excellente bière péruvienne Cusquena. Parmi les autres boissons dégustées en Amérique du Sud, la feuille de coca est illégale ici, alors rien ne sert d'en chercher pour se faire un maté de coca.
Toutefois, on peut se procurrer de la Yerba Mate pour se faire une boisson typiquement Argentine; le Maté.
Le maté, en Argentine, c'est du sérieux. J'ai pu le constater tout au long de mon passage là-bas; tout le monde (ou presque) boit son maté, toute la journée, et ce n'est donc pas pour rien que le maté est la boisson nationale de l'Argentine (et de l'Uruguay, en passant).
Yerba Mate signifie littéralement «Tasse d'herbe» (origines mélangées de Quechua et d'Espagnol).
La chose est assez complexe à bien préparer si vous êtes un puriste, mais se résume à quelque chose d'assez simple en théorie: une poignée d'herbe d'Yerba mate et de l'eau chaude.
Ça vous rappelle le thé? Il y a une certaine parenté, effectivement, mais la boisson se prépare traditionnellement sans filtre et se boit à la paille! :-)
L'Yerba mate vient d'un arbuste originaire du Paraguay (ilex paraguariensis, si ce genre de charabia latin signifie quelque chose pour vous!) qui comporte 196 composés chimiques dont 144 sont communs à ce qu'on retrouve dans le thé vert. Cette similitude chimique explique les grands bienfaits du maté pour la santé, puisque la boisson contient beaucoup de vitamines, minéraux et anti-oxydants.
Bon, ce qui est intéressant avec le maté, ce n'est pas tant le produit, que le rituel et la manière de le déguster. Je mentionne que dépendant des sources, on dit que le maté contient de la caféine, théine ou matéine (même famille de xanthines) ce qui donne à la boisson un effet éveillant, mais sans la nervosité associée au café. Mes connaissances de la chimie s'arrêtant ici, je vais me concentrer sur la préparation et la dégustation, si vous permettez, d'autant plus que ce sont les deux aspects du maté les plus intéressants en ce qui me concerne.
Le maté a un goût très herbeux, terreux même, amer et un peu acide également. Plus amer que la bière ou le thé vert et plus acide que le café noir. La boisson, bien préparée, est assez concentrée et c'est donc un goût qui s'acquiert.
Et j'ai décidé de l'acquérir! :-) ... puisque j'ai ramené de l'Argentine, de la Yerba Mate ainsi que ce qu'il faut pour préparer la boisson de manière traditionnelle (photo: deux sachets d'Yerba mate, une gourde et une bombilla).
Remarquez, comme il s'agit essentiellement d'une infusion, on peut préparer un maté avec une cafétière-filtre ou encore une cafétière à piston. Il se vend même une version rôtie de l'herbe en sachet et le maté peut être préparé comme un banal thé en sachet.
Mais aucun de ces procédés de préparation ne vous fournira un maté aussi typique que la méthode traditionnelle, ni ne vous fournira la même expérience de dégustation.
En Argentine (et en Uruguay, au Paraguay et au sud-Brésil), où le maté est apprécié, voici comment on prépare et déguste son maté.
Le maté se prépare dans une gourde d'origine végétale. Vous remplissez une partie de cette gourde avec vos feuilles d'Yerba mate concassées, puis vous ajoutez de l'eau très chaude (mais pas bouillante). Attendez trois à quatre minutes, puis dégustez à l'aide d'une paille métalique munie d'un filtre (la bombilla). Quand le niveau de liquide diminue, ajoutez encore de l'eau très chaude, dégustez à nouveau, etc. etc. Si vous avez un bon mélange d'Yerba mate, vous pourrez infuser votre herbe de 6 à 10 fois avant d'en disposer et de recommencer avec de l'Yerba mate fraîche. Après chaque refil, vous remarquerez que l'amertume de la boisson diminue naturellement (contrairement à ce qui se produirait avec un café infusé à répétition où la sur-extraction du grain causerait de l'amertume).
Aussi, si vous imaginez le maté comme une sorte de thé, détrompez-vous. Alors que le thé est essentiellement un peu d'herbe dans l'eau, pour le maté, on parle de remplir la gourde du tiers aux deux tiers d'herbe avant d'ajouter l'eau. Le mélange est beaucoup plus dense et concentré, dans certains cas, quasi boueux.
Notez que si vous êtes un vrai puriste, vous allez d'abord mettre un peu d'eau fraîche, laissez l'herbe absorber l'eau, puis remplir la gourde avec de l'eau quasi-bouillante (on parle de 96 degrés C, idéalement).
Socialement, le maté se déguste à plusieurs. Le Cebador (préparateur) prépare d'abord une gourde fraîche, qu'il boit complètement, avant de la remplir d'eau à nouveau, et passe la gourde à l'invité suivant, qui boit à son tour, etc. Le cebador boit d'abord au lieu de servir ses invités avant lui. Culturellement, ça se rapproche de ce que certaines cultures avaient adoptées avec le vin dans certains pays, puisque se faisant, le cebador prouve que son maté est bon.
Plusieurs personnes boivent leur maté avec une saveur ou du sucre ajouté, pour adoucir l'amertume de la boisson. Certains mélanges d'Yerba mate sont déjà assaisonnées aux fruits, par exemple. Personnellement, c'est comme pour le café ou le thé, si j'aime le maté, je le bois nature. Si j'ai besoin de mettre trois tasses de sucre et de crème dedans, c'est qu'il n'est pas bon! Bref, ne comptez pas sur moi pour sucrer mon maté!
Les puristes vous diront même que si vous avez préparé un maté fruité ou sucré dans une gourde, celle-ci ne sera plus jamais bonne pour boire du maté nature. Étant donné l'origine végétale de la gourde en question, j'aurais tendance à leur donner raison, puisque malgré un lavage et rinçage après usage, l'intérieur de la gourde conserve des aromes de maté qui teintent de leur âge la dégustation suivante, tel un bon vieux fût de chêne pour faire vieillir le vin rouge.
Enfin, on pourrait croire que tout ce rituel de remplissage et refil et de paille de métal est peu pratique pour notre société nord-américaine pressée. En fait, j'étais de ceux qui croyait que le rituel n'était pas pratique même pour les argentins... avant de voir comment la culture du maté était partie intégrante du quotidien en Argentine.
À peu près chaque Argentin sur la rue, dans les bus, dans les gares et terminus, a sa gourde et sa bombilla et déguste son maté à longueur de journée. Et pour les nombreux refils? Un thermos d'eau chaude accompagne le personnage, et il remplit sa gourde à plusieurs reprises.
Manque d'eau chaude dans son thermos? Pour un demi-pesos (ou souvent gratuitement), il existe des machines distributrices dans les tiendas, épiceries, postes d'essence, restaurants, etc, où vous pouvez remplir votre thermos d'eau chaude!
Évidemment, nous sommes loin de ce genre de choses ici... Mais rien n'empêche de se préparer et déguster un bon maté à la maison, pour avoir un peu d'Argentine dans son salon, par un froid après-midi de fin de semaine, par exemple.
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jeudi 6 septembre 2007

Retour sur Mendoza

Désolé de revenir en arriere, mais les jours sont parfois trop remplis pour bloguer tous les soirs (et parfois les soirs sont passés dans un autobus de nuit, comme celui de Cordoba a Mendoza, récemment).
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Toutefois, j'aurais trouvé dommage de ne pas parler de Mendoza, une de mes villes préférées de l'Argentine. Mendoza est une petite ville de 130 000 habitants, en pleine province du meme nom, région désertique mais idéale pour la culture des vignes. Mendoza, grace a l'irrigation provenant du Rio Mendoza, lui-meme tirant sa source directement dans les glaciers de la cordiliere des Andes, toute proche, est un oasis, purement et simplement.
Mendoza est une ville charmante, au centro d'une beauté simple mais chaleureuse, avec quelques rues piétonnes, un rythme tranquille mais tout de meme vivant, une gigantesque place centrale, mi-plaza, mi-parc urbain, et cinq petites plazas disposées symétriquement autour de la place principale.
Enfin, Mendoza, c'est le vin a son meilleur et les Andes dans la cour arriere...
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Album-photo souvenir:






Avec les azulejos et les mosaiques de grande taille, la Plaza España rappelle sans conteste les plazas de Séville! Un plaisir pour nous, qui étions justement tous les deux dans la région de Séville il y a environ un an...


Avenida Sarmiento, le soir, avec un petit édifice Art Déco en arriere-plan, des promeneurs au centre et quelques contre-terrasses a gauche. Tranquillo.

Puente del Inca, qui a servi a l'époque Inca pour traverser le Rio Mendoza. Il s'agit d'une formation rocheuse naturelle qui traverse la riviere.


Le petit pont de roche, qui il y a quelques siecles traversait la riviere (qui passe maintenant juste a coté!), et sur lequel est passé le célebre Général José de San Martin, libérateur du sud du continent du joug espagnol, avant de mener ses batailles décisives menant a l'indépendance de l'Argentine (il arrivait du Chili).

... et les sommets des Andes, avec en bas, an arriere, la route qui mene vers le Chili.

Mon fidele ami Tintin, ma fidele amie Suzie, et l'Aconcagua, tout en arriere... un moment inoubliable pour nous trois :-)
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Au revoir, Mendoza.

El Che - L'Esprit Vagabond chez Che - Journal de voyage

Journal de voyage - Jour 94
Rosario, Argentine, 30 aout 2007.

Rosario. Ville natale de Ernesto Guevara. Bien que Che soit natif de Rosario, il n'y passa que quelques années avant que la famille ne déménage a Buenos Aires et Cordoba (Alta Gracia). C'est d'ailleurs de Cordoba que le futur Che partira avec Alberto sur la Poderosa II pour son premier voyage en Amérique du Sud, un des deux voyages qui a inspiré mon présent périple dans les pays d'Amérique du Sud.
Me retrouver a Rosario est donc une sorte de pélerinage incontournable.
La photo de moi a Rosario n'a pas été prise dans un endroit au hasard, d'ailleurs. Je me tiens devant l'entrée de l'immeuble sis au 480 Entre Rios, ou les parents d'Ernesto louaient un appartement lors de la naissance de leur premier fils. Si j'y étais venu il y a trois ou quatre ans, il aurait falu que je connaisse l'adresse (je la connaissais), mais aujourd'hui, n'importe quel visiteur peut constater que c'est la maison natale d'El Che, avec la petite baniere rouge sur la rue (a gauche sur la photo).
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Rosario est, selon le guide de voyage Lonely Planet, la ville argentine parfaite et la ville préférée de plusieurs voyageurs. Pour ce voyageur-ci, Rosario a souffert du désormais célebre timing du voyage, puisque malheureusement pour cette jolie ville, elle a succédée a Buenos Aires dans mon voyage, et que la marche était trop haute a surmonter pour que je sois impressionné par Rosario. Rosario est une jolie ville, ne vous méprenez pas sur mes paroles, mais comme c'est un peu une petite Buenos Aires, on se contente difficilement de Rosario quand Buenos Aires est a quelques heures a peine.
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L'architecture européenne du 18-19e siecle témoigne d'une période de grandeur (passée) de Rosario, mais les édifices souffrent du passage du temps, et on soupconne le manque d'argent pour les entretenir ou restaurer et l'ensemble de l'architecture urbaine de Rosario n'a pas la splendeur de Buenos Aires, ni celle du Rosario du passé, ou meme du Rosario de l'enfance d'El Che, d'apres mois.

L'immeuble du coin Entre Rios et Urquiza, ou est né Ernesto Guevara de la Cerna, qui sera connu plus tard sous le nom de Che Guevara.

Comme pour nous rappeller que 1) Nous sommes en Amérique du Sud apres tout et 2) Que les élections s'en viennent a grand pas partout en province, une marche de support pour le Parti Socialiste... marche a laquelle je me suis joint pendant quelques patés de maison. Apres tout, je suis dans la ville natale de Che Guevara! :-)
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Journal de voyage - Jour 97
Cordoba, Argentine, 2 Septembre 2007.
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"C'était un matin d'octobre, et je prenais avantage du congé du 17. Nous étions sous la vigne chez Alberto, buvant notre maté. (...) C'est comme ca que le voyage a été décidé, et il n'a jamais dévié du principe général décidé alors: l'improvisation."
-- Ernesto Che Guevara, Diarios de motocicleta (ma traduction).
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La scene dont parle Ernesto au début de son journal de voyage, elle se passe a Cordoba, ville ou il a passé son adolescence, et ou je me trouve au moment d'écrire ceci, moi aussi sous forme de journal de voyage et sous le signe de l'improvisation. (Un des signes de cette improvisation; j'avais vaguement prévu aller du sud du Pérou vers le Chili puis l'Argentine et la Bolivie, il semble que j'ai pris le chemin inverse a un moment donné...).
Je suis personnellement sur la route depuis 97 jours, donc 14 semaines, trois mois... J'avoue ce soir toute mon admiration pour Ernesto d'avoir dans des conditions difficiles maintenu son journal de voyage, écrivant pratiquement tous les jours. Maintenir le rythme n'est pas facile, il y a des moments ou on a tellement a faire juste pour s'occuper de soi-meme et des choses courantes et triviales comme laver les vetements et organiser quelques transports ou visites, sans parler de la fatigue qui s'accumule parfois lors des trajets de longue distance, ou des deux ou trois jours sans avoir le temps ou l'occasion de prendre une douche convenable (Sophie et Martin se souviennent certainement du Colca Canyon et du Salar d'Uyuni!), bref, chapeau Che pour tous les écrits que tu auras laissé sur tes voyages. Chevere! :-)
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Je me trouve donc a Cordoba, poursuivant mon exploration des villes du Che. Cordoba, (paradoxallement) me plait plus que Rosario, meme si son architecture n'a rien de plus exceptionnel. Soit ma mémoire de Buenos Aires commence a faire de la place pour autre chose (Prague, lors de mon premier séjour prolongé en Europe m'avait fait le meme effet, diminuant la "valeur" de Vienne, par exemple), soit l'ambiance jeune et décontractée de Cordoba m'affecte positivement. Jeune ambiance puisque Cordoba comporte sept universités et que comme toutes les villes universitaires, le rythme de vie semble affecté par la présence de plein de jeunes aux idéaux encore élevés :-). Si Rosario vit dans la splendeur et la grandeur de son passé, Cordoba sans le renier, est définitivement tourné vers le présent et le futur.

(...) Bon, je me suis souvent plains du manque de noms de rue sur les coins de rues latinos: Cordoba m'offre pas moins de six panneaux sur le meme coin... au croisement de deux rues piétonnieres! :-)

(...) Cordoba a un réseau de quelques rues piétonnes (cruel manque de Montréal, les amis) qui sont fort agréables a piétonner a toute heure du jour, mais surtout le matin ou le soir, puisque comme les espagnols, les argentins profitent d'un long 3h de lunch/sieste et que conséquemment, tout est fermé en apres-midi :(


[Un échantillon de] l'architecture d'inspiration andalouse de Cordoba, avec ses tuiles et céramiques et mosaiques et azulejos [qui] hantent les édifices un peu partout en ville...

(...) Ah, Cordoba a un tres grand parc urbain, qui comprend un jardin zoologique. Je m'attendais au gentil petit zoo avec quelques animaux et oiseaux... Mais non, faire le tour du satané zoo a pris plusieurs heures et s'est avéré fascinant. Des tapirs, des fourmiliers, des capibaras, et meme des suricates, entre hypopotame, éléphant et singes... et des outardes du Canada!!
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Apres quelques jours, c'est demain le départ vers Mendoza et la vallée des vins les plus célebres d'Argentine. Je devrais recroiser le chemin d'Ernesto un peu plus tard, une fois au passé au Chili.
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mercredi 5 septembre 2007

La traversée de la Cordiliere des Andes

Je viens de traverser la cordiliere des Andes, entre Mendoza (Argentine) et Santiago (Chili), par la route offrant le paysage le plus exceptionnel et impressionnant que j'ai pu voir de ma vie.
Ha-lu-ci-nant.
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Je vous offre ici quelques photos - bien maigre consolation, j'avoue, face au spectacle fascinant qu'offre la cordiliere a cette latitude, ou ses sommets sont parmis les plus hauts de la chaine.
Chaine qui se scinde en trois ou quatre parties, en plus, une pré-cordiliere, et deux parties importantes en haute altitude, qui atteint son summum avec le Cerro Aconcagua, plus haut sommet des Amériques.
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Bref, les sept heures de routes les plus fascinantes du monde? Pour ce voyageur-ci, pour le moment, c'est le cas, sans aucun doute possible.
Cette traversée de la cordiliere des Andes est un argument définitif contre ceux qui penserait que l'on peut devenir blasé ou fatigué apres quelques trois mois de voyages et explorations. Si ce genre de choses m'attends au détour de trois autres mois, je suis partant!
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Apres le départ de Mendoza, on a rapidement une vue sur la pré-cordiliere des Andes, avec quelques sommets a 3000-4000 m d'altitude. Photo prise dans le mini-bus, en mouvement, au zoom 4x (avec le pare-brise teinté (le bleu en haut) et la tete du chauffeur a droite pour plus de réalisme).


Deux heures plus tard, nous sommes en plein dans la cordiliere principale (secteur de la Plata), a environ 2500 m d'altitude (Mendoza était a environ 700 m), avec des sommets environnants de 4000 a 6000 m. Photo prise par le meme procédé - mais sans zoom - toujours par souci de réalisme, j'ai donc laissé le coté de fenetre et l'épaule du chauffeur sur le produit fini.


L'Esprit Vagabond, dans la neige des Andes, a 3000 m d'altitude, en pleine cordiliere principale, pres du toit des Amériques. Les sommets derriere moi font 4000-5000 m!


Ma compagne de voyage, Suzie, pose fierement devant le Cerro Aconcagua (au fond), le sommet le plus haut des Amériques et aussi de tout l'hémisphere sud de la terre, a 6962 m d'altitude. Une vue qui inspire le respect envers la nature et la terre, et qui rend humble, je dois avouer. C'est tellement imposant!

Plus loin, a Las Cuevas, pueblo pres du Cerro Cristo Redentor qui marque la frontiere Argentine-Chili, a 3000 m d'altitude, je pointe vers l'entrée du tunnel international qui traverse le coeur de la montagne sur 3 km. Vous entrez en Argentine, puis ressortez au Chili...


... et de l'autre coté du tunnel international... Photo prise par le pare-brise du minibus.


De Santigao, on verrait encore les sommets enneigés de la cordiliere principale si ce n'était de l'épais smog qui recouvre la capitale du Chili. Regardez attentivement en arriere-plan de cette photo, prise lors d'un arret au feux rouge, pres du Terminus de bus de Santiago del Chili.
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Note:
Avec un peu de patience et de chance, je serai en mesure de vous montrer un petit bout de vidéo - basse résolution - d'un des virages en épingles de la route coté chilien passé le tunnel... dans le prochain billet!
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C'était L'Esprit Vagabond, de Santiago, Chili, 5 septembre 2007.

My deer Claire (hic!)

My deer Claire,

Im on my way bad-back, sory, to Mandosa, after a wonderfull afternoon (thats two times after, english is a funy language) walking my way (and drinking it, if ya no wadda mean, hic) in wine country in Maipu. I haha-have vizited a few bodegas and tasted severus kinda wines tooday. Geez, that bus is swirling around, sory.
It's five-fourti-fivefourt-fivv - God! - It's almost six oclo'ck and besides tasting gooood wine, I haven't ate since brakefast and whit all that good wine, I have to tell you I feeel a little dizzy right vow.
Anyway - geez, two little dogs are having sex on the sidewalk beside the bus! and there is a cute girl in the seat in front of me and she's blushing!
Do you hear that buzzing sound or its just me?
What was I saying? Ah, yeah, eating.
So I just ate a chips (ham flavour, they have strange flavour for chips here, dontyouthink?), ya no, to fill my estomach - fuck, a hoouge train is crossing the road now, woah, that's noisy!
The cute girl is back to white color, now. Well, not white-white, not like yo and me, sory, you and me, but kinda caramel-white, looks delicious, but that's another stori-y.
Hard to write on a bus with that unstable road below me - or is it the eight or so glasss of wine I had in the lost- fuck, last 2 hours? Hard to say.
And the bus is turning again, where are we? I have no glue.
But the driver said si when I asked va a Mendoza, so I guess he knows - why knows takes a K if it's for no use at all? Just wondering.
Hey, look, a church!
Everybody is speaking spanish in the bus. Sooo weird!
We're passing in front of a peluqueria and that reminds me that I have to get my air cut. Hair, sory.
I bought a nice rosé today, a Malbec and - Ho, the cute girl is getting off the bus, at the corner of Vasquez and - I can't see the name of the crossing street from - oops, hey, another church!
They have a lot of churches around here, but happili, they have more wineries.
The chofer just put the radio on, and I hear Hall and Oates, oh, the song is over... what is it now? Wow, Electric light orkestra, it must be... Last train to London, I think - or was it by Earth Wine and Fire? Cant remember.
There is definitelikely more bus around me so I bilive we are in the city.
Hey, I almoast forgot, I also visited a olive plantation today - interesting - and I had a few olives, so I gueess I was lying when I wrote that I'd'n't anythink to eat since breakfeast but whatever, I ate 2 olives at the olivicola.
And - oh shit, it's my stop!
Byebye my deer,
Hyugo
zxx

Dear Claire (Maipu)

Dear Claire,
It's me again, writing this time from Argentina. Right now, I'm in a bus groupo 10 numero 182 heading to the town of Maipu, in the Mendoza province. I'm still in the city of Mendoza itself, where I've just boarded the bus, on calle Rioja.
Big trees cast shadows over the streets here, and I find it a blessing with the sun way up in the blue and cloudless sky of this dry part of the country, even if it's end of winter here.
I'm in Argentina for a month or so now, and I have to say that I love it.

Incredibly breathtaking landscape, tasty cuisine, strong and sweet wines and beautiful people, what more can I ask for, other than sharing it with you, dear?
Speaking of wine, if I'm heading to the small Maipu today, it's because it's located in the heart of wine country. The Mendoza province is producing roughly 75% of all argentine wine and it's well-known all over the world. If you go to a good wine store in BC, ask for the Trapiche. Their Malbec is the most well-known grape, but I have to say that they're also producing a really honest Cabernet-Sauvignon and a great and fruity Chardonnay, among others.
So wine country it is, this afternoon. I'm planning to hit a couple of bodegas and might take a look at an olive plantation while I'm in the aera.

I've done the wine tour and tasting a few times before - the sweet, strong and complex Porto, at Sandeman in Portugal still being a lively memory - and I'm starting to get the twist of it.
Actually, all that tasting of different wines, from different grapes, provinces and countries is not so far from our shared experience at tasting the coffees of the world, dear ex-partner and coffee master!
That is one of the reasons I thought of writing to you about it today. That and the fact that some of my favorite Chardonnay is produced in your Australia. Besides, I so often think of you, dear, but I'm also often too busy adventuring (or winetasting) my way to write to you on a more regular basis.

Heading south-east, now, an avenida Colon, slowly leaving la ciudad behind me. La ciudad is what they call the city of Mendoza, here, since the city shares its name with the entire province.
The sunlight is piercing through the bus window and starts burning my left ear and part of my neck. I guess I'll have to put sunscreen once in Maipu. These dry wine plantations are always really hot places, winter or no winter. Anyway, with winter temperatures reaching over 20-25 degrees, I wonder how the grapes survives their summer!
And since Mendoza is also like the Cafayate area (up north), it's raining like a milimeter or two every year or so...
It still amazes me how you can get such a difference in weather and landscape so near to the Andes. Yesterday, I went for a two hours bus ride west of Mendoza, to the cordiliera de los Andes to have a look at the Cerro Aconcagua. Aconcagua is the highest peak of the Americas, among other titles, and if the summit is really impressive, it's all the surroundings of the many levels and snowcaped peaks of the cordiliera that blew my mind away.
Best is it's not my first time in parts of the Andes - far from it - but it's still an amazing wonder to see and an amazing journey to travel in the heart of the cordiliera.
Anyway, yesterday was all about cold and high-white peaks, and today, less than 175 km away, I'm burning under the sun and going to have a glass of Cabernet-Sauvignon really soon.

And my bus is now reaching Maipu - we are following the old railroad, which shows empty hangars and rusty containers here and there. I'll have to let you go, then, and put away my pen and paper.
But I'll tell you what; that first glass of wine, I'm gonna take it for you, my beautiful friend, then I'll have the feeling that we'll share it in a way you surely understand and appreciate.

And I'll take that wine with love, dear, as I always do whenever thinking of you.

Cheers,
Hugo
xx

Maipu, Mendoza, Argentina
September 4th, 2007.

El Che - Argentine, origines et évolutions idéologiques

Je viens de passer plusieurs jours a Buenos Aires, Rosario et Cordoba, régions ou Ernesto Guevara a passé le plus clair de son enfance et son adolescence.
Apres avoir exploré l'Equateur, le Pérou et la Bolivie, l'aventure Argentine a éclairé d'un jour nouveau mon exploration des mondes d'El Che Guevara.
L'Argentine, comme je l'ai souvent mentionné depuis mon entrée au pays natal de Guevara, est bien différent des autres pays latinos que j'ai visité (J'allais dire unique, mais je n'ai pas visité tous les pays d'Amérique latine - pas encore en tous cas)...
Ernesto est né a Rosario mais a vécu aussi a Buenos Aires et Cordoba (Alta Gracia, dans la banlieue). L'Argentine du Che était certainement différente de celle que j'ai visitée, mais les pays andiniens l'étaient aussi. La proportion de différence, par contre, n'était pas si différente, a mon avis. Et cette différence culturelle et politique a certainement fortement influencé l'évolution idéologique de Che Guevara. C'est incontestable.
L'Argentine est un pays éduqué, avec un systeme de santé et d'éducation dont les pays comme le Pérou et la Bolivie reveront encore dans 20 ans. Ernesto étudiait, et lisait (c'était un de ses dadas d'enseigner a lire aux guerreros qui l'accompagnaient dans ses campagnes révolutionnaires) de la littérature mondiale (et pas seulement de la philo, mais aussi de la philo et de la politique). Le Péronismo avait marqué son enfance (son pere était anti-Péron) mais ses voyages en Argentine puis son premier voyage a travers l'Amérique du Sud allaient changer son point de vue. Il allait voir au Pérou entre autres, ce que les systeme de droite sous impérialisme américain avait fait des latinos de ces pays, par opposition au systeme argentin et au péronisme. Bref, en un mot, il allait voir les bienfaits pour la population en générale, pour un peuple, des politiqus de gauche. Par opposition a sa culture argentine, il allait voir la pauvreté et les immenses écarts entre les gens pauvres et les quelques membres des classes riches des autres pays.
Son second voyage a travers l'Amérique latine allait - j'en ai déja glissé un mot sur ce journal lors de mon passage en Bolivie - faire de lui un témoin de premier plan des événements politiques au Guatemala et en Bolivie, ou comment l'influence impérialiste nord-américaine allait contrer les politiques de gauche démocratiquement implantées dans ces deux pays. Il allait voir comment ces changements sociaux s'avereraient inutiles et impossibles a maintenir quand l'empire américain en décidait autrement. Il allait finalement en conclure que la "révolution tranquille", pour utiliser un terme bien québécois, était impossible et que la seule voie vers la gauche était la révolution armée.
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Ce qui me fait demander, dans une parenthese personnelle, si le Québec avait eu une ressource importante et controlée par les américains, aurait-on pu faire la révolution tranquille et reprendre le controle de cette ressource?
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La rencontre avec Fidel Castro, a la fin de son second voyage en Amériques, allait etre déterminante, puisque non seulement la révolution cubaine et son succes allait confirmer les conviction du Che a propos de la necessité de la lutte armée contre l'impérialisme, mais elle allait aussi lui donner l'opportunité de faire passer quelques idées marxistes vers Fidel. (J'ai lu que cette rencontre avec Fidel et la campagne cubaine avait fait du Che un marxiste, mais c'est plus l'inverse qui s'est passé, Che était marxiste et bien ouvertement bien avant Fidel, plus fin stratege politique).
Enfin, avant sa campagne bolivienne, Che Guevara allait visiter Péron, alors en exil en Espagne, et allait lui dire que s'il réussissait la révolution bolivienne, il allait ensuite s'attaquer a son pays natal, alors en prise avec un gouvernement militaire non-démocratiqument élu, et ramener Péron au pays.
Ernesto avait fait un long chemin depuis Rosario et son pere anti-Péron.
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En faisant le chemin de Buenos Aires a Cordoba en passant par Rosario, j'ai compris son évolution idéologique, puisqu'encore aujourd'hui, l'Argentine est un vibrant témoignage de la réussite des politiques sociales et de bons programmes sociaux d'un pays. C'est d'autant plus admirable qu'ils l'ont fait en luttant pour conserver une démocratie, ce que meme Fidel n'a pas apporté a Cuba.
En terminant ce trop cours billet, entendons-nous bien, l'Argentine n'a ni un systeme économique et politique ni une situation parfaite, mais en autant que l'Amérique latine soit concernée, ils sont socialement des décennies en avant des pays andiniens. Et je ne vois que les politiques impérialistes a pointer du doigt comme principaus responsables, puisque les pays comme l'Equateur et la Bolivie et le Pérou ont beaucoup de ressources naturelles, mais ces dernieres ont toujours été exploitées au profits d'enreprises américaines ou au profit personnel de dirigeants corrompus, supportés par les entreprises (et le gouvernement) des États-Unis.

Pas étonnant que le patriotisme continental bien bolivarien du Che se soit focussé contre l'impérialisme américain, donc. Et son origine argentine y est pour beaucoup dans son constat et son évolution. (Paradoxalement (ou non?), c'est aussi grace a l'évolution de l'Argentine de Péron et a la possibilité d'étudier et de lire que le jeune Ernesto allait pouvoir s'instruire et comprendre tout ca lors de ses voyages).

dimanche 2 septembre 2007

Avec le toit des Amériques devant moi

Le toit des Amériques, c'est le Cerro Aconcagua.
Le Cerro Aconcagua est un sommet des Andes, situé en Argentine, près de la frontière avec le Chili.
Ce sommet, qui atteint 6962 mètres au-dessus du niveau de la mer est le plus haut sommet de toutes les Amériques. Mieux encore, en fait, en dehors de l'Asie, c'est le plus haut sommet au monde.
Et le Cerro Aconcagua, j'irai y jeter un oeil demain dans la journée.
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Pour vous mettre à jour, j'ai quitté Buenos Aires pour Rosario, puis Cordoba, puis Mendoza. Je n'ai pas eu l'occasion de bloguer sur Rosario et Cordoba (et je n'en aurais pas fini avec Buenos Aires, en fait), faute de temps ou d'ordinateur coopératif, parfois, alors je ferai un peu de rattrapage, mais bon, voilà, je suis à Mendoza, une jolie petite ville (130 000 habitants, charmant centro, jolies plazas, beaucoup de vins...) de l'est argentin.
Je suis arrivé ce matin (2 septembre) par un autobus de nuit de Cordoba vers Mendoza et à part trouver une auberge, prendre une douche, prendre un excellent déjeuner (quelques medialunas et un cafe con leche, ces argentins savent préparer des délicieuses patisseries et un excellent espresso!) acheter un billet pour l'expédition de demain dans les Andes, puis réserver un billet pour la frontière du Chili pour mercredi, j'ai visité un vignoble des environ (le seul ouvert le dimanche - je déteste les dimanches !), j'ai déniché une épicerie "Carrefour" (chaine francaise) qui vend un superbe camembert, une baguette fraiche et un Chardonnay fruité comme je les aime. Bref, une journée relax, avec un peu d'organisation... et le programme pour les deux prochains jours.
Après la balade dans les Andes de demain (une expédition de 12h, quand meme), ca sera la journée des vignobles mardi (je prévois en visiter certainement 3 et il y a un producteur d'huile d'olive dans les environs, on ira peut-etre jeter un oeil à sa production aussi, ca pourrait etre intéressant), puis le départ de l'Argentine mercredi (avec un peu de tristesse, j'avoue).
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Mendoza et sa région est un endroit chaud et sec, célèbre pour ses vins (Malbec, entre autres, mais aussi Chardonnay et Cabernet-Sauvignon), dont le Trapiche est un des plus vendus chez nous au Québec. La visite de quelques vignobles est donc quelque chose qui me semble intéressant - sans parler de cette délicieuse habitude qu'ont les vignobles de faire des dégustations suite aux visites! Hic.
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Je ne ferai pas l'ascension de l'Aconcagua, toutefois, bien que le sommet n'ait pas la réputation d'etre si difficile techniquement. Premièrement, je n'ai pas l'entrainement nécessaire (un peu d'acclimatation en altitude ne ferait pas de tort, je suis en basse altitude depuis un mois, et à plus de 6900 m , c'est pas une marche de santé de deux heures, hum). Ensuite, eh bien le sentier est fermé jusqu'à l'été (décembre à février ici; rappel, nous sommes en fin d'hiver, début du printemps), pour des raisons évidentes, alors personne ne fait le sommet de l'Aconcagua en ce moment...
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Mais je me suis dit que tant qu'à etre si près du sommet des Amériques, je ne pouvais pas au moins aller le voir et lui offrir mes respects. Et puis je me trouverai bien d'autres sommets à gravir d'ici la fin du voyage. Ce n'est pas ce qui manque dans les Andes, croyez-moi!
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jeudi 30 août 2007

El Tango !

L'Argentine est le pays du Tango. Buenos Aires sa capitale.
Ainsi, meme pour quelqu'un comme moi, qui n'y connait rien en danse, impossible d'éviter le tango a Buenos Aires, et en fait, il serait bien triste de passer du temps dans cette ville de tango sans en profiter pour en admirer toutes les beautés (et je ne parle pas seulement des jolies danseuses de tango ici).
Les aventuriers les plus téméraires iront certainement jusqu'a prendre des lecons de tango (gratuites dans plusieurs endroits), mais mes convictions d'aventuriers ne vont pas encore jusque la! :-). Les révolutions, les manifestations politiques de gauche, les blocus routiers en pleine nuit passent encore, mais des cours de tango me semblent une activité fort imprudente.
:-)
Le tango est une culture en soi, et fort intéressante a observer du coin de l'oeil pour l'amateur totalement néophyte. Les représentations vont des spectacles en salle (pouvant couter jusqu'a 75$ le billet) aux spectacles de rues, en passant par les restaurants le midi ou les cafés le soir. Certains spectacles sont gratuits, on passe simplement le chapeau ou demande de contribuer en échange de photos ou vidéos. Certaines troupes vendent des CD de musique de tango, d'autres donnent des lecons sur la rue, d'autres offrent des DVD... Et chacun a l'air d'adorer la danse en général et le tango en particulier.
Et regarder le tango, c'est quelque chose de tres agréable (je parle quand d'autres le danse, bien entendu, je ne vous infligerai pas de vidéos de mes performances, hehehe) et de tres sensuel, en plus.
Voici quelques photos commentées de moments de tango que j'ai vu lors de mes promenades en ville.

Un soir au coin des avenues piétonieres Florida et Lavallee, 4 danseurs offrent du tango gratuit et passent le chapeau une fois toutes les dix minutes. Ici, Daniel et Veronika dansent sur La Cumparsita, la piece la plus entendue dans les rues de Buenos Aires. (Difficile, meme des jours plus tard, de se l'enlever de la tete!!). Parmi les autres tango que j'aime particulierement, il y a The Tango Maureen (tiré du musical RENT) et El tango de Roxanne (de Moulin Rouge)...

De passage a La Boca, un petit groupe de 4 danseurs se produisait pres du marché d'artisanat, avec un systeme de son artisanalement monté avec un vieux ghetto et un lecteur CD branché dessus, la chose les laissant tomber a l'occasion...

Au centre de San Telmo, la plaza est entourée d'artisans et des tables des contre-terrasses de restaurants. Un couple danse le tango pour divertir les clients des restos. Le chapeau sera passé par la suite.


De retour coin Florida/Lavallee... de soir toujours. Les 4 danseurs sur une finale (El Tango Griego). La petite brune dont j'oublie le nom, a l'extreme gauche) avait tellement l'air d'aimer ca, danser, que son allure avait un coté contagieux. Veronika, en bleu, allait réapparaitre dans mon voyage deux jours plus tard, lors de mon passage a La Boca; elle dansait a l'entrée d'un resto-typique. Rien de si surprenant, chaque resto et café semble offrir du tango a ses clients... et les danseurs de tango de Buenos Aires valsent donc entre restos, salles, et coins de rues touristiques (Ok, j'avoue...).
Le soir de cette photo (avec les 4 danseurs), un sondage informel a révélé que les gens dans la foule venaient de pays aussi divers que l'Uruguay, le Venezuela, le Pérou, la Finlande et... le Canada!

A La Boca... Suze n'a pas pu résister a prendre cette photo... des panneaux de bois du genre trainent un peu partout en ville, la chose devenait inévitable, ou presque.
Je dois avouer que le résultat est ... amusant :-)))
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Subte

Buenos Aires, comme toutes les grandes villes modernes, a son réseau de métro souterrain. Mentionnons aussi que depuis Quito (métro de surface), c'est la premiere ville que je visite depuis mon départ qui possede son réseau de métro.
Comme je suis un amateur d'urbanisme et de jungle urbaine, j'ai évidemment exploré un peu le métro de Buenos Aires, en plus de m'en servir comme d'un excellent moyen de transport peu dispendieux pour me déplacer entre le centro et les arrondissements visités.
Cinq lignes composent le réseau du Subte, quatre des cinq lignes partent du centro, pres de (ou directement a) la Plaza de Mayo et s'écartent lentement les unes des autres en couvrant les arrondissements voisins, tracant une sorte de main a quatre doigts inégaux qui va de l'est vers l'ouest.
La cinquieme ligne croise les quatre autres dans le centro, en tracant une ligne nord-sud. Le tout forme une sorte de soleil qui aurait pu etre dessiné par un enfant. Les cinq lignes se distinguent par leur code de couleur (rouge, bleu royal, bleu ciel, violet, vert) et par une lettre (A,B,C,D et E). Il existe aussi un systeme de bus articulé - semble-t-il - qui couvre une partie de la ville dépourvue de métro et qui est connecté a une station-terminus; ce sous-réseau est appelé le "pré-métro".
Le systeme est tres simple; cartes magnétiques qui comprennent un nombre fixe de passages. Tarification simplifiée: tous les passages sont des aller-simple dans le réseau et coutent 70 centimes. (Environ 24 cents canadiennes). Aucune autre carte ou autre tarification n'existe.
Les wagons sont sur rails (contrairement a Montréal et aux principales lignes de Paris, qui sont sur pneumatiques), les trains sont longs et les quais étroits par endroit.
Coté décoration et architecture interne, plusieurs stations semblent vieilles et un peu délabrées, mais certaines autres sont fort jolies. Les indications sont nombreuses et claires, et quelques stations sont décorées de motifs ou fresques en mosaique. Des écrans télé diffusent des informations sur le réseau, informent sur les prochains trains et passent un peu de publicité.
Regle générale, les stations sont relativement propres et semblent sécuritaires. Les trains passent a des intervalles d'environ 4-7 minutes selon le moment de la journée et la ligne ou vous etes.
Le seul défaut du Subte, c'est l'absence ou la difficulté des connexions inter-lignes. Il n'y a aucune station qui soit completement inter-ligne, i.e. partie de deux lignes ou on peut changer facilement de direction. Vous devez généralement sortir de la station, marcher un coin de rue (ou deux, ou trois), puis entrer dans la station de l'autre ligne, avoisinante. Sinon, le réseau de couloir souterrain pour passer d'une ligne a l'autre vous fait faire le meme chemin, et vous devez tout de meme sortir du réseau pour y entrer a nouveau. Ainsi, si vous couvrez une petite distance (genre une ou meme deux stations) avant de prendre une autre ligne, il peut etre plus rapide de marcher la premiere partie de votre trajet jusqu'a cette autre ligne, si vous considérez le temps d'attente et la marche pour le transfert.
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Voici quelques photos ramassées ici et la dans le Subte de Buenos Aires.
Ah, oui, j'oubliais. Subte est l'abréviation pour Subteraneo, qui veut dire Souterrain.

Station Avenida de Mayo, jolie et moderne, prise du quai menant vers Constitucion, une vue du quai me faisant face, avec un usager devant une mosaique représentant la ville espagnole de Segovia.

Et sur l'autre quai (direction Retiro), la mosaique en question, ou on reconnait évidemment le célebre aquéduct de Segovia. Cette ligne (C: bleu royal), possede au moins trois stations qui offrent des mosaiques de villes espagnoles (Avila et Barcelona sont les autres apercues).

D'autres stations et couloirs vers les édicules sont décorées d'azulejos.


Les wagons sont munis pour la plupart de bancs en rangée droite le long des fenetres et de petits anneaux pour s'accrocher quand on voyage debout. Des groupes de 3-4 wagons sont entierement communiquants (et, par hasard sur cette photo: une touriste canadienne, qui me donnait un alibi pour prendre cette photo sans avoir l'air d'un freak!).

Les wagons sont plutot propres, certains sont plus neufs que d'autres (ici, un exemple), j'en ai vus fabriqués par Fiat... Et ils sont dépourvus de grafitis!

Deux types d'édicules parsement la ville. Le premier type rappelle les édicules Guimard de Paris (ou comme celui de la station Square Victoria de Montréal), avec Subteraneo dans un rectangle et des rampes en fer encadrant un escalier directement dans le trottoir). Les autres (cette photo) attirent le regard avec une pastille de la couleur de la ligne dans laquelle on peut lire Subte. Un plan du métro surplombe chaque édicule que j'ai pu voir et comporte aussi une liste des principaux édifices d'intéret en ville, et leur localisation dans le réseau.
Comme on peut le voir en arriere-plan de cette photo, elle a été prise pres de 9 de Julio et de l'Obelisco, symbole de Buenos Aires.
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Je mentionnerai en terminant que ce qui manque cruellement au réseau du Subte, c'est le fameux journal du Métro, que j'ai pu lire tant a Quito, Barcelona, Valencia et Lisbonne que Madrid et Paris...

Buenos Aires: Recoleta et Palermo

Je poursuis mes petits reportages-photo sur les divers aspects et arrondissements de Buenos Aires. Ce billet présente quelques photos de La Recoleta et Palermo, deux arrondissements voisins, un peu en retrait du centro.
La Recoleta est un quartier riche, ou les gens aisés de Buenos Aires, qui habitaient dans San Telmo près du Centro, ont emménagé lors de l'épidémie de Fievre Jaune au debut du siècle dernier. Les maisons sont donc des immenses manoirs, aujourd'hui transformés en immeubles à condos ou en ambassade. L'ambassade du Vatica s'y trouve... mais celle du Canada est ailleurs, éloignée, et, je soupconne, dans un immeuble plus modeste :-)
C'est aussi à Recoleta que l'on trouve le cimetière du meme nom, qui offre un dernier repos a plusieurs célébrité de l'Argentine, dont, évidemment, Evita.

À l'entrée du Cimetière de la Recoleta, ce premier mausolée donne le ton, La Recoleta, contrairement à votre petit cimetière classique, est plus dans les ligues du Père Lachaise de Paris. Et le chat n'est pas un hasard... (voir photo suivante).


Les avenues du cimetière alignes les tombeaux et caveaux qui semblent rivaliser en grandeur ou ambition... Meme si certains, après quelques décennies, sont un peu plus délabrés. Les premières tombes datent de 1822.

Comme au Père Lachaise, on retrouve de nombreuses chapelles et de nombreux monuments, dont certains ne dépareraient pas quelques musées... (le guide-plan vendu à l'entrée mentionne meme quelques scluptures d'artistes connus).


Si certains y vont pour les classiques statues de la vierge ou d'un saint, d'autres y vont pour des représentations différentes, comme des colones grecques...

Le rond point de la Plaza Italia, au abords de Palermo, n'a rien de bien spécial, photographié comme ca hors-contexte. Mais quand on pense que c'est le premier grand rond point de style européen que je vois dans mon voyage, ca remet les choses en place et donne tout son intéret à l'endroit, qui effectivement, pourrait se trouver dans une grande ville d'Europe.

C'est dans Recoleta que se trouve l'extraordinaire Musée des Beaux Arts de Buenos Aires. Le meilleur musée d'art d'Amérique du Sud (pour ce visiteur-ci, en tous cas), avec des tableaux et sculptures présentés de manière relax, qui rappelle le Musée d'Orsay de Paris. On peut y admirer quelques pièces d'artistes argentins (comme dans cette pièce photographiée ici) de meme que des oeuvres de grands maitres; Rodin, Picasso, Manet, Degas, et évidemment Monet, mais aussi Van Gogh (un superbe Moulin de la Galette) et Toulouse-Lautrec.


Je vous parlais des vaches de Buenos Aires dans un précédent billet (je crois que c'est lors de la publication de la photo du Cactus de Salta? Pas le temps d'aller vérifier)... En voici une, qui vient de terminer un saut en parachute...


Ah, tiens, à ajouter à la liste des Vaches, Orques, Ours et Cactus... les Coeurs! Celui-ci semble issu d'un concours passé et est le seul que j'ai pu voir à Buenos Aires.

Palermo est le quartier branché de la classe moyenne-suppérieure. On y retrouve des galeries d'art, des vendeurs de meubles branchés et des cafés et restaurants de sushi. Palermo est subdivisé en divers quartiers... Palermo Hollywood est le quartier le plus "in" et nouveau alors que Palermo Soho est le quartier plus relax du vieux-Palermo. On ne parle toutefois pas du tout de culture bohème, ici, contrairement à La Boca, mais bien de gens très a l'aise. L'édifice rose du vendeur de meubles avec son sofa et son banc sur le trottoir m'ont semblés amusants à photographier et assez typique du quartier de Palermo Soho.

Autre coin de rue dans Palermo Soho avec ses petites boutiques colorées.
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Dans les journaux lors de mon passage, il y avait une polémique à Buenos Aires concernant un morceau d'un arrondisement voisin que l'on a rebaptisé Palermo Queens. L'idée de transformer les arrondissement historiques en noms à consonnance américaine fait peut-etre grimper les valeurs des propriétés (ce qui ne fait d'ailleurs pas l'affaire de tout le monde, parlez-en aux locataires), et donne une image in au quartier, mais la chose provoque des remous dans la politique interne de Buenos Aires, et les caricaturistes s'en donnent à coeur joie avec les idés farfelues pour les autres arrondissements.

Buenos Aires: Paysage urbain II

Le paysage urbain d'une ville ne se limite pas aux seuls édifices ou à leur apparence extérieure. Parfois, un édifice quelconque offre tout de meme un point de vur intéressant, et parfois, c'est son intérieur, architecture ou contenu ou les deux, qui représente le plus d'intéret.
Voici donc quelques images qui me sont apparues intéressantes d'une manière différente...

Au coin de l'avenida Mayo et le boulevard 9 de Julio, on retrouve une station de Subte, et une murale amusante et plutot bien intégrée dans le quartier, dont le dessin représente justement 9 de Julio et son croisement avec avenida de Mayo. Le taxi sur la murale répond bien à celui en avant-plan sur la photo, non?

Le Museo de la Ciudad est gratuit et présente une exposition permanente d'objets hétéroclites issues des résidences de Buenos Aires au fil des siècles. Parmi les objets les plus récoltés, on retrouve des centaines de jouets de toutes les époques (incluant un Mecano exactement comme celui que j'avais étant enfant, une larme de nostalgie, ici)... ainsi qu'une drole de copie du Monopoly avec des quartiers Argentins au lieu des avenues d'Atlantic City.


Le Museo Evita, consacré à la vie d'Eva Duarte Péron, est installé dans le quartier Palermo, dans une ancienne demeure ayant été achetée et utilisée pour aider les gens dans le besoin, par la Fondation Eva Péron, alors dirigée par Evita. Une des pièces centrales est décorée à la mode Andalouse (ca rappelle évidemment Séville) avec des azulejos tout autour... et meme un Don Quichotte sur le mur.


Autre musée intéressant (et gratuit), le centre culturel Borges, qui comporte pas moins de 4 pavillons, au troisième étage du centre commercial Galerias Pacifico. Plusieurs salles donc, dont une superbe expo temporaire sur l'architecture modernismo catalan (pensez Gaudi)... et cette disposition de sculptures contemporaines assez intéressantes. L'ensemble est présenté dans un environnement aéré et dépouillé qui contraste entièrement avec l'opulence du centre commercial richement décoré (voir plus bas).


À Buenos Aires, tout le monde a un chien, du moins semble-t-il. Et comme tout le monde n'a pas le temps d'aller promener Fido, on engage des promeneurs de chiens. On en croise partout, à tous les coins de rues, autant dans le centro, que dans les arrondissements voisins comme Recoletta, la Boca, ou encore ici, à Palermo Viejo. J'ai meme vu un promeneur ramener un chien dans un immeuble à logement, dont le portier-gardien a pris charge de l'animal dans le lobby avant de le remonter à son maitre!

J'ai toujours un sourire aux levres et de la difficulté à éviter de photographier ce genre de véhicule... surtout quand il s'agit d'un véhicule officiel de la Police Fédérale. Avouez que ca pourrait passer pour une voiture de police si Mr. Bean était agent! :-))


Un des tableaux peint au plafond du centre comercial Galerias Pacifico, un édifice à l'architecture qui rappelle les chateaux francais et dont l'intérieur est somptueux. Coté boutiques, il représente bien Buenos Aires, avec ses tendances modes et ses noms illustres de la mode mondiale; Versace, Dior, Lacoste, Vuitton, nommez-les, ils sont ici. On se croierait sur Fifth Avenue à New York ou sur les Champs Élysés de Paris.