Dans le billet précédent, je mentionnais l'existence d'un temple Aztèque au sommet d'une montagne près de Tepoztlan.
Le pueblo de Tepoztlan étant à environ 1650 m d'altitude, rejoindre le temple à 2300 m d'altitude représentait une belle randonnée avec un gain d'un peu plus de 600 m. Avant de quitter le Zocalo, j'ai dit à Suze que nous avions déjà fait des randonnées beaucoup plus haute et exigeantes, citant l'exemple d'une randonnée à Banos en Équateur, où nous avions effectué un gain d'altitude de 1200m. Sa réponse: « Il y a quoi, 22 ans? ». Bon point.Nous avons quand même quitté le confort du Zocalo de Tepoztlan et emprunté la calle 5 de Mayo, qui change de nom alors qu'on se rapproche de la montagne pour devenir Calle del Tepozteco. Puis, la rue devient plus étroite, se transforme lentement, en escaliers de pierre d'abord, puis en sentier rocheux, puis en paquets de roches qu'il faut simplement gravir.
Et ça monte, sans arrêt ni portion plane, avec une pente abrupte à gravir à chaque pas. En fait, ce qui est exceptionnel avec cette randonnée, ce n'est pas tant le gain d'altitude brut de 600 m, c'est le fait qu'on réalise ce gain en moins de 2km de sentier rocheux, c'est le fait qu'en 45 minutes, on grimpe de 600 m. On gagne littéralement un peu plus de 13 m de hauteur brute à chaque minute de "marche".Nous avons fait quelques pauses pour nous rincer la gorge (on avait acheté un litre de Gatorade en plus d'avoir 3/4 de litre d'eau avec nous). Heureusement, le ciel s'est un peu voilé pendant l'ascension, limitant l'exposition au soleil et à la chaleur - cette région de l'état de Morelos est connue pour son «éternel printemps» mais on se comprends que des matins confortables à 24 degrés à l'ombre, on appelle ça l'été, au Québec!La plupart des photos que j'ai captées pendant le trajet montre la même scène; Suze ou moi, avec le sentier en pente abrupte, mais chaque photo ne rend pas justice au degré d'inclinaison.
On dirait presque que le chemin est plat, ici, mais ma caméra est placée à un angle perpendiculaire au sol où je me trouve, le plus exact 90 degrés que je pouvais faire à l'oeil. Suze est à 4 pas devant moi, cinq de plus et elle sortait du champs de la caméra.
Quelques crevasses parsèment le sentier - mais heureusement, on n'a pas à traverser d'une paroi à l'autre, aucune escalade requise pour gravir le Tepozteco, juste de la marche. Si vous zoomez cette photo, vous allez voir des randonneurs dans la crevasse, en bas. Il faut la monter en suivant un escalier étroit creusé à même les parois pour sortir de l'autre côté, mais 15 m plus haut.
Nous y étions presque, alors je me suis retourné et j'ai capté cette photo du sentier derrière moi.
Une fois au sommet, on peut apercevoir le petit temple Aztèque. Il fait partie d'une zone archéologique (il y a un guichetier qui vend les billets pour accéder au site - le gars doit gravir cette montagne à chaque jour de travail!)
Une fois rendu sur le site, que dire sinon, wow! la vue est spectaculaire, l'air est revigorant, et la pyramide - quoi que petite - est intéressante à voir de proche.
On peut grimper sur la pyramide, et au sommet de celle-ci, on voit les vestiges du cite cérémonial, dont quelques pierres montre encore des glyphes.
La vue de Tepoztlan dans la vallée (je parlais dans le billet précédent du fait que la petite ville était nichée sur un aplat au milieu des montagnes, on en voit une partie ici).
Zoom sur tepoztlan. La rue que l'on voit en diagonale du haut droit en bas à gauche sur la photo est la Calle 5 de mayo. Le clocher le plus évident est celui de l'église de l'ex-couvent (billet précédent).
Avant de quitter les lieux, j'ai pris cette photo pour montrer que la pyramide est réellement au bord d'une falaise.
Puis est venu le moment de redescendre. Ici, photo de Suze, qui a pris quelques pas d'avance sur moi (oui, 3-4 pas d'avance) au début de la descente. Si monter un sentier avec un gain de 600 m de hauteur est exigeant côté cardio, la descente n'est pas non plus de tout repos. Avec un sentier aussi abrupt, pour les muscles des jambes (devant des cuisses et des jambes) et pour les genoux, c'est encore plus ardu que de monter.
On a aussi aperçu quelques exemplaires de faune locale (il parait que des coatis se baladent dans ce sentier, mais par un samedi achalandé, ils se sont montrés farouches).
L'Esprit Vagabond, sur une pyramide Aztèque, à 2300 m d'altitude.
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