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| "Station" de bus de Periferico Sur. |
Dans un précédent billet, je mentionnais que j'avais du renoncer à mon plan de visite du site archéologique de Teuchitlan à cause d'une période imprévue de confinement le dimanche 22 février. Quelques jours plus tard, voyant que la situation était revenue à la normale, j'ai donc renoué avec cette idée de visite et planifié m'y rendre le vendredi en après-midi.
En principe, il y a un bus qui part de Central Vieja, mais mon expérience de voyage dans le secteur m'a permis d'économiser du temps, car ce bus, il passe ensuite à Periferico Sur (et prend au moins 30 minutes pour s'y rendre). Ainsi, au lieu de me rendre à Central Vieja (mon plan original), j'ai pris le métro Linea 1 vers Periferico Sur pour y attendre mon bus. On m'avait informé qu'il y passait un bus au 30 minutes et qu'il mettait 45 minutes à joindre le pueblo de Teuchitlan. De là, le site était à 24 minutes de marche.
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Il faut savoir que le bus passe par cette "station". |
Évidemment, étant en Amérique latine, ça ne s'est pas passée comme ça. J'ai bien débarqué à Periferico Sur, et le bus y passait bien. Mais en ce vendredi midi, il semble qu'il ne passait qu'aux heures, et avec ma chance légendaire, j'ai donc du attendre 45 minutes pour le voir arriver. Ensuite, le bus s'arrête littéralement partout sur son chemin pour prendre ou laisser des passagers (un chicken bus), roule lentement, on fait une pause à Tala, et, bien que parti à 11h15 de la maison, après avoir attrapé le bus de Periferico Sur à 12h40, j'ai finalement atteint le
pueblo à 14h30.
Le dimanche précédent, j'avais toute ma journée, donc je n'avais pas réellement consulté les heures d'ouverture du site. Ce vendredi non plus puisque je croyais pouvoir arriver à Teuchitlan vers 13h, au pire, 13h30. Arrivé à 14h30, j'ai réalisé que si le site fermait à 15h pour une raison ou une autre, j'allais rater ma visite si je mettais 30 minutes à faire les 24 minutes séparant la ville de l'entrée.
J'ai donc entrepris cette marche d'un bon pas, malgré le soleil tapant, l'absence d'ombre sur mon chemin - un chemin pavé de roche... qui zigzaguait en pente à 30 degrés s'éloignant du pueblo dans la montagne. Une pente qui ajoutait au défi de couvrir la distance en peu de temps par 35 degrés (à l'ombre, mais je n'avais pas d'ombre!).
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Chemin menant de Teuchitlan vers l'entrée du site de Guachimontones. |
Mais heureusement, j'ai réussi, arrivant à la guérite de Guachimontones à 14h55. La dame du guichet m'a vendu mon billet (30 pesos), et m'a indiqué l'emplacement du musée/centre d'interprétation à cinquante mètres plus loin... en m'indiquant du même élan que les ruines elles-mêmes étaient à 15-20 minutes plus haut dans la montagne!
J'ai passé outre le musée (j'y reviendrais si j'avais le temps) pour monter encore plus haut dans la montagne vers le site archéologique. Que j'ai (enfin!) atteint quelques 15 minutes plus tard, essoufflé, assoiffé et trempé.
Heureusement, malgré la difficulté de m'y rendre rapidement, le site valait la peine d'être exploré. Et peut-être à cause de ces difficultés, j'étais seul parmi les ruines tout au long de ma visite.
Le site est appelé Guachimontones, mais les archéologues y réfèrent à la "culture Teuchitlan" (en référence au nom du pueblo fondé des siècles après l'occupation de Guachimontones). Ça créé une certaine confusion.
La culture Teuchitlan aurait occupé un vaste site dont les ruines visibles aujourd'hui était le centre cérémonial. On sait bien peu de choses de cette culture, dont l'installation dans ce secteur serait antérieure à Teotihuacan. On parle donc ici de culture pré-aztèque, donc les informations vérifiables sont très limitées.
On peut quand même y voir (et admirer) quelques structures identifiables, comme ce juego de pelota dont la tradition a été transmises à pratiquement toutes les civilisations pré-colombiennes d'Amérique centrale, des Aztèques aux Mayas aux Toltèques.
Ce petit ami qui ressemble à un écureuil, mais est plus gros, se déplaçait rapidement, plus comme un chien de prairie qu'un écureuil.
Il y a trois pyramides à Guachimontones. La plus grande est celle-ci, qu'on n'a pas pu sauver ou restaurer. Lors de la découvert du site (en 1970!), la plupart de ses pierres avaient déjà été retirées au fil des siècles passés pour être utilisées dans la construction de bâtiments au pueblo de Teuchitlan.
La seconde plus haute pyramide a pu être restaurée. On a aussi pu explorer son intérieur et découvrir qu'elle a été érigée en cinq étapes distinctes (un peu comme pour plusieurs sites ayant été occupés pendant quelques siècles on avait tendance à agrandir les plus importantes pyramides).
Les pyramides de Guachimontones ont ceci de particulier; elles sont circulaires (formant une sorte de cône en gradins). Ce n'est pas unique à ce site, mais les endroits où on peut encore en voir sont quand même assez rare.
Sinon, on peut aussi apercevoir diverses structures. Les plus intéressantes sont ces podiums rectangulaires que l'on retrouve partout autour des pyramides circulaires.
Vue de la pyramide #2 entourée de podiums rectangulaires.
Avant de quitter le site, j'ai aperçu un autre secteur - en retrait du secteur principal et de l'autre côté du chemin dans la montagne - on y voit un second juego de pelota et celui-ci, comme nous sommes dans la montagne, offre même une vue sur le lac en contrebas, où se trouve le village de Teuchitlan.
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Après avoir fait le tour des ruines, et pris moult photos, je suis redescendu vers l'accueil, ai visité un peu en vitesse le musée/centre d'interprétation, puis je suis redescendu vers le pueblo. Avec le temps que j'avais mis à me rendre, je craignais devoir passer encore des heures à rejoindre Guadalajara.
De retour à Teuchitlan, je devais trouver la station de bus (oui, je sais, à l'arrivée, j'aurais du me renseigner un peu plus, mais j'ai débarqué du bus dès que possible au premier arrêt pour entreprendre la marche vers le site au plus vite. Mais bon, le pueblo est petit, et une dame m'a indiqué la station (j'étais alors à un demi coin de rue de l'endroit, mais il n'était pas évident à identifier!)
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| Station de bus de Teuchitlan. |
J'ai pu y acheter mon billet de retour, et on m'a informé que le bus passait dans "plus ou moins" 30 minutes. Dans la réalité, j'ai pu y monter quand il est passé, une heure et quart plus tard. Autre chicken bus, autres arrêts fréquents, et autre pause à Tala, mais au moins, le chauffeur de ce bus-là roulait plus vite. Malheureusement, arrivé à l'autoroute périphérique de Guadalajara, un vendredi en fin de PM, congestion monstre, le bus roule au pas, ça a pris un temps fou pour rejoindre Periferico Sur, où le chauffeur m'a laissé débarquer (sur l'autoroute) sans s'arrêter au complet (typiquement latino-américain), en ouvrant la porte quelques instant, juste vis-à-vis la passerelle qui me permettrait de rejoindre la station de métro.
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| Intérieur de la station de bus |
Je suis arrivé chez moi à 19h50. quasi neufs heures que j'étais parti - pour passer un peu plus d'une heure sur le site archéologique lui-même. Je n'avais pas mis autant d'efforts pour joindre un site depuis que j'avais visité
Xcambo en 2003 après
un périple plus ou moins planifié.Mais comme le site valait la peine, je ne me plains pas... et je regarde les autres sites archéologiques accessibles et planifie mes prochaines visites.
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Vue de la pyramide #2 avec les montagnes en arrière-plan |
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