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samedi 15 septembre 2007

Une fascinante remontée vers le nord II

Suite de la route de la cote du Pacifique, au nord du Chili.

Ce second billet du dyptique est celui qui réserve les plus amusantes surprises de ce trajet (à mon avis).

Meme si certaines photos ne sont pas très bonnes, je les publie tout de meme à titre de preuves de ce que j'ai vu le long de cette route. Et j'ose meme ajouter que je n'ai pas réussi à tout photographier ce qui était surprenant, pour des raisons mentionnés dans le billet précédent.
Les voici donc sans plus tarder.

Meme si les villages sont pauvres, et petits et sans aucune végétation, rien n'empeche d'avoir un terrain de futbol! Ici, on distingue parfaitement ce terrain en sable, qui prend pratiquement plus d'espace que le village en entier :-)
Croqué quelque part au nord d'Antofagasta...


À quelques dizaines de km de la ville d'Iquique, il y a cet aéroport, ou on peut voir un avion de LanChile. Gee, avoir su que je pouvais faire le trajet en avion :-)

Sérieusement, j'avais pris les infos pour faire le vol Santiago-Arica (qui a son petit aérodrome), mais outre le tarif des billets - trop dur sur mon budget de voyage - je suis bien content de ne pas avoir fait le trajet en avion. Je préfère généralement faire mes déplacements par voie de terre, pour voir la vie et les paysages des pays visités, et ce trajet Santiago-Arica a certainement valu en paysages et amusantes surprises le prix de son billet de bus!


Ok, celle-là est floue et on ne distingue pas grand chose... Regardez de plus près... que sont ces lignes blanches dans le sable? Est-ce que les gens près de Iquique ont décidé de se mettre au criquet pour séduire un médecin (vous avez tous vu l'excellent La Grande séduction, non?)... Hum, mais il y a des ovales plus foncés... et puis ces personnes avec des batons... et un drapeau, c'est un drapeau? Ah... oui, bien sur, il s'agit d'un terrain de golf!!!
Authentique. Un golf dans le sable, avec ses verts (les appellent-ils des bruns? Hehehe) et tout... Incroyable, non??


Moins surprenant que le golf, quelques pecheurs taquinent la ouananiche (je blague, il taquinent peut-etre le grand requin blanc pour ce que j'en sais) près de la station balnéaire d'Iquique.


Juste avant Iquique, encore, un arret pour nettoyer l'autobus. Malheureusement, on omet de nettoyer la baie vitrée au-dessus du chauffeur et mes possibilités de photos sont réduites depuis quelques heures du à la saleté qui s'y est acumulée pendant les dernières 24 heures...
Le paysage devient de plus en plus ... aride, si c'est encore possible.


Au terminus d'Iquique... une Ford T en exposition! Si on m'avait dis que juste au nord ouest du désert d'Atacama, j'allais voir une Ford T, j'aurais eu des doutes...


En route vers Arica, dernière étape de ce périple chilien, nous retraversons une partie des montagnes en nous éloignant de la cote. L'ensemble est un désert total... Du sable et des dunes à perte de vue... ou presque. En montant en zigzag à flanc de montagne, on peut parfois apercevoir le fond du canyon, ou il y a encore des cultures et un brin de verdure - quasi surréaliste dans le paysage environnant.
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Mais la surprise la plus étonante, c'est celle-ci:


Ce pingouin n'est pas en plastique.
Cette photo n'est pas un montage.
Elle a toutefois été prise au zoom 4x.
Elle a été prise au sud d'Arica.

(Les memes commentaires que pour la précédente photo s'appliquent pour celle-ci)

J'imagine qu'il y a de la neige l'hiver dans les montagnes autour ou que le Pacifique est particulièrement froid à une époque de l'année, je ne saurais dire...
Mais il est évident qu'aprés les éoliennes, le terrain de soccer, le terrain de golf et une Ford T, j'étais plus préparé à accepter le phénomène...
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Voilà! C'était ma traversé du nord chilien, en peu de mots et de photos...
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Et une fois à Arica?
Ah, oui, je vous avais dis que j'y reviendrais...
Well, à Arica, nous sommes restés environ 10 minutes - un intense 10 minutes, mais tout de meme - pour reprendre un bus vers Tacna, de l'autre coté de la frontière Chili-Pérou. Mais c'est une autre histoire alors je vous la raconterai plus tard.
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L'Esprit Vagabond, de retour au Pérou.

Une fascinante remontée vers le nord I

En partant de Santiago par un long trajet de bus quasi non-stop vers Arica, tout au nord du pays, nous allions à la fois gagner du temps, et profiter dans un confort relatif, de vues splendides de toute la cote Pacifique du Chili, au nord de Valparaiso.

Nous étions installés sur deux larges sièges donnant sur la fenetre de devant du second étage d'un bus. Bref, assis au-dessus du chauffeur, avec une baie vitrée donnant un panorama d'un peu plus de 175 degrés pour admirer le paysage. Impossible de faire mieux pour profiter au maximum du paysage.

Et ce paysage allait s'avérer plein de surprises et d'étonnements.

Ce trajet de bus allait durer 28h sur 2062 km. Et une fois à Arica? Well, je vous en reparlerai après...

On pourrait croire que ce n'était qu'une long trajet ennuyant, et que nous le faisions pour tuer la route, mais finalement, le périple s'est avéré une attraction en soi, une aventure amusante et une expérience unique (puisque pour le moment, cette seule portion de 28h est le plus long trajet de bus ininterrompu que j'ai fait dans ma vie).

Et le voici en quelques photos, dont ce billet constitue la première partie.
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Gardez en tete que la plupart de ces photos ont été prise par une fenetre de bus, et en mouvement. (Excusez donc quelques reflets ou objets flous en avant-plan à l'occasion).
Quelques exceptions peuvent se produire ici et là, lors de cours arrets du bus.
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Au départ de Santiago, nous avons traversé quelques tunnels sous les colines environnantes. Notez surtout le vert, couleur qui disparaitra graduellement du paysage avec le temps - et qui au moment d'écrire ceci n'est toujours pas revenue!


Un peu avant Pichidanqui, nous atteingnons la mer que nous longerons pour la plus grande partie du trajet. Notez ici les nuages et un peu de brouillard. Le temps allait s'éclaircir en montant vers le nord et devenir chaud et sec une fois dans les environs du désert d'Atacama.


Parmi les trucs que l'on ne s'attends pas nécessairement à voir sur la cote, quelques éoliennes... Le temps est plus clair, le sol est encore vert...


Un viaduc permet de traverser ... une rivière quasi à sec, signe, comme la lente disparition de la végétation - ou plutot son évolution vers quelque chose de différent - que nous progressons vers le désert...


Nous y voilà, quelques cactus viennent confirmer que le vert est chose du passé, le sable et la roche deviennent les principaux éléments du décor... Quelques habitations très rustiques parsèment les abords de la route, formant parfois quelque hameau, ce qui n'est pas le cas ici, malgré la présence d'une corde à linge.


Sinon, la cote elle-meme offre de très jolis paysages, qui sont ardus à photographier, les contrastes étant difficiles à capter, les reflets dans les fenetres du bus n'aidant pas, le mouvement du véhicule rendant problématique la simple idée de conserver l'horizon sur un axe horizontal sur la photo... Sans parler que souvent, on n'a que deux ou trois secondes avant que la route ne vire à nouveau et ne fasse disparaitre le paysage convoité de notre champs de vision... Et avec le temps qui passe, le soleil descend, l'éclairage se fait rare, puis insuffisant.

Il est temps d'aller dormir :-)


Le lendemain matin, au réveil, la végétation a pratiquement totalement disparue, le brouillard est de retour, il y a du sable partout... ou presque, et nous longeons toujous le Pacifique, traversant parfois un petit village de pecheurs.


En se rapprochant du désert d'Atacama, le ciel s'est dégagé complètement, et quelques dunes et monticules de sable se font découvrir, certains tout au bord de l'océan. Nous allons plus tard nous éloigner de la mer pour entrer un peu plus dans les "terres" sablonneuses du désert... et découvrir plusieurs choses surprenantes!

À suivre...

jeudi 13 septembre 2007

Santiago en photo: faudrait pas trop abuser...

Comme je n'ai toujours pas recu de plaintes concernant les photos de Santiago, mais que toute bonne chose a une fin, surtout les références internes comme celle-la, voici donc mes dernières photos de Santiago del Chile.
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En vrac et brièvement commentées, donc...


La plus vieille église de Santiago, celle du convento San Francisco, au croisement des avenues Alameda et Londres. Le soir de notre visite, il y avait une délégation de moines et de soeurs, célébrant quelque événement ou fete, remplissant la petite église d'une animation fébrile. Amusant, surtout de voir des gens en soutane se balader avec des appareils photos numériques :-).
Sinon, l'intérieur de San Francisco est particulièrement intéressant par ses murs de pierres originaux et son plafond en caisson.

La Chascona est l'une des trois résidences de Pablo Neruda, celle-ci, à Santiago, ayant été convertie en musée consacré à la vie du célèbre poète. Comme j'avais raté celle de Valparaiso, je me suis rabattu sur celle-ci. Le bleu est une réflexion de la quasi-obsession de Neruda pour la mer.

On fait l'ascension du Cerro San Cristobal par le vieux funiculaire... et on redescendra par le téléférique. [Denis Nadeau, tu aurais eu du fun ici! :-)) Et j'ai pensé à toi! ]


Une vue d'une partie de la ville, du Cerro San Cristobal.

Le soir venu, dans l'arrondissement moderne et huppé de La Providencia, une église se détache de l'activité urbaine sur le boulevard Providencia.

Dans le très beau et très long Parque de las Americas, qui longe le canal, il y a une superbe fontaine, que l'on peut admirer des heures durant, puisque son concepteur s'est amusé comme un petit fou à y programmer des dizaines de jolies et poétiques combinaisons de jets d'eau et lumières.
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Avant de quitter le Chili; Pablo Neruda

Desnuda eres tan simple como una de tus manos,
lisa, terrestre, mínima, redonda, transparente,
tienes líneas de luna, caminos de manzana,
desnuda eres delgada como el trigo desnudo.*
- Pablo Neruda, Soneto XXVII, 1959.

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Je m'en voudrais, avant de quitter le Chili par la longue route de la cote Pacifique vers le nord, de ne rien mentionner du poète Pablo Neruda, un des artistes les plus célèbres de l'Amérique du Sud. Vous aurez remarqué ici et quelques références à la présence de Neruda lors de mon passage à Santiago, mais cette citation, tirée d'un sonnet que j'aime bien, lui rend donc hommage officiellement, puisque le plaisir de voyager, ce n'est pas seulement de voir ce qu'il y a à voir, mais d'y etre, et de savoir ce que signifie l'endroit ou on se trouve.
Je mentionne à titre d'exemple pris au hasard que le croisement d'Abbey Road ou le 221b Baker Street à Londres, ne signifient rien si l'on ne connait pas les références aux Beatles ou à Sherlock Holmes.
C'est dans ce genre de détails que plusieurs endroits trouvent leur intéret spécifique.
Comme tous les endroits du monde, le Chili ne serait pas le Chili sans ses artistes. Et Neruda est certainement un des plus importants de son histoire. Voilà.
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* (Ma traduction) :

Nue, tu es aussi simple que l'une de tes mains
lisse, tangible, petite, pleine et transparente
tu as des lignes de lune, des chemins de pommiers
nue, tu es mince comme une tige de blé nue.
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Note: Il existe certainement des versions officielles en francais, qui sont bien mieux traduites.

Une affiche amusante en 3 volets

Un bref commentaire, prétexte à publier la photo d'une affiche que j'ai croqué à Santiago, un soir, affiche que j'ai trouvé originale et amusante.
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L'affiche fait la promo d'un concours de court-métrage et utilise le logo bien connu de la MGM, mais en y modifiant un petit détail... :-)
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Les observateurs attentifs remarqueront certainement quel est ce détail que les créateurs ont modifié sur le logo de la MGM... :-)
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Les observateurs plus attentifs remarqueront aussi une compagne de voyage, en réflexion... :-))
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Les observateurs très attentif remarqueront ce que la compagne en question tient dans sa main. :-)))
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Le métro de Santiago

Comme je le mentionnais lors de mon passage à Buenos Aires, ce que certains lecteurs avaient pu remarquer des mois auparavant également, j'aime explorer certains aspects (sous)-urbains des endroits ou je me trouve.
Je me suis donc servi du réseau de métro de Santiago non seulement comme d'un moyen de transport rapide, efficace, peu dispendieux et confortable, mais aussi comme lieu de visite touristique.
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Amusante coincidence, le réseau de Santiago comporte plusieurs points communs (dont au moins un est exceptionnel) avec le réseau de Montréal.
Le premier point commun est le nom, puisqu'à Santiago comme Montréal, c'est Le Métro.
Second point commun de ce systeme de transport en commun souterrain; le métro de Santiago utilise la technologie du métro sur pneumatiques, un systeme que l'on retrouve moins que la version sur rails standard. Je sais que plusieurs des lignes du métro de Paris sont sur pneumatiques, mais avec Montréal, ce sont les seuls exemples que j'ai pu voir lors de mes explorations urbaines.
Si on poursuit les similitudes au niveau des lignes, Santiago comporte 4 lignes de métro (plus un segment en Y sur la ligne 4, qui s'appelle 4A), qui sont identifiées par un chiffre et une couleur (ici: 1-rouge, 2-jaune, 4-bleue [4A-bleue ciel] et 5-verte)...
Les connaisseurs du réseau de Montréal auront peut-etre déjà remarqué la similitude la plus étonnante et étrange entre les deux réseaux: l'absence d'une ligne 3 (rappel: Montréal a les lignes 1-verte, 2-orange, 4-jaune et 5-bleue).
Je n'ai aucune explication à fournir quand à la raison de cette absence, mais je soupconne quelque chose de similaire à Montréal; on a du planifier une ligne 3, qui ne s'est jamais réalisée, et on a poursuivi avec les plans de lignes déjà en chantier avec les numéros 4 et 5... C'est mon interprétation de la chose... et j'imagine aussi que le site officiel du métro nous fournirait peut-etre l'information, mais je préfère utiliser mon temps internet à écrire ce journal plutot qu'à naviguer sur un site de métro, ce qui me ferait définitivement passé pour un geek, non? (Je ne nie pas en etre un, mais je tente de le cacher un peu quand meme! Hehehe)
Enfin, dernier point commun - quand meme commun à plusieurs réseaux dans le monde - on a intégré plusieurs oeuvres d'art dans les stations, certaines de ces dernières étant littéralement des oeuvres d'art en elles-memes.
Ah, j'allais oublier un autre détail amusant... pour ceux que ce genre de détail intéresse... Le Métro de Santiago distribue gratuitement le journal du Métro... comme c'est le cas un peu partout dans le monde (voir dernière photo de cette page-lien).
Ok... Photos!

Comme pour me rappeler que je dois revenir au Canada pour le 12 novembre, sur les quais, les écrans du métro diffusaient, ce jour-là, le vidéo de The Police; Every breath you take.
L'art fait partie intégrante du métro de Santiago... de meme que la publicité, ici recouvrant l'ensemble des wagons de la ligne 1 (les pubs sur les fenetres et portes avait un certain degré de transparence, quand meme).

Cet homme d'affaire semble faire partie intégrante du tableau mural de la station!
La photo est un peu floue, je l'ai prise rapidement, pour éviter des passants devant moi, et sans flash, pour éviter d'attirer l'attention du monsieur en question :-)). Mais je la trouve amusante.


Quand je disais que certaines stations étaient des oeuvres d'art... Les quais de la station Universidad de Chile incorporent des fresques s'inspirant des grands poètes chiliens, dont ces scènes inspirées de Neruda et Mistral.
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Santiago del Chile en photo (suite)

Puisque personne ne s'en plaint (voir commentaires) , hehehee, voici donc quelques photos supplémentaires de mon passage à Santiago del Chile.
J'en profite pour mentionner que comme Buenos Aires, la capitale du Chili est un joli mélange d'architecture - qui pour cette capitale-ci, semble avoir enfoui son passé colonial - et que la ville, son centro comme ses proches arrondissements, est animée, vivante et agréable à visiter. C'est aussi le genre de ville ou il fait bon se balader sans autre but que d'admirer la faune et la flore urbaine, une activité que j'adore pratiquer.
Bien que possédant les aspects communs à toutes les villes latinos, Santiago partage également avec Buenos Aires une organisatoin globale des choses qui contraste tout de meme avec les autres grandes villes du continent, faisant de Santiago une ville beaucoup moins intense, plus relaxante.
J'avais relativement peu de temps à Santiago (trop peu), mais j'ai pu, grace à Valparaiso, profiter d'une journée supplémentaire pour explorer certains arrondissements, choix qui s'est avéré fort intéressant après tout et m'auras permis de croquer quelques photos intéressantes de plus, autre activité que j'adore pratiquer.
En voici donc quelques-unes.

Sur l'avenida Ahuamada, une des nombreuses rues piétonnes de Santiago, quelques amateurs de futbol (soccer) sont vissés dans la rue devant un écran diffusant un match préparatoire avant les qualifications (à la coupe du monde 2010, geez...), et réagissent bruyamment aux moindres mouvements du ballon. Le fut, ici, c'est sérieux, nous sommes en Amérique latine, après tout, organisation des choses ou pas, ne l'oublions pas!


Tous les copains qui ont voyagé avec moi savent à quel point je peux etre gosseux quand vient le temps de prendre certaines photos. J'adore faire des photos - meme si je n'y connais pas grand chose et que je n'ai jamais étudié réellement les techniques - et je tente toujous de faire de bonnes compositions, d'avoir un bon angle, un bon éclairage naturel, etc.
Ici, je n'arrivais pas à me décider si cette sculpture à la plaza de armas devait etre photographiée sous un angle particulier, avec quel arrière-plan, ou si je devais tenter d'éviter les gens autour. Suzie, à mes cotés, m'a juste dit: Prends là donc d'ici, avec le monde!
C'est ce que j'ai fait.
(Je la soupconne d'avoir émis ce commentaire juste pour que je prenne la photo et continue mon chemin au lieu de passer quinze minutes à virer autour de la sculpture... Mais elle avait raison, puisque finalement, l'intéret de cette sculpture repose en grande partie sur son intégration dans la vie quotidienne de la plaza et des gens qui s'y installent ou la croisent sans la regarder).


Sur le cerro Santa Lucia, la municipalité de Santiago a développé plusieurs petits pavillons de style européen qui donnent à cette butte un charme particulier.


De la cour intérieur du Palacio de la moneda, une vue sur les drapeaux du Chili et sur quelques carabiniers qui gardent le Palacio, et se font évidemment prendre en photos par des touristes, meme chiliens.
:-)

Près du Cerro San Cristobal (montagne qui se dresse au milieu de la ville), entre la montagne et le centre de l'arrondissement Providencia, quelques maisons colorées attirent le regard... Devant celle-ci, je trouvais que le taxi ajoutait une touche amusante.

Du sommet du Cerro Santa Lucia, Suzie admire la ville... et la pré-cordilière des Andes derrière elle (une vue dont on ne se fatigue jamais à Santiago).
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à suivre? :-)

Du brouillard sur Valparaiso et des choix de vagabondage

Comme je le mentionnais dans un billet précédent, j'ai longtemps revé de visiter Valparaiso...
Malheureusement, le destin et les hasards (et les choix) de voyage allaient en décider autrement.
Je me suis bien rendu à Valparaiso... mais Valparaiso avait décidé de se cacher.
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Une parenthèse pour parler des choix de voyage et partager la réflexion qui fait que je n'aie pas pris quelques jours de plus pour retourner voir Valparaiso.
[ouvrez la parenthèse]
Il y a plusieurs semaines, mon amie Suzie est venue me rejoindre (à Cusco) pour que l'on partage une partie de mon voyage ensemble. Son voyage à elle ayant des dates moins flexibles que les miennes, elle devait rentrer au pays avec un billet d'avion à date fixe, et ainsi, disposait de moins de temps et de liberté que moi. J'avais donc deux options devant moi une fois rendu à Santiago; continuer à mon rythme, prendre du temps pour explorer plus à fond la capitale, Valparaiso et le nord en remontant lentement vers le Pérou. Ou bien accompagner Suze vers sa destination finale (Lima) et ré-improviser à partir de la capitale péruvienne.
Dans les deux cas, j'allais perdre quelques opportunités - puisqu'il faudra bien que je revienne au pays à un moment moi aussi :-) et que le temps, meme si on dispose de plusieurs mois, demeure limité malgré les apparences. Ce genre de considération et de décision fait partie intégrante des voyages en indépendant.
Si je restais, j'allais pouvoir explorer plus au Chili, mais moins du reste du Pérou et de l'Équateur, duquel je suis parti un peu plus rapidement que j'aurais aimé pour - tiens, choix, justement - rejoindre deux compagnons de voyage qui m'ont accompagné pendant trois semaines à partir de Lima.
Si je décidais d'accompagner Suzie, j'allais rater quelques explorations chiliennes pour concentrer les prochaines semaines sur le nord des Andes, Pérou et Équateur...
Ce qui a pesé le plus dans la balance - outre le désir de poursuivre le voyage en agréable compagnie :-) c'est que je sais déjà que je reviendrai en Argentine, pour explorer plus à fond certains secteurs de cet agréable pays, en revoir d'autres, et ma foi, pour descendre en Patagonie et peut-etre meme en Terre de feu, chose que je n'ai pas été assez fou pour faire en plein hiver, quand meme! :-).
Et ma foi, quand je reviendrai en Argentine, j'en profiterai pour visiter un peu plus le Chili, non? :-)
Voilà.
[fermez la parenthèse.]
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La route de Santiago à Valparaiso offre un doux trajet, qui contraste totalement avec mes expériences équatoriano-péruana-boliviennes. Le bus est confortable, la route est carossable, et il fait un beau soleil dans un ciel d'un bleu sans nuages.
Le trajet doit prendre un peu moins de deux heures, un autre contraste avec les longs et sinueux trajets dans les Andes.
Moins de cinq minutes avant d'atteindre le célèbre port du Chili, le brouillard envahi la route et le soleil disparait derrière ce rideau gris et humide. Nous descendons, et je ne réalise pas que ce brouillard, il vient de la mer, du Pacifique, et qu'il recouvre toute la cote près de Valparaiso, faisant disparaitre la cité sous son épais manteau.
Valparaiso est une ville érigée sur la cote, dans un secteur caractérisé par de petites montagnes. L'ensemble de la ville est construit a flanc de collines, une partie des rues est constituée d'escaliers, et il y a plus d'une quinzaine de funiculaires et d'ascenseurs urbains pour joindre diverses parties de la ville. Valparaiso est aussi caractérisée par ses petites maisons toutes colorées - un aspect typique que l'on retrouve sans plusieurs petites villes portuaires - les marins ayant l'habitude d'utiliser les restes de peintures de couleurs primaires utilisées sur leurs embarcation sur les murs de leur maison.
Le matin de mon arrivée, toutefois, l'épais brouillard recouvre les collines et les quartiers colorés de Valparaiso, enveloppe le port d'une grisaille sombre et humide, et abaisse le ciel à quelques mètres au-dessus de nos tetes, faisant meme disparaitre le haut des édifices du centre-ville.
Et ce brouillard, il n'apporte pas que l'humidité, mais il apporte aussi le froid. Un froid qui vous transperce peu importe ce que vous portez. Et je ne porte pas plusieurs couches - deux en fait - puisque la veille, à Santiago, le printemps étais ensoleillé et chaleureux et que le matin-meme - cinq minutes plus tot, en fait - ce printemps était aussi prometteur que celui de la veille.
Après une heure et quelque à Valparaiso, la déception fait place à un de ces choix de voyage, rien ne sert de visiter la ville alors que l'on ne peut ni la voir ni l'apprécier, alors que le temps pourrait etre utilísé à explorer d'autres lieux... (Un choix difficile, mais que je ne regretterai pas par la suite).
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Je quitte donc Valparaiso après une bien trop courte visite, qui m'aura servi qu'à me convaincre que j'y reviendrai, par un beau jour d'été ensoleillé... et m'aura laissé sur quelques images du brouillard sur Valparaiso.
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"And every road I walked would take me down to [...] Valparaiso"
- Sting, Valparaiso


Un des squares près du terminus de bus, avec en arrière-plan, une des colines qui disparait dans la brume.

Dans les rues, des marchands de fruits et de livres, et les colines embrumées inaccessibles à la lentille de ma caméra.

Port de mer toujours très important, en partie pour la pèche et le commerce du poisson.


Couleurs fades dans le brouillard.
Photo prise à midi, le 7 septembre 2007, à Valparaiso, Chili.
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jeudi 6 septembre 2007

Photos de Santiago del Chile

Je sais, je publie beaucoup de photos pendant ce voyage. Au-dela du partage, au-dela du journalde voyage, il y a aussi la volonté de sauvegarder d'une maniere certaine ces photos, comme ca, en cas de panique (genre vol de l'appareil ou perte des cartes memoires, ou destruction accidentelle des CD de backups), il restera des photos de sauvées de ce périple. J'ai encore de la difficulté a repenser a la grande perte de mes photos du Honduras, du Salvador et du Nicaragua...
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Voici donc, avec de brefs commentaires, un premier apercu de Santiagho, capitale du Chili.

Je me suis installé dans cette auberge, située au coin de Paris et Londres :-)

Plaza de Armas, dans un kiosque, ou des joueurs d'échecs s'affrontent, par un beau mercredi apres-midi de printemps.

Police montée, dans les rues piétonne du centre-ville commercial.


Sur le Cerro Santa Lucia, en plein millieu de la ville.

Mélange d'ancien et de moderne (bien intégré) que l'on retouve partout en ville. Ici, église San-Francisco.

Plaza de Armas. Cathédrale, édifice a bureau, édifice du courier, musée municipal... ancien et moderne, bien intégrés.


Rue Londres, pres de l'auberge, a la nuit tombée.

Les Andes qui dominent le paysage malgré le smog.
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La dure vie de l'aventurier

Santiago del Chile - 5 de septiembre 2007.

:-)

mercredi 5 septembre 2007

La traversée de la Cordiliere des Andes (film)

Voici le passage apres le tunnel sous le Cristo Redentor, et un des virages en épingles du coté chilien de la frontiere...

La traversée de la Cordiliere des Andes

Je viens de traverser la cordiliere des Andes, entre Mendoza (Argentine) et Santiago (Chili), par la route offrant le paysage le plus exceptionnel et impressionnant que j'ai pu voir de ma vie.
Ha-lu-ci-nant.
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Je vous offre ici quelques photos - bien maigre consolation, j'avoue, face au spectacle fascinant qu'offre la cordiliere a cette latitude, ou ses sommets sont parmis les plus hauts de la chaine.
Chaine qui se scinde en trois ou quatre parties, en plus, une pré-cordiliere, et deux parties importantes en haute altitude, qui atteint son summum avec le Cerro Aconcagua, plus haut sommet des Amériques.
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Bref, les sept heures de routes les plus fascinantes du monde? Pour ce voyageur-ci, pour le moment, c'est le cas, sans aucun doute possible.
Cette traversée de la cordiliere des Andes est un argument définitif contre ceux qui penserait que l'on peut devenir blasé ou fatigué apres quelques trois mois de voyages et explorations. Si ce genre de choses m'attends au détour de trois autres mois, je suis partant!
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Apres le départ de Mendoza, on a rapidement une vue sur la pré-cordiliere des Andes, avec quelques sommets a 3000-4000 m d'altitude. Photo prise dans le mini-bus, en mouvement, au zoom 4x (avec le pare-brise teinté (le bleu en haut) et la tete du chauffeur a droite pour plus de réalisme).


Deux heures plus tard, nous sommes en plein dans la cordiliere principale (secteur de la Plata), a environ 2500 m d'altitude (Mendoza était a environ 700 m), avec des sommets environnants de 4000 a 6000 m. Photo prise par le meme procédé - mais sans zoom - toujours par souci de réalisme, j'ai donc laissé le coté de fenetre et l'épaule du chauffeur sur le produit fini.


L'Esprit Vagabond, dans la neige des Andes, a 3000 m d'altitude, en pleine cordiliere principale, pres du toit des Amériques. Les sommets derriere moi font 4000-5000 m!


Ma compagne de voyage, Suzie, pose fierement devant le Cerro Aconcagua (au fond), le sommet le plus haut des Amériques et aussi de tout l'hémisphere sud de la terre, a 6962 m d'altitude. Une vue qui inspire le respect envers la nature et la terre, et qui rend humble, je dois avouer. C'est tellement imposant!

Plus loin, a Las Cuevas, pueblo pres du Cerro Cristo Redentor qui marque la frontiere Argentine-Chili, a 3000 m d'altitude, je pointe vers l'entrée du tunnel international qui traverse le coeur de la montagne sur 3 km. Vous entrez en Argentine, puis ressortez au Chili...


... et de l'autre coté du tunnel international... Photo prise par le pare-brise du minibus.


De Santigao, on verrait encore les sommets enneigés de la cordiliere principale si ce n'était de l'épais smog qui recouvre la capitale du Chili. Regardez attentivement en arriere-plan de cette photo, prise lors d'un arret au feux rouge, pres du Terminus de bus de Santiago del Chili.
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Note:
Avec un peu de patience et de chance, je serai en mesure de vous montrer un petit bout de vidéo - basse résolution - d'un des virages en épingles de la route coté chilien passé le tunnel... dans le prochain billet!
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C'était L'Esprit Vagabond, de Santiago, Chili, 5 septembre 2007.