jeudi 17 décembre 2009

Suze et Esteban à Antigua

Si pour Suze et moi, revenir à Antigua, c’était une redécouverte, notre complice de voyage Istvan en est quant à lui à ses premiers pas en Amérique Latine. Pour lui, tout est nouveau, amusant, étrange… Observer ses réactions est devenu un passe-temps intéressant en soi.("C'est un peu plus déglingue que ce à quoi je m'attendais")
Antigua a au moins la qualité d’être une ville relax, belle et relativement bien organisée - je parle avec des références latino-américaines, évidemment – ce qui amoindri le choc d’un premier séjour.
Comme mes deux grands complices de voyage partagent ces jours à Antigua, voici donc un billet-photo rendant (une fois de plus) hommage à cette complicité.



Les jumeaux marchant dans les rues et donnant une échelle aux ruines impressionnantes qui parsèment la ville.



Sur le balcon du Dona Luisa, où nous avons partagé un bon repas, posant pour moi avec quelques volcans en arrière-plan.



Istvan jouant au téméraire pour montrer à Suze que rien ne lui fait peur dans les ruines à la solidité incertaine du Monastero de San Francisco.



Suze à la mezzanine des ruines de l’ancien Palacio du Capitaine Général, avec le volcan Agua dominant le paysage.



Passant une partie de la journée au marché d’artisanat, où Istvan s’est procuré un superbe sombrero.
(Je sens que Gigi va être jalouse).



Près du Parque Central, pris en flagrant délit d’entrer dans une heladeria! :-)



Dans les ruines de la cathédrale, Istvan a eu une épiphanie dans l’ancienne chapelle San Esteban. Nous l’avons donc rebaptisé Esteban et l’appelleront ainsi pour le reste de son séjour au Guatemala.
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Les volcans de Antigua

La chose qui fascine le plus le visiteur qui arrive à La Antigua, c’est la vue des volcans qui entourent la ville. Selon les saisons et la température, on peut voir les quatre volcans qui se situent dans les environs.



Dès l’approche de mon vol vers Ciudad Guatemala, j’ai eu la chance de voir les quatre volcans percer la couche de nuages (un à gauche, et un groupe de trois à droite).



Le groupe des trois volcans constitués du Pacaya, de l’Acatenango et du Fuego est le plus difficile à voir, puisqu’ils sont souvent cachés par les nuages lors de la saison humide. Heureusement, j’arrive en saison plus sèche et le ciel est plus dégagé que jamais vers ces volcans magnifiques. Notez également les toits en tuile de céramique ainsi que les vieux édifices au centre-gauche de la photo.



Autre vue sur le Pacaya et l’Acatenango, avec une corde à linge en avant-plan, cette fois-ci.



Le volcan qui est immanquable à Antigua, c’est le Agua, montagne conique impossible à rater puisqu’elle domine la ville direction plein sud. Je me souviens encore qu’en 2005, j’avais eu de la difficulté à prendre une photo de l’Agua sur laquelle on voyait le volcan dans son ensemble ; il y avait toujours une mince couche de nuage ou bien une accumulation de nuages près de son sommet. En hiver, le sommet est presque constamment visible de la ville. Notez également les ruines et le marché d’artisanat sur cette photo.



Comme il s’agit d’un volcan actif, duquel j’avais pu voir couler une rivière de lave en 2005, j’ai une fois de plus été témoin d’un phénomène fascinant : le Pacaya qui crache un peu de cendres et de fumée. La chose a duré à peine quelques minutes, mais je me trouvais alors en bonne position pour capter cette image du phénomène.
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Retour photographique sur La Antigua (1)

Je parlais dans le billet précédent du retour dans une des plus charmantes villes d’Amérique Latine. Lors de mon premier passage en 2005, ce blogue et la technologie disponible au Guatemala ne me permettaient pas de faire ces billets-photos qui sont devenus monnaie courante pour vous, lecteurs, pendant mes voyages plus récents. Cet état de fait a l’avantage que je puisse aujourd’hui vous montrer des images du Guatemala qui ne vous sembleront pas des répétitions de ce que j’ai pu vous faire partager auparavant. J’espère aussi être devenu un meilleur photographe amateur que je ne l’étais alors et je tenterai au moins de vous montrer plus d’images différentes que les habituelles brochures touristiques.
Rappel historique : Après avoir subi quelques tremblements de terre, dont un majeur en 1776, la capitale du Guatemala a été déplacée vers ce qui est aujourd’hui Ciudad Guatemala, et la « Ciudad Guatemala » de l’époque, la vieille capitale, a été rebaptisée La Antigua Guatemala (L’ancienne Guatemala). La Antigua, aujourd’hui, c’est une ville essentiellement constituée d’édifices qui datent de l’époque coloniale. Une bonne partie des édifices majeurs ayant été détruits par le tremblement de terre de 1776 sont demeurés en ruines depuis.
La Antigua, donc, avec une première série de photos.



Signe distinctif de la ville, les murs jaunes et blancs de certains édifices coloniaux. Ici, sous El Arco de Santa Catalina, on peut voir la partie restaurée de l’église de La Merced. Je suis plutôt fier d’avoir pu vous monter tout un billet photo sur La Antigua sans montrer directement son élément le plus reconnu et touristique, El Arco lui-même. (Je me garde ça pour un billet suivant).



La Cathédrale, faisant face au Parque Central, a subi le même sort ; la devanture et deux chapelles ont été restaurées, le reste demeure en ruines à l’arrière.



S’il y a une chose qui fait le charme de La Antigua, ce sont les couleurs de ses maisons et le style d’architecture coloniale qui se retrouve partout en ville. Contrairement à ce que l’on pourrait croire à voir cette photo, les chevaux ne sont pas chose courante dans les rues de la ville.



Il y a encore de nos jours près d’une vingtaine de bâtiments religieux historiques dont les ruines sont demeurées intouchées depuis le tremblement de terre du dix-huitième siècle. On en découvre souvent par hasard, au détour d’une rue, et la vue est toujours aussi spectaculaire.



On ne peut pas passer quelques jours dans une ville latino sans qu’il ne se passe d’événement prétexte à la fiesta. Après avoir été témoin de 4 mariages le même jour, simplement en me baladant en ville et en visitant des églises et des ruines, j’ai pu assister à une démonstration publique de baladi latino (!), à un petit spectacle de ballet, un grand concert de l’orchestre symphonique national et à la prestation d’une fanfare, que l’on peut voir sur cette photo.



Impossible de parler du Guatemala sans évoquer ses célèbres chicken bus, ainsi surnommés parce que les gens y montent avec toutes sortes de choses, de caisse d’œufs aux bottes de foin, en passant par des poulets vivants. Ces anciens us scolaires d’Amérique du nord sont toujours aussi colorés, bruyants et rigolos à voir passer ou utiliser, mais il faut avoir l’estomac bien attaché si on veut parcourir les plus grandes distances avec ce moyen de transport original.



Le Guatemala, ce sont aussi les descendants des Mayas. Les Mayas d’aujourd’hui composent une mosaïque fascinante de couleurs, de coutumes et de langages, et se retrouvent un peu partout au pays. Chaque détail de leurs habitudes interpellent le voyageur, comme cette manière qu’ont les femmes de transporter leurs achats ou les produits qu’ils vendent, sur leur têtes. Sur cette photo, le toit de tôle, le vieux camion et les caisses de bois sont aussi des éléments de décors typiquement latinos.
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La Antigua: Retour et redécouvertes

En arrivant à La Antigua, ancienne capitale du Guatemala, j’ai été pris d’un étrange sentiment. Antigua, l’une des plus charmantes villes d’Amérique Latine selon mon palmarès personnel, a été ma première destination latino-américaine après mon séjour en Équateur.
Je n’avais donc comme expérience de voyageur des tropiques, que l’Équateur lors de mon premier passage ici. Comme nous parlons d’un séjour qui remonte à quatre ans et demi, on peut aussi dire que j’ai fait du chemin depuis. J’ai certes pris de l’expérience, mais j’ai aussi pu découvrir bien d’autres endroits dans le monde et je me demandais si Antigua aurait le même impact sur moi lors de cette seconde visite.
Premier constat : c’est décidément une ville charmante. Elle demeure aisément parmi les 5 plus belles villes d’Amérique Latine - avec, pour le moment et pour ceux que ça intéresse, Cusco (Pérou), Granada (Nicaragua), Buenos Aires (Argentine) et Campeche (Mexique).
Second constat, la ville a peu changé. J’y ai retrouvé avec plaisir ses rues pavées de roches, ses nombreuses églises et couvents du 16e siècle en ruines, ses habitations colorées et ses tuk-tuks. Au sujet de ces derniers, je dois mentionner que lors de ma première visite, j’avais trouvé original et amusant ces mototaxis à trois roues et qu’il est particulièrement amusant de les revoir aujourd’hui, alors que je sais qu’ils sont importés de Thailande et que j’ai vu les mêmes tuk-tuks à l’œuvre en Asie en début d'année.
Avant de reprendre la route, j’ai aussi pu passer quelques nuits à la Posada Ruiz, où j’avais été très bien accueilli par la famille opérant cette petite auberge à l’été 2005. Les enfants ont grandis, une petite fille (Fabiola) s’est ajouté à la famille, et les choses ne semblent pas avoir changé beaucoup, mais je suis heureux de voir que leur posada fonctionne toujours (c’est encore un des meilleurs deals en ville) et que c’est toujours aussi bien tenu. J’étais un peu hésitant à y revenir, car il est toujours risqué de revenir sur les sites de bons souvenirs pour constater que les choses sont différentes ; on dirait que lorsque ça arrive, ça gâche un peu le bon souvenir en question ou encore que ça le vole carrément... J’étais donc un peu timide à l’idée de me faire voler mon séjour à la Posada Ruiz de Antigua.
J’ai retrouvé avec autant de plaisir La Escudilla, le meilleur resto en ville côté qualité-quantité-prix et avec Suze, nous avons fait découvrir l’endroit à Istvan, qui a eu l'air de se régaler.
Sinon, La Antigua est probablement encore un peu plus touristique qu’en 2005, et semble un peu plus sécuritaire. La présence policière accrue et des patrouilles assez régulières sont certainement un bon signe pour les touristes. (Une discussion avec Jose, un officier de la police du tourisme, m’a confirmé que la situation s’était améliorée dans les 4 dernières années).
En arrivant à Antigua, j’avais un grand sourire sur le visage. J’étais content de revoir une si belle ville, j’étais content de retrouver l’Amérique latine, d’où j’ai été absent depuis deux ans (je ne compte pas mes quelques semaines dans la péninsule du Yucatan, presque en Amérique du Nord en terme économique et politique).
Dans les quelques jours qui ont suivis, j’ai pu aussi redécouvrir les fanfares, les processions, les pétards, les fiestas, les chicken bus, les indications floues, les chiens qui aboient, les coqs qui chantent, les cartes touristiques erronées et la fumée de l’échappement des vieux véhicules. Ce qui pourrait être un paquet d’inconvénients pour certains voyageurs me fait plutôt sourire, car ces choses sont tellement intrinsèques à la culture latino pour moi, qu’au fond, je suis bien content de retrouver cet univers que j’aime bien.
Et si l’expérience a quelque chose de bien, c’est que cette fois-ci, pour les chicken bus, j’ai apporté des Gravols en quantité suffisante.
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jeudi 10 décembre 2009

Telegramme - Antigua

Sommes tous a Antigua. Stop
Istvan est arrive avec a peine quelques minutes de retard. Stop
Mon vol Miami-Guate a ete retarde de quelques heures, puis j'ai accumule plus de retard a mon arrivee. Stop
Nous nous sommes donc rencontres a 22h30 au Parque central. Stop
Apres une nuit a Miami, Suze a repris un vol - retarde de 3 heures - Miami-Guate. Stop
Suis alle la chercher a l'aeroport. Stop
Venons de partager notre premier repas ensemble. Stop
Tortillas de pollo con guacamole y salsa. Stop
25 Quetzales incluant la boisson et la soupe.
1$ CDN = 7,5 Q. Stop
Prenons une biere avant d'aller dormir pour un repos bien merite. Stop
Fait un peu frais ce soir. Stop
Environ 17 degres.
Stop
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mercredi 9 décembre 2009

Intermède: À Miami, journée d'aéroport, en suivant mes compagnons virtuellement

Welcome to Miami and the beaches.
Je ne suis pas un fan de l'aéroport de Miami, mais les rénovations presque terminées ont un peu amélioré la situation. Ceci n'a pas empêché ma sortie de l'avion d'être laborieuse, et les longs couloirs presque dépourvus de services n'ont pas changés beaucoup non plus. À mon arrivée, nous devions monter obligatoirement par un étroit escalier mobile qui s'est immobilisé, puis s'est mis à fonctionner à l'envers! Imaginez des passagers avec des valises à roulettes tentant de monter un escalier mobile qui descend, le tout agrémenté de quelques poussettes, et vous comprendrez que j'ai pratiquement passé un quart d'heure à monter ce fichu escalier. Ma porte d'arrivée était située dans le micro-terminal-satellite du terminal E, c'est dire que j'étais loin de tout. Heureusement, le service Wi-Fi gratuit rends tout cela anodin, surtout que j'ai quelques heures à passer ici de toutes manières.
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J'ai donc décollé de Montréal avant la tempête annoncée. Et selon les infos que j'ai pu glaner sur le web, Istvan a pu faire de même une heure trente plus tard.
C'est que comme mes amis et complices de plusieurs voyages, Suze et Istvan, feront aussi partie de ce voyage-ci - mais avec leurs propres projets et dates de retour - nous volions tous aujourd'hui en direction du Guatemala, mais sur 3 vols différents.
Au moment d'écrire ceci, Istvan est dans les airs, entre Montréal et Dallas, où il passera une partie de sa journée, avant de monter sur un autre vol pour me rejoindre à l'aéroport de Guatemala. Et en fait, au moment où je publierai ce billet dans une quinzaine de minutes, il devrait survoler l'aéroport de Dallas/Fort Worth (il a actuellement 27 minutes de retard).

Suze devait en théorie prendre un vol vers Miami à 12h50, mais je viens de voir que son vol a été retardé à 14h45. Elle devait attrapper une connexion Miami-Guatemala plus tard, et en principe, elle aurait encore le temps. Je ne sais pas comment les compagnies aériennes gèrent ce genre de choses si les connexions sont menacées par les retards, mais avec un peu de chance, comme il fait un temps superbe une fois quitté la région du nord-est de l'Amérique, il est possible qu'elle gagne du temps en vol (je suis moi-même arrivé avec 20 minutes d'avance à Miami) et puisse attraper son second vol tel que planifié.
Auquel cas elle arrivera à Guatemala... 20 minutes avant Istvan!
Mon timing légendaire fait en sorte que mes projets sont encore - même indirectement - touchés par la météo du Québec; il fallait bien que l'on réserve des vols le jour-même de la première tempête de l'hiver!
Nous devrions tous nous retrouver au Guatemala - sinon ce soir, au moins demain. Il nous faudra bien improviser et vivre avec les imprévus jusque-là.
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À l'origine, nous voulions être sur le même vol aujourd'hui, mais comme nous avions tous trois des dates de retour différentes, nous ne pouvions acheter nos billets simultanément. Nous avons tenté le coup quand même - avec trois ordinateurs en ligne en même temps, mais les aléas des achats de billets en ligne nous ont empêché de pouvoir prendre un même vol sans payer des tarifs beaucoup plus cher que ceux que nous avons réussi à trouver.
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Me voilà donc à Miami, une fois de plus. Et avec le retard du vol de Suze à Montréal, il semble que je quitterai Miami un peu avant qu'elle ne quitte Montréal.
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Photo: Prise de mon siège avant décollage (Montréal), porte C-81. L'avion que l'on voit à la porte 83, c'est celui que Istvan prendra une heure trente après la prise de cette photo.
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Note: Wow, est-ce que c'est assez live comme blogue de voyage?
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mardi 8 décembre 2009

Départ (éventuel) pour le Guatemala

Silence blogue pendant un temps indéterminé, le temps de retrouvé une connexion internet au Guatemala...
Mon avion décolle demain matin, si la tempête de neige ne s'abat pas plus tôt que prévu et ne cloue pas mon avion au sol.
Je vous reviendrai donc du Guatemala.
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mardi 1 décembre 2009

Coloniser le Lac St-Jean (2)

En septembre dernier, je vous montrais une affiche invitant les français à s'établir comme colons au Lac St-Jean, en mentionnant que selon des affiches que j'avais découvertes en 2009, vous aviez également d'autres options.
Je viens de remettre la main sur une de ces affiches - que j'ai trouvé au Cambodge, en (ex) Indochine française.
Selon cette alternative, s'enroler dans les troupes coloniales c'est un moyen de voyager gratuitement et qui permet de découvrir les agréments des longs voyages, l'attrait des pays nouveaux, des études sans frais et un bien être inconnu dans les pays d'Europe (!)
Wow... Avouez que c'est succulent comme offre.
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On peut bien rire des choses historiques et de ce qu'elles révèlent de leur époque, mais la nôtre utilise souvent les mêmes artifices et les mêmes arguments. Oui oui. Par exemple, le site des Forces Canadiennes propose «... un mode de vie stimulant et enrichissant, doublé d’une rémunération et d’avantages sociaux concurrentiels, sans oublier l’éducation.»
Sérieusement, est-ce bien différent de ce qui se faisait comme promotion en France il y a près d'un siècle? Je trouve l'affiche cambodgienne plus exotique, quand même :-)...


Et moi qui ai toujours rêvé de visiter l'Afghanistan...
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dimanche 29 novembre 2009

Écrire du récit de voyage: Bruno le pionnier, au Pérou

Il y a environ un an et demi, j'attirais votre attention sur les voyages de Bruno, et les succulentes relations qu'il en fait dans une chronique hebdomadaire.
Si je reviens sur les voyages de Bruno aujourd'hui, c'est en partie parce que j'ai fouiné avec plaisir dans ses deux livres dans une librairie hier (en me réchauffant avant le passage du Père Noël sur la rue St-Hubert). Ces deux livres, intitulés La frousse autour du monde (tome 1 et 2) sont constitués essentiellement des textes de ses chroniques de voyage, accompagnés de photos, dans une mise en page imagée et animée, le tout constituant de très beaux objets.
Et si je vous parle de ces livres, c'est que dans la culture franco-québécois, ils sont rares, les vrais auteurs de littérature de voyage qui écrivent autre chose que des guides, des articles quasi publi-reportages ou des conseils généralistes. (Or c'est un milieu assez développé dans la culture anglosaxonne; les éditeurs et livres de récits de voyage sont légion.)
Ici, ils sont rares les auteurs qui nous parlent d'eux, en voyage, qui nous parlent d'anecdotes et des dangers et des imprévus parfois difficiles à vivre en voyage. Bruno Blanchet le fait avec humour, avec sérieux, avec honnêteté, bref, c'est une sorte de pionnier dans le sens où il s'agit probablement du premier auteur contemporain à le faire sur une base aussi régulière et aussi populaire que sa chronique hebdomadaire.
La grande magie de la littérature de voyage est de faire rêver, et de faire voyager les sédentaires par procuration. Je suis de ceux qui croient en la personnalisation des relations de voyage, pour que le lecteur puisse s'identifier plus facilement qu'avec les sujets des articles génériques.  En plus, Bruno sait montrer que voyager en indépendant - à moins de se contenter des circuits touristiques habituels - peut être inquiétant ou difficile parfois, et que ce n'est pas toujours des vacances, que ce n'est pas nécessairement fait pour tout le monde non plus. Et il exprime bien les difficultés (sur le terrain comme psychologiques) que représente un voyage de plusieurs mois.
Bref, pour un auteur qui aime écrire de la littérature de voyage comme moi, Bruno, c'est du pur plaisir à lire et un grand pas pour faire connaître ce genre d'écrits au public. Car la seule manière de trouver un éditeur pour des projets de livre de récits de voyage, c'est qu'un éditeur sache que ça existe, pense que ça puisse de vendre, donc croit qu'il y ait un lectorat. Bruno est en train de prouver que des lecteurs francophones de récits de voyage, ça existe au Québec, et sa popularité ne peut qu'être bénéfique pour ce petit milieu éditorial.
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J'aurais, évidemment, pu vous dire tout ça avant aujourd'hui - même si le second livre de la Frousse vient tout juste de paraître - mais par un amusant concours de circonstance, Bruno vient d'arriver au Pérou, un pays où j'ai passé plusieurs semaines en 2007 et que j'aime beaucoup. Dans sa chronique de cette semaine, il parle de son arrivée à l'aéroport de Juliaca (d'où j'étais parti sous surveillance militaire pour éviter un blocus routier), du groupe de musique traditionnelle qui s'y trouve, et de tout plein de choses qui me rappellent des souvenirs amusants. Et ça, c'est l'autre magie de la littérature de voyage: celle de faire sourire en faisant revivre l'aventure, lorsque l'auteur d'un article passe là où vous êtes allés, raconte des choses que vous avez vécues (en partie)... D'ailleurs, sa relation de son atterrissage de cette semaine n'est pas sans me rappeler l'arrivée de Suze à Cusco, après que son avion ait tourné pendant une heure autour de l'aéroport avant de plonger dans la couche nuageuse...
Pour ça et pour l'ensemble de tes autres textes, merci Bruno.
Et bon voyage.
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vendredi 27 novembre 2009

Retour au centre des Amériques

Bon, après avoir maugréé contre l'hiver québécois qui s'en vient, il fallait bien que j'envisage mes autres options. L'option qui a été retenue pour les prochaines semaines est finalement un retour en Amérique Centrale, continent que je n'ai pas exploré depuis l'été 2005.
En fait, je suis retourné en Amérique centrale, mais non continentale, en 2007 et 2008 pour de très courts séjours. En un mot comme en cent, je pars donc pour le Guatemala dans deux semaines.



Sur la carte ci-haut, j'ai fait un Indiana Jones de moi-même, en identifiant mon trajet d'avion par un trait rouge sur la carte. On y voit que je passe par Miami, qui est loin d'être mon aéroport favori, mais les aléas des routes aériennes selon les compagnies et les coûts des billets d'avion auront décidé de la route à suivre pour me rendre à la Ciudad de Guatemala, la capitale du Guatemala.



Vue générale de l'Amérique Centrale, pour les amateurs de ce genre de choses, avec en rouge, ma destination actuelle. Le trajet en jaune est un aperçu de la route suivie en 2005 dans ce secteur, alors que les trajets en vert et bleu indiquent mes plus récents séjour dans cette zone. Préparer cette carte m'a permis de réaliser qu'au fil des explorations, j'ai fini par couvrir un peu de terrain, parfois plus que je ne le pensais moi-même.
Si j'ai choisi de retourner au Guatemala, c'est en partie pour revoir des choses que j'ai beaucoup aimé, mais aussi pour explorer certains coins inexplorés en 2005. Évidemment, je m'attends à ce que le pays ait changé au cours des quatre dernières années, et un retour dans un pays visité permet toujours de mettre les deux visites en perspective et d'avoir un meilleur portrait d'un pays. Enfin, j'ai plus d'expérience de voyage aujourd'hui - principalement en Amérique latine après mon séjour de 2005 post-Guatemala et mon long séjour de 2007 en Amérique du Sud. Cette expérience me permettra aussi de mettre à jour mes connaissances relatives du Guatemala.



Dernière carte: Le Guatemala. En bleu, mon trajet de 2005 (c'était le début du séjour qui allait me voir parcourir l'Amérique centrale (trajet jaune de la carte précédente). En vert, les deux points qui devraient être mes ports d'attache des prochaines semaines.
Voilà. Vous en savez donc pratiquement autant que moi sur ce séjour prévu. :-)
Plus que 12 jours avant le décollage, alors pour la suite, restez à l'écoute, on verra ensemble ce qui se passera là-bas.
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vendredi 20 novembre 2009

La coopération internationale et le Canada

Suite de mes réflexions sur la coopération internationale, réflexions que j'ai débutées ici par un billet sur le développement humain.
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La coopération internationale.
Sans vouloir m'embourber dans des définitions fastidieuses, je dois tout de même expliquer ce que j'entends par Coopération Internationale. Je fais tout de suite une précision; je ne parle pas - du moins pas directement - dans ces billets, de l'aide humanitaire (qui consiste essentiellement à l'aide aux personnes victimes de catastrophes naturelles ou de conflits).
La Coopération Internationale, c'est un ensemble d'initiatives ayant pour but le développement socio-économique des pays pauvres. Voilà.
Généralement, cette cette coopération prends une double forme. La première est financière, et c'est l'Aide Publique au Développement, qui représente l'ensemble des contributions versées par un état industrialisé aux pays moins développés. La seconde est humaine, et c'est l'envoi de coopérants volontaires par ces mêmes pays. L'encadrement de cet envoi par divers organismes est financé à même l'APD, mais le temps, les efforts et l'expertise de ces coopérants sont offerts sur une base individuelle et volontaire.
Le Canada.
Étant un des pays industrialisé, notre devoir en tant qu'état est de participer au au développement des pays les plus pauvres. Lors de rencontres internationales, un objectif a été instauré pour donner un cadre financier de référence aux pays développés, et cette référence est que l'aide publique au développement devrait se situer à 0,7% du Produit National Brut. Cet objectif de contribution a été fixé en 1970 et n'a jamais été révisé depuis.
Le Canada n'a jamais contribué pour 0,7% de son PNB au développement international. Les meilleures années du Canada sont derrière nous, et il s'agit des années 1970-1995 où nous avons versé entre 0,4% et 0,5% du PNB.
Le dernier rapport de l'ACDI (voir plus bas), publié en mars 2009 et concernant nos activités de 2006-2007 montre que le Canada contribue maintenant de l'ordre de 0,28% de son PNB en aide publique du développement.
L'ACDI.
L'Agence Canadienne de Développement International (ACDI) a été créée en 1968 pour administrer l'essentiel du programme d'aide publique au développement du Canada. Une mesure de sa réussite est sa contribution à l'atteinte des Objectifs de développement du millénaire et des objectifs plus vastes de la politique étrangère canadienne.
L'ACDI est donc l'organe officiel qui finance la grande majorité des projets d'aide humanitaire et de coopération internationale du Canada vers les pays qui en ont le plus besoin.
De manière concrète, l'ACDI finance des projets qui sont généralement pilotés par des organismes non-gouvernementaux (ONG) à la fois au pays et dans les pays en voie de développement.
Afin d'obtenir le financement de l'ACDI, les ONG doivent satisfaire à de nombreux critères élaborés par l'ACDI, qui contrôle donc ainsi l'orientation générale de l'APD au Canada.
Actuellement, l'orientation de l'ACDI est de mettre l'accent sur un groupe de pays précis, afin de concentrer les efforts du Canada dans ces pays.




Gouvernance Canadienne
Le problème principal de l'ACDI, c'est d'être une agence gouvernementale, donc un organe du gouvernement fédéral. Son financement dépend du budget du gouvernement, et sa gouvernance dépend visiblement de l'orientation du gouvernement en place.
Si les gouvernements successifs de Trudeau, Mulroney et Chrétien ont financés l'ACDI plus largement, il n'en est plus de même depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement Harper. Malgré qu'il affirme avoir augmenté les budgets de l'ACDI, le % du PNB que le Canada verse en aide publique au développement ne cesse de chuter depuis son entrée au pouvoir.
Pire encore, le gouvernement Harper intègre aux activités de l'ACDI notre présence en Afghanistan!
En effet - comme le démontre d'ailleurs le lien de l'ACDI vers la page concernant notre présence en Afghanistan - l'Afghanistan est le pays actuel qui reçoit la plus grande part du gâteau de l'ACDI. (On verse carrément 0,1% de notre PNB à l'Afghanistan). Or j'ai du mal à associer présence militaire et coopération internationale. On ne peux pas être en même temps un coopérant volontaire d'une main et un soldat de profession de l'autre. "L'aide", en Afghanistan, est 5 fois plus élevée que celle au Kenya, par exemple, et 10 fois plus que celle en Bolivie. Je ne dis pas que les Afghans n'ont pas besoin d'aide, mais je trouve démesurée la proportion qui leur est consacrée et je trouve paradoxal l'idée que le Canada soit en guerre dans ce pays mais considère ses soldats comme des coopérants.
L'ingérence actuelle du gouvernement Harper va plus loin, puisque l'ACDI ne se gène pas non plus pour faire la propagande des actions de notre gouvernement concernant sa relance économique sur son site web. Pour ma part, un parti au pouvoir qui dépense les fonds publics pour faire de la promotion de son propre budget, c'est déjà un détournement de fonds à des fins partisanes. Lorsque cette propagande apparaît sur le site même de l'organe sensé s'occuper d'aide publique au développement, je trouve que l'on exagère franchement.
Paradoxes et intérêts politiques
Sans vouloir étaler ici toute l'étendue des orientations parfois discutables des agences et des gouvernements, on doit savoir qu'une partie de l'aide publique au développement versée aux pays en voie de développement n'est pas désintéressée. Parfois même, on fait bien pire que si on ne faisait rien, prenant d'une main ce que l'on tend de l'autre. On réalise souvent que du point de vue des politiciens, on ne veut pas vraiment contribuer au développement de ces pays, on veut surtout protéger notre propre développement, même s'il est fait au détriment du reste du monde.
Il n'y qu'à voir où les conditions de financement imposées par la banque mondiale ou le fond monétaire international ont menées des pays d'Afrique comme le Sénégal en terme de crise alimentaire. L'exemple du Programme Alimentaire Mondial, qui s'encadre parfois de conditions d'achats des aliments dans des pays industrialisés est également patent. Heureusement, ces cas ne sont pas la norme, mais il y a de quoi s'inquiéter de voir que l'aide publique au développement dépend toujours autant des politiciens.
Plus près de nous, le Canada tente parfois d'amenuiser les problèmes créés par des industries d'ici, qui n'hésitent pas à procéder à un véritable pillage des ressources naturelles de certains pays. On tourne en rond. Le cas de l'industrie minière canadienne en est d'ailleurs un exemple scandaleux.
Et moi
C'est bien beau de suivre l'orientation de notre agence de développement international - et de dénoncer la position du gouvernement actuel -, reste que l'on peut aussi contribuer, comme citoyen du monde, et cette contribution personnelle, elle peut prendre la forme d'aide individuelle. Ça sera le sujet de mon prochain billet sur la question du développement.
À suivre.

mercredi 18 novembre 2009

Avoir l'âme portative

Citation d'un passage d'une excellente nouvelle de Stephen King (publiée dans son récent recueil), et qui parle de "l'âme portative de certains esprits vagabonds"...
J'ai senti que le chapeau me faisait!
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« An artist, even an amateur one like me, puts his soul into the things he creates. For some people - ones with the vagabond spirit, I imagine - the soul is portable. »

- Stephen King, "N." (in Just After Sunset).

mardi 17 novembre 2009

Ottawa by night

Dernier billet-photo sur mon séjour en (RO) Canada...
Cette fois-ci, avec des photos de nuit...
Si Ottawa est une ville relativement tranquille de jour, je dois dire que la nuit, c'est vraiment désert (en tous cas près du centre). J'avais trouvé la chose particulièrement étonnante et amusante à l'automne 2000, force m'est d'admettre que neuf ans plus tard, la capitale est restée fidèle à sa réputation de ville tranquille.
Malheureusement, cette tranquillité se manifeste également par un très petit nombre d'édifices ou monuments réellement illuminés pour la nuit, donc pour le photographe amateur de clichés nocturnes comme moi, c'est un peu décevant. Même la Tour de la Paix n'est que faiblement éclairée pour la nuit.
(Note: les photos suivantes ont été prises entre 18h et 19h).



Monument commémoratif de guerre du Canada; intitulé "La réponse", et qui trône non loin du Parlement, avec la tombe du soldat inconnu.



Célèbre rue commerciale: Sparks Street, totalement déserte une fois le soir venu. (Rappel: nous sommes jeudi soir à peine passé 18h sur cette photo).



La flamme du centenaire est un des rares éléments au Parlement qui permettent la réalisation d'une photo nocturne intéressante. Ici, avec l'édifice de l'Ouest en guise d'arrière-plan.



Sinon, l'édifice de l'Est est le plus éclairé des trois bâtiments principaux du Parlement...



Dans la basse-ville, près du marché By on trouvait quelques personnes de plus, mais nous étions loin de parler de foule, ou d'animation, malgré la présence de plusieurs restaurants et bars dans le secteur...
Comme à  Rome, il faut faire comme les romains, à Ottawa, je suis allé me coucher tôt :-)
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Ottawa, monuments et contrastes

S'il y a une chose qui frappe à Ottawa (et la chose est inévitable, vu qu'il s'agit de la capitale du pays), c'est la très forte présence de monuments, de sculptures ou de places diverses commémoratives de toute l'histoire du pays. (Sur Wellington, par exemple, il y a une sculpture honorant Henry Albert Harper, qui payé de sa vie sa tentative de secourir une jeune fille qui se noyait, en 1901).
Si parfois la ville semble figée sous le poids de la commémoration et du souvenir des guerres, il arrive parfois que le mélange de deux éléments du paysage d'Ottawa soit plus amusant que sérieux. Exemples:



Le Château Laurier est menacé par les canons du monument commémoratif de la guerre.



La licorne de la Tour de la paix semble lécher l'édifice de l'Est du Parlement.



Guerre et Civilisations se trouvent côte à côte, à 2km en avant. Comme je cherche la paix, je retourne sur mes pas...



Pas de drapeau américain à l'ambassades des USA à Ottawa... mais un drapeau de Centraide...



Les soldats se préparent-ils à attaquer la cathédrale Notre-Dame ou la protègent-ils?
(Il s'agit en fait du monument "réconciliation", qui honore les casques bleus oeuvrant pour le maintien de la paix).

Au Parlement

Suite en image de mon exploration de la capitale canadienne... avec quelques moments croqués sur la colline parlementaire.



Devant l'édifice principal du Parlement du Canada, dominé par la Tour de la paix, une belle construction néogothique. La colline, à l'image du reste de la ville, est un endroit assez tranquille.



Parmi les choses intéressantes à voir au Parlement, il y a plusieurs gargouilles, marmousets et figures amusantes sculptées autour de la Tour de la paix.



Sinon, on peut justement monter jusqu'en haut (ou presque), en passant à travers les 53 cloches du carillon et atteignant une plate-forme d'observation, située juste sous l'horloge.



Visage souriant au visiteur attentif (il est tout petit).



La flamme du centenaire, installée là sous Pearson en 1967, avec l'édifice de l'Est en arrière-plan, où John A. McDonald avait ses bureaux.
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lundi 16 novembre 2009

L'Esprit Vagabond au (Rest of) Canada

Par un étrange concours de circonstances, juste après avoir fait une montée de lait contre mon pays et son gouvernement actuel, j'avais affaires dans sa capitale, Ottawa.
Je n'avais pas mis les pieds à Ottawa depuis près de dix ans, et je ne disposais que de deux heures avant le coucher du soleil. Comme j'étais hébergé dans le centre-ville (près du marché By), j'en ai profité pour explorer un peu le centre de "notre" capitale nationale. J'ai rapporté quelques photos et impressions. En voici quelques unes...



Trois points pour Ottawa: les journaux à vendre dans ces sympathiques boites au coin des rues, les vendeurs de hot-dogs dans des kiosques mobiles et un bel édifice parlementaire  (dommage que ce qu'on y décide soit beaucoup moins beau que l'édifice).


Auto-portrait sur la colline parlementaire pour illustrer (et me rappeler) la tranquillité des lieux. Lors de ma dernière visite (automne 2000), il y avait une foule incroyable au même endroit - par un total hasard, je m'étais retrouvé dans la capitale la fin de semaine du décès de Pierre-Elliot Trudeau).


Dans un coin de l'édifice de la confédération, il y a cette statue d'un personnage non-identifié, qui ressemble (le visage) étrangement à... Che Guevara.


Voici un des célèbres personnages d'Ottawa, l'ours de la rue Sparks. À l'arrière, le tout aussi célèbre Château Laurier.


Film d'horreur? Non, c'est "Maman", qui est installée devant le Musée des Beaux-Arts depuis quelques années déjà. Étrange objet, beaucoup plus "beau" sur les photos qu'en vrai, mais qui permet des photos amusantes, comme celle-ci.


Coucher de soleil, de l'autre côté du musée - sur une pointe entre la colline Parlementaire et le pont Alexandra menant au Québec, on retrouve Samuel de Champlain, qui tient un astrolabe dans sa main droite (mais il le tient à l'envers - ignorance du sculpteur ou ironie? Impossible à dire).
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mardi 10 novembre 2009

Salmigondis d'automne - Réflexions sur mon pays

Ce billet tentera d'expliquer à quoi j'ai occupé mes journées depuis quelques temps - ce qui expliquera aussi le silence relatif sur ce blogue - je manque évidemment de temps pour tout faire et je me suis souvent retenu contre des montées de lait politiques...
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Nihongo.
Je me suis inscrit à quelques ateliers cet automne, dont un fascinant atelier de Japonais de l'Université de Montréal. J'ai toujours été intéressé par la culture et la langue japonaise (certains se souviendront peut-être de mon apprentissage du Katakana en 2004-2005), il me semblait naturel de mettre un peu de temps pour me tremper dans cette culture à nouveau, ne serait-ce que quelques heures par semaines. Il faudra bien que j'aille au Japon autrement qu'en escale à l'aéroport Narita de Tokyo un jour... C'est à suivre.
Bang-bang.
Sinon, je suis de plus en plus découragé de voir où s'en va notre beau pays. Je parle de notre pays le Canada, qui est géré par des imbéciles. La récente adoption du projet de loi sur le contrôle des armes à feu est un élément de plus sur ma consternation devant ce qui se passe au pays. Pourriez-vous me dire quel avantage quelqu'un qui détient une arme pour la chasse retire de ne pas s'inscrire au registre??? Un détenteur d'arme qui a quelque chose à cacher, je comprends, alors ceux qui sont contre ce registre, ils ont quelque chose à cacher? Sinon, pourquoi??? Tiens, j'ai une idée, je vais proposer une loi pour l'abolition du registre des permis de conduire et des enregistrements de véhicules. Je veux pouvoir conduire sans être identifié, faire de la vitesse, et si jamais il arrive un accident, je jetterai ma voiture dans le fleuve, ni vu ni connu. Beau pays.
Votons con.
Nous sommes en démocratie. Je respecte le vote démocratique. Mais on ne peut pas me demander de me sentir chez moi quand une majorité des gens ne partagent plus aucune de mes valeurs profondes. Je ne peux pas croire que les gens qui ont votés dans ces circonscriptions partagent vraiment les valeurs véhiculées par le Parti Conservateur actuellement au pouvoir. Je ne veux pas croire que cette population s'est bien informée, je ne veux pas croire qu'ils sont pour l'augmentation des GES sur la planète, qu'ils sont pour la libre possession d'armes à feu sans compte à rendre, je ne veux pas croire qu'ils soient aussi majoritairement cons. S'ils le sont, alors c'est bien beau pour eux, c'est la démocratie, et je devrais me faire à l'idée de vivre dans un pays dont j'ai honte de plus en plus souvent.
Détruisons la planète.
Si ce n'était pas assez de voter pour des abrutis, ils font la preuve internationalement qu'ils sont parmi les pires au monde dans leur domaine. Il n'y a qu'à voir qu'au niveau mondial, notre beau pays le Canada a été nommé pays le plus destructeur dans les discussions sur les changements climatiques et compte tenu de son rôle dans la destruction du climat en bloquant les négociations internationales. Wow, on l'a l'affaire, en plus de polluer comme des ignares et irresponsables, nous mettons des bâtons dans les roues aux possibles solutions internationales.
Ceci, cela.
Étrangement, tout ces événements politiques se produisent alors que je me suis plongé dans les rapports annuels de l'ACDI et d'autres ONG comme le CECI et le CCI en préparation d'un billet sur la Coopération internationale et le Canada. J'avoue que ce plongeon ne contribue pas à améliorer l'image que j'ai de mon pays tel qu'il est géré depuis quelques années. L'ACDI est presque devenu une sorte d'organe de propagande du gouvernement actuel, n'hésitant pas à inscrire notre intervention armée en Afghanistan dans ses projets de coopération internationale!!! Si c'est ça la coopération, les USA sont les champions de l'aide humanitaire avec leurs éternelles campagnes d'aide! (à suivre en détail sur le billet en question, à venir sous peu).
Parallèlement à ces activités de recherches, je suis aussi devenu cybervolontaire pour le Carrefour Canadien International, une ONG qui supervise l'envoi de volontaires à titre de coopérant (et non, aucun ne va en Afghanistan!). Je fais du travail de traduction pour cet organisme, et cette activité s'avère à la fois amusante et intéressante du point de vue linguistique - j'accumule une belle expérience dans un domaine qui m'intéresse depuis plusieurs années -, et une fenêtre intéressante sur les activités et le quotidien des coopérants.
Heureusement, les activités du CECI et du CCI (pour ne nommer que ceux-là) m'aident à voir qu'il n'y a pas que des cons dans ce pays, même si malheureusement, il y a assez de cons pour gouverner à leur guise.

Ce n'est pas un pays, c'est l'hiver.
Si ce n'était pas assez pour vouloir soit devenir souverainiste* soit aller m'installer ailleurs dans le monde (une idée qui n'est jamais très loin de mon quotidien - l'étranger, hehehe), l'hiver arrive, avec ses températures froides, les couches de vêtements devenues nécessaire, et tous les inconvénients habituels bien connus, souvent endurés malgré tout, mais jamais appréciés. Je passe donc du temps à planifier un départ prochain - dont la nature et le lieu ne sont pas encore déterminés, je reviendrai éventuellement sur ce projet s'il se concrétise.
Voilà donc de quoi est constitué novembre. De honte d'être canadien, de honte qu'à l'étranger, où je vais ou j'irai, les gens bien informés connaîtront les actions de mon pays... Car du point de vue des résidents d'un autre pays, les subtilités régionales comme le Québec, ou le fait que le gouvernement soit minoritaire ne se rendent pas, c'est l'image globale qui transparaît. (Faites l'exercice en repassant vos idées et opinions sur divers pays, vous verrez que les subtilités vous échappent généralement aussi). Ainsi, c'est par les actes irresponsables et imbéciles du Canada d'aujourd'hui que je suis vu comme canadien quand je voyage et ça me fait épouvantablement honte. (Et j'avoue être découragé de l'imbécilité de mes compatriotes qui ne semblent pas voir où ce parti mène le pays).
Décembre
Pour décembre, je me souhaite donc tout simplement d'avoir moins de Canada dans ma vie, de tous les points de vue.

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* J'ai toujours dis que si la souveraineté se réalise un jour, ça sera non pas grâce aux souverainistes, mais grâce aux fédéralistes. Et malgré que le gouvernement actuel soit fédéraliste, il est en train de me convaincre par ses actions que je ne partage plus du tout les mêmes valeurs que les gens qui le supportent et l'ont élu. Si ces gens sont les "canadiens", ça voudrait peut-être dire que je n'en suis plus un, tout simplement. De là à la souveraineté, il n'y a qu'un pas.
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mardi 3 novembre 2009

Colocs en Stock: Tintin (en) Québécois !

On connait mon attachement au personnages et aventures de Tintin.
Tintin fait partie de mon enfance et de mon histoire familiale, et ma foi, il m'a tant accompagné dans mes voyages que je le considère un peu comme un copain. (les 3 liens ne sont que des exemples de plusieurs pages de ce blogue ou de mon site où je parle de Tintin).
Lorsqu'on avait annoncé l'idée de publier une aventure de Tintin en québécois, j'avoue que l'idée m'avait parue étrange. Les aventures de Tintin ont beau avoir été publiées dans de nombreuses langues, il me semblait impossible de rendre par écrit une langue/dialecte qui est essentiellement une tradition orale.
Le sociologue Yves Laberge a toutefois eu le feu vert et Casterman vient de publier une édition de Coke en Stock intitulée Colocs en stock et dont le texte est en québécois.
Le résultats est intéressant et amusant mais pas parfaitement satisfaisant.
Intéressant parce qu'il est instructif de constater comment l'adaptation a tenté de passer outre le problème de la tradition orale. On a pris le parti quasi phonétique de certaines expressions, mais il reste que souvent, le lecteur ne se retrouve pas dans l'écrit. À titre d'exemple, le quossé, que j'aurais trouvé plus représentatif en kossé, mais ce n'est qu'un choix personnel; je ne critique pas les choix effectués par le "traducteur" ici, il n'y avait tout simplement pas de bonnes réponses, chacun a sa manière d'imaginer comment on écrirait telle ou telle expression du français québécois. Même chose pour les i (au sens de il), que j'aurais transcrit par un y plutôt qu'un i. (Voir photo à droite).

Comme avec une autre langue, le lecteur s'habitue tout de même assez rapidement à ces effets de translation de l'oral vers l'écrit.
La lecture est amusante pour des raisons évidentes: il est très rigolo de voir les personnages comme Haddock ou les Dupondts parler en québécois. Évidemment, certains s'opposaient à ce projet en arguant que l'image du parlé québécois en souffrirait à l'étranger, que tout le monde imaginerait que tous les québécois parlent joual. Pour ma part, bien que je m'efforce de parler un français correct, j'assume mes origines et aime bien la richesse de certaines expressions bien québécoises. J'ai l'impression de faire honneur à mes ancêtres. Lorsque vient le moment de communiquer avec des gens d'ailleurs, je m'adapte alors en fonction de leur langue (ou dialecte) si je la parle. J'ai déjà mentionné que je traitais le français parlé en France comme une langue étrangère de la mienne; en France, j'utilise la langue locale pour bien me faire comprendre, comme j'utilise l'espagnol au Pérou ou l'anglais à Londres, par exemple. Après lecture de Colocs en stock, je ne craint pas réellement d'impact à grande échelle sur la perception que les français pourraient avoir (qu'ils ont déjà) des québécois.

Mais si Colocs en stock n'est pas une lecture parfaitement satisfaisante - outre les écarts entre l'écrit choisi et l'oral auquel nous sommes plus habitués - c'est que d'une part, personne au Québec n'utilise toute la panoplie des expressions québécoises, et encore moins celle des expressions régionales. On pourrait alors reprocher à l'adaptation de ratisser trop large et d'utiliser tellement d'expressions imagées que personne au Québec ne va s'identifier au langage composite qui en résulte. Les expressions typiques de la Gaspésie ne me rejoignent pas, et celles du Lac St-Jean ne parlent pas beaucoup à un lecteur originaire du Témiscamingue, etc.
Aussi, la "traduction" prend le parti d'utiliser le langage québécois pour tous les personnages en scène, on ne fait pas de distinction de niveaux de langage selon le contexte. Si cette décision peut déranger modérément quand il s'agit de Haddock, Tournesol et Tintin (ou même Milou), la chose créé carrément un décalage bizarre quand on lit les dialogues des personnages africains et arabes de l'histoire. Même au Québec, les gens qui parlent un peu joual ne le font pas sur le même niveau lorsqu'ils s'adressent à un ami, un étranger ou en entrevue pour un emploi, par exemple. Ici, la translation est uniforme, ce qui engendre un déphasage artificiel.
Enfin, certains éléments ne relèvent pas du tout de l'adaptation de langage, mais plutôt de l'adaptation tout court. Quand Haddock traite la Castafiore de Casta-fjord du Saguenay, on est loin de la simple transition linguistique. Si cet élément passe parfois avec un sourire (ce qui est le cas de Casta-fjord), il est parfois plus difficile à avaler (comme Alcazar qui est hébergé au Château Frontenac, en début d'épisode, alors que l'action ne se passe pas du tout à Québec). D'ailleurs, l'ensemble souffre inévitablement de cet effet de décalage - comme les films post-synchronisés où les américains parlent en argot parisien - , puisque tout le monde parle en québécois mais que ces personnages connus ne sont ni québécois, ni en sol québécois lors de cette aventure.
Reste que l'ensemble est sympathique et sait éviter la parodie et la vulgarité. On n'a pas l'impression de faire rire de nous, ni que l'on rit de Tintin. Et notons que ce n'est pas la première fois qu'un album de Tintin est édité dans un dialecte local; Les Bijoux de la Castafiore a été publié en bruxellois, un dérivé du français encore parlé par une poignée d'habitant de la capitale Belge. Alors le québécois, pourquoi pas? Et à quand un album de Tintin en argot parisien ou en verlan, tant qu'à y être?


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lundi 2 novembre 2009

Couche-Tard, les mauvais citoyens corporatifs et les enjeux environnementaux

Un court billet pour faire une petite montée de lait contre l'entreprise Couche-Tard, qui a une succursale juste derrière chez moi (celle sur St-Denis, au coin de Beaubien, pour ceux qui veulent identifier la succursale fautive)
Vendredi dernier, alors que je déjeunais, des bruits de verre cassé ont attiré mon attention. J'ai regardé par la fenêtre de ma cuisine et aperçu une employée du Couche-Tard qui cassait des bouteilles de vitre dans le conteneur à déchet derrière le dépanneur.
Un autre employé lui apportait des caisses de ces bouteilles, en provenance d'une cabane d'entreposage située juste à côté.
Réalisant que l'employée mettait aux poubelles des dizaines de bouteilles recyclables (et consignées!), je n'ai pu me retenir de lui dire que ce qu'elle jetait comme ça, c'était des produits récupérables.
Elle m'a regardé d'un air indifférent en m'informant qu'elle devait bien s'en débarrasser.

Devant son apparente ignorance - et la quantité de bouteilles qui s'accumulait à ses pieds alors qu'elle poursuivait de plus belle son gaspillage, j'ai insisté en l'informant qu'elle pouvait les laisser sur le bord de la rue, que les responsables de la collecte ramassaient le verre recyclable.
Elle m'a alors répondu que si elle faisait ça, les gens reprenaient les bouteilles et les rapportaient au Couche-Tard pour toucher la valeur de la consigne. Je lui ai demandé pourquoi elle devait alors jeter des bouteilles consignées, puisqu'elle devait avoir un fournisseur de service pour les récupérer, elle m'a dit qu'il ne voulait pas de ces bouteilles-là.

Je lui ai suggéré de les casser et les déposer dans un bac vert pour récupérer, mais elle avait déjà décidé que je n'étais qu'un trouble-fête et poursuivait la destruction dans le conteneur à déchet du Couche-Tard. J'ai alors pris quelques photos et elle m'a menacé d'appeler la police si je continuais... Ce que je l'ai invité à faire.


Quelques minutes plus tard, l'autre employé (gérant? supérieur?), qui avait quitté les lieux lors de mon apparition, est revenu de l'intérieur du commerce et l'a avisé de cesser ses activités et de placer les bouteilles dans leur conteneur de récupération (adjacent à leur conteneur à déchet). Elle m'a alors crié en me demandant si j'étais content de moi, que leur fournisseur serait fâché qu'ils n'aient pas fait le tri de ce qu'il prenait et ce qu'il ne prenait pas...

Plusieurs fois au cours de la discussion, je lui ai demandé si elle ne trouvait pas cela complètement stupide de détruire autant de verre recyclable alors que l'on demande aux citoyens de récupérer le plus possible... À chaque fois, elle me ressortais l'argument de la consigne et du retour des bouteilles dans le dépanneur, aux frais de Couche-Tard, qui doit alors repayer une consigne sur les bouteilles jetées.
Question: La consigne sur les bouteilles de verre, c'est pas supposé inciter les gens à rapporter leurs vides dans les endroits comme le Couche-Tard pour favoriser la récupération? Si Couche-Tard détruit les bouteilles, à quoi sert réellement cette consigne alors???
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Plus tard, je me suis rendu à mon éco-quartier pour les informer de la chose, ne sachant pas moi-même s'il y avait quoi que se soit à faire. Ils m'ont informés n'avoir aucun pouvoir sur la chose, mais que je pourrais éventuellement en informer la ville de Montréal, via leur service 311.
Un coup de téléphone au 311 m'informe que la Ville n'y peut rien, que chacun est libre de jeter ce qu'il veut dans ses poubelles, mais que je pourrais me plaindre à l'organisme qui est responsable des commerces, l'agence d'inspection des aliments (?).
Je les appelle, ils sont perplexes, ils gèrent ce qui se passe à l'intérieur des commerces, et qui touche l'alimentation. Ici, on parle de verre cassé et d'extérieur de commerce. On m'invite à contacter la Ville en composant le 311.
La bureaucratie me fait tourner en rond, tel Astérix dans une maison de fous célèbre.
J'abandonne alors, je suis bien trop cynique pour en faire une croisade.
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Lorsque je consomme des produits vendus dans des bouteilles non consignées, comme du vin, par exemple, je place toujours ce verre usagé dans mon bac vert pour le recyclage. De voir cette employée du Couche-Tard gaspiller une quantité de verre recyclable équivalente à ce que je mets moi-même au recyclage sur une période de plusieurs semaines m'a vraiment fâché.
(On notera que l'on a refusé de m'informer s'il s'agissait d'une initiative personnelle, d'une idée du gérant ou de la politique globale de Couche-Tard).
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Après ça, on se demande pourquoi certains citoyens ne croient pas en ce genre de choses. Le problème, c'est qu'avec ces dossiers, le simple individu peut bien faire ses efforts, mais si les grands joueurs, les grands consommateurs, ne font rien, alors on avance pas et nos petits pas ne nous mènent nulle part.
Fermer le robinet en se brossant les dents alors que plus de 25% de l'aqueduc de Montréal a des fuites importantes, prendre le métro plutôt que l'auto alors que les producteurs de pétrole albertains rejette sans impunité des zillions de tonnes de GES dans l'atmosphère, recycler quelques bouteilles de vin par mois alors que Couche-Tard détruit ses bouteilles de Coke consignées, accepter de payer des tarifs plus élevés alors que les élus empochent des pots de vin...
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Deux jours plus tard, c'était jour d'élections municipales.
Êtes-vous aller voter, au fait? Et si oui, pourquoi?
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