dimanche 22 mai 2011

Les grands boulevards de Budapest

Budapest est une véritable grande capitale d'Europe; après quelques balades dans les vieux quartiers plus historiques, il suffit de suivre Andrassy Utca, la plus longue avenue de Budapest pour s'en convaincre. Voici quelque chose d'inhabituel; un billet photo à peu près exempt de commentaires. Ces photos ont toutes été prises sur Andrassy ou sur une rue transversale à Andrassy, à part où je spécifie autre chose.

Commençons par une exception: Le splendide édifice du Parlement de la Hongrie.

Entre le parlement et Andrassy - une de mes photos préférées de Budapest, qui réussi à montrer à la fois du détail et de la perspective sur les vues que l'on a constamment au niveau de la rue.

Ferenciek tere. Près de mon hostel.

Andrassy Ut.

Détails du Parlement.


Andrassy Ut.




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vendredi 20 mai 2011

Au château de Buda

Lors de mon passage à Buda, je vous ai surtout parler du quartier résidentiel et de Matyas Templom, évitant volontairement le secteur du Palais et de la forteresse puisque j'avais déjà l'intention de vous présenter d'autres photos de cette balade. Voici donc quelques clichés pris à Buda, entre les murs d'un château érigé sur la colline pour en rendre la capture plus ardue. On raconte ici que cette idée a été très appréciée des divers conquérants... après qu'ils aient réussis la prise du château bien entendu!

Le bastion des pêcheurs porte ce nom en raison du quartier qu'il domine dans la colline, de l'autre côté des fortifications; quartier qui hébergeait jadis des pêcheurs, puis des soldats des diverses armées régnant sur la région. Aujourd'hui, on y trouve seulement des demeures très luxueuses avec vue sur le Danube et Pest.

Le fort est orné de diverses sculptures, dont ce "chien de garde" que j'ai trouvé particulièrement photogénique.
Plus au sud, on passe la porte officielle du palais; porte qui a des allures plutôt moyenâgeuses avec ses grilles noires et son oiseau dominant le portique. En arrière, on peut voir le clocher de Matyas Templom, donnant une idée de l'échelle du secteur compris à l'intérieur des fortifications.

Le palais est décoré d'une splendide fontaine monumentale sur la thématique de la chasse. L'artiste a favorisé un réalisme qui est saisissant mais qui, avec le passage du temps, amuse un peu quand même - j'ai vu une touche d'humour ici et là comme avec ce chien qui boit à même la fontaine dont il fait partie.

Le dôme central du palais que l'on peut voir d'un peu partout dans Pest de l'autre côté, domine le quartier, avec le clocher de Matyas Templom. Aujourd'hui, le palais abrite trois musées d'histoire et d'art locaux.
La cour intérieure à laquelle on accède par une arche monumentale est gardée par deux lions rugissants.

De retour au bastion, on peut y apercevoir d'autres sculptures, dont cette étonnante tête de dragon.

Vue du Bastion et d'une partie des fortifications de Buda; avant d'emprunter l'escalier qui nous ramène au niveau du Danube, puis le pont Lanchid qui nous ramène à Pest.
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Cette colline, ces ponts, le bastion et les promenades le long du palais donnent évidemment de superbes vue du Danube et de la ville de Budapest. Ce sera le sujet d'un prochain billet-photo.
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Avec Strauss au Operahaz de Budapest

Hier soir, nous avons passé la soirée à l'opéra. L'Opera de Budapest est une compagnie qui existe depuis des siècles; elle a même été dirigée par Gustav Mahler lui-même! Depuis la fin des années 1870, la troupe se produit dans l'Operahaz (maison de l'opéra), un superbe édifice de style renaissance situé sur la plus longue avenue de Budapest; Andrassy utca.

En passant devant l'édifice, nous avons décidé de nous informer du prix d'une visite. Or le prix d'une visite de l'Operahaz est bien plus cher que le prix d'un billet pour assister à une représentation! Comme il restait des billets pas très dispendieux pour la soirée, nous avons profité de l'occasion.
À 1000 Forint (environ 5$), nous avions donc accès à la salle de l'Operahaz, très richement décorée.
Arrivé quelques minutes avant la représentation, nous avons pu écouter les musiciens se préparer (toujours une fascinante cacophonie) et prendre quelques photos.
Nous étions assis au balcon, qui correspond au 4e plancher de la salle, puisqu'il y a le parterre et deux mezzanines en plus de loges, avant d'atteindre le balcon. J'ai ainsi pu prendre cette photo privilégiée du plafond peint d'une fresque entourant le lustre principal de la salle.
Alors que la représentation se termine, les gens quittent, et les musiciens ramassent leurs instruments devant le rideau qui vient de tomber.
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Et la représentation dans tout ça?
Il s'agissait de Elektra, de Richard Strauss, un opéra adapté d'une tragédie grecque. C'était donc une histoire pleine de manipulation, de vengeance et d'envolées dramatiques. Évidemment, comme le texte était en allemand, il a été difficile de suivre les dialogues... Heureusement, il y a maintenant des sous-titre à l'opéra, mais malheureusement pour nous, ceux-ci, à Budapest, sont en hongrois, ce qui ne nous aidait guère à s'y retrouver dans le scénario! Enfin, comme je ne suis pas un habitué de l'opéra, je ne connais pas les conventions habituelles du genre, ce qui fait que pendant l'heure quarante qu'a duré la représentation, je ne peux pas dire que j'ai tout compris de ce qui se passait sur scène. Par contre, la musique était très évocatrice, de même que le ton des interprètes et de la mise en scène, ce qui fait que j'ai passé un fort agréable moment.
J'ai adoré cette soirée malgré mon incompréhension des dialogues, c'était beau comme spectacle, la salle était splendide, la musique enlevante, et ce n'est définitivement pas le genre d'activités que l'on peut faire chez nous à l'improviste pour 5$. (Je me souviens encore avec plaisir d'un ballet - Spartacus - que j'avais vu à Vienne en 2003 pour 3 Euros, par contre). Bref, si vous passez par Budapest, entrez dans Operahaz et jetez un oeil au programme, ça vaut la peine.
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mercredi 18 mai 2011

En balade dans Buda

Si la journée d'hier avait été consacrée à la balade dans Pest, celle d'aujourd'hui a été une promenade similaire, mais dans Buda, de l'autre côté du Danube.
Les deux quartiers de Budapest sont étonnamment différents, autant dans leur décor que leur ambiance.
Alors que Pest est un centre-ville pratique, calme et étendu, dominé par l'architecture du 18e et 19e siècle, Buda est définitivement plus compact, touristique (beaucoup de groupes et de bus), avec des accents et reliefs médiévaux ainsi que des petites maisons en rangées d'un charme incroyable.
Quelques photos:
De son clocher à son intérieur étonnant, je retiens surtout la superbe toiture de Matyas Templom (une église érigée en l'honneur du Roi Mathias).

Les rues du quartier résidentiel du château de Buda sont d'un charme irrésistible. Ici, le long de Tancics Mihaly Utca, quelques maisons colorées.

On voit ici l'édifice (à gauche) des archives nationales, avec une toiture colorée, et une rangée de maison aux couleurs variées, d'où s'élève un clocher au coin de Becsi Kapu Ter.

Ruelle entre Fortuna Utca et Orszaghaz Utca (vous aurez compris que Utca signifie Rue en hongrois, j'imagine).

Il ne reste plus que quelques ruines et cette tour impressionnante de l'église de Marie-Madeleine, détruite pendant la seconde guerre mondiale (l'armée rouge a affronté les troupes d'Hitler à Budapest, chacun campé de chaque côté du Danube).

Quelques résidences de Buda, le long de Uri Utca.

Uri Utca est une des plus belles et longues rues du quartier des résidences du château.

Uri Utca signifie Rue des Gentilhommes.

Impossible de résister de prendre quelques clichés de plus de ces maisons!

Uri Utca, toujours, qui comme les autres rues du quartier est incroyablement photogénique.
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Buda, c'est donc le quartier du château, qui en plus de comprendre le temple au Roi Mathias et les résidences, comporte aussi une forteresse ainsi qu'un ancien palais royal... sujets de prochains billets.
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mardi 17 mai 2011

En balade dans Pest

La journée d'aujourd'hui a été consacrée à se balader dans le centre-ville est de Budapest, ou Pest. Pour les lecteurs qui l'ignorent, Budapest est issue d'une fusion de trois villes à la fin du 19e siècle; Buda, Pest et Obuda. Pest est la partie de la capitale hongroise qui longe le flanc est du Danube. Comme nous n'avons rien visité de spécifique en termes touristiques, voici quelques photos accompagnées de brèves descriptions en guise de journal pour le moment. Elles ont été captées ici et là dans Pest.

L'architecture dans Pest est d'une grande beauté. On y retrouve un mélange certain d'art nouveau, de gothique et de baroque et l'ensemble est en général très harmonieux. Pest est dominée par de hauts édifices longeant des rues relativement larges pour la vieille Europe, et de très nombreuses places.

La Hongrie accorde beaucoup d'importance à St-Étienne; le roi Istvan, en fait, qui a été le premier roi de l'histoire du pays et a été canonisé peu de temps après sa mort, devenant ainsi Szent Istvan, ou St-Étienne pour les français. La cathédrale de Budapest porte donc son nom. On peut aussi voir dans une chapelle spécialement conçue à cet effet, une relique sainte: la main de Szent Istvan, conservée depuis sa mort il y a près de 1000 ans. La cathédrale est une magnifique église à deux tours dont l'intérieur, d'une symétrie remarquable, est abondamment décoré. On a pu grimper les quelques 300 marches menant à un balcon d'observation qui entoure le dôme situé au centre du bâtiment. Une montée qui en aurait effrayé quelques uns; mais qui a donné des prises de vues spectaculaires sur la ville.

Mai est le mois des fleurs à Budapest; les odeurs de floraisons dominent certains quartiers de la ville, comme ici, dans une place pourtant entourée de trafic, près du Pont Lanchid.

Tout Pest offre des vues sur des édifices aux toitures en tuiles colorées, des clochers d'églises et de synagogues, des dômes, des corniches élaborées, des bas-reliefs; un véritable plaisir visuel.
Les monuments ne manquent pas non plus; comme en témoigne cette statue qui semble le point de vue idéal pour un pigeon sur la place.

Nous avions prévu visiter le célèbre Pont des Chaînes (Lanchid). Malheureusement pour nous, quelqu'un avait déjà décidé de le visiter différemment, en grimpant dans la structure jusqu'en haut d'un de ses piliers. L'intervention de la police et des pompiers a forcé la fermeture du pont et des rues avoisinantes de Pest. Les intervenants (sur la photo) ont finalement ramené le visiteur au niveau de la rue en toute sécurité. Notre visite et notre traversée du Lanchid attendra un autre jour.

Vue sur une partie de Buda, de l'autre côté du Danube, avec, en premier plan, un des lions qui flanquent le Pont Lanchid, le plus célèbre pont de Budapest. À l'arrière à droite, on peut voir le clocher de Matyas Templom (Église Mathias).
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Pour voyager sans avoir honte

J'ai mentionné au début du mois que je ne me présenterais plus à l'étranger en tant que canadien, puisque les actions et idéologies du gouvernement du Canada me font honte et ne correspondent en rien à ce qui me défini.
J'ai commencé cet activisme doux en voyageant avec mon passeport Québécois.
Ainsi, hier, quand je faisais allusion à mon passeport du Québec, c'est à ça que je pensais; quand on me voit désormais dans une file d'attente à l'aéroport, quand on me demande de présenter mon passeport à la porte d'embarquement, ou encore pour m'identifier à l'hostel (comme ce fut le cas à Budapest), je présente mon document nouvellement recouvert d'un étui anti-honte.
Pour les curieux, le document en question apparaît sur la photo ci-contre, où on voit mon bon ami Shadow, qui est venu me saluer avant mon départ - il était d'ailleurs fin prêt avec son passeport du Québec et sa casquette de voyage!
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lundi 16 mai 2011

Télégramme de Budapest

Un court billet télégraphique de Budapest, où je suis arrivé ce midi heure locale - ce matin très tôt heure de l'est de l'Amérique.
Armé de mon tout nouveau passeport du Québec (j'y reviendrai demain), j'ai pris un vol sans histoire mais sans trop de sommeil non plus vers Munich, où je suis arrivé un peu fatigué. Le capuccino gracieuseté de Lufthansa était parfait, mais je n'ai même pas eu le temps de le terminer, tellement l'embarquement du vol Munich-Budapest s'est fait rapidement.
De l'aéroport de Budapest, nous avons pris un bus vers le métro, puis de là, avons joint le centre-ville (Pest), où nous passerons les prochains jours.
La majeure partie de l'après-midi a été consacré à marcher dans la ville afin de tuer le décalage horaire malgré la fatigue. Malgré une météo peu favorable - des nuages sombres et un vent frais - la ville m'est apparue un endroit parfait où débuter mes explorations de l'est de l'Europe. L'architecture y est pour beaucoup, Pest est un quartier vaste mais qui se marche bien. J'y reviendrai dans les prochains billets avec plus de détails et de photos.
C'était l'Esprit Vagabond.
Budapest. Jour 1.
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Photo: Tramway devant le Hall du Grand Marché, Vamhaz Korut, centre-ville de Pest.

vendredi 6 mai 2011

Rome en trois temps

J’ai toujours été fasciné par l’empire romain; je sais bien que la plupart de ce que l’on connaît de cette époque a été embelli, et surtout imbibé de romantisme, et que la réalité était probablement plus dure que ce que l’on est habitué de lire ou voir, mais j’ai toujours aimé cette époque, autant en lecture, qu’en film ou encore en exploration archéologique pendant mes voyages. De mes lectures d'Astérix le Gaulois à mes visites d'Italica ou de Volubilis, je suis un fan de Rome depuis des décennies.
À part les ruines romaines explorées à Rome et ailleurs en Italie, en France, en Espagne ou au Maroc, j’ai exploré l’époque romaine au cours de la dernière année par trois avenues fort intéressantes.
La première est une série de quatre romans de Conn Iggulden, Emperor, qui raconte la vie de Jules César, de son enfance à sa mort. César ayant été une figure marquante de l’histoire, sa vie couvre également une bonne partie de l’histoire de l’empire romain et permet de partager également le destin de nombreux personnages célèbres: Pompée, Crésus et Cicéron, pour n’en nommer que trois qui sont également passés à l’histoire. Si les romans d’Iggulden trafiquent la réalité et certains faits connus pour des fins de dramatisation et d’efficacité romanesque, ils n’en demeurent pas moins intéressants pour autant. L’intégration de flirt avec le fantastique n’est pas pour me déplaire non plus, surtout que la chose est faite avec habileté. Celui dont le nom en est venu à signifier empereur/roi dans plusieurs langues et régions du monde en plus de son époque (Tsar, Kaiser) méritait une telle série épique et captivante. Les scènes d'action sont particulièrement bien rendue.
La seconde est une série anglaise, aussi diffusée à HBO, et simplement intitulée Rome. La première saison débute alors que César décide de rentrer à Rome après ses victoires en Gaule. De ses conflits avec Pompée à l’avènement de sa dictature jusqu’à son assassinat au sénat, nous suivons l’histoire de Rome à travers ses personnages historiques mais également à travers deux personnages fictifs, Titus Pullo et Lucius Vorenus, qui étaient tous deux légionnaires pour César et dont les destinées nous permettent une incursion fascinante dans la vie des romains de l’époque de la république et des premières dictatures. La même recette est appliquée à la seconde saison, qui débute à la mort de César et se termine avec le triomphe d’Octavian (qui deviendra Auguste, le premier empereur). Une fois de plus, toute l’affaire permet de mettre en scène Brutus, Cicéron, Marc-Antoine, Cléopâtre et plusieurs autres figures emblématiques de cette époque marquante, mais les aventures de Pullo et Vorenus – intimement liées aux événements connus de l’histoire – permettent encore de vivre Rome à la manière des romains, si j’ose m’exprimer ainsi.
L’ensemble des deux saisons profite d’un scénario bien ficelé, de dialogues captivants et savoureux, du développement de personnages – qu’ils soient réels ou fictifs – qui restent avec vous longtemps après la fin du visionnement. L'ensemble offre plusieurs scènes saisissantes, pour qui n'est pas trop sensible, car Rome est montrée comme une ville violente et décadente, sans trop s'éloigner quand même du romantisme habituel. Une série splendide qui devrait tomber entre les les yeux et les oreilles de tout amateur de ce genre de chose.
Enfin, la dernière avenue – et non la moindre – est une série de romans (deux pour le moment, mais certainement un autre à venir) de l’auteur de suspense Robert Harris. Imperium, puis Lustrum, racontent la vie de Cicéron, telle que décrite et observée par son assistant et secrétaire Tiro. Que Tiro ait écrit la vie de Cicéron est un fait historique, et une bonne partie des écrits et discours de ce dernier est encore disponible et éditée aujourd’hui, signe de l’importance du personnage.
Tiro, vous ne le connaissez peut-être pas, mais cet esclave romain a inventé quelque chose qui vous sert encore aujourd’hui, même indirectement: un système de sténographie qui lui permettait de noter les discours et les discussions de Cicéron à la main. Ancêtre de la sténo moderne, son système comprenait d’ailleurs des symboles que je retrouve sur mon clavier d’ordinateur en rédigeant ceci, comme le &, par exemple.
Parmi mes explorations romaines en fiction, Imperium et Lustrum est le dyptique qui colle le plus à la réalité tel que les livres d’histoires l’ont rapportée. Toutefois, ce qui fait l’intérêt de cette série n’est pas tant ses relations d’événements historiques ou l’apparition de Pompée ou César – qui sont moins présents que dans les séries ci-haut mentionnées – mais bien le niveau de détail, et les affaires quotidiennes de la république et la vie de Cicéron qui y sont narrées. L’auteur semble incroyablement bien documenté, sa prose est riche et fluide, et il a un sens du timing qui rend l’histoire des deux romans similaire à un thriller politique et policier, malgré la quasi absence d'action en tant que telle. On a évidemment hâte à la sortie du livre suivant de cette série.
L’ensemble de ces trois œuvres exploratrices de l’histoire de Rome confirme évidemment mon intérêt pour cette période, ce qui aura réveillé mon envie de retourner au cœur de l’empire, pour explorer de nouveaux des vestiges vieux de 2000 ans et toujours aussi fascinants. Ce qui tombe bien car il y aurait, dit-on, certains vestiges de l'empire romain en Croatie où je me rendrai bientôt.
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jeudi 5 mai 2011

L'Empire Canadien contre-attaque


Inspiré par une amie de Vancouver, qui a décidé de créer une Alliance Rebelle.

mercredi 4 mai 2011

L’Esprit Vagabond dans les Balkans

Si on m’avait dit, dans ma jeunesse, que j’irais faire du tourisme au Vietnam – pays qui était en guerre pendant une bonne partie de mon enfance et mon adolescence – j’aurais eu de la difficulté à l’imaginer. Idem pour le Cambodge. Pour des raisons différentes, je n’avais pas imaginé non plus, quand j’habitais Québec et suivait les Nordiques et les frères Stastny, aller faire du tourismes en Slovaquie ou en République Tchèque. Dans le même ordre d’idées, je n’aurais pas cru pouvoir traverser à pied la porte de Brandebourg de Berlin non plus. Pourtant, le monde évolue, change, les pays connaissent des révolutions (tranquilles ou non), et les possibilités de visiter ou d’explorer des lieux qui nous semblaient impossibles s’ouvrent à nous.
C’est le cas des Balkans, qui ont été le théâtre de conflits pendant la plus grande partie de la décennie 1990-1999. C’est pourquoi le timing semble maintenant intéressant pour aller explorer quelques régions des Balkans, en particulier la Croatie, dont j’ai toujours entendu du bien (par un vancouvérois travaillant au Capitol 6 qui était originaire de Croatie, d’abord, puis par mon ami Istvan qui a passé quelques semaines dans ce secteur en 2008 lors de son exploration de l’Europe de l’est).
Comme de coutume, je pars sans trajet officiel ni plan défini; l’improvisation demeure la meilleure manière d’explorer une région inconnue du voyageur. Mais comme j’ai rendez-vous avec Istvan et Suze à Budapest, c’est par cette ville (de Hongrie) que je commencerai mes explorations. À quelques heures de Vienne, en Autriche, Budapest avait été l’une des villes que je n’avais pas eu l’occasion de visiter lors de ma premier séjour prolongé en Europe, en 2003 faute de temps. Budapest avait été victime des choix de voyage, mais huit ans plus tard, son tour est maintenant arrivé. En plus d’une partie de la Hongrie et de la Croatie, il est fort probable que j’aille vagabonder en Bosnie-Herzégovine, et peut-être en Slovénie, selon le trajet qui se dessinera pendant le séjour.
Comme de coutume, mon rythme de publication s’accélérera avec ma présence sur place, et je vous tiendrai au courant de ce que j’y explorerai d’intéressant.
Départ prévu le 15 mai prochain.
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mardi 3 mai 2011

Rendez-vous à Budapest, Mariage Royal et Istvan en Eesti

Si ma nouvelle publiée dans Alibis 38 était dédiée à mes amis et complices de voyage Suze et Esteban, ce n’est pas un hasard. Nous prévoyons d'ailleurs nous retrouver à nouveau cet été. Le lieu de rendez-vous est Budapest.
D’ici là, Esteban, qui reprendra son nom européen de Istvan pour l’occasion, s’est envolé la semaine dernière pour Londres, où il était invité à assister au mariage royal entre William et Kate. C’est que les deux amoureux se sont connus à l’université St-Andrews, là où mon ami avait connu Kate pendant une année d’études à l’étranger dans le cadre de son bacc en Sciences Politiques il y a quelques années. Après le mariage, Istvan s’est envolé pour Helsinki, d’où il s'est rendu en pays Baltes pour les explorer avant de me rejoindre à Budapest.
D’où la blague (Istvan en Eesti, ça marche mieux à l’oral qu’à l’écrit), puisque le premier arrêt balte en provenance de la mer est Tallin, capitale de l’Estonie, aussi connue sous le nom de Eesti. Blague qui est particulièrement à point nommé après le résultat électoral d'hier.

lundi 2 mai 2011

Adieu Canada...

Au moment où j'écris ceci, même si le Parti Conservateur semble perdre des circonscriptions au Québec, et que notre province semble encore une fois voter totalement à contre-courant du ROC, on dirait que les Conservateurs vont obtenir la majorité.
Auquel cas ils feront ce qu'ils voudront pendant 4-5 ans. Si, minoritaires, pendant quelques années, ils sont fait autant de dégâts, je n'ose imaginer ce qu'ils vont faire pendant les 4-5 ans à venir.
Auquel cas je dis donc adieu à mon pays aujourd'hui, le Canada qui m'a vu naître et grandir n'existe plus.
Je ne présenterai certainement plus à l'étranger comme canadien.
Je n'ai jamais été aussi triste d'un résultat électoral depuis que j'ai le droit de vote.
Heureusement, je pourrai toujours me présenter comme québécois.
Et s'il y avait un référendum sur la souveraineté du Québec demain matin, je n'aurais d'autre choix que de voter en faveur de la séparation; jamais depuis Meech il n'aura été aussi clair pour moi que finalement, nous sommes vraiment très différent du reste du Canada.
Ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent, maintenant, ce n'est plus mon pays. Je n'arrive même pas à croire qu'autant de gens pensent comme les Conservateurs.
Adieu Canada...
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Soirée électorale - Allez voter!

Bon, vous aurez compris l'importance de votre vote, j'imagine, avec cette campagne que tous prévoyaient ennuyante mais dont personne ne peut maintenant prédire le résultat.
Je suis déjà installé pour suivre la soirée électorale comme je suis une soirée d'Oscar; j'ai ma télé qui synthonisera Radio-Canada à compter de 21h, avec une fenêtre web qui diffusera RDI avant 21h. J'ai quatre fenêtres web pour les résultats; deux de Radio-Canada pour des circonscriptions spécifiques qui m'intéressent, celle de Cyberpresse pour une vue d'ensemble et celle d'Élections Canada pour le résultat par province.
J'ai ouvert d'avance quatre onglets de fil twitter (Layton, Duceppe, Ignatieff et Coderre) pour suivre quelques réactions en ligne.
J'espère qu'il y aura du changement après cette soirée.
Et j'espère que vous êtes allé voter.
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Dans le 38 d'Alibis en bonne compagnie

Un peu d’auto-promotion, pour souligner la publication d’une nouvelle inédite; «Le jour où j’ai volé 700 quetzals à l’ayudante d’un chicken bus» vient de paraître dans le numéro 38 de la revue Alibis. Cette nouvelle, écrite comme vous devez vous en douter, pendant mon dernier séjour au Guatemala, m’offre l’honneur d’ouvrir la section fiction du numéro, dont la couverture toute printanière évoque également ce « numéro » par une subtilité du dessinateur. Et je suis très bien accompagné dans les pages de ce 38 ; Vonarburg, Reynolds, Sellers, en plus d’une étude sur Contre Dieu et Patrick Senécal qui plaira à ceux qui auront aimé mes deux billets sur l’auteur. Ce numéro d’Alibis est aussi accompagné d’une partie gratuite disponible sur le site de la revue, partie qui comprend les toujours intéressants commentaires cinéma de mon collègue Christian Sauvé.

dimanche 1 mai 2011

L'américanisation du Canada; un post-scriptum

Une des dernières journées de la campagne nous aura fourni de quoi réfléchir sur l’américanisation du Canada que j'ai évoquée dans mon précédent billet Les États-Unis du Canada.
D’un côté, nous avions le premier ministre sortant, Stephen Harper, qui refusait de réponse – une fois de plus – à une question d’un journaliste de Radio-Canada, pendant qu’un de ses partisans hurlait qu’il fallait fermer CBC (Radio-Canada), carrément. Voilà où nous en sommes, quand le parti au pouvoir est tellement à droite qu’il engendre des politiques et des commentaires pour étouffer la liberté d’expression. Dire que l’on se décourage quand on voit ça en Syrie ou en Lybie, et que l’on a applaudi quand on a vu les gens se révolter contre les régimes tunisiens ou égyptiens. Ça rend la chose encore plus ironique, non?
De l’autre côté, nous avons eu deux désinformations de la nouvelle chaîne télé de droite inspirée de ce que fait Fox News aux USA ; la première affaire étant la quasi publication d’une information aussi grossière qu’erronée sur la participation active (et armée!!) de Michael Ignatieff en Irak! Il s'est avéré que l'information (hum) provenait en fait du Parti Conservateur, et était issue d'une photo (truquée?) où le protagoniste n'était pas Ignatieff. L’autre information étant du domaine du salissage typique de ce que fait Fox avec les démocrates, je ne répéterai même pas ce dont il est question. Mais on aura pu se faire une idée assez rapide de ce qui se fera désormais comme information (ou désinformation) au Canada. J’ai trouvé pathétique que les autres chaînes sérieuses fassent écho à cette télé-poubelle qui devrait malheureusement plaire aux amateurs de radio-poubelle (qui, est-ce un hasard, avaient votés pour des députés conservateurs aux dernières élections).
Soupir.
Espérons que les résultats du 2 mai impliqueront un message clair de volonté de changement à Ottawa. Espérons aussi que l’interprétation de ces résultats ne soit pas le cliché habituel (« les canadiens voulaient un gouvernement minoritaire et veulent que la chambre fonctionne » re-soupir). Espérons surtout que Radio-Canada et les autres médias en mal de scoop puissent résister à la tentation de dire que le prochain gouvernement sera formé de tel ou tel parti, et qu’il sera minoritaire; peut-être que si on arrêtait de scander cette phrase à chaque résultat qui ne dégage pas de majorité, les canadiens comprendraient enfin qu’il y a d’autres configurations de gouvernement possibles, comme le prouvent d’ailleurs les nombreuses coalitions qui gouvernent un peu partout dans le monde, dont le Royaume-Uni, notre modèle parlementaire.
Allez voter... et si vous votez conservateur, ne venez plus sur ce blogue, vous n'êtes plus les bienvenus, puisque vous contribuez à faire un pays dont j'ai honte et qui ne représente en rien tout ce qui me défini. J'espère retrouver mon pays bientôt, même si ça va être long pour reconstruire tout ce qui a été détruit dans nos finances publiques, nos relations internationales et notre démocratie en l'espace de quelques années seulement. Allez voter, donc, car sinon, vous êtes complice par abstention.
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