lundi 10 mars 2008

Live from New York City...

Vous aimez New York, ou vous n,aimez pas. Pour ma part, il n'est de secret pour personne que j'aime beaucoup les grandes villes animées, pour peu que l'architecture y soit intéressante et qu'il y ait des activités culturelles à y faire. Bref, New York, c'est un paradis pour les amateurs de grandes villes, la ville de la démesure, remplie d'iconographie cinéma et télé, mais aussi, pour un lecteur comme moi, de références littéraires.
Je me trouve donc à New York, pour la troisième fois en trois ans, et cette fois, il y a un twist: j'y suis avec mes parents, que je tenterai de guider pendant leurs quelques jours dans New York City...
Deux premières photos - prises hier soir à notre arrivée (je n'ai eu ma connexion internet que ce matin).J.E., Gigi et Suze, à Times Square. Heureusement que le ciel est noir, puisque sur la rue, il fait clair comme le jour. Times Square est mon "coin de rue" préféré au monde. JE, qui est plus rat des champs que rat des villes, semble apprécier la démesure de l'endroit malgré tout :-)

Je suis logé au Herald Square Hotel, sur la 31e rue, entre Fifth Avenue et Broadway, tout juste derrière l'Empire State Building (34e rue)...
Je me propose de publier quelques photos et commentaires pendant mon séjour, alors surveillez l'Esprit Vagabond, live in New York City 2008 !
...Là, je dois y aller, il y a un Starbucks qui m'attends avec mon déjeuner au coin de la 33e rue et de Fifth Avenue :-).

samedi 8 mars 2008

Clarissa the barista

Un très court mot, pour justifier une exception à mon mode de vie - une extravagance, disons - puisque je me suis procuré une machine à espresso Breville, question de pouvoir me faire des latte, capuccino et autres cafés spécialisés à volonté et pour beaucoup moins cher que dans un bon Starbucks :-)
Je vous présente donc Clarissa the barista, ainsi nommée en l'honneur de mon amie Claire Wilkinson (que certains lecteurs auront reconnus par diverses lettres publiques lui étant destinées lorsque je voyage).

J'ai rencontré Clarissa à Vancouver quand elle a été engagée au Starbucks Granville & Georgia où je travaillais moi-même comme barista et nous sommes devenus de très bons amis et le sommes restés depuis.
Ainsi, depuis quelques semaines, je pense à Claire à chaque fois que je me prépare un succulent latte à la vanille ou encore un double latte macchiato, dans le confort de mon loft.
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L'hiver, L'été, Lachine...

Maintenant que la crise équatorienne semble s'être réglé pacifiquement, je peux traiter d'un sujet plus léger... c'est-à-dire... du temps qu'il fait... :-)
Je ne suis pas un fan de l'hiver. Je préfère avoir chaud plutôt qu'avoir froid, je ne pratique que peu de sports d'hiver, j'aime mieux me balader dans les villes ou faire des randonnées quand je n'ai pas huit couches de vêtements lourds ou encombrants sur moi, je déteste pelleter, marcher dans la slush, bref, j'aime pas ça, l'hiver, moi.
Dimanche dernier, j'ai tout de même marché quelques kilomètres dans Lachine, et j'en ai profité pour prendre quelques photos d'hiver... en demeurant nostalgique de mes photos d'été.
J'insiste sur les comparaisons en vous offrant deux dyptiques dans le cadre de ce billet :-)

Le premier dyptique... Avouez que cette oeuvre d'art le long du canal fait meilleure figure l'été... de même que le reste du paysage d'ailleurs.

Cet oiseau n'est pas comme moi, puisque malgré ses ailes, il semble avoir résisté à l'effort de migration... bien qu'il soit pas trop mal à l'effort de camouflage, je l'ai tout de même repéré.

Le revoilà, plus facile à discerner sur la corde à linge... mais attendez, je parle d'un oiseau sans dire duquel je parle... Voyez, il y a pourtant plus de 25 oiseaux sur cette photo! Aviez-vous remarqué les autres?

Autres oeuvre d'art le long du Canal, qui a plus fière allure en été...

Ce ne sont pas tous les habitants du coin qui grognent contre la longueur de notre hiver; certains semblent s'accomoder parfaitement bien à la neige qui recouvre tout.

J'avoue que dans le cas de ce phare, le paysage hivernal ajoute un charme certain à la vue...

L'autre dyptique; mon amie Suzie aux côtés d'une autre oeuvre d'art le long du Canal, tout près du Vieux Lachine... Je persiste à croire que la partie été semble tellement plus confortable et agréable :-)
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Voilà, c'était ma petite contribution plaintive typique de la culture québécoise vers la fin de l'hiver... Et dire qu'on nous annonce 35 cm de neige supplémentaire d'ici les prochaines 24h! (soupir)... De quoi vouloir s'enfuir du Canada pour quelques jours, non? :-)
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vendredi 7 mars 2008

Crise Sud-Américaine: Entretien avec un Équatorien

Alors que la crise équatorienne allait peut-être se régler diplomatiquement lors d'une rencontre du Groupe de Rio, je me demandais ce qu'en pensaient les équatoriens... J'ai donc contacté un de mes amis de Quito, pour lui poser quelques questions sur les récents événements.
Même si la crise trouve une résolution rapide et pacifique (espérons-le), je voulais aussi partager l'inquiétude des gens proche de l'Équateur et le sérieux avec lequel a été traité cette question.
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Leandro Cahuasqui est un jeune quiteño de 25 ans, étudiant d'université originaire d'une famille modeste, que j'ai rencontré pour la première fois en mai 2004 alors qu'il venait faire un projet de formation en informatique pour les élèves de l'école du rang San Luis de Lloa, où j'enseignais bénévolement l'anglais. Au fil des mois que j'ai passé dans la région, nous sommes devenus de bons amis et sommes restés en contact depuis.
J'ai revu Leandro en août 2005 (photo) lors d'un séjour de quelques semaines à Quito après un voyage qui m'a fait traverser l'Amérique Centrale, puis à nouveau en juin et octobre 2007 lors de mes derniers passages dans la capitale équatorienne.

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L'Esprit Vagabond (EV): Leandro, quelle est ton opinion sur les récents événements?

Leandro Cahuasqui (LC): Je ne suis pas d'accord avec la guerrilla des FARC, et c'est un problème domestique en Colombie. Par contre, nous sommes impliqués directement ou indirectement par l'existence de beaucoup de migration vers l'Équateur... Dernièrement, beaucoup de colombiens se sont installés à Santo Domingo de los Tsachilas [Note de l'Esprit Vagabond: La 23e province de l'Équateur, située à la frontière avec la Colombie] ... alors on comprend que ça nous concerne également.

EV: Comment vois-tu la réaction du Président Rafael Correa à l'opération militaire colombienne?

LC: La décision prise par Rafael Correa est la bonne (il me semble). C'est un président énergique et il a pris de très bonnes décisions, et comme on dit à Quito; "Il n'a peur de rien".
C'est donc le bon moment d'avoir un président de cette trempe. Il a adopté la bonne attitude face à la Colombie et ici, la majorité des gens pensent ainsi, même si nous nous inquiétons un peu car si ça va trop loin, on risque de se retrouver en guerre.

EV: Et le point de vue de Hugo Chavez, tu en penses quoi?

LC: Je suis également d'accord avec l'attitude de Chavez...

EV: Et que pense-tu du comportement du gouvernement de la Colombie contre les FARC?

LC: Le "problème colombien" devrait se résoudre, mais l'Équateur et le Vénézuela doivent s'impliquer comme intermédiaire pour aider à sa résolution, mais actuellement, ils ne peuvent pas agir ainsi... et comme la Colombie est un allié des États-Unis, ça explique pourquoi l'Équateur et le Vénézuela adoptent une attitude de renégat.

EV: À l'université, ça doit se parler beaucoup ces jours-ci, entre les étudiants, non?

LC: Oui, c'est certain, c'est un sujet important et nous en parlons beaucoup. Hier encore, chacun y allait de ses réflexions sur les possibilités d'une guerre. Un de mes amis nous a dit qu'ils feraient d'abord une conscription pour les plus de 25 ans, puis si les choses allaient plus loin, pour les plus de 20 ans (où se trouvent la majorité de mes amis)... C'est étrange de penser à une guerre éventuelle, mais on irait défendre l'Équateur, même si notre problème, c'est que les États-Unis pourraient très facilement nous attaquer avec des bombes... C'est une manière de se moquer du problème, mais nous sommes préoccupés...
[NDEV:L'Équateur a une force militaire d'environ 50 000 hommes, la Colombie 225 000, le Vénézuela 70 000, je n'ai pas le chiffres pour les USA...]

EV: Merci Leandro d'avoir bien voulu partager ton opinion avec moi sur la question. Espérons que les choses se réglent par des voies diplomatiques.

LC: De rien, si tu as d'autres questions, n'hésite pas.
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Entretien réalisé par couriel du 4 au 6 mars et traduit de l'espagnol par Hugues Morin, le 7 mars 2008.

mardi 4 mars 2008

Crise équatorienne...

Suite à la publication de mon billet sur la réaction de l'Équateur à l'attaque colombienne en sol équatorien, il s'est passé beaucoup de choses. La meilleure manière de résumer les opinions demeure par les fils de presse...
L'Express et Radio-Canada rapportent, via les agences de presse, les propos de Hugo Chavez, Alvaro Uribe et Rafael Correa au sujet des relations qui sont maintenant plus que tendues; l'Équateur a en effet également déployé son armée le long de sa frontière avec la Colombie et expulsé l'ambassadeur colombien de son territoire.
Mais le conflit, pour le moment, se déroule au niveau des mots.
D'un côté, le gouvernement colombien accuse à la fois L'Équateur et le Vénézuela d'avoir entretenu des relations avec les FARC (Rappel: le no.2 des FARC, Raul Reyes, tué par l'attaque colombienne, était celui avec qui parlaient les représentants du Vénézuela, de l'Équateur et de la France au sujet de la libération d'otages). Or, pour la Colombie, parler avec les gens des FARC... c'est un peu comme commercer avec Cuba pour les Américains... Uribe et son représentant semblent nous dire: «A-Ha! Ils se parlaient!!!» Ce à quoi je répondrais: Pis ça?
Le gouvernement colombien parle de transferts de millions de dollars entre le Vénézuela et les FARC mais avoue du même élan qu'ils n'ont aucune preuve de ce transfert. Même genre d'accusations envers Rafael Correa, président de l'Équateur.
Coup donc, vont-ils les accuser bientôt de cacher des armes de destruction massives? :-)
Correa semble monter aux barricades (tel que rapporté par La Hora, journal de Quito), mais sans nier ses relations diplomatiques avec les FARC. Il parle aussi du démantèlement de plusieurs camps des FARC en nord équatorien en 2007 à l'appui de sa lutte contre le mouvement, en mentionnant qu'il adopte une manière différente de la ligne dure colombienne.
Outre le fait que tout le monde accuse tout le monde et que la réalité ne sera probablement jamais vraiment connue, il faut se demander une chose: Les discussions avec les FARC permettaient-elles de faire libérer des innocents? La réponse est oui. L'embargo parlementaire colombien envers les FARC le permettait-il? Non.
Or Rafael Correa - qui avait dans ce dossier conservé un profil bas jusqu'à maintenant (laissant le haut du pavé à Chavez, qui aime bien s'y trouver de toute manière, hehehe) mentionne qu'il était bien en discussion avec Raul Reyes, tué dans l'attaque, pour faire libérer 10 à 12 otages , dont Ingrid Betancourt (propos rapportés par El Comercio, journal équatorien).
Est-ce que je pense que les FARC ont raison? Bien sûr que non! Mais tuer quelques-uns de leurs membres n'était pas la solution pour sauver les dizaines d'innocents qu'ils détiennent. Et procéder à une attaque en pays voisin sans le prévenir n'était certainement pas la chose à faire.
L'Histoire ne manque pas de fiascos déclenchés par les amateurs de politiques en noir et blanc...
En Amérique du sud, pour le moment, seul le Brésil est intervenu pour supporter le gouvernement équatorien. Les autres pays ne se sont pas prononcé. Ma peur à moi, dans cette affaire, c'est que la Colombie est un allié des États-Unis - pays qui a toujours considéré l'Amérique Latine comme sa cour arrière - et qu'ils profiteront peut-être de cette occasion pour revenir se fourrer le nez dans ce qui ne les regarde pas.
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Mise à jour à 12:12 PM: Le site de Cyberpresse rapporte que la Colombie a pu réaliser son opération militaire en Équateur suite à des informations reçues des agences de renseignement américaines...
Le Chili ne condamne pas tout à fait la Colombie, mais réclame des explications...
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Mise à jour à 12:30 PM: Dans un article publié le "5 mars" (?? Nous sommes le 4 mars à midi trente au moment d'écrire ceci, le NYT voyage dans le temps ??) sur le site du New York Times, on mentionne que la Colombie parle maintenant d'armement fabriqué par les FARC avec l'argent du Vénézuela... Gee, la réalité rattrape vite mes craintes! Entre les armes de destruction massive dont je parlais en parodiant le gouvernement américain et les «dirty weapons of destruction and terrorism» dont parle la Colombie, il n'y a qu'un pas, franchi sans hésitation par le gouvernement Uribe.

dimanche 2 mars 2008

L'Équateur sur le pied de guerre

Suite à un long séjour en Équateur et à trois passages subséquents dans ce pays que j'adore, je ne suis jamais très loin des actualités concernant mon pays en Amérique Latine.
Évidemment, comme l'Équateur partage sa frontière nord avec la Colombie, la région est souvent sous tension...
Or la tension a monté d'un cran cette semaine alors que le gouvernement de la Colombie a autorisé un raid aérien et terrestre... en Équateur et ce, sans en informer le gouvernement équatorien avant les faits.
Pour faire un parallèle facile, je me demande comment les américains réagiraient si le Canada effectuait une pareille opération militaire en sol étatsunien en leur explicant les raisons après-coup!
En plus, le gouvernement Uribe a menti au gouvernement Correa sur l'opération en question.
(En gros, on a dit que les membres du groupe FARC était en fuite et que l'armée colombienne a fini par les rattraper, mais en sol équatorien et a poursuivi l'opération. Mais il s'avère que le gouvernement colombien avait simplement déniché un camp des FARC en Équateur et a pris des mesures sans mettre le pays voisin au courant de l'opération).
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D'abord, il faut clarifier une chose, en ce qui me concerne, les FARC opèrent une guerrilla indéfendable. Le sens du mot terroriste est souvent galvaudé, mais coup donc, ils se financent via des enlèvements - souvent d'étrangers en visite en Colombie - et via le trafic de narcotiques, bien que ce point ne soit pas clair. Le président Uribe, lui-même ancien maire de Medellin, n'est d'ailleurs pas nécessairement clair non plus sur ses liens avec les trafiquants des cartels colombiens mais c'est une autre histoire.
N'empêche, je ne pourrai jamais trouver qu'une cause, quelle qu'elle soit, justifie les enlèvements et les mauvais traitements des otages dont les FARC sont responsables.
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Ceci dit, est-ce que le gouvernement Uribe, qui adopte la ligne dure, gère la chose de bonne manière? À mon humble avis, non.
Argument principal pour appuyer cette opinion: Il n'a obtenu aucun résultats depuis son élection. Les récents assouplissements des FARC et la libération de quelques otages ont été obtenus grâce à l'intervention de Hugo Chavez, qui a accepté de parler avec les dirigeants du mouvements. Celui-ci se verra accuser de tous les torts - dont celui d'appuyer des terroristes - mais sur le point des résultats concrets et des vies récupérées, Chavez a réussi là où ni Uribe ni les récompenses promises par le gouvernement américains n'auront réussis.
(Évidemment, d'un point de vue international et de crédibilité personnelle, quand Chavez qualifie le no.2 des FARC - tué lors du raid en Équateur - de «bon révolutionnaire», il se tire dans le pied comme lui seul en a le secret - ça ne serait pas Chavez sinon :-).
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Rafael Correa, président de l'Équateur, n'a pas hésité à condamner le geste posé par le gouvernement colombien et a rappelé son ambassadeur à Bogota (Chavez a fait de même).
Or la réaction à cette condamnation semble être: si vous n'êtes pas avec Uribe et la Colombie, c'est que vous êtes avec les FARC, ces terroristes. [Une vision noir/blanc du monde digne des déclarations d'un G.W. Bush].
Du côté de Chavez - et des FARC - on se défini comme des révolutionnaires marxistes.
Vous le savez probablement si vous suivez ce blog depuis un certain temps (ou avez suivi les liens internes de ce billet), j'ai des opinions politiques qui penchent souvent vers la gauche, et j'ai une propension certaine à appuyer les idées révolutionniares marxistes d'Amérique Latine. Mais à la différence - par exemple - des aspirations de gauche du Nicaragua, de l'Équateur ou de la révolution cubaine, la guerrilla des FARC s'attaque à des étrangers, des innocents et implique des gens qui n'ont rien à voir dans le conflit contre leurs gré. Même les plus ardents opposants à la révolution cubaine doivent reconnaître que même au plus fort des affrontements entre la guerrilla cubaine et le régime Batista, jamais les révolutionnaire de Fidel et du Che n'ont pris des otages étrangers ou n'ont utilisés ses civils et des innocents contre leur gré ou bombardé ou attaqué des civils cubains.
C'est là où je trouve que les FARC, avec leurs enlèvements, se tirent dans le pied, peuvent être qualifiés de terroristes et n'obtiendront jamais d'être reconnus internationalement comme un mouvement défendable, et ce peu importe leurs idéaux politiques.
Et, comme je le mentionnais plus haut, en leur accordant le simple étiquette de révolutionnaires marxistes, Chavez se tire lui aussi dans le pied.
Remarquez, difficile de dire à quel jeu joue le président du Vénézuela dans ce dossier... Fait-il des beaux yeux aux FARC seulement par stratégie pour obtenir plus d'otages libérés et une bonne image internationale ou bien les supporte-t-il idéologiquement? À moins qu'il ne joue sur le tableau du héros international en plus de faire passer les gouvernement des États-Unis et de la Colombie pour des idiots du même coup?
Évidemment, sa position semble assez prévisible: d'un côté le gouvernement Uribe, supporté par Washington, et de l'autre, des gauchistes :-)
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Mais même si on est contre les FARC et les actions qu'ils entreprennent, les otages sont là pour de vrai et les autorités doivent en tenir compte. En adoptant la ligne dure contre les FARC (refusant toute négociation ou rencontre), le gouvernement Uribe n'a rien fait pour les otages en question. On pourrait aller plus loin, puisque l'otage la plus célèbre des FARC, Ingrid Betancourt, était candidate aux élections présidentielle colombienne contre Uribe. Ce dernier n'a aucun avantage politique direct à la faire libérer... Évidemment, après six ans, il est clair que si elle était libérée, on espère que Mme Betancourt (aussi citoyenne Française) prendrait une retraite bien méritée en Europe, loin de sa Colombie, mais n'empêche, l'affaire brouille encore plus la vision que l'on peut avoir d'Uribe et sa ligne dure.
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Vous aurez compris que malgré une position assez claire sur ce que représentent les FARC, je ne pense pas que le refus de négocier avec eux ou de reconnaître leur groupe ait été la chose à faire. Et Hugo Chavez, avec tous ses défauts, a, par son approche différente, et ce en moins d'un an, permis à tout le moins la libération de quelques otages innocents. C'est déjà plus que ce qu'ont réussis Uribe et Bush en plus de six ans. Comment être contre ça? [Je veux dire autrement que si on s'appelle G.W. Bush].
En conclusion - et pour revenir sur le problème auquel fait face l'Équateur -, je ne peux qu'appuyer la position de Rafael Correa et les équatoriens dans cette affaire et condamner l'intrusion de la Colombie en territoire équatorien, sans considération pour les raisons invoquées pour justifier cet acte.
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Notes sur les photos: Je dis souvent que les médias s'amusent à manipuler l'opinion ou faire passer leurs opinions par des voies subtiles; j'illustre cette méthode ici avec mes deux photos, pusique je lie Uribe à Bush et Correa à Chavez et Morales juste par les photos accompagnant le billet. Facile, hein? - Sauf que les autres le font sans vous le dire!
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Étrange destin et coïncidence...

Ok, c'est étrange la vie parfois...
Il y a quelques mois, j'ai eu vent par le journal du Métro de l'Opération patrimoine architectural de Montréal et de «La maison coup de coeur 2007» lauréate de l'événement, qui était justement située à Lachine, l'arrondissement de Montréal que j'habite en ce moment.
J'avais donc pris l'adresse de cette maison pour y jeter un oeil à un moment lors d'une marche dans le quartier. Étrangement, je n'ai pas eu l'occasion d'aller la voir à l'automne - je marchais dans un autre quartier, ou j'oubliais de noter l'adresse avant d'aller marcher par là - bref, en un mot comme en cent, la note avec l'adresse est restée collée, inutile, sur ma bibliothèque pendant quelques mois...
Ce matin de mars, alors que je me prépare à aller marcher sous un soleil éclatant et un beau ciel bleu, je prends ma fidèle caméra et pense, juste avant de partir, à prendre l'adresse de la maison coup de coeur 2007 avec moi, au cas où.
Après un km et demi, j'emprunte la 41e avenue... et j'arrive devant le 325 pour y voir ceci:

Erreur sur l'adresse? Coïncidence étrange? Hum... Perplexe, je prends cette photo et reviens chez moi... pour découvrir par des recherches rapides sur Internet, qu'il s'agit bien de la maison coup de coeur 2007... et qu'elle est partie en fumée en décembre 2007. La maison avait 97 ans...
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jeudi 28 février 2008

En attendant René-Charles...

Lu sur le site de La Presse, sous la plume de Joel-Denis Bellavance (la mère du journaliste était-elle une fan du chanteur du ya-ya? hehehe)

"Aux Communes, hier, M. Dion a tenté de critiquer le budget du ministre James Flaherty, mais il s’est fait rabrouer par le premier ministre Stephen Harper. «Quand (M. Dion) se livre à des attaques virulentes contre un budget qu’il compte laisser passer, il n’a tout simplement pas de crédibilité en formulant de telles attaques », a lancé le premier ministre. Plus tard, M. Harper a continué à tourner le fer dans la plaie en parlant du chef du NPD, Jack Layton, comme le vrai chef de l’opposition officielle, même si M. Dion occupe bel et bien ces fonctions. M. Dion est aussi victime de quolibets du NPD, qui décrit maintenant le chef libéral comme « le chef de l’abstention officielle »."

Voilà, ça semble devenir de plus en plus évident, Stéphane Dion n'a pas ce qu'il faut, finalement. On raconte qu'il voulait vraiment y aller cette fois-ci, mais que les bonzes du Parti l'ont convaincu de faire autrement. Il faut se demander ici si ces bonzes pensent au canadiens, au parti... ou à eux-mêmes en tentant de miner encore plus la crédibilité de Stéphane Dion, qui a l'air d'un deux de piques aujourd'hui... On raconte que Bob Rae était justement contre des élections hâtives... Or qui d'autre que Rae profitera autant de la chute de Dion?

Et il faut se demander à quoi Stéphane Dion pense, pour les écouter? Il est devant deux options: déclencher des élections au risque de les perdre et s'en aller avec l'honneur de celui qui a essayé et défendu ses idées, ou bien ne rien faire, et être poussé dehors de toute manière, sans s'être tenu debout.
Et en fait, même si l'argument de Dion sur la faiblesse des effets nocifs du budget conservateur faisait du sens, ce que Stéphane Dion oublie (ou tente d'oublier, s'il est bien poussé dans le dos ou retenu par ses propres troupes), c'est qu'en appuyant le budget et le parti au pouvoir, il donne , implicitement, son appui à toutes les politiques du gouvernement, puisqu'il le laisse au pouvoir et gouverner à sa guise.
C'est là que son raisonnement prend le champs et c'est là que sa crédibilité devient nulle. (Le dessin de Mackay accompagnant ce billet illustre bien la position de Stéphane Dion selon moi, ou plutôt l'image qu'il projette dans la population).
Je pense sincèrement que même si on était prêt à lui donner sa chance, il vient de la foutre aux poubelles, purement et simplement. L'abstention répété est pire que le vote en faveur du gouvernement, puisqu'il ne démontre aucune opinion, aucune direction, n'assume aucune position, ne démontre aucune capacité à défendre ses idéaux jusqu'au bout, rien.
Too bad... il rejoindra bientôt le camp des autres chef-éclairs de l'histoire politique canadienne.
... et nous devrons probablement attendre après René-Charles pour avoir un premier ministre qui s'appelle Dion :-))). Hehehehe...
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Note: Ce n'est pas une erreur si j'ai attribué le libellé "divertissement" à ce billet...

lundi 25 février 2008

Los hermanos, le changement et les médias de masse.

Je ne ferais pas un retour sur Cuba et sa politique, mais l'actualité m'interpèle puisque suite aux élections de janvier dernier, l'Assemblée Nationale de Cuba vient de choisir ses dirigeants, et a annoncé hier soir, sans grande surprise, que Raul Castro devenait le président du pays.
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On a pu lire plusieurs réactions uniformes - sans grande surprise non plus - dans les médias généralistes d'ici.
Le site de La Presse relaye trois articles de l'agence France-Presse sur l'absence de changement à l'horizon, citant au passage la porte-parole de la maison Blanche sur le sujet:
«La seule chose qui ait changé hier, c'est qu'un nouveau dirigeant est apparu, mais rien n'indique qu'on permettra aux Cubains de rechercher un avenir de liberté et de prospérité»
J'imagine que cette porte-parole ne signifie pas liberté et prospérité comme dans d'autres pays d'Amérique Latine démocratiques et capitalistes que j'ai visité et qui ont été «aidés» par les intervention américaines par le passé, comme le Guatemala ou le Nicaragua... À moins qu'elle ne signifie l'exploitation des richesses naturelles au profit de quelques individus comme ce fut longtemps le cas en Bolivie ou en l'Équateur?
Le Devoir publie un article mixte de l'AFP et de l'Associated Press qui est un peu plus subtil, mais répète essentiellement la même chose.
Le site de Radio-Canada s'inspire du communiqué de l'AFP et de celui de Reuters dans un article relayant une fois de plus l'opinion américaine, ajoutant toutefois l'opinion plus nuancée et ouverte de la France, mais ne va pas jusqu'à se demander si les cubains (vivant à Cuba, s'entends) veulent vraiment d'un système capitaliste.
Tous ces articles semblent sous-entendre que les choses iraient tellement mieux à Cuba avec beaucoup de changement (lire: une ouverture directe au capitalisme à l'américaine) et que l'arrivée de Raul Castro n'est pas nécessairement un signe de ce changement tant souhaité. Mais souhaité par qui?
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Pour répondre à cette question pourtant intéressante, il faut aller du côté de la presse étrangère et jeter un oeil à un article de l'écrivain Brésilien Frei Betto, publié le 19 février dernier. (Une version anglaise est aussi disponible).
Betto a effectué de nombreuses visites à La Havane, il connaît bien la politique et la société cubaine, et il agit à titre de conseiller du gouvernement de Lula da Silva au Brésil sur les questions sociales. (Et il connaît bien la dictature (la vraie) puisqu'il a été emprisonné par la dictature militaire au Brésil à la fin des anneés 60). Enfin, il travaille activement à lutter contre la pauvreté au Brésil et en Amérique Latine via le programme Faim Zéro.
Je cite donc ici deux extraits de son article (puisqu'il est particulièrement évocateur de mon opinion sur Cuba suite à ma visite sur place et mes nombreuses discussions avec des cubains qui y vivent).
Car si plusieurs cubains souhaitent du changement, ils le font comme presque tous les habitants de pays pauvres souhaitent du changement, tout le monde souhaite avoir un pays doté d'une meilleur économie, et où l'on peut profiter d'un bon niveau de vie. Les cubains que j'ai rencontré, par contre, ne semblent pas vouloir ce niveau de vie pour seulement une petite portion de la population au détriment des autres...
La parole à Frei Betto, donc:
«Il se trompe celui qui croit que le retrait de Fidel signifie le commencement de la fin du socialisme à Cuba. Dans les secteurs significatifs de la société cubaine, il n'y a aucun symptôme d'aspiration à un retour du capitalisme. Pa même pas chez les évêques de l'Eglise catholique. À part quelques-uns, qui désire que le futur de Cuba soit l'équivalent du présent du Honduras, du Guatemala ou du Nicaragua?»
[...]

«Nous espérons cependant que Cuba n'enlève pas des entrées à La Havane deux affiches qui nous remplissent de honte, nous les latino-américains qui vivons dans des îles d'opulence entourées de misère: "Chaque année 80 000 enfants meurent victimes de maladies curables, aucun d'eux n'est cubain", et "Cette nuit 200 millions d'enfants dormiront dans les rues du monde. Aucun d'eux n'est cubain.".»

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En terminant, si la situation était telle que les américains tentent de nous faire croire (et que les grandes agences de presse se contente de relayer à grand renfort de citations américaines), les cubains vivant à Cuba devraient souhaiter tout un changement, non? Alors pourquoi ne souhaitent-ils pas autant de changement?

La réponse se trouve peut-être en partie dans le plus récent rapport du Programme des Nations Unies pour le développement dans lequel est publié l'Indice du Développement Humain... Si le Canada se classe fièrement 4e sur les 177 pays étudiés (les USA sont 12e, derrière la France qui est 10e), Cuba fait tout de même partie du groupe de pays à "haut développement humain", en 51e place, devant le Mexique (52e), le Brésil (70e).

Dans le groupe classé "moyen développement humain", on retrouve le Panama (62e), le Bélize (80e), le Pérou (87e), L'Équateur (89e), le Salvador (103e) le Nicaragua (110e), le Honduras (115e), la Bolivie (117e) et le Guatemala (118e), pour ne nommer que quelques-uns des pays de l'Amérique Latine "profitant" de la liberté et la prospérité américaine...

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[Notes:

1. Au classement de l'IDH 2007-2008, le pays latino-américain le mieux classé est l'Argentine (38e), pays au long historique de politiques socialistes... et pays natif de Che Guevara :-).

2. Si je mentionne que j'aurais aimé que les médias de masse d'ici abordent la question autrement que par la "lorgnette américaine", c'est que ce sont eux qui donnent le ton à l'opinion publique qui dépend de l'information qu'on lui donne pour prendre position].

dimanche 24 février 2008

(Post) Oscars 2008

Quelques impressions en vrac alors que la soirée des Oscars se termine...
Well... Peu de surprises pendant la soirée, non? Tilda Swinton comme meilleure actrice de soutien était une surprise autant pour elle que pour moi... Le nombreux lauréats internationaux s'exprimant en français, en espagnol, en italien ou ne s'exprimant pas du tout (un des deux Coen, par exemple), ont permis une première partie de soirée qui a passé assez vite il me semble. Le rythme s'est un peu gâté par la suite, et a comme de coutume emporté tous les spectateurs de la côté est vers les minuit moins dix...
Au fait, Marion Cotillard avait l'air surprise de l'emporter, preuve qu'elle n'avait pas lu mon précédent billet sur ce journal :-)). J'aime bien quand les lauréats ont l'air vraiment contents et qu'ils n'ont pas l'air blasés, la chose est fort sympathique et Marion était charmante ce soir.
Les petites présentations historiques de ce 80e anniversaire étaient également fort intéressantes; j'ai bien aimé celle passant tous les "Meilleurs films" de l'histoire. Le clin d'oeil à Heath Ledger était aussi un beau moment.
À l'animation, Jon Stewart a fait un travail plus qu'honorable, mais côté gestion de la scène et des micros et direction pour les lauréats, ça m'a semblé plus désorganisé que de coutume dans les galas américains bien huilés, même si ce genre de chose n'a pas vraiment d'importance (John Travolta et Colin Farrell glissant au même endroit?!).
Du côté des catégories plus "techniques" de la soirée, je suis très content des 3 oscars remportés par les gens de The Bourne Ultimatum car dans son genre, c'était un excellent film.
Tout le monde semblait penser que la chanson originale serait remporté par une des trois pièces de Enchanted (je n'avais vu aucun film dans cette catégorie alors je ne m'étais pas prononcé), mais après l'interprétation des pièces en lice, j'avais un faible pour Falling Slowly, qui l'a finalement emporté.
Une note qui vous intéressera si vous êtes du genre à suivre la soirée sur plus d'un média, comme moi, vous avez peut-être synchronisé Imdb ou le site officiel des Oscars, ce dernier étant très interactif avec sa liste des lauréats mis à jour à tous les trois à cinq minutes et son blog en direct de l'arrière-scène... c'est fou ce que ce genre d'événement peu devenir avec tout ce que la toile mondiale offre comme possibilités. (D'ailleurs, les photos de ce billet proviennent directement de la "caméra des remerciements" des Oscars!)
L'Oscar que j'étais le plus content de voir remporté? Certainement celui de Diablo Cody pour le merveilleux petit film qu'est Juno! C'était pour moi une belle surprise, puisque la chose contredisait un peu ma prédiction (dont je doutais fort) pour remettre la statuette à mon choix personnel...
Content de voir que mes prédictions n'étaient finalement pas trop dans le champs, en fin de compte... sauf peut-être pour ma plus grande surprise, qui a été l'oscar du meilleur film pour le (très bon, il est vrai) film des frères Coen, No Country for old men.
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(Pré) Oscars 2008; jeu des prédictions et choix

Étrangement, comme j'ai vu moins de films cette année que par le passé, je me retrouve à une demie-heure de le cérémonie avec des trous gros comme ça dans ma liste de nominations... L'affaire rend donc un peu inutile de jouer aux prédictions avec sérieux, mais je peux au moins vous fournir mes choix personnels parmi les nominés dans les catégories les plus surveillées et connues. Je vous mets quelques prédictions qui semblent faire du sens, mais une fois encore, il faut les prendre avec un grain de sel cette année...

La liste sera simplement construite: Catégorie - Choix - Prédiction

Meilleur scénario original - Juno - Juno ou Michael Clayton?
Meilleur scénario adapté - No country for old men - No country for old men ou There will be blood?
Meilleur montage - The Bourne ultimatum - No country for old men
Meilleur acteur soutien - Tom Wilkinson - Javier Bardem
Meilleure actrice soutien - Saoirse Ronan - (????)
Meilleur acteur - George Clooney - Daniel Day Lewis.
Meilleur actrice - Ellen Page - Marion Cotillard ???
Meilleur réalisateur - The Coen Brothers - The Coen Brothers
Meilleur film d'animation - Ratatouille - Ratatouille
Meilleur film - Michael Clayton - There will be blood ou Atonement?

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Bon, vous réalisez que vos prédictions sont probablement aussi bonnes sinon meilleures que les miennes... Évidemment, si j'avais vu There will be blood, ça me faciliterait l'existence quand vient le temps de prédire le résultat de la soirée... Je le verrai, remarquez, et ce peu importe les Oscars, puisque c'est un film de Paul Thoma Anderson, un réalisateur que j'adore et qui n'a fait que des bons films... L'Oscar du meilleur film ne convaincra peut-être de le voir dès cette semaine! :-)
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Bonne soirée d'Oscars... je bloguerai éventuellement live pendant la soirée s'il se passe des choses digne de commentaires.
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mercredi 20 février 2008

Duma Key: la bande-annonce!

Comme je suis un amateur de cinéma depuis de nombreuses années, et que j'écris sur le sujet en professionnel depuis un certain temps également, on ne se surprendra pas de savoir que j'aime bien les bande-annonces de film. Au cinéma, on dirait que je n'ai jamais assez de bande-annonces avant une projection. (Paradoxalement, je ne suis pas un fan des bande-annonces au visionnement incontournables sur certains DVD). L'apparition du Web il y a un peu plus d'une décennie a fait évoluer cet outil de promotion de belle manière pour l'amateur que je suis. On peut visionner les bande-annonces d'à peu près tous les films à venir dans les prochains mois quand on veut dans le confort de son foyer.
Il y a deux mois environ, je suis toutefois tombé sur quelque chose de différent. J'écoutais une émission télé sur un grand réseau américain quand j'ai vu une bande-annonce... avant de réaliser qu'elle n'annonçait pas un film, mais un livre. Il s'agissait d'un roman de James Patterson (je ne me souviens plus lequel, j'écoutais distraitement), et c'était, en ce qui me concerne, la première bande-annonce de livre que je voyais.
Depuis, j'ai pu en voir quelques autres, dont une particulièrement intéressante, qui fait la promotion du roman Duma Key, le nouveau livre de Stephen King.
Je dis intéressante puisque j'ai la prétention d'être relativement familier avec l'univers de cet auteur et son oeuvre en général, alors ses nouveaux livres attirent toujours mon attention.
La chose ne veut pas dire que j'aimerai, remarquez, j'ai trouvé Cell plutôt ordinaire, mais Lisey's Story était un roman particulièrement bon.
Je n'ai pas encore lu Duma Key, donc ce billet n'en fera pas une critique. Je voulais seulement attirer votre attention sur ce nouveau phénomène qu'est la bande-annonce de livre.

Dans le cas de Duma Key (l'illustration de couverture est très bien réussie, non?), on ne parle tout de même pas de publicité télé, donc une fois passé la conception et l'animation, la bande-annonce en question ne coûte pas très cher à mettre en ligne, mais dans le cas du Patterson, on parle d'acheter du temps d'antenne sur un réseau national, alors j'imagine le budget de promotion qui a accompagné la sortie du livre!
On est loin de ce genre de choses à la télé québécoise, mais je ne vois pas pourquoi on n'imaginerait pas les éditions Alire, par exemple, utiliser le procédé pour promouvoir un nouveau roman de Patrick Senécal, par exemple... Jean? :-)
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Politique internationale; Kosovo, Cuba, Pakistan et Québec

Il est difficile ces jours-ci de ne pas s'intéresser à la situation du Kosovo, cette province de la Serbie qui vient de déclarer son indépendance. Remarquez, difficile aussi de blâmer la majorité (albanophone) du Kosovo de vouloir se séparer de la Serbie avec les atrocités commises par l'ancien régime.
Outre les raisons de cette déclaration d'indépendance, il est surtout intéressant de voir les diverses réactions autour du monde en ce qui concerne la reconnaissance de ce nouveau pays ou non.
S'il me semble facile d'exprimer mon appui au Kosovo, il n'en est pas de même pour tous.
Le gouvernement russe, par exemple, s'y oppose fortement. D'une part, ils ont un avantageux contrat pétrolier avec la Serbie, alors ils doivent bien la supporter d'une manière ou d'une autre, publiquement. Ensuite (et surtout, on s'imagine), la Russie est aux prises avec des mouvements indépendantistes dans 2 régions (de la Georgie), et on se souviendra également de la guerre passée en Tchétchénie sur cette même thématique. On peut reprocher bien des choses au gouvernement Russe, mais au moins, ils adoptent une certaine logique.
L'Espagne ne veut pas reconnaître le Kosovo pour une raison évidente; le pays est aux prises avec un mouvement indépendantiste au pays basque et les choses ne se passent déjà pas sans violence épisodique.
La Chine s'oppose au Kosovo... mais Taiwan reconnait le nouveau pays!... avant de se faire dire par le gouvernement central chinois que Taiwan n'a pas a s'exprimer pour la Chine, dont elle fait partie!
Tout ça n'évoque-t-il pas des sons de cloches évocateurs d'une certaine province canadienne? Hehehe... On voit que personne ne réinvente la roue ici...
Au Canada, on ne sait plus trop... (Sur le site de suivi des reconnaissances, le Canada apparaît dans la liste des pays qui devraient reconnaître le Kosovo).
Pour le moment, c'est l'attente de la réaction officielle du gouvernement fédéral... Mais comment ne pas reconnaître un processus démocratique, sans avoir l'air de reconnaitre d'avance le droit des peuples à l'auto-détermination au détriment de l'intégrité du territoire? Le Québec fait office de squelette dans le placard canadien ici...
Notons que Stéphane Dion a habilement contourné la question en supportant le nouveau pays du Kosovo mais en mentionnant les raisons de répression historiques dont la population a subi les effets.
Du côté du Québec, le gouvernement Charest se réfugie (fort courageusement) derrière la non-ingérance dans les affaires fédérales, au contraire de Taiwan, tiens :-).
Le PQ a déjà affiché ses félicitations au Kosovo sur son site web (citant bien étrangement la Slovaquie plutôt que la Slovénie comme ancienne partie de la Yougoslavie maintenant indépendante, mais bon).
Les USA sont un gros support et avec quelques autres gros cannons d'Europe, ils semblent indiquer qu'à moyen terme, le Kosovo sera reconnu, bien que l'attitude de Washington, contrairement à Moscou, ne suive pas de logique particulière en ce qui concerne ce genre de choses.
En effet, on ne compte plus les régimes dictatorial/coup d'états supporté par les USA au fil des décennies ou les régimes démocratiques non-supportés (ou carrément renversés) par Washington. L'exemple de leurs relations avec la Chine actuelle, le Pakistan de Musharraf et le Cuba de Castro sont des exemples patents de total illogisme à ce niveau.
Les récents commentaires de G.W. Bush (suite à l'annonce de la retraite de Fidel Castro) sont éloquents; on n'envisage toujours pas une levée de l'embargo contre Cuba (Mais on n'a pas eu de problèmes à s'associer au Pakistan même après le coup d'état de 1999 qui a renversé un gouvernement qui avait été élu démocratiquement?).
À ce sujet, il sera intéressant de voir ce que fera ce dictateur pakistanais maintenant qu'il se verra montrer la sortie par la démocratie... va-t-il tenter de la renverser une fois encore?
Remarquez, je suis injuste envers G.W. Bush, il faut reconnaître une certaine logique dans ses relations avec le gouvernement du Pakistan; Après tout, Bush a également renversé un président démocratiquement élu en 2000 (Rappelez-vous d'Al Gore), hehehe...
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Enfin, on a beau trouver que l'idée de l'indépendance du Kosovo fait du sens (et ce fait semble partagé par une bonne majorité des habitants de l'ex-province serbe), mettre en pratique cette indépendance demandera beaucoup de travail et d'imagination pour empêcher que quelques éléments ne tournent mal (on imagine déjà les conflits frontaliers avec la Serbie et les menaces de fractionnement du Kosovo lui-même par les régions à majorité serbes)...
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Le Québec devrait regarder et prendre des notes. Non pas que nous soyons oppressés par le régime canadien actuel, mais je me permet de noter que si les kosovars veulent leur indépendance, c'est surtout et essentiellement la faute du régime serbe... J'ai souvent dit que si jamais le Québec vote pour son indépendance en référendum, ça ne sera pas à cause des militants souverainistes, mais plutôt à cause des fédéralistes qui auront fait quelque chose de stupide. Rappelez-vous Meech ou encore le scandale des commandites... du bonbon pour les souverainistes.
Et pendant ce temps, à Ottawa, notre gouvernement canadien se tâte concernant le Kosovo... pourtant, ce même gouvernement n'a as hésité à mettre l'accord de Kyoto aux poubelles et ouvert les vannes des sables bitumineux albertains nonobstant tout impact sur l'environnement...
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Image: Photo-montage humoristique et référenciel réalisé grâce à Photoshop sur le thème de l'indépendance et l'auto-détermination :-)))

mardi 19 février 2008

Cuba: Fidel ne sera plus président


Juste un court mot pour relayer l'information lue ce matin (19/02/2008) dans l'édition internet du journal Granma, de Cuba. (Le sujet m'intéresse toujours depuis mon passage sur l'île lors des élections).
Le 24 février prochain se tiendra à Cuba la première réunion de l'Assemblée Nationale des députés élus lors de l'élection de janvier dernier. Fidel Castro avait été élu au parlement lors de ces élections et c'est lors de cette première réunion qu'est annoncé le choix du Comandante en jefe et Presidente del Estado de Cuba.
Or dans une lettre adressée à la population cubaine, datée d'hier 18 février à 17h30 et reproduite ce matin dans le Granma, Fidel Castro annonce qu'il ne se porte pas candidat pour le poste, considérant qu'il n'a pas la santé assez solide pour assumer pleinement ses fonctions.
Fidel informe ses compatriotes de la poursuite de ses réflexions et méditations et les assure qu'il poursuivra ses lettres publiques (intitulées dans le journal: "Réflexiones del companero Fidel").
Nous devrions donc savoir si Raul Castro sera nommé officiellement Presidente le 24 février prochain.
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Image: reproduction d'une affiche cubaine dont on peut voir l'original dans le cadre de l'exposition Cuba du Musée des Beaux Arts de Montréal.

jeudi 14 février 2008

Cuba à Montréal!

Depuis deux semaines, on peut visiter Cuba... par son art, à Montréal.
En effet, le Musée des Beaux Arts de Montréal propose, et ce jusqu'au 8 juin 2008, l'exposition ¡Cuba! Art et histoire de 1868 à nos jours.
J'y ai fait un saut vendredi dernier, mais comme je partais ensuite pour le carnaval de Québec, je n'avais pas eu le temps de vous en parler ici.

L’exposition est divisée en cinq parties : Images de Cuba : à la recherche d’une expression nationale (1868-1927); Arte Nuevo : avant-garde et recréation d’une identité (1927-1938); Un style cubain : affirmation et rayonnement (1938-1959); Dans la révolution tout, contre la révolution rien (1959-1979); La révolution et moi : l’individu dans l’histoire (1980-2007).
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La première partie est essentiellement constituée de tableaux et d'artefacts. Dès l'entrée, vous remarquerez que l'ensemble est présenté par grandes périodes de l'histoire/politique cubaine, avec un contexte historique fort intéressant que l'on peut suivre d'une salle à l'autre tel un feuilleton historique.
Au fait, prévoyez du temps quand vous irez parcourir cette expo, j'ai passé près de 3h à la visiter et je ne me suis pas attardé si longtemps devant chaque oeuvre ou groupe d'oeuvres. Il y a beaucoup de matériel et une partie de ce matériel vaut vraiment de s'y attarder plus que pour un simple coup d'oeil.
Si chaque partie comporte son lot de pièces intéressantes, j'avoue que la période de la révolution et post-révolution (1959-1979) m'a particulièrement captivé.

Mon récent séjour à Cuba et mon observation du système politique qui découle de cette révolution n'est évidemment pas étranger à mon intérêt pour cette partie de l'exposition.
Cette section propose des affiches de la révolution ainsi que de beaux exemples de l'intégration du pop-art à l'art cubain, et représente pour ce visiteur-ci, le point culminant de la visite.
Sinon, je ne peux pas dire qu'une pièce en particulier se détache complètement du lot d'oeuvres présentées, mais je me souviens avec grand plaisir des dessins de Pogolotti.
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L'exposition fait aussi une grande place à Wifredo Lam. D'ailleurs, ne pensez pas que vous avez fait le tour une fois sorti des salles de l'étage du Musée... Une autre partie, importante, se trouve au sous-sol!
En effet, c'est là qu'est exposée, avec quelques artefacts et une ou deux pièces plus modernes, la célèbre Murale du Salon de Mai, un collectif réalisé en une nuit à La Havane sous la supervision de Lam pour le Salon de Mai de Paris en 1967 et regroupant une panoplie d'oeuvres de divers artistes (incluant des écrivains) sur fond de festivité révolutionnaire.
Quelques pièces d'un art plus moderne intègrent un montage plus ambitieux, comme El Bloqueo (la représentation d'une carte géographique de Cuba, réalisée avec des blocs de béton, symbolisant l'embargo américain), ou encore ce coffre à bijou en forme de grenade... Chaque montage du genre comporte son mess
age politique énoncé de manière plus directe que le symbolisme retrouvé sur les tableaux.
Une bonne partie de la section finale est consacrée à des montages post-post-moderne, avec vidéo et images de caméra live intégrés. Ce genre de chose n'est pas ma tasse de thé, alors cet aspect de l'exposition n'est pas ce qui m'a particulièrement plu. (Le video du mot "Révolution" qui défile dans toutes les polices de caractère est un bel exemple de n'importe quoi artistique en ce qui me concerne).
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Si vous cherchez quelque chose de beaucoup plus intéressant, attardez vous plutôt aux très nombreuses photographies que comporte l'exposition.
Celles-ci sont captivantes, et proviennent de toutes les époques; des débuts de la photo aux scènes plus contemporaines.
Les photos de l'époque révolutionnaire sont particulièrement fascinantes, compte tenu de l'utilisation intensive des photographes par le nouveau régime.
On expose évidemment la célèbre
photo de Che Guevara prise par Alberto Korda et qui est devenu l'image la plus reproduite et distribuée du monde. Artefact amusant; l'exposition propose aussi la planche-contact où apparait cette photo, avec celles de Fidel Castro, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, tous présent le 5 mars 1960 lorsque Korda prenait ses photos.
Une autre photo de Korda vaut le détour; celle de "Fidel à Washington", qui montre en plan éloigné le révolutionaire cubain en face de l'immense statue d'Abraham Lincoln.

Enfin, je termine en répétant que ça vaut le coup de prendre le temps de lire les informatinos et citations diverses, elles permettent d'en apprendre plus sur le contexte de réalisation des oeuvres observées et font partie intégrante de l'exposition.
Et je m'en voudrais d'oublier de vous rappeler de remplir le petit coupon du concours auquel vous pouvez participer et déposez-le dans la vieille voiture cubaine à l'entrée... Qui sait si vous ne remporterez pas un voyage à Cuba? :-)
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mardi 12 février 2008

Toits et couleurs de la Basse-Ville

De retour de Québec, me voici donc avec quelques photos des couleurs et des toits de la Basse-Ville, dont j'ai parcouru les secteurs St-Roch, Cité et Ilots des Palais cet avant-midi avant de quitter la ville de peur d'y mourir de froid! :-)...

Sur la Rue de la Reine, Suze pose devant quelques maisons colorées qui rappellent La Boca de Buenos Aires, la neige en prime.

Une fois de plus, les couleurs du mur de côté et de l'escalier donnent un charme supplémentaire à cette petite maison de brique à lucarnes.

Celle-ci n'est pas particulièrement charmante, ni en très bon état, mais il y avait quelque chose d'original dans ses couleurs délavées et ses fleurs malgré les -30 degrés de la matinée.

Toits enneigés qui cachent presque totalement les fenêtres des lucarnes et glaçons qui descendent dans les fenêtres à carreaux... Mon pays ce n'est pas...

Au coin de la Rue Sault au Matelot, une des jolies rues de la basse-ville, près de l'Ilot des Palais.

Une vue de la Gare du Palais, captée juste avant mon départ de Québec... avec quelques glaçons en avant-plan...

La Rue Sous le Cap est en fait une sorte de ruelle qui donne accès à une série d'arrière-cour avec escaliers et rampes pour les habitants des étages suppérieurs des petites maisons de la rue.

Bon... on annonce -1 degré demain à Montréal, alors je ne verrai probablement pas de scènes de ce genre avant un temps... aussi bien en profiter.
J'avoue ne pas être un amateur de froid et d'hiver, mais du coup, il faut bien reconnaître que ça fait de beaux sujets de photos, non?
Au-revoir Québec!
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... À Québec, c'est tout un festival...

Comme l'intitulé de ce billet l'indique, voici la suite de la relation de ma visite au Carnaval de Québec débutée avec le billet précédent.
Ce jour 2 a d'abord été marqué par une différence importante avec le jour précédent: chute du thermomètre et températures ressenties de -25 à -30 degrés. Avouez qu'il faut vouloir s'amuser pour sortir de chez vous par un temps pareil et passer la journée entière dehors!

Une vue d'une partie du site sur les Plaines d'Abraham, avec une resurfaceuse au travail. Cette photo a été prise du haut de la butte d'où l'on se lance en rafting sur neige, une descente que j'ai effectuée quelques minutes après ce cliché.

Moi et mon nouveau passe-montagne; un achat devenu indispensable à ma survie à Québec!
Je m'auto-photo ici à l'entrée du Palais de Glace du Bonhomme Carnaval.

Stéphane et Suze, avec la célèbre mascotte du Carnaval... ou une réplique, celui-ci n'étant pas très volubile. (Le vrai, lui, contrairement à la plupart des mascottes, parle, et avec une voix caverneuse... Il fait aussi un amusant petit "saut" que je vous déconseille de faire sans un ou deux étirements préalables).

Pendant une journée glaciale, une courte visite à l'église voisine du cimetière St-Mathew a été un véritable oasis de chaleur... L'église a été restaurée et transformée en bibiothèque publique, ce qui lui donne un cachet particulier.

Même les oiseaux voient leur maison recouverte de la neige tombée la veille!!! J'avoue trouver incroyable que ce petit oiseau survive avec autant de désinvolture par un temps aussi glacial.

La plupart des édifices du Vieux-Québec offrent déjà des belles opportunités de photo; les glaçons leurs ajoutent un charme hivernal.

Le carnaval offre une panoplie d'activités pour retomber en enfance... Ici, Stéphane et Suze se glissent à la sortie de la maison de glace...

Quelques minutes plus tôt: le photographe photographié: Stéphane me prend en train de le prendre en haut de la maison de glace, avec Suze.

Une visite au carnaval est aussi un beau prétexte pour se balader dans l'ensemble du Vieux-Québec... pour peu que le vent ne vous décape pas totalement le visage, bien entendu.

Une vue de la Place Royale, avec quelques sculptures de neige décoratives entourant le buste de Louis XIV, lui-même recouvert d'une sorte de capuchon de neige glacée.

Suze prend une photo de Stéphane qui pose dans la cabine de glace, sous le regard du gendarme de glace qui se trouve à ses côtés.

Une vue du Petit Champlain, une des plus charmantes petites rues au Canada, prise du haut de l'escalier menant à la Terrasse Dufferin.
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