dimanche 16 octobre 2016

Tous à Laval!

Tous à Laval! est le titre de ma plus récente nouvelle littéraire, qui vient de paraître dans le numéro-événement soulignant la 200e publication de la revue Solaris - plus ancienne revue de science-fiction et fantastique en français dans le monde.
Tous à Laval! est ma 17e nouvelle publiée professionnellement au cours des 16 dernières années et est aussi la 11e nouvelle que je publie dans la revue Solaris depuis mes débuts dans ses pages en 1992 (il y a près de 25 ans!)
Il s'agit d'une histoire de politique-fiction mélangeant science-fiction et espionnage, qui se déroule dans un avenir pas si éloigné, au Québec. Il s'agit d'une nouvelle au titre légèrement ironique et référentiel qui tire ses sources de diverses inspirations (je publierai peut-être un billet à un moment là-dessus cet automne (1) mais le point de départ, similaire pour tous les auteurs au sommaire de ce numéro-événement, était une illustration d'une couverture passée de Solaris (le numéro 187 dans mon cas - voir ci-bas, à droite des extraits). Il y a donc dans ma nouvelle une scène qui se passe exactement dans ce décor - et je rappelle que l'histoire se déroule au Québec!
Bon, assez parlé... afin de vous mettre en appétit, voici deux extraits de cette nouvelle:

Tous à Laval! [extraits]
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Laval-sur-Mer – Le rêve à votre portée !
Vous rêvez de vivre dans un environnement agréable, de respirer un air de qualité, de profiter de journées ensoleillées sur votre terrasse ? C’est encore possible, grâce au projet de condos de prestige Laval-sur-Mer, un projet unique vous offrant un environnement entièrement contrôlé, 100 % connecté au réseau, à un pas du bord de l’eau. Un des derniers projets de développement à voir le jour sous le dôme, Laval-sur-Mer est un rêve à votre portée. Informez-vous maintenant !
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L’électrovéhicule autonome emprunte une série de passerelles surélevées et de bretelles en spirale lui permettant de s’extraire de Montréal-centre en contournant le quartier des gratte-ciel. Selon l’écran du véhicule, le trajet vers le pont Viau, sous un ciel gris barbouillé du crachin typique du climat montréalais, ne prendra que vingt-cinq minutes, au cours desquelles Joël se propose de réviser la documentation que lui a transmise Armand, le porte-parole de l’administration lavalloise.
(...)
Passé le pont Viau, le Téauto emprunte le boulevard qui accède à l’entrée de la zone sous le dôme. Joël observe les installations en bordure de cette entrée. Ce sont les points desquels on a la meilleure vue à l’œil nu sur la structure du dôme avant que celle-ci ne s’élève trop.
Du niveau de la rue où il se trouve, les barres minces d’un alliage métallique lui semblent s’élancer vers des hauteurs vertigineuses et ne paraissent pas d’une robustesse suffisante pour supporter une telle structure. Près de la base – ouverte –, les premiers panneaux sont à peine visibles.
Les panneaux du dôme de Laval sont constitués de couches transparentes multiples, dont chacune joue un rôle spécifique : captation solaire, transparence, éclairage artificiel, etc. De plus, chaque panneau est articulé autour d’une des barres géodésiques, ce qui permet son ouverture.
L’électrovéhicule s’engouffre à l’intérieur du dôme et arrête la valse de ses essuie-glaces, devenus inutiles sous la température clémente et contrôlée du dôme.
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Au sommaire de Solaris 200

Pour marquer cette occasion exceptionnelle, Solaris 200 propose un numéro impressionnant autant par son sommaire que par son imposante composition (240 pages).
Ce sommaire, d'ailleurs, me fait l'honneur et m'accorde le privilège de partager les pages de Solaris 200 avec des auteurs que j'admire énormément, ce qui ajoute à mon plaisir d'y publier moi-même une nouvelle.
Je ne pense pas avoir été en aussi prestigieuse compagnie par le passé dans un sommaire (*), même si, pris individuellement, j'ai presque partagé les pages d'une publication professionnelle avec chacun des auteurs présents.
Francine Pelletier et Jean-Louis Trudel étaient comme moi du Spécial Asimov en 2012 (Solaris 184); Éric Gauthier était présent avec moi au très récent numéro 199; je partageais le sommaire de Solaris 180 avec Yves Meynard, Mario Tessier et Élisabeth Vonarburg - cette dernière m'ayant fait l'honneur d'apparaître au sommaire en ma compagnie à deux autres reprises (Solaris 169 et Solaris 163). Notons que Jean-Louis a lui aussi partagé le sommaire à quelques reprises avec moi, mais dans ce cas, je n'ai que peu de mérite, Jean-Louis est probablement l'auteur le plus publié de l'histoire de la revue!
(*) Bien sûr, nous étions tous réunis pour fêter les 40 ans de la revue il y a deux ans (Solaris 192), mais à cette occasion, il y avait tout de même 40 auteurs au menu, chacun signant une très courte fiction, ce qui représente une situation exceptionnelle, certes, mais différente d'un petit groupe publiant des fictions longues - ce numéro anniversaire étant d'ailleurs la première fois où j'apparaissais au sommaire en compagnie d'Ariane Gélinas.
Notons que mis à part ce numéro (192) anniversaire de Solaris en 2014, ce Solaris 200 représente donc la première publication professionnelle de ma carrière d'auteur dans laquelle j'apparaît pour autre chose qu'une short-short au même sommaire que mon ami Daniel Sernine, un de mes auteurs préférés de SFFQ.
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(1) Si vous avez lu l'extrait, vous aurez compris qu'un de mes personnages me permet d'inclure le prénom de mon ami Joël, le grand absent de ce numéro historique.
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dimanche 9 octobre 2016

Pensées illustrées en sortant du métro (Beaubien)

En sortant du métro par le seul édicule de la station Beaubien, à côté de chez moi, on a une chance sur deux (l'édicule ne comporte que deux voies de sortie) de tomber sur ceci:

Cette murale est apparue il y a moins de trois jours. Elle vient s'ajouter aux très nombreuses œuvres qui peuvent être aperçues à moins de 30 secondes de marche de cet édicule autrement quelconque. Voici un bref survol de mes préférées. Notez que les commentaires ne sont pas nécessairement reliées aux véritables intentions des artistes, j'improvise des pensées selon mon humeur du moment.

Billets pour Alep en spécial.

Big sister is watching you.

Ceci n'est pas un pitbull.

Les jeunes cons qui s'emmerdent peuvent bien me tagger, on ne distinguera pas leurs inepties, gnagna.

J'ai cru voir un grosminet (version hardcore).

Hulahup, barbatruc.

Si on est assez cute, on écoutera peut-être notre message engagé.

The truth is out there, but so are lies.

Sans ironie, le monde serait comme une murale sans oiseau.

Même les plus belles journées ont une fin.
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samedi 8 octobre 2016

Cueillette automnale de murales urbaines (2)

Suite du billet précédent, qui relate ma récente cueillette photographique de murales dans Montréal et dont les premiers fruits apparaissent ici.
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Au cœur du site qui accueille le festival MURAL, on retrouve plusieurs édifices qui se prêtent au jeu des muralistes à chaque années. Il faut donc profiter de ces œuvres pendant qu'elles s'y trouvent, puisqu'au fil des ans, elles disparaissent au profit de nouvelles murales, le site étant donc une constante évolution d'œuvres relativement éphémères.

Le plus grand mur du site change à chaque année. L'œuvre de 2016 est un peu moins ma tasse de thé que celle de 2015 mais demeure une murale originale et intéressante à explorer.

En retrait du Boulevard St-Laurent, complètement derrière un immeuble, on peut admirer cette œuvre amusante par son look vintage et ses couleurs flamboyantes.

De l'autre côté du site, à l'ouest du Boulevard, on retrouve une étrangeté: une représentation assez ressemblante de Roy Dupuis, en costume d'époque, le poing levé... Une œuvre qui semble intitulée Pilgrim Roy qui mélange référence historique à un message politique probablement en réponse aux commentaires de l'acteur dans l'affaire de la représentation des français dans le film The Revenant.

Anecdote amusante en apparté : Roy est aussi le sujet d'une autre murale politique de Montréal, celle-là en retrait de la Rue Ste-Catherine près du quartier Latin, et dont le message est on ne peut plus clair cette-fois.

Si nous revenons vers le Boulevard St-Laurent, on peut aussi y voir des trucs ludiques, comme cette affaire extravagante, un peu dégoulinante et abondamment colorée où plusieurs monstres se côtoient et au moins un ressemble à un Schtroupmf mutant.

Héritage de mes lectures des BD de Hergé et de l'école belge dans mon enfance, je demeure un très grand fan de la ligne claire, et cette murale-ci est donc, visuellement, une de mes préférées parmi la production de 2016 du festival MURAL. J'adore ces gros plans en ligne claire, qui se distinguent et vous interpellent même à un km de distance.

Cette cueillette automnale se termine sur deux détails d'une grande murale que l'on peut voir sur la rue Ste-Catherine est, et qui dépeint dans un ensemble chaotique et éclectique une série bigarrée de personnages historiques d'émissions ou de jeux pour enfants... On reconnaît sur cette portion un bonhomme Lego, une pouliche et un troll...

... Alors que sur cette autre portion, on aperçoit un petit soldat, ainsi que Pikachu.
On ne pourra donc pas dire que j'aurai passé l'année 2016 sans attraper au moins un Pokémon à ma manière bien personnelle!
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Cueillette automnale de murales urbaines (1)

J'ai profité de l'après-midi de ce vendredi pour aller errer dans Montréal à la recherche de murales urbaines qui avaient jusque là échappé à mon objectif photographique.
Montréal est devenu une ville florissante côté murales, d'ailleurs, il en apparaît à un rythme qui dépasse la capacité de capture photo du vagabond-lambda.
Voici le résultat de cette balade, dont ce billet constitue la première partie.

Détail d'une murale du plateau (en retrait de Mont-Royal est): cette représentation personnelle d'une sorte de Mickey est la signature du muraliste, puisque ce personnage spécifique apparaît sur plusieurs murales dans Montréal (dont une en retrait de Ste-Catherine est près du coin St-Hubert).

Detail d'une grande murale que l'on peut admirer sur la rue Hotel-de-ville sur le Plateau.

Je préfère règle générale les représentations figuratives aux formes abstraites, mais parfois, il faut avouer que l'art abstrait donne des résultats intéressants. Ici, le vélo et l'ombre du lampadaire viennent bonifier l'effet. (Avenue du Mont-Royal est, coin Hotel-de-Ville).

Detail d'une murale plus vaste mais dont ce raton qui joue avec une bonbonne de peinture est l'élément le plus intéressant, murale qui est bien cachée, dans une ruelle a l'ouest du Boulevard St-Laurent, quelque part entre Mont-Royal et Prince-Arthur (un peu vague, mais j'ai erré sans prendre de notes!).

Un peu plus au sud, dans la même ruelle - qui est autrement dominée par des graffitis qui vont de l'horreur sans talent qui ruine souvent nos quartiers à la murale amateur qui démontre talent ou message - j'ai déniché quelques personnages de BD: dont ce canard... et un alligator en arrière-plan sur la ruelle qui rejoint le Boulevard St-Laurent.

Dernière prise de cette première partie: détail d'une murale ornant un édifice sur le coin de St-Laurent et une des transversales sise entre Marie-Anne et Prince-Arthur. J'aime bien l'intégration de la porte dans le dessin.
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Un peu plus au sud, sur le Boulevard St-Laurent, on atteint ensuite le cœur du site du festival MURAL qui se tient annuellement et où plusieurs œuvres sont réalisées à chaque édition... Images dans le second billet consacré à ma cueillette.
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vendredi 23 septembre 2016

Art public au centre-ville de Montréal

À chaque année, j'essaie d'aller faire un tour dans la Rue du musée - petite rue coincée entre les pavillons du musée des beaux arts de Montreal qui est piétonne en été et bordée d'un jardin de sculptures - pour y voir les nouveautés et changements.

Le musée change périodiquement le décor de la rue et cette année, la chaussée est peinte de traces de pas dorés.

Parmi les sculptures du jardin, j'ai particulièrement aimé celle du personnage constitué de lettres de métal amalgamées dont on voit ici la tête, en avant plan en haut à droite.

Dans un des recoins d'un jardin à l'arrière du musée, on trouve cette installation d'Armand Vaillancourt, qui m'a rappellé certains memorials vus à l'étranger (notamment à Dachau).

Dans le reste du jardin, dont j'avais déjà parlé ici, je demeure un grand fan des deux hiboux de Riopelle, magnifiques.

J'ai pointé mon nez à l'intérieur du musée - en me promettant d'y aller visiter l'exposition sur Toulouse-Lautrec - et j'y ai aperçu ces deux sculptures féminines colorées et la roche qui, heureusement, est bien attachée et n'est pas tombée sur les visiteurs!

Je me suis ensuite rendu vers l'est en passant par la Place Ville-Marie, où je n'était pas allé sur l'esplanade depuis plusieurs années... J'y ai d'abord croisé ces deux personnes les jambes dans le vide devant l'édifice cruciforme.

Je ne me souvenais pas si j'avais déjà publié une photo de cette œuvre, qui est là depuis 1972, œuvre qui s'intitule "féminine landscape", et qui épouse le paysage du Mont-Royal en arrière-plan.

Nouvelle œuvre de cette esplanade, "autoportrait" est une installation reproduisant dans une cage de verre, une salle de conférence dont le plancher est en miroir et tout le mobilier est en chrome, l'affaire donna l'occasion de capter des photos intéressantes de l'édifice cruciforme en réflexion.

En me dirigeant encore vers l'est, j'ai fait une petite pointe vers le sud pour passer à ce carrefour, qui n'existe sous ce nom que depuis qu'on a rebaptisé un des deux boulevards... Ce qui donne un aspect historiquement intéressant au croisement avec les panneaux de noms des rues...

Pendant ma visite de la Rue du Musée, je me demandais pourquoi le Musée d'art Contemporain (MAC) n'avait pas sa rue lui aussi... avant de me rendre compte que le Mac avait lui aussi son bout de rue où sont proposées des œuvres. En fait, je ne suis pas certain que ce soit l'affaire du MAC, mais le long de Jeanne-Mance, entre Ste-Catherine et René-Lévesque, on retrouve une série de sculptures également intéressantes.

Il n'est pas toujours facile de trouver un bon angle pour immortaliser ces œuvres, entre travaux et édifices en construction en arrière-plan, les alternatives au Complexe Desjardins se font rares pour le moment.

Je n'ai malheureusement pas pris de notes, donc ne peut pas documenter suffisamment ce billet avec les noms des œuvres ou des artistes... D'où le flou de mes commentaires :-).

Meme si l'art moderne n'est pas souvent ma tasse de thé, j'ai trouvé ces installations originales, et, dans le cas de celle-ci, particulièrement amusante.

L'œuvre la plus physiquement près du MAC est au coin de Ste-Catherine et représente deux hommes sur des chaises...

Et je termine ce survol d'art public par ces parapluies (après ceux de la rue St-Denis installés en début d'été, c'est l'été des parapluies à Montréal!), qui se trouvent au plafond de la place centrale du Complexe Desjardins... juste au-dessus du jet de la fontaine centrale.
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Retour au Sault aux Récollets

Je vous ai parlé un peu plus tôt cet été du secteur de l'île de la Visitation au nord de l'île de Montréal, en vous affirmant que j'y retournerais sous peu...
Voila chose faite, car dimanche dernier, je suis allé passer un après-midi dans ce coin de la ville, qui se trouve près du Sault aux Récollets sur la rivière des Prairies.

Juste avant d'arriver dans le parc, j'ai remarqué cette vieille grange, édifice étonnant quand on considère qu'on est alors en plein quartier résidentiel!

De passage sur l'île de la Visitation, je n'ai pas vu de héron comme la dernière fois - nous étions dimanche et l'endroit était plus achalandé qu'en semaine - mais j'ai tout de même vu plusieurs outardes!

Dans le coin inférieur gauche de cette photo aquatique, on peut voir un crapaud. Moins exotique que ma couleuvre de l'autre jour, mais quand même amusant d'en croiser à Montréal.

Une vue de l'île de Montréal, en face, soulignant une fois de plus les nombreux endroits naturels qui existent dans les environs immédiats de l'île et dont j'ai abondamment parlé cet été.

Quelques mouettes (dont une en vol) et outardes se prélassent le long des rives, avec le barrage du Sault aux Récollets en arrière-plan.

Mes complices de toujours, Istvan et Suze, sur les berges, à marée basse, avec en arrière-plan, comme seuls signes de présence humaine, une passerelle et le déversoir du barrage qui crée une cascade artificielle.

Nous avons pique-niqué près de cette carcasse d'un assez gros poisson...

Et avons découvert quelques vestiges d'écrevisses, apprenant ainsi la présence de ces crustacés d'eau douce dans la rivière des Prairies.

Outardes en vol.

Mon amie Suze qui observe la vie aquatique dans le chenal entre l'île de la Visitation et l'île de Montréal.

C'était l'Esprit Vagabond, au Sault aux Récollets.
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Pour la petite histoire et la grande, c'est dans les rapides du Sault aux Récollets que sont morts noyés le missionnaire Nicola Viel qui donne son nom à plusieurs endroits du quartier nord de Montréal, et son compagnon de route, Ahuntsic, dont un quartier de la ville porte aujourd'hui le nom. On a longtemps cru que Ahuntsic était un Huron converti par les missionnaires, mais on croit plutôt aujourd'hui que ce nom était un surnom donné par les hurons au compagnon français de Viel. On peut aujourd'hui voir une sculpture censé le représenter devant l'église de la Visitation, dont j'avais publié une photo ici. Notons enfin que cette église serait la plus ancienne église de Montréal encore debout.
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