jeudi 8 juillet 2010

Reales Alcazares 1: Extérieur

On les appelle ici Las Reales Alcazares. Les Alcazars royales... En fait, le mot vient de l'Arabe "al qasr", qui signifie palais/forteresse. Bref, c'est un château fort, qui abrite généralement la résidence du roi.
L'Alcazar de Séville (son nom officiel en français) est en réalité composé de plusieurs palais à l'intérieur d'un même domaine (d'où le pluriel en espagnol, abandonné en traduction, hum).
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L'Alcazar de Séville, donc, est le plus ancien palais d'Europe à être encore utilisé comme résidence royale de nos jours. Voilà.
Érigé par les Maures au 7e siècle, sur les ruines de baraques romaines, on y a ajouté des fortifications vers le 9e siècle. (On peut encore voir une partie de la muraille originale, qui se rendait jusqu'à la Torre de Oro, toujours debout aujourd'hui). Vers le 15e siècle, on l'a agrandi et réaménagé pour les besoins de la famille royale de l'époque. Bref, l'Alcazar est aujourd'hui un mélange d'architecture et de décoration assez éclectique, mais fascinant à visiter.


L'entrée officielle se fait par cette porte, la Puerta del Leon, encore encadrée par les murailles Almohades originales.


Une fois passé le Patio des lions (où Pedro le juste - aussi appelé Pedro le cruel, selon les sources, hehe - rendait jugement), on abouti dans une cour intérieure. On voit sur cette photo que l'édifice comporte clairement trois styles et époque bien distinctes. La partie visible à l'extrême gauche a été érigée à l'époque de Fernando et Isabella et de la conquête des Indes, et abrite des salles spécifiques qui étaient destinées à l'organisation de l'exploration du nouveau monde.


Les portes des jardins sont encore aujourd'hui décorées de motifs géométriques maures (ou mudéjars, c'est parois difficile de faire la différence pour un néophyte comme moi, j'avoue).


Dans les jardins - un ensemble très vaste de divers parcs et aménagements assez éclectiques également - on retrouve les Jardins du prince, un lieu charmant et calme, fermé, et composé de bancs et fontaines décorés d'azulejos.


Un long mur monumental sépare la partie intérieur des jardins d'une partie extérieure. Cette structure et son utilité et la séparation des jardins n'est pas claire - et comme l'Alcazar ne fourni ni plan du site ni feuillet explicatif avec son billet d'entrée, impossible de savoir à quoi servait ce tronçon qui abouti à un pavillon en surplomb des jardins.


Dans les jardins extérieurs, quelques peintres amateurs s'installent pour pratiquer leur art à partie des plantes, sculpture et fontaines bien manucurées.


La structure entre les jardins comporte un long couloir qui va de la fontaine de Mercure à un patio d'observation des jardins. J'y ai fait une pause pour cette photo.


Dans les jardins, on passe beaucoup de décorations en céramiques; bancs, pots, fontaines... et planchers, tout simplement, comme sur cette photo... de mon ombre.
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Enfin, comme l'Alcazar est un palais, je vous invite donc à jeter un oeil à l'intérieur... sujet de mon prochain billet.
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mercredi 7 juillet 2010

Dans les rues de Sevilla

Je fais une pause ici, dans la suite de billets-photos-touristiques de Séville... Parce que d'une part, je ne veux pas transformer ce blogue en ennuyant guide touristique andalou, et d'autre part, je ne veux pas donner l'impression que je passe mes journées à visiter un site et l'autre.
En réalité, depuis mon installation ici, j'ai une routine assez... routinière. Je me lève et va me chercher un petit déjeuner sous la forme d'une pâtisserie et d'un café (ici, un café est un espresso très serré avec un peu de lait vapeur au besoin, le tout dans une tasse microscopique). Je mange en lisant ADN, le quotidien gratuit de Séville. Puis je travaille, à des contrats ou à mes projets d'écriture, pendant quelques heures. Je vais généralement me chercher un sandwich à la Rodilla pour dîner, puis continue à travailler. Ainsi, très peu de mes visites ont été effectuées avant 15h, car il est rare que je m'absente de ma pension avant cette heure, parfois même plus tard.


Il y a une pâtisserie en face de ma rue, qui s'appelle Las Doncellas. Ce chien, avec sa balle entre les pattes, trop cute, attend patiemment que son maître ait terminé ses courses à la pâtisserie. Il y a beaucoup de chiens à Sevilla, mais très peu de chats. Et les propriétaires de chiens n'ont pas tendance à tout ramasser derrière eux... À plus de 40 degrés, il arrive que des rues soient plus odorantes que d'autres...


Devant l'université de Séville, où je passais assez souvent pendant les deux premières semaines de mon séjour, j'ai assisté à quelques représentations de rues du festival de Cirque de Séville.


Ce n'est pas le genre de chose dont on fait un billet, mais je suis toujours amusé par l'étroitesse des rues de Santa Cruz, le quartier central où j'habite et où je passe le plus clair de mon temps. Plus loin sur cette rue, près de la Plaza Santa Maria la Blanca, il y a un angle assez serré et j'ai repéré au moins cinq couleurs de peintures de voiture différentes sur le mur de béton de l'édifice situé à cet angle!


Les places publiques sont aussi intéressantes, même si elles ne sont pas toutes touristiques. Ici, à deux pas de San Bartolome, un groupe de jeune s'adonne à une partie de foot improvisée.


Dans les jardins de Murillo, il y a un monument à Christophe Colomb, et ça m'a pris plus de deux semaines avant même de le prendre en photo. Et je me souviens qu'en 2006, je n'arrivais pas à décider de quel angle le monument ferait une bonne photo, ou je ne m'y trouvais jamais à la bonne heure pour avoir un éclairage avantageux. C'est encore un peu le cas aujourd'hui! Alors je vous montre plutôt un couple (oui, oui) plus freak que moi côté équipement photographique, qui eux, semblent avoir trouvé l'angle idéal. :-)


Voici quelque chose que je vois presque tous les jours, mais coup donc, je n'avais pas pris de photos encore. C'est une simple cour intérieure- privée, donc - que l'on peut voir par une fenêtre de grillage de la petite rue Verde, entre chez moi et San Bartolome. J'y passe souvent entre route vers le marché pour aller me chercher quelque chose à cuisiner pour souper.


Il y a beaucoup de lézards dans le secteur - et heureusement pour moi, j'en ai quelques-uns qui se chargent de bouffer les moustiques sur ma terrasse le soir venu. Mais ils sont timides. Alors j'ai plutôt décidé de vous montrer celui-ci, qui tente de se camoufler sur un mur de brique près de la Torre de Oro. Mais j'ai un oeil de lynx pour les lézards.


Ha, avouez que vous êtes surpris par ces cabines téléphoniques typiquement londoniennes! Eh bien vous seriez encore plus surpris d'y entrer... et de pouvoir téléphoner à London, gratuitement, une fois à l'intérieur de l'une de ces cabines! Véridique. Les cabines - et les interurbains gratuits pour London - font partie d'une vaste campagne promotionnelle de Beefeater en Espagne. Mais comme je préfère le "gros" gin au dry gin...
Et avec cette chaleur, j'avoue préférer une bonne cervoise... tiède! Difficile de la garder froide très longtemps quand il fait plus de 40 degrés sur la terrasse!


Après souper, je relaxe généralement en lisant un peu sur la terrasse, fait un suivi de mes courriels et en profite pour publier un billet sur ce blogue, si j'ai un sujet à couvrir, bien sûr. Le soir, il n'y a jamais de nuages à Seville, alors il est difficile de prendre des belles photos de couchers de soleil, même de ma terrasse! J'ai réussi celle-là à la première occasion où des nuages se sont pointées à la bonne  heure... Ce soir, il y en aura encore, mais on dirait un mélange de nuages et de smog, alors c'est plus gris que bariolé, aucune utilité pour faire une bonne photo de coucher de soleil! Aujourd'hui, pour la première fois depuis mon arrivée, nous avons eu... quelques gouttes de pluie. J'ai arrêté de travaillé, suis sorti sur la terrasse, dans l'espoir de me faire atteindre par un averse... mais en vain. Après trois ou quatre grosses gouttes, les nuages se sont éloignées...
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Voilà, c'était une journée à Séville, sans aucune autre intention que de vous faire partager ce que j'y vois, alors que je me balande entre la pension et l'épicerie, ou un site à visiter éventuellement...
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La Casa de pilatos: Une véritabe résidence royale!

La maison de Pilate, à Séville? Vraiment?
He!
C'est que, voyez, vous, en 1519, quand le marquis de Tarifa est revenu de ses voyages au moyen-orient, il a érigé cette maison - hum, un manoir - et, à cette époque, on a raconté qu'il avait pris des notes détaillées et qu'il avait en réalité fait construire une reproduction de la maison de Ponce Pilate, à Séville. Il s'agissait d'une rumeur absolument pas fondée, mais le nom est demeuré... jusqu'à aujourd'hui!
C'est une maison - un manoir -, dont le mélange architectural est exemplaire; on y retrouve des éléments gréco-romains, mudéjars, gothiques et même renaissance, un mélange qui aurait pu donner quelque chose d'affreux ou de mal équilibré, mais qui, de manière étonnante, a donné un manoir parmi les plus fins de Séville. C'est étrangement harmonieux comme lieu, et à part l'Alcazar, je n'ai rien vu d'aussi grandiose dans toute la ville, c'est tout dire.


Le patio principal, qui déjà, comprend des statues romaines, une fontaine et des colonnes renaissances, des arches mudéjars et des décorations gothiques à l'étage... où on n'a pas le droit de prendre des photos (hum).


Une des statues grecques du patio central. à droite, dans la seconde arche mudéjar, on peut voir une niche, en haut, avec un buste antique romain.


Certains éléments des pièces du rez-de-chaussée sont définitivement mudéjar (déjà en soi un mélange espagnol d'inspiration arabe réalisé par des musulmans convertis au christianisme en Espagne).


Que dire de ces pièces, avec plafonds à caisson? On en a le souffle coupé, purement et simplement.


Le patio s'ouvre sur un jardin, un oasis de paix semé d'orangers. On raconte ici que le marquis avait réussi à obtenir du pape Pie V les cendres de l'empereur romain Trajan, natif d'Italica, près d'ici. un de ses servants, croyant que l'urne avait accumulé de la poussière aurait dispersé les cendres en question dans ce jardin. Un oranger aurait poussé à chaque endroit où les cendres ont touché la terre du jardin.


L'esprit Vagabond dans un couloir mudéjar du patio central, couloir décoré de bustes romains en niche dans sa partie supérieure.


Détail de décoration mudéjar du patio.


Colonnes renaissance, gros plan sur statue grecque, et autre statue à l'arrière-plan, à gauche.


Pièce (mineure) mudéjar, où se cachait une petite porte dérobée. Avec le temps, la décoration imitation céramique sur le bois de la porte a pris une couleur différente de la véritable céramique qui va du plancher au plafond de la pièce.


Dans l'autre partie du jardin, où l'on a créé une atmosphère romaine, avec des arches et niches et statues de marbre. les observateurs trouveront peut-être ici une reproduction du David, de Michelangelo.


Au second étage, où la visite est guidée obligatoirement et interdit les photos (hum), certains des murs les plus anciens montrent encore aujourd'hui des peintures effectuées directement sur le plâtre de la maison.


Dernière vue des statues et du plancher de marbre du patio central de cette résidence qui n'aurait pas déparé la plupart des résidences royales d'Europe.
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mardi 6 juillet 2010

Les aventures de Suze au Burkina

Comme je viens de recevoir des photos de la part de Suze, toujours au Burkina Faso, je lui ai demandé la permission de publier ce petit billet-photo pour partager avec ceux parmi vous que ça intéresse les images et les informations que Suze m'a fait parvenir.
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Dans mon quartier de Ouagadougou.

Toujours dans mon quartier de Ouaga (Pissy).

Annonce de la Flag, la bière locale, sur le côté d'un "maquis" (bar).

Deux jours après la pluie, dans la rue chez moi. Pourquoi ça sèche partout sauf chez moi? :)

Dans la réserve de Nazinga, nous avons du arrêter car un troupeau d'éléphants traversait la route.

A notre camp à Nazinga, nous avons eu la visite d'un éléphant sauvage, que l'on a surnommé "Pachy"!

Moi, avec Pachy, à Nazinga.
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Photos et informations: Suzie Nadeau (que je remercie de son autorisation).

lundi 5 juillet 2010

Another time, another place : Des nouvelles de Pisco et Paracas

Another time, another place, Another rhyme, a warm embrace
Another dance, another way, Another chance, another day
- «Another day» (in Rent, écrit par Jonathan Larson)
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Par un beau hasard aujourd'hui, je me suis retrouvé à discuter (via Internet) avec Vanessa Levano, une amie péruvienne originaire de Lima, que j'avais rencontrée lors de mes vagabondages sud-américains en 2007. Vanessa - qui étudiait alors en tourisme - travaille aujourd'hui pour un hôtel de Paracas et habite la charmante petite ville de Pisco.
Pisco, c'est cette ville du Pérou où je m'étais arrêté quelques jours avec mes compagnons de voyage Sophie et Martin, alors que nous profitions de ce célèbre lieu viticole et que nous visitions la superbe réserve naturelle de Paracas.
Quelques semaines après notre passage à Pisco, le Pérou était frappé par un tremblement de terre majeur, dont l'épicentre était la région de Pisco-Paracas.
Lors de ma remontée du Pérou, un peu plus tard, j'étais repassé par Ica, une grande ville non loin de cette région, et avait pu noter la désolation laissée par le séisme, ainsi que la tranquillité des environs délaissés par le tourisme après le tremblement de terre.
Discuter avec Vanessa aujourd'hui m'a permis d'avoir des nouvelles fraîches et de première main de cette région que j'avais beaucoup aimée.
Vanessa m'a raconté que El Bulevar de Pisco a été presque entièrement reconstruit, et les commerces et restaurants y fleurissent à nouveau. La Plaza de Armas a aussi été rénovée en grande partie, mais l'église de Pisco, entièrement détruite par le séisme, est aujourd'hui remplacée par une simple croix, retrouvée dans les décombres. J'ai aussi appris que le petit hôtel San Isidro - où nous avions profité de la piscine, avec Sophie et Martin malgré l'hiver local - a été réparé et qu'il est toujours en opération.
Vanessa croise à l'occasion des coopérants volontaires de Pisco Sin Fronteras, la plupart d'entre eux provenant des États-Unis, qui viennent à Pisco pour des séjours de quelques mois, aider à reconstruire les maisons, les écoles et à nettoyer les plages, travail qui n'est toujours pas terminé près de 3 ans après le séisme.
Du côté de Paracas, il y a moins de tourisme qu'avant le séisme - même 3 ans plus tard - ce qui est fort dommage, car la réserve est remplie de beautés naturelles qui valent la peine d'être vues.
C'est toutefois avec consternation et tristesse que j'ai appris que la "Cathédrale de pierre" - une splendeur naturelle de la réserve, entre le désert et l'océan - n'existait plus. La spectaculaire formation rocheuse s'est entièrement effondrée dans la mer lors du tremblement de terre.
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Si j'ai voulu partager ces informations avec vous aujourd'hui, c'est surtout pour illustrer que le voyage et les rencontres font de la Terre une plus petite planète. Je l'ai souvent dit, mais les endroits où j'ai été sont plus près de moi, désormais. Pisco, Paracas, ça fait partie de ma culture, de mon expérience, c'est un peu chez moi aussi. J'étais donc bien heureux d'avoir des nouvelles de ce coin de "mon" Pérou aujourd'hui, même si mon dernier passage en terre Inca remonte déjà à près de 3 ans. Another time, another place... mais toujours en moi.
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On dit que si les gens du monde voyageaient plus et étaient plus ouverts sur le monde et les autres, nous aurions bien moins de problèmes et de conflits. Nos pseudo-leaders devraient prendre des notes.
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Photo 1: Martin et Sophie à la Plaza de Armas de Pisco, avec la petite église au fond (aujourd'hui détruite).
Photo 2: Sophie, Martin et quelques autres touristes, admirant la spectaculaire cathédrale de pierre de Paracas (aujourd'hui disparue).

A la plaza de los toros

Je ne suis pas un fan de corrida.
En fait, pire que ça, je suis contre. Je n'y vois aucune morale ni noblesse, contrairement aux arguments de ceux qui aiment cette activité. Je n'y vois qu'une vieille coutume, basée essentiellement sur le plaisir de tuer ou de voir tuer, similaire aux jeux que tenaient les romains à leur époque, sans plus.
Je ne me lancerai pas dans un débat sur la question du fait que le taureau ait sa chance, puisque ce n'est jamais vrai; même lorsqu'il "gagne" contre le matador (comme c'est arrivé il y a peu à Madrid), le taureau est tué de toute manière. Même les jeux de Rome savaient faire mieux!
Mais la corrida est une activité assez populaire en Espagne, et en Andalousie en particulier. A Séville, il y a une des plus belles plaza de corrida du monde, selon les amateurs du genre. Je suis donc allé visité l'édifice en question, pour voir de quoi il retourne...


Je me souvenais bien de la façade de la Plaza de los Toros de Sevilla, que j'avais pris en photo en 2006 - probablement une photo fort similaire à celle-ci d'ailleurs. À l'époque, en août, fort temps des vacances en Europe, la plaza était fermée. Comme nous sommes en juillet, elle est ouverte aux visiteurs actuellement. Entrons donc.


La Plaza de Sevilla n'est ni le plus grand (à Mexico) ni le plus vieil (à Lima) aréna de corrida au monde, mais il a une structure similaire et assez classique; une arène, encerclée de gradins, qui surplombent des galeries d'accès. Ici, on voit l'intérieur du stade en question, où on a décoré avec quelques têtes de taureaux. On accès à l'intérieur seulement par une visite guidée obligatoire... Pas ma tasse de thé, mais impossible de faire autrement. Heureusement, notre guide était assez relax et elle m'a permis de me balader quasi à ma guise tout au long de la visite. Il y a un petit musée à l'intérieur: une longue et ennuyante (pour ce non-amateur-ci) suite de costumes traditionnels de matadores, d'affiches annonçant les événements ("Venez voir tel ou tel matador célèbre, tuer six taureaux en un show exceptionnel") et de têtes de ces pauvres bêtes (pas en leur honneur, non, en l'honneur des courageux matadores armés qui les ont abattus dans l'arène). Mais je dérive...


L'édifice par contre vaut le détour. C'est vraiment une belle arène, décorée avec goût et subtilité. C'est par un accès comme celui ci-haut qu'on se rend aux gradins... ou das l'arène, selon son rôle...


Voici les gradins en question. La Plaza de los Toros de Sevilla possède en outre une loge royale, pour quand sa majesté se sent d'attaque pour une corrida, j'imagine.


L'Esprit Vagabond seul dans les estrades. Comme c'était une visite guidée, nous étions comme un groupe, donc impossible de s'isoler de la sorte... Une fois revenu à l'intérieur - et la guide mentionnant que nous ne retournerions pas dans l'arène ou les gradins - je me suis éclipsé, avec la bénédiction de la guide, fort occupée à tenter de se faire comprendre en anglais et en espagnol malgré la présence de deux familles avec bébés qui pleurent... (soupir).


Le coût des places ne dépend pas tant de la hauteur de votre siège, mais plutôt de son orientation: au soleil (sol), c'est moins cher qu'à l'ombre (sombra)...


Vue générale des gradins. la structure que l'on voit en haut, au fond, permet de mieux contrôler le vent, en cas de vents violents qui viennent de la rivière à côté, pour éviter que le sable de l'arène ne nuise au matador ou que celui-ci ne perde le contrôle de sa cape.


Ceci n'est pas un taureau, c'est une vache.
En 1947, un éleveur de taureau de corrida a fourni un taureau qui a "gagné" son affrontement en tuant le matador. L'éleveur, terrifié à l'idée d'engendrer d'autres tueurs semblables, a abattu la mère du taureau en question (par superstition, dit-on). La tête de la pauvre vache repose maintenant dans le musée de la Plaza de los Toros.


C'est au fond, derrière cette porte (fermée aux visiteurs, même avec un guide) que sont installés leurs taureaux pour la corrida. Évidemment, il n'y en avait pas pendant la visite, car en fait, ils sont élevés sur des ranchs spécialisés et n'arrivent à la Plaza que le jour de la corrida.


Enfin, voici l'arène, là où tout se passe.
Que dire de plus, sinon que c'est dommage qu'un si bel arène serve une tradition si pénible à imaginer et basée sur le spectacle de la souffrance et la mort.
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dimanche 4 juillet 2010

Les reliques d'Italica

J'ai fait un saut au Musée d'archéologie de Séville cet après-midi. Gratuitement (1). J'en ai donc profité pour explorer essentiellement l'aile du musée consacrée à l'époque romaine de l'Espagne, et je me suis concentré sur les reliques découvertes à Italica qui sont exposées au musée.
Sans vouloir publier un billet détaillé sur ma visite, je voulais tout de même souligner la présence de plusieurs artefacts majeurs ramenés d'Italica à Séville pendant les fouilles archéologiques.
Sur le montage photo que j'ai fait pour l'occasion, on peut voir des mosaïques et quelques sculptures de marbres. Le petit buste à gauche est celui d'Hadrien. Les têtes sont celles d'Alexandre le Grand (gauche) et de Auguste (droite). Les corps sont ceux de Neptune (droite) - notez les ailes sur les chevilles - et d'une superbe Vénus (centre-bas) - la Vénus d'Italica, c'est cute non?. Le détail au centre, en haut, est tiré d'un pilier du théâtre.
Voilà.
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(1) Vous êtes d'où? Du Canada, mais je suis installé à Séville pour deux mois. Ah, donc vous êtes sevillano, et c'est gratuit le dimanche pour les gens de Séville. Ah. Bonne visite. Merci.

El divino Salvador de Sevilla

Je n'ai pas l'intention de publier un billet à chaque fois que je mettrai les pieds dans une église de Séville, mais coup donc, La iglesia del divino Salvador est un peu un cas d'exception. Je lui consacre donc un court billet-photo.

Quand on visite la cathédrale, on obtient, avec son billet d'entrée, une entrée gratuite à San Salvador. C'est pourquoi, intrigué, j'y suis passé quelques jours après ma visite de la cathédrale.
Comme la cathédrale, El Divino Salvador est une église construite sur le site d'une ancienne mosquée - qui serait d'ailleurs la première mosquée de Séville, elle même érigée sur les vestiges de la première basilique romane conservée à l'époque Visigoth.


Ce qui reste de la mosquée peut être observée - exactement comme dans le cas de la cathédrale - dans le patio, qui était réservé aux ablutions à l'époque musulmane du temple.


L'édifice n'est pas très grand - mais il est haut. C'est une grande chose baroque, plus avenante que la cathédrale gothique austère, et fort agréablement décorée. On parle ici d'une typique église catholique à trois nefs et un transept avec une coupole, l'ensemble formant une croix vue de haut. Trois retables presque trop élaborés pour un endroit aussi modeste donnent à l'intérieur une impression d'opulence et de grande richesse.


Les plafonds en voute, peints, et munis de vitraux étant un simple agencement de formes géométriques colorées, font tomber une lumière biblique à l'intérieur de l'église. L'effet est très réussi.


Parmi les quelques chapelles, j'ai déniché quelques trucs amusants, comme cet âne en bronze (portant Jésus entrant dans Jérusalem, portion moins comique, que j'ai ignorée en cadrant la photo, hehe).


Comme dans plusieurs églises qui se visitent, les sacristies sont consacrées à l'exposition du trésor. C'est habituellement la partie qui me laisse froid, dans ce genre de visite; règle générale, c'est une assez ennuyante suite de calices, ciboires et ostensoirs en argent ou en or sertis de diamants, avec quelques fois des vieux habits de tel ou tel archevêque. Ainsi, je me concentre surtout sur le mobilier ou les décorations murales, comme cette "bouche" de bénitier au regard insistant...


... ou encore les créatures sculptées sur les bancs.


Dans le patio des orangers, j'ai retrouvé quelques cloches reposant au sol.



Parmi les petits détails ornant la façade (que je vous avais montré ici, en passant - première photo), j'ai remarqué ces deux dragons, animal légendaire dont les architectes religieux semblaient friands en Andalousie.
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