jeudi 13 septembre 2007

Le métro de Santiago

Comme je le mentionnais lors de mon passage à Buenos Aires, ce que certains lecteurs avaient pu remarquer des mois auparavant également, j'aime explorer certains aspects (sous)-urbains des endroits ou je me trouve.
Je me suis donc servi du réseau de métro de Santiago non seulement comme d'un moyen de transport rapide, efficace, peu dispendieux et confortable, mais aussi comme lieu de visite touristique.
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Amusante coincidence, le réseau de Santiago comporte plusieurs points communs (dont au moins un est exceptionnel) avec le réseau de Montréal.
Le premier point commun est le nom, puisqu'à Santiago comme Montréal, c'est Le Métro.
Second point commun de ce systeme de transport en commun souterrain; le métro de Santiago utilise la technologie du métro sur pneumatiques, un systeme que l'on retrouve moins que la version sur rails standard. Je sais que plusieurs des lignes du métro de Paris sont sur pneumatiques, mais avec Montréal, ce sont les seuls exemples que j'ai pu voir lors de mes explorations urbaines.
Si on poursuit les similitudes au niveau des lignes, Santiago comporte 4 lignes de métro (plus un segment en Y sur la ligne 4, qui s'appelle 4A), qui sont identifiées par un chiffre et une couleur (ici: 1-rouge, 2-jaune, 4-bleue [4A-bleue ciel] et 5-verte)...
Les connaisseurs du réseau de Montréal auront peut-etre déjà remarqué la similitude la plus étonnante et étrange entre les deux réseaux: l'absence d'une ligne 3 (rappel: Montréal a les lignes 1-verte, 2-orange, 4-jaune et 5-bleue).
Je n'ai aucune explication à fournir quand à la raison de cette absence, mais je soupconne quelque chose de similaire à Montréal; on a du planifier une ligne 3, qui ne s'est jamais réalisée, et on a poursuivi avec les plans de lignes déjà en chantier avec les numéros 4 et 5... C'est mon interprétation de la chose... et j'imagine aussi que le site officiel du métro nous fournirait peut-etre l'information, mais je préfère utiliser mon temps internet à écrire ce journal plutot qu'à naviguer sur un site de métro, ce qui me ferait définitivement passé pour un geek, non? (Je ne nie pas en etre un, mais je tente de le cacher un peu quand meme! Hehehe)
Enfin, dernier point commun - quand meme commun à plusieurs réseaux dans le monde - on a intégré plusieurs oeuvres d'art dans les stations, certaines de ces dernières étant littéralement des oeuvres d'art en elles-memes.
Ah, j'allais oublier un autre détail amusant... pour ceux que ce genre de détail intéresse... Le Métro de Santiago distribue gratuitement le journal du Métro... comme c'est le cas un peu partout dans le monde (voir dernière photo de cette page-lien).
Ok... Photos!

Comme pour me rappeler que je dois revenir au Canada pour le 12 novembre, sur les quais, les écrans du métro diffusaient, ce jour-là, le vidéo de The Police; Every breath you take.
L'art fait partie intégrante du métro de Santiago... de meme que la publicité, ici recouvrant l'ensemble des wagons de la ligne 1 (les pubs sur les fenetres et portes avait un certain degré de transparence, quand meme).

Cet homme d'affaire semble faire partie intégrante du tableau mural de la station!
La photo est un peu floue, je l'ai prise rapidement, pour éviter des passants devant moi, et sans flash, pour éviter d'attirer l'attention du monsieur en question :-)). Mais je la trouve amusante.


Quand je disais que certaines stations étaient des oeuvres d'art... Les quais de la station Universidad de Chile incorporent des fresques s'inspirant des grands poètes chiliens, dont ces scènes inspirées de Neruda et Mistral.
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Santiago del Chile en photo (suite)

Puisque personne ne s'en plaint (voir commentaires) , hehehee, voici donc quelques photos supplémentaires de mon passage à Santiago del Chile.
J'en profite pour mentionner que comme Buenos Aires, la capitale du Chili est un joli mélange d'architecture - qui pour cette capitale-ci, semble avoir enfoui son passé colonial - et que la ville, son centro comme ses proches arrondissements, est animée, vivante et agréable à visiter. C'est aussi le genre de ville ou il fait bon se balader sans autre but que d'admirer la faune et la flore urbaine, une activité que j'adore pratiquer.
Bien que possédant les aspects communs à toutes les villes latinos, Santiago partage également avec Buenos Aires une organisatoin globale des choses qui contraste tout de meme avec les autres grandes villes du continent, faisant de Santiago une ville beaucoup moins intense, plus relaxante.
J'avais relativement peu de temps à Santiago (trop peu), mais j'ai pu, grace à Valparaiso, profiter d'une journée supplémentaire pour explorer certains arrondissements, choix qui s'est avéré fort intéressant après tout et m'auras permis de croquer quelques photos intéressantes de plus, autre activité que j'adore pratiquer.
En voici donc quelques-unes.

Sur l'avenida Ahuamada, une des nombreuses rues piétonnes de Santiago, quelques amateurs de futbol (soccer) sont vissés dans la rue devant un écran diffusant un match préparatoire avant les qualifications (à la coupe du monde 2010, geez...), et réagissent bruyamment aux moindres mouvements du ballon. Le fut, ici, c'est sérieux, nous sommes en Amérique latine, après tout, organisation des choses ou pas, ne l'oublions pas!


Tous les copains qui ont voyagé avec moi savent à quel point je peux etre gosseux quand vient le temps de prendre certaines photos. J'adore faire des photos - meme si je n'y connais pas grand chose et que je n'ai jamais étudié réellement les techniques - et je tente toujous de faire de bonnes compositions, d'avoir un bon angle, un bon éclairage naturel, etc.
Ici, je n'arrivais pas à me décider si cette sculpture à la plaza de armas devait etre photographiée sous un angle particulier, avec quel arrière-plan, ou si je devais tenter d'éviter les gens autour. Suzie, à mes cotés, m'a juste dit: Prends là donc d'ici, avec le monde!
C'est ce que j'ai fait.
(Je la soupconne d'avoir émis ce commentaire juste pour que je prenne la photo et continue mon chemin au lieu de passer quinze minutes à virer autour de la sculpture... Mais elle avait raison, puisque finalement, l'intéret de cette sculpture repose en grande partie sur son intégration dans la vie quotidienne de la plaza et des gens qui s'y installent ou la croisent sans la regarder).


Sur le cerro Santa Lucia, la municipalité de Santiago a développé plusieurs petits pavillons de style européen qui donnent à cette butte un charme particulier.


De la cour intérieur du Palacio de la moneda, une vue sur les drapeaux du Chili et sur quelques carabiniers qui gardent le Palacio, et se font évidemment prendre en photos par des touristes, meme chiliens.
:-)

Près du Cerro San Cristobal (montagne qui se dresse au milieu de la ville), entre la montagne et le centre de l'arrondissement Providencia, quelques maisons colorées attirent le regard... Devant celle-ci, je trouvais que le taxi ajoutait une touche amusante.

Du sommet du Cerro Santa Lucia, Suzie admire la ville... et la pré-cordilière des Andes derrière elle (une vue dont on ne se fatigue jamais à Santiago).
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à suivre? :-)

Du brouillard sur Valparaiso et des choix de vagabondage

Comme je le mentionnais dans un billet précédent, j'ai longtemps revé de visiter Valparaiso...
Malheureusement, le destin et les hasards (et les choix) de voyage allaient en décider autrement.
Je me suis bien rendu à Valparaiso... mais Valparaiso avait décidé de se cacher.
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Une parenthèse pour parler des choix de voyage et partager la réflexion qui fait que je n'aie pas pris quelques jours de plus pour retourner voir Valparaiso.
[ouvrez la parenthèse]
Il y a plusieurs semaines, mon amie Suzie est venue me rejoindre (à Cusco) pour que l'on partage une partie de mon voyage ensemble. Son voyage à elle ayant des dates moins flexibles que les miennes, elle devait rentrer au pays avec un billet d'avion à date fixe, et ainsi, disposait de moins de temps et de liberté que moi. J'avais donc deux options devant moi une fois rendu à Santiago; continuer à mon rythme, prendre du temps pour explorer plus à fond la capitale, Valparaiso et le nord en remontant lentement vers le Pérou. Ou bien accompagner Suze vers sa destination finale (Lima) et ré-improviser à partir de la capitale péruvienne.
Dans les deux cas, j'allais perdre quelques opportunités - puisqu'il faudra bien que je revienne au pays à un moment moi aussi :-) et que le temps, meme si on dispose de plusieurs mois, demeure limité malgré les apparences. Ce genre de considération et de décision fait partie intégrante des voyages en indépendant.
Si je restais, j'allais pouvoir explorer plus au Chili, mais moins du reste du Pérou et de l'Équateur, duquel je suis parti un peu plus rapidement que j'aurais aimé pour - tiens, choix, justement - rejoindre deux compagnons de voyage qui m'ont accompagné pendant trois semaines à partir de Lima.
Si je décidais d'accompagner Suzie, j'allais rater quelques explorations chiliennes pour concentrer les prochaines semaines sur le nord des Andes, Pérou et Équateur...
Ce qui a pesé le plus dans la balance - outre le désir de poursuivre le voyage en agréable compagnie :-) c'est que je sais déjà que je reviendrai en Argentine, pour explorer plus à fond certains secteurs de cet agréable pays, en revoir d'autres, et ma foi, pour descendre en Patagonie et peut-etre meme en Terre de feu, chose que je n'ai pas été assez fou pour faire en plein hiver, quand meme! :-).
Et ma foi, quand je reviendrai en Argentine, j'en profiterai pour visiter un peu plus le Chili, non? :-)
Voilà.
[fermez la parenthèse.]
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La route de Santiago à Valparaiso offre un doux trajet, qui contraste totalement avec mes expériences équatoriano-péruana-boliviennes. Le bus est confortable, la route est carossable, et il fait un beau soleil dans un ciel d'un bleu sans nuages.
Le trajet doit prendre un peu moins de deux heures, un autre contraste avec les longs et sinueux trajets dans les Andes.
Moins de cinq minutes avant d'atteindre le célèbre port du Chili, le brouillard envahi la route et le soleil disparait derrière ce rideau gris et humide. Nous descendons, et je ne réalise pas que ce brouillard, il vient de la mer, du Pacifique, et qu'il recouvre toute la cote près de Valparaiso, faisant disparaitre la cité sous son épais manteau.
Valparaiso est une ville érigée sur la cote, dans un secteur caractérisé par de petites montagnes. L'ensemble de la ville est construit a flanc de collines, une partie des rues est constituée d'escaliers, et il y a plus d'une quinzaine de funiculaires et d'ascenseurs urbains pour joindre diverses parties de la ville. Valparaiso est aussi caractérisée par ses petites maisons toutes colorées - un aspect typique que l'on retrouve sans plusieurs petites villes portuaires - les marins ayant l'habitude d'utiliser les restes de peintures de couleurs primaires utilisées sur leurs embarcation sur les murs de leur maison.
Le matin de mon arrivée, toutefois, l'épais brouillard recouvre les collines et les quartiers colorés de Valparaiso, enveloppe le port d'une grisaille sombre et humide, et abaisse le ciel à quelques mètres au-dessus de nos tetes, faisant meme disparaitre le haut des édifices du centre-ville.
Et ce brouillard, il n'apporte pas que l'humidité, mais il apporte aussi le froid. Un froid qui vous transperce peu importe ce que vous portez. Et je ne porte pas plusieurs couches - deux en fait - puisque la veille, à Santiago, le printemps étais ensoleillé et chaleureux et que le matin-meme - cinq minutes plus tot, en fait - ce printemps était aussi prometteur que celui de la veille.
Après une heure et quelque à Valparaiso, la déception fait place à un de ces choix de voyage, rien ne sert de visiter la ville alors que l'on ne peut ni la voir ni l'apprécier, alors que le temps pourrait etre utilísé à explorer d'autres lieux... (Un choix difficile, mais que je ne regretterai pas par la suite).
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Je quitte donc Valparaiso après une bien trop courte visite, qui m'aura servi qu'à me convaincre que j'y reviendrai, par un beau jour d'été ensoleillé... et m'aura laissé sur quelques images du brouillard sur Valparaiso.
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"And every road I walked would take me down to [...] Valparaiso"
- Sting, Valparaiso


Un des squares près du terminus de bus, avec en arrière-plan, une des colines qui disparait dans la brume.

Dans les rues, des marchands de fruits et de livres, et les colines embrumées inaccessibles à la lentille de ma caméra.

Port de mer toujours très important, en partie pour la pèche et le commerce du poisson.


Couleurs fades dans le brouillard.
Photo prise à midi, le 7 septembre 2007, à Valparaiso, Chili.
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Suzie, Lima, dernière soirée...

Comme mon amie Suzie vient de repartir pour le Canada, j'ai pensé la remercier de sa présence à mes cotés en voyage pendant les deux derniers mois avec une entrée en photos, de Suzie, et de Lima, où elle a passé sa dernière soirée en Amérique du Sud...
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Bon retour au Canada, Suze!
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On a beau ne pas etre religieux, les cathédrales et temples divers que l'homme a bati au nom de la religion ou de ses croyances donnent toujours de beaux arrière-plans sur les photos, non?

Dans les galleries avec portes en arches tellement typiquement coloniaux du centre de Lima.

Sur La Union, la "main" piétonnière du centre de Lima, qui relie la Plaza de Armas a la Plaza San Martin.


Devant l'édifice du Palacio Municipal de Lima.

Juste avant d'entrer dans l'auberge España, près du covento San Francisco (Sophie et Martin s'en rappellent certainement), les lueurs du soir et de l'éclairage nocturne ont le don de cacher les imperfections de l'édifice et d'envelopper l'ensemble d'une ambiance feutrée ou meme les néons semblent chaleureux ! :-)

Assise sur un banc de la Plaza de Armas, une des plus belles plazas coloniales espagnoles de l'Amérique du Sud.

À la Plaza San Martin. Au lieu de vous montrer la photo que nous y avons fait, voici plutot celle prise par un agent de la brigade canine de Lima, qui nous prend avec deux de ses collègues, dont un rottweiller rigolo et sympathique (il m'a donné la patte sur commande juste après cette photo!)...
Anecdote: l'agent qui prend la photo, un rigolo lui-meme, a fait semblant de me voler mon appareil... et aussi, de vouloir nous charger "un sole" pour la photo, comme les madames avec lamas à Cusco qui offrent leur lama pour photo aux touristes en échange d'une pièce de monnaie...
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Hasta pronto, Suze, y gracias por haber viajando conmigo por estas semanas... Eres parte de mi estancia en America del Sur por siempre, ahora.
TQM, Hugo.
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Retour apres une semaine chargée!

Wow, une semaine depuis la derniere entrée? Déja?
Incroyable que j'ai pu m'absenter une semaine, mais laisser moi vous glisser un rapide mot sur cette semaine-la.
Et je serai bref, comme il est minuit 42 et que je m'endors un peu et que je me trouve tout de meme a 30 minutes de mon auberge... je reviendrai plus tard aujourd'hui pour vous raconter tout ca en détails avec photos a l'appui.
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Depuis la derniere entrée, de Santiago del Chile, j'ai exploré cette ville (j'ai adoré), j'ai vécu une grande déception dans le brouillard, traversé une partie du désert du nord du Chili, passé aux abords du désert d'Atacama et fait un trajet de 45 h de bus, pour m'arreter 6h puis refaire 5h de bus! J'ai aussi pris le temps de refaire du surf dans les dunes de sable (j'adore, vraiment!), j'ai vu des pingouins, j'ai revu avec émotion des endroits connus en début de voyage qui ont été dévastés par le récent tremblement de terre, j'ai vu un film au cinéma (Invisible, excellent), j'ai dégusté un excellent Tazo Chai, traversé la 11e frontiere de mon périple, magasiné de l'artisanat, et enfin, dis au-revoir a Suzie, ma compagne de voyage des deux derniers mois, qui rentre au Québec aujourd'hui le 13 septembre 2007.
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Ouf.
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Au programme des prochains jours; rencontre avec des amis, dont un écrivain péruvien dont je ne vous ai pas encore parlé... et évidemment, remise a jour de tout ce qui précede, avec quelques commentaires, et photos. Apres? Well, on verra bien ce que la vie me réserve, et je partagerai ce qui viendra avec vous.
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Restez a l'écoute, je reprends la route, et reprends ce journal avec plus de régularité.
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L'Esprit Vagabond, en Amérique du Sud - Jour 108.

jeudi 6 septembre 2007

Photos de Santiago del Chile

Je sais, je publie beaucoup de photos pendant ce voyage. Au-dela du partage, au-dela du journalde voyage, il y a aussi la volonté de sauvegarder d'une maniere certaine ces photos, comme ca, en cas de panique (genre vol de l'appareil ou perte des cartes memoires, ou destruction accidentelle des CD de backups), il restera des photos de sauvées de ce périple. J'ai encore de la difficulté a repenser a la grande perte de mes photos du Honduras, du Salvador et du Nicaragua...
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Voici donc, avec de brefs commentaires, un premier apercu de Santiagho, capitale du Chili.

Je me suis installé dans cette auberge, située au coin de Paris et Londres :-)

Plaza de Armas, dans un kiosque, ou des joueurs d'échecs s'affrontent, par un beau mercredi apres-midi de printemps.

Police montée, dans les rues piétonne du centre-ville commercial.


Sur le Cerro Santa Lucia, en plein millieu de la ville.

Mélange d'ancien et de moderne (bien intégré) que l'on retouve partout en ville. Ici, église San-Francisco.

Plaza de Armas. Cathédrale, édifice a bureau, édifice du courier, musée municipal... ancien et moderne, bien intégrés.


Rue Londres, pres de l'auberge, a la nuit tombée.

Les Andes qui dominent le paysage malgré le smog.
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Sting et moi: Citation du jour

"Under the moonlight, there she can safely go, 'round the Cape Horn to Valparaiso"

-- Sting, Valparaiso (in Mercury Falling, 1996)

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Je vous laisse deviner ou je vais demain.
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(Et je dois betement avouer que cette chanson m'a fait rever de Valparaiso depuis sa sortie, avant meme de savoir ou se trouvait ce port. C'est donc avec une émotions certaine que pars explorer ce lieu mythique pour moi, demain).

Hugo

Retour sur Mendoza

Désolé de revenir en arriere, mais les jours sont parfois trop remplis pour bloguer tous les soirs (et parfois les soirs sont passés dans un autobus de nuit, comme celui de Cordoba a Mendoza, récemment).
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Toutefois, j'aurais trouvé dommage de ne pas parler de Mendoza, une de mes villes préférées de l'Argentine. Mendoza est une petite ville de 130 000 habitants, en pleine province du meme nom, région désertique mais idéale pour la culture des vignes. Mendoza, grace a l'irrigation provenant du Rio Mendoza, lui-meme tirant sa source directement dans les glaciers de la cordiliere des Andes, toute proche, est un oasis, purement et simplement.
Mendoza est une ville charmante, au centro d'une beauté simple mais chaleureuse, avec quelques rues piétonnes, un rythme tranquille mais tout de meme vivant, une gigantesque place centrale, mi-plaza, mi-parc urbain, et cinq petites plazas disposées symétriquement autour de la place principale.
Enfin, Mendoza, c'est le vin a son meilleur et les Andes dans la cour arriere...
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Album-photo souvenir:






Avec les azulejos et les mosaiques de grande taille, la Plaza España rappelle sans conteste les plazas de Séville! Un plaisir pour nous, qui étions justement tous les deux dans la région de Séville il y a environ un an...


Avenida Sarmiento, le soir, avec un petit édifice Art Déco en arriere-plan, des promeneurs au centre et quelques contre-terrasses a gauche. Tranquillo.

Puente del Inca, qui a servi a l'époque Inca pour traverser le Rio Mendoza. Il s'agit d'une formation rocheuse naturelle qui traverse la riviere.


Le petit pont de roche, qui il y a quelques siecles traversait la riviere (qui passe maintenant juste a coté!), et sur lequel est passé le célebre Général José de San Martin, libérateur du sud du continent du joug espagnol, avant de mener ses batailles décisives menant a l'indépendance de l'Argentine (il arrivait du Chili).

... et les sommets des Andes, avec en bas, an arriere, la route qui mene vers le Chili.

Mon fidele ami Tintin, ma fidele amie Suzie, et l'Aconcagua, tout en arriere... un moment inoubliable pour nous trois :-)
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Au revoir, Mendoza.

La dure vie de l'aventurier

Santiago del Chile - 5 de septiembre 2007.

:-)

El Che - L'Esprit Vagabond chez Che - Journal de voyage

Journal de voyage - Jour 94
Rosario, Argentine, 30 aout 2007.

Rosario. Ville natale de Ernesto Guevara. Bien que Che soit natif de Rosario, il n'y passa que quelques années avant que la famille ne déménage a Buenos Aires et Cordoba (Alta Gracia). C'est d'ailleurs de Cordoba que le futur Che partira avec Alberto sur la Poderosa II pour son premier voyage en Amérique du Sud, un des deux voyages qui a inspiré mon présent périple dans les pays d'Amérique du Sud.
Me retrouver a Rosario est donc une sorte de pélerinage incontournable.
La photo de moi a Rosario n'a pas été prise dans un endroit au hasard, d'ailleurs. Je me tiens devant l'entrée de l'immeuble sis au 480 Entre Rios, ou les parents d'Ernesto louaient un appartement lors de la naissance de leur premier fils. Si j'y étais venu il y a trois ou quatre ans, il aurait falu que je connaisse l'adresse (je la connaissais), mais aujourd'hui, n'importe quel visiteur peut constater que c'est la maison natale d'El Che, avec la petite baniere rouge sur la rue (a gauche sur la photo).
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Rosario est, selon le guide de voyage Lonely Planet, la ville argentine parfaite et la ville préférée de plusieurs voyageurs. Pour ce voyageur-ci, Rosario a souffert du désormais célebre timing du voyage, puisque malheureusement pour cette jolie ville, elle a succédée a Buenos Aires dans mon voyage, et que la marche était trop haute a surmonter pour que je sois impressionné par Rosario. Rosario est une jolie ville, ne vous méprenez pas sur mes paroles, mais comme c'est un peu une petite Buenos Aires, on se contente difficilement de Rosario quand Buenos Aires est a quelques heures a peine.
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L'architecture européenne du 18-19e siecle témoigne d'une période de grandeur (passée) de Rosario, mais les édifices souffrent du passage du temps, et on soupconne le manque d'argent pour les entretenir ou restaurer et l'ensemble de l'architecture urbaine de Rosario n'a pas la splendeur de Buenos Aires, ni celle du Rosario du passé, ou meme du Rosario de l'enfance d'El Che, d'apres mois.

L'immeuble du coin Entre Rios et Urquiza, ou est né Ernesto Guevara de la Cerna, qui sera connu plus tard sous le nom de Che Guevara.

Comme pour nous rappeller que 1) Nous sommes en Amérique du Sud apres tout et 2) Que les élections s'en viennent a grand pas partout en province, une marche de support pour le Parti Socialiste... marche a laquelle je me suis joint pendant quelques patés de maison. Apres tout, je suis dans la ville natale de Che Guevara! :-)
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Journal de voyage - Jour 97
Cordoba, Argentine, 2 Septembre 2007.
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"C'était un matin d'octobre, et je prenais avantage du congé du 17. Nous étions sous la vigne chez Alberto, buvant notre maté. (...) C'est comme ca que le voyage a été décidé, et il n'a jamais dévié du principe général décidé alors: l'improvisation."
-- Ernesto Che Guevara, Diarios de motocicleta (ma traduction).
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La scene dont parle Ernesto au début de son journal de voyage, elle se passe a Cordoba, ville ou il a passé son adolescence, et ou je me trouve au moment d'écrire ceci, moi aussi sous forme de journal de voyage et sous le signe de l'improvisation. (Un des signes de cette improvisation; j'avais vaguement prévu aller du sud du Pérou vers le Chili puis l'Argentine et la Bolivie, il semble que j'ai pris le chemin inverse a un moment donné...).
Je suis personnellement sur la route depuis 97 jours, donc 14 semaines, trois mois... J'avoue ce soir toute mon admiration pour Ernesto d'avoir dans des conditions difficiles maintenu son journal de voyage, écrivant pratiquement tous les jours. Maintenir le rythme n'est pas facile, il y a des moments ou on a tellement a faire juste pour s'occuper de soi-meme et des choses courantes et triviales comme laver les vetements et organiser quelques transports ou visites, sans parler de la fatigue qui s'accumule parfois lors des trajets de longue distance, ou des deux ou trois jours sans avoir le temps ou l'occasion de prendre une douche convenable (Sophie et Martin se souviennent certainement du Colca Canyon et du Salar d'Uyuni!), bref, chapeau Che pour tous les écrits que tu auras laissé sur tes voyages. Chevere! :-)
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Je me trouve donc a Cordoba, poursuivant mon exploration des villes du Che. Cordoba, (paradoxallement) me plait plus que Rosario, meme si son architecture n'a rien de plus exceptionnel. Soit ma mémoire de Buenos Aires commence a faire de la place pour autre chose (Prague, lors de mon premier séjour prolongé en Europe m'avait fait le meme effet, diminuant la "valeur" de Vienne, par exemple), soit l'ambiance jeune et décontractée de Cordoba m'affecte positivement. Jeune ambiance puisque Cordoba comporte sept universités et que comme toutes les villes universitaires, le rythme de vie semble affecté par la présence de plein de jeunes aux idéaux encore élevés :-). Si Rosario vit dans la splendeur et la grandeur de son passé, Cordoba sans le renier, est définitivement tourné vers le présent et le futur.

(...) Bon, je me suis souvent plains du manque de noms de rue sur les coins de rues latinos: Cordoba m'offre pas moins de six panneaux sur le meme coin... au croisement de deux rues piétonnieres! :-)

(...) Cordoba a un réseau de quelques rues piétonnes (cruel manque de Montréal, les amis) qui sont fort agréables a piétonner a toute heure du jour, mais surtout le matin ou le soir, puisque comme les espagnols, les argentins profitent d'un long 3h de lunch/sieste et que conséquemment, tout est fermé en apres-midi :(


[Un échantillon de] l'architecture d'inspiration andalouse de Cordoba, avec ses tuiles et céramiques et mosaiques et azulejos [qui] hantent les édifices un peu partout en ville...

(...) Ah, Cordoba a un tres grand parc urbain, qui comprend un jardin zoologique. Je m'attendais au gentil petit zoo avec quelques animaux et oiseaux... Mais non, faire le tour du satané zoo a pris plusieurs heures et s'est avéré fascinant. Des tapirs, des fourmiliers, des capibaras, et meme des suricates, entre hypopotame, éléphant et singes... et des outardes du Canada!!
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Apres quelques jours, c'est demain le départ vers Mendoza et la vallée des vins les plus célebres d'Argentine. Je devrais recroiser le chemin d'Ernesto un peu plus tard, une fois au passé au Chili.
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mercredi 5 septembre 2007

La traversée de la Cordiliere des Andes (film)

Voici le passage apres le tunnel sous le Cristo Redentor, et un des virages en épingles du coté chilien de la frontiere...

La traversée de la Cordiliere des Andes

Je viens de traverser la cordiliere des Andes, entre Mendoza (Argentine) et Santiago (Chili), par la route offrant le paysage le plus exceptionnel et impressionnant que j'ai pu voir de ma vie.
Ha-lu-ci-nant.
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Je vous offre ici quelques photos - bien maigre consolation, j'avoue, face au spectacle fascinant qu'offre la cordiliere a cette latitude, ou ses sommets sont parmis les plus hauts de la chaine.
Chaine qui se scinde en trois ou quatre parties, en plus, une pré-cordiliere, et deux parties importantes en haute altitude, qui atteint son summum avec le Cerro Aconcagua, plus haut sommet des Amériques.
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Bref, les sept heures de routes les plus fascinantes du monde? Pour ce voyageur-ci, pour le moment, c'est le cas, sans aucun doute possible.
Cette traversée de la cordiliere des Andes est un argument définitif contre ceux qui penserait que l'on peut devenir blasé ou fatigué apres quelques trois mois de voyages et explorations. Si ce genre de choses m'attends au détour de trois autres mois, je suis partant!
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Apres le départ de Mendoza, on a rapidement une vue sur la pré-cordiliere des Andes, avec quelques sommets a 3000-4000 m d'altitude. Photo prise dans le mini-bus, en mouvement, au zoom 4x (avec le pare-brise teinté (le bleu en haut) et la tete du chauffeur a droite pour plus de réalisme).


Deux heures plus tard, nous sommes en plein dans la cordiliere principale (secteur de la Plata), a environ 2500 m d'altitude (Mendoza était a environ 700 m), avec des sommets environnants de 4000 a 6000 m. Photo prise par le meme procédé - mais sans zoom - toujours par souci de réalisme, j'ai donc laissé le coté de fenetre et l'épaule du chauffeur sur le produit fini.


L'Esprit Vagabond, dans la neige des Andes, a 3000 m d'altitude, en pleine cordiliere principale, pres du toit des Amériques. Les sommets derriere moi font 4000-5000 m!


Ma compagne de voyage, Suzie, pose fierement devant le Cerro Aconcagua (au fond), le sommet le plus haut des Amériques et aussi de tout l'hémisphere sud de la terre, a 6962 m d'altitude. Une vue qui inspire le respect envers la nature et la terre, et qui rend humble, je dois avouer. C'est tellement imposant!

Plus loin, a Las Cuevas, pueblo pres du Cerro Cristo Redentor qui marque la frontiere Argentine-Chili, a 3000 m d'altitude, je pointe vers l'entrée du tunnel international qui traverse le coeur de la montagne sur 3 km. Vous entrez en Argentine, puis ressortez au Chili...


... et de l'autre coté du tunnel international... Photo prise par le pare-brise du minibus.


De Santigao, on verrait encore les sommets enneigés de la cordiliere principale si ce n'était de l'épais smog qui recouvre la capitale du Chili. Regardez attentivement en arriere-plan de cette photo, prise lors d'un arret au feux rouge, pres du Terminus de bus de Santiago del Chili.
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Note:
Avec un peu de patience et de chance, je serai en mesure de vous montrer un petit bout de vidéo - basse résolution - d'un des virages en épingles de la route coté chilien passé le tunnel... dans le prochain billet!
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C'était L'Esprit Vagabond, de Santiago, Chili, 5 septembre 2007.

My deer Claire (hic!)

My deer Claire,

Im on my way bad-back, sory, to Mandosa, after a wonderfull afternoon (thats two times after, english is a funy language) walking my way (and drinking it, if ya no wadda mean, hic) in wine country in Maipu. I haha-have vizited a few bodegas and tasted severus kinda wines tooday. Geez, that bus is swirling around, sory.
It's five-fourti-fivefourt-fivv - God! - It's almost six oclo'ck and besides tasting gooood wine, I haven't ate since brakefast and whit all that good wine, I have to tell you I feeel a little dizzy right vow.
Anyway - geez, two little dogs are having sex on the sidewalk beside the bus! and there is a cute girl in the seat in front of me and she's blushing!
Do you hear that buzzing sound or its just me?
What was I saying? Ah, yeah, eating.
So I just ate a chips (ham flavour, they have strange flavour for chips here, dontyouthink?), ya no, to fill my estomach - fuck, a hoouge train is crossing the road now, woah, that's noisy!
The cute girl is back to white color, now. Well, not white-white, not like yo and me, sory, you and me, but kinda caramel-white, looks delicious, but that's another stori-y.
Hard to write on a bus with that unstable road below me - or is it the eight or so glasss of wine I had in the lost- fuck, last 2 hours? Hard to say.
And the bus is turning again, where are we? I have no glue.
But the driver said si when I asked va a Mendoza, so I guess he knows - why knows takes a K if it's for no use at all? Just wondering.
Hey, look, a church!
Everybody is speaking spanish in the bus. Sooo weird!
We're passing in front of a peluqueria and that reminds me that I have to get my air cut. Hair, sory.
I bought a nice rosé today, a Malbec and - Ho, the cute girl is getting off the bus, at the corner of Vasquez and - I can't see the name of the crossing street from - oops, hey, another church!
They have a lot of churches around here, but happili, they have more wineries.
The chofer just put the radio on, and I hear Hall and Oates, oh, the song is over... what is it now? Wow, Electric light orkestra, it must be... Last train to London, I think - or was it by Earth Wine and Fire? Cant remember.
There is definitelikely more bus around me so I bilive we are in the city.
Hey, I almoast forgot, I also visited a olive plantation today - interesting - and I had a few olives, so I gueess I was lying when I wrote that I'd'n't anythink to eat since breakfeast but whatever, I ate 2 olives at the olivicola.
And - oh shit, it's my stop!
Byebye my deer,
Hyugo
zxx

Dear Claire (Maipu)

Dear Claire,
It's me again, writing this time from Argentina. Right now, I'm in a bus groupo 10 numero 182 heading to the town of Maipu, in the Mendoza province. I'm still in the city of Mendoza itself, where I've just boarded the bus, on calle Rioja.
Big trees cast shadows over the streets here, and I find it a blessing with the sun way up in the blue and cloudless sky of this dry part of the country, even if it's end of winter here.
I'm in Argentina for a month or so now, and I have to say that I love it.

Incredibly breathtaking landscape, tasty cuisine, strong and sweet wines and beautiful people, what more can I ask for, other than sharing it with you, dear?
Speaking of wine, if I'm heading to the small Maipu today, it's because it's located in the heart of wine country. The Mendoza province is producing roughly 75% of all argentine wine and it's well-known all over the world. If you go to a good wine store in BC, ask for the Trapiche. Their Malbec is the most well-known grape, but I have to say that they're also producing a really honest Cabernet-Sauvignon and a great and fruity Chardonnay, among others.
So wine country it is, this afternoon. I'm planning to hit a couple of bodegas and might take a look at an olive plantation while I'm in the aera.

I've done the wine tour and tasting a few times before - the sweet, strong and complex Porto, at Sandeman in Portugal still being a lively memory - and I'm starting to get the twist of it.
Actually, all that tasting of different wines, from different grapes, provinces and countries is not so far from our shared experience at tasting the coffees of the world, dear ex-partner and coffee master!
That is one of the reasons I thought of writing to you about it today. That and the fact that some of my favorite Chardonnay is produced in your Australia. Besides, I so often think of you, dear, but I'm also often too busy adventuring (or winetasting) my way to write to you on a more regular basis.

Heading south-east, now, an avenida Colon, slowly leaving la ciudad behind me. La ciudad is what they call the city of Mendoza, here, since the city shares its name with the entire province.
The sunlight is piercing through the bus window and starts burning my left ear and part of my neck. I guess I'll have to put sunscreen once in Maipu. These dry wine plantations are always really hot places, winter or no winter. Anyway, with winter temperatures reaching over 20-25 degrees, I wonder how the grapes survives their summer!
And since Mendoza is also like the Cafayate area (up north), it's raining like a milimeter or two every year or so...
It still amazes me how you can get such a difference in weather and landscape so near to the Andes. Yesterday, I went for a two hours bus ride west of Mendoza, to the cordiliera de los Andes to have a look at the Cerro Aconcagua. Aconcagua is the highest peak of the Americas, among other titles, and if the summit is really impressive, it's all the surroundings of the many levels and snowcaped peaks of the cordiliera that blew my mind away.
Best is it's not my first time in parts of the Andes - far from it - but it's still an amazing wonder to see and an amazing journey to travel in the heart of the cordiliera.
Anyway, yesterday was all about cold and high-white peaks, and today, less than 175 km away, I'm burning under the sun and going to have a glass of Cabernet-Sauvignon really soon.

And my bus is now reaching Maipu - we are following the old railroad, which shows empty hangars and rusty containers here and there. I'll have to let you go, then, and put away my pen and paper.
But I'll tell you what; that first glass of wine, I'm gonna take it for you, my beautiful friend, then I'll have the feeling that we'll share it in a way you surely understand and appreciate.

And I'll take that wine with love, dear, as I always do whenever thinking of you.

Cheers,
Hugo
xx

Maipu, Mendoza, Argentina
September 4th, 2007.

El Che - Argentine, origines et évolutions idéologiques

Je viens de passer plusieurs jours a Buenos Aires, Rosario et Cordoba, régions ou Ernesto Guevara a passé le plus clair de son enfance et son adolescence.
Apres avoir exploré l'Equateur, le Pérou et la Bolivie, l'aventure Argentine a éclairé d'un jour nouveau mon exploration des mondes d'El Che Guevara.
L'Argentine, comme je l'ai souvent mentionné depuis mon entrée au pays natal de Guevara, est bien différent des autres pays latinos que j'ai visité (J'allais dire unique, mais je n'ai pas visité tous les pays d'Amérique latine - pas encore en tous cas)...
Ernesto est né a Rosario mais a vécu aussi a Buenos Aires et Cordoba (Alta Gracia, dans la banlieue). L'Argentine du Che était certainement différente de celle que j'ai visitée, mais les pays andiniens l'étaient aussi. La proportion de différence, par contre, n'était pas si différente, a mon avis. Et cette différence culturelle et politique a certainement fortement influencé l'évolution idéologique de Che Guevara. C'est incontestable.
L'Argentine est un pays éduqué, avec un systeme de santé et d'éducation dont les pays comme le Pérou et la Bolivie reveront encore dans 20 ans. Ernesto étudiait, et lisait (c'était un de ses dadas d'enseigner a lire aux guerreros qui l'accompagnaient dans ses campagnes révolutionnaires) de la littérature mondiale (et pas seulement de la philo, mais aussi de la philo et de la politique). Le Péronismo avait marqué son enfance (son pere était anti-Péron) mais ses voyages en Argentine puis son premier voyage a travers l'Amérique du Sud allaient changer son point de vue. Il allait voir au Pérou entre autres, ce que les systeme de droite sous impérialisme américain avait fait des latinos de ces pays, par opposition au systeme argentin et au péronisme. Bref, en un mot, il allait voir les bienfaits pour la population en générale, pour un peuple, des politiqus de gauche. Par opposition a sa culture argentine, il allait voir la pauvreté et les immenses écarts entre les gens pauvres et les quelques membres des classes riches des autres pays.
Son second voyage a travers l'Amérique latine allait - j'en ai déja glissé un mot sur ce journal lors de mon passage en Bolivie - faire de lui un témoin de premier plan des événements politiques au Guatemala et en Bolivie, ou comment l'influence impérialiste nord-américaine allait contrer les politiques de gauche démocratiquement implantées dans ces deux pays. Il allait voir comment ces changements sociaux s'avereraient inutiles et impossibles a maintenir quand l'empire américain en décidait autrement. Il allait finalement en conclure que la "révolution tranquille", pour utiliser un terme bien québécois, était impossible et que la seule voie vers la gauche était la révolution armée.
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Ce qui me fait demander, dans une parenthese personnelle, si le Québec avait eu une ressource importante et controlée par les américains, aurait-on pu faire la révolution tranquille et reprendre le controle de cette ressource?
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La rencontre avec Fidel Castro, a la fin de son second voyage en Amériques, allait etre déterminante, puisque non seulement la révolution cubaine et son succes allait confirmer les conviction du Che a propos de la necessité de la lutte armée contre l'impérialisme, mais elle allait aussi lui donner l'opportunité de faire passer quelques idées marxistes vers Fidel. (J'ai lu que cette rencontre avec Fidel et la campagne cubaine avait fait du Che un marxiste, mais c'est plus l'inverse qui s'est passé, Che était marxiste et bien ouvertement bien avant Fidel, plus fin stratege politique).
Enfin, avant sa campagne bolivienne, Che Guevara allait visiter Péron, alors en exil en Espagne, et allait lui dire que s'il réussissait la révolution bolivienne, il allait ensuite s'attaquer a son pays natal, alors en prise avec un gouvernement militaire non-démocratiqument élu, et ramener Péron au pays.
Ernesto avait fait un long chemin depuis Rosario et son pere anti-Péron.
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En faisant le chemin de Buenos Aires a Cordoba en passant par Rosario, j'ai compris son évolution idéologique, puisqu'encore aujourd'hui, l'Argentine est un vibrant témoignage de la réussite des politiques sociales et de bons programmes sociaux d'un pays. C'est d'autant plus admirable qu'ils l'ont fait en luttant pour conserver une démocratie, ce que meme Fidel n'a pas apporté a Cuba.
En terminant ce trop cours billet, entendons-nous bien, l'Argentine n'a ni un systeme économique et politique ni une situation parfaite, mais en autant que l'Amérique latine soit concernée, ils sont socialement des décennies en avant des pays andiniens. Et je ne vois que les politiques impérialistes a pointer du doigt comme principaus responsables, puisque les pays comme l'Equateur et la Bolivie et le Pérou ont beaucoup de ressources naturelles, mais ces dernieres ont toujours été exploitées au profits d'enreprises américaines ou au profit personnel de dirigeants corrompus, supportés par les entreprises (et le gouvernement) des États-Unis.

Pas étonnant que le patriotisme continental bien bolivarien du Che se soit focussé contre l'impérialisme américain, donc. Et son origine argentine y est pour beaucoup dans son constat et son évolution. (Paradoxalement (ou non?), c'est aussi grace a l'évolution de l'Argentine de Péron et a la possibilité d'étudier et de lire que le jeune Ernesto allait pouvoir s'instruire et comprendre tout ca lors de ses voyages).

dimanche 2 septembre 2007

Avec le toit des Amériques devant moi

Le toit des Amériques, c'est le Cerro Aconcagua.
Le Cerro Aconcagua est un sommet des Andes, situé en Argentine, près de la frontière avec le Chili.
Ce sommet, qui atteint 6962 mètres au-dessus du niveau de la mer est le plus haut sommet de toutes les Amériques. Mieux encore, en fait, en dehors de l'Asie, c'est le plus haut sommet au monde.
Et le Cerro Aconcagua, j'irai y jeter un oeil demain dans la journée.
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Pour vous mettre à jour, j'ai quitté Buenos Aires pour Rosario, puis Cordoba, puis Mendoza. Je n'ai pas eu l'occasion de bloguer sur Rosario et Cordoba (et je n'en aurais pas fini avec Buenos Aires, en fait), faute de temps ou d'ordinateur coopératif, parfois, alors je ferai un peu de rattrapage, mais bon, voilà, je suis à Mendoza, une jolie petite ville (130 000 habitants, charmant centro, jolies plazas, beaucoup de vins...) de l'est argentin.
Je suis arrivé ce matin (2 septembre) par un autobus de nuit de Cordoba vers Mendoza et à part trouver une auberge, prendre une douche, prendre un excellent déjeuner (quelques medialunas et un cafe con leche, ces argentins savent préparer des délicieuses patisseries et un excellent espresso!) acheter un billet pour l'expédition de demain dans les Andes, puis réserver un billet pour la frontière du Chili pour mercredi, j'ai visité un vignoble des environ (le seul ouvert le dimanche - je déteste les dimanches !), j'ai déniché une épicerie "Carrefour" (chaine francaise) qui vend un superbe camembert, une baguette fraiche et un Chardonnay fruité comme je les aime. Bref, une journée relax, avec un peu d'organisation... et le programme pour les deux prochains jours.
Après la balade dans les Andes de demain (une expédition de 12h, quand meme), ca sera la journée des vignobles mardi (je prévois en visiter certainement 3 et il y a un producteur d'huile d'olive dans les environs, on ira peut-etre jeter un oeil à sa production aussi, ca pourrait etre intéressant), puis le départ de l'Argentine mercredi (avec un peu de tristesse, j'avoue).
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Mendoza et sa région est un endroit chaud et sec, célèbre pour ses vins (Malbec, entre autres, mais aussi Chardonnay et Cabernet-Sauvignon), dont le Trapiche est un des plus vendus chez nous au Québec. La visite de quelques vignobles est donc quelque chose qui me semble intéressant - sans parler de cette délicieuse habitude qu'ont les vignobles de faire des dégustations suite aux visites! Hic.
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Je ne ferai pas l'ascension de l'Aconcagua, toutefois, bien que le sommet n'ait pas la réputation d'etre si difficile techniquement. Premièrement, je n'ai pas l'entrainement nécessaire (un peu d'acclimatation en altitude ne ferait pas de tort, je suis en basse altitude depuis un mois, et à plus de 6900 m , c'est pas une marche de santé de deux heures, hum). Ensuite, eh bien le sentier est fermé jusqu'à l'été (décembre à février ici; rappel, nous sommes en fin d'hiver, début du printemps), pour des raisons évidentes, alors personne ne fait le sommet de l'Aconcagua en ce moment...
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Mais je me suis dit que tant qu'à etre si près du sommet des Amériques, je ne pouvais pas au moins aller le voir et lui offrir mes respects. Et puis je me trouverai bien d'autres sommets à gravir d'ici la fin du voyage. Ce n'est pas ce qui manque dans les Andes, croyez-moi!
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