vendredi 25 février 2005

Tu me manques, I miss you, te extrano...

La vie est parfois douce malgré tout.
En ce moment, à Montréal, je me sens un peu loin de plusieurs personnes, ce qui est évidemment une situation qui n'est pas parfaite, j'aimerais que ces trois personnes, que j'aime tant, soient toutes les trois près de moi, mais c'est la vie.
Cette semaine, j'ai reçu un courriel de chacuen de ces trois personnes, presque la même journée, en fait... et chacune me disait, à sa manière, et dans sa langue, que je lui manquais... ça adoucit le sentiment de vide qui m'habite lorsque je pense à elles... et je les aimes et les remercie pour ça, pour avoir mis un sourire sur mon visage et pour m'avoir réchauffé le coeur...

mercredi 23 février 2005

And..... here I go agaaainn...nnnn..........!

I thought that people had enough... of silly love songs....
hehehe...
Ben oui, here I go again.....
Je vous écris en direct de Montréal... où je passerai les quelques prochaines semaines/mois.
En un mot comme en cent, quand tout l'univers semble conspirer pour ou contre vous, vous n'avez pas d'autre choix que de suivre les signes....
Kumiko, Ryoko, Claire, Tak, Suz, Tamy, nos vies semblaient toutes destinées pour se voir et se croiser dans cet espace-temps qu'a été Vancouver d'août 2004 à février 2005, et tous, nous semblions destiner à quitter Vancouver au début de 2005...
Une toile, entre London, Paris, Los Angeles, Kiushu, Kyoto... et Montréal...
Me voici donc à nouveau dans la métropole Nord-Américaine de la neige et du froid, puisque mon avion a atterri par une bordée de neige (la première depuis des semaines d'après ce qu'on m'a dit ici, évidemment), et par moins 25 degrés, of course!
Whaaaat..ttttt...ever!
Bon, ben c'est ca. Coup donc. Montréal, en attendant de savoir si oui ou non je vais aller au Japon au mois de juillet. D'ici là, bien des choses peuvent se produire, et j'ai des plans B, C et même D si jamais le plan A du Japon ne fonctionne pas. On n'est jamais mal pris avec toutes les villes intéressantes qui me reste à visiter de par le monde!!!
Avis à tous les québécois, donc, je suis là! haha!!

En fait, tout s'est décidé très vite, et ça aurait pu changer, alors j'en ai pas parlé ici, puisqu'en plus, je voulais faire une petite surprise à ma mère, en étant juste là lors de sa prochaine visite à Montréal (c'était hier)... mais la Gigi est perspicace, elle avait deviné que je m'en venais et comme elle commence à être habituée à mes arrivée-surprise, elle trouvait normal que je n'en ait rien dit, ça faisait même partie de la confirmation de ses soupçons!
Ennn tk, j'ai un nouveau boulot, ici, dans le vieux-montréal, ce qui est agréable finalement, de retrouver ce quartier à l'architecture tellement jolie, toujours un plaisir pour les yeux... et même si je suis revenu depuis seulement quelques jours, je reçois déjà pleins d'e-mails d'amies qui s'ennuies, alors c'est en quelques sorte réconfortant de savoir que les gens sont encore là même si la vie continue et que l'univers nous a expédié chacun dans notre coin de planète... on se retrouvera bien dans un autre espace-temps, et je ne doute pas que ça sera aussi stimulant et agréable...
Cette époque Vancouver août 2004- février 2005 aura été une des périodes de ma vie les plus calmes et sereines, et je garderai plusieurs moments très forts comme parmi mes meilleurs souvenirs.
Merci à mes amis ci-haut cités, merci, merci et merci. Je vous reverrai à Paris, Fukuoka, Los Angeles ou Montreal... ou ailleurs, qui sait, et ça fait partie du plaisir de ne pas savoir, mais de juste se laisser aller et de suivre les signes, et son instinct, un peu.
Sur ce, je vais dormir, a l'heure de l'est, alors que le soleil s'est à peine couché sur la côte ouest et qu'il se lève sur Paris d'ici peu tandis que Tokyo est quelque part demain matin déjà...
C'est un peu le mystère des méandres du temps, mais c'est une toute autre histoire, et je laisse le plaisir de vous la raconter à un autre ami, que je retrouve à Montréal avec grand plaisir ;-)
b safe. H.

vendredi 18 février 2005

Japanese idol !

hey... écoutez-vous American Idol? Les sélections où les trois juges reçoivent les candidats potentiels en audition, où chacun chante un bout de chanson et est jugé par la suite et reçu avec un Welcome to Hollywood, ou bien un retourne chez toi?...
J'ai pensé à ça puisque ce matin, j'avais mon entrevue pour mon poste au Japon, et ma foi, il y a plusieurs candidats mais aussi plusieurs postes, et nous étions tous interviewés par trois personnes... à un moment, avant l'interview, j'ai blagué car tout le monde avait l'air nerveux, personne ne savait comment ça se passerait... j'ai dit, c'est comme Japanese Idol, ils sont trois, vous chantez un bout de chanson et ils te disent ou bien retourne chez toi ou bien Welcome to Tokyo, Baby! :)
Anyway..... ça c'est pas trop mal passé, je pense, difficile de dire avec ces choses-là, mais mon feeling n'est pas mauvais. Réponse à venir mi-fin avril, on verra à ce moment-là si oui ou non j'irai au Japon cet été... à suivre.................

jeudi 17 février 2005

Montée de lait !

Ok, c'est quoi l'affaire? ça vous semble pas surréaliste l'espèce de super big deal trip de journaliste que radio-canada fait avec leur méga enquête sur la sécurité d'hydro-Québec? What the fuck??
Ok, je me calme.... je voulais juste quelques nouvelles sur la situation au moyen orient, alors j'ai synthonisé le téléjournal de la télé d'état.... pour me faire rabacher l'affaire dont tout le monde se fout sur Hydro, pendant quoi.... 25 minutes en ligne..... et c'est pas fini, on nous en promet plus au point! Bordel.........
Aie, je suis sérieux, là....... on parle des nouvelles à la télé d'état, et on trouve que c'est plus important de parler de ça pendant 25 minutes???? COME ON! Vous voulez mon avis, les terroristes semblent plus impliqués à ce qui se passe à Beyrouth en ce moment que par les brèches dans la sécurité des barrages de la Baie James, non?
Le pire, c'est qu'on va ensuite alarmer les américains à qui on vend de l'électricité, comme s'ils n'étaient pas déjà assez parano comme ça....
et puis quoi..... après ces 25 minutes, Bernard Derome reviens de la pause et dit d'un ton solonel que c'est un jour triste..... puisque c'est officiel, la saison de Hockey est annulé. Ok, je me répète, WHAT THE FUCK????
Moi, je peux prendre mes nouvelels un peu partout, pas juste au téléjournal et dans les journaux québécois (ou je ne doute pas, on ne parlera que d'Hydro demain matin), mais le citoyen moyen au Québec, fait-il l'effort de s'informer que je fais?
Ça me désole de voir à quel point souvent on est renfermé sur nous-même au Québec..... a-t-on si peur de découvrir ce qui se passe dans le monde, qu'il y A un monde à l'extérieur de nous, de notre nombril..... give me a break......
ok, voilà, c'était ma montée de lait...... fallait que ça sorte..... come on, 25 minutes sur l'Hydro, tout le monde s'en fout, y compris les terroristes.... et sinon, s'ils veulent VRAIMENT bombarder les barrages d'Hydro, y'a pratiquement rien qu'on puisse y faire........ Tout ce 25 minutes au téléjournal sentait mauvais, sentait le trip de journaliste qui vient de mettre la patte sur quelque chose de plus qu'un concurrent, peut importe si c'est pertinent d'en parler si longtemps ou de s'acharner sur le sujet.... n'importe quoi!!!!!
Sur ce, je vous suggère de diversifier vos sources d'information, surfez sur le web un peu plus, la Presse et la Télé majuscule semblent devenir de plus en plus obsolète avec les ans....... c'est presque ridicule......... non, pas presque, c'est ridicule.....!
Je vous laisse là-dessus....

mardi 15 février 2005

Beyrouth, le choc.

C'est, comme plusieurs personnes sur cette planète, sous le choc, que j'écris ceci...
J’allais écrire un court texte pour ce journal, à propos de ma réaction face à ce qui vient de se passer à Beyrouth, capitale du Liban. Je me suis par contre rendu-compte que mon opinion devait d’abord être mise en contexte, puisque j’ai peu parlé de mon intérêt pour cette ville et ce pays sur ce weblog…
Et pourtant…
Une des premières scènes de la troisième partie de mon roman en cours se déroule à Beyrouth. Comme la plupart des scènes Européennes se déroulent dans des villes que j’ai visité, je n’avais pas une immense recherche à faire pour être crédible dans ma description de l’endroit. Mais n’étant jamais allé au Liban, j’ai donc fait quelques recherches. Après avoir lu quelques pages sur cette ville, j’ai tout de suite été fasciné par divers aspects de sa culture et de son histoire.
J’ai une très bonne amie qui est originaire de Beyrouth et l’entendre parler avec affection et passion de cette ville et de son pays m’a aussi beaucoup inspiré. Je travaille présentement sur une nouvelle située à Beyrouth suite à divers commentaires qui ont évoqué des images dans ma tête et pour se faire, j’ai donc poussé mes recherches.
Puis, une autre amie, française rencontrée en Équateur m’écris et me dit qu’elle ira peut-être faire du volontariat cet été, et une des possibilité est d’aller au Liban. Elle se demandait quels étaient mes projets, en évoquant la possibilité de se rejoindre là-bas si jamais je voulais faire du volontariat cet été aussi comme l’an dernier.
Enfin, lors de mes recherches à la bibliothèque publique, je suis tombé sur un livre sur l’histoire moderne du Moyen-Orient qui avait l’air très bien fait et bien documenté, alors j’en ai commencé la lecture, fascinante et qui aide définitivement à mieux comprendre les racines du/des conflits au moyen-orient.
Et donc, voilà, je reviens à peine de San-Francisco et je regarde les nouvelles à la télé et voilà…. Voilà le contexte dans lequel j’ai vu ce qui s’était produit à Beyrouth cette semaine.
Ça été un choc. Un véritable choc. Quand ces choses-là se produisent et qu’ils arrivent dans un endroit que vous ne connaissez pas, on dirait que ça vous rejoint moins… mais à voyager, la planète rapetisse, vous connaissez plus de places… et plus de gens. Je connais quelques personnes originaires de Beyrouth, dont cette bonne amie qui aime tant cette ville, alors j’ai été très touché de voir ce qui s’était produit.
En un paragraphe, disons simplement, pour les non familier avec le Liban, que ce pays est sorti il y a envron 12 ans de 15 ans de guerre civile, et que la reconstruction et réorganisation a été exemplaire de mon point de vue, pour ce petit pays du moyen-orient. Ainsi, de voir l’architecte d’une bonne partie de cette reconstruction assassiné laisse un gout très amer. Rafik al-Hariri était ancien premier-ministre, mais opposant au président actuel, lequel est supporté par les Syriens. Le problème, c’est que tout le moyen-orient a un œil sur ce petit pays pour diverses raisons, et que la Syrie l’occupe plus ou moins depuis une trentaine d’année. Le retrait des troupes syriennes est au centre de ce qui s’est passé. L’homme politique visé par l’attentat est un libéral, qui œuvrait pour ce retrait des troupes armées de Syrie. Il avait l’appui de la communauté internationale et d’une bonne partie de la population libanaise. Une résolution du conseil de sécurité de l’ONU demande officiellement à la Syrie de se retirer du Liban. Le président, pro-Syrien, et le gouvernement Syrien font les sourds devant l’ONU, puis l’ex-premier-ministre est assassiné. 2+2, les amis… j’espère que la communauté internationale fera quelque chose, on oublie historiquement le Liban, puisque le monde est concentré sur Isræl/Palestine, mais la France a déjà réclamé une enquête internationale sur cet événement, ce qui est bon signe. Background utile pour appuyer mon opinion: le gouvernement français et le gouvernement américain ont fait en partie pression sur la Syrie récemment, et la France est derrière la résolution de l’ONU. Rafik al-Hariri, assassiné cette semaine, était connu comme un ami personnel de Jacques Chirac et de Bill Clinton…
Anyway, ça été un choc, puisque c’est effrayant quand on connaît des gens de là-bas, et qu’on planifie à court ou moyen terme d’y aller soit-même. Car Beyrouth (et le Liban) est une destination que je visiterai dans un proche avenir, c’est certain. Choc aussi de voir que maintenant, tout le monde risque de regarder sans rien faire alors que la Syrie s’empare d’un pays qui a été reconnu un jour comme la Suisse du Moyen-Orient (Beyrouth a aussi été appelé le Paris du moyen-Orient pendant longtemps avant la guerre civile.)
Je reconnais que mon résumé est très fragmentaire et simpliste, mais il serait bien évidemment un peu long d’expliquer tout le background de la situation libanaise, pour ce que j’en sais d’après mes récentes lectures de quelques livres… en fait, c’est pas pour rien que ce conflit fait l’objet de centaines de livres depuis des décennies…
Le tout ne m’empêche pas d’être très concerné par ce qui s’y produit et de vouloir partager avec vous la consternation et l’inquiétude qui a marqué ma semaine, jusqu’à maintenant.
La planète est définitivement petite, à chaque fois que quelque chose se produit quelque part, j’ai de plus en plus l’impression que ça arrive près de chez moi, d’une manière ou d’une autre…
Je vais certainement surveiller attentivement la suite des événements à Beyrouth…
Et vous invite à faire de même…
Et un jour, je vous parlerai de Beyrouth et du Liban alors que je serai sur place pour le faire...

Photos de San-Francisco!

J'ai mis en vitesse une petite page web avec quelques photos de San Francisco. Photos et courtes descriptions sont affichée sur une seule page, donc ça peut être long à télécharger si votre connexion n'est pas rapide... désolé...
Le lien vers cette page est maintenant à droite dans cet esprit vagabond et y restera un temps.
Bonne visite virtuelle, la sélection de seulement quelques photos s'est avérée difficile, j'ai pris plus de 100 photos pendant mon trop court séjour à San Francisco :)

lundi 14 février 2005

City-Girl by the sea

San-Francisco is a girl
Born and raised by the sea
Sparkling yet with ups and downs
Smiling under the California sun

San-Francisco is a cute girl
Charming, exotic, friendly
With multiple voices
Alive, beautiful and warm

A few dates with her is just enough
To wake you, charm you, thrill you
You don't want to leave San-Francisco behind you
Nor you want her to leave you behind

I fell in love with San-Francisco
I will never forget her hills
I miss San-Francisco already
I need to write about her
And see her again one day
My City-Girl by the sea

H. Morin
Feb. 14, 2005.

samedi 12 février 2005

Bienvenida a San-Francisco!

Wow! C'est le premier mot qui me vient a l'esprit pour parler de San-Francisco.
Je me trouve dans un petit cafe d'un quartier espagnol de la ville, tres anime, tres remplie de gugusse, et d'artistes independants, sud-americains pour la plupart, meme si le cafe porte un nom francais (la Boheme).
San-Francisco est superbe, architecture interessante, diversifie, beau paysages, animee, bref, je suis tombe en amour avec cette ville, qui est officiellement devenue la plus belle et interessante ville que j'ai visite en sol etatsunien.
Plus de details apres mon retour, je ne veux pas passer mon temps ici sur le web, evidemment, surtout qu'aujourd'hui, le soleil californien est genereux :)
Hasta luego amigos,
en direct de San-Francisco, c'etait l'esprit vagabond qui vagabonde encore...

mercredi 9 février 2005

The road to San-Francisco

Heyhey.... demain matin, je prends un bus pour San-Francisco.......
ce qui signifie au moins 24 heures de silence radio sur ce blog :) si jamais j'ai l'occasion de vous ecrire de la-bas...
sinon, ca signifie 4 jours de silence radio, donc ne vous rongez pas les ongles, chers lecteurs avides de nouvelles informations.... et je prendrai 399 photos que je rendrai disponibles sur le web apres coup... bon, peut-etre une ou deux de moins...
hasta luego amigos....... California, here I come!!

dimanche 6 février 2005

Peintres, peintures et sculptures et autres considérations artistiques floues

Je me suis rendu compte, après avoir dressé mon Top 10 de mes films de l'année, chose que je fais à chaque année depuis un certain temps déjà, que j'avais aussi un Top 10 cinéma sur mon site web personnel... Étrangement, j'ai jamais songé sérieusement à faire un Top 10 de mes 10 livres préférés, ou mes 10 chansons préférées ou mes 10 tableaux préférés... Faudrait que je m'y mette sérieusement.
Mais pour ce faire, il faut avoir un peu de vécu derrière la cravate. Pour les livres, ça passe toujours, mais pour les peintures? J'en ai vu juste assez pour savoir que j'adore, et que voir un original est une expérience totalement différente que de voir une photo/reproduction. La photo/reproduction n'est en fait utile que lorsque vous avez déjà vu l'original, puisque le souvenir accompagne l'expérience. Idem pour les sculptures, pas assez d'originaux admirés pour me faire une opinion intéressante sur la question, je veux dire intéressante pour les personnes qui liraient éventuellement les résultats de mon appréciation.
Mais la peinture me manque, parfois... c'est pourquoi la première chose que je me promets de faire une fois les pieds à nouveau en sol Montréalais, c'est une visite à la collection permanente du Musée des beaux arts pour y admirer les tableaux. Et puis un jour, faudra bien que je retourne au Louvre pour y terminer ma visite de ce musée, et puis il y a les incroyables musées de Florence, aussi... tk...
J'ai tenté de faire un rapide scan des peintres qui m'ont le plus fascinés par leurs oeuvres... j'en ai rapidement identifié 8 qui semblent prédominer; Michelangelo et Raphaelo, Dali, Picasso et Toulouse-Lautrec, Vermeer et Van Gogh (et Rembrandt dans une moindre mesure, disons neuf, donc), et Leonardo. Le problème, c'est qu'avec Michelangelo, par exemple, comment séparer l'émotion devant l'oeuvre peinte et l'oeuvre sculptée? Mes Michelangelo favoris sont probablement son David, et sa Pieta. Picasso me procurre plus d'émotions par ses dessins et croquis que par ses tableaux, même s'il demeure souvent facinant.
Ça me fait réfléchir et me demander pourquoi c'est plus facile à discriminer avec les films? Évidemment, on parle de film, pas de créateurs, et la plupart des cinéastes, si j'avais à faire un top 10 de cinéastes, font des films, point. Il ne faont pas aussi de la musique ou de la littérature... mais est-ce le cas? Certains écrivent les scénarios de leurs films aussi... d'autres sont scénaristes mais pas réalisateurs... les frontières sont donc aussi floues au 7e art?
Cette idée pourrait me mener loin. En fait, suivant cette logique, je devrait faire un top 10 de mes tableaux favoris et mes scultures favorites, et le mettre à jour chaque fois que je vois quelque chose qui me bouleverse assez pour s'y faire une place... idem pour les chansons...
Évidemment, je ne me retrouverai pas à faire un top 10 annuel pour les tableaux, il faudrait pour cela que je m'intéresse assez à la production moderne, ce qui demeure marginal dans mon cas) et que j'en vois assez en un an pour me faire une opinion...
Tiens, quel serait le plus beau tableau que j'ai vu en 2005 so far? Hum... j'ai une image en tête, une partie d'image en fait, particulièrement intéressante. Je ne me souviens pas du tout du nom du peintre, peut-être n'aie-je même pas regardé de qui il s'agissait, mais il est probablement canadien-français (et fort probablement québécois, donc), j'ai vu quelques uns de ses tableaux à une des plus belles galeries d'art de Vancouver (mon opinion) qui appartient à Michel Blais, un québécois d'origine qui fait la promotions de créateurs canadiens et a un parti-pris pour les francos :)... si je repasse par cetet galerie, je tenterai de voir de qui il s'agit.
Intéressante ligne de pensée, non? Je me souviens tout à coup que j'avais dis (ou écris?) que si Lost in Translation était le «meilleur» film que j'avais vu en 2003, Girl with a pearl earing était le «plus beau»... encore une fois, les frontières sont parfois floues, non?
Et que dire de l'architecture? Un art aussi, en ce qui me concerne... dommage que la plupart des gens ne pensent pas ainsi, car dans ce cas, on aurait pas à subir la vue de certaines maisons ou édifices particulièrement horribles. Je pense encore à l'énorme et affreux édifice abritant le Sears downtown Vancouver, ou encore à cette chose absolument répugnante dans le parc de l'expo à Seattle (que je considère certainement le plus horrible édifice que j'ai vu sur la planète). On peut aussi penser au bureau de poste de Roberval (hehe), qui ne sera jamais beau, même dans cent ans, surtout lorsque l'on considère qu'ils ont démoli l'ancien (à l'architecture superbe) pour ériger cette boite. Tk... Long story...
Je sens que je m'éloigne de mon sujet, mais est-ce bien le cas? Je m'ennui de la richesse culturelle de l'Europe, je pense bien, où vous n'avez qu'à faire une heure ou deux de train pour découvrir un autre monde riche d'art et d'histoire... Il faudra bien que j'y retourne bientôt...
... si c'est le cas, je vous y emmenerai, par ce journal, avec moi... promis...

Médias, fugues et cinémas

Anecdote du jour:
Il y a deux jours, les médias font tout un plat d'une jeune fille d'une banlieue de Vancouver qui est portée disparue. On craint une fuge dû à des idées sataniques, la jeune fille lisaient des textes pas très catholiques, on craint la secte, ou pire encore, le kidnapping (well, maybe c'est pas pire, mais bon)...
Le jour où toute l'affaire passe à la une des journaux, Suzie va travailler normalement au Capitol 6, le cinéma du downtown. C'est le branle-bas de combat au cap 6, le manager ne sait plus où donner de la tête, les médias appellent sans arrêt et un camion de la télé se pointe d'ailleurs pour effectuer un reportage filmé devant l'édifice.
Pourquoi? Ben il paraît que la jeune fille qui était portée disparue a été retrouvée... dans une salle de cinéma, en train de regarder un film, tout bêtement...
A ce jour, pas moyen de savoir le fin mot de l'histoire... Au capitol, la moitié des gens ne savent pas vraiment ce qui s'est réellement passé, ni comment elle a été identifiée. On raconte qu'un autre cinéphile lui aurait parlé avant la projection et l'aurait reconnue comme la fille à la une des journaux, mais quelques autres journalistes cherchaient les coordonnées de l'agent de sécurité pour le contacter, semblant persuadés que c'était lui qui avait retrouvé la jeune fille... Chaque journaliste tentait d'avoir un scoop, donc personne se soucie vraiment de la vérité dans ces cas-là, évidemment... comme on le sait bien quand on connaît de l'intérieur une histoire rapportée par les médias. Chacun voulait citer le manager, qui n'était même pas lui-même au courant à ce moment-là, et il n'a donc pas donné son nom (la politique de la compagnie lui interdit de parler publiquement aux médias en son nom de toute manière), mais plus tard pendant son quart de travail, certains journalistes sont revenus pour lire son «name tag»...
Voilà. c'était l'anecdote en question.

vendredi 4 février 2005

Mika-San

Est-ce que je vous ai déjà parlé de mon amie Mika?
Mika est originaire de Hiroshima, au Japon. Je l'ai connu lors de mon embauche par Starbucks au café situé au coin de Dunsmuir et Hornby à Vancouver. Le manager, Sean Hatanaka, avait engagé Mika quelques mois avant de m'engager et nous avons donc travaillé ensemble pendant quelques mois. Une autre de nos collègue, karina, m'a hébergé lors de mon retour à Vancouver en août dernier. Enfin, une autre collègue, Mélissa, a averti Sean, désormais manager à Granville et Georgia, de mon retour et il m'a donc ré-engagé sur le champs.
Mika, c'est une petite japonnaise étonnamment énergique et dynamique. Elle a une forte tête, beaucoup de caractère et c'est probablement la seule personne sur cette planète à qui Suzie est totalement incapable de dire non. Un jour, mon amie Ryoko est allé travailler au Starbucks où Mika travaille maintenant, et à son retour, Ryoko, tentant de décrire Mika, l'a qualifiée de «Powerful», ce qui nous a bien fait rire, Sean et moi.
Mika enseigne le japonnais, elle a étudié pour ça au Japon, mais après un séjour ici, elle a décidé d'immigrer au Canada, la mentalité et le rythme de vie lui convenant plus. Elle déteste la paresse des canadiens anglais (!:), les trouve incroyablement slow (!:)2, mais adore les canadiens français (well, elle n'a travaillé qu'avec moi et Suzie, à part une exception, une fille vraiment bitchy qui vient de Chicoutimi (!:)3.....
Mika est une bonne prof de japonnais, elle a été impressionnée par ma connaissance (embryonnaire, soyons honnête) des alphabets japonnais. Mika déplore que depuis qu'elle habite au Canada, elle n'écrit plus souvent en kanji, et elle commence à perdre son kanji. Rappel; le kanji est ce systême alphabétique japonnais qui est inspiré des caractère chinois et qui comprend juste un peu moins de 2000 caractères différents.
Mika vient de terminer son training et elle sera promue assistant-manager pour Starbucks après-demain. pas mal pour une fille d'Hiroshima, longtemps le fief des Yakuzas (simplifions: mafia japonnaise). On dit de Mika-san que lorsqu'elle parle japonnais avec son accent d'Hiroshima, qu'elle est effrayante, cet accent contenant une sorte d'agressivité-latente qui vient probablement de l'historique et la culture yakuza de la ville. Même en anglais, je vous dirais que Mika est uen petite femme énergique qui peut être effrayante de détermination! :)
Mika, qui doit peser environ 150 livres pour ses 5 pieds et 4 pouces est d'une taille toute à fait normale pour les standards canadiens. Elle tente de visiter ses parents et amis au Japon une fois l'an (elle n'a pas toujours le budget pour faire le voyage), et à chaque fois qu'elle s'y rend, tout le monde là-bas lui fait remarquer à quelle point elle est grasse, dans les standards japonnais :). Information fascinante sur la culture japonnaise et confirmé par le fait que Ryoko (très jolie et parfaitement constitué physiquement ;) se qualifie aussi de très grasse selon les standards nippons.
Mika n'a pas d'e-mails. Elle a tenté quelques fois, mais sans trop de succès, n'y allant jamais et n'ayant que peu de raisons d'y aller; Mika utilise le téléphone à profusion que ce soit pour appeler ses amis dans le secteur de Vancouver ou sa famille à Hiroshima. Mika est une de ces personnes qui a la capacité de parler des heures au téléphone, ce qui me fascinera toujours.
Et comme je ne resterai pas toujours à Vancouver - et que nous avions évidemment perdu contact Mika et moi lors de mon précédent départ - il est possible que Mika tente à nouveau d'avoir un compte e-mail...
Voilà, c'était une petite présentation de mon amie Mika, devenue au fil des mois une bonne amie de Suzie aussi.

jeudi 3 février 2005

7 jours avant la Californie!

Ben oui, c'est officiel, L'esprit vagabond va aller visiter San Francisco pour quelques jours. Quelques jours, c'est vraiment pas long, mais coup donc, de quoi me plaindrais-je d'aller passer ces quelques courts jours sous le soleil (espérons) de l'État du gouverneur Schwarzenegger?
La semaine prochaine à cette heure, je serai donc quelque part aux alentours de Sacramento, on my way to San Francisco, que l'on dit la plus belle ville de l'ouest américain.
Plus de détails en provenance de là-bas, et j'aurai certainement quelques photos à partager avec vous après coup...
Je vous laisse, j'écouterai distraitement Who Wants to be a millionnaire dans quelques minutes... ça me tue cette émission de voir que quelques fois, les concurrents abandonnent ou se trompent sur des questions dont je connais la réponse... la semaine dernière, un gars est parti sans répondre à la question de qui avait écrit le roman L.A. Confidential. In-croy-able. ;)
Pour revenir à San Francisco, vous savez ce que j'aime? L'idée d'avoir un billet pour y aller, c'est déjà une bonne partie du plaisir. J'ai ramassé un Let's go et un Lonely Planet à la VPL et je vais lire pendant quelques jours pour préparer mon petit trip là-bas.
A plus.

Des Ti-namis pour le Tsunami ;)

Ah, la musique, c'est souvent la clé de plusieurs choses, n'est-ce pas? J'adore la musique et j'ai toujours aimé la musique, et j'ai des gouts, disons, eclectiques, en musique, mais coup donc, j'ai appris à m'assumer :)
En fin de semaine dernière, quelques artistes canadiens (anglais) se sont regroupés sous l'initiative de Chantal Kreviazuk et Raine Maida pour présenter un concert bénéfice au profit des survivants du Tsunami qui a frappé le sud de l'Asie le mois dernier...
Suzie et moi avons assisté à ce concert, avec quelques 17998 autres amateurs de musique canadienne... et n'avons pas été déçu de la performance. Vous avez peut-être jeté un oeil sur le concert, puisque toute l'affaire était retransmise en direct sur CTV et animé par Rick Mercer (une sorte de Jean-René Dufort canadien anglais, si jamais vous ne le connaissez pas).
Le groupe Delirium a ouvert le bal, suivi par Chantal Kreviazuk, puis Raine Maida, qui sont mari et femme dans la vie civile :) Amusant comme je ne connaissais pas beaucoup ces artistes avant de résider en BC il y a quelques années. Kreviazuk est une star ici, au même titre que plusieurs des stars de la chanson québécoise. Maida est membre de Our Lady Peace, pour ceux qui connaissent. Jusque là, c'était un concert très agréable. Kreviazuk a une voix superbe et ses duos avec Maida étaient inspirés (dont une très belle interprétation de bridge Over Trouble Water). J'avoue que je ne connaissais pas Delirium avant ce concert. C'était plutôt intéressant comme performance.
Puis, le groupe Sum41 est venu brasser la cage du colisée. Un groupe de jeune qui sont énergiques et font beaucoup de bruit et littérallement fait exploser la place, j'ai adoré! Après toute cette énergie, le peak du show est arrivé avec la performance de BareNaked Ladies, décidément des grandes stars dans l'ouest, malheureusement pas assez connus au Québec, c'était la partie la plus forte du show, tous genres confondus. Énergique, drôle, superbe.
Avril Lavigne est ensuite passé pour sa partie du concert, un peu rebelle, elle avait l'air moins en forme que pour son propre concert vu le mois précédent à Vancouver. Elel a pas chanté ma chanson favorite, en plus, na!
Puis, la finale, Sarah McLachlan, que j'ai trouvé sublime mais que Suzie a trouvé so-so (Sarah n'est pas la tasse de thé de Suzie, disons). J'ai trouvé intéressant de revoir Sarah en spectacle après neuf ans, puisque je l'avais vu en première partie de Sting à Montréal en 1996... elle était très peu connue à l'époque, elle est une superstard aujourd'hui... (anecdote en passant, Sting devait faire un show au Sri Lanka au moment du Tsunami, il a donc du évidemment annuler et fera un concert-bénéfice la semaine prochaine en Australie)...
Enfin, pour la dernière performance, Sarah a invité tous les participants à chanter avec elle I Shall be released suivi de Hey Jude.
Le concert était présenté à GM Place (un peu comme le centre Bell), un auditorium de hockey mais conçu pour pouvoir offrir des concert avec une qualité sonore impeccable.
La surprise de la soirée; un numéro de stand-up comic de Robin Williams entre les performances de Sum41 et BareNaked ladies. Dé-li-rant.
Voilà, c'était Hugues pour l'Esprit Vagabond musical, en direct de Vancouver.

samedi 29 janvier 2005

En chemin vers la Californie?!

Hein? Quoi? Quand? Ou? Hehehehe...
Il faut parfois savoir lire les signes.
En arrivant à Vancouver, je me suis dit que cette fois-ci, contrairement à mon précédent séjour, je n'aurais aucune excuse pour ne pas prendre mon temps et aller au moins visiter une partie de la Californie. On pense évidemment à Los Angeles dans un cas comme le mien, amateur de films... mais comme j'ai entendu dire que la plus belle ville de la Californie est San Francisco, le plan était d'y aller à un moment donné.
Évidemment, les choses ne tournent pas comme prévu (presque jamais, en fait, mais c'est tant mieux, ça met du piquant, non?). Ainsi, il semble que la vie me rappelle vers l'est plus tôt que prévu, entre Vancouver et Tokyo, si mon projet d'aller au Japon se concrétise cet été.
Faute de moyens, je m'étais donc fait à l'idée de repousser la Californie à un séjour subséquent. Un paradoxe, quand on y pense. Je n'ai jamais mis les pieds en Californie malgré quelques années de résidence à une journée au nord... et n'ai jamais officiellement mis les pieds à New York malgré des années de résidence à moins d'une journée au nord...
Paradoxal puisque malgré la distance, j'ai visité Paris, Londres, Prague et Quito...
Entéka...
Mon amie Suzie il y a deux jours regardait les cartes et Atlas pour trouver une ville intéressante à visiter dans un rayon raisonnable pour un rapide trip de deux-trois jours... Pas grand chose. Avons vu Victoria, Seattle, Whistler... reste Calgary ou Portland, Oregon. Est-ce que ça vaut un aller-retour de 10-18h pour visiter éclair en une journée et demie? Poser la question c'est y répondre... surtout qu'avec l'hiver, calgary semble moins attirante, non?
Puis, une amie en route poru Loa Angeles s'est arrêté quelques jours à San Francisco récemment et m'A écrit qu'elel avait trouvé la ville absolument splendide!
Hum, douze heure de route pourrait faire un road trip amusant, en plus de visiter au moins une ville qui vaut le coup d'oeil...
Ainsi, en ce moment, je planifie une petite visite à San Francisco, d'ici deux semaines si tout va comme prévu..... allez savoir tout ce uqi peut se passer en deux semaines! Faut avouer que l'idée d'aller me balader à l'extérieur du pays, ne serait-ce qu'une couple de jours et aux USA, me donne des fourmis dans les jambes.
Je vous tiendrai au courant et tenterai éventuellement de prendre des photos pour vous de la ville du Golden Gate Bridge, qu'a traversé à pied Darth Vader, mais c'est une autre histoire...
Chao!!

jeudi 27 janvier 2005

Les autres nouvelles

J'adore l'Internet pour uen raison... on peut y trouver des nouvelles alternatives à ce que la presse traditionnelle nous réserve jours après jours...
Un exemple: hier aux nouvelles, il y avait le sujet des emplois qui semblent être plus précaires, moins permanent que par le passé, etc, etc. Résumer ce sujet en une nouvelle de deux minutes, c'est non seulement d'un ennui mortel, mais en plus, ça ne nous apprend absolument rien de nouveau sur cette situation. Est-ce vraiment une nouvelle? C'est comme la fait que Stephen Harper est contre le mariage gay, une nouvelle? Haha... personnellement, j'arrive à peine à croire que la chose soit encore l'objet d'un débat, alors l'opinion de Harper... tk...
Les deux nouvelles que j'ai aimé avoir aujourd'hui (via le net), c'est d'abord d'apprendre un phénomène étrange: les fans d'Harry Potter semblent se rendre en Israel, dans un cimetierre près de Tel Aviv pour rendre leurs hommages à un soldat britanique qui y est enterré, il est mort à 19 ans, et il s'appellait Harry Potter.
Autre nouvelle, qui date de quelques jours celle-la: le Tsunami qui a frappé l'Asie a évidemment frappé aussi une partie de la côte est Africaine, on n'en a pas beaucoup parlé, vu que l'impact a été beaucoup plus faible. A Mombaaa, au Kenya, un bébé hippopotame a survécu à la vague mais a perdu sa mère. Il a été adopté par une tortue géante qu'il ne quitte plus depuis.

Autre exemple de nouvelle plus intéresante que la crap qu'on nous sert dans les journaux et à la télé: Il y a des longues files d'attentes à l'entrée du Louvre à Paris, ces jours-ci, les visiteurs se précipitant pour aller voir la nouvelle pièce acquise par le célèbre musée, un buste sculpté par l'artiste Franz Xaver Messerschmidt au 18e siècle pour lequel le Louvre a payé 4.8 millions de dollars...
Et comem si nous ne savions pas encore que la température est complètement fuckée, et plus que jamais, et plus souvent que jamais, et pire au fil des ans, alors que les gens tentent de reprendre un ruthme de vie en Asie, l'Europe reçoit des tempêtes de neige... voir les images du nord de l'Espagne ou encore voir un homme déblayer son auto en face du Colosseum de Rome est aussi étrange...
a suivre...

* Mon Top 10 cinéma de 2004 *

A prendre avec le recul nécessaire, puisque contrairement à mon habitude, je n'ai vu que peu de films cette année. Je n'ai pas fait de décomte, mais je pense avoir vu à peu près 25% moins de films cette année que dans les dernières années...

10. Spanglish, de James L. Brooks.

Oui, le mélange d'anglais et d'espagnol joue dans mon appréciation du film, oui, le personnage de la jeune femme espagnole est un personnage auquel j'ai pu m'attacher vu les circonstances, mais par-dessus tout, c'est ce que vivent cette jeune femme et le personnage joué avec brio par Adam Sandler qui m'a rejoint le plus.

9. La Peau Blanche, de Daniel Roby.

Pour tout ce que devrait être un bon suspense, pour tout ce que devrait être un bon film québécois. Bien écrit, bien réalisé, direction photo exceptionnelle, totalement exportable puisque universel dans le ton comme dans les références.

8. Harry Potter and the prisoner of Azkaban, de Alfonso Cuaron.

Le meilleur film de la série, de tous les points de vue. Réalisation inventive, atmosphère et paysages, et enfin, les personnages semblent plus que des enfants, les costumes jouant pour beaucoup cette fois-ci. Et c'est aussi adapté de mon livre préféré de la série, et je l'ai vu alors que j'étais à l'étranger... et puis c'est ce film-là que j'ai vu en compagnie de quelques equatoriens de mes élèves qui allaient au cinéma pour la première fois de leur vie, comment oublier ÇA?

7. Closer, de Mike Nichols.

Le scénario est tellement bon, tellement coupant, chaque ligne de dialogue semble frapper au visage comme un coup de poing! interprétation aussi impeccable, je ne vois pas d'autres possibilité que de mettre Closer dans ce top 10, même si c'est un film dur, twisté et pas nécessairement le genre de film à aller voir avec sa copine, ou ses copines :) La parfaite illustration du lien entre un film et avec qui vous voyez un film dans votre souvenir de ce film.

6. Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet.

Oui, par moment, ça rappelle Amélie, avec Audrey Tautou devant la caméra et Jeunet derrière (et au scénario). C'est par contre très fort, poignant et drôle, un étrange moment de suspense et de détente, de sourire et d'angoisse, une réussite sur tous les plans par celui qui est devenu mon réalisateur français favori au fil des films.

5. Garden State, de Zach Braff.

Un must cette année. Encore un lien entre le film lui-même et les circonstances qui l'entourrent. Vu sur la suggestion d'une bonne amie australienne, alors le film me rappellera toujours cette amie. Et puis le scénario est le genre d'histoire que j'aime, ça racontre exactement le type d'histoire qui vient me chercher, comme Spanglish ou Girl with a pearl earing ou d'autres de mes films favoris dans le passé, c'est le genre de scénario que j'aurais aimé écrire.

4. The Incredibles, de Brad Bird.

Les trois grands films d'animation que j'ai vu cette année m'ont beaucoup plu. je parle de Shark Tale, Shrek 2 et The Incredibles. Ce dernier est par contre le plus original des trois, et celui qui évite le plus les références à la culture populaire pour fonctionner par lui-même. Un divertissement absolument parfait, un sans faute par une équipe de production qui ne m'a jamais décu depuis près de 10 ans, une rareté dans cette industrie, non?

3. Kill Bill, volume 2, de Quentin Tarantino.

J'ai toujours aimé les films de Tarantino, vous le savez. J'avais aimé Kill Bill volume 1 l'an dernier. J'ai ADORÉ le second volet de ce film, qui est à la fois meilleur (surtout pour ses dialogues, un point toujours très fort chez Tarantino), et qui rend meilleur le premier volet, un exploit en soi. La finale, pourtant téléphoné dès le dévoilement du titre du premier volet est pourtant remplie de surprises et d'une tension absolument brillante. Je ne m'attendais pas à être si ému, en fait. Superbe.

2. Eternal Sunshine of the Spotless Mind, de Michel Gondry.

J'aime beaucoup les scénarios de Charlie Kaufman (Adaptation et Being John Malkovich étaient mes favoris), j'aime beaucoup Jim Carrey lorsqu'il évite de grimacer, ce qui est rare, mais ce qui m'a fasciné avec ce film, c'est l'idée et son traitement. Non seulement on parle d'une histoire d'amour (norlame et ordinaire, disons, donc à laquelle on peut se référer, se reconnaître), mais on parle en plus de jouer avec la mémoire, de la perte, certes, mais aussi de découvrir que le réel, nos souvenirs, ne sont pas nécessairement ce qu'ils sont. Cette thématique est certainement l'une des plus forte qui soit en ce qui me concerne. Rappelez-vous Vanilla Sky, un des films les plus terrifiant que j'ai vu de ma vie... Eternal Sunshine est effrayant, poignant, drôle, bouleversant tout en demeurant hautement divertissant, un bijou d'une rare valeur dans une année que j'ai trouvée somme toute ordinaire. Un film à voir absolument. Et qui aurait tout aussi bien pu être placé numéro 1 cette année.

1. Diarios de Motocicleta, de Walter Salles.

Il fallait s'y attendre, un film espagnol en cette année espagnole pour moi :). Mais il y a plus. Ce film est là, en tête de cette liste, car je pense que c'est le film qui m'a le plus procurré d'émotions cette année. Évidemment, le fait que les personnages parcourrent l'Amérique du Sud, une Amérique du Sud de 1952 qui ressemble à s'y méprendre à celle que j'ai vu en partie en 2004, joue pour beaucoup dans cette émotion, mais il y a aussi le film lui-même, en tant que véhicule d'émotion subtil, qui ne joue jamais sur des effets faciles ou sur des punches de scénario. Un film émouvant donc, génial et inspiré sans en faire plus que le cinéphile le demande. un film qui donne définitivement le goût de faire le même road trip que ses personnages, un film qui donne l'envie de repartir à l'aventure, comment pourrais-je résister à cet appel?

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Voilà, c'était ma liste des 10 films que j'ai préférés cette année!!
je dois avouer que ce ne sont pas les films qui se sont bousculés pour entrer dans ce top 10, contrairement à diverses années passées ou le choix était difficile, je dois dire que seulement 5 autres films auraient éventuellement pu se faire une place...
je les mentionne donc en passant, dans aucune ordre particulier: In Good Company, sans faute, feel good movie, avec la belle Scarlett Johansson et The Terminal de Spielberg m'ont tous deux fait passer un original et agréable moment. Puis, Sky Captain and the World of Tomorrow, pour faire revivre le cinéma-divertissement créé par Lucas-Spielberg qui a bercé ma découverte du cinéma au début des années '80. Aussi, Farenheit 911 de Michael Moore, autant parce qu'il est amusant et ironique de voir aller le monde d'un point de vue à moitié désintéressé que parce qu'il n'y a absolument rien qu'on puisse y faire. Enfin, Bridget Jones: the Edge of Reason, parce que c'est drôle et british, et pour le souvenir.

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Le plus petit café du monde.

La scène se passe le long de la corniche, sur l'Avenue du General de Gaulle, juste en face de Pigeon Rocks. C'est le meilleur endroit en ville pour admirer le coucher du soleil. Je m'approche de la seule chaise libre du café, situé à cet endroit à cause du paysage, bien sur, mais célèbre aussi pour être le plus petit café au monde.
Sur la chaise me faisant face, une jeune femme est plongée dans la lecture d'un roman. Je m'assied. La jeune femme, seule cliente actuelle de ce café qui comporte deux chaises et une seule petite table ne lève pas les yeux de son livre. Je pose mon latte sur la table, faisant un peu plus de bruit que nécessaire, espérant attirer son attention, en vain. Je regarde le soleil, qui s'approche de l'horizon, réfléchissant une infinité de couleurs sur la Mer. L'ombre des Pigeon Rocks s'étire et les deux célèbres rochers révèlent au couchant des détails fascinants.
Je reporte mon regard vers la jeune femme, et regarde plus attentivement le livre qui la passionne tant qu'elle n'a même pas levé les yeux vers moi, ne serait-ce que par curiosité. Je souris, surpris, étonné même, par la coïncidence. C'est définitivement un signe. Elle est la première personne que je rencontre par hasard et qui lis mon roman. Pourquoi ici? La recherche de cette réponse deviendra ma raison de vivre pour les semaines qui suivront.
Je suis à Beirut depuis deux semaines, à la recherche d'un signe comme celui-ci. Une sorte de pélerinage. Je sens que je n'oublierai jamais ce coucher de soleil, ni ce plus petit café du monde. Ni cette jolie libanaise assise devant moi.
.....
(à suivre)

mercredi 26 janvier 2005

Le code de Leonardo

je suis en train de lire le roman The Da Vinci Code, de Dan Brown, superbest-sellers que tout le monde m'a dit de lire tellement c'est bon. Je me retourne donc en ce moment pour dire à tout le monde de le lire. C'est en effet un page-turner (j'en suis à la moitié), plutôt bien écrit, très efficace au niveau suspense, cohérent et intelligent, amusant et remplie de références artistiques que j'adore. Le fait que l'action se passe en grande partie à Paris, en partie au Louvre, et parle de peintures que j'ai admiré moi-même et sur lesquelles j'ai lu augmente de beaucoup le plaisir éprouvé à la lecture jusqu'à maintenant...
Je vous en ferai éventuellement une critique plus détaillée après ma lecture de la chose. Mais pour le moment, c'est un excellent roman.

Drinking, and a Jet plane...

He he...
Hier soir, c'était une soirée de sortie avec des copains de travail, en fait des copains tout court qui se trouvent à travailler aussi avec moi, mais ils sont plus que juste des collègues...
Aujourd'hui, c'était une journée passée avec mon amie Claire, nous avons marché et parlé et pris des photos, pris l'aquabus à False Creek, c'était une bien belle journée avec des couleurs et des formes intéressantes dans les nuages.
Ainsi, en ce moment, je reviens tout juste de mon close shift au Starbucks, et nous sommes donc un pichet de bière, trois sambukas, un long Island iced tea et une shot de whisky plus tard qu'hier :)
Ce matin, j'ai déjeuner avec Claire au Seb's, un petit resto-jazz-bar près de chez moi, vraiment cool comme endroit, j'y retournerai bientôt pour relaxer avec leur live jazz un de ces soirs...
Tout ceci a l'air bien beau et amusant, et ça l'est... dommage qu'une partie de ceci ait comme background une chanson que j'ai en tête depuis quelques jours et qui s'appelle Leaving on a jetplane, et quand c'est pas cette chanson, je fredonne malgré moi soit Blower's daughter (can't take my mind of off you...) ou bien quelque chose d'amusant comme California Girl...
go figure...
On s'ennui pas on s'ennui pas, c'est le principal... et des projets se précisent de plus en plus...