mercredi 17 août 2022

C'est un homard, un éléphant et un cacatoès à Hillerod

Hillerod est une petite localité sise dans le nord de la Zélande - la grande île sur laquelle se trouve Copenhague. Et on y trouve des choses étonnante:


Un homard dans un plafond rococo.


Un éléphant surmonté d'une jambe féminine.


et un cacatoès en bas relief.


On y trouve aussi cette roche gravée de l'histoire de Harald Blue Tooth, roi du Danemark autour de l'an 958, et la roche raconte(rait) sa conversion au christianisme. (Et oui, pour les curieux, c'est en son honneur qu'on a baptisé la techno sans fil Bluetooth. Le logo de cette techno est même tiré de l'alphabet runique, ce sont les initiales du roi Harald Ier.


Ah, on aperçoit également ce jazz band médiéval.


Et cette femme conduisant un attelage de dragons.


Ce bonhomme à l'allure austère garde toutefois l'entrée.


Et un iguane cracheur d'eau contribue à remplir la fontaine.


Sinon, dans une rue commerciale, on voit aussi quelques éléphants à côté d'une terrasse.


Et j'ai pu capter cette image d'un héron un peu hirsute, et bien vivant (il venait de prendre un bain), perché sur un toit de tuile rouge, avec quelques maisons de Hillerod en arrière-plan.


Ah, oui, j'oubliais. À Hillerod, il y a ce château, c'est là où l'on peut voir pas mal tout ce qui précède. Le château a été érigé par le roi Christian IV (et complété sous Christian V). Pour des informations et des photos plus traditionnelles d'une visite du château, c'est ce billet-ci.

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Les maisons médiévales d'Helsingor

Bien que l'attrait touristique principal d'Helsingor soit le château, il est pratiquement impossible de ne pas tomber sous le charme du centre-ville médiéval de ce port danois.


Maisons de diverses couleurs à colombage apparent, datant du 16e et 17e siècle. 


Celles-là sont parmi les plus vieilles constructions en brique. Hellingor offrait alors un congé de taxes plus long si vous bâtissiez en brique plutôt qu'en bois. Celle de droite daterait de 1530, celle de gauche de 1579.



Les plus vieilles rues de Helsingor sont aujourd'hui à peine plus large qu'un trottoir moderne.


Plusieurs rues sont aussi bordées de grandes plantes qui évoquent une sorte de rosier avec les fleurs tout au bout d'une très longue tige.



La plus vieille rue d'appelle Anna Queen Straede, mais ça n'a rien à voir avec la royauté. Veuve de M. Quie, Anna Quie s'est vue rebaptisée avec le temps Anna Queen...



Avec les "rosiers" en avant-plan.


Gros plan sur deux maisons voisines.

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mardi 16 août 2022

De retour chez Hamlet

En octobre 2015, je me suis rendu à Helsingor pour visiter le château de Hamlet (Sis à Elsinore dans sa version originale anglaise).

Je suis retourné à Helsingor pour mieux profiter de la petite ville au charmant centre-ville médiéval par temps plus clément que l'automne, et aussi, pour voir la ville plus animée qu'en saison morte. Un billet suivra sous peu sur les splendides maisons médiévales d'Helsingor, mais en attendant, quelques images relatives à ma visite dans le patelin d'Hamlet.


Comme j'avais déjà visité le château, je n'y suis pas retourné, mais j'ai fait le tour de ses fortifications, une nouvelle "promenade" ayant été aménagé lors de la reconnaissance du site comme patrimoine mondial de l'UNESCO.


En plus de fournir des belles vues sur le château, la promenade donne accès à la plage le long de l'Oresund. J'avais pris un égoportrait sur cette plage en 2015, j'en ai donc repris un, à un détail près; je n'y étais pas seul cette fois-ci. :-)


En ville, on trouve évidemment de nombreuses références à la pièce de Shakespeare, comme cette petite sculpture le long d'un trottoir pavé de pierre.


Vue du château captée des fortifications extérieures.


Le "tombeau" de Hamlet, à Helsingor. (Notez les mains qui sortent de terre).


Détail d'une grande murale célébrant l'âge d'or d'Helsingor. La référence à Hamlet est évidente.


Vue du château captée du port d'Helsingor.


Autre référence, cette fois-ci sur une murale dédiée et plus difficile à manquer.


En ville, il y a même un hôtel Hamlet ;-)

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Les maisons colorées de Copenhague

Même si le secteur de NyHavn est le plus photogénique, avec ses maisons 17e siècle colorées, le reste de Copenhague ne manque pas de jolies maisons colorées non plus. Quelques exemples, alors que je manque déjà de temps pour vous parler d'autres choses. [Contrairement à ma visite précédente (en octobre-novembre), le soleil se couche tard, il fait beau et chaud, alors je passe beaucoup plus de temps à l'extérieur à visiter et profiter de la ville, ce qui ampute le temps que je consacrais à mon journal à l'automne 2015].


J'aime bien la vieille Volvo sur cette photo, aussi.


Avec en arrière-plan, les tours de l'hôtel de ville de Copenhague.



J'ai toujours été un fan de ces vieilles maisons à colombages apparents.



Coin arrondi, avec l'architecture des maisons qui suit la courbe de la rue. Photo prise d'en haut de la Tour Ronde.



Trois variations du un même thème; immeubles historiques, commerces au rez-de-chaussée le plus souvent, et résidences aux étages, la plupart des greniers sont maintenant des résidences également.

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dimanche 14 août 2022

Les canaux de Copenhague

Copenhague est un port, et en plus d'être au bord d'un cours d'eau près de la mer, elle borde un détroit (L'Oresund) et est traversée par de nombreux canaux. Autant dire que peu importe où vous allez dans la ville, éventuellement, vous tombez sur de l'eau. Et contrairement à plusieurs villes portuaires ou en bord de lacs, l'eau, à Copenhague, est accessible. Ici, on dit que les canaux sont tellement propres qu'on peut s'y baigner sans soucis. Je n'ai pas testé cette hypothèse, mais j'ai été témoin de nombreux locaux qui se baignaient un peu partout dans les canaux de la ville. Ma (re)découverte de la ville ces jours-ci m'a permis de prendre de nombreuses photos intéressantes, mais pour les fins de ce blogue, qui a déjà couvert certains lieux touristiques de Copenhague, la présente série de photo met donc l'accent sur l'eau.


Le plus large canal de la ville, qui sépare le centre-ville du quartier Christianhavn.


Lac artificiel dans les jardins de la bibliothèque royale, sur "l'île" du palais de Christianborg, un quartier isolé du reste du centre-ville par un canal où se trouvait les douves quand le château était la résidence royale.


Dans les canaux plus petits, on retrouve plusieurs bateaux-maisons, clairement habités par leur propriétaires. certains sont même très élaboré, mais celui-ci est modeste. J'aime bien son nom (The shack).


Voiliers à mâts élevés qui doivent sortir du canal de Christianhavn pour rejoindre le plus large canal de la ville. Pour ça, on doit soulever le pont-levis! (Pont-levis réservé aux cyclistes et piétons).


Un autre exemple de bateau-maison, plus élaboré; passerelle, vélo, kayak pour les courses, il y a même des mangeoires d'oiseaux sur un mat devant.


L'eau que l'on voit sur cette photo (captée au zoom depuis le haut de la tour ronde) est l'eau de l'Oresund, le détroit qui sépare le Danemark de la Suède. Le pont est le Oresundbroen, le célèbre pont-tunnel qui relie Copenhague à Malmö en Suède. La partie d'église à droite est la flèche de l'église de Christianhavn, et si vous portez attention, vous verrez qu'un escalier extérieur l'enroule jusqu'au sommet... escalier ouvert au touristes - on en voit même quelques-uns sur la photo.

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samedi 13 août 2022

NyHavn

NyHavn signifie "Nouveau port". Comme on est en Europe, le terme «Nouveau» n'a pas du tout la même signification qu'en Amérique du Nord. Dans le cas de ce nouveau port de Copenhague, on parle d'un secteur aménagé au 17e et 18e siècle.

NyHavn est certainement un des endroits les plus connus de Copenhague, et définitivement son lieu le plus photogénique.

Pour preuves, quelques clichés captés en ce samedi achalandé du mois d'août 2022.


Le canal du port qui relie le canal principal traversant la ville à sa plus grande place publique, Kongens Nytorv est bordé de maisons datant de la fin 17e début 18e, toutes plus colorées et charmantes les une que les autres.

Comme le secteur est devenu célèbre, des cafés, restaurants et autres commerces orientés vers le tourisme se sont installés dans les rez-de-chaussée et sur le pavé devant les édifices historiques.


Hans Christian Anderson aurait habité NyHavn...


Quand je dis que c'était un samedi après-midi achalandé, je veux dire achalandé. D'ailleurs, c'est ma première observation comparative sur Copenhague; il y a beeaaauuuucoup plus de monde en août qu'en octobre! 


Le soir venu, ça se calme un peu, et l'éclairage de fin de journée donne une luminosité et des effets intéressants.


Ici, j'ai profité de cette lumière et des reflets projetés dans le canal par les édifices historiques.

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Où en étions nous déjà?

Comme ça fait longtemps que je n'ai pas voyagé, ce nouveau séjour prolongé tentera de faire plusieurs liens avec mes voyages antérieurs - sans pour autant revisiter des lieux où je suis déjà passé, au contraire, j'espère bien découvrir des lieux nouveaux pendant la majorité de mes explorations en cours. cependant, les liens avec mes voyages antérieurs me semblaient une bonne idée pour reprendre la route, comme un symbole.

À ce sujet, la dernière fois que je suis parti en solo, c'était pour visiter une partie de la Suède et du Danemark. Le présent voyage repars donc de là. 

Il s'est donc écoulé presque 7 ans (6 ans et 10 mois) entre les deux photos qui suivent.


Copenhague, automne 2016


Copenhague, août 2022.

Vous aurez remarqué que je ne voyage pas en solo, cette fois-ci. Suze, ma complice de toujours est avec moi, et je suis très heureux de la retrouver dans mes projets de voyage!

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jeudi 11 août 2022

Jour J moins 1: l'Esprit Vagabond reprend la route!

 Je n'ai pas vagabondé depuis un bon bout de temps.

Après le voyage en solo en Scandinavie, j'ai passé trois semaines avec mes parents lors de leur propre séjour prolongé en Provence en 2016.

En 2017, nous avons consacré notre année au projet d'acquérir une maison de campagne, chose qui fut faite en 2018, donc on a passé quelques années à nous y installer, organiser la propriété, visiter les environs, faire connaissance avec les voisins et les gens du village... et donc, j'ai mis mes voyage sur pause. Puis, évidemment, la pandémie arrive en 2020, donc depuis, pas de projets de voyage possible.

Jusqu'à ce jour.

Demain, si tout se passe comme prévu, je m'envole donc pour l'Europe en compagnie de ma complice de voyage Suze. (Si tout ne se passe pas comme prévu, nous partons quand même, et improviserons en cours de route).

À suivre sur ce blogue pendant les prochains mois.

L'Esprit Vagabond,

Journal de voyage, jour -1

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jeudi 4 août 2022

J-8 - Ancienne gare de Coaticook.

A suivre.











(Note: Je procède à des tests pour pouvoir alimenter mon journal via mon iPad, quelques entrées verront le jour dans les prochaines semaines).

dimanche 27 mars 2022

Oscars 2022: Mes choix et mes prédictions

Version 2022 d'une vieille tradition personnelle; établir mes choix personnels avant la soirée des Oscars, puis établir mes prédictions du résultat du vote des membres de l'Académie (voir tout en bas).

Je n'ai pas vu tous les films en nomination dans toutes les catégories qui suivent, mais pour la plupart, j'ai au moins vu les performances de 4 nommés sur 5. (8 sur 10 dans la catégorie du meilleur film).

Mes choix:

Devant la caméra

Meilleure actrice: Penelope Cruz, dans Madres paralelas. Toutes les interprétations que j'ai vu dans cette catégorie étaient très fortes, c'est la catégorie d'interprétation où les nommés sont les plus spectaculaires cette année. Parmi le lot, j'ai été particulièrement touché par celles de Penelope Cruz (toujours merveilleuse chez Almodovar), Nicole Kidman en Lucille Ball (assez impressionnante interprétation d'ailleurs) et Olivia Coleman (toujours toujours très bonne). Mon choix se porte sur Penelope Cruz car c'est celle qui m'a le plus ému dans son rôle, en fin de compte. Janis, son personnage est tragi-comique, victime malgré elle dans un sens, mais aussi victime de ses propres décisions et face à des questions morales assez déchirantes. Cruz joue tout ça avec fluidité, ça a l'air facile, naturel, d'être cette Janis et c'est un personnage qui demeure avec le spectateur longtemps après le visionnement.

Meilleur acteur: Andrew Garfield, dans tick tick... Boom! Catégorie également solide cette année, même si je n'ai pas vu le Macbeth de Coen avec Denzel Washington, donc mon choix porte sur les 4 autres nommés, que j'ai tous appréciés. Will Smith et Javier Bardem sont tous deux excellents, et auraient pu être un choix facile à défendre, mais Benedict Cumberbatch arrive à les surpasser dans mes choix avec un personnage tout à fait détestable, que l'on fini par mieux comprendre, accepter même, malgré que dans mon cas, je ne sois pas arriver à éprouver de la sympathie pour lui - peut-être à cause de la réalisation très froide de Power of the dog. Avec tick tick... Boom!, on est complètement ailleurs, et j'avoue candidement que mon appréciation des oeuvres de Jonathan Larsen a joué en faveur de cette adaptation de son musical précédent la création de RENT, mais ça n'aurait pas suffit si Garfield n'avait pas personnifié cet auteur de cette manière-là, avec cette énergie-là, et porter littéralement tout le film sur ses épaules, morceau après morceau. 

Meilleure actrice - rôle de soutien: Judi Dench, dans Belfast. J'ai vu les cinq performances dans cette catégorie, et ma foi, c'est celle où j'ai le plus de difficulté à choisir... faute de candidate forte, il me semble. J'ai apprécié l'interprétation de la plupart des actrices nommées, mais sans que l'une d'elle ne se démarque particulièrement pour moi. Étonnamment, j'aurais préféré voir Meryl Streep et Cate Blanchett (toutes deux pour Don't Look up) dans cette catégorie. Mon choix s'est donc porté sur Judi Dench un peu par défaut, et parce que j'ai adoré Belfast où elle tenais un petit rôle de soutien.

Meilleur acteur - rôle de soutien: J. K. Simmons, dans Being the Ricardo's. Cette catégorie se divise en deux pour moi, n'ayant pas vu CODA (seulement sa version originale belge il y a quelques années). D'un côté, il y a les deux acteurs de soutien dans Power of the dog, et de l'autre, il y a Belfast et Being the Ricardo's. Ayant trouvé Power of the dog plutôt froid dans son approche, j'ai aimé le film et ses interprètes, mais n'ai pas été ému, ni par l'histoire ni par les personnages. Il est alors plus ardu d'apprécier pleinement le travail des acteurs pour un Oscar. Même si Ciaran Hinds fait un aussi bon travail que Judi Dench dans Belfast, un de mes films préférés de l'année, je choisi ici J. K. Simmons (toujours excellent et coloré en plus) pour un rôle qui, au départ, n'a l'air de rien, presque unidimensionnel, même, mais qui s'avère plus complexe et intéressant à mesure que le film avance. Si ce n'avait été de Simmons, ce personnage aurait pu se confondre dans le décor.

Derrière la caméra

Meilleur scénario original: Don't look up. J'ai adoré le film, l'aspect tragique, cynique mais quand même réaliste, de cet élan anti-climatosceptique. Le scénario va au bout de sa logique, fait éclater de rire par moment, malgré le drame qui se joue, fait rager devant l'inaction, l'impuissance de certains personnages, et la désinvolture, voire la stupidité d'autres (généralement en position de pouvoir politique ou médiatique). Bref, c'est clairement la meilleure histoire originale que j'ai vu au cinéma cette année. Notons dans cette catégorie, des solides 2e et 3e places pour Belfast, vraiment très touchant, et Licorice Pizza, autre ovni de Paul Thomas Anderson, cinéaste que j'aime toujours visiter. King Richard était bien, côté scénario, mais aurait pu être resserré. Et étant inspiré de faits vécus, il se trouve un peu à cheval entre "original" et "adapté" de mon point de vue.

Meilleur scénario adapté: Dune. Une évidence pour quiconque connait un peu le roman duquel il est adapté. Dans cette catégorie, je ne juge pas seulement sur le produit fini (scénario du film), mais aussi le travail d'adaptation. Adapter La Famille Bélier pour en faire un remake (CODA), par exemple, représente une tâche moins ardue que celle d'adapter le colossal roman de Frank Herbert, jugé inadaptable et sur lequel plusieurs cinéastes de renom se sont par le passé cassé les dents. Non seulement Denis Villeneuve et ses deux comparses y arrivent, mais ils le font avec brio; un scénario absolument brillant et tout en subtilité, un exploit inégalé cette année. À des années-lumières devant les autres nommés pour ce cinéphile-ci.

Meilleure réalisation: Kenneth Branagh, pour Belfast. Personnellement, j'aurais décerné l'oscar à Denis Villeneuve pour Dune, mais l'académie l'a un peu snobé (ah, film de science-fiction, genre mal-aimé des Oscars). Comme je dois jouer le jeu parmi les nommé, mon choix s'est donc posé sur Kenneth Branagh, car Belfast est un des films les plus émouvants que j'ai vu. En plus de raconter une histoire à la fois personnelle et universelle, le film plonge vraiment le spectateur dans l'histoire de son coin de pays et la caméra valse entre le jeune garçon et tout un peuple avec aisance, et offre des images d'une grande beauté cinématographique. Paul Thomas Anderson s'est aussi glissé parmi mes favoris cette année, Licorice Pizza ayant son style unique, succulent même, de raconter une histoire.

Films

Meilleur film: Dune, de Denis Villeneuve. Je ne fais pas de chauvinisme ici. Oui, j'ai toujours aimé le cinéma de Villeneuve (comme celui de Branagh ou P.T. Anderson), oui, j'ai été un fan des romans de Frank Herbert (lus dans ma jeunesse). Ces deux éléments ont certainement joué dans mon appréciation de Dune. Par contre, ça n'aurait pas été suffisant si le film n'avait pas été aussi exceptionnel. Sous «prétexte» de science-fiction, le film parle de guerre, de géopolitique, de religion et croyance, de pouvoir, de classes sociales et de peuples opprimés. Bref, il parle de notre monde, ic et maintenant, même s'il est adapté d'un roman écrit il y a des décennies. J'ai vu deux fois Dune, et à chaque fois, lors de l'apparition du générique final, j'ai eu le réflexe de me dire: déjà terminé? Pourtant, le film fait 2h40! Tout est réussi dans ce film; chaque prise de vue, la direction photo, les petits détails inventifs, la subtilité du scénario, et une réalisation époustouflante; on attend la suite avec impatience et entre temps, meilleur film de 2021 pour ce cinéphile-ci. En 2e et 3e place, mes choix personnels auraient été Belfast et Don't Look up (sans ordre particulier ici), deux films parfaitement réussis dans leur genre bien différents. Même si j'ai adoré Licorice Pizza, je le classerais tout de même 4e de cette liste. Je n'ai vu ni Nightmare Alley ni CODA, j'ai trouvé Drive my car et King Richard bons mais peut-être un peu lents (surtout le premier), et quand à Power of the dog, un des favoris, bien que je lui reconnaisse plusieurs qualités, la froideur de la réalisation a créé une trop grande distance émotive entre moi et le film pour que je puisse le hisser plus haut que 5e, au mieux.

Et vous, vos choix pour les Oscars de cette année?

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En un paragraphe, mes prédictions, basées sur mon expérience des Oscars, leur histoire (qui a déjà remporté, qui a eu des nominations sans remporter l'oscar par le passé, le momentum des galas actuels, qui a remporté les DGA, SAG, etc. (j'ignore toutefois les Golden Globes, pas représentatifs du tout, pas les mêmes votants). Et évidemment, l'intuition sur ce qui peut se passer ou qui peut causer la surprise.

Mes prédictions:

Actrice – Jessica Chastain
Actrice-soutien – Ariana DeBosse
Acteur – Will Smith
Acteur-soutien – Troy Kotsur
Réalisation – Jane Campion
Scénario adapté – Dune (woops, je rêve, c’est CODA qui va gagner)
Scénario original – Licorice Pizza
Film international – Drive my car
Film – CODA

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Vos prédictions?

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mercredi 22 décembre 2021

Une nuit de solitude

Une nuit de solitude est une histoire publiée à compte d'auteur en décembre 2021.

Le livre électronique de 16 pages est disponible gratuitement sur demande auprès de l'auteur. 

Quelque part dans les années 90, je publiais parfois, à compte d’auteur, une nouvelle inédite avant le temps des fêtes, dont je faisais tirer 26 exemplaires, numérotés de A à Z que j’offrais en cadeau à divers amis. J’ai ainsi distribué quelques nouvelles dans ce format au fil des ans mais ça doit bien faire plus de vingt ans que je ne l’avais pas fait.
Le moment de l’écriture et le ton de la narration de Une nuit de solitude m’ont rappelé ces éditions à compte d’auteur distribués aux amis et il m’a alors semblé que ce format de publication lui convenait parfaitement.
J'ai donc distribué en primeur à 26 amis et connaissances cette histoire en décembre 2021.
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Une nuit de solitude n’est pas un conte de Noël, même si l’action principale de déroule début décembre et que la narration emprunte au format du conte.
Fin novembre 2021, je n’avais pas écrit depuis plusieurs semaines et plutôt que de replonger dans une histoire en cours d’écriture immédiatement, j’ai décidé de me réchauffer les muscles de la création en rédigeant une courte histoire. En débutant, j’ai tout de suite voulu rendre hommage à un genre se prêtant bien à cet exercice. L’histoire est donc parsemée de clins d’oeil dont la plupart seront apparents dans le texte (ou le titre). Sinon, c’est évidemment que j’ai en partie raté mon coup, ce qui est fort probable pour les références plus nichées – il y en a quelques-unes que seule une poignée de lecteurs pourra attraper au passage et je m’en excuse, mais je crois que le texte peut être apprécié même si on ne les perçoit pas (ou pas toutes).
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