mercredi 22 janvier 2014

Les colibris de La Magdalena

Le colibri est l'oiseau emblématique de Quito.
Dans le quartier où j'habite, La Magdalena, à quelques minutes à pied de chez moi, il y a un terrain anciennement occupé par les militaires qui vient d'être transformé en parc urbain. Et dans ce parc, on retrouve des sculptures géantes de colibris.
Ces colibris me rappellent évidemment les autres sculptures de ce genre observées ici et là un peu partout dans le monde; ainsi, à ajouter à ma collection de moutonbananes de Liverpool, d'orques de Vancouver, de cactus de Salta et de vaches de Buenos Aires (entre autres), voici donc les colibris de Quito.




Celui-ci a des yeux tout le tour du corps!


Contrairement aux autres sculptures du genre dans d'autres grandes villes, les colibris de Quito sont donc tous rassemblés à la même place et non éparpillés en ville.


Hommage à la vie.





Le colibri de la Liberté (en plusieurs langues, le français bien en évidence sous l'aile).
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mardi 21 janvier 2014

Les réalisateurs québécois à l'honneur à Quito!

Je reviens du cinéma où j'ai pu voir American Hustle en version originale sous-titrée en espagnol, quelques semaines avant les Oscars, question de ne pas trop prendre de retard sur la saison qui s'en vient malgré mon séjour à l'étranger.
Mais ce n'est pas de ce film que je veux vous parler, ni même des Oscars, mais plutôt de deux surprises aperçues dans le Multicinés, parmi les films à l'affiche et ceux annoncés pour bientôt.


La première surprise est à l'affiche présentement et s'intitule Una familia numerosa (Une famille nombreuse), met en vedette Vince Vaughn, et, vous l'aurez probablement deviné, a été réalisé par le québécois Ken Scott, puisqu'il s'agit de la version espagnole de l'adaptation américaine de son film Starbuck. Voir le nom de Scott (et celui de Martin Petit, crédité comme co-scénariste de l'oeuvre originale) sur un poster dans un cinéma de Quito avait de quoi me faire sourire...


... alors imaginez ma surprise quand j'ai réalisé qu'il n'y avait pas un nom mais bien deux noms de réalisateurs québécois simultanément sur les posters affichés dans le cinéma! En effet, Intriga est la version espagnole de Prisoners, l'excellent film de Denis Villeneuve, que j'ai vu il y a quelques semaines à Montréal. Il sera bientôt à l'affiche à Quito.
Avec les nominations et honneurs du dernier film de Jean-Marc Vallée aux États-Unis, je commence presque à espérer voir Dallas Buyers Club à Quito, coup donc! Dommage que mes copains Joêl et Patrick n'ait pas de films actuellement en salle, ça aurait été particulièrement fascinant de voir leur nom sur une affiche ici! Une prochaine fois peut-être...
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lundi 20 janvier 2014

El Presidente y el Palacio Presidencial

Il y avait foule cet avant-midi à la Plaza Grande, devant le Palais Présidentiel.


C'est que ce lundi, il y avait changement de la garde, une cérémonie toujours très sérieuse en Amérique latine, mais qui revêt un caractère spécial quand la relève est effectuée en la présence du Président lui-même, sur le balcon du palais en compagnie de quelques invités.


Il semble qu'à moins d'un imprévu, le président Rafael Correa vient généralement saluer les quitenos tous les lundis dans le cadre du changement de la garde présidentielle.


La cérémonie dure environ 30 minutes et implique pas mal de monde. La garde (celle qui était là et celle qui vient la relever)...


... les officiels (armés de sabre), une fanfare complète, un ensemble de cuivre, des élèves d'une école invitée, et des joueurs de tambour (aussi sur la photo).


On y chante l'hymne national en hissant le drapeau du pays sur le Palais présidentiel (le président est à droite sur le balcon), on y joue également l'hymne à la patrie.


La garde est accompagnée de sa cavalerie, qui sort du palais pour venir parader dans la Plaza Grande et y demeurer jusqu'à la fin de la cérémonie.


Tout ça est très spectaculaire, et on comprend pourquoi les gens se déplacent pour y assister... mais au fond, la grande majorité des quitenos venus ce matin à la Plaza Grande y était essentiellement pour voir et saluer leur président.


Ce dernier a d'ailleurs réagit aux nombreux cris et applaudissements qui se sont fait entendre dès qu'il saluait les gens ou s'adressait à la foule. Il a fait le signe de la victoire à quelques reprises, à la fois parce que cette semaine marque l'anniversaire de son ascension au pouvoir, et parce que son parti est actuellement en élection au niveau municipal et que plusieurs supporteurs étaient présents à la cérémonie.
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J'étais bien content de voir Rafael Correa en personne (en toute intimité, à une centaine de mètres, avec 500 quitenos, hehehe), car c'est un président dont j'admire la grande majorité des politiques, mais aussi parce que quelques jours auparavant, une de ses décisions m'avait pris par surprise... et permis d'entrer dans le Palais présidentiel lui-même.


Au moment-même où la garde effectuait un changement sans cérémonie, j'ai découvert que selon Correa, le Palais présidentiel - siège du gouvernement et résidence officielle du président - ne lui appartient pas mais appartient à tous les équatoriens. Ainsi, il a décidé d'en ouvrir les portes aux visiteurs, et ce, tout à fait gratuitement. Je n'allais pas rater cette occasion pour visiter ce splendide édifice qui était fermé et gardé lors de mes trois précédents séjours en Équateur.


Couloir de la cour intérieur du premier étage. Au bout, c'est la porte du bureau de Rafael Correa. Le fait qu'il n'y ait pas de gardes présidentiels indique qu'il est absent de son bureau.


Salle où siège le cabinet composé du président et de ses ministres.


L'Esprit Vagabond sur le balcon du Palais présidentiel... d'où quelques jours plus tard...


Le président Correa saluerait la foule en fin de cérémonie.
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samedi 18 janvier 2014

Dans la Valle de Los Chillos

Le canton situé au sud-est de Quito, dans la Vallée de Los Chillos, s'appelle Canton Ruminahui. On y retrouve une série de villes et villages qui forment une sorte de banlieue de Quito, et où je suis allé explorer avec Arsenio et quelques copains quitenos.


On rejoint la vallée par une nouvelle autoroute (autoposta Ruminahui), qui part du secteur sud du centre-ville de Quito et contourne le quartier populaire qui surplombe l'échangeur El Trébol, quartier d'où est originaire mon ami Léandro (dont j'ai déjà parlé souvent sur ce blogue, dont ici, alors que nous étions justement allé dans la vallée, à Cotogchoa, journée où j'avais fait la connaissance de Luis, qui nous a justement accompagné lors de la randonnée d'aujourd'hui).


La première ville que l'on rencontre dans la valllée est Conocoto, et c'est justement là où habitent Luis et Léandro, que l'on voit ici avec Arsenio devant l'église de Conocoto.


Puis, on croise San Rafael, et Sangolqui, qui est renommé pour son mercado. Contrairement aux villes plus touristiques par leur marché d'artisanat, Sangolqui offre plutôt un marché de viandes, fruits, légumes, plantes, animaux et autres nécessités, dans un chaos et un bruit typique des mercados latinos..


A Sangolqui, on peut aussi acheter des animaux de la ferme ou domestiques; poules et coqs, cochons d'inde (pour un repas lors d'une occasion spéciale), chatons et chiots, poussins, etc. Le monsieur sur la photo m'a offert d'acheter sa poule, mais j'avais d'autres plans.


Et ce vendeur de tapis a trouvé une manière plutôt originale d'étaler ses produits.
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Un peu plus loin, on croise le village d'Amaguana, où se trouve, au bout d'une heure sur une route grossièrement pavée de roche, la réserve écologique de Molinuco.


La réserve propose divers sentiers, et après une heure de randonnée hors-piste suggérée par Marco (un ami de Léandro), hors-piste qui s'est avéré un peu ardu et peu agréable (je vous passe les détails qui relèvent d'une dérive assez typiquement latino), nous avons entrepris de suivre le sentier d'une heure trente longeant la el Rio Pita et menant vers une série de chutes. Ici, Léandro attend qu'Arsenio ait sorti son appareil pour me prendre en photo alors que je suis sur un pont de bois similaire à celui-ci, devant une petite cascade.


Après plusieurs montées, descentes et traversées de ponts de bois, nous sommes arrivés en vue de la Gran Cascada...


... au pied de laquelle j'ai entrepris de traverser le plus long des ponts de bois de la réserve, une affaire plutôt rafraîchissante.
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En plus de me faire visiter et explorer les environs de Quito, ces expéditions avec des amis ont aussi l'avantage de faire voir la vie équatorienne telle qu'elle est vécue par mes amis ici. Ces "virées dans la vallée", comme ils appellent ces expéditions, sont aussi une occasion unique de discuter de tout et rien sur l'Équateur; évolution au fil des ans, trafic, situation politique, nourriture traditionnelle, situation sociale, le tout dans un environnement convivial. Autrement dit, pour reprendre une phrase d'Arsenio, prononcée alors qu'il grimpait un escalier de bois plutôt rudimentaire pour remonter vers le sentier principal et notre retour à Quito: "On est loin des voyages organisés!"

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vendredi 17 janvier 2014

Équateur 2014 - début de projet

Ce matin, après un petit déjeuner pris en compagnie de quelques membres de la famille Mueses à la fondation qui m'avait accueillie en 2004, nous sommes allées rencontrer les deux professeurs qui oeuvrent en ce moment à l'école de San Luis de Lloa.
La escuela Bowey's de San Luis de Lloa, avec en arrière plan,
les deux cratères du volcan Pichincha.
Nous avons convenu d'y retourner vendredi prochain, alors que l'école convoquera également les parents d'élèves, et nous établirons à cette occasion certains besoins immédiats de l'école et des élèves. Je procéderai également à la distribution de matériel scolaire pour les 19 élèves actuels de l'école.
Ce premier contact s'est avéré intéressant, prometteur, même, considérant que je ne connaissais pas les deux professeurs. J'ai pu voir que l'horaire régulier des élèves comprend maintenant de cours d'anglais de base (donnés par les deux professeurs, qui n'ont qu'une connaissance limité de la langue), et comprend aussi des cours d'informatique de base. Les premiers cours d'informatique donnés à San Luis de Lloa l'ont été par mes amis Léandro, Mayra et Évelyn, que j'avais d'ailleurs rencontré à l'occasion de leur projet d'enseignement à Lloa qui se déroulait pendant mon propre projet de coopération sur place en 2004.
Mon séjour actuel devrait me permettre de les revoir, puisque nous sommes toujours en contact.
Après une semaine plus touristique et un temps de (ré)adaptation, me voilà donc fin prêt pour entreprendre ce projet de suivi de mon séjour de 2004 et d'aide à l'école et aux élèves de San Luis de Lloa.
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mercredi 15 janvier 2014

En ascension sur le Rucu Pichincha

Ce n'est ni la première fois que je me retrouve en haute altitude, ni la première fois que je fais une randonnée en ascension sur les flancs d'un volcan, et ce n'est évidemment pas la première fois que je vais sur le Pichincha, le volcan le plus près de Quito, puisque son plus jeune sommet, le Guagua, surplombe le village de Lloa où j'ai enseigné en 2004. Par contre, en 2007, lors de ma dernière visite à Quito, j'ai cru que c'était bien la dernière fois que je voyais le Guagua. J'ai donc ressenti un pincement au coeur cet avant-midi quand je suis arrivé en vue du Guagua Pichincha. J'était alors à 4050 mètres au-dessus du niveau de la mer.


Il y avait quelques nuages, mais la journée était magnifique pour une marche sur le sentier du Pichincha. Les banlieues sud de Quito étaient alors dominées par le cône enneigé du volcan Cotopaxi, le volcan actif le plus haut du monde.


Au nord-est, le volcan Cayambe dominait la vue sur la ville de Quito. (Pour les curieux, on peut aussi voir, dans la pleine entre les montagne et Quito, les pistes du nouvel aéroport).


Avant d'entreprendre l'ascension vers le sommet du Rucu, j'ai capté cette photo de la vallée de Lloa, où l'on peut voir le village, en tout petit, au centre, et le sommet du volcan Atacazo à l'extrême gauche.


Au début de cette ascension, au cours de laquelle l'oxygène se raréfie avec chaque dizaine de mètres parcouru, nous avons d'abord croisé des cavaliers.


J'en ai profité pour prendre une photo d'un cheval qui goûtait le foin local, avec la ville de Quito en guise d'arrière-plan.


Pendant une pause vers 4150 mètres, j'ai demandé à mon ami Arsenio de prendre une photo avec le sentier et le cratère du Rucu derrière moi.


Arsenio me devance un moment pendant l'ascension.


J'immortalise une magnifique vue panoramique des deux cratères du volcan Pichincha; à l'extrème gauche, le Guagua, et à l'extrème droite, plus près de nous, le Rucu. Le Pichincha est encore un volcan actif, ses éruptions se produisant uniquement par le Guagua. En Quéchua (langage des incas), Rucu signifie "vieux" et Guagua signifie "bébé".


L'Esprit Vagabond à 4250 mètres d'altitude.


À 4300 mètres, point ultime de cette randonnée, j'ai pris en photo le reste du sentier devant moi et le sommet du Rucu tel qu'il nous apparaissait alors. Il nous aurait fallu au moins 2h30 de plus pour joindre ce sommet, sis à 398 mètres plus haut que notre position, mais comme nous n'avions ni la forme, ni l'acclimatation pour faire une telle ascension après à peine quelques jours ici, nous avons entrepris notre descente.


Pendant la descente, nous avons croisé quelques randonneurs qui montaient à leur tour.


Et quelques autres qui prenaient une pause en admirant le paysage et la ville de Quito en contrebas.


Si nous avions un magnifique ciel bleu en début d'avant-midi, les nuages se sont lentement infiltrés par la vallée de Lloa, en contrebas de notre position.


De retour à 4000 mètres, une dernière pause avant le retour à Quito, alors qu'Arsenio s'étonne encore d'être assis quelques centaines de mètres au-dessus des nuages que l'on voit recouvrir la vallée.
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mardi 14 janvier 2014

La vida en Quito (un peu hors des sentiers battus)

Les journées où on ne visite presque rien, mais où l'on voit des choses différentes du circuit habituellement emprunté par les touristes, n'offrent que peu de photos spectaculaires. L'expérience n'en est pas pour autant moins intéressante. Ce billet est donc consacré à quelques personnes et quelques lieux ordinaires.


Même dans le quartier historique (donc relativement touristique) de Quito, il y a des détails qui sortent de l'ordinaire. Ici, un vendeur de crème glacée... alors que nous sommes en "hiver" (saison froide des pluies)...


Ici, un "dépanneur" ambulant, à côté d'un cireur de chaussure.


Et là, deux accordéonistes.


Mais pour qui veut sortir des sentiers battus, Quito a beaucoup à offrir, puisque la ville de 2,2 millions d'habitants comporte un nombre important de quartiers populaires qui échappent complètement au radar touristique. Ce matin, alors que je passais à La Magdalena, j'ai remarqué cette boutique d'accessoires pour animaux à la thématique cinématographique (Ice Age et Madagascar, de part et d'autre de la porte).


Bien que légèrement différente de celle que j'avais lorsque j'ai habité le quartier en 2004 (l'édifice bleu était absent/différent et plus bas), cette vue m'a rappelé bien des souvenirs. Photo prise du 3e étage de la maison de la famille Mueses sur la rue Princesa Toa.


Dans le quartier de la Libertad, une passerelle mène vers un marché de fruits, viandes et légumes. Dans les escaliers de la passerelle, quelques commerçants informels offrent divers produits, dont une tête de mouton (au centre de la photo).


Ce petit félin quiteno a semblé fort intrigué (et attiré) par le sac de croustilles de mon ami Arsenio, et c'est pourquoi il ne cessait de miauler pour réclamer sa part au moment où j'ai pris cette photo.
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Dans les prochaines semaines, je vivrai probablement beaucoup plus de ces journées sans visites ou loin des intérêts touristiques ou classiques (comme les églises et monuments ou musées), ce billet se veut donc une sorte d'introduction à la tendance que suivra probablement ce blogue, tendance que j'ai tenté d'amener, déjà, avec les quelques billets précédents, malgré leur contenu plus touristique.
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