vendredi 20 février 2026

Petite visite au site archéologique de Ixtepete

Quand j'ai appris qu'il y avait un site archéologique pas loin de Guadalajara - en fait à l'intérieur même de la communauté urbaine de la métropole - je me suis dit qu'il fallait aller voir le site. Après quelques recherches, j'ai établi un plan pour m'y rendre. Le site est totalement hors radar des guides touristiques puisqu'il est mineur, peu connu, et qu'il était difficile d'accès il y a encore quelques années. L'amateur d'archéologie en moi ne pouvait pas se priver de cette visite.

Ixtepete est peu connu car même les archéologues en savent très peu sur qui l'a habité et quelle civilisation a érigé les structures encore visibles aujourd'hui.

Pour se rendre à Ixtepete, il suffisait d'emprunter la ligne 1 du métro jusqu'à son terminal sud, puis de trouver la station de Métrobus (bus articulés circulant sur des voies réservées) et d'emprunter la bonne ligne dans la bonne direction vers un croisement d'un grand boulevard avec l'autoroute périphérique de Guadalajara. On est donc assez loin du centro historico ici. Une fois audit croisement, quelques minutes de marche à pied permettent de trouver l'entrée du site qui est aujourd'hui dans un parc de quelques hectares plus ou moins laissé à l'abandon.


Ixtepete est donc un site mineur - j'y ai vu trois structures et deux monticules de pierres en grandes parties recouvertes de plantes que l'on a pas excavé, soit parce que tout était trop détruit ou que c'était une trop petite structure.


Rien de gigantesque à Ixtepete, pas de pyramide spectaculaire. Mais certains archéologues - considérant l'âge du site, l'architecture de la structure pyramidale principale ainsi que des objets représentants le serpent emplumé Quetzalcoatl - ont suggéré des liens avec Téotihuacan.


La cité aurait été habitée entre les années 400 et 800. Il y aurait eu cinq époques de développement architectural pendant ces siècles, les plus récentes structures auraient été érigées vers l'an 750. La société qui y évoluait a laissé plusieurs autres traces que les trois structures visibles aujourd'hui, puisque les archéologues ont excavés plusieurs tombes d'élites de cette société pendant les fouilles des années 1960 et 1970.


Côté archéologie et informations, on voit qu'il y a eu des efforts de conservation dans le passé, et quelques panneaux explicatifs demeurent encore sur place, mais ils sont partiellement détruits et trahissent leur âge et leur abandon. Cette plaque date probablement des derniers travaux à Ixtepete en 1975.


Ceci dit, pour un amateur comme moi, un site à une heure par transport en commun, en pleine ville, et gratuit de surcroit, le détour valait amplement la peine, malgré le peu d'informations disponibles. 


L'arrière de la structure pyramidale dont il ne reste que la base et un plateau haut de quelques mètres n'a jamais été restauré (peut-être était-il en trop mauvais état). Aujourd'hui, il se grimpe directement sur les pierres envahies par les herbes.


Vue du seul escalier original résiduel de cette pyramide. On peut monter tout en haut par un escalier en ciment qui reproduit probablement l'ancienne structure mais qui est clairement moderne (de l'autre côté, donc pas sur la photo).


C'était L'Esprit Vagabond, à Ixtepete.
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