Tout comme son confrère Diego Rivera, Jose Clemente Orozco est connu comme un des plus important peintre du mouvement muraliste mexicain. Lui, Rivera et Siqueiros sont certainement les trois artistes de ce mouvement les plus renommé au Mexique comme ailleurs dans le monde. Plusieurs des grandes murales de ces trois peintres se retrouvent à Mexico, mais Orozco, natif de l'état du Jalisco, y est revenu quelques années pour peindre de grandes murales sur trois édifices majeurs de Guadalajara.
Le premier est l'hospice Cabañas (aujourd'hui un musée) où il a réalisé une série d'une quinzaine de murales dans plus grande salle en plus de peindre la coupole du dôme de l'édifice. Le second a été le palais gouvernemental du Jalisco (fermé temporairement pour réno) et le troisième a été l'auditorium du rectorat de l'Université de Guadalajara (aujourd'hui également un musée).
J'ai donc visité les deux endroits où on pouvait voir ces oeuvres, deux édifices qui déjà, à eux seuls, valent la visite - surtout que dans les deux cas, la visite était gratuite (toujours pour le Musa, et les mardis pour Cabanas).
Le musée Cabañas a d'abord été un hospice et le terrain qu'il occupe est très vaste. Le musée lui-même est conçu comme deux grands carrés encadrant deux cours intérieures. Le tronçon du milieu est une immense salle où se trouve la coupole que l'on voit quand on approche du musée.
Vue de la cour intérieure qui nous accueille à notre entrée.
Plusieurs expositions temporaires sont offertes - la plupart assez petites mais pas inintéressantes. L'expo temporaire qui a retenu le plus notre attention était celle sur le mouvement féministe en Catalogne des années 1900 à nos jours - une étonnante exposition pleine de petits détails fascinants et de documents historiques. (souvent en Catalan).
Mais la pièce de résistance du musée demeure la salle centrale, qui forme une sorte de + allongé rappelant les nefs d'églises et dont tous les murs et plafonds sont peints de murales signées Orozco.
L'intérieur de la coupole, vu de ma position au plancher. Ça n'a pas l'air si impressionnant vu comme ça en photo, mais si vous comparez avec la photo suivante qui représente un détail de cette coupole, en plus gros plan, ça donne une idée de l'échelle de la salle.
Détail de la photo précédente.
Dans la cour intérieure, les orangers (avec quelques fruits murs, en février), ornent l'endroit.
Notre seconde visite s'est déroulée dans cet édifice qui, à l'origine, devait être une école primaire. Après quelques changements de vocations, l'immeuble a finalement été donné à l'Université de Guadalajara, qui en a fait son rectorat pendant un moment, puis a converti une partie du rez-de-chaussée en musée, pour convertir l'ensemble de l'immeuble en Museo de las Artes (musa), en 2013.
Le musa accueille donc une série d'expositions temporaires - la plus intéressante en ce moment s'intitule Doncella-Madre-Sabia et est consacrée à la représentation des femmes dans une collection personnelle léguée au musa par une dame qui s'appelait Pyrrha Gladys Grodman. une série de tableaux d'artistes mexicains, dont certains peints dans les années 50-60 et clairement inspirés des mouvements popularisés par Picasso et Dali.
Encore une fois, l'édifice vaut le détour, pour son mélange d'éclectisme et d'art nouveau. L'entrée donne sur deux escaliers monumentaux de part et d'autre du hall.
Le point central de l'immeuble est un auditorium; El Paraninfo. C'est dans cet amphithéâtre que l'on retrouve les oeuvres murales réalisées par Orozco de 1935 à 1939. Une grande murale en fond de scène, est bordée de deux murales de côté. Puis il y a une oeuvre centrale à l'intérieur de la coupole.
L'architecture de l'amphithéâtre vaut aussi d'être souligné, aves ces colonnes au balcon soutenant la coupole et son arche entourant la scène..
Les murales de Orozco - comme celles du Musée Cabañas - sont très fortes en thématique socialistes de l'époque (oppression par l'armée et le pouvoir, luttes des travailleurs, faiblesses et corruption des leaders-politiciens).
Contrairement à la coupole du musée Cabañas, le plafond du musa est beaucoup plus bas, ce qui est à la fois moins étourdissant (et on peut mieux admirer l'oeuvre) mais impossible à photographier au complet. Ici, détails de la coupole.
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Le Palais du gouvernement de l'état de Jalisco étant fermé temporairement, je ne devrais donc pas pouvoir y aller voir les autres murales que Orozco a réalisé lors de son séjour à Guadalajara.
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