dimanche 15 février 2026

Quand se rendre à Tonala est aussi intéressant que d’y être

Tonala, c’est un de ces petits pueblos qui se trouvait non loin de Guadalajara et qui a été lui aussi été avalé par l’étalement de la métropole au fil des décennies. Comme Tlaquepaque, toutefois, Tonala conserve son identité propre (les deux sont des « arrondissements » de la métropole distincts du reste des quartiers de Guadalajara).

Sanctuario del Sagrado Corazon
On nous invitait donc à visiter ce cœur villageois, réputé pour son marché d’artisanat qui se tient les jeudi et dimanche. Dimanche dernier, nous sommes donc partis pour Tonala. Contrairement à Tlaquepaque – qui est désormais desservi par le métro de Guadalajara (ligne 3-Rose, très récente) – Tonala ne se rejoint pas directement. Il faut prendre la ligne 2-Verte jusqu’au terminus dans l’est puis emprunter un SiTren, c’est-à-dire un bus de ville, dédié à un trajet vers une banlieue avec des arrêts à des endroits spécifiques (stations), contrairement aux autobus « normaux » qui peuvent s’arrêter n’importe où sur demande pour prendre ou faire descendre des passagers.

Le trajet prend environ 30 minutes, de zigs et de zags sur des rues poussiéreuses bordées de commerces plus ou moins informels, de mura de ciment, de résidences plus pauvres que dans le reste de la ville et de quelques champs, dans lequel pour au moins un, on pouvait voir des chèvres, moutons et poules.

Iglesia Santiago Apostol
Aussi, ce n'est pas tant la durée du trajet qui rendait la visite à Tonala plus aventureuse que prévue; à la station terminus de la ligne de métro, il n'y avait aucune indication pour trouver la station de SiTren. On a cherché un peu dans les environ, et me fiant à mon sens de l'orientation, on a fini par découvrir la station en question, bien cachée derrière un coin de rue à 4 minutes de marche du métro.
C'est un des grands défauts du transport en commun de Guadalajara, le manque criant de signalisation (j'y reviendrai dans un billet sur le métro et les métrobus).

Arrivés à Tonala, on a rapidement compris que le "coeur du village" était moins grand que Tlaquepaque. Le centre est constitué de quelques rues en quadrillage autour d'une place centrale bordée par deux églises. Ça a l'air évident comme description, mais le dimanche, jour de mercado, on ne voit ni la place ni la seconde église si on ne sait pas où ça se trouve. Une des église était plus visible, car elle dispose d'une cour intérieur où les marchands du mercado sont interdits. Sinon, toute la place centrale, le petit parque, les rues environnantes jusqu'à plusieurs rues à l'extérieur du centre, tout est occupé par des stands de marchands, des kiosques de restauration, le tout sous diverses bâches pour protéger le monde et la marchandise du soleil tapant.

La route Guadalajara-Tonala
Si une petite portion du mercado était constitué d'artisanat, la majorité des kiosques étaient en fait des vendeurs de trucs et bidules divers; vêtements, chaussures, fils de recharge de téléphone, jouets pour enfants, etc. Ce genre de choses arrive souvent autour des mercados d'artisanat latino, mais dans les marchés que j'ai aimé visité ailleurs en Amérique Latine, le coeur du mercado demeure artisanal, et c'est la périphérie qui vend de tout et rien. Ici, tout semble mélangé, donc la plus grande partie du mercado ne concerne pas réellement l'artisanat. Parfait pour les locaux qui viennent acheter pas trop cher plein de trucs qui vont des tournevis aux sous-vêtements.

Pour le visiteur, donc, moins intéressant. Et comme c'est dimanche, les églises sont ouvertes pour la messe (les 2 églises étaient pleines), mais à part les prendre en photo de l'extérieur - et de voir le monsieur tirer la corde pour sonner la cloche - peu de choses à visiter là non plus. Idem pour la place centrale, totalement embourbée de kiosques et d'acheteurs et vendeurs; impossible de savoir de quoi le lieu a l'air sans tout cet encombrement.

Bref, nous n'avons donc pas "vu" beaucoup Tonala. C'était le fun de faire le trajet pour s'y rendre, trajet qui s'est avéré au moins aussi intéressant que la "visite" de Tonala une fois sur place.

J'ai filmé une minute 30 du trajet en question - je ne mettrai pas ici la vidéo puisque ça doit passer par Youtube et que ça inonde de publicités inutiles - je publie donc ici quelques captations de cette vidéo (filmée à travers la fenêtre du SiTren.

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