mardi 28 août 2007

Buenos Aires; l'émerveillement

Il y a tant à dire sur Buenos Aires et si peu de temps avant de reprendre la route, et les journées ont été tellement occupées (puisqu'il y a tant à voir à Buenos Aires!), que je devrai prendre un peu de retard sur ce journal en ligne.
Buenos Aires, c'est une merveille de grande ville. (Contexte: J'adore les grandes villes, tant qu'elles ont quelque chose de beau à m'offrir).
Buenos Aires, avec son architecture européenne du 19e siècle est absolument splendide. Quelques quartiers plus modernes et branchés complètent à merveille un centre-ville dynamique et qui rappelle à la fois Paris, Madrid, Montréal et New York.
Buenos Aires, pour moi, c'est d'ailleurs la New York de l'Amérique du Sud, une ville qui par rapport aux autres villes du continent, dépasse les normes et se distingue par son architecture, son histoire, sa grandeur, sa beauté, sa culture unique et son rythme!
Bref, j'adore, alors je me suis permis quelques jours ici pour arpenter les rues au hasard, visiter quelques attraits et musées, et quelques quartiers parmi les plus agréables et intéressants.
Buenos Aires, en un mot comme en cent, c'est le genre de ville où je pourrais habiter, c'est le genre de ville ou je me serais bien arreter de voyager pendant plusieurs semaines, seulement pour profiter de la vie ici; c'est le genre de ville qui vous inspire et vous émerveille - pour peu que vous aimiez la grande ville, évidemment! :-).
Buenos Aires, c'est le summum de la culture argentine, qui n'a jamais oublié San Martin, adore El Che et Evita, qui danse la tango à tous les coins de rue du Centro, de San Thelmo ou de La Boca, c'est le vin argentin à bon prix, les fromages et les baguettes, c'est la vieille Europe en Amérique, c'est un Montréal argentin, aux dimensions New-Yorkaises... et bien plus encore!
Buenos Aires a aussi l'immense avantage d'etre visitée après de longues semaines à explorer trois pays du tiers-monde et peu de grandes villes organisées. Je parlais de timing, dans un billet précédent, celui-ci est tout à l'avantage de la ville et je ne m'en plaindrai pas!
Plusieurs billets seront donc consacrés à la capitale de l'Argentine, le tout est en project actuellement... et sera évidemment accompagné de photos!

lundi 27 août 2007

Montevideo et un jour de désert urbain

Il faut, avant de vous parler de ma très courte exploration de Montevideo, que je mette la chose en contexte.
Visiter une ville en une journée ou une journée et demi est tout simplement impossible. Parfois, on se contente donc de l'essentiel, tentant d'agriper au passage un gout particulier, ou quelque chose de plus typique. Parfois, on s'en fout, puisque l'on est de passage obligé entre deux points de visites éloignés, ou parce que ce que l'on est venu visiter est autrement plus important. Par exemple... Puerto Iguazú était une petite ville correcte, mais la chose n'avait que peu d'importance puisque j'y étais pour aller voir les chutes. Posadas était une ville quelconque - et sans café internet dans son centro :( - mais c'était une étape entre Tucuman et Iguazú et l'intéret reposait dans la visite à San Ignacio.
La visite de Montevideo a été une petite improvisaion à partir de Buenos Aires, vu que le traversier vers Colonia ne prend qu'une heure et le bus Colonia-Montevideo un peu moins de trois heures...
J'avais donc peu lu sur la ville... et fait l'erreur de ne pas penser à consulter mon ami Luis Baz sur les choses à voir ou ne pas voir... Mais en fait, tout ca est du au hasard, c'est parfois juste une question de timing. Souvent, en voyage, tout dépend de votre timing.
Dans le cas de mon week-end en Uruguay, j'ai bien tenté de partir un jour avant, mais une épaisse brume dans le port de Buenos Aires a obligé les autorités à fermer le port et à retarder indéfiniment les traversiers... J'avais acheté, la veille, et d'avance, des billets pour un spectacle au théatre à Buenos Aires (Les Luthiers, commentaire à venir), et les seuls billets qui restaient étaient pour le show de samedi à 22h. Bref, question de timing, j'ai squeezé une rapide visite à Colonia/Montevideo en deux jours. C'est vraiment pas la manière de visiter un pays :-) , mais un coup d'oeil vaut mieux que rien...
Timing, donc... c'est grace aux hasards de timing que j'ai pu voir un show de Paul McCartney à Rome, par exemple, ou encore assister au concours de Miss Univers 2004 à Quito...
Et ce timing, il a fait que je débarque en Uruguay le 24 aout.

Uruguay + 24 aout = jour de la nostalgie (photo à l'appui, dans une fenetre de boutique). Pour cette journée, qui cette année était un vendredi, on consacre toutes les activités à la nostalgie. Les bars et radio et restos jouent des hits des annés 60 et 70, ce genre de choses. Bien sympathique, me direz-vous, mais comme c'était un vendredi soir/nuit et que les gens ont feté tard, mais que moi, arrivant de Buenos Aires via Colonia avec ma visite de Colonia dans le corps, j'étais un peu fatigué, je me suis couché plus tot que tous les habitants de Montevideo, probablement :-)

Déjà, arriver dans une ville inconnue après la tombée de la nuit, c'est pas l'idéal. Généralement, à peu d'exceptions près, les villes inconnues ont un air un peu glauque le soir ou la nuit, quand le seul éclairage provient des boutiques, lampadaires et voitures et bus. Les gens projettent des ombres étranges un peu partout, des bruits inhabituels se font entendre, des silhouettes se profilent dans les coins sombres, bref, rares sont les villes qui peuvent donner un excellente première impression de nuit. Je me suis donc couché tot, après une courte exploration de quelques rues et plazas du centro et de l'avenue 18 de Julio, j'étais fatigué, et comme l'hiver Uruguayien est sérieux, il faisait un froid de canard, doublé d'un vent à écorner ces memes canards, tiens!
Le lendemain matin, frais et dispo, j'était pret pour un "early start". Le hic, c'est que le samedi matin, dans la capitale la plus tranquille de l'Amérique Latine, et le lendemain du jour de la nostalgie... j'étais le seul à etre pret pour un départ rapide.
Montevideo devant moi: un désert urbain. Personne. Tout est fermé. Tout. resto, café, tout. Musées, églises, marchés, boutiques d'artisanat, tout. Une journée de tout fermé, c'est le cauchemar du visiteur.

J'ai longé 18 de Julio en recherche d'un café ou déjeuner, en vain. Traversé la plaza de la Independencia, puis déambulé sur la rue piétonne dans la Ciudad Vieja. Rien. Personne... Très étrange, comme sentiment, de se retrouver dans une ville-fantome.
Stephen King, à ma place, aurait eu un fun fou, aurait donné libre court à son imagination, et aurait, quelques mois plus tard, pondu un roman d'épouvante à la The Stand, ou Desperation...
Mais, je n'étais pas seul, en fait, à etre éveillé en ce samedi matin. Je me suis rapidement rendu compte que des étonnants itinérants à cheval parcourraient le centro et la ciudad vieja, pour ne stopper qu'occasionnellement pour fouiller dans les vidanges, puis repartir. Les bruits de sabots sur les rues étant les seuls bruits à part quelques cris de perroquets à se faire entendre dans la capitale du pays.

Ces vidangeurs à cheval m'ont tout de meme inspiré une petite fiction (en cours d'écriture)... ils sont plus intriguants encore qu'ils en ont l'air.


J'ai finalement rebroussé chemin vers la Plaza, pris quelques photos - dont celle-ci (ci-haut), mais on ne voit ni le vent ni le froid, sur ces clichés.

Une chose qu'il faut donner à Montevideo, c'est que la ville est parsemée d'édifices dont l'architecture est forte en influences européennes du 18-19e siècle. L'architecture francaise et italienne abonde dans le centro. Ainsi, plus que son vieux quartier colonial un peu défraichi (et glauque, désert comme ca!), c'est la partie plus européenne du 19e siècle qui attire le regard de ce voyageur-ci.
J'ai fini par déjeuner dans le seul resto de quartier ouvert - il était alors plus de 10h30 am - et j'ai lentement remonté l'avenue du 18 de Julio pour visiter les quartiers entre la ciudad vieja et le terminus de bus Tres Cruces.

Pendant cette marche de 2h et quelques, j'ai pris d'autres photos de quelques édifices intéressants. La ville, a commencé à se réveiller passé midi.
Le secteur du terminus était paradoxalement achalandé à comparer au reste, le petit centre commercial du Terminus était meme ouvert et animé. Un contraste étonnant, dont j'ai profité quelques minutes avant de reprendre un bus vers Colonia et son port...


Le soleil descendait lentement à l'horizon sur El Rio de la Plata, à Colonia alors que le traversier me ramenait vers Buenos Aires, ou j'aurais le temps de prendre une douche avant de me rendre à mon spectacle au théatre...
En sortant du port de Buenos Aires, j'ai marché quelques minutes, pour joindre l'avenida Florida, et la descendre vers l'avenida de Mayo et mon auberge. L'animation du centro de Buenos Aires était absolument étonnant à comparer au désert urbain que la capitale de l'Uruguay venait de m'offrir:

Mais une fois encore, tout est une question de timing... J'aurais atterri à Buenos Aires le lendemain matin - un dimanche pluvieux et gris, j'y reviendrai -, que l'effet aurait pu facilement etre inversé.
(Et puis un dernier détail qui joue contre l'Uruguay en ce moment, à part le froid de canard et le vent glacial des deux villes visitées; tout y est plus cher qu'en Argentine et les autres pays par lesquels je suis passé pendant mon voyage. Dur pour le budget du voyageur, mais tant mieux si l'économie de cette "Suisse de l'Amérique du Sud" va mieux, aprés la crise économique du début du millénaire).
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Et en terminant, il faut réitérer le plaisir que j'ai eu à visiter la ville de Colonia, oubliée par le temps et charmante. L'ensemble m'aura fourni un week-end différent de ce que j'avais en tete, et ma foi, le voyage doit avoir son lot de surprises, sinon, il serait bien ennuyant. Et puis les uruguayiens me sont apparus plus tranquillos que tous les latinos que j'ai rencontré dans les autres pays... mais comment juger de ca en deux jours? Je devrai revenir dans le secteur pour l'explorer plus attentivement!

samedi 25 août 2007

Les fantomes-recycleurs de Montevideo

Les habitants de Montevideo ne les voient pas.

Dans le silence du petit matin, alors que la capitale latino la plus tranquille du continent n'est pas encore éveillée, ils sont les seuls à circuler dans les rues désertes.
... Les seuls à part un ou deux touriste imprudent...
Ils se déplacent dans une petite voiture à deux roues tirée par un cheval.
Ils fouillent dans les poubelles, ramassent des cartons, des bouteilles de plastiques et d'autres objets jetés par les uruguayiens de la capitale, mais qui ont une valeur mystérieuse. Ils enfouissent leurs trouvailles dans de grands sacs de plastiques attachés à leur voiturette en bois.
Personne ne les voit... sauf les imprudents touristes de passage.
... Ce sont les fantomes-recycleurs de Montevideo.

Ah, un dernier détail, ils ne savent évidemment pas qu'ils sont morts depuis un siècle.
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à suivre...

vendredi 24 août 2007

Un week-end en Uruguay!

Un mot rapide, en attendant mon autobus pour Montevideo... Et quelques photos en direct de l'Uruguay!!
Si vous suivez mes aventures, j'ai fait allusion au fait d'etre arrivé a Buenos Aires, la capitale Argentine. Or Buenos Aires est sur la grande baie du Rio de la Plata... et en face de ce rio, c'est l'Uruguay. Il y a donc des navettes fluviales entre les principales villes des deux pays.
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Nous avons attrapé un catamaran ultra-rapide (surnommé le bateau volant ici) qui a couvert le trajet Buenos Aires-Colonia en 1h alors que le traversier régulier en met 3 pour effectuer le meme trajet.
D'ici, on filera a Montevideo dans une petite demie-heure, et on visitera la capitale de l'Uruguay avant de revenir sur Buenos Aires et poursuivre nos visites en Argentine.
Bref, un week-end de vacances en Uruguay! :-)
Faut bien improviser un peu...

Voici donc une vraie belle carte de la situation, en francais en plus...

Suzie, qui n'a pas le pied marin, était un peu secouée apres le trajet rapide, mais souriante quand meme en posant avec moi devant l'accueil uruguayien...

Le phare de Colonia a été érigé dans les années 1800 et quelques. Les ruines du couvent San Francisco, a l'avant, datent d'un siecle de plus.
Colonia, c'est en fait Colonia del Sacremiento (La colonie du saint-sacrement) et était a l'origine un port sous controle portuguais (a l'époque lointaine de contrebande de produits en provenance de Buenos Aires). Puis, l'endroit a été controlé tour a tour par les espagnols, puis les portuguais, puis les espagnols, allouette... jusqu'a une prise définitive des espagnols un peu avant l'indépendance...
L'architecture "coloniale" de Colonia est donc d'influence portuguaise plus qu'espagnole, ce qui lui donne un charme distinct des autres villes latinos. Et le rythme de vie n'est peut-etre pas représentatif de l'Uruguay (je ne sais pas encore), mais il est relaxant! Il y a meme des traverses pour piétons, que les conducteurs de véhicule respectent en plus!! Une premiere en Amérique Latine pour ce voyageur-ci!

Rue typique du vieux Colonia, maisons en pierre, ou colorées, rue pavées de roche, toits de tuile... et vue sur la baie du Rio de la Plata.

Colonia donne l'impression d'une ville oubliée par le temps. Une Basilique tres sobre, des vieilles voitures (on a vu beaucoup de vieilles fiat ici, entre autres vieux modeles européens), rues piétonieres pavées de pierres, terrasses ici et la...

Les rues de la ville "moderne" sont toutes bordées d'arbres et toutes celles pres du centro sont pavées de roches. L'effet est charmant.
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Bon, le bus part dans 15 minutes, je dois vous laisser... et continuer mon week-end de vacances en Uruguay!
A plus!
;-)

mercredi 22 août 2007

15 Notes de voyage (photos) - Argentine

Il y a toujours des dizaines de choses qui font partie du voyage et des explorations diverses, des anecdotes, des petits riens sur le coup, mais qui donnent une couleur unique à mes déplacements, visites et aventures. Bref, c'est souvent autant ce genre de détails qui rendent une journée intéressante que quelques visites plus officielles. Il m'arrive de prendre des photos qui ont l'air parfaitement inutiles au touriste-lambda, mais pour moi, souvent, l'intéret du voyage se trouve dans ces petites choses anodines, qui donnent à mes souvenirs leur couleur personnelle et unique.
J'ai eu l'idée d'en partager quelques-unes, avant de vous parler de Buenos Aires, où je viens d'arriver après un long - mais oh combien confortable - trajet d'autobus. Pour le partage, certes, mais aussi pour ne pas les oublier, pour les placer ici, dans mon journal de voyage.
Voici donc 15 de ces choses anodines, croquées depuis mon arrivée en Argentine.
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Il y a des orangers partout! Meme dans les places centrales et parcs publics, comme celui-ci, devant la cathédrale. Je n'ai pas encore fait le test à savoir si on était autorisé à en ceuillir une pour le lunch. Salta.

C'est année d'élection présidentielle en Argentine, mais aussi élections dans les provinces (les gouverneurs étant l'équivalent de nos premiers ministres provinciaux), et des pancartes nous indiquant pour qui voter se trouvent un peu partout dans les villes, comme sur ce poteau devant le bureau de poste. Tucuman.

J'étais tellement content de voir des vrais maisons :-) que j'en ai photographié quelques-unes comme celle-là dans ma première grande ville Argentine. Salta.


Les élections sont aussi l'occasion de manifester! J'ai donc assisté à diverses marches et manifs, mais celle des agriculteurs qui ont laissé leurs vieilles machineries devant le palacio du gouvernement provincial m'est apparue amusante. Posadas.

Ma famille a possédé une Renault 12 1972 et j'ai naivement cru que la chose était depuis longtemps éteinte. Faux! Il y a beaucoup de Renault 12 dans le nord de l'Argentine... quoique certaines semblent effectivement dater de 1972 également :-). Salta.

Une autre Renault 12, mais plus récente, celle-là, devant d'autres pancartes électorales... Je ne sais pas pour vous, mais ce monsieur Parajon ne m'inspire pas confiance. Une question culturelle, probablement, mais j'imagine difficilement quelqu'un tenter une élection chez nous avec une photo pareille... et un slogan qui dit "pour controler le gouvernement" ??? Hehehe... Tucuman.

Ici, Daniel Sernine pourra confirmer que s'il ne s'agit pas du logo exact éditions Mediaspaul, pour lequel il dirige la collection Jeunesse-Pop, alors c'est très proche... Le fait qu'il s'agisse aussi d'un logo d'éditeur, que celui-ci s'appelle San Pablo (Saint-Paul en espagnol) et qu'il s'agisse du 3e du genre que je vois depuis le début de mon voyage dépasse la simple coincidence, c'est évident. Ceci dit, je n'ai pas retrouvé les livres de Daniel et Joel parmi les titres de San Pablo :(
Salta.

Ce chien nous a suivi pendant les 3 jours passés à Puerto Iguazú! Jamais constamment, mais il était toujours autour du Terminus de bus, et à chaque fois que nous sommes passés par là - au moins 2-3 fois par jour chaque jour - il nous emboitait joyeusement le pas pendant un moment. Je l'ai baptisé Fidel, à cause de ça, et avec une référence évidente...

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ces concours d'art... Les orques de Vancouver, les vaches (?) de Toronto... Ici, j'ai vu les Cactus de Salta et les vaches de Buenos Aires... Et je tente de me souvenir du thème vu à Lisbonne l'an dernier... Salta.

Dans les ruines Pulkara, Suzie, Cecilia et des cactus.
Aucune anecdote ici, je cherchais simplement un prétexte pour publier des photos de jolies filles dans le lot :-))). Tilkara.

Changement de sujet : À Tilkara, il y a un petit musée près du site archéologique, et bien que le setup soit un montage, la momie, elle, est véritable. Tilkara.

Un métier à tisser est en exposition dans une petite boutique d'artisanat, pour nous enseigner comment les artisans tissent les nappes et les tapis. Or je le savais déjà, puisque ma grand-mère Cécile était un artisan elle-meme, utilisant la version un peu plus moderne du meme métier à tisser... J'ai donc pensé à elle en voyant celui-ci et ce n'est pas tous les jours que quelque chose en Argentine vous rappelle votre grand-mère. Humahuaca.

Cecilia a fait appel à un jeune guide local pour nous expliquer les divers coins de la petite ville de Humahuaca. Je ne me souviens déjà plus de son nom, mais il nous a aussi récité un poème avant de nous quitter... Et comme vous voyez, il affichait fièrement son admiration pour El Che Guevara. Humahuaca.

En sortant du palacio gouvernemental provincial de Jujuy, Suzie croyait que les gardiens de sécurité gardaient un oeil attentif sur l'écran des caméras de surveillance, mais en fait, ils venaient de terminer un épisode des Simpsons (véridique)! Jujuy.

Lors d'une panne de courant ayant privé d'électricité toute la petite ville où nous étions, entre Cafayate et Tucuman, en attendant notre transfert de bus... Suzie lit à la lampe frontale un nouveau chapitre de Harry Potter and the Deathly Hallows. Santa Maria.
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Iguaçu (Brésil)

Suite et fin de mes explorations des parcs entourant les chutes d'Iguazú.
Le Parque Nacional Iguaçu, est au Brésil.
Il a donc fallu que je traverse la frontière Argentine-Brésil et me rende dans ce pays (ou l'on parle portuguais, et mon portuguais est très rouillé)...
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Pour se rendre dans le parc brésilien à partir de la petite ville de Puerto Iguazú en Argentine, il faut d'abord prendre un bus vers Foz do Iguaçu, au Brésil (un bus qui traverse le pont qui sert de frontière vers le Brésil, puis tourne au nord vers la ville, alors que le parc est au sud de la frontière). Le truc, c'est de descendre du bus devant l'hotel Bristol Cataratas, et de traverser la route régionale, et d'attendre là un bus qui va de Foz de Iguaçu vers le parc des chutes coté brésilien. Bref, du taponnage de bus locaux, et avec un peu de chance, vous atteignez le parc (qui se trouve à moins de 10 km de Puerto Iguazú) en une bonne heure, heure qui vous fera aussi passer inutilement par l'aéroport International de Iguaçu au Brésil. Des questions?
(Mentionnons que le retour du parc se fait par le trajet similaire, mais inverse, mais dans mon cas, il a pris plus de temps et j'ai du attendre les bus plus de 45 minutes, alors ca m'a presque pris 2h pour faire le satané 10 km - j'aurais pu le faire à pied dans les memes délais!)
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Le site des chutes Iguaçu est exploité de manière complètement différente du coté brésilien des choses... Je ne dirais pas qu'il est moins intéressant à visiter, mais pour ce voyageur-ci, il aurait été décevant et impensable de ne pas avoir visité le parc argentin. Le parc brésilien était un complément parfait à ma visite de la veille - et après une journée entière dans le parc argentin, à parcourir les passerelles du parc, les vues d'ensemble offertes par le parc brésilien sont un must. Par contre, la seule visite du coté brésilien laisserait définitivement le visiteur sur sa faim.
De plus, le parc du Brésil mise plus sur les activités de divertissement que sur les chutes et la nature elle-meme. Canopy d'arbres en arbres, rappel, escalade, bateaux et meme tours d'hélicoptères sont au menu de celui qui a beaucoup de reales à y dépenser. Il faut aussi dire que comme tout coute plus cher au Brésil, l'ensemble offre moins au visiteur pour son pesos que le coté argentin. En un mot comme en cent, donc, parfait complément, je suis vraiment content d'avoir explorer les deux cotés, mais la demi-journée au Brésil était amplement suffisante pour admirer ce que le parc avait à offrir au voyageur venu observer les chutes d'Iguazú.
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Quelques photos commentées, donc, avec quelques surprises :-)


Il fallait bien que je prenne une photo de moi avec le drapeau Brésilien pour prouver ma présence en terre brésilienne... puisque le bus Puerto Iguazú - Foz do Iguaçu s'arrete à la douane Argentine, mais pas au poste frontière du Brésil, qui est à cet endroit, une frontière ouverte. Aucune étampe dans le passeport, donc. L'ambassade des USA au Brésil doit capoter de savoir ça! :-)
Une première vue d'ensemble des chutes, de l'autre coté du Rio Iguazú, alors que nous empruntions le sentier pédestre (pavé de ciment) du parc brésilien.
Une vue d'ensemble des premières chutes - mineures :-) d'Iguazú.
Un des défauts du parc Iguaçu au Brésil, c'est d'avoir distancé considérablement les sites des diverses activités. Ainsi, à moins de planifier plusieurs heures de randonnée dans le parc (du coté où on ne voit pas les chutes), vous devez, si vous voulez voir les chutes et faire d'autres activités, prendre un bus qui vous mène d'un site à l'autre... avec un petit sentier pédestre d'environ 20 minutes à faire... contrairement au parc argentin, où vous passez la journée à marcher en admirant les chutes de divers points de vue...

Je vous demandais hier si les coatis étaient des animaux sympathiques et rigolos?
La réponse est NON! Rigolos, oui, et encore, ça dépend du point de vue... Hehehe... Mais sympathiques? Celui-ci, pris sur le fait, se goinfre d'un morceau d'une savoureuse empanada au boeuf qu'il m'a volé quelques minutes auparavant. Comment? Well, voyons voir. Il s'est pointé dans la cafétéria, sous les regards amusés des quelques personnes présentes - moi inclus - puis s'est baladé innocemment, puis s'est glissé derrière nous, a grimpé entre nos chaises directement sur notre table, nous avons sauvé quelques grignottes et un thé glacé, mais il a piqué la moitié de mon empanada!
Il faut dire que la propension des touristes à nourrir les animaux sauvages à Iguazú a un peu dénaturé le comportement des coatis, qui profitent de la protection du parc et ont appris que les humains ne leur touchaient pas et qu'ils pic-niquaient un peu partout avec des aliments délicieux!
:-))
Vous aurez compris que malgré la mésaventure (assez comique en plus), j'adore ce genre de créature, mais il faut réellement s'en méfier, il y a eu des cas où des coatis, plus agressifs, ont menacé des touristes pour avoir de la bouffe, certains ont meme été victime de petites agressions!
Ils sont rigolos quand meme... et après deux jours à voir les signes de ne pas les nourrir, et me contenter de les prendre en photos, il fallait bien qu'un d'eux me vole mon lunch!
Retour aux chutes, par une journée partiellement ensoleillée... nous offrant donc la seule chose qui nous manquait, après les coatis, les vautours, les chutes, les toucans (j'en avais vu deux la veille) et le coati-voleur: Un arc-en-ciel!

Le voilà dans toute sa splendeur, avec les chutes près de garganta del diablo en arrière-plan. Si le ciel avait été bleu, ça aurait eu l'air d'une carte postale, non?

On peut s'approcher quand meme assez près d'une partie des chutes qui appartient au territoire brésilien. Juste à coté de cette plate-forme d'approche, il y a un ascenseur et une tour d'observation... plus techno et encombrant que les subtiles passerelles argentines, comme je le disais plus haut, l'approche touristique n'est pas la meme.

Deux dernières photos des chutes d'Iguazú, dont une vue d'ensemble...

... Et cette vue prise du haut de la tour d'observation brésilienne, avec un arc-en-ciel en prime!
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(Note: Il n'y a pas de faute de frappe. Iguaçu est Iguazú, mais en portuguais).

mardi 21 août 2007

Iguazú (Argentine) II

Suite de mon exploration des chutes Iguazú... et suite en photo de ma journée dans le Parque Nacional Iguazú, en Argentine. Ce billet est le second d'une série de trois.

Où en étions-nous? Ah, oui, qui est assez fou pour se lancer dans les remous au bas des chuets en bateau gonflable? Réponse: Nous! Ici, Suzie, dans le bateau... avant la ride qui allait nous faire rire et nous tremper... Meme avec nos imperméables (et pantalons imperméables), nous ne savions pas encore le sens du mot "douche" avant de plonger sous les trombes d'eau avec le bateau! Une expérience inoubliable en tant qu'aventure, meme si au fond, une fois dans les remous, on ne voit plus rien!!!


Preuve qu'il n'y a pas que des chutes dans le parc, nous avons aussi vu quelques vautours (ci-haut)... et quelques coatis (ci-bas).
Question quiz: Le Coati est un animal rigolo et sympathique. Vrai ou faux?
Réponse dans le prochain billet.
Alors que nous sommes tou près de la plus imposante chute d'Iguazú, tout ce que nous pouvons voir, c'est quelques chutes mineures dans une brume qui ressemble à une usine à nuages... Quel genre de chute peut provoquer ce phénomène?
Pour accéder à la chute en question, nous avons emprunté une série de passerelles au-dessus du Rio Iguazú Alto... en espérant ne pas se retrouver dans l'eau, sachant très bien quel genre de chose se trouve en aval...


La voici, la Garganta del Diablo (Gorge du diable)... ou une partie de cette chute hallucinante, et au bord de laquelle nous avons été et qui est trop large et haute pour entrer dans le cadre d'une seule photo... à moins de se reculer... chose impossible à faire sur cette petite passerelle... et l'idée d'aller se balader en bateau sur le haut de la rivière n'est pas très invitante, non?

Ah, j'allais oublier mon ami, apercu avant de quitter le parc... Vous le reconnaissez?

Le revoici, avec ses jolies couleurs... Le toucan fait aussi un cri amusant, très grave, comme un bruit de frappement doux entre deux batonnets creux... Et le vol du toucan est très gracieux, malgré ce long bec coloré! :-)
Et cette journée dans le Parque Nacional Iguazú se terminait sur cette photo de toucan... mais l'ensemble des environs des chutes n'avait pas fini de me surprendre et de m'offrir des cadeaux...
Ne ratez donc pas le 3e billet sur Iguazú.
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Iguazú (Argentine) I

Le Niagara peut aller se rhabiller.
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Premier de trois billets sur un des sites naturels les plus incroyablement beaux que j'ai pu voir dans ma vie, rien de moins. Je parle des chutes de la rivière Iguazú.
Comme la rivière est aussi la frontière entre l'Argentine et le Brésil, il y a deux parcs nationaux autour des chutes elles-memes. Ayant fait de la petite ville de Puerto Iguazú ma base de visite, j'ai donc débuté mn exploration de l'endroit par une visite au Parque Nacional Iguazú, en Argentine.
Ce premier billet est donc consacré à cette visite et propose des photos captées lors de cette première journée.
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L'avantage de l'Argentine, pour les chutes Iguazù, c'est que c'est justement en Argentine que le Rio Iguazú alto se jette dans le Rio Iguazú bajo. Et on ne parle pas ici de votre classique chute " oh comme c'est joli la gravité et l'eau ensemble". La rivière, avant de se jeter en bas, s'élargi considérablement, et la "chute" est donc multiple et étendue sur plusieurs cascades spectaculaires.
J'ai vu les chutes du Niagara, et franchement, l'expérience à Iguazú est d'un autre niveau, totalement. Incomparable, meme. J'ai vu le débit et la force d'El Pailon del Diablo en Équateur, j'ai souvent vu les très hautes chutes de Val Jalbert, d'une beauté poétique... Mais rien de ca ne m'avait vraiment préparé aux chutes Iguazú. En plus, à Niagara, la ville est d'une kéténerie et d'une laideur épouvantable, en plus d'etre pleine d'attrape-touriste du genre maison fantome ou homme à trois bras... Ici, le site est entièrement entourré par deux parcs nationaux, rendant justice par la beauté naturelle à une des merveilles de la nature.
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Le Parque Nacional Iguazú argentin est l'un des endroits les plus agréables qui soit, autant par son grand respect de la nature qu'il protège, mais aussi par la subtilité de son exploitation touristique ainsi que par l'intelligence et la finesse des infrastructures menant aux chutes. Jamais le paysage n'est dénaturé, jamais les photos sont difficiles à prendre pour profiter de la grande beauté de ce phénomène naturel, jamais vous avez l'impression d'etre dans un attrape-touriste où chacun va finir avec les memes souvenirs... Vous avez l'impression d'etre en pleine nature, et d'etre le premier à découvrir les chutes en question...
Mais assez parlé, voici ce qui rendra justice au site: les images des plus belles et impressionnantes chutes d'eau que j'ai pu voir dans ma vie.

Une photo amusante; prise par la fenetre de l'autobus à deux palliers qui nous menait de Posadas à Puerto Iguazú. Nous avions une très belle vue de la route et des environs, puisque nous occupions les premiers sièges... Ciel gris par contre, qui allait nous empecher d'avoir des photos cartes-postales des chutes, sans ciel bleu... On nous a dit que nous étions tombé sur les 3 pires journées de l'hiver argentin... M'enfin, avec ce qi suit, vous allez voir que nous n'étions pas à plaindre...

Bon, dans le Parque... Un premier sentier - le Pasage Suppérieur - nous fait découvrir les premières chutes, du point de vue de la rivière, en haut. Nous allions surplomber ainsi les chutes pendant une petite heure de marche dans la foret, découvrant ici et là quelques chutes, et en traversant meme quelques unes sur les passerelles en métal. Joli, non?

Vue en plan plus rapproché du premier groupe de chutes apercu. Il s'agit d'un petit groupe, car pour le moment, malgré notre bouche bée, nous n'avions encore rien vu!

La vue sur la partie basse de la rivière était elle aussi impressionnante. Plus tard, nous allions emprunter le Passage Inférieur, qui nous ferait aller au pied de plusieurs chutes...


La passerelle nous amenait vraiment au bord du gouffre, offrant un spectacle absolument incroyable (et parfois effrayant pour ceux qui comme moi, souffrent un peu du vertige :-)... Et je ne vous parle pas du bruit assourdaissant que font ces chutes d'eau!

Sur cette photo prenante, on voit non seulement une chute mineure, mais aussi une des passerelles du Passage Inférieur que nous allions visiter un peu plus tard dans notre journée.

Une des plus belles chutes se trouve juste de l'autre coté d'une ile sur la rivière - la Isla San Martin, que nous allions visiter aussi vers midi... et cette série de chute dont elle fait partie - on la voit un peu à l'extreme gauche - rejoint la rivière basse sur deux palliers distinct, formés par deux vagues successives de laves séchée lors d'une éruption volcanique qui s'est produite il y a des millions d'années.

Sur cette vue plus rapprochée de la meme série de chute... on voit... un bateau?? Oui! Dans les remous, tout en bas, il y a des gens assez fous pour prendre un bateau qui se rend là pour avoir la vue la plus impressionnante de ces tonnes d'eau qui tombe du ciel...
Geez... Je me demande qui est assez cinglé pour faire une telle excursion dans un bateau gonflable, en plus...
Hehehehe...