mercredi 14 septembre 2022

Les rez-de-chaussée de Venise

Parce que Venise, ce n'est pas que la beauté des canaux, les ponts romantiques, les reflets, les églises et la Piazza San Marco, quelques photos de rez-de-chaussée de cette ville où la vie semble si différente d'ailleurs.

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Pour débuter, une vue d'ensemble du rez-de-chaussée jusqu'au toit, avec corde à linge suspendue au-dessus du canal.


Rez-de-chaussée assez typique de Venise. En 2003, je notais déjà que plusieurs de ces immeubles avaient condamné leur rez-de-chaussée. Je pense qu'en 2022, je n'en ai pas vu un seul qui semblait encore habité.


La vie dans une ville sur l'eau.


Avec balcon fleuri



Je triche un peu, ici, portes et fenêtres plus hautes que le niveau de l'eau. 


Avec un bateau amarré devant la porte, difficile de dire si le rez-de-chaussée est encore utilisé ou s'il ne sert plus que de débarcadère. 


Autre tricherie, pas au rez-de-chaussée, mais je trouvais que ça faisait une belle photo pour illustrer "l'autre" Venise, éloigné des sites touristiques.


Je termine sur trois rez-de-chaussée typiques.


Ici, un bateau venait de passer sur le canal, provoquant quelques vagues.

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Diptyque vénitien

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On pourrait imaginer que c'est une seule photo prise à travers deux arches jumelles, mais non, ça se lit comme une BD, deux cases avec un peu de temps écoulé entre les deux.
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mardi 13 septembre 2022

Venise - opus 4

«J'ai eu 37 ans à Venise, et c'était comme si c'était hier. Je me demande aujourd'hui, quel âge j'aurai quand je reverrai Venise de nouveau. C'est, bien sûr, le temps qui me le dira.» 
- Journal de voyage, 14 juin 2011 (Billet publié ici le 16 juin 2011), évoquant ma première visite en 2003. 
Je ne savais pas à ce moment-là - lors de ma seconde visite à Venise en huit ans - qu'il ne s'écoulerait que 3 ans avant la suivante (en 2014 avec mes parents) mais huit autres années avant d'y retourner.
Onze ans après avoir écrit ceci, j'étais donc de retour à Venise, à 56 ans, près de 20 ans après mon premier passage dans cette ville formidable.
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En arrivant à Venise, pour la 4e fois, j'ai réalisé qu'à part Paris et Quito, Venise est la ville que j'aurai visité le plus de fois dans ma vie jusqu'à maintenant. Ça en dit long sur l'intérêts de Venise, considérant celui de Paris - et le fait qu'une de mes visites dans la ville lumière ait été effectuée en 1998, avant que je ne voyage réellement, lors d'une invitation à une fête du livre - et considérant mon attachement personnel à Quito, lieu de mon premier projet de coopération et où j'y ai fait des amis importants.
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Venise, donc. Que dire de plus sur ce journal que je n'aie pas écrit auparavant?
Venise illustre à merveille une discussion que j'ai déjà eu à l'époque, avec mon ami Mathieu Trépanier. Nous parlions alors de ces lieux qui sont bondés de touristes, certains étant des lieux surfaits. Mais, malgré l'achalandage de ces lieux devenus des clichés, il demeure que certains débordent de visiteurs pour de bonnes raisons. Parce qu'ils valent réellement le détour. Venise fait partie de ces lieux, archi-connus, bondé, que tout le monde a visité (on a l'impression), mais Venise est tellement belle et agréable à parcourir que le cliché est rapidement oublié et le plaisir prend le dessus dès qu'on y met les pieds.
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Côté photos, c'est la même chose, malgré l'impression d'avoir déjà tout photographié (surtout avec des caméras numériques en 2011 et 2014), je n'ai pu résister à capter quelques centaines de photos pendant mon séjour. Les photos qui suivent ne sont donc pas les plus originales, mais comme j'ai déjà publié plusieurs billets sur ce blogue (2003, 2011, 2014), je vais donc publier ici quelques images un peu différentes (si c'est encore possible). 
Plusieurs ont été prises lors de notre tournée dans les coins plus éloignés des places les plus connues - et évidemment beaucoup moins achalandées. On y a découvert quelques très belles surprises.
Commentaires sous quelques-unes de ces 35 de mes prises préférées de cette cuvée 2022 à Venise. 
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Campanile de San Marco et Palazzo Ducale vus de la pointe de Punta della Dogana.


Anecdote amusante: j'avais vu ce bateau de Pirate en 2014!


Ponte Rialto sur le grand canal, toujours aussi élégant.


La très grande majorité des campaniles et tours sont penchées à Venise...


Gondole qui flotte dans les airs! (Crédit photo: Suze).


Muse à Venise.



Soupir vu de dos avec gondoliers.



Les portes de l'Arsenale, un secteur moins visité, image du passé "militaire" de l'empire commercial vénitien.


"Fortifications" de Venise.


Église où a été baptisé Vivaldi, célèbre fils de Venise.


Maison de campagne de Isabella Abrizzi, fréquentée par de nombreux écrivains, dont Lord Byron. 


Quelques photos de vie quotidienne, avec cordes à linge suspendues au dessus des rues ou des canaux.



Avec campanile de la basilique San Pietro (ancienne cathédrale avant San Marco).


Cour intérieure.


Suze avec (presque) les pieds dans l'eau.


Pont près des jardins publics (peu connus, sauf pour les habitués de la Biennale des arts).


Suze marchant dans une rue étroite.




Canaux et réflexions classiques mais irrésistibles.












Classique sur le grand canal.


Ma complice à la Piazza San Marco.

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«Je me demande aujourd'hui, quel âge j'aurai quand je reverrai Venise de nouveau», écrivais-je en 2011. Je me pose la même question en 2022, ne me demandant même pas si je reviendrais à Venise.
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jeudi 8 septembre 2022

Curiosités Bolognaises

La plupart des sujets et photos de ce billet portent sur des éléments qui échappent probablement à tous les visiteurs à Bologne, mais étant sur place plus longtemps que quelques jours, certains détails ont attiré mon attention. Voici donc, sans ordre ni plan précis, mes curiosités bolognaises.


Trou de serrure monumental ;-) Avouez que vous hésiteriez avant de déranger ce personnage en y insérant une clef dans la bouche!


J'ai parlé des portiques, aux planchers de céramiques, ici. Certains ont le nom des boutiques devant lequel ils se trouvent, comme celui-ci, du cinema teatro metropolitano. Le cinéma n'existe plus à cet endroit, mais le plancher de céramique marqué à son nom est demeuré.


Dans la plupart des endroits dans le monde, on enterre les morts. À Bologne, on les élève! Sans blague, j'ai retracé 5 de ces tombeaux surélevés dans la ville, 2 à la Piazza San Domenico, 3 dans la cour de l'église San Francisco. Après quelques recherches, j'ai découvert que cette pratique avait lieu au 13e et début 14e siècles, pour reconnaître l'apport d'un citoyen important, essentiellement lors du développement de l'université et de son école de droit.


Si la photo précédente représentait une tombe surélevée datant de l'an 1300, celle-ci, datant de 1289, est étonnante car elle a été intégrée dans un des murs de cet immeuble résidentiel! Mes recherches m'ont mené à comprendre que les citoyens élevés dans ces tombeaux n'étaient pas des gens d'église (cardinaux, évêques, etc.) ni des politiciens, mais des grands contributeurs à l'émergence de l'université (professeurs, chercheurs en droit romain, par exemple).


J'en ai vu des noms de rues étranges, dans mes voyage, mais celui-ci étonne quand même. Pas par son "étrangeté", mais par le fait que le nom existe encore aujourd'hui à Bologne. Cette rue Stalingrad (!), nommée en 1949 par la municipalité, n'a jamais changée depuis cette époque.


Celle-ci est amusante. C'est une statue datant de 1580 en honneur du (et représentant le) pape Grégoire XIII, (né Ugo Boncompagni, un natif de Bologne). Quand les troupes de Napoléon Bonaparte entrent en ville à la fin du 18e siècle, les citoyens craignent que comme ils détestent la papauté, ils ne fondent la statue de bronze pour en faire des canons. Ils ont donc modifié l'inscription au-dessus de la statue, en faisant un "portrait" de Saint-Petronius, saint patron et protecteur de la ville de Bologne. Les français n'ayant rien contre ce saint en particulier ont laissé la statue tranquille. L'inscription n'a jamais été modifiée, Grégoire XIII est donc encore identifié comme Saint Petronius aujourd'hui sur un des murs de l'hôtel de ville de la Piazza Maggiore.
Au fait, anecdote amusante, Grégoire XIII est le père du calendrier grégorien, que l'on utilise encore de nos jours.


Clin d'oeil rigolo plus qu'une curiosité locale, mais j'ai trouvé que les camions de livraison de la poste Italienne étaient beaucoup plus petits que ceux utilisés au Canada!

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Il y a fort à parier qu'un autre billet du genre fera suite à ces premières observations dans les semaines à venir.

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