dimanche 4 septembre 2022

Munich - près de 20 ans plus tard

(nouvel) Hôtel de ville néogothique 
Au début de ce voyage, nous avions prévu peut-être descendre de la Scandinavie vers le sud de l'Europe via Berlin, un ville visitée lors de notre tout premier voyage en indépendant en Europe en 2003 et où nous n'avons jamais remis les pieds par la suite. Les choses ont tournées autrement - les aléas des voyages indépendant effectués sur un budget plus serré (mais qui permettent de séjourner quelques mois plutôt que 2 semaines sur le vieux continent).

Ces mêmes aléas des voyages non organisés nous ont par contre permis de passer par Munich - destination qui n'était pas originalement sur notre plan de match approximatif. Munich a donc remplacé le rôle que devait jouer Berlin dans ce voyage: c'est également une des (rares) villes où nous sommes passés en 2003 sans jamais n'y être retourné depuis.

Il s'est donc écoulé 19 ans et 5 mois entre nos deux visites de Munich.

Nous avions tous les deux d'excellents souvenirs de la capitale bavaroise; certains assez précis, d'autres plutôt flous, un sentiment d'avoir apprécié la ville, de l'avoir trouvé grandiose, mais pas démesurément achalandée, une vague impression d'élégance générale, un souvenir marqué d'une demie-journée dans un des plus beaux parcs urbains du monde, bref, on avait aimé Munich, et nous espérions ne pas gâcher ce souvenir par une seconde visite. Les souvenirs étant ce qu'ils sont - et parfois teintés des émotions du moment ou d'anecdotes qui n'ont rien à voir avec le lieu lui-même - j'avais une petite crainte d'avoir surglorifié notre première visite en Bavière.

Eh bien près de 20 plus tard, Munich m'a fait le même effet: Quelle ville grandiose et agréable, majestueuse mais à taille humaine, une métropole mais concentrée, aux perspectives élégantes et agréable à découvrir à pied, lentement. Et avec un des plus beaux parcs urbains du monde.

Je suis donc doublement content d'être (re)venu visiter Munich; et cette fois-ci, j'en rapporte plusieurs photos des détails qui ont marqué ma visite.


Détail d'une créature dans le portique de l'hôtel de ville.


Le carillon de l'hôtel de ville joue à des heures spécifiques et les deux galeries de personnages interprètent des scènettes pour le plus grand plaisir des visiteurs et des passants sur Marienplatz, la grande place piétonne au centre de la ville.


Détail d'une sculpture monumentale au centre de Marienplatz avec en arrière plan un pan de l'hôtel de ville, que l'on dit nouveau car il a remplacé l'ancien hôtel de ville... en 1874.


Toujours à Marienplatz (on pourrait y faire des centaines de photos intéressantes): Poisson (soluble?) sculpture avec en arrière-plan, l'ancien hôtel de ville de Munich. Il a été construit dans les années 1390 mais a été rénové et redessiné en grande partie en 1480, puis modifié à la Renaissance et à l'époque baroque.


Ancien hôtel de ville de Munich avec une partie de la sculpture monumentale de Marienplatz. L'ancien hôtel de ville a un lourd passé, puisque c'est en ce lieu qu'a eu lieu un discours de Goebbels en novembre 1938 en prélude à la nuit de cristal - une plaque rappelant cet événement noir le rappelle au passant attentif.


Un peu partout dans les rues du centre historiques, les édifices datant de diverses époques sont ornées de plusieurs personnages ou de bas reliefs. Comme celui-ci, ou celui-ci-dessous, par exemple.



Residenz, ou le palais des ducs et des princes-électeurs (et parfois rois de Bavière, le système politique médiévalo-renaissance de la région est complexe à saisir), est une grandiloquente affaire en partie renaissance, baroque et même rococco (ça aurait pris 100 ans à construire) qui occupe un quadrilatère du centre historique, mais certains bâtiments et ailes étaient en travaux de restauration lors de notre passage.


Édifices bordant une rue du centre-ville, avec statue de lion gardant la porte de la Residenz.


Autre lion monumentale, celui-là gardant Odeonplatz, avec en arrière-plan l'église Theatinekirche.


L'intérieur de Theatinekirche est un parfait exemple de l'élégance baroque qui marque plusieurs des bâtiments publics de Munich. C'est magnifique, ça coupe le souffle dès l'entrée, et on passe évidemment la visite à se casser le cou tellement on veut tout y voir, des décorations des chapiteaux à la coupole en passant par chaque chapelle.


Autre lion, partie d'une fontaine monumentale à Max-Joseph Platz devant le Théâtre national avec les immeubles de la rue Residenzstrasse.


Relaxant par un après-midi nuageux dans un pavillon (le Monopteros) érigé au 17e siècle dans le parc Englischer Garten, un très vaste parc en pleine ville qui rivalise facilement avec Central Park et le Parc du Mont-Royal.


Je me souvenais avoir pris une photo de cygnes en 2003 dans ce parc, alors je n'ai pas résisté à m'en faire une version 2022.


De Englischer Garten, une vue sur certains clochers de la ville; à gauche, le dôme de Sant Ana, à droite du centre, les deux tours de la cathédrales (celles dont le sommet ressemble à deux onions verts), puis les tours et le dôme de Theatinerkirche, entre autres.

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samedi 3 septembre 2022

En visite chez Mozart ou un petit détour en Autriche

J'ai accumulé un peu de retard sur ce journal; la raison est simple; nous avons visité quand même 13 villes en 18 jours... Dans le billet précédent notre arrivée à Brême, je parlais de la liberté d'improviser que donne le voyage en indépendant. La visite à Salzbourg, en Autriche, est le parfait exemple de cette liberté. C'était tellement improvisé que nous n'avions même pas eu l'idée de cette visite avant de mettre les pieds en Bavière et de réaliser que nous n'étions qu'à une heure trente de train de la ville natale de Mozart! Quelques heures après avoir remarqué la chose, nous avons donc planifié un petit détour autrichien pour aller visiter le (mais surtout la ville du) célèbre compositeur. Rendons à César... c'est Suze qui a eu cette idée géniale! 

Petit résumé photo d'une visite inoubliable dans une ville d'une très grande élégance, avec quelques surprises en prime.


Les tours de la cathédrale avec en avant-plan un des chevaux d'une fontaine monumentale ornant une autrement sobre Domplatz.


Sur la rue Getreidegasse, une des belles rues commerciales du centre historique, nous avons eu la surprise de voir la maison natale de Mozart (j'avais lu qu'on pouvait voir cette maison à Salzbourg, sans remarquer précisément son emplacement).


Une des caractéristiques de Getreidegasse est la présence d'une série d'enseignes commerciales en fer forgé au-dessus de la rue, chaque commerce a la sienne, et parfois, on dirait que certains rivalisent avec leurs voisins pour le plus beau design.


Autre exemple d'enseigne sur Getreidegasse.


Même la très connue marque américaine McDonald's a abandonné ses gros M jaunes distinctifs pour ce tout petit M dans une couronne de fer suspendue sur la rue.


L'ouest du centre historique est consacré à la Mozartplatz, avec en son centre, une statue en l'honneur du plus célèbre fils de Salzbourg. C'est un square agréable et paisible (sauf quand les tours guidés y passent et que le groupe tombe malheureusement sur une guide qui aime s'écouter parler et discours pendant plus de 20 minutes sur cette place avant de passer à la suite du tour - je ne prend jamais ce genre de tour, pas mon genre, mais en lunchant sur un banc de Mozartplatz, j'ai pu être témoin d'une telle malchance). 
Le long du grillage entourant la statue, il y a aussi des vestiges d'un plancher de mosaïque de l'époque romaine de la ville. Étonnant vestige, où on peut encore voir quelques lettres d'une inscription en latin.


Ce qui retient l'attention quand on est dans le centre historique, c'est le château de Salzbourg qui se trouve sur un des sommets de Mönchsberg, une des deux montagnes surplombant la ville.


Le château - une véritable forteresse, avec remparts, bastions, tranchées et palais, était aussi équipée d'un grenier (à grain, sens premier), d'un arsenal et d'une citerne. La plupart de ces éléments sont encore aujourd'hui assez bien préservés et la visite du Festung Hohensalzburg (son nom local) est un incontournable. Comme pour Heidelberg, un funiculaire peut vous monter à la porte, mais il demeure plus intéressant (et moins cher) de faire la route à pied jusqu'en haut - une affaire moins difficile qu'il n'y parait (et un peu moins ardu qu'à Heldelberg). La photo ci-haut est un composite captée sans avoir assez de distance, dans la cour de la forteresse, d'où une courbature de l'image.


Dans la cour intérieure du château, on peut apercevoir le clocher de la chapelle, une partie du palais (à gauche), qui propose aujourd'hui une série de musée et la citerne à droite), dont on a démonté une partie de la poignée - je soupçonne qu'on voulait éviter que quelque touriste ne joue à faire monter de l'eau en pompant.


Les vues de la ville à partir du château sont évidemment spectaculaires. Salzbourg étant une ville assez compacte et pourtant remplie de clochers - églises, chapelles, cathédrale, hôtel de ville, etc. - les flèches se disputent notre attention une fois le long des remparts de la forteresse. (ici, en avant-plan, l'église des franciscains).


Vue en plan large d'une partie de la ville, traversée par la rivière Salzach. "Salz" signifie "sel", littéralement puisque Salzbourg a fait sa fortune historiquement à partir du marché du sel et des mines de sels des environs.


Cette photo d'une partie du château et de ses fortifications a été captée à partir d'une des tours. Une section de la forteresse étant accessible au visiteur qui peut se balader sur environ un quart de l'affaire à l'intérieur des murs fortifiés (à l'intérieurs des murs-mêmes, pas juste de l'autre côté du mur) - comme pouvaient le faire les gardes de l'époque - ce qui permet de gravir une des hautes tour et d'avoir aussi des vues imprenables sur le reste du château.


Je me suis amusé à créer une nouvelle version de "Suze regarde le monde", une vieille habitude avec ma compagne de voyage.


Après être redescendu en ville, j'ai soudainement remarqué une porte et trois fenêtres au milieu de la paroi rocheuse.


Une chapelle semblait se situer en contrebas, appuyé sur la paroi. Après investigation - on s'est rendu sur place via le cimetière du complexe de l'Abbaye St-Pierre - on a découvert qu'il s'agissait des fenêtres des "catacombes" de l'endroit.


Étonnés, nous avons donc visité les lieux - les catacombes n'étant pas souterraines à proprement parler (nous étions au-dessus de la ville), mais bien creusées dans le roc. Les deux personnes les plus célèbres à y reposer sont la soeur cadette de Mozart, et Michael le frère de Joseph Haydn (lui aussi compositeur, mais moins connu que son illustre frère aîné).


L'origine exacte de ces caves aménagées à même la paroi rocheuse se perd dans les limbes du passé - des moines vivant là en ermite au début du moyen âge ou encore des Visigoths ayant fui l'Espagne des Maures après l'an 711 - une théorie appuyée par des trouvailles archéologiques de cette époque dans les caves et la chapelle. On accède à quelques caves seulement, par une série de petits escaliers sculptées dans la roche, mais cette visite surprise vaut réellement le détour, tellement c'est surprenant et unique comme lieu.


Encore aujourd'hui, certains édifices plus récents intègrent une partie de la paroi de la montagne dans leur structure. 


Vue d'un groupe de flèches et clochers de Salzbourg - capté d'un petit balcon à la sortie des catacombes.


C'était l'Esprit vagabond - ici, à Mozartplatz - à Salzbourg.... oh, attendez, on dirait que la visite n'est pas terminée...


En partant de la ville - en s'éloignant vers la gare - l'éclairage de fin de journée était parfait pour capter des vues du centre historique dominées par le château. La rivière Salzach en bas, et - sur cette photo - le pont Müellner Steg, un pont piétonnier en arche où des dizaines de personnes ont attaché des cadenas (pratique maintenant courante partout dans le monde, surtout prisée par les amoureux de passage).


Et je termine par une référence dont je n'ai pas parlé dans ce billet - La mélodie du bonheur (Sound of music) dont une bonne partie du film a été tournée à Salzbourg. Ici, on peut voir deux des lieux de tournage sur une même vue: les jardins de Mirabelgarten et, en arrière-plan, le château de Salzbourg.

Pour les maniaques, il existe des tours guidés sur le thème de la mélodie du bonheur qui font jouer la musique et encourage les touristes à chanter les chansons pendant la visite - mais j'ai déjà mentionné ci-haut que je n'étais pas du type tours guidés :-).

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jeudi 1 septembre 2022

Vues de la campagne et de la périphérie des Alpes

Les trajets en train permettent souvent d'admirer des paysages que l'on ne voit pas des routes. La plupart du temps, toutefois, il est difficile de capter des bonnes photos, vu la vitesse des trains (européens, on s'entend), et vu les petites fenêtres d'opportunités photos que l'on ne voit pas venir d'avance quand on fait le trajet. Et c'est sans parler de l'éclairage, souvent du mauvais côté du train, ou encore des nombreux reflets sur les fenêtres, qui ne sont pas toujours propres elle non plus ou encore de fils électriques qui se trouvent du côté intéressant à photographier.
Cette longue intro pour expliquer la (parfois) mauvaise qualité des photos de ce billet, mais je trouvais que le sujet des photos elles-mêmes valaient quand même la peine pour publier un billet sur ce journal - c'est le genre de choses que j'aime avoir dans mon journal de voyage, question de pouvoir le consulter par la suite.

Cette première série de photos comporte 3 photos captées dans la campagne entre Munich et Salzbourg, alors que le train s'enfonce dans une vallée dans les abords des Alpes.



Seconde série, ci-dessous, 4 photos captées juste avant et juste après avoir passé la frontière Autriche-Italie.


Celle ci-haut est probablement la mieux réussie, avec le village sis au creux de ce montagnes impressionnantes et le vignoble en avant-plan. À certains moments, le train était proche de ces montagnes et on aurait carrément dit des falaises.


(Tentative de capter l'église, on voit le côté de la fenêtre et un fil électrique...)


Sur celle ci-haut, on peut aussi voir un pont/viaduc au loin. Malheureusement, dans le cas du passage dans les secteurs les plus haut, il faisait un temps nuageux, alors les très hauts sommets nous sont demeurés cachés.


Ci-dessous, 3e série: les chaines de montagnes autour de Salzbourg.


J'ai gardé une tour en avant-plan sur cette photo, avec les constructions en bas des montagnes pour monter l'échelle.




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En route vers le sud: de passage à Regensburg

Nous poursuivons nos explorations des petites villes du centre de l'Allemagne, et nous avons donc consacré une petite journée à Regensburg, une ville dont l'origine se perd dans les limbes temporelles, mais qui a eu un nom celte, avant que les romains n'y installent un campement devenu fortifié quelque part en l'an 179. Récemment reçue au patrimoine mondial de l'Unesco, Regensburg (dont le nom en français est Ratisbonne, allez comprendre!) n'est pas aussi spectaculaire que Heidelberg, loin s'en faut, ni aussi charmante que la compacte Ladenburg, mais elle offre quand même plusieurs éléments intéressants au visiteur curieux et ayant le loisir d'y consacrer une journée.


Les vestiges romains dont ce mur marquant la partie est du camp fortifié de 179 ap. JC ont évidemment retenu mon attention.


De même que la porta preatoria, porte de l'époque romaine de la ville, intégrée plus tard dans un bâtiment médiéval aujourd'hui encore debout.


Ostentor, ou "Porte de l'est" marque les limites de la ville fortifiée lors des grands conflits du moyen-âge (à une époque, la Bavière, dont faisait alors partie, Regensburg, avait été conquise par la France de Charlemagne, si j'ai bien compris. C'est peut-être de cette époque que provient l'étrange nom Ratisbonne, si différent du nom allemand de la ville?


De retour à notre époque: la ville est traversée par le Danube, et celui-ci est enjambé par plusieurs ponts - dont les 3 principaux reliant la rive nord au centre historique sont tous piétonniers, incluant le Steinerne Brücke datant du 12e siècle.


Le Danube se divise en quelques parties à la hauteur du centre historique et la configuration près du pont de pierre est composée de quelques iles. Ici, une magnifique vue sur la rive nord, captée d'une des iles au centre du Danube.


Le centre historique (en grande partie piétonnier) est agréable et agrémenté de plusieurs édifices intéressants - ici, la porte menant au pont de pierre.


À travers les rues commerciales, on tombe parfois sur une étonnante tour médiévale (à gauche, la Tour d'or).
Sur la 4e photo (ci-dessus), on peut voir une des tours de la cathédrale à l'extrême gauche. L'autre tour étant en rénovation, il ne m'a pas été possible de prendre une photo révélatrice de l'édifice - une affaire néogothique impressionnante pour une petite ville. J'ai donc profité de son architecture aux décorations nombreuses pour capter quelques plans rapproché de ses sculptures décoratives.
Je termine donc ce billet sur ces amusantes trouvailles architecturales.


Tiens, un cochon sur la cathédrale!


Cheval avec cavalier sans tête.


Personnage mi-chauve-souris avec un serpent entre ses griffes.

Et celle-ci (celui-ci?) n'a pas peur de vivre dangereusement, empoignant un lion par la mâchoire.

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