vendredi 26 août 2022

Extérieur. Bremen (Brême). Soir/nuit.

Billet-prétexte à la publication de quelques photos supplémentaires de Brême.

Photos prises en soirée et en début de nuit.


Marktplatz.


Böttcherstrasse.


Cour intérieure d'un (ancien?) monastère dont je n'ai pas noté le nom.


Böttcherstrasse.


Hôtel de ville et cathédrale.


Moulin près des anciennes fortification (Mühle Am Wall).

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Chez les «Musiciens de Brême» des frères Grimm

Dans mon billet précédent, j'ai raconté comment nous avions décidé d'aller visiter Brême de manière improvisée. Le présent billet montre donc à quel point parfois, l'improvisation et le voyage indépendant permet de découvrir de petits bijoux de villes sans l'avoir planifié.

Bremen (dans sa version locale allemande) est une merveilleuse ville pour l'amateur d'histoire, d'architecture... et de contes, puisque c'est ici que se déroule le classique conte «Les musiciens de Brême» des frères Grimm. Concernant l'architecture et l'histoire, la ville a un centre historique très bien conservé - le quartier médiéval y est splendide, et les grandes places datant de la renaissance sont spectaculaires. Difficile de demander plus pour ce voyageur-ci, conquis par cette belle ville.


Photo composite d'une partie de la place principale de Bremen - une des plus belles que j'ai pu voir en Europe. (Composite réalisé pendant que des passants déambulaient, d'où leur apparence irréelle ou incomplète). Maisons renaissance et église, puis une partie de l'hôtel de ville.


Childe Roland to the Dark Tower came, ou deux autres connexions littéraires pour les amateurs: le poème de Browning, et évidemment, la série fantasy de Stephen King, inspirée de la première phrase du poème. Roland se dresse aujourd'hui au centre historique de Brême.



Bateau offrant des crêpes le long de la Weser.


Quelques maisons à colombages apparents dans le quartier médiéval appelé Schnoor.


À côté de la cathédrale, et de l'hôtel de ville, on retrouve nos amis l'âne, le chien, le chat et le coq du conte des frères Grimm, des célébrités locales, bien sûr.


Architecture Art-déco datant du début 20e siècle réalisé lors de la revitalisation d'une vieille allée, Böttcherstrasse, où quelques maisons à l'architecture gothique restaurées complètent le tout avec une surprenante harmonie.



Une des petites rues de Schnoor.


Entrée d'une rue du quartier médiéval.



Sur la place principale, Marktplatz, passé les maisons et l'église apparaissant sur la première photo, l'hôtel de ville (vieux de 600 ans) et la cathédrale romane (St.Petri Dom).


Brême a plein d'autres charmes, dont ce vieux moulin à vent, le long du "parc" que forment maintenant les anciennes fortification le long du canal que forme aujourd'hui les anciennes douves de la ville fortifiée.

jeudi 25 août 2022

En route vers l'Allemagne - et les aléas des voyages non organisés et une visite chez Hans Christian Andersen

L’avantage des voyages en indépendant repose sur la totale liberté que ça procure au voyageur; aucune destination définitive, aucun arrêt forcé, aucun horaire de visite, aucune obligation d’aller ici ou de partir de là. Certains pourraient aussi appeler ça un désavantage puisque si vous voyagez sur un budget raisonnablement limité, vous pouvez faire face, en haute saison, à des choix qui sont plus ou moins forcés de toute manière.
Ferry à Aeroskobing
Nous avions prévu, pour ce voyage-ci, de peut-être nous arrêter à Berlin quelques jours, une ville où nous n’avons pas mis les pieds depuis notre premier voyage en indépendant, il y a 19 ans - presque 20. Or, n’ayant rien réservé d’avance, on s’est retrouvé avec un choix budgétaire; les auberges et hébergements abordables affichaient complet, de même que plusieurs trains - à part les options les plus dispendieuses.
Préférant voyager longtemps et en voir le plus possible pour notre budget, nous avons donc fait le choix de ne pas passer par Berlin cette fois-ci. C’est ainsi que nous avons décidé que plutôt que de passer par l’est de l’Allemagne, nous allions descendre son côté ouest. 
Sous le pont en arrivant à Svenborg
La ville de Brême est donc devenue notre destination improvisée pour ce premier arrêt de quelques jours en Allemagne. Pour le transport, ça s’avérait plus compliqué. De l’île d’Aero, on pouvait rejoindre le train reliant Copenhague à Hambourg (à Odense), mais pour la partie allemande du trajet, la compagnie exigeait un siège réservé - et les trains du jours affichaient tous complet. La portion danoise du trajet n’avait pas cette exigence (en cas de sièges complets, vous demeurez debout dans les secteurs accordéons entre les wagons).
Nous avons donc décidé d’improviser, et, une fois sorti du ferry de 8h35 de Aero à Svenborg, nous avons acheté un billet Svenborg-Padborg, via Odense. Padborg étant situé à la frontière avec l’Allemagne, nous avons pensé traverser en Allemagne à ce point, puis emprunter des trains régionaux vers Brême puisque ces trains ne demandent pas de réservations de sièges à l’avance. 
Svenborg
Le trajet se déroulait rondement de Svenborg à Odense, puis nous avions une heure avant notre train suivant, alors nous nous sommes baladé dans la ville natale de Hans Christian Andersen - j’ai même eu le temps de montrer la maison d’enfance de l’auteur à Suze,  maison où j’étais allé en 2015. Puis, nous avons pris le fameux train à sièges réservés - pour sa portion Odense-Padborg.
Ce train s’est avéré une expérience particulièrement chaotique. Un bug informatique empêchait les contrôleurs d’afficher les bonnes informations dans les wagons, particulièrement les numéros de wagons et de sièges. Pour un train avec sièges réservés, c’était un peu le pire scénario. Le chaos, les chaises musicales, les chicanes de sièges, les allers-retour entre les wagons, les arguments entre passagers qui tenaient à leur siège à tout prix dans un train à l’affichage défectueux, toute l’affaire était assez drôle pour les voyageurs qui, comme nous, n'en faisaient pas tout un plat. Nous avons changé de siège 4-5 fois à la demande de divers passagers - dont une partie se faisaient éjecter par la suite, s’étant trompé de siège en nous demandant de vaquer les lieux - bref, ça nous a amusé un bout du trajet. 
Odense
Anecdote supplémentaire; à un moment, notre voisine de siège, qui avait mis son cellulaire en charge sur le bord de son accoudoir côté fenêtre, a soudainement perdu son téléphone. L’appareil s’est débranché et est tombé entre l’accoudoir et la fenêtre, un tout petit espace d’où il semblait impossible è extraire. Branle-bas de combat pour tenter de récupérer l’appareil, jusqu’à démonter une partie du siège, se glisser à plat ventre sous les sièges, peine perdue. Bon, après quinze-vingt minutes d’action, son compagnon a finalement réussi, lui aussi couché par terre, à faire glisser le téléphone sous le siège suivant et l’a récupéré. 
Toute cette action nous a mené à Padborg, petite ville frontalière assez tranquille, où nous avons constaté qu’un train régional reliant la ville à Flensburg, sa contrepartie allemande passait seulement 2h plus tard. 
Nous avons appris ensuite qu’on pouvait aussi traverser la frontière - sise à 15 minutes à pied - et qu’un bus passait non loin de là côté allemand. Ayant du temps devant nous, on a donc marché et sommes passé en Allemagne à pied. 
Maison d'enfance de H. C. Andersen
Malheureusement, nous avons raté le bus de une minute, et ça nous laissait avec au moins une heure d’attente, sans savoir si ce bus allait nous mener près ou loin de la station de train à Flensburg. Nous avons donc rebroussé chemin, sommes rentré au Danemark, et avons pris le train de Padborg à Flensburg. De là, le plan s’est considérablement simplifié - un train régional de Flensburg à Hambourg puis un train régional de Hambourg à Brême semblaient la chose la plus facile. Facile, mais long, les trains régionaux s’arrêtant littéralement à toutes les petites villes. Nous avions quitté Aeroskobing par le ferry de 8h35 ce matin-là, nous avons atteint Brême autour de 21h40, soit plus de 13h de transport (pertes de temps et visite de Odense inclus).
"Terminus" de bus,
 à la frontière allemande.
Pour ne pas trop avoir à marcher dans une ville inconnue la nuit pour nous rendre à notre auberge, j’avais un plan: le tram de Brême, dont deux lignes passaient par la gare et le coin de rue où nous avions réservé la veille. Nous avons donc pris le tram… pour se rendre compte que parce que des travaux avaient lieu au carrefour où nous devions nous rendre, les 2 lignes de tram prenaient un trajet différent de celui apparaissant sur les cartes officielles. Heureusement, on a repéré l’erreur assez vite et nous sommes descendus dans le centre-ville, à 15 minutes à pied de notre hébergement - il était passé 22h, nous étions partis de notre auberge de Aero à 8h ce matin-là.
Je suis persuadé que ce genre de journée, mélange d'imprévu et de chaos et de changement de plans, n'arrive jamais dans les voyages organisés, et j'imagine que les gens qui préfèrent ce genre de choses apprécient cet élément prévisible, mais même si la journée a été éreintante au final, j'ai quand même adoré cette aventure improvisée du début à la fin, et même la fatigue ressentie pendant ce genre de journée n'arrivera pas à me faire voyager autrement.


 

Suze à la gare de Hambourg.

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Charmes d'Aeroskobing - coup de coeur absolu!

Sur l'île d'Aero, la ville la plus belle est définitivement Aeroskobing. C'est une toute petite ville en bord de la mer Baltique, faite de rues pavées de pierres et bordées de vieilles maisons datant du 17e au 19e siècle. Ce genre de maisons n'est pas rares dans les villes dont la fondation remonte au moyen-âge, mais un tel degré de conservation d'ensemble est absolument époustouflant. La plupart des villes plus grandes ont conservé un quartier médiéval, quelques rues, et dans le meilleur des cas, l'ensemble est cohérent. Sinon, on retrouve ce genre de maisons de manière "épisodique" en ville, mais rarement je n'ai vu une ville dont la partie historique en entier, dans son ensemble, était aussi spectaculaire.

Bref, un coup de coeur absolu. En plus, comme l'île n'est accessible que par bateau - quelques traversiers prenant plus d'une heure et quelques - même en haute saison, c'est un endroit qui respire le calme et la tranquillité. Bref, Aeroskobing est un paradis pour le voyageur et (heureusement) à l'abri des hordes pressées par le temps déversées par les grands bateaux de croisières qui abordent plutôt les grandes villes plus connues.


Dès l'entrée en ville, on remarque les rues bordées de maisons colorées absolument charmantes. On se prend à vouloir photographier chaque bout de rue, chaque maison presque.


La petite église est derrière la place centrale (très calme, malgré la présence d'un resto et d'une petite terrasse) le long d'une petite rue étroite.


Les maisons à colombages apparents sont évidemment les plus spectaculaires, avec leurs poutres et colonnes crochies par le temps et les mouvements au fil des siècles.


Comme Aeroskobing est en bord de la mer, il y a aussi une longue plage de sable blanc, et on y a installé des maisonnettes de plages - certaines à peine plus qu'une petite cabane pour se changer afin de se baigner, d'autres constituant de petits chalets. Les maisonnettes colorées forment une série de beaux repères le long de la plage.


Autre exemple de maison médiévale ayant "travaillé" au fil du temps.


Qui dit maisonnette dit micro-voiture :-)


Rue d'Aeroskobing.


Portion de rue d'Aeroskobing. 
Quand je consulte mes archives photos, je remarque une corrélation directe entre mon intérêt pour un endroit et le nombre de photo que j'y ai pris. Eh bien malgré sa très petite taille, j'ai pris plus de photos à Aeroskobing qu'à Copenhague!


Maisonnette le long de la mer Baltique.



Suzie - qui prend peu de photos en voyage (elle se fie à moi, haha) - n'a pu résister et a capté une centaine de photos à Aeroskobing, un autre élément révélateur de la beauté de l'endroit.


Le soir venu, la mer Baltique un miroir, où j'ai capté cette chaloupe qui semble flotter dans les nuages.


L'Esprit Vagabond, quittant Aeroskobing.


Photo captée du ferry au départ d'Aeroskobing, la baie, les maisonnettes et la mer Baltique, avec en prime, un voilier à l'horizon.

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vendredi 19 août 2022

Voderup Klint et le nord d'Aero

« On ne peut pas visiter l'île d'Aero et ne pas aller à Voderup Klint ».

C'est en tout cas ce qu'on nous a dit ici. Donc ce matin, nous avons décidé d'aller jeter un oeil à ce coin de l'autre côté de l'île.

L'île comporte 3 petites villes, et plusieurs hameaux, reliés par une route principale et quelques routes secondaires. Un bus relie tout ça (une heure pour faire le tour si vous ne descendez pas), et c'est donc par bus que nous avons commencé notre exploration pour nous rendre de Aeroskobing au village de Vindeballe. De là, nous avons marché jusqu'au hameau de Voderup, puis avons continué jusqu'au site de Voderup Klint.

Ah, j'oubliais: Klint, en danois, ça veut dire "falaise". 


Hameau de Voderup; maison au toit de chaume.


En bas de la falaise de Voderup; une plage de galets qui s'étire sur plusieurs kilomètres. La vue est époustouflante. D'en haut, les photos ne rendent pas justice au lieu; une série de falaises en terrasse qui se termine par celle sur la photo, la plus abrupte.


Pour montrer l'échelle; Suze devant la falaise, je suis sur le bord de l'eau, deux-trois mètres nous séparent.


Nous avons poursuivi notre exploration du nord de l'île en revenant sur nos pas, attrapant le bus vers Soby, la 3e ville de l'île, puis avons marché à travers la campagne d'Aero pendant quelques kilomètres. Sur la photo ci-dessus, une propriété agricole grande comme un manoir, en bordure d'un champs.


À quelques km au sud de Soby, on retrouve ce vieux moulin (Vester Molle) datant de 1834. C'était le 3e moulin que l'on voyait dans notre journée; celui à la sortie d'Aeroskobing n'a plus ses ailes, et celui (plus récent, 1881) de Soby était en moins bon état que celui de Vester.


Encore une fois, Suze me sert de modèle vivant qui donne l'échelle du moulin, donc on voit une des ailes.


Un plus plus loin, nous avons atteint le château de Soby (qui malgré son nom est situé à quelques km au sud de la petite ville). Château car il a bien été construit sous les ordres et pour un roi du Danemark au 13e siècle - la version actuelle est plus récente, l'endroit ayant fait l'objet d'ajout et de modifications au fil des ans. Des anciens ramparts existent toujours de l'autre côté, nous avons eu à les grimper pour nous rendre sur le site, ils forment aujourd'hui une série de collines artificielles. Le château est sur une île, accessible via un pont-levis à partir d'un bâtiment utilitaire situé lui aussi sur une île, accessible via un pont-levis!


Passé le château, notre randonnée nous a menée dans les hameaux de Leby et Skovby, ce dernier étant parsemé de vieilles maisons à toit de chaume ou à colombages apparents donnant un charme indéniable à l'endroit.
Notre journée tirant à sa fin, nous avons attrapé le bus de Skovby à Aeroskobing.

Et je termine sur une note intéressante sur ce bus qui traverse l'île et dessert ses villes et villages; il s'agit d'un service totalement gratuit, autant pour les touristes que les habitants de l'île, et qui est offert de 6h du matin à 20h en soirée (22h en été). Assez incroyable pour une île dont la population totale ne dépasse pas 6000 âmes.

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jeudi 18 août 2022

De Seeland à Aero: sauter d'île en île

Le Danemark moderne est essentiellement composé d'un morceau du continent européen rattaché au nord de l'Allemagne, puis d'une série d'îles (plus de 400), certaines très petites, d'autres très grandes. La plus vaste est la Seeland (ou Zélande, on voit les 2 selon les guides), où se trouvent de nombreuses grandes villes, dont Copenhague.

C'est de cette île que nous sommes partis ce matin, par un train en direction de NyBorg sur l'île de Funen (surnommée Fyn ici), qui se trouve à être la seconde plus grande île du Danemark. (Vous aurez compris que je ne tiens pas compte du territoire autonome du Groenland dans ce classement). Ce passage était assez simple, puisqu'un tunnel ferroviaire relie Seeland à la toute petite île de Sprogo, puis un pont relie Sprogo à Funen.

Après avoir pris un bus de Nyborg à Svenborg, nous avons bordé le traversier qui relie ce port du sud de Funen à la ville d'Aeroskobing sur l'île d'Aero.

Passant ainsi en quelques heures de la plus grande île du Danemark à une île beaucoup plus petite (on parle de moins de 90 km2, sur une distance linéaire d'environ 160 km sur sa longueur), en passant par la seconde plus grande île du pays.

Ce billet relate donc en photo ce trajet particulier. Je tenterai de publier d'autres billets sur l'île et la ville d'Aeroskobing (une orgie de maisons datant du 16e au 18e siècle toutes plus jolies et charmantes les unes que les autres et des vues à couper le souffle sur la mer Baltique).


Moulin dominant une colline de Svenborg.


Suze devant le traversier Svenborg-Aeroskobing.


Les alentours du port de Svenborg vues du traversier.


Le très haut pont reliant les deux rives de Svenborg, vu du traversier, qui passe en dessous.


Un dauphin qui s'est installé dans le golfe de Svenborg il y a quelques années nous a donné un spectacle au passage.


Dans le chenal menant vers l'île d'Aero, nous avons croisé ou suivi plusieurs voiliers.


Trois chevaux devant les petites maisonnettes de baignades qui bordent la plage de Vesterstrand d'Aeroskobing.


Un exemple parmi quelques centaines de maisons d'Aeroskobing. 


Maisonnette de plage.


Sur Jomfrustien (le chemin vierge), une promenade en bord de mer, en soirée, alors que la Baltique était calme (et lisse comme un miroir), les reflets étaient spectaculaires. Sur cette photo, on a l'impression que la chaloupe flotte dans les airs.

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