À part le blocus routier, les quelques heures passés sur la route entre Antigua et Quetzaltenango se sont avérés des moments également intéressants.
Nous avons d'abord pris un chicken bus de Antigua vers Chimaltenango, où passe l'autoroute Inter-Américana qui relie Ciudad Guatemala à Quetzaltenango.
Esteban et Suze, alors que nous patientons sur le bord de l'autoroute (c'est le bout d'asphalte que vous voyez derrière mes amis, oui, oui. - Esteban: "Euh, c'est ça l'autoroute?"). Il passe un bus vers Quetzaltenango à toutes les 30 minutes. Nous avons attendu 35 minutes avant d'en voir un se pointer. Le truc, au Guate, c'est d'attendre sur le bord de la route et de signaler au chauffeur qui approche que l'on veut grimper à bord. Il s'arrête (ou ralentit, selon son humeur et le genre de bus qu'il conduit), puis vous montez. Vous payez à l'ayudante, en spécifiant où vous voulez descendre.
Chimaltenango n'a pas beaucoup changé, et ne s'est pas amélioré beaucoup d'après ce que je me souvenais de cette ville poussiéreuse et bruyante qui ne sert que de connexion entre divers autres points plus intéressants au Guatemala. Les stands de nourriture dans la poussière sur le bord de l'autoroute ne sont pas plus alléchants qu'ils ne l'étaient il y a près de cinq ans, la dernière fois où je suis passé par ici. Derrière ces stands, on peut voir des jeunes qui passent le temps en jouant au futbol (évidemment).
Sur l'Inter-Américana, le bruit est généralement le fait de chicken bus qui passent à toute vitesse. À moins d'être malchanceux, vous allez voir un ayudante monter ou descendre sur le toit du bus pour y déposer ou reprendre les bagages des voyageurs alors que le bus roule toujours...
Après notre blocus près de Los Encuentros, nous avons croisé une autre route majeure (d'où le nom de Los Encuentros, ah!), et cette route est celle qui va vers Panajachel, sur les bords du Lago de Atitlan. Ce lac est entourré de quatre sommets volcaniques, dont trois sont visibles de la route et deux appareaissent sur cette photo (l'un, un peu plus bas, est devant l'autre).
Sinon, la route rappelle les routes du Pérou, de l'Équateur ou de la Bolivie, avec des zigs et des zags contournant les ravins parfois profonds, et ces routes sont évidemment dépourvues de protection en cas de panique. On aurait pu croire qu'à cause du bloqueo, notre conducteur voulait rattraper du retard, mais je pense bien qu'en fait, il conduit toujours comme ça... Alors certains de ces virages étaient assez effrayants à emprunter.
Une petite faim? Tacos à vendre sur le bord de l 'autoroute. Sinon, à chaque fois que le bus s'arrête pour quelques minutes, des vendeurs de toutes sortes de choses entrent pour y offrir leurs produits. D'ailleurs, certains de ces vendeurs ont été ceux à qui les blocus de la journée ont le plus profité; des centaines de bus immobilisés à parcourir avec des tortillas, de la viande, des sandwich, des tostadas, etc.
À Cuatro Caminos, si jamais vous ne savez pas lequel des 4 chemins prendre, on a affiché une grande carte routière de la région. Accessoirement, j'ai pu remarquer que nous étions tout près de notre destination.
Juste avant d'entrer dans Quetzaltenango, nous avons passé ce petit kiosque offrant des oranges. Malheureusement, le bus ne s'arrêtait pas, mais je commençais à avoir une petite faim.
Enfin, en arrivant à Quetzaltenango, nous avons eu le privilège d'apercevoir le volcan Santa Maria au loin. Avec les quatre volcans d'Antigua et les trois aperçus près du Lac Atitlan, c'était le huitième sommet volcanique que je voyais depuis le début de ma journée. Avouez qu'on aura vu pire journée, blocus ou pas blocus.
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J'ai vu bien d'autres choses intéressantes sur cette route, mais que vous dire, sinon que je n'ai pas réussi à photographier chaque élément fascinant du trajet! Parfois mon appareil était trop long à ouvrir et le moment était passé - le bus roulait un peu vite par moments - et sinon, c'est pas facile de prendre des bonnes photos par les fenêtres sales d'un bus déglingue qui roule rapidement sur une route sinueuse!
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Me voici donc à Quetzaltenango, ou Xelaju, ou encore Xela, selon l'humeur du moment, une ville où je n'avais encore jamais mis les pieds, alors je me promets bien d'en explorer les dédales et les environs dans les prochaines semaines.
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samedi 19 décembre 2009
Un bloqueo ou une bonne vieille tradition latino!
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Guatemala,
Ma vie,
Voyage-2009-Amc
Les lecteurs qui avaient suivis mes aventures en Amérique du Sud en 2007 se souviendront peut-être que j'avais tenté à 2 reprises de traverser le secteur d'Arequipa-Cusco-Puno qui faisait l'objet de sérieux blocus routiers à l'époque. J'avais finalement opté pour un mode aérien (sous surveillance militaire puisque les manifestants avaient "pris" l'aéroport de Juliaca quelques jours auparavant).
Bref, le bloqueo est une tradition latino qui semble m'aller comme un gant... puisque la journée même où je décide de me rendre de Antigua à Quetzaltenango, dans l'ouest du pays, mon bus tombe, près de Los Encuentros, sur un blocus routier!
J'allais lire dans les journaux du lendemain que de tels blocus ont été installés dans une douzaine de lieux stratégiques au pays et que trois de ces lieux étaient situés sur la route Ciudad Guatemala - Quetzaltenango! J'ai donc, dans un sens, été chanceux d'être retardé par un seul blocus routier.
Autre élément qui a joué en ma faveur, le téméraire conducteur de mon bus, qui, se retrouvant avec une file de véhicule à perte de vue devant lui sur l'autoroute, a traversé le terre-plein central et s'est mis à rouler à contre-sens sur les voies de l'autre côté! On n'y rencontrait plus personne depuis un bout de temps déjà.
Ainsi, 4 kilomètres plus loin, en arrivant au blocus proprement dit, notre conducteur a retraversé le terre-plein pour s'insérer tant bien que mal dans le noeud du trafic dense qui s'était immobilisé à cet important croisement de la route Inter-Américana et de la route qui mène vers le Lago de Atitlan. Nous sommes arrivés - chance ultime - une heure avant la fin des manifestations et l'ouverture de la route. Nous avons donc pu poursuivre éventuellement notre route, une fois que les policiers sur place l'ait dégagé des pierres bloquant le passage...
J'allais lire également que les bloqueos étaient le fait du syndicat des enseignants, faisant ainsi pression sur le gouvernement pour l'adoption rapide d'une nouvelle loi accordant plus de budget à l'éducation au pays et réformant une partie du financement de celle-ci en faveur d'un système d'éducation moins cher pour les familles et individus. Les manifestants avaient l'appui de l'association des municipalités dans leurs démarches.
Dans les journaux, on dénonçait généralement l'attitude des enseignants, montrant les effets négatifs de leurs actions sur l'économie (discours de droite habituel ici) et sur l'industrie du tourisme. On notait les centaines de véhicules et de navettes touristiques qui n'avaient pas pu atteindre leur destination, comme ces 29 autobus qui n'avaient pas amenés les touristes à Tikal, par exemple.
Reste que ça m'a rappelé de beaux souvenirs de l'Amérique du sud, et que ma foi, si Antigua est un peu une enclave charmante et qui fait voyager dans le temps, les bloqueos et les routes du Guatemala nous ramenent avec efficacité dans la réalité contemporaine et la culture socio-politique populaire des pays latinos. Viva la huelga!
Et on dit partout que ce n'est pas terminé, que ces groupes (et d'autres) continueront leurs moyens de pression.
À suivre?
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J'allais lire dans les journaux du lendemain que de tels blocus ont été installés dans une douzaine de lieux stratégiques au pays et que trois de ces lieux étaient situés sur la route Ciudad Guatemala - Quetzaltenango! J'ai donc, dans un sens, été chanceux d'être retardé par un seul blocus routier.
Autre élément qui a joué en ma faveur, le téméraire conducteur de mon bus, qui, se retrouvant avec une file de véhicule à perte de vue devant lui sur l'autoroute, a traversé le terre-plein central et s'est mis à rouler à contre-sens sur les voies de l'autre côté! On n'y rencontrait plus personne depuis un bout de temps déjà.
J'allais lire également que les bloqueos étaient le fait du syndicat des enseignants, faisant ainsi pression sur le gouvernement pour l'adoption rapide d'une nouvelle loi accordant plus de budget à l'éducation au pays et réformant une partie du financement de celle-ci en faveur d'un système d'éducation moins cher pour les familles et individus. Les manifestants avaient l'appui de l'association des municipalités dans leurs démarches.
Dans les journaux, on dénonçait généralement l'attitude des enseignants, montrant les effets négatifs de leurs actions sur l'économie (discours de droite habituel ici) et sur l'industrie du tourisme. On notait les centaines de véhicules et de navettes touristiques qui n'avaient pas pu atteindre leur destination, comme ces 29 autobus qui n'avaient pas amenés les touristes à Tikal, par exemple.
Reste que ça m'a rappelé de beaux souvenirs de l'Amérique du sud, et que ma foi, si Antigua est un peu une enclave charmante et qui fait voyager dans le temps, les bloqueos et les routes du Guatemala nous ramenent avec efficacité dans la réalité contemporaine et la culture socio-politique populaire des pays latinos. Viva la huelga!
Et on dit partout que ce n'est pas terminé, que ces groupes (et d'autres) continueront leurs moyens de pression.
À suivre?
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vendredi 18 décembre 2009
Retour photographique sur La Antigua (2)
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Guatemala,
Voyage-2009-Amc
Au moment de quitter Antigua, je me permets un autre billet-photo sur cette charmante ville coloniale. (J'ai lu ailleurs au pays un article humoristique qui mentionne que Antigua est une sorte de "Disneyland colonial").
Voici donc mes dernières photos (pour le moment, car je reviendrai probablement à Antigua pendant mon séjour) de ma redécouverte de l'ancienne capitale du Guate.
Devant La Merced, Suze et moi attendons Esteban alors que les gens s'afairent, ici à entrer prier, là à vendre des chandelles, là encore, à vendre des cadenas, des souliers ou des pupusas... la fiesta se prépare.
J'ai commencé à prendre des photos de Beetles lors de mon séjour à Campeche, une province du Mexique non loin du Guatemala. Ces sympathiques vieilles voitures se marient de manière superbe aux couleurs coloniales typiques d'ici.
Après une randonnée intéressante amusante avec Esteban et Jose, agent de la police du tourisme, mon ami et moi sommes retrouvés au Cerro de la Cruz (sommet de la croix), qui nous donnait une belle vue sur Antigua dominée par le volcan Agua, mais celui-ci avait le nez dans un nuage.
Au sujet de cette montée, ce qui a été fort rigolo, c'est qu'il fallait d'abord trouver le bureau du service de police qui offre l'accompagnement sécurisé (d'où la présence de José) et qu'en réalité, trouver ce poste a été plus compliqué (et même un peu plus inquiétant) que de faire la montée elle-même! Comme quoi parfois le chemin peut être aussi intéressant que la destination.
Dans le billet sur les photos nocturnes, j'ai une photo avec un charriot semblable à celui-ci. Avouez que de jour, les couleurs et l'arc derrière nous font voyager dans le temps.
Derrière le poste de la police du tourisme, j'ai déniché un cimetière de tuk-tuks! La policière n'avait pas l'air bien heureuse que je m'amuse à prendre cette photo... Je lui ai donc demandé la permission, et après une hésitation, elle m'a autorisé du bout des lèvres à prendre ce cliché, visiblement sans voir en quoi je trouvais la scène intéressante.
Début d'après-midi, au Parque Central, les gens en profitent pour discuter à l'ombre.
Cet espiègle Ara avait déjoué le gardien de l'hôtel Santo Domingo, où se baladent en liberté six perroquets du même genre, et avait décidé de se balader sur les bancs du jardin.
Un typique vendeur de délicieux fruits tropicaux (ah, les mangues sucrées! ah, les papayes!), près du Parque Central. À eux seuls, ces fruits frais justifient le voyage ici en ce qui me concerne!
Un peu en retrait du centre-ville, mélange d'époques: terrain de basketball local et ruines du 16e siècle...
Naranja Suze. Suze qui vient de ramasser une fleur orangée tombée près d'elle sur le trottoir. Les plantes sur les murs de façade sont coutumières ici (lières, plantes à fleurs colorées, arbrisseaux et même haies complètes, garnissent les hauts des murs des maisons).
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Voilà donc pour cette portion "arrivée en terre étrangère" de ce séjour au Guatemala.
Hasta luego Antigua, vamos al oeste ahora!
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Voici donc mes dernières photos (pour le moment, car je reviendrai probablement à Antigua pendant mon séjour) de ma redécouverte de l'ancienne capitale du Guate.
Devant La Merced, Suze et moi attendons Esteban alors que les gens s'afairent, ici à entrer prier, là à vendre des chandelles, là encore, à vendre des cadenas, des souliers ou des pupusas... la fiesta se prépare.
J'ai commencé à prendre des photos de Beetles lors de mon séjour à Campeche, une province du Mexique non loin du Guatemala. Ces sympathiques vieilles voitures se marient de manière superbe aux couleurs coloniales typiques d'ici.
Après une randonnée intéressante amusante avec Esteban et Jose, agent de la police du tourisme, mon ami et moi sommes retrouvés au Cerro de la Cruz (sommet de la croix), qui nous donnait une belle vue sur Antigua dominée par le volcan Agua, mais celui-ci avait le nez dans un nuage.
Au sujet de cette montée, ce qui a été fort rigolo, c'est qu'il fallait d'abord trouver le bureau du service de police qui offre l'accompagnement sécurisé (d'où la présence de José) et qu'en réalité, trouver ce poste a été plus compliqué (et même un peu plus inquiétant) que de faire la montée elle-même! Comme quoi parfois le chemin peut être aussi intéressant que la destination.
Dans le billet sur les photos nocturnes, j'ai une photo avec un charriot semblable à celui-ci. Avouez que de jour, les couleurs et l'arc derrière nous font voyager dans le temps.
Derrière le poste de la police du tourisme, j'ai déniché un cimetière de tuk-tuks! La policière n'avait pas l'air bien heureuse que je m'amuse à prendre cette photo... Je lui ai donc demandé la permission, et après une hésitation, elle m'a autorisé du bout des lèvres à prendre ce cliché, visiblement sans voir en quoi je trouvais la scène intéressante.
Début d'après-midi, au Parque Central, les gens en profitent pour discuter à l'ombre.
Cet espiègle Ara avait déjoué le gardien de l'hôtel Santo Domingo, où se baladent en liberté six perroquets du même genre, et avait décidé de se balader sur les bancs du jardin.
Un typique vendeur de délicieux fruits tropicaux (ah, les mangues sucrées! ah, les papayes!), près du Parque Central. À eux seuls, ces fruits frais justifient le voyage ici en ce qui me concerne!
Un peu en retrait du centre-ville, mélange d'époques: terrain de basketball local et ruines du 16e siècle...
Naranja Suze. Suze qui vient de ramasser une fleur orangée tombée près d'elle sur le trottoir. Les plantes sur les murs de façade sont coutumières ici (lières, plantes à fleurs colorées, arbrisseaux et même haies complètes, garnissent les hauts des murs des maisons).
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Voilà donc pour cette portion "arrivée en terre étrangère" de ce séjour au Guatemala.
Hasta luego Antigua, vamos al oeste ahora!
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Una noche a Antigua
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Guatemala,
Voyage-2009-Amc
C'est presque devenu une coutume depuis quelques années, je m'amuse à prendre quelques clichés nocturnes des villes où je passe.
Si Antigua est superbe de jour, j'avoue qu'à la nuit tombée, à part quelques détails ici et là, et un ou deux édifices, le manque chronique d'éclairage élimine une bonne partie des possibilités de photos intéressantes. Ce qui est dommage car le potentiel est immense de ce côté, avec les richesses architecturales de la vieille capitale.
Voici ce que j'ai tout de même capté pendant les quelques soirées où je m'y suis baladé.
Le symbole le plus célèbre de la ville; El Arco de Santa Catalina, vu de soir, au ras du sol, pour capter une partie de la rue pavée de pierres.
Voici un sujet plus original; les activités festives sur le perron de la Merced, la fin de semaine venue. Vendeurs de camelote, kiosques de nourriture (viandes, bananes frites, gras frits, salades, brochettes, etc) et pétards animent la place comme seuls les latinos savent le faire avec si peu de moyens et d'organisation.
Comme c'est bientôt Noël, plusieurs résidents ont construit une grande crèche et on invite, le soir venu, les gens à payer pour se faire prendre en photo en sainte-famille. Des poules vivantes animent la crèche, mais on n'est pas allé jusqu'à y mettre un vrai boeuf ou un vrai âne...
El Arco, une fois de plus, mais d'un angle différent, avec un tuk-tuk qui passe justement par là.
Comme on ne peut pas vivre en Amérique latine deux jours sans qu'il ne se passe quelque chose d'important, nous avons eu droit, samedi soir, à un grand concert sur le thème de la nativité, offert gratuitement, sur une scène dressée devant la cathédrale, par l'orchestre symphonique national du Guatemala accompagné du ballet national.
Photo plus intimiste que la précédente: les décorations que l'on a placées dans une des rues principales de la ville, devenu piétonnière pour un temps (jusqu'à Noël?), donnent à la ville un ambiance encore plus charmante.
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Si Antigua est superbe de jour, j'avoue qu'à la nuit tombée, à part quelques détails ici et là, et un ou deux édifices, le manque chronique d'éclairage élimine une bonne partie des possibilités de photos intéressantes. Ce qui est dommage car le potentiel est immense de ce côté, avec les richesses architecturales de la vieille capitale.
Voici ce que j'ai tout de même capté pendant les quelques soirées où je m'y suis baladé.
Le symbole le plus célèbre de la ville; El Arco de Santa Catalina, vu de soir, au ras du sol, pour capter une partie de la rue pavée de pierres.
Rien de bien original dans le sujet: la cathédrale d'Antigua. Son éclairage restreint lui donne un air à la fois majestueux et un peu lugubre.
Voici un sujet plus original; les activités festives sur le perron de la Merced, la fin de semaine venue. Vendeurs de camelote, kiosques de nourriture (viandes, bananes frites, gras frits, salades, brochettes, etc) et pétards animent la place comme seuls les latinos savent le faire avec si peu de moyens et d'organisation.
Comme c'est bientôt Noël, plusieurs résidents ont construit une grande crèche et on invite, le soir venu, les gens à payer pour se faire prendre en photo en sainte-famille. Des poules vivantes animent la crèche, mais on n'est pas allé jusqu'à y mettre un vrai boeuf ou un vrai âne...
El Arco, une fois de plus, mais d'un angle différent, avec un tuk-tuk qui passe justement par là.
Comme on ne peut pas vivre en Amérique latine deux jours sans qu'il ne se passe quelque chose d'important, nous avons eu droit, samedi soir, à un grand concert sur le thème de la nativité, offert gratuitement, sur une scène dressée devant la cathédrale, par l'orchestre symphonique national du Guatemala accompagné du ballet national.
Photo plus intimiste que la précédente: les décorations que l'on a placées dans une des rues principales de la ville, devenu piétonnière pour un temps (jusqu'à Noël?), donnent à la ville un ambiance encore plus charmante.
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jeudi 17 décembre 2009
Suze et Esteban à Antigua
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Guatemala,
Voyage-2009-Amc
Si pour Suze et moi, revenir à Antigua, c’était une redécouverte, notre complice de voyage Istvan en est quant à lui à ses premiers pas en Amérique Latine. Pour lui, tout est nouveau, amusant, étrange… Observer ses réactions est devenu un passe-temps intéressant en soi.("C'est un peu plus déglingue que ce à quoi je m'attendais")
Antigua a au moins la qualité d’être une ville relax, belle et relativement bien organisée - je parle avec des références latino-américaines, évidemment – ce qui amoindri le choc d’un premier séjour.
Comme mes deux grands complices de voyage partagent ces jours à Antigua, voici donc un billet-photo rendant (une fois de plus) hommage à cette complicité.
Les jumeaux marchant dans les rues et donnant une échelle aux ruines impressionnantes qui parsèment la ville.
Sur le balcon du Dona Luisa, où nous avons partagé un bon repas, posant pour moi avec quelques volcans en arrière-plan.
Istvan jouant au téméraire pour montrer à Suze que rien ne lui fait peur dans les ruines à la solidité incertaine du Monastero de San Francisco.
Suze à la mezzanine des ruines de l’ancien Palacio du Capitaine Général, avec le volcan Agua dominant le paysage.
Passant une partie de la journée au marché d’artisanat, où Istvan s’est procuré un superbe sombrero.
(Je sens que Gigi va être jalouse).
Près du Parque Central, pris en flagrant délit d’entrer dans une heladeria! :-)
Dans les ruines de la cathédrale, Istvan a eu une épiphanie dans l’ancienne chapelle San Esteban. Nous l’avons donc rebaptisé Esteban et l’appelleront ainsi pour le reste de son séjour au Guatemala.
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Antigua a au moins la qualité d’être une ville relax, belle et relativement bien organisée - je parle avec des références latino-américaines, évidemment – ce qui amoindri le choc d’un premier séjour.
Comme mes deux grands complices de voyage partagent ces jours à Antigua, voici donc un billet-photo rendant (une fois de plus) hommage à cette complicité.
Les jumeaux marchant dans les rues et donnant une échelle aux ruines impressionnantes qui parsèment la ville.
Sur le balcon du Dona Luisa, où nous avons partagé un bon repas, posant pour moi avec quelques volcans en arrière-plan.
Istvan jouant au téméraire pour montrer à Suze que rien ne lui fait peur dans les ruines à la solidité incertaine du Monastero de San Francisco.
Suze à la mezzanine des ruines de l’ancien Palacio du Capitaine Général, avec le volcan Agua dominant le paysage.
Passant une partie de la journée au marché d’artisanat, où Istvan s’est procuré un superbe sombrero.
(Je sens que Gigi va être jalouse).
Près du Parque Central, pris en flagrant délit d’entrer dans une heladeria! :-)
Dans les ruines de la cathédrale, Istvan a eu une épiphanie dans l’ancienne chapelle San Esteban. Nous l’avons donc rebaptisé Esteban et l’appelleront ainsi pour le reste de son séjour au Guatemala.
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Les volcans de Antigua
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Guatemala,
Voyage-2009-Amc
La chose qui fascine le plus le visiteur qui arrive à La Antigua, c’est la vue des volcans qui entourent la ville. Selon les saisons et la température, on peut voir les quatre volcans qui se situent dans les environs.
Dès l’approche de mon vol vers Ciudad Guatemala, j’ai eu la chance de voir les quatre volcans percer la couche de nuages (un à gauche, et un groupe de trois à droite).
Le groupe des trois volcans constitués du Pacaya, de l’Acatenango et du Fuego est le plus difficile à voir, puisqu’ils sont souvent cachés par les nuages lors de la saison humide. Heureusement, j’arrive en saison plus sèche et le ciel est plus dégagé que jamais vers ces volcans magnifiques. Notez également les toits en tuile de céramique ainsi que les vieux édifices au centre-gauche de la photo.
Autre vue sur le Pacaya et l’Acatenango, avec une corde à linge en avant-plan, cette fois-ci.
Le volcan qui est immanquable à Antigua, c’est le Agua, montagne conique impossible à rater puisqu’elle domine la ville direction plein sud. Je me souviens encore qu’en 2005, j’avais eu de la difficulté à prendre une photo de l’Agua sur laquelle on voyait le volcan dans son ensemble ; il y avait toujours une mince couche de nuage ou bien une accumulation de nuages près de son sommet. En hiver, le sommet est presque constamment visible de la ville. Notez également les ruines et le marché d’artisanat sur cette photo.
Comme il s’agit d’un volcan actif, duquel j’avais pu voir couler une rivière de lave en 2005, j’ai une fois de plus été témoin d’un phénomène fascinant : le Pacaya qui crache un peu de cendres et de fumée. La chose a duré à peine quelques minutes, mais je me trouvais alors en bonne position pour capter cette image du phénomène.
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Dès l’approche de mon vol vers Ciudad Guatemala, j’ai eu la chance de voir les quatre volcans percer la couche de nuages (un à gauche, et un groupe de trois à droite).
Le groupe des trois volcans constitués du Pacaya, de l’Acatenango et du Fuego est le plus difficile à voir, puisqu’ils sont souvent cachés par les nuages lors de la saison humide. Heureusement, j’arrive en saison plus sèche et le ciel est plus dégagé que jamais vers ces volcans magnifiques. Notez également les toits en tuile de céramique ainsi que les vieux édifices au centre-gauche de la photo.
Autre vue sur le Pacaya et l’Acatenango, avec une corde à linge en avant-plan, cette fois-ci.
Le volcan qui est immanquable à Antigua, c’est le Agua, montagne conique impossible à rater puisqu’elle domine la ville direction plein sud. Je me souviens encore qu’en 2005, j’avais eu de la difficulté à prendre une photo de l’Agua sur laquelle on voyait le volcan dans son ensemble ; il y avait toujours une mince couche de nuage ou bien une accumulation de nuages près de son sommet. En hiver, le sommet est presque constamment visible de la ville. Notez également les ruines et le marché d’artisanat sur cette photo.
Comme il s’agit d’un volcan actif, duquel j’avais pu voir couler une rivière de lave en 2005, j’ai une fois de plus été témoin d’un phénomène fascinant : le Pacaya qui crache un peu de cendres et de fumée. La chose a duré à peine quelques minutes, mais je me trouvais alors en bonne position pour capter cette image du phénomène.
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Retour photographique sur La Antigua (1)
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Voyage-2009-Amc
Je parlais dans le billet précédent du retour dans une des plus charmantes villes d’Amérique Latine. Lors de mon premier passage en 2005, ce blogue et la technologie disponible au Guatemala ne me permettaient pas de faire ces billets-photos qui sont devenus monnaie courante pour vous, lecteurs, pendant mes voyages plus récents. Cet état de fait a l’avantage que je puisse aujourd’hui vous montrer des images du Guatemala qui ne vous sembleront pas des répétitions de ce que j’ai pu vous faire partager auparavant. J’espère aussi être devenu un meilleur photographe amateur que je ne l’étais alors et je tenterai au moins de vous montrer plus d’images différentes que les habituelles brochures touristiques.
Rappel historique : Après avoir subi quelques tremblements de terre, dont un majeur en 1776, la capitale du Guatemala a été déplacée vers ce qui est aujourd’hui Ciudad Guatemala, et la « Ciudad Guatemala » de l’époque, la vieille capitale, a été rebaptisée La Antigua Guatemala (L’ancienne Guatemala). La Antigua, aujourd’hui, c’est une ville essentiellement constituée d’édifices qui datent de l’époque coloniale. Une bonne partie des édifices majeurs ayant été détruits par le tremblement de terre de 1776 sont demeurés en ruines depuis.
La Antigua, donc, avec une première série de photos.
Signe distinctif de la ville, les murs jaunes et blancs de certains édifices coloniaux. Ici, sous El Arco de Santa Catalina, on peut voir la partie restaurée de l’église de La Merced. Je suis plutôt fier d’avoir pu vous monter tout un billet photo sur La Antigua sans montrer directement son élément le plus reconnu et touristique, El Arco lui-même. (Je me garde ça pour un billet suivant).
La Cathédrale, faisant face au Parque Central, a subi le même sort ; la devanture et deux chapelles ont été restaurées, le reste demeure en ruines à l’arrière.
S’il y a une chose qui fait le charme de La Antigua, ce sont les couleurs de ses maisons et le style d’architecture coloniale qui se retrouve partout en ville. Contrairement à ce que l’on pourrait croire à voir cette photo, les chevaux ne sont pas chose courante dans les rues de la ville.
Il y a encore de nos jours près d’une vingtaine de bâtiments religieux historiques dont les ruines sont demeurées intouchées depuis le tremblement de terre du dix-huitième siècle. On en découvre souvent par hasard, au détour d’une rue, et la vue est toujours aussi spectaculaire.
On ne peut pas passer quelques jours dans une ville latino sans qu’il ne se passe d’événement prétexte à la fiesta. Après avoir été témoin de 4 mariages le même jour, simplement en me baladant en ville et en visitant des églises et des ruines, j’ai pu assister à une démonstration publique de baladi latino (!), à un petit spectacle de ballet, un grand concert de l’orchestre symphonique national et à la prestation d’une fanfare, que l’on peut voir sur cette photo.
Impossible de parler du Guatemala sans évoquer ses célèbres chicken bus, ainsi surnommés parce que les gens y montent avec toutes sortes de choses, de caisse d’œufs aux bottes de foin, en passant par des poulets vivants. Ces anciens us scolaires d’Amérique du nord sont toujours aussi colorés, bruyants et rigolos à voir passer ou utiliser, mais il faut avoir l’estomac bien attaché si on veut parcourir les plus grandes distances avec ce moyen de transport original.
Le Guatemala, ce sont aussi les descendants des Mayas. Les Mayas d’aujourd’hui composent une mosaïque fascinante de couleurs, de coutumes et de langages, et se retrouvent un peu partout au pays. Chaque détail de leurs habitudes interpellent le voyageur, comme cette manière qu’ont les femmes de transporter leurs achats ou les produits qu’ils vendent, sur leur têtes. Sur cette photo, le toit de tôle, le vieux camion et les caisses de bois sont aussi des éléments de décors typiquement latinos.
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Rappel historique : Après avoir subi quelques tremblements de terre, dont un majeur en 1776, la capitale du Guatemala a été déplacée vers ce qui est aujourd’hui Ciudad Guatemala, et la « Ciudad Guatemala » de l’époque, la vieille capitale, a été rebaptisée La Antigua Guatemala (L’ancienne Guatemala). La Antigua, aujourd’hui, c’est une ville essentiellement constituée d’édifices qui datent de l’époque coloniale. Une bonne partie des édifices majeurs ayant été détruits par le tremblement de terre de 1776 sont demeurés en ruines depuis.
La Antigua, donc, avec une première série de photos.
Signe distinctif de la ville, les murs jaunes et blancs de certains édifices coloniaux. Ici, sous El Arco de Santa Catalina, on peut voir la partie restaurée de l’église de La Merced. Je suis plutôt fier d’avoir pu vous monter tout un billet photo sur La Antigua sans montrer directement son élément le plus reconnu et touristique, El Arco lui-même. (Je me garde ça pour un billet suivant).
La Cathédrale, faisant face au Parque Central, a subi le même sort ; la devanture et deux chapelles ont été restaurées, le reste demeure en ruines à l’arrière.
S’il y a une chose qui fait le charme de La Antigua, ce sont les couleurs de ses maisons et le style d’architecture coloniale qui se retrouve partout en ville. Contrairement à ce que l’on pourrait croire à voir cette photo, les chevaux ne sont pas chose courante dans les rues de la ville.
Il y a encore de nos jours près d’une vingtaine de bâtiments religieux historiques dont les ruines sont demeurées intouchées depuis le tremblement de terre du dix-huitième siècle. On en découvre souvent par hasard, au détour d’une rue, et la vue est toujours aussi spectaculaire.
On ne peut pas passer quelques jours dans une ville latino sans qu’il ne se passe d’événement prétexte à la fiesta. Après avoir été témoin de 4 mariages le même jour, simplement en me baladant en ville et en visitant des églises et des ruines, j’ai pu assister à une démonstration publique de baladi latino (!), à un petit spectacle de ballet, un grand concert de l’orchestre symphonique national et à la prestation d’une fanfare, que l’on peut voir sur cette photo.
Impossible de parler du Guatemala sans évoquer ses célèbres chicken bus, ainsi surnommés parce que les gens y montent avec toutes sortes de choses, de caisse d’œufs aux bottes de foin, en passant par des poulets vivants. Ces anciens us scolaires d’Amérique du nord sont toujours aussi colorés, bruyants et rigolos à voir passer ou utiliser, mais il faut avoir l’estomac bien attaché si on veut parcourir les plus grandes distances avec ce moyen de transport original.
Le Guatemala, ce sont aussi les descendants des Mayas. Les Mayas d’aujourd’hui composent une mosaïque fascinante de couleurs, de coutumes et de langages, et se retrouvent un peu partout au pays. Chaque détail de leurs habitudes interpellent le voyageur, comme cette manière qu’ont les femmes de transporter leurs achats ou les produits qu’ils vendent, sur leur têtes. Sur cette photo, le toit de tôle, le vieux camion et les caisses de bois sont aussi des éléments de décors typiquement latinos.
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La Antigua: Retour et redécouvertes
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Voyage-2009-Amc
En arrivant à La Antigua, ancienne capitale du Guatemala, j’ai été pris d’un étrange sentiment. Antigua, l’une des plus charmantes villes d’Amérique Latine selon mon palmarès personnel, a été ma première destination latino-américaine après mon séjour en Équateur.
Je n’avais donc comme expérience de voyageur des tropiques, que l’Équateur lors de mon premier passage ici. Comme nous parlons d’un séjour qui remonte à quatre ans et demi, on peut aussi dire que j’ai fait du chemin depuis. J’ai certes pris de l’expérience, mais j’ai aussi pu découvrir bien d’autres endroits dans le monde et je me demandais si Antigua aurait le même impact sur moi lors de cette seconde visite.
Premier constat : c’est décidément une ville charmante. Elle demeure aisément parmi les 5 plus belles villes d’Amérique Latine - avec, pour le moment et pour ceux que ça intéresse, Cusco (Pérou), Granada (Nicaragua), Buenos Aires (Argentine) et Campeche (Mexique).
Second constat, la ville a peu changé. J’y ai retrouvé avec plaisir ses rues pavées de roches, ses nombreuses églises et couvents du 16e siècle en ruines, ses habitations colorées et ses tuk-tuks. Au sujet de ces derniers, je dois mentionner que lors de ma première visite, j’avais trouvé original et amusant ces mototaxis à trois roues et qu’il est particulièrement amusant de les revoir aujourd’hui, alors que je sais qu’ils sont importés de Thailande et que j’ai vu les mêmes tuk-tuks à l’œuvre en Asie en début d'année.
Avant de reprendre la route, j’ai aussi pu passer quelques nuits à la Posada Ruiz, où j’avais été très bien accueilli par la famille opérant cette petite auberge à l’été 2005. Les enfants ont grandis, une petite fille (Fabiola) s’est ajouté à la famille, et les choses ne semblent pas avoir changé beaucoup, mais je suis heureux de voir que leur posada fonctionne toujours (c’est encore un des meilleurs deals en ville) et que c’est toujours aussi bien tenu. J’étais un peu hésitant à y revenir, car il est toujours risqué de revenir sur les sites de bons souvenirs pour constater que les choses sont différentes ; on dirait que lorsque ça arrive, ça gâche un peu le bon souvenir en question ou encore que ça le vole carrément... J’étais donc un peu timide à l’idée de me faire voler mon séjour à la Posada Ruiz de Antigua.
J’ai retrouvé avec autant de plaisir La Escudilla, le meilleur resto en ville côté qualité-quantité-prix et avec Suze, nous avons fait découvrir l’endroit à Istvan, qui a eu l'air de se régaler.
Sinon, La Antigua est probablement encore un peu plus touristique qu’en 2005, et semble un peu plus sécuritaire. La présence policière accrue et des patrouilles assez régulières sont certainement un bon signe pour les touristes. (Une discussion avec Jose, un officier de la police du tourisme, m’a confirmé que la situation s’était améliorée dans les 4 dernières années).
En arrivant à Antigua, j’avais un grand sourire sur le visage. J’étais content de revoir une si belle ville, j’étais content de retrouver l’Amérique latine, d’où j’ai été absent depuis deux ans (je ne compte pas mes quelques semaines dans la péninsule du Yucatan, presque en Amérique du Nord en terme économique et politique).
Dans les quelques jours qui ont suivis, j’ai pu aussi redécouvrir les fanfares, les processions, les pétards, les fiestas, les chicken bus, les indications floues, les chiens qui aboient, les coqs qui chantent, les cartes touristiques erronées et la fumée de l’échappement des vieux véhicules. Ce qui pourrait être un paquet d’inconvénients pour certains voyageurs me fait plutôt sourire, car ces choses sont tellement intrinsèques à la culture latino pour moi, qu’au fond, je suis bien content de retrouver cet univers que j’aime bien.
Et si l’expérience a quelque chose de bien, c’est que cette fois-ci, pour les chicken bus, j’ai apporté des Gravols en quantité suffisante.
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Je n’avais donc comme expérience de voyageur des tropiques, que l’Équateur lors de mon premier passage ici. Comme nous parlons d’un séjour qui remonte à quatre ans et demi, on peut aussi dire que j’ai fait du chemin depuis. J’ai certes pris de l’expérience, mais j’ai aussi pu découvrir bien d’autres endroits dans le monde et je me demandais si Antigua aurait le même impact sur moi lors de cette seconde visite.
Premier constat : c’est décidément une ville charmante. Elle demeure aisément parmi les 5 plus belles villes d’Amérique Latine - avec, pour le moment et pour ceux que ça intéresse, Cusco (Pérou), Granada (Nicaragua), Buenos Aires (Argentine) et Campeche (Mexique).
Second constat, la ville a peu changé. J’y ai retrouvé avec plaisir ses rues pavées de roches, ses nombreuses églises et couvents du 16e siècle en ruines, ses habitations colorées et ses tuk-tuks. Au sujet de ces derniers, je dois mentionner que lors de ma première visite, j’avais trouvé original et amusant ces mototaxis à trois roues et qu’il est particulièrement amusant de les revoir aujourd’hui, alors que je sais qu’ils sont importés de Thailande et que j’ai vu les mêmes tuk-tuks à l’œuvre en Asie en début d'année.
Avant de reprendre la route, j’ai aussi pu passer quelques nuits à la Posada Ruiz, où j’avais été très bien accueilli par la famille opérant cette petite auberge à l’été 2005. Les enfants ont grandis, une petite fille (Fabiola) s’est ajouté à la famille, et les choses ne semblent pas avoir changé beaucoup, mais je suis heureux de voir que leur posada fonctionne toujours (c’est encore un des meilleurs deals en ville) et que c’est toujours aussi bien tenu. J’étais un peu hésitant à y revenir, car il est toujours risqué de revenir sur les sites de bons souvenirs pour constater que les choses sont différentes ; on dirait que lorsque ça arrive, ça gâche un peu le bon souvenir en question ou encore que ça le vole carrément... J’étais donc un peu timide à l’idée de me faire voler mon séjour à la Posada Ruiz de Antigua.
J’ai retrouvé avec autant de plaisir La Escudilla, le meilleur resto en ville côté qualité-quantité-prix et avec Suze, nous avons fait découvrir l’endroit à Istvan, qui a eu l'air de se régaler.
Sinon, La Antigua est probablement encore un peu plus touristique qu’en 2005, et semble un peu plus sécuritaire. La présence policière accrue et des patrouilles assez régulières sont certainement un bon signe pour les touristes. (Une discussion avec Jose, un officier de la police du tourisme, m’a confirmé que la situation s’était améliorée dans les 4 dernières années).
En arrivant à Antigua, j’avais un grand sourire sur le visage. J’étais content de revoir une si belle ville, j’étais content de retrouver l’Amérique latine, d’où j’ai été absent depuis deux ans (je ne compte pas mes quelques semaines dans la péninsule du Yucatan, presque en Amérique du Nord en terme économique et politique).
Dans les quelques jours qui ont suivis, j’ai pu aussi redécouvrir les fanfares, les processions, les pétards, les fiestas, les chicken bus, les indications floues, les chiens qui aboient, les coqs qui chantent, les cartes touristiques erronées et la fumée de l’échappement des vieux véhicules. Ce qui pourrait être un paquet d’inconvénients pour certains voyageurs me fait plutôt sourire, car ces choses sont tellement intrinsèques à la culture latino pour moi, qu’au fond, je suis bien content de retrouver cet univers que j’aime bien.
Et si l’expérience a quelque chose de bien, c’est que cette fois-ci, pour les chicken bus, j’ai apporté des Gravols en quantité suffisante.
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jeudi 10 décembre 2009
Telegramme - Antigua
Libellés :
Guatemala,
Voyage-2009-Amc
Sommes tous a Antigua. Stop
Istvan est arrive avec a peine quelques minutes de retard. Stop
Mon vol Miami-Guate a ete retarde de quelques heures, puis j'ai accumule plus de retard a mon arrivee. Stop
Nous nous sommes donc rencontres a 22h30 au Parque central. Stop
Apres une nuit a Miami, Suze a repris un vol - retarde de 3 heures - Miami-Guate. Stop
Suis alle la chercher a l'aeroport. Stop
Venons de partager notre premier repas ensemble. Stop
Tortillas de pollo con guacamole y salsa. Stop
25 Quetzales incluant la boisson et la soupe.
1$ CDN = 7,5 Q. Stop
Prenons une biere avant d'aller dormir pour un repos bien merite. Stop
Fait un peu frais ce soir. Stop
Environ 17 degres.
Stop
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Istvan est arrive avec a peine quelques minutes de retard. Stop
Mon vol Miami-Guate a ete retarde de quelques heures, puis j'ai accumule plus de retard a mon arrivee. Stop
Nous nous sommes donc rencontres a 22h30 au Parque central. Stop
Apres une nuit a Miami, Suze a repris un vol - retarde de 3 heures - Miami-Guate. Stop
Suis alle la chercher a l'aeroport. Stop
Venons de partager notre premier repas ensemble. Stop
Tortillas de pollo con guacamole y salsa. Stop
25 Quetzales incluant la boisson et la soupe.
1$ CDN = 7,5 Q. Stop
Prenons une biere avant d'aller dormir pour un repos bien merite. Stop
Fait un peu frais ce soir. Stop
Environ 17 degres.
Stop
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mercredi 9 décembre 2009
Intermède: À Miami, journée d'aéroport, en suivant mes compagnons virtuellement
Libellés :
Guatemala,
USA,
Voyage-2009-Amc
Welcome to Miami and the beaches.
Je ne suis pas un fan de l'aéroport de Miami, mais les rénovations presque terminées ont un peu amélioré la situation. Ceci n'a pas empêché ma sortie de l'avion d'être laborieuse, et les longs couloirs presque dépourvus de services n'ont pas changés beaucoup non plus. À mon arrivée, nous devions monter obligatoirement par un étroit escalier mobile qui s'est immobilisé, puis s'est mis à fonctionner à l'envers! Imaginez des passagers avec des valises à roulettes tentant de monter un escalier mobile qui descend, le tout agrémenté de quelques poussettes, et vous comprendrez que j'ai pratiquement passé un quart d'heure à monter ce fichu escalier. Ma porte d'arrivée était située dans le micro-terminal-satellite du terminal E, c'est dire que j'étais loin de tout. Heureusement, le service Wi-Fi gratuit rends tout cela anodin, surtout que j'ai quelques heures à passer ici de toutes manières.
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J'ai donc décollé de Montréal avant la tempête annoncée. Et selon les infos que j'ai pu glaner sur le web, Istvan a pu faire de même une heure trente plus tard.
C'est que comme mes amis et complices de plusieurs voyages, Suze et Istvan, feront aussi partie de ce voyage-ci - mais avec leurs propres projets et dates de retour - nous volions tous aujourd'hui en direction du Guatemala, mais sur 3 vols différents.
Au moment d'écrire ceci, Istvan est dans les airs, entre Montréal et Dallas, où il passera une partie de sa journée, avant de monter sur un autre vol pour me rejoindre à l'aéroport de Guatemala. Et en fait, au moment où je publierai ce billet dans une quinzaine de minutes, il devrait survoler l'aéroport de Dallas/Fort Worth (il a actuellement 27 minutes de retard).
Suze devait en théorie prendre un vol vers Miami à 12h50, mais je viens de voir que son vol a été retardé à 14h45. Elle devait attrapper une connexion Miami-Guatemala plus tard, et en principe, elle aurait encore le temps. Je ne sais pas comment les compagnies aériennes gèrent ce genre de choses si les connexions sont menacées par les retards, mais avec un peu de chance, comme il fait un temps superbe une fois quitté la région du nord-est de l'Amérique, il est possible qu'elle gagne du temps en vol (je suis moi-même arrivé avec 20 minutes d'avance à Miami) et puisse attraper son second vol tel que planifié.
Auquel cas elle arrivera à Guatemala... 20 minutes avant Istvan!
Mon timing légendaire fait en sorte que mes projets sont encore - même indirectement - touchés par la météo du Québec; il fallait bien que l'on réserve des vols le jour-même de la première tempête de l'hiver!
Nous devrions tous nous retrouver au Guatemala - sinon ce soir, au moins demain. Il nous faudra bien improviser et vivre avec les imprévus jusque-là.
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À l'origine, nous voulions être sur le même vol aujourd'hui, mais comme nous avions tous trois des dates de retour différentes, nous ne pouvions acheter nos billets simultanément. Nous avons tenté le coup quand même - avec trois ordinateurs en ligne en même temps, mais les aléas des achats de billets en ligne nous ont empêché de pouvoir prendre un même vol sans payer des tarifs beaucoup plus cher que ceux que nous avons réussi à trouver.
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Me voilà donc à Miami, une fois de plus. Et avec le retard du vol de Suze à Montréal, il semble que je quitterai Miami un peu avant qu'elle ne quitte Montréal.
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Photo: Prise de mon siège avant décollage (Montréal), porte C-81. L'avion que l'on voit à la porte 83, c'est celui que Istvan prendra une heure trente après la prise de cette photo.
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Note: Wow, est-ce que c'est assez live comme blogue de voyage?
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Je ne suis pas un fan de l'aéroport de Miami, mais les rénovations presque terminées ont un peu amélioré la situation. Ceci n'a pas empêché ma sortie de l'avion d'être laborieuse, et les longs couloirs presque dépourvus de services n'ont pas changés beaucoup non plus. À mon arrivée, nous devions monter obligatoirement par un étroit escalier mobile qui s'est immobilisé, puis s'est mis à fonctionner à l'envers! Imaginez des passagers avec des valises à roulettes tentant de monter un escalier mobile qui descend, le tout agrémenté de quelques poussettes, et vous comprendrez que j'ai pratiquement passé un quart d'heure à monter ce fichu escalier. Ma porte d'arrivée était située dans le micro-terminal-satellite du terminal E, c'est dire que j'étais loin de tout. Heureusement, le service Wi-Fi gratuit rends tout cela anodin, surtout que j'ai quelques heures à passer ici de toutes manières.
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J'ai donc décollé de Montréal avant la tempête annoncée. Et selon les infos que j'ai pu glaner sur le web, Istvan a pu faire de même une heure trente plus tard.
C'est que comme mes amis et complices de plusieurs voyages, Suze et Istvan, feront aussi partie de ce voyage-ci - mais avec leurs propres projets et dates de retour - nous volions tous aujourd'hui en direction du Guatemala, mais sur 3 vols différents.
Au moment d'écrire ceci, Istvan est dans les airs, entre Montréal et Dallas, où il passera une partie de sa journée, avant de monter sur un autre vol pour me rejoindre à l'aéroport de Guatemala. Et en fait, au moment où je publierai ce billet dans une quinzaine de minutes, il devrait survoler l'aéroport de Dallas/Fort Worth (il a actuellement 27 minutes de retard).
Suze devait en théorie prendre un vol vers Miami à 12h50, mais je viens de voir que son vol a été retardé à 14h45. Elle devait attrapper une connexion Miami-Guatemala plus tard, et en principe, elle aurait encore le temps. Je ne sais pas comment les compagnies aériennes gèrent ce genre de choses si les connexions sont menacées par les retards, mais avec un peu de chance, comme il fait un temps superbe une fois quitté la région du nord-est de l'Amérique, il est possible qu'elle gagne du temps en vol (je suis moi-même arrivé avec 20 minutes d'avance à Miami) et puisse attraper son second vol tel que planifié.
Auquel cas elle arrivera à Guatemala... 20 minutes avant Istvan!
Mon timing légendaire fait en sorte que mes projets sont encore - même indirectement - touchés par la météo du Québec; il fallait bien que l'on réserve des vols le jour-même de la première tempête de l'hiver!
Nous devrions tous nous retrouver au Guatemala - sinon ce soir, au moins demain. Il nous faudra bien improviser et vivre avec les imprévus jusque-là.
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À l'origine, nous voulions être sur le même vol aujourd'hui, mais comme nous avions tous trois des dates de retour différentes, nous ne pouvions acheter nos billets simultanément. Nous avons tenté le coup quand même - avec trois ordinateurs en ligne en même temps, mais les aléas des achats de billets en ligne nous ont empêché de pouvoir prendre un même vol sans payer des tarifs beaucoup plus cher que ceux que nous avons réussi à trouver.
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Me voilà donc à Miami, une fois de plus. Et avec le retard du vol de Suze à Montréal, il semble que je quitterai Miami un peu avant qu'elle ne quitte Montréal.
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Photo: Prise de mon siège avant décollage (Montréal), porte C-81. L'avion que l'on voit à la porte 83, c'est celui que Istvan prendra une heure trente après la prise de cette photo.
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Note: Wow, est-ce que c'est assez live comme blogue de voyage?
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mardi 8 décembre 2009
Départ (éventuel) pour le Guatemala
Libellés :
Guatemala,
Voyage-2009-Amc
Silence blogue pendant un temps indéterminé, le temps de retrouvé une connexion internet au Guatemala...
Mon avion décolle demain matin, si la tempête de neige ne s'abat pas plus tôt que prévu et ne cloue pas mon avion au sol.
Je vous reviendrai donc du Guatemala.
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Mon avion décolle demain matin, si la tempête de neige ne s'abat pas plus tôt que prévu et ne cloue pas mon avion au sol.
Je vous reviendrai donc du Guatemala.
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mardi 1 décembre 2009
Coloniser le Lac St-Jean (2)
Libellés :
Cambodge,
Le voyage (et réflexions sur),
Peinture / Sculpture
En septembre dernier, je vous montrais une affiche invitant les français à s'établir comme colons au Lac St-Jean, en mentionnant que selon des affiches que j'avais découvertes en 2009, vous aviez également d'autres options.
Je viens de remettre la main sur une de ces affiches - que j'ai trouvé au Cambodge, en (ex) Indochine française.
Selon cette alternative, s'enroler dans les troupes coloniales c'est un moyen de voyager gratuitement et qui permet de découvrir les agréments des longs voyages, l'attrait des pays nouveaux, des études sans frais et un bien être inconnu dans les pays d'Europe (!)
Wow... Avouez que c'est succulent comme offre.
;-)
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On peut bien rire des choses historiques et de ce qu'elles révèlent de leur époque, mais la nôtre utilise souvent les mêmes artifices et les mêmes arguments. Oui oui. Par exemple, le site des Forces Canadiennes propose «... un mode de vie stimulant et enrichissant, doublé d’une rémunération et d’avantages sociaux concurrentiels, sans oublier l’éducation.»
Sérieusement, est-ce bien différent de ce qui se faisait comme promotion en France il y a près d'un siècle? Je trouve l'affiche cambodgienne plus exotique, quand même :-)...
Et moi qui ai toujours rêvé de visiter l'Afghanistan...
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Je viens de remettre la main sur une de ces affiches - que j'ai trouvé au Cambodge, en (ex) Indochine française.Selon cette alternative, s'enroler dans les troupes coloniales c'est un moyen de voyager gratuitement et qui permet de découvrir les agréments des longs voyages, l'attrait des pays nouveaux, des études sans frais et un bien être inconnu dans les pays d'Europe (!)
Wow... Avouez que c'est succulent comme offre.
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On peut bien rire des choses historiques et de ce qu'elles révèlent de leur époque, mais la nôtre utilise souvent les mêmes artifices et les mêmes arguments. Oui oui. Par exemple, le site des Forces Canadiennes propose «... un mode de vie stimulant et enrichissant, doublé d’une rémunération et d’avantages sociaux concurrentiels, sans oublier l’éducation.»
Sérieusement, est-ce bien différent de ce qui se faisait comme promotion en France il y a près d'un siècle? Je trouve l'affiche cambodgienne plus exotique, quand même :-)...
Et moi qui ai toujours rêvé de visiter l'Afghanistan...
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