samedi 13 décembre 2008

Champas et Bouddhistes - Pélerinages vietnamiens

Avant de quitter Nha Trang ce soir par le train, j'ai profité de quelques heures pour aller visiter deux sites religieux en périphérie de la ville. (On notera - étrangement - que j'aurai eu beaucoup de temps pour visiter et bloguer de Nha Trang, une ville ou je n'avais pas prévu m'arreter).
Je note aussi que je n'ai pas parlé ici des divers temples que j'ai visité au Vietnam depuis le début de mon voyage. Je n'ai pas réellement eu l'occasion de regrouper des réflexions ou photos jusqu'a maintenant, mais cet apres-midi a Nha Trang semble le prétexte idéal pour le faire.
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Le premier arret de mon pelerinage a été Po Nagar, un site Cham au nord de la ville. Mélange de site archéologique et de site religieux, les tours de Po Nagar relevent de la culture hindouiste Champa qui s'est développée au centre du pays il y a plusieurs siecles. Difficile aujourd'hui d'obtenir de l'information sur l'époque exacte des constructions de Po Nagar.

Le site, partiellement en ruine, est encore utilisé comme lieu de priere, et ses trois tours encore visibles renferment des petits autels ou l'on brule de l'encens.

En face des tours, il ne reste plus du hall de méditation que les colonnes donnant un air de jardin a la devanture du site.

Si la plupart des décorations ont disparues au fil du temps, il en reste quelques-unes ici et la, dont cette représentation féminine (?) en position du lotus, surmontant une figure d'éléphant.

Les deux piliers supportant l'entrée de la plus grande tour de Po Nagar sont couverts d'inscription champa. J'ai cru comprendre que le langage champa était basé sur le sanskrit.
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Mon second arret du jour a été la Pagode bouddhiste de Long So'n.
C'est une des plus grande pagode du pays, et elle comprend deux immenses statues de Bouddha blanc - l'un en position allongée et l'autre assis en lotus tout en haut du site.

Sur cette photo, on a une vue d'ensemble de la facade de la pagode principale et d'une tour. Ces pagodes sont toujours tres amplement décorées et il est virtuellement impossible de photographier tant de détails.

Une vue un peu plus rapprochée du coté nord du temple principal. Notez les nombreuses ornementations tres élaborées, particulierement sur la toiture.

Gros plan sur l'une de ces ornementations; une complexe représentation de serpent, mélangeant divers matériaux et couleurs.

Le fameux Bouddha qui trone au sommet de la petite montagne derriere le temple principal et qui est visible d'un peu partout en ville. Ce n'est pas une excellente photo (mauvais éclairage pour ce genre de cliché cet apres-midi), mais je voulais donner une idée d'échelle, en m'installant sur les marches menant a la statue. Meme assis, ce Bouddha-ci fait 24 metres de haut!

Celui-ci - moins remarqué par les visiteurs puisqu'il dort en retrait au milieu de la montagne - est aussi gigantesque, mais je n'ai pas pu m'installer a coté pour montrer l'échelle, puisque j'avais trois vietnamiens sur le dos qui voulaient me prendre en photo contre de l'argent et qui font visiblement un mode de vie du fait de rester sur le site pour attendre les touristes...
Je ne saurais dire si ca fait bouddhiste ou pas de les avoir ignorés, par contre. Je mentionne toutefois - pour donner une perspective a cette statue - qu'en me tenant debout pres de la sa tete, je ne pouvais pas le regarder dans les yeux, ma tete arrivant au niveau de son coude.
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Voila pour ce premier billet consacré a des sites historiques. Ce n'est certainement pas le dernier, puisque demain, j'entre au coeur de la région qui m'intéresse le plus au Vietnam; la portion centrale située entre Hoi An et Hue.
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vendredi 12 décembre 2008

Nha Trang, en fin de journée

Alors que Suze se repose en cette fin de journée (elle ressent encore un peu de fatigue de notre éprouvante aventure sur le rafiot de Phu Quoc), j'ai passé une petite heure ou deux a me balader dans le quartier de Nha Trang longeant la plage.
Une large esplanade se trouve entre la rue Tran Phu et la mer. Une collection hétéroclite mais pas désagréable de sculptures orne l'esplanade et la promenade qui la prolonge vers le parc d'amusement aquatique au sud de Nha Trang. On y retrouve des petits jardins symétriques produits certain de l'héritage francais du pays. Des jeunes sortis de l'école se sont regroupés sur la plage, avec leurs vélos. certains jouent au volleyball, d'autres au soccer sur la plage.
Je n'assisterai pas a un coucher de soleil mémorable ce soir, puisque le ciel est plutot nuageux. Il fait un temps lourd et humide, les vetements nous collent a la peau.
En soirée, je croyais retrouver plusieurs touristes venus se balader sur l'esplanade, mais je n'y vois finalement que des vietnamiens - des jeunes, pour la plupart, venus jaser en couples sur leurs motos au clair de lune.
Une coquerelle longue de deux pouces et demi rongeait un trognon de mais trainant au coin d'une ruelle alors que je me préparais a traverser. Un coin de rue plus loin, au croisement de Tran Phu et de Nguyen Thi Minh Khai, quelques vendeuses de nourriture cuisinée dans de petits kiosques roulant tentent de faire encore quelques ventes avant la fin de la soirée. Un jeune conducteur de mototaxi m'aborde pour me demander ou je veux aller. Ce n'est ni la premiere ni la derniere offre que l'on me fera en soirée - si on me donnait 500 dongs pour chacune, je serais riche a la fin de ma journée! Je refuse poliment ("Khong, Cam on"), et il persiste, allant jusqu'a m'offrir de la marijuana. Certaines choses semblent universelles...
Je reviens dans les rues, en traversant Tran Phu vers Bien Thu, avenue qui donne son nom au quartier qui forme une sorte de gringolandia vietnamien a Nha Trang. Les quelques bars et clubs dont la musique est audible de la rue renferment probablement tous les touristes venus ici pour le nightlife reputé de Nha Trang.
Un rat profite d'une acalmie dans le trafic pour traverser lui aussi et il se refugie dans les poubelles d'un restaurant qui annonce de la cuisine indienne.
Je peux difficilement me sentir chez moi, avec les bruits et aromes qui sont si differents ici, mais en meme temps, je me sens tres bien et calme; je tente de capter les détails autour de moi, mais ils sont trop nombreux: Ici, sur le trottoir, quelques vietnamiens jouent au bingo en mangeant un bol de Pho, la, quelques touristes entrent dans un club de billard. La tienda ou j'ai acheté une canette de 333 un peu plus tot ferme sa grille d'acier pour la nuit, et a deux pas, un couple ramasse la marchandise - de l'artisanat local - qu'ils avaient étalé sur une couverture pendant la journée.
Je me retrouve en face du 007 bar-discotheque, a quelques pas de mon auberge.
Il est 22h30.
Je m'installerai donc quelques minutes a l'ordinateur dans le local qui sert de lobby, de café internet, d'agence de voyage et de boutique de souvenirs pour transcrire quelques impressions de ma fin de journée sur ce journal public. Sinon, je sais tres bien que j'ai oublierai peut-etre la moitié un peu plus tard. C'est toujours ce qui se produit lorsque vos sens sont trop stimulés; une partie des stimulis ne reste pas gravée dans la memoire assez longtemps pour assimiler l'ensemble de l'expérience.
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Une pause a Nha Trang, avant le train

Vous aurez probablement compris avec les derniers billets que nous sommes maintenant a Nha Trang, une autre ville située de long d'une belle plage. Nous avions prévu n'y passer que quelques minutes entre l'arrivée de notre bus de Mui Ne et un train de nuit vers le nord, mais le train était complet pour deux jours. Nous devrions donc repartir le soir du 13 décembre prochain, et passer la nuit dans le train vers Da Nang.
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Et acheter ces billets de train s'est avéré une experience fort amusante, finalement.
Nous avons d'abord couvert le kilometre et demi vers la gare a pied, une course a obstacle dans les rues de Nha Trang passé le coucher de soleil. A la gare, nous avons patienté vingt minutes au seul guichet ouvert malgré la présence de nombreux clients. L'absence de file d'attente et le mélange et le déplacement constant des vietnamiens semblant acheter des billets était assez confus. Chacun allait et venait vers la petite fenetre et la préposée semblait faire cinq transactions a la fois. Bref, une jolie petite scene chaotique tel que l'on en a vu un peu partout dans le monde... et qui parait toujours loufoque, malgré l'expérience.
En préparation de notre tour - et prévoyant que la préposée ne parle pas anglais (apres tout, rien n'était affiché en anglais) - j'avais inscris les informations sur le train que nous voulions prendre, la date, son heure de départ, sa destination, le nombre de passagers (un 2 suivi d'un petit bonhomme allumette!), etc. Il a été finalement assez simple de se faire comprendre, la préposée parlait un peu anglais, elle nous a fait comprendre que le train était plein et nous avons donc acheté des billets pour le soir suivant. Nous avons meme pu obtenir les types de places que nous voulions (des couchettes souples, puisque c'est un train de nuit, par opposition aux couchettes dures et aux sieges souples et sieges durs autrement disponibles).
L'affaire a toutefois été assez intense, puisqu'en l'absence de file d'attente, nous avions derriere nous une dizaine de vietnamiens entassés sur notre dos qui observaient toute la transaction avec intéret.
Mais l'amusant de toute l'histoire, c'est que nous avons pris moins de temps pour conclure l'ensemble de notre transaction que les trois vietnamiens nous ayant précédé dans un rigolo (et habituel) mais neanmoins inefficace chaos.
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Nous passerons dons les prochaines heures a visiter un peu les environs de Nha Trang.
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Le Vietnam se déplace - Heure de pointe - Saigon

Je profite d'une connexion internet rapide (et de peu de kids jouant a des jeux en ligne pour prendre la bande passante), pour publier un petit vidéo, capté dans les rues de Ho Chi Minh (Saigon) a l'heure de pointe. Le vidéo dure deux minutes, l'heure de pointe en question a duré trois heures - et c'était pareil a ce coin de rue partout en ville.
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Sur les routes du Vietnam

Nha Trang, Vietnam. Jour 15.
Je profite d'un arret imprévu a Nha Trang pour publier quelques photos, sans ordre particulier, mais qui sont toutes reliées par le theme de la route, au Vietnam.
Depuis notre arrivée, nous avons tout de meme parcourru un bon millier de km, ce qui semble peu mais qui demande du temps, au Vietnam.
Nous avons réussi a faire les 250 km de route de Mui Ne vers Nha Trang en 5h et des poussieres, ce qui nous donnait une moyenne respectable de 50 km/h, notre record en terme de trajet sur les routes du pays. (Trajet qui devait se dérouler de 13h a 18h, mais le bus avait 30 minutes de retard, puis s'est arreté 25 minutes pour faire manger le conducteur - a peine 15 minutes apres notre départ - nous avons donc officiellement monté a bord a 13h30 et sommes descendus a Nha Trang vers 19h15, mais je suis conciliant, nous avons réelement roulé a peine plus de 5h)...
En realité, il ne faut pas comprendre que les routes ici sont pires qu'ailleurs. Au contraire, elles semblent généralement dans un meilleur état que la plupart des routes que j'ai pu traverser dans les Andes et en Amérique Centrale. De plus, il y a peu de reliefs le long de la cote, donc rares sont les pentes abruptes et les routes sont assez rectilignes pour permettre une bonne circulation.
Alors quoi? Un mélange de deux phénomenes semblent affecter sérieusement le traffic sur les routes vietnamiennes. Je ne suis pas un expert en génie civil, mais j'ai noté les deux éléments suivants: 1. On conduit sans véritables code de la route. A part les bases, de rouler dans un sens d'un coté et de l'autre sens de l'autre coté, et de s'arreter aux rares feux de circulation, la seule regle ici semble de tenter d'éviter les collisions. Aussi, plus vous etes gros, plus vous avez le droit de prendre de la place. Ainsi, un bus de bonne taille roule généralement en plein milieu de la chaussée (sur la ligne pointillée), les motos dans le meme sens a sa droite, les motos en sens inverse a sa gauche. Quand il croise un véhicule a 4 roues (qui s'en vient au centre lui aussi), chacun se tasse en klaxonnant pour que les motos roulent sur l'accottement, devant ou derriere, puis c'est le retour au centre. 2. Le nombre hallucinant de vietnamiens qui se déplacent encombre les routes, mais pas au sens occidental du traffic, puisqu'ci, chacun a le droit d'utiliser la route; résultat, cet encombrement est le fruit de centaines de motos, de cyclistes, de charrues avec des boeufs, de cyclotaxis, d'autos, de camions, etc. Comme aucun de ces moyens de transport ne se deplace a la meme vitesse (et que l'écart entre le grand bus et le petit vélo est important), chacun improvise, zigzague, klaxonne, ralenti, accélere, créant ainsi une sorte de chaos qui bouge dans les deux sens mais qui n'arrive pas a avancer rapidement, a trouver un rythme commun pour permettre de rouler a une vitesse moyenne plus élevée que 40-50 km/h.
Les quelques troupeaux de vaches qui traversent les routes (y compris la petite autoroute sortant de Saigon), les gens qui tournent a gauche ou font des U-turn, ou traversent carrément la chausée en diagonale a contre-sens vers leur destination quelque part de l'autre coté et les travaux sont d'autres éléments divers qui compliquent aussi les mouvements rapides, donc l'ensemble de l'affaire se déplace assez lentement et parfois carrémement péniblement.
Bref, si les latinos roulaient a tombeaux ouverts, ici, c'est plutot l'inverse, mais dans les deux cas, l'affaire semble fort dangereuse a un nord-américain habitué aux codes routiers modernes.
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Voici donc une sélection de 12 photos croquées sur la route, ou lors d'une pause entre deux transports... Quelques-unes sont plus floues, prises a travers une fenetre ou en roulant a 50km/h, mais chacune m'a semblée intéressante et différentes de ce que j'ai publié jusqu'a maintenant des villes et endroits visités.

Suze et Hugo, au soleil sur le moyen de transport le plus commun et populaire du Vietnam; la motocyclette.

Au nord de Mui Ne, traversant des plantations de riz, avec les fantomes de quelques formations montagneuses en arriere-plan.

Suze a Rach Gia, en pleine conversation avec Thong (celui qui parle et agite les mains en face d'elle). A coté de Thong, deux allemands qui ont partagé une partie de la route vers Saigon avec nous; ils devaient se rendre a Vinh Long, mais le bus n'y allait finalement pas (!) alors on les a laissé a My Thuan ou ils se sont vus offrir de monter sur des motos-taxis pour les 12 km restant.

Un peu au sud de Nha Trang, des montagnes... rocheuses (dans le sens premier du terme, et sans jeu de mots). Notez le temple, érigé a meme la montagne, au bas de la photo a droite.

Dans le bus vers Nha Trang. Trop de passager, alors notre helper (meme concept que les bus latinos; un chauffeur et un helper gerent les trajets de bus) fait une sieste dans un hamac qu'il a tendu dans le couloir du bus.

Le fameux Hong Rum (Canyon rouge) que je ne suis pas arrivé a photographier apres la mort de mon appareil, la veille. Ici, capté en roulant le lendemain, avec une fraction de seconde pour prendre le cliché a travers la fenetre du bus, avec l'appareil de Suze.

Passé le village de Mui Ne, en route vers les dunes blanches sur la route menant a Vinh Hao, j'ai pris ce cliché de notre jeep, et de la route (de terre battue) devant et derriere nous.

Vendeur de bananes, en plein centre-ville de Ho Chi Minh. D'ailleurs, je profite de l'occasion pour mentionner (pour ceux qui l'ignorent) que Ho Chi Minh, le héros, s'appelait en fait Nguyen Tat Thanh et que "Ho Chi Minh" était son surnom... surnom qui signifie "Oncle Ho". Ainsi, Thanh Pho Ho Chi Minh, le nom officiel de Saigon, veut dire "La ville de l'oncle Ho".

Autre photo croquée en roulant, au départ de Mui Ne. Il s'agit de la premiere série de dunes oranges pres du village. La veille, nous avions marché au-dela de ces premieres dunes, pour joindre d'autres vagues de dunes et assister au coucher de soleil avec le ciel couleur framboise (et la biere est venue juste apres ca, Daniel :-)


Voici une photo tres ordinaire, u peu flou, encore prise a travers une fenetre, quelque part au nord de Bien Hoa (une banlieue éloignée - a 1h30 - de Saigon). Ce que j'aime avec cette photo, c'est la ressemblance avec ce genre de cliché que j'ai pu faire un peu partout en amérique latine. En effet, en changeant l'affichage pour de l'espagnol, on pourrait presque croire que cette photo a été prise au Pérou ou en Equateur...
Les similitudes entre les cultures vietnamiennes et latinos sont fort dérangeantes, pour tout vous dire. Mon premier réflexe est toujours de penser en espagnol quand je vois ca, et les locaux qui m'abordent ont tendance a me faire réagir en espagnol plus que l'anglais que certains comprennent pourtant ici. Ce mauvais tour joué par mon cerveau semble un impact direct des similitudes culturelles du mélange chaos/relax qui regne ici comme au Guatemala, par exemple.

Autre vue d'un champs de riz, avec une figurante et une vache (boeuf?). Les bovidés sont légion dans les champs et les villages du Vietnam, si j'en juge par le quart sud du pays que j'ai vu jusqu'a maintenant.
Et je termine par un auto-portrait non conventionnel, pris en réflexion dans le miroir de la jeep, pres de Mui Ne. Ce sera un des derniers clichés de mon appareil, que l'on voit ici, tout en rouge. L'inscription au bas (les objets sont plus pres qu'ils ne paraissent??) semblent etre du coréen. Le véhicule était pourtant de marque Jeep - mais avec un volant de Corolla... :-)
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mercredi 10 décembre 2008

Ciel framboise sur désert vietnamien

Mui Ne, Vietnam.
Mui Ne est synonyme au Vietnam, de Cancun au Mexique.
Mui Ne, pour un Russe, c'est comme Cancun pour un Canadien.
La longue bande de plage qui s'étend en fait de la ville de Phan Thiet vers le village de Mui Ne est couverte de resorts de toutes sortes, qui vendent des tout inclus au bord de la mer. La majorité des touristes viennent ici pour profiter de cette plage et des vagues de la mer. Car, contrairement a notre petit paradis de Phu Quoc, Mui Ne est tres achalandé, tres touristique. Les trois mots anglais que l'on voit le plus ici sont Beach, Resort et Spa, souvent les trois ensemble avec un nom d'hotel comme Indonesia Dream ou Sunrise Paradise...
Enfin, comme il y a du vent et des vagues, Mui Ne est un paradis pour surfer et kitesurfer (en francais, c'est quoi, du Surf-Volant??).
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Si je suis a Mui Ne, c'est pour une toute autre raison que la plage. Car j'avais lu que vers le terres, en s'éloignant un peu de la plage et des palmiers, le paysage était absolument stupéfiant.
C'etait vrai. Je suis allé visiter les environs avec Suze hier.
Nous avons loué une jeep avec guide pour nous mener d'un site a l'autre pendant cinq heures... Notre guide s'est avéré guere plus qu'un chauffeur, finalement, sachant dire deux ou trois mots en anglais. "This way", "twenty minutes here" et se contentant de nous attendre dans la jeep alors que nous explorions les alentours, ce qui est le comportement parfait en ce qui me concerne. Photos.

Notre premier arret a été sur le bord du port de peche du village lui-meme, c'est a dire a vingt minutes de jeep des resorts.

Puis, passé un petit pont, nous avons pris un petit sentier qui nous a mené directement dans le ruisseau, ou nous pouvions marcher (dans le ruisseau) sur quelques kilometres avec un décor surprenant en étant si proche de la mer.

Ici, notre chauffeur, dans la jeep, une jeep qui devait avoir fait la premiere guerre d'Indochine! En fait, c'est 4 roues, une clutch, un volant et un frein a main vissés pour tenir ensemble et qui peut atteindre dangereusement 60 km /h.

Suze pose dans une porte naturelle a travers des formations rocheuses qui longent une partie du ruisseau que les gens appellent "Fairy Stream".

Avant de retourner a la jeep, nous avons vu cette dune de sable orange, et l'avons gravie pour avoir une vue aerienne d'une partie du ruisseau. La végétation de droite contraste étonnamment avec l'aspect désertique de gauche.

En suivant la route qui sort de Mui Ne, et en poursuivant pour une quarantaine de km, on atteint cet espece d'oasis, ou des petits chevaux s'abreuvaient paisiblement, et en arriere-plan, il y avait d'impressionnantes dunes de sable blanc.
Quelques minutes plus tard, nous y étions, et des jeunes nous offraient des crazy carpet pour nous glisser dans le sable, une activite qui s'est avérée décevante (sans cire, ca glisse pas fort, contrairement aux dunes de Huacachina au Pérou!)...

Par contre, la marche dans les dunes de sable blanc a été une expérience quasi surréaliste et totalement imprevue au Vietnam. Apres tout, qui a entendu parler du désert vietnamien?
Sur la photo ci-haut, on voit celle que j'ai alors baptisé Suze of Arabia :-)
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Apres avoir passé du temps a gravir des dunes de sable, nosu sommes revenus vers Mui Ne en nous arretant dans un Canyon Rouge vraiment spectaculaire (mais malheureusement, mon appareil photo a choisi ce moment pour rendre l'ame).
Puis, quelques km plus loin, nous atteignons une autre serie de dunes, de sable rouge cette fois, un peu moins étendues que les dunes blanches, mais avec le temps qui passait, nous avons pu y assister a un tres joli coucher de soleil sur les dunes (non sans avoir vu une sorte d'arc-en-cercle aux couleurs de l'arc-en-ciel qui faisait le tour du soleil - un phénomene assez jolie en soi et que j'observait pour la premiere fois).
D'ou le titre de ce billet, d'ailleurs, puisqu'avec l'aide de quelques nuages, le soleil couchant a transformé le ciel en une étendue ouateuse couleur framboise qui dominait le désert vietnamien.
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mardi 9 décembre 2008

Retour photo sur Saigon

Un peu dans le désordre, puisque la connexion est lente et erratique, voici quelques photos de Saigon, que je n'avais pas publiées lors de mon premier passage dans la ville.

Le traffic de motocyclistes est surtout ce qui retient l'attention dans la ville. Une image vaut mille mots... ou mille motos!
Il n'y a peut-etre plus beaucoup de traces du passé francais de la ville, mais deux rues portent encore des noms de cette epoque, dont la Duong Pasteur, au centre-ville, non loins de la cathédrale catholique.

Le temple de Xa Loi, un peu en retrait du district 1 se démarque par sa jolie tour.

Dans les allés du quartier Pham Ngu Lao, maisons typiques de Saigon.

Hélicoptere, vestige de guerre, sur le toit du Palais de la réunification.

Quelques exemplaires de transport alternatif urbain que vous pouvez prendre si vous n'avez pas de moto.

Une fringale peut rapidement etre comblée grace aux vendeuses de galettes et fruits ambulentes que l'on retrouve un peu partout en ville.

Le systeme de cables électriques rappelle définitivement celui de La Paz, en Bolivie, et accentue l'aspect quasi miraculeux de ce simple billet que vous pouvez lire.

Toujours dans une allées; la cuisine d'un petit resto, d'un coté de l'allée, vue des tables ou l'on s'installe pour y manger, de l'autre coté de l'allée. Le souper y était délicieux.
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lundi 8 décembre 2008

Quand toute l'aventure consiste à se rendre du point A au point B

Parfois, en voyage, on a pas a faire grand chose pour vivre une aventure. Par exemple, disons que vous etes sur l'ile de Phu Quoc et que vous voulez joindre la ville de Saigon (Ho Chi Minh, que tout le monde dans le sud du Vietnam appelle encore Saigon).
La distance a couvrir est de 300 km.
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Contexte insulaire.
Pour joindre Phu Quoc, du continent, nous avions pris un traversier-rapide. Il y a deux bateaux qui offrent ce service, par la meme compagnie: le Superdong I et le Superdong II. Le I fait le trajet de Phu Quoc vers Rach Gia a 8hAM pendant que le II fait le trajet inverse. Le I revient vers Phu Quoc a 13h30 alors que le II revient vers Rach Gia. Ainsi, le matin a 8h, a notre départ de Rach Gia l'autre jour, nous avions pris le Superdong II. Nous avions imaginé betement que les deux bateaux étaient identiques, ou a tout le moins similaires. Le trajet en Superdong II avait pris 2h15.
L'alternative est de prendre un bateau régulier (donc lent) qui prend environ 7h pour couvrir le meme trajet.
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A moto.
La veille de notre départ de Phu Quoc, nous avions réservé nos billets sur le Superdong I (départ prévu a 8h00). Pour nous rendre de Long Beach vers le sud de l'ile, d'ou part le ferry, nous avions réservé une minivan (a partager avec deux autres touristes), pour 125000 dongs. Départ prévu de Long Beach: 7h.
La matin du départ, pendant que nous déjeunions, notre aubergiste est venu nous apprendre que le conducteur de notre minivan avait eu un accident, donc que nous devions joindre le ferry par moto-taxi. J'ai négocié le prix a la baisse, compte-tenu que c'est moins confortable (avec les backpacks) et plus salissant, sur une route de terre.
Les deux motos nous ont embarqué, mais a un embranchement, elles ont pris des routes différentes. Comme il n'y a que deux routes menant de Long Beach vers le sud de l'ile, c'était une question de choix du conducteur, mais je ne trouvais pas tres sécuritaire de se séparer, en cas de panique. J'ai donc fait arreter ma moto quand j'ai perdu Suze de vue, puis fait rebrousser chemin, avant de comprendre que l'autre moto avait pris la seconde route. J'ai demandé a mon conducteur d'emprunter la meme route, mais avec la perte de temps, je n'ai rejoint Suze qu'au terminal de ferry. Un peu d'inquiétude - il n'y avait rien a craindre, en fait, mais on demeure toujours prudent en voyage - mais nous sommes finalement arrivés au bateau a temps, malgré mon changement de route.
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Et en rafiot.
Je vous ai dit que nous avions imaginé que le Superdong I et II étaient des bateaux similaires (le trajet sur l'un ou l'autre est au meme prix)? Eh bien c'est pas vrai.
Le Superdong II est un bateau relativement moderne, qui coupe la vague et garde une assez bonne vitesse, pas le grand confort, mais tout de meme correct comme moyen de transport rapide. Son homonyme, le I, est une sorte de vieux bateau monocoque en métal, avec une cabine profonde - pratiquement a fond de cale - qui est muni d'un moteur probablement trop puissant pour ce type de bateau. Le résultat est certainement un des 3 pires moyens de transports que j'ai pu utiliser dans ma vie - certainement le trajet le plus effrayant et le moins confortable de mon experience de voyageur. Trois heures apres le départ, dont une bonne heure dans une vague de deux metres en pleine mer de Chine a la sortie du Golfe de Thailande, avec un pilote incapable de fendre efficacement la vague... j'avais vraiment hate de toucher terre... Si je vous dis que pour le trajet, l'equipage donne aux passagers une bouteille d'eau, des petits biscuits, une gravol et des petits sacs de plastique, ca vous donnera une idee de ce qui nous attendait.
Je n'ai pas le meilleur pied marin au monde, mais j'apprecie généralement les promenades en bateau et j'en ai fait un peu partout, meme dans des conditions parfois étranges (comme ces lanchas latinas de Bolivie, qu'il était difficile de croire qu'elle pouvaient encore flotter...). Par contre, si hier matin vers 9h on m'avait demandé de me prononcer sur la question, j'aurais dit que je ne voulais jamais plus mettre les pieds sur une bateau pour le reste de ma vie.
Je m'en remettrai éventuellement - l'appel de l'aventure cause parfois des inconvenients a ce niveau - mais je serai beaucoup plus hésitant avant de prendre un transport comme ca plutot qu'une alternative plus chere, comme l'avion, par exemple.
Nous avons finalement joint Rach Gia, en un seul morceau, mais avec une intense fatigue et un estomac tout retourné.
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Et en Minibus.
Le bus de Can Tho vers Rach Gia n'était pas lui non plus génial lors de notre aller vers la cote, mais il était correct et n'avait pris que 3h. Nous avons (encore betement) imaginé que les autres minibus du genre étaient aussi similaires. Autre erreur. On apprend :-)
Nous avons toutefois acheté un billet Rach Gia - Saigon, trajet qui devait prendre 6h, non-stop.
Premiere surprise, le minibus étant a moitié vide, le chauffeur fait sans cesse le meme aller-retour le long de la Duong Tran Phu pour tenter d'attirer des passagers, exactement comme ces insupportables (et oh combien inefficaces) transports en Amérique latine! Décidement, le monde est petit coté culture de l'inefficacité! :-)
Apres une heure de ce taponnage, on part enfin du centre-ville, et ca nous prend une bonne demi-heure, au pas, pour quitter Rach Gia, avec un bus plutot plein.
Ceci dit, l'aspect culturel s'est avéré intéressant. Avant le départ, nous avons jasé avec Thong, un gars de 55 ans parlant un peu anglais et se souvenant encore de son éducation francaise ("ma ta sa, mon ton son, conjugez le verbe avoir au passé composé et au futur anterieur"), amateur de Alain Delon et Dalida ("Parole, parole parole...") et qui trouvait que Suzie ressemblait a Celine Dion!
Sinon, dans le bus, mon voisin de siege (c'est en fait une banquette pour 3 avec un jumpseat pour l'allonger) s'obstinera tout le voyage a s'installer pied-nus sur la banquette, en tassant constamment ses pieds contre moi. Le gars a ses cotes, lui, passera litterallement la premiere demie-heure a flatter le poil de mon avant-bras, fasciné par le fait que j'aie de la pilosité a cet endroit - puisque les vietnamiens n'ont aucun poil sur les bras. On semble aussi trouve fort étrange que je porte un piercing au sourcil droit.
Le minibus "non-stop" fera une bonne douzaines de stop, finalement, dont un d'une bonne demie-heure pour permettre au chauffeur de manger.
Si la route Can Tho - Rach Gia nous avait paru carossable, il en est autrement de celle, quasi parallele pourtant, de Rach Gia vers My Thuan. D'importants travaux nous ont ffait rouler a environ 10 km/h pendant au moins deux heures... On parle souvent ici de travaux de routes effectués a la pelle et a la pioche, avec une petite grue ici ou la pour donner un coup de main. A ce rythme, ils en ont pour des mois et des mois a finir cette route... Et aucune idée pourquoi notre conducteur n'a pas pris la meilleure route vers Can Tho puis Saigon a la place!!
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Et... sur l'eau!
Vous vous souvenez, quelques heures avant, de l'idée de ne jamais plus mettre les pieds sur un bateau? Ha! C'etait sans compter que la route empruntée ne possede pas toujorus de ponts pour traverser les larges bras du Mekong! Il a donc fallu emprunter un traversier - heureusement plus calme que le bateau du matin, et plus court aussi!
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Et en taxi!
Enfin arrivés a Saigon, a une des trois stations de bus en périphérie de la ville, nous nous sommes informés du prix des moto-taxi pour se rendre au centre-ville, mais il s'est avéré moins cher de prendre une voiture taxi, étrangement. C'était sans compter, bien sur, que le chauffeur tenterait de nous charger plus que ce que marquait son taximetre une fois a destination. Une négociation rapide - un ultimatum impatient de ma part la concluant: "tu prends le montant du taximetre ou rien" - a finalement resolu le probleme. Un peu emmerdant, puisque nous avions bien pris soin de lui demander s'il avait un taximetre et avions noté quil l'avait bien démarré au départ...
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14 heures plus tard.
Nous avions quitté Long Beach a 7h du matin, nous sommes arrivés au centre de Saigon a 21h. Il nous aura donc pris 14h pour couvrir les 300 km entre les deux. Vitesse moyenne de la journée: 21 km/h.
Effiaces vous avez dit, les transports vietnamiens? Certainement pas tous, en tout cas!
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Le lendemain matin.
Nous devrions quitter Saigon cet apres-midi, en direction de Mui Ne. Le trajet - en bus plus grand cette fois-ci, devrait prendre 4h, nous a-t-on assuré. Et il s'agit d'un bus non-stop qui ne doit s'arreter que pour faire le plein et faire manger le conducteur, mais c'est compris dans les 4h prevu. Ils disent tous ca, je sais... mais on espere quand meme que ca sera plus vrai que le deal de la veille... Nous le saurons ce soir!
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samedi 6 décembre 2008

Dans un hamac, au sud de Du'o'ng Dong

Les vagues de la mer du Golfe de Thailande bercent la plage au sud de Du'o'ng Dong. Le ciel nuageux percé de bleu est traversé par une brise tiede qui est appréciée sous cette chaleur tropicale.
Apres avoir lu mes courriels et avoir appris qu'il avait assez neigé au Lac St-Jean pour qu'un ami sorte son souffleur, les cocotiers et bananiers entourrant le petit bungalow au toit de palme séché qui abrite mon hamac semblent sortis d'une histoire de science-fiction.
Je parcourre un chapitre de Duma Key, le roman de Stephen King que j'ai débuté avec ce voyage et en page 58 de cette édition paperback, je tombe sur un passage on ne peu plus approprié a l'etrangeté climatique de la journée:
"A mildly curious breeze lifted my hair. The idea that such a breeze [in Florida] and snow in St. Paul [in Minesota] might exist at the same time, in the same world, seemed absurd to me - science-fiction."
Un petit chalutier passe au large, créant une vague résiduelle qui fait valser les bouées portant les drapeaux du Vietnam - L'étoile marxiste jaune sur fond rouge. Je prends une gorgée de ma Bia Saigon, une lager locale assez gouteuse dont la fraicheur est aussi appréciée que la douceur.
Un chien qui erre sur la plage attire mon regard l'espace d'un moment. Il appartient a cette race qui semble unique a l'ile de Phu Quoc ou je me trouve. Une sorte de croisement entre un chien de berger et un terrier. Le résultat est un chien d'allure sympathique de taille moyenne, a poil mi-long mélangeant des tons de noir et de fauve. Il a ceci de particulier, toutefois, qui le distingue des autres chiens du monde; la présence d'une crete de poil qui pousse a contre-sens sur son dos et qui lui confere une allure espiegle malgré ses yeux au regard tristounet. J'ai vu une vingtaine de représentant de cette race, que j'ai baptisé le Berger terrier de Phu Quoc.
Mon T-shirt, suspendu a une corde a linge improvisée au-dessus de mon hamac, est presque déja sec. Il porte un logo a la gloire de la musique cubaine. Il est étrange de penser qu'il y a moins d'un an, j'étais sur une autre plage, a des milliers de kilometres d'ici et loin de me douter que je serais a Phu Quoc en décembre. A bien y penser, a ce moment-la, dans un autre pays communiste, je ne pense pas que j'aurais su dire ou était située l'ile de Phu Quoc dans le monde. Depuis - en préparation au présent voyage - j'ai lu qu'il était difficile de quitter Phu Quoc. Cet apres-midi, en écrivant ceci porté par la valse des vague de la mer, je n'ai aucune difficulté a y croire.
Pourtant, d'ici deux jours, je serai de retour sur le continent, dans le trafic et l'inconnu. Impossible d'echapper a l'appel de l'aventure, meme d'un paradis dans une mer des Tropiques.
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Journal de voyage, jour 9, Phu Quoc, Vietnam.

Mekong: (retour sur) Can Tho, Cai Rang et Rach Gia

La journée de demain sera consacrée a une excursion en bateau dans les petites iles au sud de Phu Quoc, question d'aller faire un peu de snorkeling et de voir éventuellement des clownfish: Finding Nemo, quoi! :-)
Lundi matin, nous reprenons le traversier vers Rach Gia, puisque notre plan d'origine était d'aller vers Ha Tien mais qu'il n'y a que des bateaux réguliers (lents, 8h) qui s'y rendent.
De Rach Gia, nous ne savons pas encore si nous allons explorer une petite ville du Mekong de plus ou retourner vers Saigon... Il nous reste 36 heures pour nous décider...
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Entre temps, je fais un petit retour sur le Mekong, avec quelques notes et photos sur notre journée a Can Tho, notre expedition en solo vers Cai Rang et notre trajet vers Rach Gia.

Question de voir le marché de Cai Rang a son plus intéressant et d'experimenter la région par nous memes, nous avons déniché un petit bateau pour nous y amener de Can Tho tres tot le matin pour une expédition entre 5h30 a 7h30 AM.
Une petite madame pilotait donc la pirogue a l'aide d'un petit moteur muni d'un long bras avec une toute petite hélice. Apres 30 minutes de bateau, le soleil a offert assez de clarté pour pouvoir prendre quelques photos.

Apres le lever du soleil, nous sommes arrivés a Cai Rang, et je dois dire qu'effectivement, a cette heure matinale, le marché flottant était bien plus achalandé que la veille, avec notre tour en touriste de 8h15 AM.

Ici, nous assistons a un peu de commerce... J'attire votre attention sur les fruits qui pendent au bout des perches de bois; les marchands occasionnels placent des exemplaires de leurs marchandises au bout de ces batons pour informer les clients des produits disponibles sur leur barque.

Un peu plus tard, scene similaire de transactions fruitieres.

Suze dans notre barque privée, avec notre "guide". Anecdote, elle n'était pas censé faire le guide, mais la madame qui nous avait assurée la veille qu'une pirogue nous attendrait a 5h30 s'est impatienté devant l'absence de sa pirogue et a "engagé" cette guide sur le champs. Nous avons fait quelques centaines de metres sur le fleuve avant de s'arreter a une autre pirogue pour acheter un 2 litres d'essence, vendu dans une bouteille de plastique de Pepsi recyclée pour l'occasion. Personne n'a échangé d'argent lors de ces diverses transactions matinales.

Je ne sais pas trop quel est ce gros fruit rouge, mais avec une pleine pirogue, ca avait l'air delicieux! En bas a droite, on apercoit le nez de notre propre pirogue.

En revenant vers Can Tho, nous avons longé les berges du fleuve, et apercu quelques maisons, dont certaines sur pilotis. Celle-ci, sur la gauche, m'est aparue intéressante, avec son cocottier qui sort directement de la maison!
A notre retour, nous sommes allé déjeuner, alors que la plupart des touristes partaient vers le marché, déja a moitié vide. La patisserie Saigon a fourni la nourriture et nous avons déniché un petit café pour nous servir une sorte de café a mi-chemin entre la presse francaise et l'infusé traditionnel; un pur delice. L'affaire allait confirmer que les vietnamiens savent faire un excellent café! Dans le café, nous pouvions profiter de la musique de Noel (Little drummer boy, en anglais) et la décoration était constituée de cadres de scenes parisiennes (Arc de triomphe, Notre-Dame...) ce qui m'a rappelé notre hotel de Saigon, ou il y a avait des cadres similaires (Moulin Rouge, Tour Eiffel...). L'héritage francais parait aussi dans le délicieux pain frais que les vietnamiens preparent tous les matins. Miam Miam.

Au terminus de bus de Can Tho, avant de partir pour Rach Gia, un trajet de 3h qui s'est avéré un peu plus court que le 4h que l'on avait estimé (on nous avait dit 3h, mais avec l'experience des voyages, on se méfie toujours de ce genre d'information!)... et plus confortable que prévu également. Par contre, le bus nous a laissé au milieu d'un chaos total a Rach Gia, sans cartes ni idée d'ou nous étions en ville! Un peu d'improvisation et de débrouillardise nous a mené vers le bureau de tourisme de la province, mais ils avaient déménagé et apres les avoir enfin trouvé, nous avons compris qu'ils ne parlaient pas anglais, mais avons réussi a nous queter une carte de la ville, étrangement concue, mais finalement utile.
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vendredi 5 décembre 2008

Randonnée motorisée sur Phu Quoc

Je n'ai jamais vu autant d'insectes dans un café internet!
J'en ai sur moi, il y en a au moins cinq qui se baladent sur l'écran au moment de rédiger ceci... Enfin... L'ile de Phu Quoc est couverte par 80% d'une jungle dense... Le paradis a son prix, celui de Phu Quoc, c'est les insectes! (Hier, nous avions une sorte de gros insecte a carapace dans le bungalow avant de se coucher, et quand j'ai demandé a Suze ce qu'elle voulait que j'en fasse, elle a dit de le laisser faire, que de le tuer ne serait pas tres boudiste... Le Vietnam nous influence déja! :-)
Heureusement, Phu Quoc comporte une bonne population de petits lézards et ces sympathiques amis sont d'excellents mangeurs d'insectes. Nous avons donc tenté d'adopter des lézards dans notre bungalow... avec un succes mitigé - ils ne restent guere plus que quelques heures, mais parfois, nous avons la chance d'en avoir deux a domicile au moment de se coucher...
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La journée a été consacrée a l'exploration de l'ile. Pour se faire, nous avons loué une petite moto pour 10$ la journée.

Plus un scooter qu'une moto, le véhicule s'est avéré le parfait moyen pour parcourir les quelques dizaines de km de route qui vont du sud au nord, principalement des routes de terres battues, de sable ou d'une vieille asphalte partielle et toute rongée par le temps.

L'ensemble de notre randonnée a moto a pris pratiquement tout l'apres-midi - on a fait 4h30 de route mais entre-coupée de quelques arrets, quand meme. La meilleure partie de la route est la portion qui s'étend du sud de Du'o'ng Dong vers la pointe sud de l'ile. La route suit alors le bord de mer, et le paysage est agréable a l'oeil.

Au sud-est de l'ile, nous avons fait un arret a Bai Sao, une des plus belles plage de l'ile, encore pratiquement vierge de toute exploitation touristique. Le sable d'un blanc superbe et fin comme de la farine valait amplement le détour. La plage elle-meme est relativement petite, mais entourée de deux avancée montagneuse comme celle-ci, qui forment une sorte de petite anse toute poétique.

A Bai Sao, nous avons acheté un Coke dans une petite bouteille classique en vitre, et nous avons accompagné notre boisson d'une galette de riz vendue par un monsieur qui passait sur la plage avec un grand sac de plastique plein de ces galettes - assaisonnées, légeres et savoureuses.

En revenant au nord, nous avons traversé Du'o'ng Dong, la plus grande ville de l'ile. Cette photo a été prise pres du centre-ville, en traversant le pont - ce n'est donc pas la mer que l'on y voit, mais bien une riviere qui traverse une partie de l'ile.

De l'autre coté du pont, nous avons du traverser ce marché public plutot achalandé, ce qui a mis a l'épreuve mes talents de pilote de scooter (épreuve réussi sans problemes).

A Long Beach, la plus longue et touristique plage de Phu Quoc, on voit quand meme des sujets intéressant et culturellement différent pour distinguer cette plage des autres plages du monde, comme cette vendeuse de fruits frais avec son chapeau traditionnel vietnamien.

Et comme pous nous rappeler que malgré la chaleur, c'est décembre, le restaurant et hotel Eden, richement decoré sur la plage, a aussi son propre bonhomme de neige, aux cotés duquel Suze pose fierement le soir venu.
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