samedi 15 septembre 2007

Lima: Photo-Cathédrale 101

Je disais dans un billet précédent que tous mes complices de voyage me trouvent gosseux quand vient le temps de prendre certaines photos.
Je disais aussi que j'y connais rien à la photo, mais que c'est une activité que j'aime bien.
Soyons honnete, bien que je n'aie pas étudié la chose, j'ai appris divers trucs au fil des ans en prenant des photos.
J'ai décidé d'en partager quelques-uns avec vous aujourd'hui, avec comme sujet la Cathédrale de Lima.
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(Notez que je n'ai pas la prétention de faire un cours de photo - loin de là - mais plutot d'expliquer pourquoi, parfois, je prends 10-15 minutes pour photographier quelque chose qui me semble intéressant... Ca ne veut pas dire que je vais réussir la photo, mais ca aide souvent à faire de meilleures photos).
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Supposons que vous etes un touriste et que vous visitez Lima et sa Plaza de Armas. Vous voyez sa cathédrale et vous décidez de la photographier, simplement, comme ca:

Sans etre une mauvaise photo, je note tout de suite deux choses. La première, c'est cet affreux ciel blanc-gris, qui n'offre aucun contraste avec la couleur de l'édifice photographié. Bon, comme vous etes à Lima, si vous attendez le ciel bleu, vous allez y etre encore dans 6 mois, alors on va se contenter de ce ciel et de travailler sur les éléments que l'on peut controler.
Le second détail qui m'agace sur cette photo, c'est le lampadaire qui se dresse directement devant l'un des clochers, et dont on ne voit pas le bout, ca fait comme une grande ligne dans la photo, pas très élégant...
Parfois, ce genre de détail peut facilement etre réglé en modifiant légèrement votre angle de prise de vue. Vous vous déplacez donc de quelques mètres et reprenez la photo:

Je trouve que c'est mieux, personnellement, meme si le palmier de droite est un peu dans les jambes, il comporte une certaine présence...
Parfois, il peut etre intéressant de capter un petit détail à l'avant-plan, pour mieux utiliser la profondeur ou mettre l'édifice en perspective. Vous vous reculez donc sous une arche du Palacio Municipal, puis reprenez votre photo de cathédrale:

Ce genre d'effet donne souvent de très bons résultats, en permettant de former une sorte d'encadrement naturel de l'objet photographié. Ici par contre, ca nous donne un résultat très sombre, austère, qui accentue la grisaille du ciel. Le palmier qui se retrouve au centre est presque trop au centre, on dirait que c'est une photo du palmier avec une cathédrale en arrière, par hasard...
Évidemment, comme vous etes dans une grande ville, et non sur un plateau de photo, vous ne pouvez pas tout controler.
Si la photo numérique a un avantage sur la photo traditionnelle avec film, c'est celui de pouvoir revoir vos photos pour éviter les mauvaises surprises.
Gardant ca en mémoire, vous reprenez d'un autre angle la cathédrale, mais oups:

Ici, on rigolera un peu puis on effacera la photo ratée. Une note toutefois, puisqu'on l'a devant nous. Sur ce cliché, pris alors que la journée s'achève (vous en prenez du temps pour faire une seule photo de voyage!), on remarque que des lumières sont allumées ici et là près de (et sur) la cathédrale et l'effet d'éclairage global est très peu esthétique, surtout avec un ciel blanc foncé.
Le passant est évidemment un problème, mais les voitures également, et si vous ne pouvez controler la circulation, il est peut-etre temps de changer d'angle de prise de vue.
Ceci ne veut pas dire que c'est une mauvaise idée d'avoir quelque chose à l'avant-plan... C'est pourquoi vous vous dirigez vers le Palacio del Gobierno et que vous prenez la cathédrale à nouveau:


Ici, personnellement, ce que j'aime, c'est que votre cathédrale est devenu un simple élément du décor et que l'on remarque surtout le char d'assault à l'avant-plan. J'aime bien le contraste entre la religion (qui preche toujours les choses pacifiques, n'est-ce pas?) et cet engin de guerre devant. Bon, idéalement, il aurait fallu éviter les deux morceaux de lampadaires dans la cotés de la photo, mais peut-etre l'avez vous prise rapidement, pour éviter de vous faire voir par les militaires présents, qui n'aiment pas se faire prendre en photo comme ca?
Les objets d'avant-plan peuvent etre intéressants, donc, mais comme tout bonne chose, il ne faut pas abuser de cet effet, au risque de faire ceci:

Le drapeau passerait encore, s'il était plus proche de la cathédrale, puisque dans cet état, il force à faire une photo dont la moitié est constitué de ce satané ciel gris et sombre. Les fontaines ne devraient jamais cacher complètement le sujet (rappel: on est supposé photographier la cathédrale), et surtout, les fontaines font de bien meilleures photos lorsque captées à la lumière du soleil. En grisaille, elles accentuent l'effet de froideur et n'apportent aucune lumière.
Vous remarquez d'autres véhicules intéressants près du Palacio Municipal, et décidez de prendre la cathédrale de ce point de vue, en changeant d'avant-plan:



Ici, l'effet aurait pu etre bon, j'avoue. Mais on dirait que vous avez manqué de champs pour tout prendre ce que vous vouliez. Couper le clocher de la cathédrale donne une impression d'amateurisme, meme si on comprend que vous vouliez aussi avoir les détails sur les voitures de course présentées là.
Bref, ca passe encore, mais il ne faut pas en faire trop:



Ah, oui, il est toujours potentiellement intéressant de mettre une jolie fille sur une photo. J'avoue que ca donne généralement un effet du tonnerre :-), c'est un effet que j'utilise le plus souvent possible, personnellement.
Ici par contre, malgré la présence de six jolies filles, on ne les distingue pas assez pour profiter de l'effet, les casquettes leur cachent le visage et projettent des ombres, et cette bannière est une horreur qui camouffle presque totalement votre cathédrale! À la limite, on a presque l'impression que les clochers sortent de nulle part.
(Dites-donc, il s'en passe des choses à la Plaza de Armas de Lima!)
Bon, vous vous dites que le temps passe e que vous avez autre chose à photographier et au diable la cathédrale et le ciel gris... Mais justement... laissez passer le temps et revenez un peu plus tard. C'est fou comme le temps qui passe peut changer totalement une photo - de jour comme de nuit, avec le soleil ou la lune, ou avec les éclairages artificiels ou urbains. Parfois, ce que le jour ne peut pas vous fournir (ici, un ciel bleu qui contraste avec l'édifice), la nuit vous le fournira (ici, un beau ciel noir).
Vous revenez donc à la nuit tombée et prenez enfin votre photo de la cathédrale de Lima:
Ici, la fontaine donne un effet un peu mystérieux à l'endroit, les défauts de l'édifices sont invisibles, le ciel noir contraste parfaitement avec l'éclairage de la cathédrale, bref, c'est une belle photo. Pas parfaite, mais une belle photo.
Évidemment, pour faire ce genre de photo, vous avez probablement besoin d'un trépied (il en existe des tous petits flexibles et portatifs) et vous avez aussi pensé à jouer avec le temps d'exposition et la sensibilité de la "pellicule" (numérique ou film).
Et si vous décidez de jouer avec ce genre d'effet... eh bien une chose intéressante à réaliser est d'avoir un sujet mobile en avant-plan avec la cathédrale fixe en arrière-plan.
Et tant qu'à faire ca, reculez un brin... laisser les environs envelopper votre cathédrale... donnez de l'espace à la Plaza de Armas... et le tour est joué
Voici la meilleure photo de la cathédrale que vous pouviez faire ce jour-là, d'après moi:

[Conseil aux voyageurs: Si vous ne disposez que de deux ou trois semaines de voyage au Pérou, ne passez surtout pas une journée entière à photographier la cathédrale de Lima. Achetez une carte postale. :-)]

Miraflores et l'éternel automne de Lima

Je profite de cet intermède à Lima pour vous faire voir quelques photos croquées à Miraflores, l'arrondissement huppé et plus riche de Lima. C'est - évidemment - l'arrondissement qui est au bord du Pacifique.
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J'aurais bien aimé vous les montrer avec un beau ciel bleu, mais le ciel bleu est une rareté à Lima, trop près de la mer, et toujours recouverte d'un brouillard ou d'une grisaille nuageuse...
On dit du Pérou que c'est le pays de l'éternel printemps... well, je dirais de sa capitale que c'est la cité de l'éternel automne, si vous voulez mon avis!
Et puis lors de mon premier passage à Lima, nous étions en juin, donc en plein hiver, et aujourd'hui, nous sommes au printemps... et il fait encore plus froid!!
Il est où, le réchauffement climatique, quand on a besoin de lui? :-)
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Ok, ok, je cesse de me plaindre (pauvre petit Hugo, il fait froid à Lima :-))) et voici les photos de Miraflores...







Je ne sais pas c'est quoi cet édifice, mais je trouvais que ca faisait une belle photo... J'aurais pu descendre le sentier vers la mer et aller m'informer, mais, bon, j'avoue que je ne trouvais pas que ca valait l'effort :-)


Froid? Argh... Quelques vagues sur le Pacifique... qui attirent les surfeurs! J'espère pour eux que l'eau est plus chaude que la températue environnante, mais leurs wet suits me font croire le contraire.

Un des nombreux exemples d'édifice ultra moderne de Miraflores. Vous noterez la banière de celui de droite; Marriott, une chaine d'hotels de luxe très connue. (Et non, je n'y ai pas pris une chambre... leur tarification pour une nuit est à peu près l'équivalent d'un mois d'hébergement pour mon budget actuel!)


Cactus, océan Pacifique... et coucher de soleil! (Évidemment, il fait beau soleil à des km sur l'océan!)

Photo croquée en fin de journée, près du phare, et de la mer... alors que les amateurs de parapente en vol libre font leurs derniers passages au-dessus du Pacifique.

Une autre, tiens... prise alors qu'ils viennent de s'élancer au-dessus du vide.
Pour 40$(US), vous pouvez monter avec un instructeur et faire 15 minutes de vol libre.
Non, je ne l'ai pas fait (ce jour-là, j'étais trop tard anyway)...
Je l'aurais peut-etre fait si le ciel avait été bleu... :-)

Ica: Un mois après le tremblement de terre

J'étais passé par Ica à la fin du mois de juin, effectuant un arret à l'oasis de Huacachina, puis repartant vers Arequipa.
Un mois et demi plus tard, un tremblement de terre dévastateur frappait la région.
Un mois après ce tremblement de terre, je revenais à Huacachina, et donc, faisais un nouvel arret par Ica.
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Voici quelques photos, toutes prises dans un intervalle d'environ 20 minutes, dans le centre-ville d'Ica, après notre visite à Huacachina, et avant de prendre le bus vers Lima.


Une des rues principales de Ica, avec la cathédrale à droite au fond. Les tas de pierres et débris divers sont maintenant courants dans la ville et proviennent des édifices détruits le long de la rue, que l'on s'affaire à nettoyer avant de pouvoir reconstruire.

Près des terminus de bus, des taxis et des piétons se fraient un passage en zigzagant entre les débris sur la rue.

Une petite rue secondaire, qui offre le meme spectacle désolant.


À la plaza centrale, quelques édifices sont encore debout, des travailleurs s'affairent à leur nettoyage, des camions ramassent les débris.

Dans certaines rues, la destruction est plus marquante, plus massive, quasi totale.
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Et ces photos ont été prise un mois après la tragédie.
Comme on dit qu'elles valent mille mots, je n'ajouterai donc rien de plus.

Retour à l'oasis de Huacachina

Il y a plusieurs semaines (quelques mois en fait!), je passais à l'Oasis de Huacachina avec Sophie et Martin pour y faire du surf de sable.
En route du sud péruvien vers Lima avec Suzie, nous nous y sommes arretés également, comme ca, Suze pouvait essayer le surf de sable... et je pouvais en refaire, moi qui avait bien aimé l'expérience.
Nous avions fait un trajet de 28h de bus au nord du chili (dormant dans le bus), puis avions pris un bus Arica-Tacna pour traverser la frontière, puis un autre bus, de Tacna vers Ica (trajet de 16h), passant une second nuit d'affilé dans un bus. Dès notre arrivée à Ica, nous avons pris un taxi (10 minutes, 5 soles) pour Huacachina.
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Lors de notre arrivée à Huacachina, nous venions donc de passer 48 des 49 dernières heures dans des autobus, et nous n'avions pas vu un vrai lit depuis Santiago, sans parler des repas sur le pouce...
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Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, j'ai remarqué dès notre arrivée que Huacachina était... désert. Très peu de touristes, à comparer à ma première visite à l'oasis avec Sophie et Martin.
La raison de cette désertion des touristes?
Le tremblement de terre du mois passé, qui a ravagé la région.
Au moment des événements, Huacachina était plein à craquer. Le lendemain, tout le monde partait. Depuis, c'est le calme plat.
Il existe des rumeurs selon lesquelles l'oasis a été enfoui sous les dunes du désert, que tout y est démoli, qu'il n'y a plus rien à voir... bref, tout pour faire fuir les visiteurs éventuels, sans parler de la peur des secousses secondaires (qui se produisent encore de temps en temps depuis un mois). ces rumeurs sont fausses, qu'on se le dise.
Il est vrai que certaines constructions à Huacachina ont subi de lourds dommages...

Quand on voit ca, après avoir visité l'endroit avant le tremblement, on est pris d'un pincement au coeur... C'est vraiment triste de voir les dommages causés par le tremblement de terre.
Par contre, la majorité des édifices de Huacachina sont encore en très bon état, fonctionnel et tout, et les gens de l'osasis n'attendent que les touristes.


L'endroit est aussi chaud et sec qu'auparavant, offre les memes avantages aux visiteurs... et ma foi, la meilleur manière d'aider les gens qui vivent du tourisme, c'est encore d'aller les visiter et d'y dépenser quelques soles supplémentaires, non?

Nous avons rencontré une fille originaire de Baie Comeau qui travaille à l'Hostel Rocha, où on peut organiser des tours dans les dunes pour surfer ou encore louer des planches de surf. Elle nous a raconté que meme à l'intérieur du Pérou, les régions ne s'aident pas toujours pour le tourisme. Des organismes de la région de Nasca - sur laquelle les touristes se rabattent au lieu de Huacachina - continuent à répandre les rumeurs de destructions de l'oasis, et organisent meme du surf dans le désert (très rocheux) dans les environs...
Il y a aussi eu une diminution globale des entrées de touristes au pays depuis le tremblement, mais il semble que la situation ne soit pas aussi difficile pour les régions non touchées comme Cusco ou Arequipa.
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Offrant donc notre contribution à l'industrie locale (pour la seconde fois en ce qui me concerne), nous avons pris un boggey et filé dans les hautes dunes de sable pour y surfer...

Suzie dans le désert, avec, en arrière-plan, au loin, la ville de Ica.


Suzie a décidé de se lancer dans cette dune de sable manière "luge" plutot que surf. Personnellement, je demeure un fan de surf... Et sans vouloir me vanter (mais sans vouloir non plus faire preuve de fausse modestie), nous étions tous les deux dans un boggey qui suivait deux autres véhicules transportant un groupe d'environ 12 personnes. Et des 14 au total, Suzie peut témoigner que j'ai nettement été le meilleur surfeur de sable du lot!

De retour au Rocha, où je n'avais pas eu l'occasion de prendre des photos de la faune locale la dernière fois... j'ai taquiné le perroquet pendant quelques minutes...

Le ara ne se laisse pas approcher autant que les deux petits perroquets verts d'Amazonie, mais quand meme, ils sont tous en liberté - pourquoi se sauveraient-ils, alors qu'ils ont de la nourriture gratuite et sans effort? :-)


Parmi les quelques animaux que nous avons cotoyés, il y a ce petit singe, dont je ne me souviens plus du nom puisque je l'avais déjà baptisé "Marcel" (Si un lecteur me dis pourquoi, il se mérite un cadeau du Pérou, tiens!).

Marcel a adopté Suzie très rapidement... tellement qu'il devenait un peu agressif si je tentais de les séparer... Sinon, il était très gentil et doux avec moi aussi... Ici, il s'accroche à Suze, et tiens mon pouce dans sa petite main...
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Une fois de retour à Ica, nous allions constater que la ville avait véritablement souffert d'enormes dommages suite au tremblement de terre d'aout dernier. Puis, sur la route vers Lima, qui allait nous faire passer près de Pisco, nous allions voir encore plus de désolation. Nous avons traversé une rivière près de Pisco sur un pont de terre temporaire à coté du pont, qui n'est plus sécuritaire pour la circulation. Autour de Pisco, des quartiers entiers sont détruits...
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Une fois encore, la meilleure manière pour un voyageur de contribuer à aider - outre l'aide internationale elle-meme - c'est encore de participer activement à ce qui est leur gagne-pain ici à l'oasis, et d'aller faire du surf et d'engager un chauffeur pour prendre le boggey.
C'est pourquoi je termine sur cette photo:

Passez le mot: Allez à Huacachina, ils vous attendent!

Une fascinante remontée vers le nord II

Suite de la route de la cote du Pacifique, au nord du Chili.

Ce second billet du dyptique est celui qui réserve les plus amusantes surprises de ce trajet (à mon avis).

Meme si certaines photos ne sont pas très bonnes, je les publie tout de meme à titre de preuves de ce que j'ai vu le long de cette route. Et j'ose meme ajouter que je n'ai pas réussi à tout photographier ce qui était surprenant, pour des raisons mentionnés dans le billet précédent.
Les voici donc sans plus tarder.

Meme si les villages sont pauvres, et petits et sans aucune végétation, rien n'empeche d'avoir un terrain de futbol! Ici, on distingue parfaitement ce terrain en sable, qui prend pratiquement plus d'espace que le village en entier :-)
Croqué quelque part au nord d'Antofagasta...


À quelques dizaines de km de la ville d'Iquique, il y a cet aéroport, ou on peut voir un avion de LanChile. Gee, avoir su que je pouvais faire le trajet en avion :-)

Sérieusement, j'avais pris les infos pour faire le vol Santiago-Arica (qui a son petit aérodrome), mais outre le tarif des billets - trop dur sur mon budget de voyage - je suis bien content de ne pas avoir fait le trajet en avion. Je préfère généralement faire mes déplacements par voie de terre, pour voir la vie et les paysages des pays visités, et ce trajet Santiago-Arica a certainement valu en paysages et amusantes surprises le prix de son billet de bus!


Ok, celle-là est floue et on ne distingue pas grand chose... Regardez de plus près... que sont ces lignes blanches dans le sable? Est-ce que les gens près de Iquique ont décidé de se mettre au criquet pour séduire un médecin (vous avez tous vu l'excellent La Grande séduction, non?)... Hum, mais il y a des ovales plus foncés... et puis ces personnes avec des batons... et un drapeau, c'est un drapeau? Ah... oui, bien sur, il s'agit d'un terrain de golf!!!
Authentique. Un golf dans le sable, avec ses verts (les appellent-ils des bruns? Hehehe) et tout... Incroyable, non??


Moins surprenant que le golf, quelques pecheurs taquinent la ouananiche (je blague, il taquinent peut-etre le grand requin blanc pour ce que j'en sais) près de la station balnéaire d'Iquique.


Juste avant Iquique, encore, un arret pour nettoyer l'autobus. Malheureusement, on omet de nettoyer la baie vitrée au-dessus du chauffeur et mes possibilités de photos sont réduites depuis quelques heures du à la saleté qui s'y est acumulée pendant les dernières 24 heures...
Le paysage devient de plus en plus ... aride, si c'est encore possible.


Au terminus d'Iquique... une Ford T en exposition! Si on m'avait dis que juste au nord ouest du désert d'Atacama, j'allais voir une Ford T, j'aurais eu des doutes...


En route vers Arica, dernière étape de ce périple chilien, nous retraversons une partie des montagnes en nous éloignant de la cote. L'ensemble est un désert total... Du sable et des dunes à perte de vue... ou presque. En montant en zigzag à flanc de montagne, on peut parfois apercevoir le fond du canyon, ou il y a encore des cultures et un brin de verdure - quasi surréaliste dans le paysage environnant.
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Mais la surprise la plus étonante, c'est celle-ci:


Ce pingouin n'est pas en plastique.
Cette photo n'est pas un montage.
Elle a toutefois été prise au zoom 4x.
Elle a été prise au sud d'Arica.

(Les memes commentaires que pour la précédente photo s'appliquent pour celle-ci)

J'imagine qu'il y a de la neige l'hiver dans les montagnes autour ou que le Pacifique est particulièrement froid à une époque de l'année, je ne saurais dire...
Mais il est évident qu'aprés les éoliennes, le terrain de soccer, le terrain de golf et une Ford T, j'étais plus préparé à accepter le phénomène...
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Voilà! C'était ma traversé du nord chilien, en peu de mots et de photos...
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Et une fois à Arica?
Ah, oui, je vous avais dis que j'y reviendrais...
Well, à Arica, nous sommes restés environ 10 minutes - un intense 10 minutes, mais tout de meme - pour reprendre un bus vers Tacna, de l'autre coté de la frontière Chili-Pérou. Mais c'est une autre histoire alors je vous la raconterai plus tard.
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L'Esprit Vagabond, de retour au Pérou.

Une fascinante remontée vers le nord I

En partant de Santiago par un long trajet de bus quasi non-stop vers Arica, tout au nord du pays, nous allions à la fois gagner du temps, et profiter dans un confort relatif, de vues splendides de toute la cote Pacifique du Chili, au nord de Valparaiso.

Nous étions installés sur deux larges sièges donnant sur la fenetre de devant du second étage d'un bus. Bref, assis au-dessus du chauffeur, avec une baie vitrée donnant un panorama d'un peu plus de 175 degrés pour admirer le paysage. Impossible de faire mieux pour profiter au maximum du paysage.

Et ce paysage allait s'avérer plein de surprises et d'étonnements.

Ce trajet de bus allait durer 28h sur 2062 km. Et une fois à Arica? Well, je vous en reparlerai après...

On pourrait croire que ce n'était qu'une long trajet ennuyant, et que nous le faisions pour tuer la route, mais finalement, le périple s'est avéré une attraction en soi, une aventure amusante et une expérience unique (puisque pour le moment, cette seule portion de 28h est le plus long trajet de bus ininterrompu que j'ai fait dans ma vie).

Et le voici en quelques photos, dont ce billet constitue la première partie.
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Gardez en tete que la plupart de ces photos ont été prise par une fenetre de bus, et en mouvement. (Excusez donc quelques reflets ou objets flous en avant-plan à l'occasion).
Quelques exceptions peuvent se produire ici et là, lors de cours arrets du bus.
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Au départ de Santiago, nous avons traversé quelques tunnels sous les colines environnantes. Notez surtout le vert, couleur qui disparaitra graduellement du paysage avec le temps - et qui au moment d'écrire ceci n'est toujours pas revenue!


Un peu avant Pichidanqui, nous atteingnons la mer que nous longerons pour la plus grande partie du trajet. Notez ici les nuages et un peu de brouillard. Le temps allait s'éclaircir en montant vers le nord et devenir chaud et sec une fois dans les environs du désert d'Atacama.


Parmi les trucs que l'on ne s'attends pas nécessairement à voir sur la cote, quelques éoliennes... Le temps est plus clair, le sol est encore vert...


Un viaduc permet de traverser ... une rivière quasi à sec, signe, comme la lente disparition de la végétation - ou plutot son évolution vers quelque chose de différent - que nous progressons vers le désert...


Nous y voilà, quelques cactus viennent confirmer que le vert est chose du passé, le sable et la roche deviennent les principaux éléments du décor... Quelques habitations très rustiques parsèment les abords de la route, formant parfois quelque hameau, ce qui n'est pas le cas ici, malgré la présence d'une corde à linge.


Sinon, la cote elle-meme offre de très jolis paysages, qui sont ardus à photographier, les contrastes étant difficiles à capter, les reflets dans les fenetres du bus n'aidant pas, le mouvement du véhicule rendant problématique la simple idée de conserver l'horizon sur un axe horizontal sur la photo... Sans parler que souvent, on n'a que deux ou trois secondes avant que la route ne vire à nouveau et ne fasse disparaitre le paysage convoité de notre champs de vision... Et avec le temps qui passe, le soleil descend, l'éclairage se fait rare, puis insuffisant.

Il est temps d'aller dormir :-)


Le lendemain matin, au réveil, la végétation a pratiquement totalement disparue, le brouillard est de retour, il y a du sable partout... ou presque, et nous longeons toujous le Pacifique, traversant parfois un petit village de pecheurs.


En se rapprochant du désert d'Atacama, le ciel s'est dégagé complètement, et quelques dunes et monticules de sable se font découvrir, certains tout au bord de l'océan. Nous allons plus tard nous éloigner de la mer pour entrer un peu plus dans les "terres" sablonneuses du désert... et découvrir plusieurs choses surprenantes!

À suivre...

jeudi 13 septembre 2007

Santiago en photo: faudrait pas trop abuser...

Comme je n'ai toujours pas recu de plaintes concernant les photos de Santiago, mais que toute bonne chose a une fin, surtout les références internes comme celle-la, voici donc mes dernières photos de Santiago del Chile.
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En vrac et brièvement commentées, donc...


La plus vieille église de Santiago, celle du convento San Francisco, au croisement des avenues Alameda et Londres. Le soir de notre visite, il y avait une délégation de moines et de soeurs, célébrant quelque événement ou fete, remplissant la petite église d'une animation fébrile. Amusant, surtout de voir des gens en soutane se balader avec des appareils photos numériques :-).
Sinon, l'intérieur de San Francisco est particulièrement intéressant par ses murs de pierres originaux et son plafond en caisson.

La Chascona est l'une des trois résidences de Pablo Neruda, celle-ci, à Santiago, ayant été convertie en musée consacré à la vie du célèbre poète. Comme j'avais raté celle de Valparaiso, je me suis rabattu sur celle-ci. Le bleu est une réflexion de la quasi-obsession de Neruda pour la mer.

On fait l'ascension du Cerro San Cristobal par le vieux funiculaire... et on redescendra par le téléférique. [Denis Nadeau, tu aurais eu du fun ici! :-)) Et j'ai pensé à toi! ]


Une vue d'une partie de la ville, du Cerro San Cristobal.

Le soir venu, dans l'arrondissement moderne et huppé de La Providencia, une église se détache de l'activité urbaine sur le boulevard Providencia.

Dans le très beau et très long Parque de las Americas, qui longe le canal, il y a une superbe fontaine, que l'on peut admirer des heures durant, puisque son concepteur s'est amusé comme un petit fou à y programmer des dizaines de jolies et poétiques combinaisons de jets d'eau et lumières.
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Avant de quitter le Chili; Pablo Neruda

Desnuda eres tan simple como una de tus manos,
lisa, terrestre, mínima, redonda, transparente,
tienes líneas de luna, caminos de manzana,
desnuda eres delgada como el trigo desnudo.*
- Pablo Neruda, Soneto XXVII, 1959.

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Je m'en voudrais, avant de quitter le Chili par la longue route de la cote Pacifique vers le nord, de ne rien mentionner du poète Pablo Neruda, un des artistes les plus célèbres de l'Amérique du Sud. Vous aurez remarqué ici et là quelques références à la présence de Neruda lors de mon passage à Santiago, mais cette citation, tirée d'un sonnet que j'aime bien, lui rend donc hommage officiellement, puisque le plaisir de voyager, ce n'est pas seulement de voir ce qu'il y a à voir, mais d'y etre, et de savoir ce que signifie l'endroit ou on se trouve.
Je mentionne à titre d'exemple pris au hasard que le croisement d'Abbey Road ou le 221b Baker Street à Londres, ne signifient rien si l'on ne connait pas les références aux Beatles ou à Sherlock Holmes.
C'est dans ce genre de détails que plusieurs endroits trouvent leur intéret spécifique.
Comme tous les endroits du monde, le Chili ne serait pas le Chili sans ses artistes. Et Neruda est certainement un des plus importants de son histoire. Voilà.
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* (Ma traduction) :

Nue, tu es aussi simple que l'une de tes mains
lisse, tangible, petite, pleine et transparente
tu as des lignes de lune, des chemins de pommiers
nue, tu es mince comme une tige de blé nue.
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Note: Il existe certainement des versions officielles en francais, qui sont bien mieux traduites.

Une affiche amusante en 3 volets

Un bref commentaire, prétexte à publier la photo d'une affiche que j'ai croqué à Santiago, un soir, affiche que j'ai trouvé originale et amusante.
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L'affiche fait la promo d'un concours de court-métrage et utilise le logo bien connu de la MGM, mais en y modifiant un petit détail... :-)
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Les observateurs attentifs remarqueront certainement quel est ce détail que les créateurs ont modifié sur le logo de la MGM... :-)
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Les observateurs plus attentifs remarqueront aussi une compagne de voyage, en réflexion... :-))
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Les observateurs très attentif remarqueront ce que la compagne en question tient dans sa main. :-)))
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