mardi 1 septembre 2015

Avec ma tante T au plus profond de l'histoire montréalaise

Petit reportage photo d'une visite que je planifiais depuis des années et que j'ai finalement effectué cet été.
J'avais la chapelle-musée-site historique Notre-Dame de Bonsecours de Montréal dans mon collimateur depuis longtemps, mais au moment où j'avais décidé d'aller visiter le site, il y a quelques années, j'avais aussi décidé de faire coïncider cette visite avec un des séjour d'une de mes tantes, religieuse de son état, à Montréal, puisqu'elle cherche à chaque séjour à voir ou visiter des endroits qu'elle ne connaît pas. Malheureusement, cette année-là, ses disponibilités (les religieuses étant toujours très occupées, c'est bien connu) tombaient un lundi, jour de fermeture du site-musée. L'année suivante, j'étais à l'étranger, puis l'année suivante, on a dû annuler parce que ma tante est tombée malade.
Cet été, nous avons enfin réussi à coordonner notre visite pour y aller, elle, ma mère et moi.
Ma tante, c'est ma tante T, une ursuline rattachée au couvent du vieux-Québec. Comme c'est une descendante spirituelle de Marie de l'Incarnation (hum, Sainte-Marie de l'Incarnation, maintenant), je voulais lui faire voir l'histoire de l'autre religieuse-fondatrice de la Nouvelle-France, celle de Montréal, Marguerite Bourgeoys.
D'où cette visite sur le site de la chapelle, les fondations, la crypte et le musée du même nom à Notre-Dame de Bonsecours, dont voici quelques photos, en vrac, de notre passage.


Je suis non croyant et j'allais visiter un site religieux, j'ai donc apporté du renfort, au cas où. Notez que ma tante T a toujours porté "l'uniforme" (comme elle dit), qui inclut donc le voile traditionnel des ursulines. La chose me fait toujours sourire et je pense toujours à elle quand je vois les débats sur l'interdiction du voile dans notre société; les intolérants d'une certaine religion semblent oublier les tenants de l'autre dans cette histoire de voile.


La chapelle est surmontée d'une coupole entourée d'un parapet qui sert de poste d'observation. On accède à cette tour par un vieil escalier de bois.


Les fenêtres de la structure donnent sur le côté où on peut apercevoir une partie du Marché Bonsecours et de la rue de la Commune.


Ma mère, suivie de ma tante T dans les étroits escaliers.


Une fois sur la plate-forme d'observation, un premier niveau nous permet de se tenir à l'extérieur de la coupole, d'où on a une vue imprenable sur les statues d'anges qui se tiennent de par et d'autre du dôme, face au vieux-port. À ce moment, nous sommes déjà plus haut que le dôme du marché Bonsecours.


De cet observatoire, un des points les plus hauts du vieux-port, on peut apercevoir un autre point d'observation, la Tour d'horloge, ainsi qu'une partie de l'ïle Ste-Hélène (et de sa Biosphère).


Le dôme est décoré de vitraux, et un escalier de bois franc donne accès à une seconde plate-forme d'observation, plus petite.


La vue vers l'est - notez le pont Jacques-Cartier - de la plate-forme la plus haute.


La vue du clocher surplombant l'entrée de la chapelle, et quelques édifices bordant la rue St-Paul. On distingue également l'hôtel de ville de Montréal, en haut à gauche.


Ma tante T et les vitraux de Notre-dame de Bonsecours.


On redescend par un accès différent - afin d'éviter les rencontres difficiles à négocier dans les escaliers forts étroits. Cet accès permet de voir le mur de pierre original de la chapelle.


La crypte, sous la chapelle, n'a jamais servi de cimetière. par contre, le mur de droite ouvre sur un site archéologique (ouvert sur visite guidée réservées à l'avance seulement) où on a découvert des tombeaux, entre autres éléments touchant les premières installations de la chapelle et l'école attenante à Montréal.


Détail d'un vitrail dans la chapelle - on note la thématique nautique, faisant référence à la dure traversée de Marguerite en Nouvelle-France.


Référence navale qui est d'ailleurs présente un peu partout dans la décoration de la chapelle, comme en font foi certains porte-lampions suspendus.
--

vendredi 21 août 2015

Nouveau livre: Retour sur mon projet de coopération en Équateur

Il y a un peu plus d'un an, j'effectuais un retour en Équateur pour porter un regard sur l'évolution du pays et de la région où j'avais accompli mon premier projet de coopération internationale.
J'avais publié quelques photos et billets de blogue à cette occasion, mais conservé l'essentiel de mes textes et photos pour un petit projet de livre.

Ce livre s'intitule: «À la petite école au pied du volcan» et est maintenant disponible.
Il s'agit d'un livre de 60 pages couleurs grand format offrant une combinaison de réflexions (textes écrits en 2004 et 2014 lors de mes deux séjours) et de photos (aussi issues de mes différents séjours en Équateur).
On peut feuilleter une partie de ce livre (dont le sommaire) en suivant ce lien, où on peut aussi commander des exemplaires du livre (*).
La version papier est évidemment chère, puisqu'il s'agit d'un livre entièrement imprimé en couleurs.
Si j'ai décidé de le publier à compte d'auteur, c'est évidemment parce qu'un sujet aussi personnel et pointu (combiné à un coût de production élevé pour un livre en couleur) n'avait aucune possibilité d'intéresser un éditeur grand public qui n'y aurait jamais trouvé son profit. Il faut demeurer réaliste quand on consacre nos énergies à ce genre de projet.
Je vous souhaite donc une bonne lecture.
--
(*) Compte tenu du prix élevé du livre, on peut aussi choisir l'alternative suivante: commander une version PDF auprès de l'auteur directement pour la modique somme de 5$. Cette version est compatible avec n'importe quel appareil pouvant lire les fichiers PDF (ordinateur, iPad, téléphone, etc).
--

vendredi 17 juillet 2015

Sur les murs (et dans les rues) pas loin de chez moi (4)

Dernier de cette série de billet estivale sur les murales près de chez moi à Montréal.
Pour cette conclusion, des murales qui se trouvent littéralement à deux pas de chez moi, dans la Petite Patrie ou au sud de Villeray, avec en prime quelques trouvailles d'aménagement original de places urbaines.


Murale privée sur résidence, nord du Plateau Mont-Royal.


Nouvelle place urbaine aménagée en condamnant un court tronçon de la rue Villeray, au coin Lajeunesse.


Détail d'une murale réalisée par l'artiste qui a aussi peint les trois grâces (ici), lors du dernier festival MURAL. Rue de Castelnau.


Autre détail de la même murale, dans une ruelle croisant la rue de Castelnau.


Place de Castelnau, récemment aménagée dans la rue du même nom (devenu sens unique avec piste cyclable).


Place de Castelnau, maintenant entourée de terrasses, cafés, et de trottoirs peints reflétant les mouvements de la mer. Rafraichissant.


Place Shamrock, aménagée à la fin de l'été 2014, sur la rue du même nom (devenue sens unique), la place est voisine du Marché Jean-Talon (côté rue St-Dominique) et comporte balancelles et un carrousel.


Bancs-bananes devant l'édicule du métro Mont-Royal.


Autre angle avec bancs-bananes du métro Mont-Royal.


Sous le viaduc qui permet de traverser sous la voie ferrée par le boulevard St-Laurent, à la hauteur Bellechasse, on a illustré les piliers de béton.


Autre exemple (il y en a de chaque côté de chaque pilier) sous le viaduc.


Rue St-Dominique, entre Bellechasse et Beaubien, cette scène animalière assez réaliste en ombres chinoises relativement récente.


Une ancienne murale, à la peinture usée et défraichie, rue St-Dominique, entre Beaubien et St-Zotique, en bordure d'un parc où on retrouve des jeux pour enfants, et où on peut voir deux enfants s'amuser sur des balançoires.


Enfin, une nouvelle murale - reproduisant le premier album du groupe Beau Dommage - dévoilée il y a quelques semaines à une rue de chez moi, dans la justement nommée Ruelle Beau Dommage.
--

Sur les murs pas loin de chez moi (3)

Suite des deux billets précédents...
Cette fois-ci, quelques murales qui à ma connaissance, n'ont pas été réalisées dans le cadre du festival MURAL. Quelques-unes sont là depuis un bon moment mais soit je ne les avais pas encore découvertes, soit je n'avais pas eu l'occasion de prendre une photo.


Coin de l'Avenue du Mont-Royal, un peu à l'ouest de St-Denis.


Même secteur.


Même secteur, à une rue à l'est de la première murale.


Celle-ci, toujours avenue du Mont-Royal, mais à l'est de St-Denis cette fois-ci, est relativement récente et mélange pas mal de choses ensemble. C'est très large...


... comme le montre la suite sur cette photo-ci.


Cette petite murale est facile à rater, puisqu'elle se trouve dans un escalier étroit entre deux édifices dont le rez-de-chaussée est commercial et les étages résidentiels. L'escalier mène vers les résidences, un des commerces abrite une librairie d'occasion sur l'avenue du Mont-Royal.


École Laurier, non loin de la station de métro du même nom. Murale relativement récente, qui est intéressante vue de loin, dans son ensemble... puis, on s'approche...


Détail de la murale précédente. Notez les travailleurs minuscules qui oeuvrent à la construction de l'édifice que l'on voit sur la murale d'ensemble.


Détail de la murale École Laurier, l'oiseau - notez une fois encore les travailleurs et les échafaudages.


Les astronautes de l'espace Laurier, près de l'édicule de la rue Laurier de la station de métro.
--
suite et fin dans le prochain billet.
--

Sur les murs pas loin de chez moi (2)

Suite du billet précédent sur mes nouvelles découvertes murales à Montréal - Été 2015.


Une de mes favorites de cette année 2015: la soif de l'or nous laissera sans eau. Une murale politique qui rejoint plusieurs billets publiés sur ce blogue pour dénoncer les minières canadiennes en Amérique latine (le titre est en espagnol en haut à gauche).


Détail de la murale précédente: notez les balles d'arme automatique...


Boulevard St-Laurent, sur un mur qui accueille une murale différente chaque année. très rigolo et coloré, extravagant.


Détail de la murale précédente: chien-loup à lunettes.


Le corbeau est nouveau de 2015... et il côtoie désormais la célèbre murale gagnante d'un prix internationale en 2013 (il me semble): Barré, qui verrouille l'immeuble voisin.


Les trois grâces est coincé entre deux immeubles hauts dans une ruelle entre St-Laurent et Clark et c'est un peu un hasard si je l'ai aperçu.


Boulevard St-Laurent.


Rue Berri, coin Ontario, derrière la Grande Bibliothèque, murale autochtone réalisée depuis un moment, mais que je n'avais pas encore capté depuis sa finition.


«Personne« est une murale frappante (2015): le portrait géant d'un sans abri bien connu dans le quartier. Le jeu de mot sur l'existence de la personne elle-même et le fait que les sans abri ne sont personne au sens citoyen ajoute à l'impact de cette murale. Pas hasard, lors de mon passage, un autre sans abri était assis au pied de la murale.


Boulevard St-Laurent, près de Sherbrooke.


Boulevard St-Laurent, nord de Sherbrooke.
--
à suivre...
--

Sur les murs pas loin de chez moi

Mon intérêt pour les murales urbaines n'est pas nouveau et est largement documenté sur ce blogue par de nombreux billets.
J'ai continué mon exploration avec les plus récentes murales que l'on peut voir dans les rues de Montréal... voici le résultat en photo, étalé sur quelques billets.


Rue Clark, murale réalisée dans le cadre du festival MURAL de Montréal, 2015.


Un détail de la murale précédente.


Rue Clark, toujours, une autre réalisation 2015.


Rue Clark, plus au sud, une souris qui rêve?


Une réalisation un peu plus socio-politique, notez la main à droite, qui effectue les coupures...


Détail d'une murale pourpre et mauve qui couvre deux murs entiers d'un édifice bordant un stationnement (voir plus loin).


D'un incroyable réalisme.


Murale farfelue dont un détail apparaissait plus haut.


En retrait du boulevard St-Laurent, timbre-poste souvenir à fermeture électronique...


Puis, sur la ruelle à côté, une réalisation qui rappelle l'école Belge de la BD...
(à suivre)