vendredi 4 août 2017

Promenade Fleuve Montagne (où ça?)

Ceux qui me suivent ou me lisent sur ce blogue connaissent mon enthousiasme pour l'art et l'aménagement urbain et la vie en ville en général. Vous imaginez donc à quel point j'étais en faveur du projet d'aménagement Promenade Fleuve Montagne, qui disait s'inspirer de la High Line de New York ou la célèbre Freedom Trail de Boston.
J'ai donc entrepris de faire la promenade Fleuve Montagne de Montréal. Voici mes observations et les photos captées hier pendant le trajet.
J'étais déjà dans le Vieux-Montréal, j'ai donc opté pour faire la montée, du Fleuve à la Montagne, avec départ au Musée Pointe à Caillières.


Je n'ai pas pris une photo large de l'aménagement (chaises de couleur et quelques tables de picnic) effectué devant le musée, il y avait plein de gens et ça aurait eu l'air un peu étrange de les prendre d'aussi près en photo. On voit tout de même une des chaises, et la première flèche jaune indiquant la direction à prendre... soit en plein dans les travaux qui bloquent une partie de la rue, ça commence de manière typiquement montréalaise!


On suit la rue d'Youville, qui n'a rien à proposer de nouveau, jusqu'à un placottoir aménagé au coin de McGill. Le cône orange est probablement une décoration patrimoniale.


Le trajet sur McGill n'offre rien d'autres que des bornes et des flèches jaunes invitant à avancer, jusqu'au Square Victoria, où - je pense - ces bancs jaunes sont nouveaux, et font partie des aménagements de la promenade.


À l'extrémité nord du Square, on retrouve d'autres bancs nouvellement installés.


Puis, on nous invite à monter la côte du Beaver Hall... mais évidemment, il faudra changer de côté, perdre un instant les bornes, pour cause de trottoir barré.


En haut de la côte, j'en profite pour prendre cette photo d'une flèche bleue (indiquant la direction opposée de la promenade, vers le Fleuve), le parcours est encore parsemé de travaux.


Arrivé au centre-ville par le Square Phillips, rien de nouveau, on parcours ensuite la portion de la rue Ste-Catherine où se trouvent les clubs de danseuses nues et quelques centres commerciaux pour tourner vers le nord sur la rue McGill College. On y a aménagé, du côté ouest, quelques placottoirs de plus. Notez que les bornes (pas celles sur les lampadaires, mais celles au sol) montrent l'altitude de la marche (qui démarre près du musée à 14 m.).


La marche se poursuit sur la rue Sherbrooke, où elle emprunte une partie du parcours Balade pour la paix du musée des beaux arts (j'y reviendrai dans un autre billet). Puis, on prends McTavish vers le nord, rue nouvellement aménagée et désormais réservée aux piétons.
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Et c'est ça qui est ça. Juste ça? Oui. J'avais lu quelque part lors des annonces qu'on parlait d'une promenade d'art urbain et d'aménagements qui reliait le Fleuve et la Montagne. On ne parle ni du Fleuve ni de la Montagne, et je n'ai vu en termes d'art que des oeuvres déjà sur place (une murale par exemple, ou les oeuvres de la Balade pour la paix). Bref, toute l'affaire repose sur l'ajout de 3 placottoirs et la piétonisation de la rue McTavish. On avait parlé (il me semble) de piétoniser une partie de McGill, mais ça a été visiblement abandonné. On avait parlé d'art urbain, je n'ai rien vu malgré ma propension à chercher ce genre de choses.
Je ne veux pas chialer, ici, ces améliorations sont les bienvenues, mais des placottoirs en terrasse le long des trottoirs, Rosemont-Petite-Patrie et le Plateau Mont-Royal en ont réalisés plusieurs au fil des récentes années, et on n'en fait pas tout un plat, contrairement à cette promenade qui s'avère plutôt décevante vu les annonces enthousiastes de la ville. Ce genre d'aménagement devrait être la norme, pas un événement spécial. (Je ne parlerai pas des millions que ça a coûté à aménager, je crois comprendre que 90% de ce budget est allé à piétoniser la rue McTavish).
Je terminerai en disant que les éléments les plus enthousiasmant de ma marche ont été de croiser le site archéologique de l'ancien parlement du Canada dans le Vieux-Montréal et les oeuvres de la Balade pour la paix vues dans la portion des deux promenades qui se confondent sur la rue Sherbrooke. Ces deux éléments n'ont pas été installées là dans le projet de promenade Fleuve Montagne. Je trouve donc dommage que la ville ait encore raté une belle occasion de réaliser quelque chose d'iconique comme promenade.
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dimanche 9 juillet 2017

Hergé à Québec - souvenirs personnels d'une exposition formidable

Pour marquer le passage de l'exposition Hergé à Québec, au musée de la civilisation de la capitale, je me suis amusé à recomposer, filtrer, et agencer quelques photos prises dans cette exposition pour personnaliser mon souvenir de cette visite, un must pour tout amateur de BD ou d'Hergé.
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Objectif Lune - Hergé à Québec, photo avec filtre pop art, hommage personnel à Hergé et à Warhol, qui avait réalisé un célèbre portrait d'Hergé.


Petite planche BD de ma visite à l'exposition...


Photo modifiée d'un montage 3D de l'entrée de Tintin et Milou dans l'observatoire dans l'Étoile Mystérieuse.


Qui ne se souvient pas du Tryphonart, ce téléviseur couleur avant son temps, qui donnait des mots de tête à Haddock? L'expo Hergé à Québec reproduit l'expérience, et c'est vrai qu'après quelques minutes, ça don le tournis!


Autre planche BD composée de moments de ma visite à l'expo.


Dans les crayonnés d'Hergé exposés au musée, on retrouve ce détail, où un personnage au pied de Tintin ressemble à l'Esprit Vagabond!
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Vacances estivales dans les Cantons (2)

Pour faire suite au billet précédent, je n'ai pas vu que des églises et des ponts couverts lors de cette balade, même si ces derniers retiendront toujours mon attention de voyageur... J'ai aussi vu des cerfs (un peu loin pour une bonne photo), un suisse (l'animal, pas l'européen en visite), des grenouilles, des moustiques (quand même)...
Quelques photos supplémentaires, donc:


Sortes de totem animaliers, aperçu sur une propriété longeant une route de terre battue au sud de Mansonville.


Une des trois église de Dunham, vue de l'entrée de la grange ronde.


Hôtel de ville de Dunham, soulignant le 150e anniversaire de la ville, née l'année de la confédération canadienne.


Le Lac brome, capté entre Knowlton et Foster.


Habitation troglodyte appelée "le Hobbit", sur le même site que notre maisonnette, mais réservé plus d'un an d'avance déjà tellement cette habitation est populaire.


Vieux four à pain, croisé dans la forêt en randonnée.


Pont ferroviaire d'Eastman, sur le Lac d'argent.


Paysage vu de l'intérieur du pont couvert Decelles, près d'Adamsville.


L'Esprit Vagabond au pont couvert Balthazar.


Église de Brigham, 1872.


L'été, l'hiver:  Suze à Knowlton.
L'été, l'hiver: Knowlton.
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Vacances estivales dans les Cantons

À l'automne dernier, j'étais allé passer quelques jours dans les Cantons de l'Est - expérience que j'ai renouvelée en janvier malgré la froideur de l'hiver, tellement la région est un endroit calme et relaxant, en plus d'offrir au voyageur des paysages magnifiques en toutes saisons.
J'y suis donc retourné - c'est vaste, les Cantons de l'Est pour quelques jours, et nous avons décidé d'adopter un hébergement écolo, dans la forêt, sans électricité ni eau courante.
J'avais concentré mes visites d'automne et d'hiver dans les Cantons à l'est du lac Memphrémagog, j'ai opté pour l'ouest du lac, cette fois-ci, c'est-à-dire, essentiellement, la région de Brome-Missisquoi.
Voici donc, en vrac, quelques photos rapportées de cette balade dans les Cantons.
Comme pour mes visites précédentes, il s'agit en grande partie d'une orgie de vieilles églises et de ponts couverts :-)


Pont des rivières, de Notre-dame de Stanbridge (tout près du hameau de Mystic), érigé en 1884.


Église anglicane de Mystic, avec son terrain de basketball à l'arrière :-)


Ancienne école (?), Mystic/Bedford.


Pont couvert de Guthrie, au sud de St-Armand, tout près de la frontière étatsunienne, qui date de 1845, est le plus petit pont couvert du Québec, avec seulement 15 mètres de longueur.


Suze dans le magasin général de Frelighsburg.


Les cantons comportent un nombre impressionnant d'églises anglicanes ou méthodistes fort différentes architecturalement, dont les caractéristiques diffèrent souvent des traditionnelles églises catholiques adoptant toutes le modèle de la croix (vue de haut) avec nef et transept qui composent des édifices aux proportions similaires. En plus, les Cantons ont conservé la majorité de leurs vieilles églises (même en bois, datant du 19e siècle).


Notre maison pendant les 3 jours passés dans le coin (dans la forêt quelque part entre Eastman et Bolton.


Vieille église (en bois) de Bolton-Centre (la région de Bolton est confuse, car il y a de nombreux vilages de ce nom (Bolton-Est, centre, sud, etc.) et la fusion de certains de ces villages sous une appellation rend la situation plus confuse encore au niveau des panneaux d'affichage. À un moment, on ne se préoccupe plus du tout des indications et accepte l'idée que "Bolton" tout court est une vaste aire comprenant de multiples routes tertiaires et villages. Cette église date d'avant 1891, puisqu'un tableau réalisé par une artiste peintre en 1891 la montre clairement avec son haut clocher carré.


Le Pont de la frontière est maintenant impraticable, donc impossible de le traverser, ni en voiture ni même à pied. Il date de 1896 et est situé à quelques pas de la frontière étatsunienne, sur une route de terre battue au sud de Mansonville. Sa particularité, avec sa travée de 30 mètres d'une seule pièce (aucun pilier au milieu de la rivière) est d'être le pont couvert le plus long du Québec.


Intérieur du Pont de la Frontière.


Célèbre grange ronde de Dunham, un magnifique petit village dont le seul défaut est d'être longiligne le long de la route régionale 202 et donc, d'être un peu bruyant côté trafic lourd même en son charmant centre-ville.


J'avoue ne plus me souvenir avec certitude de la désignation de cette ancienne église. Nous étions sur un chemin de terre battue, aucun village en vue, donc difficile de me souvenir de quelle municipalité actuelle le secteur dépend aujourd'hui. L'église en question est sise sur le chemin Brill entre St-Étienne de Bolton et Foster (une des municipalité fusionnée sous le nom de Lac-Brome), et donc relève probablement de Foster.


Une des trois églises du charmant centre-ville de Bromont, une ville touristique qui mérite sa réputation.


Suze traversant un pont couvert à l'est de Adamsville (Pont Decelles, enjambant le ruisseau Dozois).


À l'ouest de Adamsville, sur un chemin de terre battue, on peut traverser le Pont Balthazar, érigé là en 1932. Sur ce cliché, on peut accessoirement jouer à "Où est Suzie" :-)
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vendredi 12 mai 2017

En marge de Boréal 2017 - Une réédition inattendue

Le congrès Boréal 2017 a coïncidé avec la réédition d'une de mes nouvelles publiées il y a très longtemps.
En réalité, cette édition de 2017 est une nouvelle version (revue et augmentée) d'un cours texte fanique écrit lors de ma toute première séance d'écriture sur place, à Boréal 12 à Ottawa dans la nuit du 13 au 14 mai 1995. Cette nouvelle, intitulée "Ténèbres à l'auberge des Six Rois" avait originalement été publiée dans un recueil regroupant les textes écrits sur place cette nuit là dans le collectif fanique Fou Rire, en 1995.
Il s'agissait d'un texte humoristique, qui m'a été demandé pour réédition par Valérie Bédard alors qu'elle préparait son livre de science-fiction et fantastique humoristique il y a quelques années.
Le livre en question - qui est à la fois un recueil de textes de Valérie écrits au fil des ans et un collectif de textes humoristiques par divers "invités" de Valérie pour l'occasion - est sorti des presses juste à temps pour Boréal 2017.
Le livre s'intitule "Requiem pour un maudit cougar", un titre qui prendra son sens dans le dernier texte du recueil, un long récit épistolaire d'une correspondance entre Valérie et le milieu SFFQ qui s'étend de décembre 2008 à octobre 2013.


Publié à compte d'auteur, le livre dont la facture et le ton sont clairement faniques, compte sur la contribution d'une dizaine d'auteurs en plus de Valérie, dont Joël Champetier, conjoint de l'auteure. À part ma nouvelle revue et augmentée spécialement pour l'occasion, la plupart des contributions sont des textes originaux (bien que deux des textes de Joël et un de Valérie avaient été publiés auparavant à ma connaissance).

À cette époque où le milieu est devenu très professionnel, les projets faniques se font très rares, et ma foi, ce livre est donc une bouffée d'air frais, rigolo et sans prétention, qu'il fait bon aborder avec le décalage nécessaire à l'appréciation de ce genre d'ovni.


Je vous laisse sur le sommaire de ce livre, auquel je suis bien content d'avoir participé, en remerciant Valérie Bédard de m'avoir inclus dans ce projet amusant et sympathique.
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En marge de Boréal 2017 - Le Vieux-Québec

Quelques photos noir et blanc captées dans le Vieux-Québec ce midi, en marge de Boréal 2017, le temps gris se portant bien à l'absence de couleurs... 10 photos en vrac, captées pendant mon séjour à Québec pour Boréal 2017...