vendredi 4 septembre 2015

Beautés et misères de Roberval, Lac-St-Jean

De passage au Lac St-Jean, je me suis arrêté une demie-journée dans ma ville natale, Roberval, pour y faire une petite balade. J'ai pu y voir, en cette splendide journée de fin d'été, quelques-uns des plus beaux sites de la ville, mais aussi un délabrement du centre-ville qui m'a particulièrement frappé.


Évidemment, la vedette de Roberval demeure le lac lui-même, un paysage toujours aussi beau par une journée ensoleillée.


À la marina, j'ai découvert l'exposition de ce que je crois être la cabine de l'ancien bateau "Le Roberval" (je n'en suis pas sûr et il n'y avait aucune plaque explicative).


C'est justement ce bateau qui est illustré avec d'autres éléments historiques robervalois sur cette murale qui apparaît sur une dépendance dans le jardin des Ursulines. (Notez la forme de la cabine au centre qui rejoint celle exposée à la marina).


Toujours à la marina, une tour d'observation permet d'avoir une vue panoramique des berges du lac. La vue du côté du lac est particulièrement belle...


Par contre, côté ville, on peut surtout voir à quel point celui-ci est constitué d'aires de stationnement. Il y a quelques années encore, il y avait deux édifices de plus devant la marina; l'un a été déplacé pour faire place à la rue qui mène en ligne droite vers le bord de l'eau; l'autre a été démoli (au centre-droit de la photo) pour faire place... à un stationnement.


Au centre-ville, c'est le délabrement sur la rue principale (St-Joseph). Les commerces semblent, pour la majorité, en déclin ou fermés. Les portes placardés sont nombreuses et une balade sur St-Joseph devient rapidement un parcours déprimant.


Créations Charlot était une boutique qui existait depuis tellement d'années que je n'ai pas souvenir d'un Roberval sans cette boutique...


Les devantures abandonnées s'alignent les unes après les autres... et il n'y a pas que pour les commerces qui ont pignon sur rue: dans la Plaza Roberval, un petit centre commercial du centre-ville, la grande majorité des locaux sont maintenant déserts.


On m'a raconté que la ville envisageait de détruire l'édifice patrimonial de l'ancien couvent des Ursulines, que l'on voit ici en réflexion dans une autre vitrine placardée de panneaux troués du centre-ville. Le gouvernement du Québec (dont le premier ministre est le ministre de la région) envisage aussi de détruire le Clairefontaine, un autre édifice historique et un des édifices les plus reconnaissable de partout en ville.


Malgré ce déclin évident du commerce en ville - et des rumeurs de destructions des rares édifices patrimoniaux qui restent - Roberval est une ville dont le développement résidentiel semble en expansion. La ville souffre d'un étalement urbain qui offre un étonnant contraste avec le délabrement aperçu en ville. Des nouveaux développements de terrains et projets résidentiels poussent en s'éloignant de plus en plus du centre, comme en témoignent ces affiches-ci. (Remarquez que le projet était annoncé au printemps 2012 et qu'on affiche actuellement 5 terrains vendus sur le nombre élevé que comporte le projet).


Enfin, comme c'était le 100e anniversaire de naissance de mon grand-père paternel, je suis passé lui offrir mes respects ainsi qu'à quelques-uns de mes ancêtres et proches parents au cimetière. Sur cette photo, on voit une partie de la plus vieille portion du cimetière, près de la rivière.


Je termine ce photo-reportage de ces impressions sur cet autoportrait, capté en réflexion dans la fenêtre du cinéma Chaplin, qui lui, est toujours en activité au centre-ville de Roberval.
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mardi 1 septembre 2015

Trois vieilles publicités et Mussolini dans une église de Montréal

Je n'ai pas mis ces photos dans un billet sur les murales, puisque ça n'en est pas, mais pour qui aime les affichages originaux, voici trois vieilles publicités... et une fresque incorporant Mussolini, captées récemment à Montréal.
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Cette affiche publicitaire historique vante Montréal et une tournée du Québec. Notez non seulement le bateau et la voiture, mais aussi le biplan dans le ciel québécois! Cette affiche, et quelques autres, étaient en exposition à côté du château Ramsay.


Même genre d'affiche que la précédente, faisant la promotion du tourisme au Québec... avec un élément absolument incroyable: on vante le Québec pour la qualité de ses routes! Notez également que l'on mentionne les "hunting resort" (mais avec style, voir l'image), mais notez surtout d'où vient la publicité: du "département des autoroutes et des mines du Québec".


Ok, celle-là, rue Jeanne-Mance, est une de ces vieilles publicités peintes sur les édifices de brique montréalais. je n'ai pas réussi à déchiffrer ce qu'il en reste, donc je n'ai aucune idée du produit représenté. On distingue une bouteille dans un panier de fruit, peut-être une liqueur de pêche ou de pomme? On peut quand même lire que la publicité a été réalisée par la compagnie "Green Bros. Signs", une société qui existe encore... à Manchester, au Royaume-Uni.


J'en avais entendu parler, mais j'attendais de le voir pour le croire: Une fresque dans le dôme d'une église montréalaise, qui représente entre autres, Mussolini à cheval... Ça existe, et ça se trouve dans l'église Notre-Dame de la défense, dans l'est de la Petite Italie. (Mussolini à cheval, dans le coin droit sur la photo, désolé de la piètre qualité, photo sans trépied et avec éclairage tamisé).
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Les murales montréalaises - fin d'été 2015 (2)

Suite du billet précédent, sur mes récentes découverts d'art urbain dans les quartiers centres de Montréal.
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Kali, rue du Montr-Royal, entre St-Laurent et St-Denis.


Ah, celle-là, croquée sur le plateau Mont-Royal, est assez amusante. Tentez de repérer toutes les références et les éléments étranges amalgamés ensembles dans cette oeuvre déjantée, entre Spoutnik et Michael Douglas...


Jouez-vous au jeu Clue? Si oui, cette murale est pour vous. Elle s'intitule: le colonel Moutarde. Elle décore le mur d'une salle de jeu rue St-Denis, juste au sud de Mont-Royal (merci à Daniel pour me l'avoir signalée).


Très originale utilisation de la brique de l'édifice, ici, rue Papineau, coin Jarry.


Une belle surprise, découverte par hasard, alors que j'explorais des ruelles au hasard, et je n'ai pas noté dans laquelle j'ai vu cette murale laitière... quelque part dans le quadrilatère Jean-Talon-Jarry-Papineau-Christophe-Colomb, dans une de ces ruelles en L qui sont moins passantes que les ruelles droites.


Une des dernières réalisations du quartier Rosemont; ruelle située entre Christophe-Colomb et De La Roche, entre Beaubien et Bellechasse.


Celle-là fait place belle au faux-tag, puisqu'elle se trouve dans la ruelle passante derrière une pharmacie de chaîne, un mur qui est toujours couvert de graffitis; il y a visiblement un effort pour tenter de contrer le fléau.


Le café Coyotte, coin Chateaubriand et Beaubien, avait fait réaliser une belle murale de style BD sur son mur ouest, mais l'oeuvre a été vandalisée par des tageur au fil des ans. Ils viennent tout juste de faire créer une nouvelle murale sur le même mur, dont voici le résultat.


Les promenades de la rue St-Hubert entre Jean-Talon et Bellechasse ont commandité la réalisation d'art urbain sur les poteaux qui soutiennent la structure de la promenade du mail extérieur de la rue St-Hubert.
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Les murales montréalaises - fin d'été 2015 (1)

Je parle de murales urbaines sur ce blogue depuis des années, et je pense que mon intérêt pour la chose remonte à un séjour à Lyon, en France, ou plusieurs murales (la plupart des fresques urbaines) m'avaient alors beaucoup impressionné.
Au cours des années, j'ai publié plusieurs billets sur les murales un peu partout dans les pays où j'ai voyagé, ainsi qu'à Montréal.
Cet été, j'ai remarqué un nouvel essor des murales urbaines à Montréal, dans le cadre de plusieurs billets.
J'en ai depuis découvert une série d'autres, et le phénomène est tel qu'il a même fait parler de lui dans les journaux.
Une des explication de la multiplication de murales urbaines dans mon quartier, c'est que l'arrondissement favorise leur émergence, en finance une partie, et utilise cette idée pour combattre le fléau des graffitis. On en retrouve également plusieurs dans beaucoup de quartiers centraux de Montréal.
Voici donc une autre série de billets sur les murales découvertes récemment, en cette fin d'été 2015.


Coq apparu dans le vieux-Montréal, face à un stationnement qui donne sur la rue Notre-Dame et la rue St-Jacques, un peu à l'est de la Place d'Armes.


Celle-là est une murale "peace and love" privée, laissée là par un ancien résident de cet immeuble rue St-Denis. La murale peut être vue en partie en passant dans une ruelle puisqu'elle apparaît sur l'arrière de l'édifice.


Mélange iconoclaste, plateau Mont-Royal.


Amusante créature et son chapeau, Griffintown. Notez l'échelle (donnée en partie par le signe d'interdiction de stationnement).


Rue de Longueuil, entre le vieux-Montréal et Griffintown.


Fausse gare et séjour sur la plage, rue Bélanger, près de Chateaubriand.


Pendant un festival de musique électronique qui se déroule sous le viaduc qui relie le boulevard Rosemont à Van Horne, on a invité des artistes à peindre les piliers de ciment de la structure. Celle-là était la première de ces murales, et je trouvais l'effet avec le vieil édifice industriel adjacent au viaduc fort intéressant visuellement.


Arrondissement de Verdun, les quenouilles sont réelles (bien qu'artificielles, ce sont des éléments d'une fontaine), mais le reste est sur une murale.


Murale de type fresque urbaine, qui rappelle justement les murales de Lyon, mais avec une thématique bien québécoise, la vie d'un quartier montréalais en hiver. Verdun, au croisement de LaSalle et Wellington.


Autres murales de pilier de viaduc, toujours sous celui reliant Rosemont et Outremont, mais à l'ouest de St-Laurent cette-fois.
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à suivre...

Avec ma tante T au plus profond de l'histoire montréalaise

Petit reportage photo d'une visite que je planifiais depuis des années et que j'ai finalement effectué cet été.
J'avais la chapelle-musée-site historique Notre-Dame de Bonsecours de Montréal dans mon collimateur depuis longtemps, mais au moment où j'avais décidé d'aller visiter le site, il y a quelques années, j'avais aussi décidé de faire coïncider cette visite avec un des séjour d'une de mes tantes, religieuse de son état, à Montréal, puisqu'elle cherche à chaque séjour à voir ou visiter des endroits qu'elle ne connaît pas. Malheureusement, cette année-là, ses disponibilités (les religieuses étant toujours très occupées, c'est bien connu) tombaient un lundi, jour de fermeture du site-musée. L'année suivante, j'étais à l'étranger, puis l'année suivante, on a dû annuler parce que ma tante est tombée malade.
Cet été, nous avons enfin réussi à coordonner notre visite pour y aller, elle, ma mère et moi.
Ma tante, c'est ma tante T, une ursuline rattachée au couvent du vieux-Québec. Comme c'est une descendante spirituelle de Marie de l'Incarnation (hum, Sainte-Marie de l'Incarnation, maintenant), je voulais lui faire voir l'histoire de l'autre religieuse-fondatrice de la Nouvelle-France, celle de Montréal, Marguerite Bourgeoys.
D'où cette visite sur le site de la chapelle, les fondations, la crypte et le musée du même nom à Notre-Dame de Bonsecours, dont voici quelques photos, en vrac, de notre passage.


Je suis non croyant et j'allais visiter un site religieux, j'ai donc apporté du renfort, au cas où. Notez que ma tante T a toujours porté "l'uniforme" (comme elle dit), qui inclut donc le voile traditionnel des ursulines. La chose me fait toujours sourire et je pense toujours à elle quand je vois les débats sur l'interdiction du voile dans notre société; les intolérants d'une certaine religion semblent oublier les tenants de l'autre dans cette histoire de voile.


La chapelle est surmontée d'une coupole entourée d'un parapet qui sert de poste d'observation. On accède à cette tour par un vieil escalier de bois.


Les fenêtres de la structure donnent sur le côté où on peut apercevoir une partie du Marché Bonsecours et de la rue de la Commune.


Ma mère, suivie de ma tante T dans les étroits escaliers.


Une fois sur la plate-forme d'observation, un premier niveau nous permet de se tenir à l'extérieur de la coupole, d'où on a une vue imprenable sur les statues d'anges qui se tiennent de par et d'autre du dôme, face au vieux-port. À ce moment, nous sommes déjà plus haut que le dôme du marché Bonsecours.


De cet observatoire, un des points les plus hauts du vieux-port, on peut apercevoir un autre point d'observation, la Tour d'horloge, ainsi qu'une partie de l'ïle Ste-Hélène (et de sa Biosphère).


Le dôme est décoré de vitraux, et un escalier de bois franc donne accès à une seconde plate-forme d'observation, plus petite.


La vue vers l'est - notez le pont Jacques-Cartier - de la plate-forme la plus haute.


La vue du clocher surplombant l'entrée de la chapelle, et quelques édifices bordant la rue St-Paul. On distingue également l'hôtel de ville de Montréal, en haut à gauche.


Ma tante T et les vitraux de Notre-dame de Bonsecours.


On redescend par un accès différent - afin d'éviter les rencontres difficiles à négocier dans les escaliers forts étroits. Cet accès permet de voir le mur de pierre original de la chapelle.


La crypte, sous la chapelle, n'a jamais servi de cimetière. par contre, le mur de droite ouvre sur un site archéologique (ouvert sur visite guidée réservées à l'avance seulement) où on a découvert des tombeaux, entre autres éléments touchant les premières installations de la chapelle et l'école attenante à Montréal.


Détail d'un vitrail dans la chapelle - on note la thématique nautique, faisant référence à la dure traversée de Marguerite en Nouvelle-France.


Référence navale qui est d'ailleurs présente un peu partout dans la décoration de la chapelle, comme en font foi certains porte-lampions suspendus.
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vendredi 21 août 2015

Nouveau livre: Retour sur mon projet de coopération en Équateur

Il y a un peu plus d'un an, j'effectuais un retour en Équateur pour porter un regard sur l'évolution du pays et de la région où j'avais accompli mon premier projet de coopération internationale.
J'avais publié quelques photos et billets de blogue à cette occasion, mais conservé l'essentiel de mes textes et photos pour un petit projet de livre.

Ce livre s'intitule: «À la petite école au pied du volcan» et est maintenant disponible.
Il s'agit d'un livre de 60 pages couleurs grand format offrant une combinaison de réflexions (textes écrits en 2004 et 2014 lors de mes deux séjours) et de photos (aussi issues de mes différents séjours en Équateur).
On peut feuilleter une partie de ce livre (dont le sommaire) en suivant ce lien, où on peut aussi commander des exemplaires du livre (*).
La version papier est évidemment chère, puisqu'il s'agit d'un livre entièrement imprimé en couleurs.
Si j'ai décidé de le publier à compte d'auteur, c'est évidemment parce qu'un sujet aussi personnel et pointu (combiné à un coût de production élevé pour un livre en couleur) n'avait aucune possibilité d'intéresser un éditeur grand public qui n'y aurait jamais trouvé son profit. Il faut demeurer réaliste quand on consacre nos énergies à ce genre de projet.
Je vous souhaite donc une bonne lecture.
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(*) Compte tenu du prix élevé du livre, on peut aussi choisir l'alternative suivante: commander une version PDF auprès de l'auteur directement pour la modique somme de 5$. Cette version est compatible avec n'importe quel appareil pouvant lire les fichiers PDF (ordinateur, iPad, téléphone, etc).
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