mercredi 13 juin 2007

Un thé avec la Police et une bière avec The Police

Petite histoire qui inclus ma rencontre avec Tom, Tom et Tom.
Depuis mon arrivée dans la maison abritant les bureaux de la Fundacion Chiriboga, j'ai pu vivre quelques expériences amusantes que je n'aurais pas pu vivre en habitant un typique hotel de Gringolandia.
Je profite donc de cette petite pause aujourd'hui, pour vous raconter quelques anecdotes un peu éparses, accompagnées de photos de ma résidence à Quito (ici, l'intérieur).

Il y a deux jours, après une longue marche de 3h, j'ai fait une petite sieste dans ma chambre (sans porte), malgré le va-et-vient dans la maison.
En me réveillant, je me suis dirigé vers les voix, nombreuses, qui venaient de la cuisine. Il y avait là Carmen, Virginia, Melina et Imeshi et leur professeur d'espagnol... et trois officiers de police, prenant le thé en milieu d'après-midi. Carmen lanca une blague en me présentant aux policiers comme étant un immigrant illégal du Canada... et on m'a invité à prendre le thé avec eux. Cet aspect très "petit village" dans une grande ville comme Quito (1,5 millions d'habitants) me surprendra toujours. (Photo: une vue de l'arrière-cour, de la fenetre de la cuisine) .

Virginia m'a demandé de lui donner un coup de main pour écrire une lettre de protesation aux guides touristiques comme le Lonely Planet, le Routard, etc. La chose est un peu amusante, je dois avouer. Elle a lu dans ces guides que l'Équateur est un pays dangereux et ou on ne doit pas boire l'eau car elle est impropre à la consommation... ce genre de chose. Totalement irrité par ces phrases, qu'elle dit fausses, elle veut donc se plaindre officiellement au nom de son pays.

Si l'initiative a quelque chose de sympathique et de naif, c'est la base de cette réaction qui est la plus paradoxale. En effet, j'ai tenté de lui expliquer que bien que l'eau de Quito soit potable pour elle, elle contenait des types de bactéries auxquelles le systeme digestif d'un nord-américain ou d'un européen n'est pas habitué, d'ou les conseils du Lonely Planet. Je lui ai dit que c'était la meme chose à peu près partout dans le monde; par exemple, au Mexique, ou aucun touriste ne prendra le risque de boire de l'eau. Ceci dit, remarquez, je boit l'eau de Quito sans aucun problèmes, mon système a l'air d'avoir de la mémoire :-)

Le plus paradoxal, toutefois, c'est que la maison ou nous habitons (photo ci-haut; avouez que l'intérieur et l'extérieur forment un contraste intéressant) a deux cadenas sur les portes en fer de la cour, et deux serrures sur la porte d'entrée. Pas trop mal pour un pays pas dangereux, non? Plus, quand les filles sont sorties l'autre soir, elle leur a expliqué tous les dangers du quartier et des environs de Gringolandia, et leur a dit de revenir en taxi, et de ne pas marcher dehors la nuit, etc. Alors, dangereux, l'Équateur? Hum... En fait, les guides ont raison, on doit faire beaucoup plus attention aux agressions ici qu'en France, par exemple, de manière générale. Par contre, tous les guides de voyage mentionennt les pickpockets dans tous les pays, et meme en France, le niveau de sécurité varie en fonction de l'endroit ou vous etes. Il n'est pas des plus sécuritaire de se balader seul la nuit dans les cités autour de Paris, par exemple.

Comme mes colocs voulaient sortir hier et ont réussi à me convaincre de rejoindre quelques amis à Gringoland pour une bière, je me suis donc retrouvé au "Shooters" avec mes deux aussies et 4 anglais (2 de Londres, 2 d'une petite ville au sud de Londres). Un cinquème anglais, que les autres avaient rencontré par hasard, s'est aussi joint à nous.
Les pubs de Gringoland jouent de la musique anglosaxonne populaire, avec une nette tendance vers les succès des années 80. J'ai donc siroté une Pilsener avec mes australiennes et les anglais, sous la musique de Elton John, Genesis, Supertramp... et The Police. Après le thé avec la police, cette bière avec The Police semblait boucler ma journée!
Tom, un londonnien qui a beaucoup voyagé (son père travaillait pour les ambassades), nous a raconté son ascension du Rucu, ce qui a convaincu les deux filles de tenter leur chance jeudi pour ce sommet. Tom et moi avons beaucoup parlé de voyages et de randonnées; ils devait tenter le Cotopaxi avant son départ vendredi. Comme il termine un voyage qui l'a mené de l'Argentine en Équateur en passant par le Pérou et la Bolivie, nous avions beaucoup à nous dire! Je lui ai raconté ma tentative au Cotopaxi en 2005, et il a alors intégré à notre discussion un de ses copains, qui s'appelle Tom (oui), et qui lui, a établi un record pour un anglais au Cotopaxi; sommet en 1h40 minutes (la randonnée standard prend entre 5 et 6 heures). Tom (le second Tom, si vous suivez), est en Équateur pour un 5e séjour depuis sa première visite. Il fait toujours plaisir de voir que d'autres voyageurs aiment bien revenir dans ce petit pays. Tom (le premier) en était à sa 3e visite, tout comme moi.
Après d'autres discussions, j'ai réalisé que le 5e anglais à se joindre à nous travaillait en fait pour une chaine d'école d'anglais dont une des écoles est établie à Quito. Une autre riche discussion s'en est suivie, puisque c'est un domaine qui m'intéresse beaucoup. Tom (puisque c'est aussi son nom) a aussi traversé une bonne partie de l'Ámérique centrale alors nous avions quelques expériences communes à partager.
Enfin, après quelques bières (dont on passera le nombre sous silence, et anyway, difficile de compter quand un groupe commande des tours desquelles on se sert ensuite; Suzie se souviendra d'une telle tour partagée avec Mika à Vancouver), je suis rentré à la maison de la fondation, en toute sécurité... et bien content que tout ce monde s'appelle Tom, ca facilite l'appel à la mémoire le lendemain pour écrire sur son blog :-)

Comme je suis dans l'anecdotique, je vous laisse sur une photo indiquant ce qui est interdit d'apporter au complexe d'El Teleferiqo. Si on s'attend à ne pas pouvoir entrer de nourriture de l'extérieur, de boissons alcoolisées ou des animaux de compagnie, le premier symbole d'interdiction surprend quand meme un peu. (Ce n'est évidemment pas l'interdiction qui surprend, mais le fait qu'on se donne la peine de l'indiquer avec un beau logo en plus). Dangereux, l'Équateur? ;-)

mardi 12 juin 2007

Diner avec deux australiennes à 4200 m d'altitude.

Ceux d'entre vous qui lisiez déjà ce blog en 2005 se souviendront peut-etre (les autres peuvent lire ce passage) que j'avais pris le Teleferiqo de Quito(3200 m) pour atteindre Cruz Loma (4050 m), d'où j'avais conquis le sommet du Rucu Pichincha (4600 m).
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Ce matin, avec mes deux nouvelles colocs australiennes, nous avons décidé de monter à Cruz Loma et improviser un brin de randonnée sur place.
Le trajet de La Magdalena à La Mariscal, d'où nous devions prendre un bus vers la Comuna où se trouve la base du Téléférique de Quito a été un peu plus compliqué que prévu; nous sommes en effet tombé sur une manifestation monstre des étudiants de collèges d'une bonne partie de l'Équateur:Anecdote: J'ai arreté deux des jeunes en leur demandant pourquoi ils manifestaient comme ca:
- Pourquoi vous manifestez?
- ..... Julio?
- Quoi?
- Pourquoi on manifeste déjà?
Haussement d'épaules de Julio, les deux gars continuent leur chemin. J'en arrete un autre:
- Pourquoi vous manifestez?
- Qui sait?
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Ok... donc on se rend à la Comuna, d'où on prend El Teleferiqo! En tout, 14 poteaux comme celui sur la photo (le numéro 5, ca vous donne une idée de la hauteur du 14e!)


De la plate-forme située à 4050 mètres au-dessus du niveau de la mer - donc 850 m au-dessus du départ du téléférique et 1250 m plus haut que le centre-ville... J'ai guidé mes deux copines vers le chemin qui mène vers le Rucu Pichincha. Nous n'avions aucune intention de faire la randonnée vers le sommet, mais un ou deux pics allaient nous offrir une belle randonnée et de belles vues malgré les nuages.

Je commence par ma photo favorite de la journée; tournant le dos à Quito, Imeshi prend une photo, avant d'entreprendre l'ascension du prochain pic, vers le cratère du Rucu, qui se cache dans les nuages en arrière-plan.
(Imeshi est un nom sri-lankais, pour ceux qui se poseraient la question, je croyais que c'était d'origine japonnaise).
Voici Imeshi et Melina à 4200 m, le point le plus élevé de notre petite randonnée en montagne. Quito se trouve en arrière-plan, tout en bas, au loin...


À 4150 m, en reveant sur nos pas, j'ai capté cette vue des montagnes (au nord de notre position)... et de la petite ferme qui est lovée tout au fond du ravin, à environ 3300 m d'altitude, quand meme!


Deux australiennes fatiguées au départ du Teleferiqo pour la descente; Melina souriante malgré tout, Imeshi congelée par le vent très froid qui domine en altitude autour de Quito...
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Vous aurez compris que c'est pour ca que je voyage.
Pour ce genre de journées improvisées, pour rencontrer des gens intéressants d'un peu partout au monde. J'en parlais justement il y a quelques jours à peine; c'est stimulant de rencontrer des gens qui partagent vos passions, et le voyage ne fait certainement pas exception.
Melina et Imeshi sont arrivées en Équateur il y a quelques jours à peine, et prennent deux semaines de cours d'espagnol à la fondation, avant d'aller faire du volontariat dans un parc pour la sauvegarde d'animaux en Amazonie pour quelques semaines. Puis, elles prévoient se diriger au sud; Pérou, Bolivie, Argentine, un peu comme je prévois de le faire moi-meme...
Je suis sur que ca va etre intéressant de suivre leur périple sur internet (ne serait-ce que par e-mail)... Entre temps, nous avons encore quelques jours à partager à Quito. Comme ce ne sont pas toutes les rencontres qui débouchent sur une amitié de voyage (parfois, quelques discussions intéressantes seront tout ce que vous pourrez partager avec d'autres voyageurs), je suis bien content d'avoir rencontré ces deux australiennes sur les traces du Che.
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Quoi? Ah, oui, le titre de ce billet? Well, nous avons effectivement diné tous les trois (une soupe, du riz, une tranche de viande de boeuf et du mais roti en sauce, avec un jus de fruit frais), mais à 4050 m, pas à 4200 m. Mais je trouvais que notre périple à 4200 m faisait un plus beau titre :-)
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Un dia con mis amigos

Un des plaisirs de ce retour à Quito, c'est de revoir des amis.

Les visiteurs de mon site web auront noté les références et photos à Leandro et Evelyn, deux étudiants de l'université, que j'ai rencontrés lors de mon premier séjour ici. Nous avions alors gardé le contact, et nous avons passé plusieurs jours mémorables ensembles lors de mon retour ici en 2005. Deux ans ont passés depuis, et malgré l'Internet, ce n'est pas toujours facile de savoir si la magie sera toujours là, si chacun de nous aura trop changé pour etre au meme endroit, émotionnellement, pour que le contact se fasse naturellement et sans efforts.
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Or ce premier contact en deux ans, il s'est fait ce dimanche. Nous n'aurons pas beaucoup d'occasions de nous voir cette année, puisque je prévois prendre la route du sud à la fin de la semaine, et que mes amis ont toujours des cours à l'université. Alors nous avons profité de leur congé de dimanche pour passer du temps ensemble.
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De la Plaza Grande, ou nous avions rendez-vous, nous avons décidé d'explorer el Parque Itchimbia, un lieu situé sur les flans d'une des petites montagnes de la cordillière orientale, c'est-à-dire à l'opposé du Volcan Pichincha. Je n'avais jamais mis les pieds dans ce parc (ni Evelyn d'ailleurs) situé un peu en retrait de la ville - il est entourré par un quartier résidentiel relativement pauvre.

Leo, qui connait bien ce secteur car sa famille habite tout près, nous a servi de guide dans les rues en pente abrupte, les escaliers, les sentiers... pour nous faire atteindre le parc, duquel nous avions une vue absolument splendide sur le centre de Quito.

Dans le parc, nous avons rencontré Wily et Luis, deux amis de Leo et Eve, et nous avons donc passé une partie de notre avant-midi avec eux. Luis, il est champion de danse contemporaire. Il a fait partie de l'équipe représentant l'Equateur aux championats mondiaux, en Allemagne, en 2006. Il est donc un des rares jeunes équatoriens à avoir voyagé. Nous avons parlé de Berlin et Munich ensemble, et ca faisait drole de pouvoir discuter avec un copain équatorien de ces villes, en sachant qu'il les avait visité lui aussi. (Photo: Wily, Leandro, Luis et Evelyn, captés par-dessus mon épaule).

Nous avons pris notre diner chez Leandro, un diner typiquement équatorien; riz, un peu de poulet, patates, salades de comcombre et tomates...

J'avais oublié combien les équatoriens mangeaient en grande qauantité, par rapport à moi! Au parc, déjà, nous avions collationné d'oranges (dont trois pour Evelyn!) et de "crottes de chien", un délice constitué de gros grains de mais rotis avec de la dulce de leche, qui caramélise lors du processus, favorisant un durcissement du mais et faisant coller les grains en mottes (crottes de chien). Très bon, mais très sucré.

Après le diner, nous avons pris un bus vers Cotogchoa, un petit pueblo situé au sud de Quito, près du Volcan (éteint) Atacazo. Ce dimanche, c'était le début de la fete du Corpus Cristi, et pour ce faire, il y avait beaucoup de petites fiestas locales d'organisées. A Cotogchoa, il y avait une présentation de folklore traditionnel - danse quechua, musique des andes, etc. Si nous sommes allés à Cotogchoa, c'est que mon ami Leandro fait partie de la troupe de danse traditionnelle locale et qu'il était donc de la présentation.

En bon quitenos (en bon latino, devrais-je dire), Leo est parti de chez lui avec un peu de retard... Il nous expliqua en route que le spectacle commencait à 14h30 et qu'il devait donc etre là à 14h pour avoir le temps d'enfiler son costume traditionnel. Il était 13h25 au moment de notre départ de chez lui, et nous avions 1h de bus à faire (incluant un transfert de bus). Évidemment, nous ne sommes jamais arrivés pour 14h, mais bien à 14h28 précises. Mais comme il s'agit de l'Équateur, pas de problèmes, finalement, car non seulement il se trouve que c'est pas grave si le spectacle débute à 15h, mais il y a un autre groupe de danse qui doit performer avant eux, ils ont donc tout leur temps! Le plus drole, c'est que pendant le trajet, Leo stressait vraiment, et que deux de ses compagnons de troupe n'arretaient pas de lui téléphoner pour lui demander ou il était rendu! Pire encore, deux des membres de la troupe manquaient encore à l'appel au moment de notre arrivée. ;-)

Finalement, le spectacle a débuté avec l'autre groupe... à 15h30. :-)

Pour ceux qui ont déjà assisté à ce genre de fiesta, il n'y aura rien de surprenant à lire que le micro et la musique d'accompagnement étaient réglés bien trop fort, que l'animateur s'écoutait tellement parler qu'il n'en finissait plus de présenter les groupes de danse et de musique... bref, ce qui aurait duré au plus une heure de spectacle s'est étendu sur près de 3h localement ...

Ceci dit, la performance du groupe de Leo valait le détour, c'était très divertissant et très bien chorégraphié (ce qui n'est pas toujours le cas avec ces danses traditionnelles), en plus de comporter son lot de petits détails amusants, comme ce garcon sur un faux cheval... (J'ai d'ailleurs eu le privilège de pouvoir etre pris en photo avec la troupe - à leur demande en plus!)...

Alors que l'animateur reprenait le micro, à un moment, j'ai décidé d'aller faire une balade aux alentours. Evelyn et une dame (la mère d'une des fillettes de la troupe de Leo, dont je n'ai jamais saisi le nom) m'ont accompagné. La gentille madame m'a posé plein de questions sur moi et le Canada; elle avait déjà accueilli des volontaires internationaux et donné des cours d'espagnol quelques années auparavant. En contournant l'église de Cotogchoa, elle m'a raconté qu'il y a quelques années, un des tableaux de la Vierge s'était mis à pleurer du sang. Un "miracle" qui a été "investigué" par les responsables de l'Église Catholique, mais qui, à ce jour, n'a pas été homologué comme un miracle officiel (hum).

Meme si je ne suis pas trop sensible à ce type de miracle assez classique, l'histoire était intéressante en elle-meme, et la manière dont l'Église enquete ce genre de chose demeure pour moi un mystère. D'après elle, les pleurs de la Vierge ont duré des jours et il a donc été faciles pour tous les témoins de vérifier la chose par eux-memes.

Vers la fin de notre petite marche, elle m'a demandé quels fruits j'aimais le plus. J'ai répondu Tomate de Arbol, dont je rafole et qu'on ne retrouve pas au Canada (il semble qu'aucun pays ne les cultive pour exportation), et comme elle habitait juste à coté et qu'elle en avait dans son jardin, elle m'a invité à en cueillir quelques-unes.
(Douze heures plus tard, ces tomates d'arbre ont été transformées en un jus absolument délicieux, que j'ai partagé avec mes nouvelles colocs australiennes, mais c'est probablement une autre histoire).
Le trajet de retour vers Quito m'aura permis un premier apercu du Volcan Cotopaxi pour cet été 2007. Le cone enneigé d'El Cotopaxi (le volcan actif le plus haut du monde) est toujours un spectacle saisissant, meme s'il est au repos depuis plusieurs années.
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Alors voila pour ma journée avec Leo et Eve, dont l'amitié ne se dément pas au fil des ans. J'ai beaucoup apprécié passer du temps en leur compagnie puisque ce temps-là est unique pour moi. Il est impossible pour un touriste de vivre une journée comme ca, entre amis, au quotidien. J'ai partagé des collations, un repas, une fiesta, j'ai meme assisté à la préparation de la troupe, leurs changements de costume, et tout, alors que ce type de journée n'est tout simplement pas possible lorsque je voyage sans connaitre personne dans les lieux visités.

(J'ajouterais que j'ai déjà joué au touriste à Quito, et que je prévois jouer au touristes pendant les prochaines semaines, alors un peu de différence est fort intéressante pour mon court séjour à Quito).
Est-ce utile de préciser que j'étais le seul gringo à Cotogchoa pour assister à la fiesta?
Notez, il arrive que les touristes normaux puissent avoir l'impression de cette authenticité; au Quintana Roo, par exemple, on peut facilement acheter un forfait à cancun qui nous permet de visiter un "vrai" village Maya. Mais ce genre de visites dans un lieu pré-organisé pour les visites touristiques, bien que "réel", n'atteindra jamais le degré d'authenticité d'une journée entre amis.
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lundi 11 juin 2007

Retour à La Magdalena

Je suis de retour à La Magdalena. La Magdalena, c'est l'arrondissement de Quito ou j'ai habité pendant quelques mois en 2004, lors de mon premier séjour en Équateur. J'y avais alors habité avec la famille Mueses, partageant leur maison et leurs repas pendant mon projet de volontariat.
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Depuis deux jours, j'ai donc décidé de m'y ré-installer pour la durée de mon court séjour ici, avant mon départ vers le sud. D'une part, c'est toujours un plaisir de revoir cette famille et d'avoir des nouvelles d'eux, et d'autre part, la fondation que Carmen et Virginia gèrent, recoit plusieurs autres volontaires de divers pays et c'est toujours agréable de rencontrer des voyageurs "différents" du typique touriste d'auberge de jeunesse.
En 2004, déjà, j'avais partagé ma chambre avec Ariane, Joelle, Claudine et Hélène (pas toutes en meme temps, mais je me souviens de deux jours à quatre!), et je suis toujours en contact avec Ariane et Hélène, et on se voit également à l'occasion au pays. Meme chose pour Agnès (2004) et Julia (2005), deux copines francaises avec lesquelles j'ai gardé un excellent contact (Les quelques jours à Banos avec Agnès et Cecilia sont encore parmi mes meilleurs souvenirs de voyage en Équateur).
On pourrait aussi ajouter qu'à la fondation, la nuitée et les trois repas reviennent moins cher que si je demeure à gringolandia (le nom local de la zone touristique) dans un hostel standard.
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Depuis quelques semaines à peine, la Fundación gère une maison pour une dame originaire d'Espagne (qui habite quelques mois par an ici), en échange d'espaces pour héberger les volontaires (et ex-volontaires comme moi). Ainsi, je n'habite pas dans la meme maison qu'en 2004, mais à une rue de là, dans le meme quartier.
Ce midi, deux nouvelles colocs sont arrivées. Deux australiennes qui iront faire du volontariat en Amazonie et qui vont d'abord prendre deux semaines de cours d'espagnol à la fondation. Nous n'avons parlé que quelques minutes pour le moment et elles ont l'air très sympathiques - ce qui est souvent le cas avec les volontaires - il faut avoir quelque chose de différent pour voyager de cette manière. Elles devraient donc mettre un peu de vie dans cette grande demeure ou j'habitais seul avec Carmen depuis deux jours. J'ai ma propre chambre, mais pas de porte - la maison est en construction "évolutive", un stade typique d'à peu près toutes les maisons équatoriennes... et je peux aussi cuisiner à ma guise si je ne veux pas attendre l'heure des repas pour manger en famille...
À la maison de la famille Mueses, ou je suis tout de meme allé à quelques reprises dejà, j'y ai rencontré Martha, une volontaire de Barcelona, qui est ici depuis quelques mois. Après un séjour prolongé en Amazonie, elle est tombée en amour avec une jeune orpheline d'environ 2 ans et elle a entamé un processus d'adoption. Un projet qui prendra des mois et qui est fort complexe. Le jeune enfant habite donc également avec la famille.
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Ce matin (lundi), j'ai profité d'un lift du papy de la maisonnée pour aler faire une visite à Lloa, le village ou j'ai enseigné en 2004.
Le lift, comme la visite et le trajet du retour, forment une histoire plutot longue et indépendante, alors je vous raconterai ca à tete reposée dans une entrée suivante.
Hasta Pronto.

Plaza Grande y Plaza San Francisco - Videos

Comme Quito m'offre quelques cafés Internet haute vitesse, je me suis gaté et pour la premiere fois depuis que je voyage, je peux m'offrir de placer un petit bout de film capté avec ma caméra digitale, directement sur le web, a peine quelques jours apres l'avoir filmé.
Profitez-en, ca n'arrivera pas souvent que la technologie disponible me permette de faire ca.
Le premier est un court panorama de la Plaza Grande de Quito, une des plus jolies et charmantes places centrales de l'amérique latine.
Le second, filmé quelques minutes plus tard, est une danse traditionnelle que j'ai vu à la Plaza San Francisco. Les deus extraits ont été captés tels quel, sur l'impulsion du moment, et transmis sur Youtube sans montage ni coupures...

Voici la chose...

Plaza Grande




Plaza San Francisco

samedi 9 juin 2007

Fotos Quitenos... y activités quotidiennes

Je dois résister à plusieurs choses lors de ce court séjour à Quito.

La premiere, c'est de résister à la tentation d'acheter beaucoup d'artisanat, puisque les produits sont splendides, et très abordables. La seconde, c'est de reprendre en photo les dizaines de choses et d'endroit que j'ai déjà photographié lors de mes séjours précédents en 2004 et 2005.

Par contre, il y a quelque chose de fondamentalement différent cette fois-ci; je dispose d'une caméra numérique pour la premiere fois à Quito. Et ca, je compte bien en profiter pour capter des choses que je ne pouvais pas me permettre avec un appareil traditionnel. Faute de zoom, faute de subtilité dans les prises, et faute de budget, puisqu'il est peu couteux de tenter quelques expériences avec le numérique...

Bref, pour ceux qui ne sont pas convaincus de l'utilité d'une telle caméra en voyage, voici ce que je n'avais jamais pu montrer de l'Equateur avant; des Quitenos dans leurs activités quotidiennes.

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(Notez, avec de la diplomatie, c'est toujours possible de réaliser des photos similaires ici, les gens sont très polis et relativement ouverts, mais à chaque fois que j'avais tenté l'expérience, il y avait une innoncence du moment, l'ignorance d'etre photographié, qui disparaissait et diminuait d'autant la valeur du cliché).

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Sous prétexte de photographier la cathédrale à la Plaza Grande, j'ai voulu capter quelques passants, mais surtout, le cireur de chaussure et son client, en avant-plan.


Ces hommes jouent aux cartes, sur un des bancs du parc Ejido. Le banc fait plusieurs dizaines de mètres de long, et toute une série de parties de cartes s'y tiennent donc en parallèle en fin d'après-midi.


Ces deux vieux monsieurs discutaient en riant entre eux, comme deux vieux complices, lors de mon passage sur ce trottoir près de l'avenida 23 de Mayo. Une fois passé le coin, j'ai bifurqué vers la petite terrasse de l'avenida pour avoir une belle vue sur la rue et les photographier en train de comploter; ils m'ont rappelé la complicité de mes deux grands-pères lors des soirées en famille dans ma jeunesse.



Une famille comme une autre, qui prend un autobus de ville assez standard à Quito. Notez les détails dans le bus; les gugusses qui pendent à l'intérieur du pare-brise, les petits rideaux, le velours qui entourre le rétroviseur, les décalques autour de la porte (ouverte)...


Le but de cette photo était le vendeur de brochettes et de bananes frites avec son BBQ roulant dans le parc en fin d'après-midi du vendredi. Les gens plus loin, qui me tournent le dos, assistent en fait à un match de volley-ball typiquement équatorien: i.e. qui se joue à trois joueurs par équipe.


Près de l'entrée du Parc Alameda, on peut avoir une très belle vue d'El Panecillo (le petit pain), la petite (pour les Quitenos) montagne qui se situe en plein centre de Quito et qui est dominée par la statue La Virgen de Quito. Le clocher blanc que l'on voit au bas de la montagne est celui de la Plaza Santo-Domingo. J'ai aussi voulu voir sur cette photo une des nombreuses vendeuses d'helados (des popsicle en tous genre et des Mr Freeze maison, principalement) qui circulent dans les rues de la ville et qui sont si facilement identifiables à leur uniforme jaune et bleu - ou à l'occasionnelle troupe de jeunes enfants qui les entourrent.


Samedi matin, Plaza Grande, deux dames Quechuas accompagnées de deux jeunes enfants prennent un peu de repos. À voir le paquet vert qu'elles ont avec elles, je devine qu'elles sont en ville pour vendre des produits d'artisanat ou plus probablement des produits frais, comme des fèves, des poids ou des queues d'oignon.

vendredi 8 juin 2007

A Quito! A Quito! A Quito!

Wow. C'est tellement etrange de se retrouver a Quito, une fois de plus! Etrange, comme sentiment, mais tres agreable en meme temps.
J'ai passe ma journee a me balader dans le quartier La Mariscal, puis dans le Centro Historico, l'un des plus beaux en Amerique latine, sinon le plus beau (Antigua et Panama ont du charme egalement).
J'ai voulu "perdre" cette journee, sans rien visiter d'autre que les rues et la ville elle-meme, pour me replonger en monde latino, avec les bruits environnants, les senteurs locales, etc...
J'ai redecouvert avec plaisir les centaines de vendeurs de tout et rien que l'on retrouve sur les trottoirs, dans les rues, dans les kiosques...
J'ai regarde passer avec un sourire bienveillant les cireurs de chaussures et les vieilles dames Quechua en ville pour y vendre des feves, du mais ou encore des queues d'oignons.
J'ai parcourru mes plazas favorites, comme la Plaza Grande, la Plaza San Francisco ou le Parc Ejido.
J'ai apercu un policier en train de se choisir un film sur DVD a 1$ (pirate evidemment) et un autre policier, qui s'achetait de l'artisanat pour financer des projets pour les enfants Quechuas a la Plaza San-Francisco...
J'ai tente de joindre mon ami Leandro par telephone, sans succes, ce qui n'est guere surprenant considerant la fiabilite legendaire des telephones latinos (et en general, de la telephonie a l'exterieur de l'Amerique du Nord, tres serieusement).
J'ai decouvert des nouvelles signalisations dans la ville, ainsi qu'une nouvelle ligne de Metro (le Metrobus Q) qui s'ajoute a la ligne de Trole et d'Ecuvia.
J'ai deguste un delicieux verre de jus de Tomate de Arbol, le meilleur fruit du monde pour se faire un jus frais!
Enfin, j'ai ete interviewe par des jeunes etudiants (parlant un tres bon anglais) pour un travail scolaire, j'ai pris quelques photos, et j'ai meme vu passer le President du pays, elu lors des elections de 2006!
Bref, une journee bien remplie malgre l'absence de visites et de programme fixe.

Voici quelques-unes des photos que j'ai capte aujourd'hui.

Me voici, tout content d'etre a Quito, en face de l'arche du parc Ejido (qui pour moi, represente la limite qui separe la zone touristique et le quartier le plus interessant de Quito).

J'ai paye mes hommages a Simon Bolivar, duquel je n'avais a ce jour jamais reussi a prendre une photo satisfaisante avec des appareils photos traditionnels...

De la Plaza Grande (Plaza de la Independencia), le socle du monument aux combattants de l'independance de l'Ecuador avec la Cathedrale en arriere-plan.


A la Plaza San-Francisco, ou un festival de rue se deroulait, avec animation Quechua et levee de fonds pour les eleves defavorises... et quelques clowns et autres animateurs costumes... ou haut-perches :-)

Entre les arbres, partie de futbol de fin d'apres-midi au Parc Ejido (les observateurs repereront l'arche de la premiere photo)


En plein Centro Historico, la limousine transportant El Presidente del Ecuador lui-meme, vers le Palais Presidentiel, justement. J'ai asiste a son passage un peu par hasard, je l'avoue... Je me trouvais sur les marches du Covento San-Francisco lorsque j'ai vu arriver la police pour disperser le trafic et bloquer une rue. Puis deux motos marquees de l'insigne de l'escorte presidentielle se sont pointees, alors j'ai compris que le President s'en venait et sorti mon appareil.
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Montreal-Miami-Quito

Ah, je vous previens tout de suite que les accents ne sont pas disponibles sur tous les claviers latinos... desolé (tiens, en voila un!). Anyway, je n'ai pas l'habitude des touches latinos pour aller les chercher, ce qui ralentirait considerablement mon rythme d'ecriture en ligne, et donc augmenterait d'autant le cout et la duree consacres a ce journal en ligne... On s'en passera donc pour le moment, si vous permettez.
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MIA (Miami International Airport) n'as pas change! Un dedale de couloirs a plafonds bas, ennuyeux et peints sommairement en bleu ciel, jaune pale et rose (tout ca est temporaire... hum), un look des plus banal, reliant sans aucune logique apparente les terminaux A a E de l'aeroport. Les constructions sont encore omnipresentes et on place de belles photos du "futur" aeroport" (les memes photos que lors de mon dernier passage ici en 2005!)...
On ne peut pas plus qu'en 2005 y trouver un resto ou meme un fast-food autre que ces kiosques qui vendent des produits refrigeres pre-emballes, a moins de faire la marche de 25 minutes vers le Terminal A (dont la construction est achevee, au moins). Ce que j'ai fait...
Comme je n'avais pas dejeuner lors de mon depart (6hAM) de Montreal et que mon vol tot le matin n'incluait aucun repas ni boisson, j'avais un peu faim. j'ai deniche un bagel oeuf bacon mal grille, tiede, mou et graisseux... qui a fait le travaille de remplir un peu mon estomac, faute d'etre une bonne experience culinaire...
Je trouve un bar pres de la porte C5, d'ou partira mon vol vers Quito (apres qu'un vol vers Port-au-Prince et un vers La Paz ait decolle). Un bar? Oui, avec trois clients degustant ici une Bud, la une Heinneken. Rappel: il est 9h50 du matin... :-)
Un impressionnant groupe de plus de 30 jeunes avec accompagnateurs prendra le meme vol que moi, ils arborent fierement un T-Shirt de Eastwood mentionnant Ecuador: Mission Fuge 2007. Je ne saura jamais ce que Fuge signifie.
Pres de C7, un ecran de TV diffuse CNN (la meme emission d'une demie-heure diffusee en boucle pendant les 5h que je passerai a l'aeroport!!!!). J'apprend donc a repetition que la pauvre Paris Hilton vient de sortir de prison apres... quoi? deux nuits?
Anyway. Mon vol de Montreal vers Miami a ete sans histoire, puisque sans repas ni films, j'ai dormi la plupart du temps.
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Le vol Miami-Quito a ete rapide (moins de 3h) et confortable. Je partageais ma rangee avec un jeune ado du Michigan, mais dont les parents sont originaire d'Equateur (San-Antonio, pres d'Otavalo) et qui remet les pieds dans son pays natal pour la premiere fois depuis qu'il a migre, a l'age de deux ans.
Voir Quito et le Pichincha des airs m'a donne un pincement au coeur - que voulez-vous, j'adore ce pays.
L'atterissage a ete un des plus smooth que j'ai pu experimenter... comme c'est souvent le cas a Quito (toujours en fait, d'apres mon experience). Je me demande si la rarete de l'air en altitude peut faciliter l'atterrissage - une question de portance peut-etre? ... Je ne sais trop si ce qui pose tant de problemes au decollage (rarete de l'air = moins de portance, donc plus difficile de decoller si l'avion est lourd) explique la facilite d'atterissage...
Apres mon check-in dans un hostal ou j'ai passe plusieurs semaines en 2005 (l'aubergiste m'a reconnu comme etant un ancien client!), j'ai pu assister a une partie de la finale de futbol de la coupe des Ameriques! Lors de mon voyage en Europe l'an dernier, c'etait la fievre (folie) du mondial, ici, c'est la coupe des Ameriques! Quand je suis alle me coucher, le Bresil menait 2-0 contre le Mexique, et dominait totalement le match.
Un des gars qui travaille a l'auberge ecoutait le match avec moi et il m'a dit que la FIFA, qui gere le mondial de foot (le soccer pour les nord-americains), avait passe un decret interdisant aux pays des andes (Perou, Equateur, Colombie et Bolivie) de presenter leur equipe au prochain mondial!!!!!! La raison? Ils sont plus endurants puisqu'ils s'entrainent en altitude! Je ne sais pas trop comment la FIFA justifie reelement ce decret, serieusement? Ca semble tellement injuste de leur refuser l'entree pour des raisons geographiques hors de leur controle!! (A part s'entrainer dans la jungle amazonienne, impossible pour les Boliviens de jouer au futbol ailleurs qu'en altitude!!). Si les pays andiniens dominaient totalement le foot sur la scene mondiale, je comprendrais un peu mieux, mais non, ce sont principalement les pays d'Europe qui dominent, avec le Bresil... Ici, evidemment, on crie a l'injustice...
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Voila donc pour mon arrivee en terre equatorienne...
L'aventure commence donc ici...
C'etait l'Esprit Vagabond, en vivo de Quito.

mardi 5 juin 2007

Une nouvelle aventure, sur les traces d'Ernesto Guevara

Pour ceux qui me lisent depuis un certain temps, ce n'est pas une surprise si j'annonce que je retourne en Équateur bientôt. En réalité, j'en fais mon point de départ pour une exploration plus aprofondie de quelques pays d'Amérique du Sud. (Mes préparatifs récents expliquent la relative absence de ce blog pour les derniers jours...)

Aucun trajet n'est fixé, quelques projets et plusieurs idées sont en ce moment sur les planches de travail virtuelles de mon journal de voyage.

Je peux toutefois révéler que je devrais visiter certaines parties du Pérou et de la Bolivie d'ici la fin juillet. L'idée de poursuivre vers le Chili et l'Argentine jusqu'en septembre me semblerait une belle manière d'explorer le continent. Qu'on se rassure, je ne prévois pas faire le trajet en motocyclette, ni traverser à pied les col des Andes séparant le sud du Chili de celui de l'Argentine! N'empêche, les voyages d'Ernesto Guevara ne sembleront jamais très loin lors de ce périple en terre Inca, qui promet d'être fort intéressant. Je vous invite à jeter un oeil sur la carte ci-bas pour quelques détails. (Cliquez pour agrandir).


Même si je pars seul, je prévois déjà passer quelques semaines au Pérou à voyager avec des amis et il est probable que mon amie Suzie puisse venir me rejoindre un peu plus tard également. Évidemment, revoir mes amis équatoriens sera aussi un des grands plaisirs de ce début de voyage!

Je vous invite donc à me suivre sur ce blogue, puisque je l'alimenterai le plus souvent possible par des réflexions et des photos en cours de route, comme j'ai l'habitude de le faire en voyage. Pour le moment, une page sommaire de ce projet se trouve sur mon site web.

Je quitterai Montréal le 7 juin prochain (après-demain!) sur un vol en direction de Quito, la capitale équatorienne. Et à compter du 8 juin, ça sera l'aventure. Je ne sais donc pas où je serai au jour le jour, mais je serai quelque part à l'intérieur du périmètre rouge de la carte, qui délimite les principales régions que je me propose de visiter au cours de ce voyage.
Prochaine entrée de ce blog... de l'Amérique du Sud!

mardi 29 mai 2007

Mise à jour Mai-Juin 2007

Juste un court mot pour mentionner la mise-à-jour de mon site web, car elle propose beaucoup de nouveau matériel.

Cette mise-à-jour du mois, la dernière d'importance avant mon départ prochain, est majeure. Vous constaterez une refonte du menu de navigation, qui regroupe plus logiquement mes pages de photos et textes de voyage en plus de donner accès à un nouvel Index des textes disponibles sur le site. Aussi, ce menu offre une série de films et vidéos que j'ai placé sur You Tube.

Beaucoup de nouveau matériel également: Deux nouvelles pages comprenant plus de 45 nouvelles photos des régions de Québec et du Saguenay-Lac-St-Jean. Aussi, un nouveau texte illustré et inédit, écrit sur place pendant le Congrès Boréal 2007 et présenté en exclusivité (voir détails sur un billet précédent). Enfin, de toutes nouvelles photos sont maintenant présentées sur ma page consacrée à New York, suite à une visite récente dans la Grosse Pomme.

Bonne visite!

jeudi 24 mai 2007

En attendant Cate Blanchett et Brad Pitt...

Ce n'est pas tous les jours que vous pouvez simplement rencontrer Brad Pitt ou Cate Blanchett en vous rendant au travail...
Rassurez-vous, je ne les ai pas plus rencontré que vous.
Mais j'aurais semble-t-il pu tomber sur Cate ce matin, puisqu'en tournant le coin St-Sulpice et St-Paul, voici ce que j'ai aperçu:

En trois secondes, je me suis retrouvé à Paris dans les années 40-50!

Je dis souvent que c'est pour ça que j'aime bien la ville. Vous ne savez jamais sur quoi vous allez tomber en vous baladant dans les rues.
Vous aurez compris qu'il s'agit d'un tournage, celui du film The Curious Case of Benjamin Button, pour être précis.
Le rôle de Benjamin est tenu par Brad Pitt, mais l'acteur ne doit arriver à Montréal que dans quelques jours, et c'est pourquoi je ne suis pas tombé dessus ce matin :)
J'ai tout de même pris une autre photo, avant d'entrer dans l'édifice Remstar, où je suis maintenant prisonnier de la production (nous ne sommes pas autorisés à circuler pendant qu'ils tournent dans la rue, évidemment)...

Notez les deux dames d'âge mûr à l'arrière-plan... Des figurantes (je les ai entendu parler français avec un accent québécois, hehe), tout comme les personnages qui se trouvent sur la première photo.

Bon, je vous laisse, je vais tenter de sneaker vers une fenêtre pour assister au tournage de certaines scènes. (Tiens, je me demande si Daniel Roby, réalisateur de La Peau Blanche, qui a ses bureaux quelques étages plus haut dans l'édifice Remstar, assiste à cette scène aujourd'hui).

[Et si jamais je vois Brad, je lui dirai que je préfère Jennifer Anniston à Angelina Jolie, hehehe].

mercredi 23 mai 2007

Solaris 163 bientôt disponible!

Wow, je viens de voir l'annonce de la parution de Solaris 163.

Wow parce que je savais que ma nouvelle lauréate du Prix Solaris 2007, «Au plus petit café du monde», y serait au sommaire, mais je ne m'attendais pas à y être en aussi noble compagnie!
Déjà, partager le sommaire avec mon ami Claude Bolduc (lauréat du Grand Prix de la SFFQ 2007 et d'un Prix Boréal 2007) est toujours un plaisir et un honneur, mais en plus, je retrouve Élisabeth Vonarburg (lauréate d'un Prix Boréal 2007).
La présence de Vincent Saint-Aubin Émard, un jeune écrivain fort sympathique (et qui habite justement près de chez moi), ajoute une touche très amicale à ce numéro.
La cerise sur le sundae se trouve sur la couverture, puisque non seulement j'y occupe la place d'honneur, mais en plus, je partage cette couverture avec Geoff Ryman!
Solaris 163 sera en kiosque à la mi-juin.

(Pour ajouter un peu de crèmage à tout ça, je mentionnerai que j'avais moi-même suggéré au rédacteur en chef de Solaris de publier sous forme d'article l'excellent discours de Ryman au récent congrès Boréal. Je ne m'attendais pas à ce que ça soit immédiatement... et en ma compagnie dans la revue et sur sa couverture!)

mardi 22 mai 2007

Métro, Bus, Autoroutes, Ponts et grèves...

Les employés d'entretien de la STM font la grève.

(22 mai; vers 18h45 - Rue St-Denis, un autobus «Hors-Service» passe à côté d'une voiture, devant une station d'essence qui affiche son produit à 1,164$/l)
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Depuis ce matin, les usagers (des dizaines de milliers de personnes, je sens le besoin de le préciser) peuvent utiliser le Métro et l'autobus entre 6h et 9h le matin, puis entre 15h30 et 18h30 en après-midi, contrainte imposée au syndicat par le conseil des services essentiels.
La STM, on le sait, souffre de sous-financement, est en situation déficitaire, et le litige qui l'oppose à ses employés d'entretien est surtout de nature salariale.
La grève risque donc d'être longue, puisque les syndiqués veulent une augmentation que la STM n'a pas les moyens de leur offrir.

Je ne connais pas assez le dossier pour juger du bien fondé des demandes syndicales dans le contexte actuel au Québec (rappelons quand même que des usines ferment, que l'industrie du bois est en pleine crise, etc, etc, donc que tout n'est pas si vert dans la cour du voisin de l'employé moyen de la STM).
Évidemment, si la STM pouvait avoir un vrai cadre financier, la simplifierait les choses. Pour ce faire, il faudrait que les trois palliers de gouvernement veulent bien que la STM ait un cadre financier permanent (ou à plus long terme que la gestion annuelle actuelle). Je soupçonne que la Ville de Montréal est favorable à un tel cadre, mais la ville elle-même n'est pas dans une très bonne situation financière, évidemment (et ne dispose toujours pas d'un cadre financier adapté à son statut de métropole).
Par contre, je m'explique mal comment nos gouvernements (tous deux minoritaires) férédal et provincial, qui se disent pourtant préoccupés par l'environnement - et offrent tous deux un plan vert (hum), ne se sentent pas du tout interpelés par la situation actuelle.

Car, soyons sérieux un moment, si une situation similaire touchait les automobilistes, là, on réagirait! Cet argument se base sur le raisonnement suivant:

Imaginez un instant qu'une grève des employés d'entretien du ministère des transport ait pour effet que l'on doive fermer toutes les autoroutes et les ponts autour de Montréal, à l'exception de périodes de 6h à 9h et 15h30 à 18h30. Il est facile d'imaginer la panique, les protestations, l'intervention immédiate des gouvernements pour régler la crise... - Il n'y a qu'à se rappeler les réactions des conducteurs et instances gouvernementales lorqu'un seul pont est bloqué pendant 2h par une manif pour comprendre que le citoyen qui se préoccupe réellement d'environnement et de questions sociales en est un de seconde zone. (Imaginez si mon exemple s'appliquait à toutes les routes et rues!)

Évidemment, l'usager du transport en commun ne verse pas son argent aux pétrolières, n'encourrage donc pas l'industrie pétrolière (à 1,16$ le litre d'essence) - si profitable dans la province favorite de notre PM Canadien -, industrie, on l'imagine aisément, qui contribue fort généreusement à la campagne électorale de certains partis politiques, certainement plus généreusement que la STM, en tout cas. Dans un tel contexte, pourquoi s'occuperait-on de citoyens ordinaires?

Ah, oui, j'ai souligné le caractère minoritaire de nos gouvernements... On pourrait croire que dans ce contexte, il serait plus probable que l'opposition fasse pression en faveur des usagers du transport en commun, mais - au Québec, en tous cas - ça serait oublier que l'opposition officielle est représentée par un parti élu en région, où la grève à la STM sera vue comme un petit problème montréalais. On ne réalisera pas que sans ce transport en commun, il y aurait 4 fois plus de bouchons et de pollution dans nos villes, et que le smog n'a pas de problème à traverser les ponts, lui, grève ou pas.
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P.S. (ajouté le matin du 23 mai)
Aux informations d'hier soir, on mentionnait que l'heure de pointe sur les ponts et autoroutes avait été une horreur... certains automobilistes se plaignent d'ailleurs... (Un avait l'air de dire «mais que font-ils sur mon pont?»).
Évidemment, si 10% des usagers des transports en commun se jettent sur leur voiture, ça augmentera la congestion et la pollution... Imaginez 100%...
On pourrait souligner l'aspect ironique - voire ridicule - du fait que ce sont les automobilistes qui se plaignent de la grève des transports en commun, mais ne le soulignons pas, puisque leurs plaintes répétées risquent d'avoir plus de poids que celle des usagers de ces transports, alors chut...
:)

Un petit conte uchronique

Il y a environ un mois, lors du Congrès Boréal, j'ai écris une sorte de petit conte uchronique dans le cadre du concours d'écriture sur place organisé par Julie Martel.
Ce texte, intitulé Les Fantômes et moi et Suzinette et les petits Africains de la Charles Voie, est maintenant illustré par quelques photos, est présenté sur mon site web.
En effectuant une légère révision du texte, je me suis rendu compte que comme il m'arrive souvent de le faire lors de ces exercices d'écriture sur place, j'avais incorporé le thème imposé au départ, puis divergé quelque peu... J'ai donc décidé de retirer les références et liens avec le thème pour faire de ce texte une histoire qui vole de ses propres ailes, en quelques sortes.
(Julie me pardonnera certainement).

mardi 15 mai 2007

Le voyageur sans papier

Je me sens tout nu.
Depuis hier après-midi, je n'ai plus le droit de sortir du pays.
C'est qu'une fois tous les cinq ans, il faut prendre quelques jours pour renouveller son passeport.
J'avais mon passeport courant depuis l'automne 2002, et donc, il était valide jusqu'à l'automne 2007. Comme je ne sais pas quand je vais revenir de mon prochain voyage - prévu pour juin prochain - il me fallait un nouveau passeport.
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J'ai donc rempli une demande officielle, et colligé les informations nécessaires, ainsi que les documents demandés - je m'étonne toujours que l'on re-demande à chaque fois mon certificat de naissance.
Puis, j'ai vérifié les délais sur le site du bureau des passeports canadiens. C'est qu'on entend toutes sortes de choses depuis quelques mois à propos des passeports! Une chose est certaine; les délais sont beaucoup plus longs qu'avant. On pointe du doigt la nouvelle règlementation concernant le passage à la frontière étatsunienne, mais ne vous semble-t-il pas étrange - pour ne pas dire stupide - que le bureau des passeports n'ait pas prévu le coup, compte-tenu du fait que nous savions depuis des mois et des mois que ce règlement entrait en vigueur à cette date?
A-ny-way.
Je me pointe donc au bureau des passeports. À Montréal, ils sont situés au Complexe Guy Favreau, et comme c'est au 8e étage, il faut prendre un ascenseur... et il y a une file d'attente pour avoir ce privilège. On vous donne donc un numéro, puis, après dix minutes d'attente, vous êtes invités à monter. Au 8e, on prend les numéros pour nous remettre en file... afin de prendre un numéro. Une fois que c'est fait, on annonce environ 1h30 d'attente - pas si pire après tout - et une centaine de personnes occupent les sièges dans la salle. Puis, c'est l'attente et le petit jeu amusant des panneaux LCD qui affichent les numéros et les guichets... Une heure trente plus tard, il reste toujours 40 numéros avant le mien... Hum... Puis, il s'écoule une heure de plus et c'est mon tour. Yé.
(Notons pour l'anecdote que pendant environ 1h45, il y avait une femme avec un très jeune bébé (genre 2 mois), et que ce dernier a pleuré (hurlé) tout le long (Coliques? Otite? Ça devait être douloureux) - c'est quelle Loi qui stipule qu'il doit toujours y avoir un bébé qui braille dans ces salles d'attente?).
Bon, alors mon tour vient, une sympathique préposée s'occupe de ma demande avec efficacité et sourire, puis elle coupe le coin suppérieur droit de mon passeport et elle étampe un immense «Cancelled/Annulé» sur ce précieux document... me laissant sans papier (snif).
(Je note tout de même qu'on ne paye pas les frais à la préposée; elle vous donne plutôt un papier... et vous invite à faire la file au guichet 1 pour le paiement).
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Voilà, je suis donc un voyageur sans papier, pour les 3 prochaines semaines.
Car question délai, les choses se sont améliorées. Dans mon cas, ça ira plus vite puisque je passerai prendre mon nouveua passeport au bureau-même, sauvant le délai de poste, au moins.
Par contre, pour qui ne peut pas se présenter en personne pour faire la demande d'un passeport, le site du bureau des passeports parle d'un délai de 10 semaines.
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Je dois avouer que je me sens un peu triste de voir ce passeport annulé. Il m'a beaucoup servi depuis 5 ans, il aura voyagé et récolté des visas dans une vingtaine de pays, et je me suis habitué à avoir cette pièce d'identité reconnue partout dans le monde, et puis je suis un peu nostalgique à l'idée de devoir le laisser derrière moi pour mon prochain voyage... Bon, tout ça est sentimentalo-gomme baloune, j'imagine, mais ça ne change rien à ce sentiment de tristesse devant ce passeport au coin désormais tronqué. Heureusement, on nous permet de le conserver en souvenir... :-)
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vendredi 11 mai 2007

L'Esprit Vagabond sur YouTube

Ah, YouTube...
Si populaire, si In, et pourtant, si plein de bruit de fond que ça en est difficile de trouver le matériel intéressant.
Je ne suis donc pas un très grand fan de YouTube, et bien que je visite le site à l'occasion, il est rare que je m'y perde bien longtemps. Évidemment, je n'ai pas fait le tour de ses possibilités, j'explore encore comment m'y retrouver dans ce qui semble un peu fouillis où n'importe qui offre n'importe quoi.
Et justement. :-)
C'est pratique pour plusieurs choses que n'importe qui puisse faire n'importe quoi sur YouTube...
Et comme ça faisait un bout de temps que je me demandais comment organiser l'idée d'un partage de petits films (montages photos, clips, vidéos de voyage, etc), j'ai décidé de faire le pas et de passer sur YouTube. Il faut avouer que pour partager des petits bouts de films, c'est un des sites les plus pratiques qui soit, tant pour l'auteur que pour le visiteur-spectateur. Le fonctionnement est simple et efficace, ce qui me plait beaucoup.
Ainsi, voici donc un beau lien vers l'ensemble des petits films que l'Esprit Vagabond vous propose pour visionnement sur YouTube. Il s'agit bien entendu exclusivement de clips de voyage. Il n'y en a que trois pour le moment; deux photo/vidéo montages (un de Tikal et un de Montréal) et un vidéo de décollage.
Le plus beau de l'histoire, c'est que si le coeur m'en dit, je peux également placer un des clips sur ce blog ou sur mon site web, comme ici, tiens:




Chouette, un nouveau jouet! :)
(Je suis certain que la plupart des usagers de YouTube ont cette réaction infantile).
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mardi 8 mai 2007

PQ: Qui sera Calife à la place du Calife?

Bon, André Boisclair s'incline et quitte la tête du Parti Québécois.
On en entendra parler en long et en large dans les jours qui viennent, et on lira tout plein d'analyses.
Voici pourquoi je voulais ajouter mon grain de sel; je n'ai ni lu ni entendu ce qui suit dans les médias dans les récentes semaines, et la chose m'intrigue: je ne suis certainement pas le seul à avoir remarqué le phénomène! Et ce phénomène est celui de l'anti-démocratie médiatique qui favorise les dissidents d'un parti politique.
Je m'explique.
Lors de son élection à la tête du PQ, André Boisclair a obtenu une majorité de voix au premier tour de scrutin. ce qui signifie qu'il y avait un pourcentage plus élevé que 50% de membres qui ont voté pour lui. Comme il n'a pas été élu à l'unanimité, il est évident qu'il y avait des membres qui lui aurait préféré quelqu'un d'autre (Pauline Marois, par exemple).
On regarde ensuite le chef performer, puis viennent les élections, et le résultat que l'on sait.
Ce qui suivra - les remises en question du parti, les critiques du leadership de Boisclair - est teinté d'anti-démocratie, purement et simplement. Le PQ se vante pourtant de sa base démocratique, puisque son chef est élu au suffrage universel. Or après l'élection, bye bye démocratie et bonjour aux critiques, sorties, remises en question du leadership, bref, on laisse beaucoup de place à ceux qui ne sont pas d'avis que Boisclair est un bon chef. Mais s'agit-il d'une majorité de membres du parti? Quelques gros cannons (les tueurs de chefs, semble-t-il, qu'ils sont appelés entre les branches), quelques ex-ministres ou députés frustrés, quelques partisans d'autres candidats à la chefferie, j'imagine... Bref, un beau mélange de monde qui ne représentent pas nécessairement la majorité des membres d'un parti. En prêtant écho à ces gens (non élus, rappelons-le, comme représentant du PQ), les médias se rendent complices d'un putch déguisé contre un chef élu...
Je précise tout de suite que je ne cours pas à la défense d'André Boisclair. Je ne suis pas membre du PQ, donc ultimement, ce ne sont pas de mes affaires. Et si j'ai bien voté pour le PQ lors des dernières élections, j'aurais préféré voir le parti mené par Pauline Marois, si j'avais eu à voter lors de l'élection du chef. Mais la question demeure: Pourquoi les journalistes ne réalisent jamais qu'ils sont carrément manipulés? Il est clair qu'il y a des manoeuvres en coulisse des partis quand arrive une remise en question et plusieurs tentent de tester leurs appuis, mais aucun de ces personnages ne représente la majorité des membres et les médias rapportent illico le moindre dissident comme étant un pan important qui remet en cause le leadership du chef... favorisant ainsi les dissidents qui ont une forte voix au détriment du chef élu démocratiquement.
Un autre exemple patent nous attend peut-être bientôt: Stéphane Dion a été élu par une bonne majorité lors du dernier tour de la course à la chefferie du PLC et pourtant, les médias ont déjà commencé à parler de remise en question de son leadership... (Il est certain qu'il y a des opposant à Dion dans son parti, il n'a pas été élu au premier tour, ni à l'unanimité, mais les représentants des médias devraient mettre en perspective les critiques dont ils font part).
Bref, suis-je le seul à trouver que les journalistes n'agissent pas professionnellement en rapportant ces critiques, sans aucune mise en situation pour expliquer qu'il s'agit peut-être de quelques dissidents ne représentant qu'une poignée de membres?
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Ceci dit, le départ d'André Boisclair est une très mauvaise nouvelle pour le Québec à court terme. Bien que chef du parti le moins représenté à l'Assemblée Nationale, son départ signifie une chose évidente: le PQ n'a plus les moyens de renverser le gouvernement et provoquer des élections avant de s'être trouvé un nouveau chef. C'est notre Premier Ministre qui doit être content de cette nouvelle; il sait maintenant qu'il aura l'appui du PQ; la même situation s'était produite lors du départ de Paul Martin après l'élection du PC minoritaire; les Libéraux ne pouvaient pas renverser le gouvernement sans avoir élu un chef au préalable. C'est donc une minorité libre de gouverner qui se pointe en chambre à Québec.
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Enfin, le PQ est un parti dans la misère; car une fois encore, le parti (ou ses tueurs de chefs) refuse de se remettre en question et assassine politiquement son chef plutôt que de procéder aux changements qui s'imposent ou d'assumer les conséquences de ses choix. On dirait les réactions de fans de Hockey qui veulent la tête du coach quand l'équipe perd.
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C'est Gilles Duceppe qui a l'air un peu bête, aujourd'hui. D'une part, il semble être une des causes du départ de Boisclair, alors il aura l'air un imbécile s'il décide de rester camoufflé à Ottawa. D'autre part, son poste à Ottawa est confortable; l'éternelle opposition permet d'être populaire sans jamais s'user au pouvoir, ce qui n'est pas nécessairement le cas à Québec. Et le Bloc est encore une force aux élections, ce qui n'est plus le cas du PQ, comme on l'a vu aux dernières élections provinciales... Dilemme, dilemme...
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Certains supporteurs de Pauline Marois tenteront-ils de la convaincre de revenir? Elle n'affrontera certainement pas Gilles Duceppe dans une course, mais s'il se défile...?
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Le PQ n'ayant ni le temps ni les moyens d'une autre course à la chefferie cherchera certainement un courronnement de chef, pour faire changement (Lucien, Bernard...), ce qui n'est évidemment pas la manière la plus démocratique d'élire son chef, mais bon, puisque quand on utilise l'angle de la démocratie, on assassine anti-démocratiquement ce chef quelques mois plus tard, pourquoi pas?
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lundi 7 mai 2007

À propos de deux «Feel bad Movies» québécois

Vous connaissez peut-être l'expression «Feel good movies», que l'on attribue à ces films souvent légers qui ont comme point commun de vous laisser avec un sourire et une impression de bien être après leur visionnement. Il s'agit souvent de comédies romantiques, avec une belle fin ou de comédies dramatiques au dénouement heureux. Plus rarement, il s'agit de films plus sombres ou dramatiques mais dont un côté est habilement mené pour évoquer des émotions agréables malgré leur sujet. Je pense à La vie est belle, par exemple, qui n'a pas été qualifié de typique «Feel good movie» mais qui avait un effet similaire, et même plus fort encore.
J'ai déjà parlé sur ce blog de quelques films du genre, comme Music and Lyrics ou Wimbledon, par exemple. Je ne cache pas que j'aime bien ces films - lorsqu'ils sont bien faits - et que j'en tire ce que je vais y chercher, un peu comme je le fait d'un Woody Allen, un Spider-Man ou d'un Tarantino, dans d'autres registres.
Aujourd'hui, ce commentaire se penche sur le phénomène inverse; ce que j'appelle les «Feel bad movies», ces films - il y en a des bons comme des mauvais - qui vous laissent un goût amer dans la bouche, qui vous donne envie de prendre un drink ou deux pour oublier que vous êtes secoués ou que soudainement - aussi soudainement que les «feel good movies» vous faisaient vous sentir heureux - vous vous sentez déprimé.
Je trouve ces films assez étranges, contrairement à leur équivalent positif. On peut facilement comprendre pourquoi on fait des «feel good movies», puisqu'ils sont légers et agréables, et qu'en plus de plaire et faire rire, ils risquent de faire plus d'argent puisque les spectateurs heureux les recommanderont (s'ils sont bien faits, évidemment).
Or pourquoi sent-on le besoin de faire un «feel bad movie»? Première réponse; pour raconter une histoire précise, avec sa morale ou son message bien à elle, et que ce message et cette histoire ne peuvent pas être racontés autrement que par ce sentiment de malaise total. L'exemple le plus intense qui me vienne à l'esprit pour illustrer ce cas est Requiem for a Dream, qui laisse dans un état de choc qu'aucun spectateur ne peut oublier par la suite.
Cet exemple se défend très bien, et il atteint son but tout en offrant un produit artistiquement (cinématographiquement) brillant à tous points de vue.
Or si j'ai décidé de parler un brin de «feel bad movies», c'est que j'ai récemment visionné deux films québécois que j'ai classé dans cette catégorie, et je pense que ce n'était pas l'intention de leurs auteurs. Je fais peut-être erreur, mais dans un des cas, on a même vendu le film aux spectateurs comme une comédie. Je parle de Cheech, ici. L'autre film est La vie secrète des gens heureux.
Ces deux films sont bien différents dans leur approche, dans leur réalisation et dans leur interprétation. Toutefois, le sentiment de malaise et de déprime qu'ils laissent après leur visionnement est le même - et une fois encore, je ne pense pas que la chose ait été intentionnelle.
Cet état de fait explique d'après moi l'échec commercial (partiel) des deux films, puisque ce n'est pas le genre de films qui vous font dire à tous; allez voir ce film! Au contraire, vous allez probablement tenter d'éviter ce sentiment de déprime à vos amis en ignorant ces films lors de vos recommandations.
(Je n'ai rien contre les films intenses, sérieux, dramatiques, remarquez. Après avoir vu Schindler's List, Million Dollar Baby, Babel ou Downfall, par exemple, je n'avais pas un grand sourire aux lèvres, mais je m'empressais de dire aux amis à quel point ces films étaient bons, malgré qu'ils traitaient de sujets difficiles).
Ce n'est ni le cas de La vie secrète des gens heureux, ni celui de Cheech, pourtant. Les deux films ne sont toutefois pas des mauvais films. Cheech ne méritait pas d'aussi mauvaises critiques à sa sortie, j'avoue ne pas comprendre la réaction médiatique; ce n'est pas un excellent film, mais il est bien réalisé, bien interprété et monté avec talent, malgré quelques trous et longueurs dans le scénario, ce sentiment déprimant et le fait qu'il a été vendu comme un film comique, ce qu'il n'est pas vraiment (pas du tout, en fait).
La vie secrète des gens heureux comporte son lot d'humour (noir), par contre, en première partie, mais l'histoire bifurque à un moment et les personnages s'enfoncent et le degré d'ironie est totalement mis de côté pour quelque chose de plus absurdement pathétique.
Bref, malgré leurs qualités, il s'agit de deux films qui laissent sur un sentiment d'inutilité, soit exactement l'inverse de ce que je recherche habituellement dans les films, quel que soit leur genre, et c'est pourquoi je ne les recommande pas plus que les autres critiques ne l'ont fait avant moi...

dimanche 6 mai 2007

Scarlett chez Woody: Prise 3 !

Quel joli cadeau que Scarlett Johansson et Woody Allen viennent de m'offrir en annonçant que mon actrice favorite jouera une fois de plus dans un film d'un de mes réalisateurs fétiches. Ils m'ont déjà offert l'excellent Match Point et le pas moins savoureux Scoop, alors je ne peux que me réjouir de les voir réunis pour Midnight in Barcelona, qui, comme son titre l'indique, sera en plus tourné à Barcelone, en Espagne, une ville que j'ai adoré visiter. Ah, oui, il y a aussi Penelope Cruz qui tiendra un rôle principal, alors que demander de plus? Je sais déjà que je vais aimer ce film, ne reste plus qu'à le tourner (cet été) et le voir, en profiter, et en reparler ici :)

...
En attendant, j'irai certainement voir Cassandra's Dream, le prochain Woody, et qui met en vedette Colin Farrell et Ewan MacGregor, ce qui n'est pas si mal en attendant Scarlett, non? ;-)
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mardi 1 mai 2007

The Best Damn Avril !

Vous aurez deviné que je vais vous parler du nouveau CD de la jeune chanteuse canadienne Avril Lavigne, chanteuse dont j'ai déjà parlé sur ce blogue à quelques reprises. Ce n'est donc une surprise pour personne quand je dis que j'aime bien ses chansons et son style de musique.
Avril arrive donc avec un CD d'avril intitulé The Best Damn Thing, un album qui surprend agréablement par son énergie et son absence de prétention. On aurait pu craindre que le succès d'Avril ne la fasse tomber dans un style plus pop pour éviter de risquer une baisse de popularité, ou encore que son succès en tant qu'auteur-compositeur ne l'incite à verser dans une introspection prétentieuse et ennuyante. Mais non, rien ni d'un côté ni de l'autre; juste Avril Lavigne, avec son énergie incroyable et une musique forte avec des lignes de basse puissantes et contagieuses, bref, beaucoup de plaisir d'écoute. Les chansons, même si elles ne versent pas dans le pop, sont tout de même relativement accrocheuses, pour peu que l'on aime ce style rebelle, et elles nous trottent dans la tête à divers moments de la journée longtemps après que l'on ait appuyé sur stop.
Avril est encore jeune, et s'il est vrai que certains textes ne concurrencent pas Shakespeare, la naïveté de l'ensemble demeure charmant malgré tout et on ne saurait lui reprocher certaines paroles comme dans GirlfriendI don't like your girlfriend, I think you need a new one, I could be your girlfriend» ou encore «She's like, so, whatever»). Et même dans ces cas, sa prose a une qualité rythmique qui rappelle celle de Eminem ou d'autres rappeurs, et il est beaucoup plus ardu que ça en a l'air d'écrire ce genre de textes, alors lorsque ça fonctionne aussi bien avec le style musicale, ça force une certaine admiration.Avril sait aussi être plus intimiste quand le texte l'impose. Elle l'avait déjà démontré dans quelques chansons, antérieurement - je pense à Slipped Away, par exemple - et même si The Best Damn Thing est un album définitivement plus énergique, on retrouve une grande émotion et une belle poésie musicale dans Innocence et dans Keep Holding OnThere's nothing you can say, nothing you can do, there's no other way when it comes to the truth, so keep holding on»).
Enfin, ce n'est pas le meilleur album au monde (même si c'est actuellement le plus vendu), mais il est plein de qualités, d'une belle spontanéité et plein d'énergie communicative. C'est bruyant comme musique, mais si comme moi vous aimez la musique jeune, bruyante, qui vous emporte autant avec son rythme, sa basse, sa guitare que ses paroles qu'avec son interprétation talentueuse, vous ne devriez pas être déçu par ce CD d'Avril la rebelle.

Je note d'ailleurs au sujet de sa réputation de rebelle, que la belle Avril mélange diverses choses sur l'esthétique de l'album; le sigle composé d'un coeur rose sur deux tibias croisés, les bas à mailles en filet et une gueule un peu boudeuse enveloppée de cheveux blonds et roses (elle ne sourit que vaguement, et sur une seule des 14 photos du livret), un amalgame plutôt réussi et qui fait sourire ceux qui ont vu d'autres rebelles avant. Il s'agit toutefois d'un sourire bienveillant et charmé par le mélange de révolte et de naïveté que projette Avril Lavigne.
En un mot, c'est un CD qui ne réinvente pas la roue, mais qui a sa personnalité propre et s'avère très agréable à écouter. Je ne demandais rien de plus à Avril Lavigne, mais je n'attendais rien de moins.

Une ballade à Laval, en Métro

Je ne suis peut-être pas un geek d'autobus (bien que je lisais le petit feuillet d'info de Translink, la société de transport de Vancouver et disponible dans le Skytrain), mais j'ai un petit côté génie civil amateur et je m'intéresse à plusieurs aspects de la vie urbaine. Les lecteurs de ce blogue savent déjà que je m'intéresse au Métro de Montréal, par exemple, et que j'ai visité toutes ses stations.
Toutes? Depuis 3 jours déjà, trois stations résistaient encore à cette observation, puisque la STM a inauguré les stations Cartier, Concorde et Montmorency le 28 avril dernier et que j'avais été trop pris par Boréal 2007 et d'autres activités pour me rendre dans ces nouvelles stations.
En début de soirée d'hier, j'ai donc décidé de profiter de la TRAM-3 que m'a laissée mon amie Suzie et qui me donnait accès au stations de Laval jusqu'au 30 avril, pour faire une balade en métro dans le seul but de visiter les nouvelles stations. Je sais, je m'approche dangereusement du geek quand je voyage en métro sans destination autre que le métro lui-même... (mais comme certains le font avec le bus...)...
Voici donc une relation en photos de ce voyage en terres lavalloises, accompagnée de quelques commentaires.
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Mon périple a débuté à la station Beaubien, près de chez moi, et j'ai pris une photo de son édicule (loin d'être un des plus beaux du réseau, on en conviendra), pour des fins de comparaison avec les nouvelles installations. Étonnamment, il semble plus beau sur cette photo que dans la réalité!

Une fois à l'intérieur du réseau, je n'ai pu que noter que la STM aura des milliers de panneaux de signalisation à changer au fil des prochaines semaines, puisqu'à Beaubien, par exemple, on mentionne toujours la direction Henri-Bourassa alors que je m'embarque en direction Montmorency. On note aussi que ça ne fera pas de tort de changer quelques signes...

J'ai décidé de faire tout le trajet jusqu'au terminus Montmorency, puis de revenir en visitant les nouvelles stations. Ainsi, une fois à Montmorency (déjà surnommée Momo par les habitués du secteur et du collège du même nom ;-), j'ai pu prendre cette photo du niveau des quais, en me tenant sur la passerelle qui relie les deux quais de la station. Je me permets de noter l'espace vaste. les hauts plafonds, ainsi que l'éclairage beaucoup plus présent (et puissant) que dans les stations plus anciennes.

Comme dans un billet précédent sur certaines stations de la même ligne orange, j'ai pris la peine d'observer quel genre d'oeuvres d'art la STM avait décidé d'installer pour décorer les nouvelles stations. Les trois grandes choses ailées et colorées qui surplombent les escaliers de Montmorency ne m'ont pas particulièrement convaincu, mais laissont la chance au coureur pour le moment, au moins, ce n'est pas désagréable au regard.

Dans la direction inverse, j'ai fait un arrêt à la station Concorde, qui est aussi une nouvelle station du train de banlieue. Ici, son édicule, qui incorpore un couloir-puit de lumière et le sigle du métro (la flèche bleue qui pointe vers le sous-sol, entourée d'un cercle) qui fait partie du vitrail de façade.
Les trois nouvelles stations partagent toutes certaines caractéristiques; elles n'ont qu'un accès aux quais et donc chacune un seul édicule, bien que les édicules en questions ont chacun quelques portes et couloir d'accès différents au niveau de la rue. Aussi, chaque édicule est entourré d'aménagement paysager, voire d'aires d'attentes, incluant quelques promenades en bois, comme ce petit parc urbain qui se trouve aux abords de la station Concorde. Notez que les panneaux de verre entourrant le parc servent également de puit de lumière pour la station.
J'ai déjà parlé de l'espace et des hauts plafonds, cette photo du niveau des quais et des guichets de la station Concorde démontre bien l'utilisation de la lumière extérieure dans la conception des stations (les reflets bleus sur la photo proviennent de la lumière des plaques de verres dans le parc de la photo précédente).

Il était impossible de résister à vous montrer les nouveaux signes de direction qui sont évidemment déjà présents dans les trois stations de Laval... en attendant de les retrouver dans les 28 autres stations de la ligne orange... Cette photo a été prise sur la passerelle de la station Concorde, passerelle qui constitue un autre élément commun aux trois stations, puisqu'elles ont un seul accès aux quais.

J'ai terminé mes visites avec la station Cartier, la plus proche de Montréal, et dont l'édicule est aussi entourré de son petit aménagement paysager... et d'une oeuvre d'art qui ne détonne pas dans le paysage, faute d'être réellement fascinante, et qui m'a au moins offert l'opportunité de réaliser cette photo au coucher du soleil.

Voilà, c'était mon côté geek de métro ;-) et mon grain de sel pour souligner ces nouvelles stations de métro, puisque le métro est un mode de transport que j'adore, et que j'ai utilisé dans une quinzaine de villes dans le monde. J'avais hâte que Montréal décide de poursuivre l'expansion de son réseau, c'est le signe d'une ville dynamique et tournée vers l'avenir.
[Suggestions d'expansion: Plus de stations à Longueuil, ligne bleue de Snowdown à Lachine, ligne orange de Côte Vertu à Momo en faisant une ligne circulaire, ligne bleue de St-Michel à Anjou.]