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mercredi 2 novembre 2011

Sur la ligne rouge du palais des congrès

Je ne sais pas quand la chose s'est produite, mais si vous passez au Palais des Congrès de Montréal, vous noterez qu'on a retiré les parois de verre que l'on voyait le long du corridor principal (et que l'on peut apercevoir sur la seconde photo de ce billet datant de 2009).


On a remplacé la paroi de verre par une ligne rouge.


Cette ligne rouge porte plusieurs inscriptions, à partir de son extrémité ouest, inscriptions qui soulignent les principaux grands événements qu'a accueillis le Palais des Congrès au fil des ans.


Et c'est avec plaisir que j'y ai retrouvé la mention d'Anticipation et son coordonnateur René Walling.
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lundi 24 août 2009

Anticipation: un post-scriptum en photos

Je n'ai pas eu le temps de vous prévenir - je le fais essentiellement pour ceux qui liraient ceci en provenance du lien sur la page de Solaris et qui ne sont pas membres du réseau Facebook; j'avais pris quelques photos dans les environs du congrès mondial de SF et qui - de près ou de loin - me semblaient avoir un lien avec les thématiques de la convention.
Quinze de ces photos sont regroupées dans un album consultable par tous - membres ou non - en suivant ce lien vers l'album-photo Around/Autour Anticipation.
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mardi 11 août 2009

C'était L'Esprit Vagabond, à Anticipation


C'était L'Esprit Vagabond...

à Anticipation...

pour la revue Solaris.

Cette signature en trois photos aux thématiques colorées forment la conclusion de ma couverture d'Anticipation, 67e congrès mondial de science-fiction, qui s'est tenu à Montréal. ce billet marque donc la fin de ma collaboration spéciale pour la revue Solaris.
J'espère que vous avez aimé la lecture de ces billet et la couverture que j'ai tenté de faire de cette convention, mon premier congrès mondial.
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Au plaisir de vous retrouver dans les prochains billets... ce ne sont pas les choses intéressantes à faire qui manquent ces temps-ci en ville!

Entretien avec Sybiline

Sybiline.
Dans le milieu de la science-fiction et du fantastique québécois, Sybiline n'est connue que depuis peu. La première fois où j'ai remarqué une de ses oeuvres, c'était en couverture de Brins d'éternité #20. Je ne savais pas que l'artiste - qui oeuvre depuis plusieurs années - réalisait déjà des couvertures de livres depuis un bon moment, ayant travaillé pour les éditions Soulières, Tisseyre ou chez VLB par exemple.
Diplômée en arts visuels à l'Université Laval, elle a déjà remporté plusieurs prix dans sa région natale, la Mauricie, et a été finaliste pour plusieurs autres dans cette même région et ailleurs au pays.
En littérature jeunesse, on a pu la remarquer comme l'illustratrice d'Un été sur le Richelieu de Robert Soulière, de Taxi en cavale de Louis Émond et de la nouvelle édition du Cercle de Khaleb de Daniel Sernine. Ce seront également ses illustrations qui orneront les couvertures de la prochaine édition de L'Arc-en-Cercle de Daniel Sernine et de La Vengeance des fleurs de Julie Martel.
Lors de la récente fin de semaine de congrès de fantastique et science-fiction, dans le cadre d'Anticipation 2009 et de Boréal 2009, Sybiline s'est mérité deux honneurs: le Best in Show Award du congrès mondial (pour la peinture Le Sablier du temps) et le Prix Boréal de la meilleure réalisation artistique.
C'est à cette occasion que j'ai pu rencontrer l'illustratrice et que l'idée de ce petit entretien est née.
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Entretien avec Sybiline.
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L'Esprit Vagabond: Sybiline bonjour. Comme mes lecteurs ne sont pas nécessairement familier avec ton travail, j'aimerais d'abord savoir comment tu en es venue à l'illustration? Quels-ont été les éléments déclencheurs pour toi?

Sybiline: Bonjour à toi... En fait, l'art en général a toujours fait partie de moi. Plus jeune, je dessinais tout le temps, ensuite est venu la danse, la couture, la poésie et le théâtre. À 19 ans, j'ai découvert la peinture. Cette découverte était le premier pas dans la bonne direction. Cette matière m'a beaucoup parlée, c'était une véritable révélation! Je ne connaissais pas encore la tournure que tout cela prendrait mais je savais dorénavant que j'allais peindre. Ma passion pour les livres, était aussi grandissante. J'ai toujours trouvé que les livres "sentaient bons". J'aimais l'école et le papier, les nouveaux crayons et les livres neufs. Je leur faisais très attention. Quand je lisais, je me référais toujours à la couverture. J'aime les références visuelles et même très jeune, je comparais déjà la concordance du lien entre l'idée de l'auteur et de l'illustrateur. Parfois, j'avais des visions totalement différentes et je rêvais alors très précisément des changements que j'aurais fait si c'était moi qui avait illustré. Je pouvais regarder des images pendant des heures et je me questionnais...
En 2003, j'ai eu une conversation avec Robert Soulières au Salon du livre de Trois-Rivières et je voulais illustrer pour lui. Je le trouvais très gentil et je voulais faire l'expérience, avec lui. Je suis allé le voir ensuite à chaque année avec mon portefolio et il me disait "Tu es bonne toi, un jour je vais te donner ta chance..." et un jour il l'a fait. J'ai reçu son premier téléphone alors que je travaillais comme commis à l'Agence du Revenu du Canada. Et ensuite, il m'a donné un autre contrat, et ensuite un autre... et puis d'autres maisons m'ont téléphonée et voilà, je trouvais tranquillement ma voie.
Quand je regarde ce parcours maintenant de derrière, je pense que j'étais vraiment destinée à faire ce travail, je n'y vois aucun autre passage...

EV: À partir de quand, et pourquoi as-tu décidé de travailler sur des thématiques de fantastique, science-fiction ou fantasy?

Sybiline: Je suis une grande rêveuse, c'était inévitable! Toute jeune je ne dessinais que cela et surtout des personnages. Mon amour aussi pour les tableaux des grands maîtres et leurs techniques anciennes m'attirent beaucoup. C'est d'une certaine façon l'exploration d'un autre monde, la résolution d'une énigme, une quête vers le passé.

EV: Tu viens de remporter le Best in Show Award à la convention mondiale de science-fiction, pour ton oeuvre Le Sablier du temps. Quelle a été l'inspiration derrière cette oeuvre?

Sybiline: "Le Sablier du temps" est une oeuvre tout à fait personnelle. La modèle qui pose pour le personnage étudie la médecine dans la vraie vie. Tout a débuté d'une conversation sur la mort, très inspirée d'ailleurs. Vient ensuite la conception et la fabrication du costume et une séance photo avec le "Oscar" de ses cours de classe. Il est difficile pour moi de pointer l'exactitude de ce que j'ai peint. L'inspiration est parfois nébuleuse même pour l'artiste car c'est souvent une réflexion en soi. Ce que je constate est que la composition du tableau se divise entre l'ombre et la lumière et que la vie est belle et bien dans la lumière. C'est perçu par moi davantage comme un frisson dans le dos, une présence qui nous accompagne tout au long de notre vie, qui attend, et avec laquelle on apprend à vivre. Dans un poème que j'ai écrit (parfois j'écris sur mes tableaux pour tenter moi-même de comprendre le message qui est passé...), je me souviens d'avoir conclu à une valse:

"Dès mon premier souffle de vie
J'ai su que tu me regardais grandir
Sans l'attente d'une possible survie
Je sais que ma chaleur te fait fuir

Côte à côte, nous valsons
Quand je suis triste, je ressens dans mon dos
Une présence, comme un frisson
Qui longe mon corps de bas en haut.

(Tu es près de moi)

Lorsqu'une douce lumière m'accompagne, je souris
Je sais alors que tu patientes, là-bas
Ainsi nous apprenons à vivre ensemble...

La nuit ou ma main s'unira à la tienne
Je sais que tu m'accompagneras, dans le noir".

Pour moi c'était très positif car cela signifiait que quelqu'un nous attendait, tout simplement.

EV: Effectivement, il se dégage du tableau un sentiment de calme. C'est doux et serein, malgré que se soit un squelette qui soit dans l'ombre de la jeune fille. C'est un très beau contraste.
À part les expositions à Anticipation et Boréal 2009 cette année, y'a-t-il d'autres lieux ou l'amateur peut visiter tes oeuvres?

Sybiline: J'expose en tout temps des tableaux à la galerie MichL à Baie-St-Paul et aussi à la galerie Lumières au pinceaux à Ste-Flore. Sinon, je me promène d'expositions en expositions dans différentes activités artistiques.

EV: Quels sont tes projets futurs en science-fiction et fantastique?

Sybiline: Oula.. j'en ai beaucoup! En ce moment je mets la priorité sur des projets d'inspiration personnels car j'ai beaucoup d'idées en têtes qui attendent depuis trop longtemps. Je cherche entre autre une modèle qui pourra incarner un vampire. La scène n'est pas encore définie car c'est souvent le personnage qui m'inspire en premier alors j'attends de trouver. J'ai un autre projet dont la scène centrale est l'épitaphe d'une fée. Je m'engage aussi bientôt sur le tableau d'un dessin produit initialement pour le fanzine Nocturne dont le thème est la Sylphide... Je poursuis également certains contrats qui en ce moment portent sur les sujets très inspirants des sorcières de Salem et Robin des bois.
Je n'aurai assurément jamais assez d'une seule vie pour accomplir tous mes désirs...

EV: Haha, un sentiment que je comprends bien... et c'est certainement le cas de plusieurs de mes lecteurs...
Sybiline, merci, en encore félicitations pour tes deux prix.

Sybiline: C'était un plaisir!
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Notes.
Galerie MichL, Baie St-Paul.
Photo: L'artiste posant avec ses oeuvres exposées à Anticipation.

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Hugues Morin, pour Solaris.

Anticipation dans la presse

Je ne ferai pas de revue de presse complète, mais un billet pour relater les mentions et articles sur Anticipation dans les médias traditionnels généralistes me semble de mise.
Après tout, il est rare qu'un événement de F&SF au Québec attire l'attention d'autant de médias mainstream d'importance.
Les médias visuels étaient aussi présents, comme en font foi les photos qui accompagnent ce billet et que j'ai captées ici et là pendant la convention.
Ainsi, si vous n'en avez pas assez lu sur ce blogue, j'attire votre attention sur les articles des journaux suivants:

Un article de Tristan Péloquin sur Cyberpresse, où l'on cite Julie Martel... qui parle de toutous, de costumes et de casques à hélices.

Un bon article - la Une du journal Voir - sur Neil Gaiman
avec un survol des univers qu'il a explorés autant en BD qu'en roman et au cinéma.

L'article pré-congrès du journal Le Devoir. Élisabeth Vonarburg est l'auteure citée cette fois-ci, et on retrouve au bas de l'article en ligne des commentaires de lecteurs... dont ceux de Jean-Louis Trudel.

Le Blog de The Gazette a offert pendant Anticipation une très complète couverture du congrès.

Je n'ai pas encore eu le temps de lire les autres blogues des collègues (à part le billet en cours de congrès sur Fractale-Framboise), mais je ne doute pas que chacun ira de son résumé de convention une fois de retour à la maison et reposé... Je vous invite à retourner consulter le billet sur les blogueurs d'avant le congrès pour les liens vers les blogues susceptibles de reparler d'Anticipation.

Pour ma part, je vous laisse donc sur ce billet-conclusion, avec une dernière photo de l'invité d'honneur Neil Gaiman, surveillé de près par un cameraman lors d'une séance de signature.
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Hugues Morin, pour Solaris.
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[Photo: Philippe-Aubert Côté. Je le remercie de son aimable autorisation.]

Auteurs - Cartes photographiques de collection!

Tous le monde connaît le modèle des cartes à collectionner dans divers sports. Au Québec, les cartes de hockey et de baseball ont été très populaires dans ma jeunesse. En SF, ce type de cartes est plus ou moins apparu lors de la sortie du premier Star Wars alors que Lucas créait un empire de produits dérivés et lançait le monde de la SF média sur la piste de ces produits.
Anticipation n'a pas produit de cartes à collectionner, mais si le congrès mondial l'avait fait, je me suis demandé de quoi ces cartes auraient pu avoir l'air.
Voici quelques exemples de ma collection personnelle. Ces cartes virtuelles ont toutes été réalisées à partir de photos que j'ai prises lors du congrès. Ce n'est pas un hasard si les auteurs illustrés ici sont soit sur une table ronde, soit en train de signer un livre... un peu comme ces joueurs de baseball de ma jeunesse qui prenaient des poses typiques à une saison ou une autre.









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lundi 10 août 2009

Six moments étranges

Même si Anticipation est terminé, j'aurai quelques billets supplémentaires dans les prochains jours pour revenir sur certains éléments du congrès mondial.
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Le premier de ces billets porte sur six curiosités remarquées pendant cette convention mondiale ou des événements organisés en marge de celle-ci. À prendre avec un grain de sel... mais voici ce qui m'a surpris, amusé, étonné, dérangé, et même troublé lors de ce congrès.

- Les 29 toutous inscrits officiellement à la Worldcon (selon les statistiques publiées dimanche par Voyageur, le fanzine officiel d'Anticipation).

- Les nominations cinéma aux prix canadiens Constellation Awards. Je ne savais pas que The Dark Knight, Iron man et Wall-E étaient des films canadiens!

- Les nombreux hommes en jupe (kilt et non-kilt) croisés dans les couloirs du Palais des congrès. Non, il n'étaient pas costumés. Enfin, pas au sens mascarade que l'on retrouve dans les conventions.

- Les poupounes hyper sexy au lancement d'Alire, en particulier celles qui traversaient la salle pendant la lecture d'Élisabeth Vonarburg! (Je ne m'en plains pas, c'était plus agréable que les hommes en jupe cités précédemment).

- Les spectateurs venus m'écouter (avec mes co-panélistes)... Non, mais, je veux dire... Il y avait Silverberg, Sawyer, Walton, Scalzi, Stross... Gaiman, dans les salles adjascentes!

- Certaines images de la bande-annonce de Robogeisha présenté par la diabolique Christian Sauvé à Boréal. Disturbing est le mot qui vient à l'esprit quand j'ai le malheur d'avoir encore de troublants flashes nocturnes de cette bande-annonce!
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Jour 5: La fin d'Anticipation

Un mot sur la fin du congrès mondial Anticipation, puisque la chose vient tout juste de se terminer en fin de journée.
Un jour 5 assez calme, somme toute, puisque plusieurs installations étaient démontées en cours de journée et que plusieurs plages horaires ne proposaient plus que quelques courants de programmation.
L'ambiance était un brin tristounette - avec tous ces gens se disant au-revoir et tout.
Je ne ferai pas de post-mortem en tant que tel. Puisque comme c'était ma première Worldcon, je serais mal placé pour parler de ce qui a bien ou mal été. J'ai trouvé qu'Anticipation avait été un congrès relativement bien organisé, je n'ai vu aucun problème majeur. La discipline de la programmation était plutôt souple, avec les avantages et inconvénients que ça apporte, mais globalement, l'ambiance était bonne, les gens semblaient relax, les invités d'honneur ont été charmants et accessibles, et on a passé du bon temps. Que demander de plus pour une première fois?
Voici donc quelques photos de ce jour 5, qui illustrent bien le sentiment des invités et membres du congrès.
Salle d'exposition.

Article prêts à être expédiés.

Couloir des étages de congrès.

Exposition artistique.

Démontage de l'appartement de Taral Wayne.

Comptoir d'enregistrement.

État du congressiste moyen après 5 jour.
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Hugues Morin, pour Solaris.

Entendu pendant le congrès mondial de SF ou Quelques citations mémorables

C'est un jeu amusant que de prendre parfois quelques notes lorsqu'on entend des choses drôles pendant des conventions. Je n'y avais pas pensé au début, mais comme la chose arrive souvent - les amateurs de F&SF ont beaucoup d'humour - je me suis rattrapé et voici quelques-unes de mes observations auditives.
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Entendu à Anticipation.

I've never worked for anybody else than Robert Silverberg.
- Robert Silverberg.

The goal of sex isn't excitement but responsibility. Even if you don't have children and just a relationship with another person. Responsibility.
- Geoff Ryman.

Robert Silverberg - The man who put sex in science-fiction.
- Neil Gaiman.

In Canada, we could have ended with British culture, French cuisine and American know how. Instead, we got American culture, British cuisine and French know how.
- Robert J. Sawyer.

I'd like to thank Jean-Pierre [Normand] for his incredible talent with "oops!".
- Julie Czerneda.

There was this guy, named Harlan...
- Robert Silverberg.

You were and incredibly embarassing brother to have. Nobody else's brother will walk down the street while reading, bump into a post and apologize to it without even noticing it.
- Neil Gaiman's sister (citée par Gaiman).

Comme nos invités francophones étaient aussi intéressants...

J'écrirais n'importe quel scénario pour de l'argent, n'importe quoi si on me donne assez d'argent.
- Joël Champetier.

Éric [Gauthier], aucune pression, mais c'est la dernière chose que je vais entendre à la Worldcon, puisque je m'en vais après... alors je t'écoute.
- Alain Ducharme.

Enfin, puisque Neil Gaiman était l'invité d'honneur, en voici quelques autres en terminant.

The Sci-Fi book fairy always looked after me.
- Neil Gaiman.

[In conventions] People know shit. They know cool shit.
- Neil Gaiman.

What a job! Following a lion around, with a flower.
- Neil Gaiman.

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Hugues Morin, pour Solaris.

Quelques costumes aperçus à Anticipation

Voici une petite collection de photos croquées dans les couloirs du congrès mondial.
N'étant pas un habituel fan de la chose - et avouant mon incompétence en matière de costumes de F&SF, j'ai tout de même été amusé par la multitude de costumes, dont la plupart était de bon goût. J'avoue ma surprise, ayant été auparavant dans quelques conventions où il était habituel de croiser des Klingons de 180 kg. Sinon, quel meilleur endroit pour s'exprimer que dans une convention de SF? (On m'excusera de ne pouvoir identifier tous les personnages ici).

Un très petit (et certainement très jeune) Darth Vader

Les habituels personnages secondaires de l'univers Star Wars, Stormtrooper en tête, étaient aussi présents.

Deux jolies fans de Neil Gaiman, présentes à son second entretien public. On ne voit malheureusement pas les ailes du costume de la seconde sur ce cliché.

Certaines y vont pour des choses plus osées, même vintage.
(J'avoue que j'ai été soulagé de ne pas voir de Catwoman de 180 kg - Le poids n'est pas un problème en soi, mais toujours faut-il adapter son costume pour qu'il soit approprié à son physique).

Je n'ai pas vu de princess Leia en bikini (aussi connu comme étant The Return of the jedi fantasy), mais j'ai vu ceci. Anecdote; cette participante était costumée différemment le lendemain - en rouge, mais toujours avec un top de bikini révélateur, comme quoi il n'y a pas que des auteurs ennuyant parlant de vaisseaux spatiaux entre eux dans les conventions :-)

Ah, en voici une où on voir les ailes - un élément récurent chez les dames costumées, que ces ailes.
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Hugues Morin, pour Solaris.

Jour 4: Neil Gaiman: invité d'honneur (2)

Un court billet pour mentionner que parmi les diverses activités auxquelles participaient l'invité d'honneur d'Anticipation Neil Gaiman, j'ai assisté à une second entretien public pendant le jour 4 de ma convention mondiale.
Sans être la seule activité de cette journée chargée, l'heure passée à écouter Gaiman parler de ses passiosn et ses passe-temps en a certainement été le point central.
J'invite les membres du congrès à lire le programme souvenir s'ils n'ont pas eu le temps de le faire; car l'anecdote que Gaiman a rapporté au sujet d'une convention (Brighton) s'y trouve également.
Sinon, je retiens définitivement son premier hobby: faire pousser des citrouilles exotiques, et surtout toute l'histoire d'urine de lion qui en découle.
Mais ce qui a le plus frappé les fans présents dans cette salle pleine, c'est certainement la discussion sur ce qui sera son prochain projet littéraire. L'auteur prévoit quelque chose de gros et d'ambitieux.
Les lecteurs qui ont aimé The Graveyard Book (et il y en a plusieurs, puisque Gaiman s'est vu remettre le Hugo du meilleur roman pour ce livre à Anticipation le soir-même) seront ravis d'apprendre que le prochain roman de l'auteur devraient être à Graveyard ce que Lord of the Rings a été à The Hobbit. Rien de moins.
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Hugues Morin, pour Solaris.
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[Photo: Neil Gaiman signant un de ses livres pour Pascale Raud, coordonatrice de Solaris. Merci à Philippe-Aubert Côté pour l'aimable autorisation.]

Prix Hugo / Hugo awards

Dimanche soir, avait lieu la cérémonie de remise des Hugo Awards, dans la plus grande salle du congrès. La cérémonie s'est déroulée dans un cérémonial certain, mais détendu et parsemé de pointes d'humour. Les Hugo sont - pour faire un parallèle facile - les Oscars de la SF mondiale, ou ce qui s'en rapproche le plus, en ce sens que bien qu'il s'agisse de prix du public, il s'agit d'une des plus prestigieuse récompense en SF (littéraire du moins) au monde.
Il y avait foule hier soir à Anticipation pour cette soirée (photo à gauche).
Une des particularité des prix Hugo est que coeur du trophée demeure le même d'années en années, mais que la base fait l'objet d'un concours ouvert aux artistes designers. Le vainqueur de cette compétition annuelle voit son design adopté pour les Hugo remis aux lauréats dans les diverses catégories.
La base des Hugo 2009 remis à Montréal hier soir est superbe. Subtil, design vraiment intelligent, plein de douceur et de beauté; et conçu à partir de plusieurs bonnes idées.
Il s'agit d'un astéroïde, duquel la fusée du Hugo part, avec la plaque portant le nom du lauréat qui flotte devant l'astéroïde.
Au pied de la fusée, on peut voir un rayonnement représentant le feu du décollage; ce feu est constitué en fait de fines couches dans les teintes du jaune au rouge et composées de petites feuilles d'érable, représentant le Canada, pays hôte des Hugo et de la convention mondiale de 2009.Le moins que l'on puisse dire quand on voit le prix, c'est qu'il est très beau - et que l'artiste a su établir un contraste avec les extravagances des deux dernières années. (Photo: à gauche, 2007, à droite 2008)
Sinon, au niveau des lauréats, à part quelques surprises (je vous invite à consulter le communiqué officiel émis sur le site des Hugo Awards), le Hugo du meilleur roman a été décerné à l'invité d'honneur d'Anticipation: Neil Gaiman, pour The Graveyard Book.
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Hugues Morin, pour Solaris.

dimanche 9 août 2009

Exposition / Art Show

Comme dans toutes les grandes conventions, Anticipation présente une exposition d'art et d'objets de collection.
L'exposition présentée à Anticipation est quand même substantielle (pour ce participant-ci, qui n'en est pas à sa première convention, mais à sa première Worldcon); on parle de plus de cinquante artistes, et de plusieurs centaines d'oeuvres.
Côté artistique, Anticipation avait aussi un volet concours, puisqu'un jury était formé pour attribuer des mentions aux plus belles oeuvres présentées au congrès.
Et c'est la jeune illustratrice québécoise Sybiline qui a remporté la palme du Best in Show d'Anticipation. Sybiline a déjà publié des illustrations de couverture de quelques revues et fanzine et je réaliserai un billet (et une interview avec l'artiste) pour ce blogue et Solaris d'ici quelques jours. (Un beau doublé pour Sybiline, qui a également remporté le Prix Boréal pour sa production de l'année).
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Je ne peux pas vous montrer des images de ce exposition pour des raisons évidentes de droits d'auteur, mais je peux tout de même vous montrer des images du reste de l'exposition d'Anticipation; les objets de collections et autres artefacts de SF.
Notez que parfois, ces objets et montages divers ont l'air un peu perdus nulle part, dans l'immensité de la grande salle du Palais des Congrès; l'ensemble manque d'âme pour présenter ce genre de choses. Le même commentaire s'applique malheureusement à l'exposition d'art - bien que la qualité des oeuvres exposées soit excellente, on n'a pas fourni aux artistes un environnement très beau.
Voici donc les objets qui ont retenus mon attention - à l'exception des oeuvres d'art elles-mêmes.

Robot géant - très années 50-60, non?

Les cravates de David Hartwell, éditeur New-Yorkais (Tor Books)

La centaine de feuillets publicitaire faisant la promotion des congrès à venir (j'y ai trouvé seulement ce dimanche les feuillets pour Boréal 2010 à Québec)

La collection de cartes téléphonique F&SF de Jean-Pierre Laigle.

Un jeune spectateur entrant dans l'univers visuel reproduit grâce à un composite de photos panoramiques dans l'appartement de l'artiste.
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Hugues Morin, pour Solaris.

Les prix Boréal 2009

En fin d'après-midi de ce dimanche de congrès mondial, s'est déroulé, en conjonction avec le congrès Boréal 2009 la remise des prix du même nom.
Je ne rapporterai pas ici tous le finalistes dans chaque catégories, mais ferai un bref résumé des lauréats.
La remise des prix a eu lieu lors d'une cérémonie sans prétention et rondement menée, à l'hôtel Delta du centre-ville de Montréal, devant une petite mais enthousiaste foule d'une cinquantaine de personnes.

- Dans la catégorie de la Meilleure nouvelle - écriture sur place, le prix a été remis à un collectif de 5 auteurs (dont je n'ai pas eu l'occasion de noter les noms).
- Le Boréal de la meilleure production critique a été remis à Mario Tessier, chroniqueur à Solaris.
- Le fanzine Brins d'éternité a été récompensé dans la catégorie meilleure production fanique.
- Le Boréal de la meilleure production artistique à l'illustratrice Sybiline (dont je reparlerai ici d'ici un jour ou deux, puisque l'artiste a aussi remporté le Best in Show à Anticipation - j'y reviendrai également).
- Le Boréal de la meilleure nouvelle a été attribué à la nouvelle Le Dôme de St-Macaire, de Jean-Louis Trudel.
- Le prix Boréal du meilleur roman va à Une Fêlure au flanc du monde, d'Éric Gauthier.
(Photo ci-contre: Éric acceptant son prix).
Toutes mes félicitations aux lauréats (ainsi que celles des membres de la rédaction de la revue Solaris).
Les Prix Boréal sont remis annuellement par la corporation SFSF Boréal, suite à un vote du public.
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Hugues Morin, pour Solaris.

En marge: Boréal 2009!

En marge du congrès Anticipation se tient également en fin de semaine le 26e congrès Boréal, à Montréal.
Personnellement, j'avais soulevé des réserves quand à l'organisation d'un Boréal pendant un événement aussi gros et occupant qu'Anticipation. Pour l'amateur, c'était ajouter d'autres activités au déjà imposant choix du congrès mondial, alors je ne voyais pas comment je pourrais assister à Boréal alors que je dois déjà faire des choix parmi les activités du plus gros congrès.
On doit comprendre ici - je ressens le besoin de me justifier après le commentaire de Daniel Sernine hier soir sur un autre billet - on doit comprendre, donc, que je ne reproche pas aux jeunes organisateurs d'avoir voulu organiser un Boréal, encore moins de l'avoir fait en parallèle à Anticipation, puisqu'ils espéraient éventuellement que les amateurs pourraient aller de l'un à l'autre, et je comprends très bien que ce ne sont pas tous les auteurs ni tous les lecteurs qui sont prêts à investir (ou qui le peuvent) l'important montant d'argent demandé pour s'inscrire à un congrès mondial. Les réserves émises me concernaient moi, comme amateur, qui, égoïstement, aurait aimé assister à deux congrès dont l'horaire n'entre pas en conflit.
Mais.
Mais Christian Sauvé a d'abord soulevé plusieurs arguments intéressants avec ce billet sur Fractale-Framboise.
Mais il y avait mon ami Claude Bolduc comme invité d'honneur à Boréal.
Mais il y avait aussi une certaine nostalgie à voir l'énergie de ces jeunes auteurs et organisateurs; une nostalgie à voir leur fandom, leurs fanzines, qui me rappellent justement mes premiers pas dans le milieu, mes premiers congrès, mes premiers fanzines - où je faisais d'ailleurs la connaissance de Claude Bolduc, lui aussi un nouvel auteur à l'époque.
Et comme je blogue aussi pour Solaris en ce moment, je ne vois pas comment la revue pourrait passer à côté d'un congrès Boréal (congrès mondial ou pas) et ne pas en parler.
Et il y avait également une certaine fatigue intellectuelle à suivre le rythme soutenu d'un congrès mondial et ma foi, une soirée avec les dynamiques jeunes écrivains de la SFFQ, et quelques copains m'a fait beaucoup de plaisir.
J'ai été étonné d'y voir autant de monde. Visiblement, plusieurs écrivains et amateurs ont réussi à faire cadrer les deux événements à leur calendrier chargé - même l'invitée d'honneur d'Anticipation, Élisabeth Vonarburg, était présente samedi soir à Boréal.
Il y avait une cinquantaine de personnes et une chaleureuse ambiance lors de mon passage, qui a culminé avec la délirante et désormais classique discussion par la bande-annonce présentée par Christian Sauvé (lui-même membres de l'organisation d'Anticipation).
Quelques tables de ventes et une jolie exposition visuelle donnaient un certain charme dans l'espace restreint d'un petit Boréal sympathique.
C'était aussi l'occasion pour tout lecteur québécois de voter pour les Prix Boréal - qui seront d'ailleurs remis plus tard ce dimanche dans le cadre conjoint d'Anticipation et Boréal 2009.
(Incidemment, j'ai découvert que cet Esprit Vagabond était en nomination dans la catégorie d'accomplissement fanique - un honneur, vraiment, quand on pense que je ne traite de F&SF que trop peu souvent).
Bref, un plaisir relaxant que ce passage à Boréal 2009 - qui paradoxalement me fait d'autant plus regretter que le congrès n'ait pas été tenu la semaine prochaine (J'aurais alors pu assister à toutes les activités, mais je me montre encore égoïste, puisque j'habite Montréal, ce qui n'est ni le cas de tous ces jeunes, ni le cas des auteurs invités aux deux congrès).
Enfin, j'ai pu rencontrer à Boréal la très talentueuse Sybiline, illustratrice dont je reparlerai dans un prochain billet et qui s'est mérité (le mot est bien choisi, c'est mérité) un bel honneur cette fin de semaine à Anticipation.
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Hugues Morin, pour Solaris.

La salle de ventes

Comme toutes les conventions, Anticipation présente une grande salle d'exposition ainsi qu'une salle de vente où l'on peut trouver quelques trésors autrement difficile d'accès - quoi que cet élément est moins vrai aujourd'hui que par le passé, depuis l'apparition de libraires en ligne tels Amazon.
Ce qui surprend dans la salle de ventes d'Anticipation, c'est sa modestie... Après les divers compte-rendus de congrès lus au fil des ans, je m'attendais à une méga-librairie où il serait absolument impossible de résister à acheter des dizaines de livres... Or la salle de ventes d'Anticiation est relativement petite.
Ceci dit, on y trouve essentiellement les titres des auteurs vedettes et de plusieurs auteurs (anglophones et francophones) présents au congrès - dont certaines tables de micro-éditeurs offrant du matériel difficile à trouver ailleurs. Je me suis laissé aller à acquérir un recueil de Tim Powers publié chez l'excellent éditeur Tachyon Books.
Sinon, ce qui amuse dans la salle de vente, c'est l'éventail parfois absurde de ce que l'amateur peut y acheter.
Exemples, en quelques photos:

Inévitables T-shirts de Star Trek - Notez ceux en vedettes, avec le Spock original (soupir).

Figurines d'Indiana Jones et des Schtroumpfs!!!

Masques...

Eh oui, comme nous sommes au Canada, alors chandails de Hockey, mais avec un twist média-SF.

Ah, oui, il y a aussi des livres! :-)
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Hugues Morin, pour Solaris.

samedi 8 août 2009

Neil Gaiman: Invité d'honneur

J'ai assisté en fin d'après-midi à un entretien avec Neil Gaiman, l'invité d'honneur d'Anticipation. Même si le congrès ne me laisse que peu de temps pour publier des billets très étoffé, mais je vous présente un survol de cette heure vraiment plaisante passée à écouter Neil Gaiman.
L'auteur a un horaire incroyablement chargé, mais demeure toujours souriant malgré les dizaines de personnes qui le suivent partout dans le palais des congrès. L'entretien d'aujourd'hui était consacré à ses relations avec le fandom; en tant que lecteur d'abord, il a évoqué son parcours en F&SF et les diverses influences qu'il a rencontrées dans sa jeunesse; comic books, littérature, etc.
L'auteur a été très généreux en anecdotes et témoignages personnels, parlant de ses découvertes de jeunesse et de ses premiers pas dans le fandom, de ses premiers congrès jusqu'à l'époque contemporaine où il est lui-même devenu un invité de marque dans les conventions.
Il est intéressant de noter que malgré la célébrité et la réussite, le parcours de Gaiman n'est pas si différent de plusieurs auteurs et lecteurs que l'on croise dans le milieu F&SF. Ses origines anglaises (donc non américaines) l'ont fait grandir dans un univers personnel pas si éloigné de celui dans lequel grandissaiten les amateurs vivant hors États-Unis et loin du fandom anglosaxon américain. De l'époque de ses découvertes, je retiens particulièrement "I would buy anything with Asimov's name on it", une réalité qui rappelle des souvenirs évocateurs pour ce lecteur-ci - surtout que nous sommes à peu près de la même génération.
Je note par contre que contrairement à un jeune lecteur et auteur évoluant en monde non-anglophone, Gaiman gagne sa vie grâce à son talent créatif depuis fort longtemps. "Every meal that I had for the last 26 years had been paid for by me, by words that I wrote."
En parlant du métier et de l'écriture, il ajoute: "I love writing, I love what I do".
Enfin, puisque nous sommes en plein congrès mondial, Gaiman a aussi parlé des conventions et de l'évolution de ses expériences à celles-ci avec l'évolution de sa popularité comme auteur, mentionnant au passage qu'il adore les congrès, mais "... by being there, you change the thing. I still love the Con, but it's harder to go now".
Et on n'a pas de difficulté à le croire losqu'on voit la foule présente dans les salles où il se trouve, à voir les files à sa table de signature lors de séances, ou à voir les gens le suivre dans les couloirs.
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Hugues Morin, pour Solaris.
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Note: Je manque de temps pour traduire les citations; je le ferai éventuellement après le congrès.