Tuesday, December 01, 2009

Coloniser le Lac St-Jean (2)

En septembre dernier, je vous montrais une affiche invitant les français à s'établir comme colons au Lac St-Jean, en mentionnant que selon des affiches que j'avais découvertes en 2009, vous aviez également d'autres options.
Je viens de remettre la main sur une de ces affiches - que j'ai trouvé au Cambodge, en (ex) Indochine française.
Selon cette alternative, s'enroler dans les troupes coloniales c'est un moyen de voyager gratuitement et qui permet de découvrir les agréments des longs voyages, l'attrait des pays nouveaux, des études sans frais et un bien être inconnu dans les pays d'Europe (!)
Wow... Avouez que c'est succulent comme offre.
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On peut bien rire des choses historiques et de ce qu'elles révèlent de leur époque, mais la nôtre utilise souvent les mêmes artifices et les mêmes arguments. Oui oui. Par exemple, le site des Forces Canadiennes propose «... un mode de vie stimulant et enrichissant, doublé d’une rémunération et d’avantages sociaux concurrentiels, sans oublier l’éducation.»
Sérieusement, est-ce bien différent de ce qui se faisait comme promotion en France il y a près d'un siècle? Je trouve l'affiche cambodgienne plus exotique, quand même :-)...



Et moi qui ai toujours rêvé de visiter l'Afghanistan...
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Sunday, November 29, 2009

Écrire du récit de voyage: Bruno le pionnier, au Pérou

Il y a environ un an et demi, j'attirais votre attention sur les voyages de Bruno, et les succulentes relations qu'il en fait dans une chronique hebdomadaire.
Si je reviens sur les voyages de Bruno aujourd'hui, c'est en partie parce que j'ai fouiné avec plaisir dans ses deux livres dans une librairie hier (en me réchauffant avant le passage du Père Noël sur la rue St-Hubert). Ces deux livres, intitulés La frousse autour du monde (tome 1 et 2) sont constitués essentiellement des textes de ses chroniques de voyage, accompagnés de photos, dans une mise en page imagée et animée, le tout constituant de très beaux objets.
Et si je vous parle de ces livres, c'est que dans la culture franco-québécois, ils sont rares, les vrais auteurs de littérature de voyage qui écrivent autre chose que des guides, des articles quasi publi-reportages ou des conseils généralistes. (Or c'est un milieu assez développé dans la culture anglosaxonne; les éditeurs et livres de récits de voyage sont légion.)
Ici, ils sont rares les auteurs qui nous parlent d'eux, en voyage, qui nous parlent d'anecdotes et des dangers et des imprévus parfois difficiles à vivre en voyage. Bruno Blanchet le fait avec humour, avec sérieux, avec honnêteté, bref, c'est une sorte de pionnier dans le sens où il s'agit probablement du premier auteur contemporain à le faire sur une base aussi régulière et aussi populaire que sa chronique hebdomadaire.
La grande magie de la littérature de voyage est de faire rêver, et de faire voyager les sédentaires par procuration. Je suis de ceux qui croient en la personnalisation des relations de voyage, pour que le lecteur puisse s'identifier plus facilement qu'avec les sujets des articles génériques.  En plus, Bruno sait montrer que voyager en indépendant - à moins de se contenter des circuits touristiques habituels - peut être inquiétant ou difficile parfois, et que ce n'est pas toujours des vacances, que ce n'est pas nécessairement fait pour tout le monde non plus. Et il exprime bien les difficultés (sur le terrain comme psychologiques) que représente un voyage de plusieurs mois.
Bref, pour un auteur qui aime écrire de la littérature de voyage comme moi, Bruno, c'est du pur plaisir à lire et un grand pas pour faire connaître ce genre d'écrits au public. Car la seule manière de trouver un éditeur pour des projets de livre de récits de voyage, c'est qu'un éditeur sache que ça existe, pense que ça puisse de vendre, donc croit qu'il y ait un lectorat. Bruno est en train de prouver que des lecteurs francophones de récits de voyage, ça existe au Québec, et sa popularité ne peut qu'être bénéfique pour ce petit milieu éditorial.
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J'aurais, évidemment, pu vous dire tout ça avant aujourd'hui - même si le second livre de la Frousse vient tout juste de paraître - mais par un amusant concours de circonstance, Bruno vient d'arriver au Pérou, un pays où j'ai passé plusieurs semaines en 2007 et que j'aime beaucoup. Dans sa chronique de cette semaine, il parle de son arrivée à l'aéroport de Juliaca (d'où j'étais parti sous surveillance militaire pour éviter un blocus routier), du groupe de musique traditionnelle qui s'y trouve, et de tout plein de choses qui me rappellent des souvenirs amusants. Et ça, c'est l'autre magie de la littérature de voyage: celle de faire sourire en faisant revivre l'aventure, lorsque l'auteur d'un article passe là où vous êtes allés, raconte des choses que vous avez vécues (en partie)... D'ailleurs, sa relation de son atterrissage de cette semaine n'est pas sans me rappeler l'arrivée de Suze à Cusco, après que son avion ait tourné pendant une heure autour de l'aéroport avant de plonger dans la couche nuageuse...
Pour ça et pour l'ensemble de tes autres textes, merci Bruno.
Et bon voyage.
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Friday, November 27, 2009

Retour au centre des Amériques

Bon, après avoir maugréé contre l'hiver québécois qui s'en vient, il fallait bien que j'envisage mes autres options. L'option qui a été retenue pour les prochaines semaines est finalement un retour en Amérique Centrale, continent que je n'ai pas exploré depuis l'été 2005.
En fait, je suis retourné en Amérique centrale, mais non continentale, en 2007 et 2008 pour de très courts séjours. En un mot comme en cent, je pars donc pour le Guatemala dans deux semaines.



Sur la carte ci-haut, j'ai fait un Indiana Jones de moi-même, en identifiant mon trajet d'avion par un trait rouge sur la carte. On y voit que je passe par Miami, qui est loin d'être mon aéroport favori, mais les aléas des routes aériennes selon les compagnies et les coûts des billets d'avion auront décidé de la route à suivre pour me rendre à la Ciudad de Guatemala, la capitale du Guatemala.



Vue générale de l'Amérique Centrale, pour les amateurs de ce genre de choses, avec en rouge, ma destination actuelle. Le trajet en jaune est un aperçu de la route suivie en 2005 dans ce secteur, alors que les trajets en vert et bleu indiquent mes plus récents séjour dans cette zone. Préparer cette carte m'a permis de réaliser qu'au fil des explorations, j'ai fini par couvrir un peu de terrain, parfois plus que je ne le pensais moi-même.
Si j'ai choisi de retourner au Guatemala, c'est en partie pour revoir des choses que j'ai beaucoup aimé, mais aussi pour explorer certains coins inexplorés en 2005. Évidemment, je m'attends à ce que le pays ait changé au cours des quatre dernières années, et un retour dans un pays visité permet toujours de mettre les deux visites en perspective et d'avoir un meilleur portrait d'un pays. Enfin, j'ai plus d'expérience de voyage aujourd'hui - principalement en Amérique latine après mon séjour de 2005 post-Guatemala et mon long séjour de 2007 en Amérique du Sud. Cette expérience me permettra aussi de mettre à jour mes connaissances relatives du Guatemala.



Dernière carte: Le Guatemala. En bleu, mon trajet de 2005 (c'était le début du séjour qui allait me voir parcourir l'Amérique centrale (trajet jaune de la carte précédente). En vert, les deux points qui devraient être mes ports d'attache des prochaines semaines.
Voilà. Vous en savez donc pratiquement autant que moi sur ce séjour prévu. :-)
Plus que 12 jours avant le décollage, alors pour la suite, restez à l'écoute, on verra ensemble ce qui se passera là-bas.
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Friday, November 20, 2009

La coopération internationale et le Canada

Suite de mes réflexions sur la coopération internationale, réflexions que j'ai débutées ici par un billet sur le développement humain.
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La coopération internationale.
Sans vouloir m'embourber dans des définitions fastidieuses, je dois tout de même expliquer ce que j'entends par Coopération Internationale. Je fais tout de suite une précision; je ne parle pas - du moins pas directement - dans ces billets, de l'aide humanitaire (qui consiste essentiellement à l'aide aux personnes victimes de catastrophes naturelles ou de conflits).
La Coopération Internationale, c'est un ensemble d'initiatives ayant pour but le développement socio-économique des pays pauvres. Voilà.
Généralement, cette cette coopération prends une double forme. La première est financière, et c'est l'Aide Publique au Développement, qui représente l'ensemble des contributions versées par un état industrialisé aux pays moins développés. La seconde est humaine, et c'est l'envoi de coopérants volontaires par ces mêmes pays. L'encadrement de cet envoi par divers organismes est financé à même l'APD, mais le temps, les efforts et l'expertise de ces coopérants sont offerts sur une base individuelle et volontaire.
Le Canada.
Étant un des pays industrialisé, notre devoir en tant qu'état est de participer au au développement des pays les plus pauvres. Lors de rencontres internationales, un objectif a été instauré pour donner un cadre financier de référence aux pays développés, et cette référence est que l'aide publique au développement devrait se situer à 0,7% du Produit National Brut. Cet objectif de contribution a été fixé en 1970 et n'a jamais été révisé depuis.
Le Canada n'a jamais contribué pour 0,7% de son PNB au développement international. Les meilleures années du Canada sont derrière nous, et il s'agit des années 1970-1995 où nous avons versé entre 0,4% et 0,5% du PNB.
Le dernier rapport de l'ACDI (voir plus bas), publié en mars 2009 et concernant nos activités de 2006-2007 montre que le Canada contribue maintenant de l'ordre de 0,28% de son PNB en aide publique du développement.
L'ACDI.
L'Agence Canadienne de Développement International (ACDI) a été créée en 1968 pour administrer l'essentiel du programme d'aide publique au développement du Canada. Une mesure de sa réussite est sa contribution à l'atteinte des Objectifs de développement du millénaire et des objectifs plus vastes de la politique étrangère canadienne.
L'ACDI est donc l'organe officiel qui finance la grande majorité des projets d'aide humanitaire et de coopération internationale du Canada vers les pays qui en ont le plus besoin.
De manière concrète, l'ACDI finance des projets qui sont généralement pilotés par des organismes non-gouvernementaux (ONG) à la fois au pays et dans les pays en voie de développement.
Afin d'obtenir le financement de l'ACDI, les ONG doivent satisfaire à de nombreux critères élaborés par l'ACDI, qui contrôle donc ainsi l'orientation générale de l'APD au Canada.
Actuellement, l'orientation de l'ACDI est de mettre l'accent sur un groupe de pays précis, afin de concentrer les efforts du Canada dans ces pays.




Gouvernance Canadienne
Le problème principal de l'ACDI, c'est d'être une agence gouvernementale, donc un organe du gouvernement fédéral. Son financement dépend du budget du gouvernement, et sa gouvernance dépend visiblement de l'orientation du gouvernement en place.
Si les gouvernements successifs de Trudeau, Mulroney et Chrétien ont financés l'ACDI plus largement, il n'en est plus de même depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement Harper. Malgré qu'il affirme avoir augmenté les budgets de l'ACDI, le % du PNB que le Canada verse en aide publique au développement ne cesse de chuter depuis son entrée au pouvoir.
Pire encore, le gouvernement Harper intègre aux activités de l'ACDI notre présence en Afghanistan!
En effet - comme le démontre d'ailleurs le lien de l'ACDI vers la page concernant notre présence en Afghanistan - l'Afghanistan est le pays actuel qui reçoit la plus grande part du gâteau de l'ACDI. (On verse carrément 0,1% de notre PNB à l'Afghanistan). Or j'ai du mal à associer présence militaire et coopération internationale. On ne peux pas être en même temps un coopérant volontaire d'une main et un soldat de profession de l'autre. "L'aide", en Afghanistan, est 5 fois plus élevée que celle au Kenya, par exemple, et 10 fois plus que celle en Bolivie. Je ne dis pas que les Afghans n'ont pas besoin d'aide, mais je trouve démesurée la proportion qui leur est consacrée et je trouve paradoxal l'idée que le Canada soit en guerre dans ce pays mais considère ses soldats comme des coopérants.
L'ingérence actuelle du gouvernement Harper va plus loin, puisque l'ACDI ne se gène pas non plus pour faire la propagande des actions de notre gouvernement concernant sa relance économique sur son site web. Pour ma part, un parti au pouvoir qui dépense les fonds publics pour faire de la promotion de son propre budget, c'est déjà un détournement de fonds à des fins partisanes. Lorsque cette propagande apparaît sur le site même de l'organe sensé s'occuper d'aide publique au développement, je trouve que l'on exagère franchement.
Paradoxes et intérêts politiques
Sans vouloir étaler ici toute l'étendue des orientations parfois discutables des agences et des gouvernements, on doit savoir qu'une partie de l'aide publique au développement versée aux pays en voie de développement n'est pas désintéressée. Parfois même, on fait bien pire que si on ne faisait rien, prenant d'une main ce que l'on tend de l'autre. On réalise souvent que du point de vue des politiciens, on ne veut pas vraiment contribuer au développement de ces pays, on veut surtout protéger notre propre développement, même s'il est fait au détriment du reste du monde.
Il n'y qu'à voir où les conditions de financement imposées par la banque mondiale ou le fond monétaire international ont menées des pays d'Afrique comme le Sénégal en terme de crise alimentaire. L'exemple du Programme Alimentaire Mondial, qui s'encadre parfois de conditions d'achats des aliments dans des pays industrialisés est également patent. Heureusement, ces cas ne sont pas la norme, mais il y a de quoi s'inquiéter de voir que l'aide publique au développement dépend toujours autant des politiciens.
Plus près de nous, le Canada tente parfois d'amenuiser les problèmes créés par des industries d'ici, qui n'hésitent pas à procéder à un véritable pillage des ressources naturelles de certains pays. On tourne en rond. Le cas de l'industrie minière canadienne en est d'ailleurs un exemple scandaleux.
Et moi
C'est bien beau de suivre l'orientation de notre agence de développement international - et de dénoncer la position du gouvernement actuel -, reste que l'on peut aussi contribuer, comme citoyen du monde, et cette contribution personnelle, elle peut prendre la forme d'aide individuelle. Ça sera le sujet de mon prochain billet sur la question du développement.
À suivre.

Wednesday, November 18, 2009

Avoir l'âme portative

Citation d'un passage d'une excellente nouvelle de Stephen King (publiée dans son récent recueil), et qui parle de "l'âme portative de certains esprits vagabonds"...
J'ai senti que le chapeau me faisait!
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« An artist, even an amateur one like me, puts his soul into the things he creates. For some people - ones with the vagabond spirit, I imagine - the soul is portable. »

- Stephen King, "N." (in Just After Sunset).

Tuesday, November 17, 2009

Ottawa by night

Dernier billet-photo sur mon séjour en (RO) Canada...
Cette fois-ci, avec des photos de nuit...
Si Ottawa est une ville relativement tranquille de jour, je dois dire que la nuit, c'est vraiment désert (en tous cas près du centre). J'avais trouvé la chose particulièrement étonnante et amusante à l'automne 2000, force m'est d'admettre que neuf ans plus tard, la capitale est restée fidèle à sa réputation de ville tranquille.
Malheureusement, cette tranquillité se manifeste également par un très petit nombre d'édifices ou monuments réellement illuminés pour la nuit, donc pour le photographe amateur de clichés nocturnes comme moi, c'est un peu décevant. Même la Tour de la Paix n'est que faiblement éclairée pour la nuit.
(Note: les photos suivantes ont été prises entre 18h et 19h).



Monument commémoratif de guerre du Canada; intitulé "La réponse", et qui trône non loin du Parlement, avec la tombe du soldat inconnu.



Célèbre rue commerciale: Sparks Street, totalement déserte une fois le soir venu. (Rappel: nous sommes jeudi soir à peine passé 18h sur cette photo).



La flamme du centenaire est un des rares éléments au Parlement qui permettent la réalisation d'une photo nocturne intéressante. Ici, avec l'édifice de l'Ouest en guise d'arrière-plan.



Sinon, l'édifice de l'Est est le plus éclairé des trois bâtiments principaux du Parlement...



Dans la basse-ville, près du marché By on trouvait quelques personnes de plus, mais nous étions loin de parler de foule, ou d'animation, malgré la présence de plusieurs restaurants et bars dans le secteur...
Comme à  Rome, il faut faire comme les romains, à Ottawa, je suis allé me coucher tôt :-)
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Ottawa, monuments et contrastes

S'il y a une chose qui frappe à Ottawa (et la chose est inévitable, vu qu'il s'agit de la capitale du pays), c'est la très forte présence de monuments, de sculptures ou de places diverses commémoratives de toute l'histoire du pays. (Sur Wellington, par exemple, il y a une sculpture honorant Henry Albert Harper, qui payé de sa vie sa tentative de secourir une jeune fille qui se noyait, en 1901).
Si parfois la ville semble figée sous le poids de la commémoration et du souvenir des guerres, il arrive parfois que le mélange de deux éléments du paysage d'Ottawa soit plus amusant que sérieux. Exemples:



Le Château Laurier est menacé par les canons du monument commémoratif de la guerre.



La licorne de la Tour de la paix semble lécher l'édifice de l'Est du Parlement.



Guerre et Civilisations se trouvent côte à côte, à 2km en avant. Comme je cherche la paix, je retourne sur mes pas...



Pas de drapeau américain à l'ambassades des USA à Ottawa... mais un drapeau de Centraide...



Les soldats se préparent-ils à attaquer la cathédrale Notre-Dame ou la protègent-ils?
(Il s'agit en fait du monument "réconciliation", qui honore les casques bleus oeuvrant pour le maintien de la paix).

Au Parlement

Suite en image de mon exploration de la capitale canadienne... avec quelques moments croqués sur la colline parlementaire.



Devant l'édifice principal du Parlement du Canada, dominé par la Tour de la paix, une belle construction néogothique. La colline, à l'image du reste de la ville, est un endroit assez tranquille.



Parmi les choses intéressantes à voir au Parlement, il y a plusieurs gargouilles, marmousets et figures amusantes sculptées autour de la Tour de la paix.



Sinon, on peut justement monter jusqu'en haut (ou presque), en passant à travers les 53 cloches du carillon et atteignant une plate-forme d'observation, située juste sous l'horloge.



Visage souriant au visiteur attentif (il est tout petit).



La flamme du centenaire, installée là sous Pearson en 1967, avec l'édifice de l'Est en arrière-plan, où John A. McDonald avait ses bureaux.
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Monday, November 16, 2009

L'Esprit Vagabond au (Rest of) Canada

Par un étrange concours de circonstances, juste après avoir fait une montée de lait contre mon pays et son gouvernement actuel, j'avais affaires dans sa capitale, Ottawa.
Je n'avais pas mis les pieds à Ottawa depuis près de dix ans, et je ne disposais que de deux heures avant le coucher du soleil. Comme j'étais hébergé dans le centre-ville (près du marché By), j'en ai profité pour explorer un peu le centre de "notre" capitale nationale. J'ai rapporté quelques photos et impressions. En voici quelques unes...



Trois points pour Ottawa: les journaux à vendre dans ces sympathiques boites au coin des rues, les vendeurs de hot-dogs dans des kiosques mobiles et un bel édifice parlementaire  (dommage que ce qu'on y décide soit beaucoup moins beau que l'édifice).


Auto-portrait sur la colline parlementaire pour illustrer (et me rappeler) la tranquillité des lieux. Lors de ma dernière visite (automne 2000), il y avait une foule incroyable au même endroit - par un total hasard, je m'étais retrouvé dans la capitale la fin de semaine du décès de Pierre-Elliot Trudeau).


Dans un coin de l'édifice de la confédération, il y a cette statue d'un personnage non-identifié, qui ressemble (le visage) étrangement à... Che Guevara.


Voici un des célèbres personnages d'Ottawa, l'ours de la rue Sparks. À l'arrière, le tout aussi célèbre Château Laurier.


Film d'horreur? Non, c'est "Maman", qui est installée devant le Musée des Beaux-Arts depuis quelques années déjà. Étrange objet, beaucoup plus "beau" sur les photos qu'en vrai, mais qui permet des photos amusantes, comme celle-ci.


Coucher de soleil, de l'autre côté du musée - sur une pointe entre la colline Parlementaire et le pont Alexandra menant au Québec, on retrouve Samuel de Champlain, qui tient un astrolabe dans sa main droite (mais il le tient à l'envers - ignorance du sculpteur ou ironie? Impossible à dire).
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