mercredi 27 décembre 2023

Le Tren Maya

Ancienne voie ferrée - Merida
Je n'ai pas eu l'occasion de parler du Tren Maya (le Train maya) pendant mon séjour au Mexique. Pourtant, c'est un sujet qu'on voyait partout, même si le train lui-même n'était pas encore en service au moment de mon passage dans la péninsule. Une partie du trajet est maintenant en service.

J'en avais glissé un mot lors de mon billet sur la visite ratée de Mayapan, mais il s'est avéré que même si les travaux du train maya avaient provoqué des fermetures de services ou de routes à certains endroits, le site de Mayapan n'était pas fermé à cause du train, mais plutôt à cause d'une bonne vieille tradition latino-américaine; le bloqueo. Un blocus citoyen forçait (et force toujours) la fermeture de Mayapan. Une affaire de corruption qui permettait à deux employés de Mayapan de faire des revenus sans les déclarer dans les revenus du site et privant donc les résidants, propriétaires et villageois du coin des redevances que l'institut responsable des sites archéologiques au Mexique leur verse sur les revenus.

Ancienne gare de Mérida
Le Tren Maya, pour revenir à mon sujet, c'est un vaste projet de transport ferroviaire couvrant 5 états de la péninsule et au sud de celle-ci; Quintana Roo, Yucatan, Campeche, Tabasco et Chiapas. Un nouveau réseau de trains rapides, comprenant 34 stations sur deux lignes principales couvrant 1600 km. Une des lignes va de Cancun dans l'extrême nord-est de la péninsule jusqu'à Palenque au Chiapas, en passant par Mérida et Campeche. L'autre branche part de Cancun et rejoint le sud de Campeche via Tulum, Chetumal et Bacalar dans le sud-est de la péninsule. Un projet gigantesque, dont les travaux ont commencé en 2020. Les premiers trajets ont été ouverts au public fin décembre 2023, avec l'ouverture de la ligne Cancun-Campeche.

Ce projet fait évidemment rêver un voyageur comme moi, amateur de trains et de transports efficaces. imaginer relier Cancun à Campeche en 5h30 est assez excitant. Aussi, l'amateur d'archéologie note que plusieurs sites se trouvent sur le passage du train et auront donc leur station à proximité, rendant leur accès d'autant plus simple pour les visiteurs. Uxmal, Chitchen Itza, Palenque, évidemment, mais aussi Tulum, Edzna, Izamal, Xpujil, et quelques autres en plus des grandes villes (Valladolid, Playa del Carmen, Campeche, Mérida, Chetumal).

Ancienne voie ferrée - Campeche
Ça veut aussi dire qu'un visiteur arrivant à Cancun (il y aura une station à l'aéroport!) pourra descendre directement en un trajet jusqu'à Palenque au Chiapas (à seulement 5h de bus de San-Cristobal de las Casas). Ce projet va raccourcir considérablement les distances (les temps de déplacements, on se comprend) dans la péninsule et permettre de découvrir certains secteurs qui étaient mal desservis par les bus locaux (ou alors desservis mais en y mettant des heures pour parcourir chaque segment).

Pendant mon séjour, j'ai lu à quelques reprises que le projet était controversé; les développeurs ont eu à faire face à des critiques environnementales (en partie pour la préservation des habitats du Jaguar), socio-économiques (pas assez d'implication des populations mayas, malgré le nom du projet). 

Travaux sur le tracé du Tren Maya
Il y avait du transport ferroviaire de passager dans la péninsule il y a très longtemps. Comme au Québec et ailleurs en Amérique, l'industrie de l'automobile s'est organisée pour éliminer le développement de ce transport et encourager le tout à l'auto. Avec le Tren Maya, et quelques autres projets de développement du rail au pays, le Mexique passe à une étape clé de l'instauration de transports collectifs efficaces et modernes.

À Merida, par exemple, la station est éloignée du centre-ville (elle se trouve dans le barrio de Teya). Pour simplifier la vie des voyageurs, il y a donc eu instauration d'un Tram reliant la station de train de Teya au Parque la Plancha, récemment redessiné dans le centro historico de Merida.

Que l'on soit d'accord ou non avec ce projet, il a déjà vu le jour (en partie) et le reste doit être complété dans la première partie de 2024. Une belle raison de revenir dans la péninsule et la parcourir avec des points de vue et arrêts différents, et peut-être atteindre des sites archéologiques plus éloignés, au sud du Campeche, au Tabasco ou au Chiapas.

Comme la premier tronçon a été inauguré le jour même de mon départ du Mexique, je vais prendre ça comme un signe que je suis invité à revenir bientôt.

À suivre, donc (un jour).

--

samedi 16 décembre 2023

Tout ça va (encore) me manquer

Le pilote de notre avion pour le vol de retour s’appelle Jean-Francois Lefrançois. Ça ne s’invente pas, ou presque. Il aurait pu être un personnage d’une de mes nouvelles, puisque j’aime bien donner ce genre de nom à des personnages, si la situation le permet bien entendu. Je me souviens d’un polar publié dans Alibis et dans lequel un inspecteur anglais s’appelait William Williams.

Bon, on ne décolle pas, car il manque deux bozos que des agents passagers cherchent un peu partout dans le terminal… ça rappelle des souvenirs à Suzie, qui, a l’époque de son emploi avec le service passager de Air Transat a l’aéroport de Montréal, avait parfois à faire ce genre de « recherche » pour trouver des passagers égarés ou encore à la toilette au moment du décollage… Selon le plan de vol, on aura des turbulences pendant les premières 90 minutes de vol, mais on devrait arriver un peu en avance sur l’horaire prévu - si on arrive à trouver nos deux brebis égarées et qu’on décolle vaguement a l’heure, évidemment.

Le vol n’est pas complet, et un siège est libre à côté de moi. Peut-être qu’un des deux retardataires va l’occuper, mais la probabilité demeure mince. Sinon, le vol sera un peu plus confortable, moins coincé. Ce séjour se termine comme il a commencé, par le sentiment que tout ça va me manquer à nouveau, maintenant que le séjour est à toute fin pratique terminé.

Le réflexe, alors que je n’ai pas encore physiquement quitté le sol mexicain, est de me dire que je vais revenir éventuellement (et dans un délai moindre que les quasi 14 ans qui séparent le présent séjour du précédent). Autre réflexe: je me dis que je repartirai bientôt (sans savoir où exactement pour le moment).

L’Esprit Vagabond est encore heureux de vagabonder, on dirait, même si le présent séjour a été un test spécifique avec séjours en résidences pour plusieurs semaines aux mêmes endroits plus qu’un voyage d’exploration ou je me déplace aux 2-3 jours. Comme c’était un séjour-test pour une idée que nous avons eu pour d’autres séjours futurs à l’étranger, on peut dire que ça a été un succès. On a pu en plus effectuer quelques visites et découvrir des sites ou villes qui n’étaient pas sur notre radar à l’origine, alors je suis bien content du résultat de ce petit test mexicain.

Je ne peux pas m’empêcher de repenser au couple qui était assis à mes côtés lors du vol aller - en octobre ! - et qui était bien content de ne rester au Mexique qu’une seule semaine. J’y ai séjourné huit semaines, un séjour relativement court pour moi si on se fie à mes voyages précédents, mais quand même, huit semaines peut sembler être un long séjour pour d’autres.

Cependant, comme pour pratiquement tous mes voyages, ces semaines ont passé très vite et dans un univers sans contraintes, je ne serais pas dans cet avion, mais toujours sur la route, peut-être quelques part dans la jungle au sud de la péninsule en train de visiter un site maya, ou encore rendu au Tabasco où au Chiapas, qui sait? Ça sera pour une autre fois.

Car si je suis certain d’une chose, c’est bien qu’il y aura une autre fois.

L'Esprit vagabond, journal de voyage, jour 58.

--

Les murales de Playa

Playa del Carmen est certainement l'endroit du voyage où j'ai le plus vu de murales urbaines. Au point ou on pourrait probablement passer une semaine à en faire la chasse et ne pas réussir à tout voir. Il faut dire que Playa, c'est grand comme ville, quand même.

Voici donc un second billet de murales, après le premier consacré à celles qui ornent les abords de la 5e avenue. Les murales suivantes ont été aperçues ailleurs en ville, plusieurs sur la 10e, et la 15e avenue, je n'ai pas noté chaque localisation, j'y aurais passé la journée. J'en présente donc quelques unes ici, sans aucun ordre particulier.


Dame de coeur.


Un des nombreux jaguar.


Au coin de notre hébergement sur la 10e avenue, murale ornant une tienda.


Méduse.


Détails d'une longue murale avec des centaines de tous petits détails.



Une des nombreuses scènes marines.



Macaw!


10e avenue, près de la Calle 82.


Un segment d'une très longue murale, avec squelette muraliste, crocodile et touriste québécoise :-)

--

mercredi 13 décembre 2023

Les murales de la Quinta

Ça faisait un bout que je n'avais pas collectionné quelques photos de murales urbaines. Même si j'en ai captées quelques unes ici et là pendant ce séjour, je n'en avais pas assez rencontré pour en faire une réelle collection.

Sur la 5 avenida de Playa del Carmen, entres les calle 46 et 84, j'en ai vu plusieurs - des réalisations allant du plus pur amateurisme à certaines très élaborées et réalisées avec un certain professionnalisme.

Je prévois en voir d'autres dans mes balades prévues demain, mais je n'aurai probablement pas le temps de trier les photos, et les regrouper ici, vu que je serai en train de faire mes bagages pour le vol de retour la nuit prochaine. 

Voici donc - en attendant un meilleur billet sur le sujet - un aperçu des murales de la Quinta (surnom de la 5e Avenida) immortalisées aujourd'hui.


Sur une porte.


Détail d'une grande murale à thématique maritime.


Style différent, avec crocodile et autres créatures.


Façade d'un petit resto loin de la zona turistica.


Lion multicolore.


Jaguar, icone de la région.


Minimaliste.


Le long de la piste cyclable de la 5e avenue, même les bornes de ciment sont ornées de décorations peintes. Un exemple parmi des dizaines.


Un peu plus trash.


Style BD.


Portrait au coin de la 5e et de la CTM (Calle 46).


Détail d'une grande murale qui comprend aussi un serpent et une femme, mais la murale a été en partie vandalisée par des graffitis, donc j'ai capté le lapin épargné par les vandales.

(peut-être à suivre?)

--

mardi 12 décembre 2023

Les ruines de Xaman-Ha et les petits capybaras

Après nous être rendu au centre historique de Playa del Carmen, nous avons décidé d'aller faire une longue marche le long de la plage au sud du quai des traversiers de Cozumel. Après quelques minutes à marcher sur le sable, nous avons atteint un point où le développement immobilier empiète tellement sur la plage qu'il était impossible de traverser de l'autre côté sans avoir à nager dans un demi-mètre d'eau. N'étant pas équipé pour la nage (avec un sac de jour, un appareil photo et un iPad, on était parti pour de l'exploration, pas de la baignade), nous avons trouvé un chemin vers un quartier résidentiel, pour passer outre le développement envahissant et pouvoir recouper vers la plage un peu plus loin.

Quelle ne fut pas ma surprise lors de ce petit aparté, de tomber totalement par hasard sur les ruines mayas de Xaman-Ha. J'avais lu le matin-même qu'il existait un petit site maya au sud du terminal de traversier, mais je croyais le site beaucoup plus loin, et surtout, n'avait pris aucune note sur son emplacement exact ou de comment le trouver.

Belle surprise donc, et je n'ai évidemment pas pu résister à faire le tour des ruines. On ne parle évidemment pas ici d'un site majeur, c'est peut-être même un des plus petits sites mayas que j'ai pu visiter. Mais découvert par hasard, et gratuit en plus, comment ne pas prendre plaisir à se balader entre les quelques structures préservées depuis le milieu du 13e siècle (par miracle, si on veut mon avis, avec tout le développement qu'il y a sur la Riviera Maya).

Quelques photos du site de Xaman-Ha, avec, en prime, la présence de gros rongeurs qui ressemblent à des petits capybaras. Peu de contexte (aucune plaque ni informations sur les structures disponible sur le site), donc je me suis contenté de parcourir le site et de capter quelques photos des vestiges de Xaman-Ha.









--

Playa, le cirque et la saveur locale

Nous avons atteint la côte de la Mer des Caraïbes, signe que le séjour prend fin très bientôt. Le vol de retour étant de Cancún, nous devions donc nous rapprocher de ce secteur, mais nous n’avions aucun réel désir d’aller passer nos dernières journées dans la capitale du resort et des spring break party américains du Mexique.

On a donc opté pour quelques jours au bord de la mer, mais loin de la zone touristique à Playa del Carmen, sur la Riviera Maya. Un petit appartement dans un barrio residentiel « ordinaire » de la ville, près de la Playa 88 (plage publique) et de Punta Esmeralda. Les rues de Playa del Carmen sont numérotées en chiffres pairs, avec la Calle 2 au début de la zone touristique, puis la Calle 4, 6, etc.

Playa 88 est vis à vis la Calle 88, donc relativement loin du brouhaha, des partys et des beach clubs tonitruants de la zone achalandée de la ville. Bonus incroyable: Playa 88 est beaucoup moins achanlandée que les beach clubs, et on peut marcher sur la plage pendant quelques kilomètres d’un côté comme de l’autre.
Côté sud, on fini par se butter dans la zone touristique (dont un ensemble de développement tellement près de la plage qu’il est impossible de passer par là à moins de nager au large pendant un moment (alors que les « plages » sont publiques au Mexique). Côté nord, c’est quasi infini pour la promenade sur la plage. plusieurs centaines de mètres passé Punta Esmeralda, on croise des resorts isolés, les uns après des autres, mais la plupart sont assez en retrait pour que leurs installations n’empêchent pas les gens de marcher sur la plage librement.

Bref, le meilleur des deux mondes: en ville (pratique), avec une longue plage à deux coins de rue (relaxant), sans le bruit et les inconvénients de la zone touristique.

Playa del Carmen, donc.
Je devrai consulter mes notes de voyages de 2007 (j’étais passé par ici une demie-journée), car ce que j’ai vu au centre-ville ne correspond en rien à mes souvenirs de l’endroit. Une ancienne voisine de St-Venant, habituée de l’endroit, m’avait prévenue en début de voyage (celle assise à côté de nous dans l’avion du vol aller): Playa del Carmen ne ressemble plus du tout à ce que tu as vu en 2007, tu va faire le saut.
À notre sortie de l’autobus, ça a été le choc, en effet.

Cenote - Punta Esmeralda
La cinquième avenue (les rues sont paires, les avenues sont numérotées par multiples de cinq), est célèbre pour ses boutiques et restos, et le fait qu’elle soit entièrement piétonne. En sortant du terminus de bus, on devait donc la prendre jusque dans notre secteur des rues 80-88. Le terminus est située sur la Calle 2, alors c’était une longue marche, mais qui nous a permis de traverser toute la ville à pied sur la cinquième avenue… de la zone la plus touristique jusque dans les quartiers résidentiels au nord.
La première partie de la cinquième avenue est un cirque. Du pur Disneyland mexicain en carton. Boutiques de gugusses cheap fabriqués à la chaîne par milliers (dizaines de boutiques du genre, grande comme des supermarchés), musique tonitruante des beach clubs annoncés et des bars, mais surtout, des annonces clairement orientées vers les gars célibataires cherchant des relations physiques faciles. Ça va du très peu subtil au creepy, le tout décoré de pseudo art local. On dirait la vision américaine d’un parc d’attractions mexicain (ou versa). Ma première réaction a été de me dire: Si c’est ça le Mexique pour les québécois qui ne visitent que cette ville pendant leur séjour, on ne parle pas du tout du même Mexique où j’ai séjourné depuis 2 mois.

Projet abandonné
Évidemment, la popularité touristique de la Riviera a engendré énormément de développement: il y avait deux parcs thématiques en 2007, j’ai l’impression qu’aujourd’hui, il y en a 38. Et même s’ils sont tous intéressants (je ne saurais dire, ne les ayant pas visité sauf un très agréable en 2007), leur proximité fait en sorte que la zone touristique de Playa del Carmen est envahie d’offres de tours et d’excursions dans les parcs d’attractions environnants. 
L’ensemble est parsemée de pubs et de commerces de grandes marques internationales (principalement américaines): les habituels McDo, Burger King, Starbucks, les boutiques de vêtements (Américain eagle, Old Navy…), Home dépôt, Costco, etc. Enfin, tout ce secteur souffre aussi d’un abus d’annonces en anglais, et les prix des articles annoncés ou en boutiques sont affichés en dollars américains.
Bref, côté dépaysement, on repassera.

Il faut donc sortir de ce Disneyland en carton pour apprécier un peu plus Playa del Carmen. Et j’avoue que sur la cinquième avenue, passé la Calle 30, ça s’améliore à mesure que le numéro des rues augmente. Rendu à la 46, c’est nettement plus intéressant, car on retrouve une saveur locale, et la marche sur la cinquième avenue (bordée d’une piste cyclable rendu à cette hauteur) est fort agréable, marche qui, dans notre cas, s’est arrêtée à la Calle 88.

Dans les prochains jours, à part marcher sur le sable et lire un roman, je ne prévois donc pas de visites dans les environs. Les parcs thématiques n’ont jamais été ma tasse de thé, et les seuls sites qui semblent intéressants à proximité sont les ruines mayas de Coba et de Tulum, deux sites que j’ai déjà visité. Comme nous disposons de vélos (gracieuseté de notre hôte), on va certainement aller explorer ce côté-ci de la ville, et voir jusqu’où mène la piste cyclable le long de la cinquième avenue (au moins jusqu’à la Calle 110 selon la carte que j’ai vue). On va certainement aussi explorer le reste de la ville, c'est à dire la zone au sud de notre position, mais dans les avenues de la 10 à la 30, par exemple, où la saveur locale est définitivement plus présente et intéressante d'après le peu qu'on en a vu jusqu'à maintenant.

Passé le choc initial du cirque, on dirait donc que Playa (comme les gens d'ici l'appellent simplement) aura quelque chose d'intéressant pour nous. Playa 88 est déjà un endroit fort agréable, avec ses bécasseaux minuscules parcourant la plage comme de petits road runner des sables. Il en va de même pour Punta Esmeralda avec sa petite cenote en prime.
--

samedi 9 décembre 2023

Les beautés de Valladolid

Nous devions partir de la côte du Golfe du Mexique (à Campeche) et nous rendre le long de la Mer des Caraïbes de l'autre côté de la péninsule pour notre retour prochain au pays. Nous avons décidé de couper le trajet en deux, en passant quelques jours à Valladolid, la seconde plus grande ville du Yucatan après Mérida. La ville était totalement hors de mon radar au départ de Montréal, et j'en avais à peine quelques souvenirs de mon passage en 2007 car je n'avais utilisé Valladolid que comme base pour explorer les cénotes des environs et 2 sites Mayas.

Aujourd'hui, nous avons donc visité Valladolid en y passant une journée relax, fouinant dans les boutiques d'artisanat et arpentant les rues de son joli centre historique. Nous avons aussi visité l'ancien couvent des franciscain (aujourd'hui un musée), couvent sis au bout de la Calle 41A récemment revampée, avec ses boutiques de luxe et ses restos branchés.

Valladolid aujourd'hui ne ressemble pas beaucoup à mon souvenir, mais bon, 17 ans de développement touristique apporte son lot d'embourgeoisement et d'inflation. C'est aussi la ville où la présence de touristes étrangers est la plus évidente depuis notre arrivée au Mexique. On est très loin de l'ambiance "locale" de Mérida ou "tranquille" de Campeche. Quand à Isla Mujeres, les touristes étrangers étaient pas mal tous dans la petite ville à Playa Norte, alors que nous nous étions installé dans un barrio local du centre de l'ile, plus près de Punta Sur, alors on voyait peu d'étrangers dans les rues avoisinantes.

Les touristes de Valladolid sont en grande partie des français. Nous avons tout de même croisé un couple de québécois (seulement notre seconde rencontre du voyage avec des québécois), mais il s'agissais d'un gros colon s'adressant très impoliment à une vendeuse (en anglais) dans une boutique, alors on n'a pas établi de contact avec eux, haha. Sinon, des français en masse. Les québécois sont à la plage sur la Riviera Maya, les américains font le party à Cancun et Tulum, il reste donc les français à Valladolid ;-)

Blague à part, Valladolid vaut donc amplement la journée d'exploration que nous y avons consacré à l'improviste, et voici donc quelques photos des beautés de la ville.


L'ancien couvent franciscain de San Bernardino de Siena de Valladolid fait directement écho à trois visites effectuées l'an dernier; Siena, d'abord, puis Assise, évidemment, mais aussi Fiesole, où on a vu la cellule du petit couvent ou San Bernardino de Siena a vécu pendant un bon moment.


L'intérieur du cloitre est à la fois massif et austère, mais aussi intime, avec ses arches relativement basses et ses épais murs.


Les franciscain avait une cénote sur leur terre, et ils avaient installé cet édifice/puit avec à l'intérieur, une roue permettant de faire remonter l'eau de source de la rivière souterraine dans le puit pour leur usage quotidien.


L'intérieur du puit aujourd'hui.


Le couvent dans son ensemble, vu du très beau parc qui l'entoure aujourd'hui.


À la fin des années 1990, quelqu'un s'est rendu compte qu'une ancienne maison maya avait survécu au passage des siècles, et on a décidé de la restaurer à son image à peu près originale. Elle trône donc aujourd'hui sur une coin de la Calle 41A.


La Calle 41A - aussi appelée Calzada de los frailes (la «chaussée des frères»), est la diagonale qui mène du centro à l'ancien couvent des franciscains. Aujourd'hui, avec ses belles boutiques et cafés un peu bobos, elle rappelle la «nouvelle» Calle 47 de Mérida.


La iglesia San Servacio domine le parque principal Francisco Canton Rosado.


J'adore les porticos, celui de la Mairie de Valladolid (édifice bordant le parque principal qui abrite aussi la bibliothèque municipale et la casa de la cultura) est particulièrement joli.


La nuit dernière, un individu non identifié a hurlé des cocoricos pendant un bon moment à partir de 3h du matin... j'ai cru trouver le coupable pendant la journée! Il avait l'air au-dessus de ses affaires, le diable.


Au jeu de « Il s'est écoulé... », Dix-sept ans séparent la photo de gauche de celle de droite sur le diptyque ci-dessus. La « beauté de Valladolid » qui se prête au jeu (et qui est toujours aussi jolie dix-sept ans plus tard :-) a tenté de reproduire l'air blasé (ou fatigué?) de début-janvier 2007... nous avions alors fait une longue journée de transports/visites dans deux cénotes et un site Maya, hehe. 17 ans plus tard, on a finalement pris le temps de visiter Valladolid. 

--