Dans mon billet précédent, j'ai évoqué la marche du 8 mars dans la ville de Puebla.
Pendant une bonne partie de la journée, au centro, on voyait quelques groupes ici et là, portant le mauve distinctif des droits des femmes au Mexique. Les commerces barricadés (de même que le palacio (siège du gouvernement de l'état) étaient des signes évidents qu'on se préparait à une grande manifestation.
Pourtant, rien, à part des groupuscules marchant ici et là ou se regroupant dans un coin du parque central.
Puis, un peu passé 16h30, nous voilà prêts à traverser l'avenida Reforma, près du zocalo, lorsque la manifestation se met en marche. On réalise alors que tous les groupes se sont alignés sur cette rue (qui était piétonne en début d'après-midi, exceptionnellement, alors que les policiers avaient fermé la rue à la circulation automobile; on comprenait maintenant pourquoi).
On regarde alors la manif passer, puis passer, puis passer... pendant au moins 30 minutes, avant de décider que chaque groupe ressemble au précédent. C'est intéressant de voir toutes ces femmes marcher pour la même cause, mais nous décidons que vu l'heure et les 2h30 de bus qui nous attendent pour retourner à CDMX, on va se rendre à CAPU (Centrale de Autobus de PUebla), qui n'est malheureusement pas dans le centro, mais à 45 minutes de marche... ou à quelques minutes en métrobus.
La cathédrale de Puebla, qui ocupe tout un pâté de maison en bordure du Zocalo, domine évidemment le secteur. C'est la plus haute église du Mexique (de ses clochers, mais également de son intérieur, d'après ce que j'ai compris). Et c'est vrai que l'édifice est impressionnant - une cathédrale qui rappelle certaines cathédrales d'Europe (notamment de l'Espagne, évidemment). [Sur ce cliché, notez en bas à droite, quelques agents de la brigade anti-émeute, qui attendent patiemment le début de la manifestation].
La iglesia Santo Domingo, connue pour sa chapelle du Rosaire, une affaire abondamment décorée.
L'église de Santo Cristobal était malheureusement fermée le 8 mars (comme de nombreux édifices de Puebla).
Je ne photographie que rarement les intérieurs d'église, quand il s'agit d'un aspect rare ou particulièrement beau. Je publie encore plus rarement de ces photos, qui ne sont généralement pas exceptionnelle, les gardant comme souvenir. je fais exception ici, avec l'intérieur de la Capilla del Rosario de Santo Domingo que je mentionnais ci-dessus. Beaucoup de peinture dorée, beaucoup d'extravagances en bas reliefs, des figures et figurines qui sortent de partout, c'est à la fois exagéré, et d'une grande beauté à voir sur place. Aucune photo ne peut rendre justice au lieu ni reproduire le sentiment à la vue de cette chapelle remarquable.
Église Templo expiatorio del Espiritu Santo, église jésuite de Puebla qui jouxte un petit parc/plaza couverte d'une cannopée procurant une ombre bienvenue sous la chaleur de Puebla.
Autre exception: une portion de l'intérieur de la cathédrale, avec ses jolies coupoles, intérieur qui m'a semblé plus élégant, moins chargé, que celui de la cathédrale de Mexico.
Autre église fermée; Nuestra Senora de la Soledad, captée ici en passant devant lors de notre promenade improvisée dans les rues du centro.
Vers 17h, donc nous avons traversé l'avenida Reforma, à travers la manifestation, puis nous sommes dirigé vers la station de Métrobus Analco. Mais entre temps, la marche avait rejoint le boulevard Heroes 5 de mayo, où passe la ligne de métrobus devant nous mener à CAPU. Et évidemment, le trajet de la marche empruntait ce boulevard, et par prudence, le service de métrobus avait été interrompu et le stations fermées.
La marche sort de l'avenida Reforma et tourne à droite (dont à gauche sur la photo, qui est de face), sur le boulevard Heroes 5 de mayo.
Nous avons tenté de voir une ou deux stations plus loin si le service était en fonction, mais non. Nous avons donc du revenir au centro, puis le traverser entièrement, pour attraper un bus local sur la 9e avenue, bus qui nous a mené 20 minutes plus tard à CAPU, d'où nous avons pu prendre un bus de retour vers CDMX (que nous avons atteint vers 21h).
Je reviendria à Puebla un jour... peut-être un autre jour qu'un 8 mars, pour y visiter les attraits fermés que je n'ai pas eu l'occasion de voir cette fois-ci.
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