vendredi 2 mai 2008

Griffintown - Prise 2 (collaboration spéciale)

Je vous disais, dans mon billet sur Griffintown, que j'avais exploré le quartier avec mon ami Daniel Sernine, et que ce dernier avait lui aussi pris des photos intéressantes de ce secteur de Montréal.
Suite à la publication de mon billet, Daniel m'a proposé d'ajouter quelques-unes de ses photos aux miennes... les voici donc dans un billet à part, pour leur rendre justice plutôt que de les noyer dans un commentaire au bas de mon billet précédent.
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À partir d'ici, les commentaires accompagnant les photos dont de Daniel Sernine (à moins d'avis contraire, en italique, de ma part).
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Pour commencer, en voici une qui combine la cheminée Dow et LA calèche rose...

Sur celle-ci, impossible de nier que le secteur est à l'abandon. Mais c'est tellement plus beau comme ça... Ces photos datent d'août 2004...


Notez l'emblème de pierre gravée, au-dessus du linteau. MLHP, probablement Montreal Light Heat & Power, une des premières (sinon la première) compagnie à produire du courant à Montréal (généré par combustion du charbon et/ou du gaz).


Gloire industrielle du passé. Surtout l'été, quand la lumière dorée du couchant réchauffe les briques. Comment souhaiter que ça disparaisse?


Toujours notre brasserie Dow. Je me souviens que mon oncle Paul, du côté maternel, buvait de la Dow. Peut-être mon père aussi, avant le scandale de la bière-qui-tuait. Et les capsules étaient collectionnables, je crois: est-ce qu'il n'y avait pas, au verso, de minuscules photos des joueurs de hockey (de toutes les six équipes...)?

Devinez ce qui adviendra de cet arbre, rue Shannon...?

[Et Daniel termine en m'expédiant cette version retouchée de ma photo de la cheminée de la brasserie Dow... ajoutant:] On reconnaît les mêmes graffitis que sur la mienne quatre ans plus tôt...
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Enfin, pour situer nos lecteurs:

Vive Google Satellite!
Le Projet Griffintown ne couvre évidemment pas toute cette zone, mais une bonne partie (voisine du bassin Peel, forme géométrique foncée à droite).
J'ai indiqué par des points bleus les emplacement de certaines de mes photos et de celle de Hugues. La flèche bleue indique, au meilleur de ma connaissance, les écuries, adossées à un petit (et romantique) embranchement/cul-de-sac du canal Lachine. Sous certains angles, on se croirait en campagne, une campagne sillonnée d'étroits chenaux ombragés d'arbres, avec les ruines de quais de bois ou de palissades.
L'édifice «1000 De la Gauchetière» se trouve tout juste hors-champ, en haut à gauche.
D.S.
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Merci Daniel pour cette collaboration!
Hugues

1 commentaire:

  1. J'avoue que tout en mettant Griffintown sur la liste de mes promenades à faire — promenade de sauvegarde, disons — et des photos à prendre pour mes dossiers, j'ai un avis mitigé sur la question du projet.

    Sans doute qu'on pourrait en faire un parc d'archéologie urbaine pour les amateurs et que ce ne serait pas mauvais, mais qui paierait la note?

    De mon point de vue, quand on regarde la situation actuelle (réchauffement global, pic pétrolier, étalement des banlieues autour de Montréal), je trouve plutôt valable un projet qui va augmenter la densité habitable du centre-ville et qui remettrait en valeur un des quartiers centraux de Montréal et qui pourrait contrer le développement centrifuge de l'agglomération.

    Et puis, j'avoue que les arguments concrets sortis par certains opposants ont parfois été d'assez mauvaise foi.

    L'ancienneté du quadrillage urbain de Griffintown? Cela fait plus de 4000 ans (si!) que des villes sont dessinées avec un quadrillage en damiers. Même en Amérique du Nord, le quadrillage de Washington précède Griffintown de plusieurs années.

    Les problèmes des rues piétonnières? On cite le mail Saint-Roch de Québec, mais on a la rue La Gauchetière à Montréal dans le quartier chinois comme exemple d'une rue piétonnière qui est certainement beaucoup plus achalandée que d'autres bouts de La Gauchetière. À mi-chemin entre les deux en terme de succès, il y a la rue Sparks à Ottawa, qui marche plus ou moins bien, mais qui n'est quand même pas un repoussoir absolu.

    J'avoue que j'aime plus ou moins la prédominance de la voiture dans le projet Griffintown, mais il y a deux objections imparables aux rêveries des critiques :

    - ce sera quand même une amélioration du tissu urbain dans cette partie de la ville;

    - si quelqu'un veut investir dans un projet de renouvellement urbain à la scandinave, qu'il ou elle se présente avec son chéquier, et on aura peut-être un débat valable.

    Mais tant qu'on comparera le projet concret et un château idéal en Espagne, il est clair que le château l'emportera...

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