mercredi 4 février 2026

Guadalajara - Premières impressions

J'avais peu d'attente envers Guadalajara, car l'idée était simplement de venir y explorer un brin pendant quelques semaines, sans but précis ni visite d'exception planifiée. Je suis donc arrivé avec un esprit assez ouvert et curieux de voir ce que je pourrais découvrir d'intéressant dans cette troisième ville du Mexique.

Les premières impressions ont été influencées par la localisation de notre hébergement et par les édifices du centro historico, le premier secteur que nous avons parcouru lors de notre première journée sur place.

Et ces premières impressions sont plutôt positives, les quartiers centraux que sont le centro historico et la zona Chapultepec (où nous logeons), sont agréables à marcher. Les rues sont animées - mais pas de manière trop intense - bordées d'édifices parfois déglingues, parfois charmant, parfois colorés. Plusieurs églises coloniales parsèment le secteur, et évidemment, c'est la cathédrale qui domine le centro historico.

La cathédrale n'est pas sise en bordure d'un zocalo ou d'une grande place, mais bien en bordure de quatre plazas. En fait, c'est comme s'il se trouvait au centre de la ville, une immense plaza en forme de croix (+) avec la cathédrale en plein centre de cette croix. On retrouve donc une grande plaza au nord, au sud, à l'est et à l'ouest de la cathédrale. Une configuration que je ne crois pas avoir vu nulle part ailleurs auparavant.

Toute la zone - et quelques rues environnantes - est donc piétonne, ce qui rend la balade et la découverte d'autant plus plaisante.

Ça m'a pris un temps avant de trouver l'explication parfaite concernant mes premières impressions de Guadalajara; et en fait, c'est que Guadalajara ressemble pas mal à ce que je m'attendais de Mexico lors de ma première visite dans la capitale du pays. Évidemment, Mexico a été un coup de coeur de voyage absolument incroyable, avec ses édifices art déco, art nouveau, son chateau (comme plusieurs villes d'Europe), son architecture hallucinante, son dynamisme, ses quartiers accueillants et charmants, bref, Mexico a été beaucoup plus grandiose que ce à quoi je m'attendais.

Et étrangement (ou non en fait, haha), Guadalajara est ce à quoi je m'attendais de Mexico. C'est donc effectivement beaucoup moins grandiose que la capitale, mais ça demeure une grande ville, dont le rythme a l'air assez tranquilo malgré l'ampleur de la ville.

J'ai donc bien hâte de l'explorer.

à suivre. 

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dimanche 1 février 2026

Marcher sur le tarmac, courir, rater sa correspondance et arriver quand même à l'heure?

Ce billet sera probablement de peu d'intérêts pour les lecteurs de ce blogue, mais si vous êtes ici, c'est que vous savez que je me sers du blogue comme journal de voyage et que pour mes propres références futures, j'y note parfois des anecdotes qui ne seront intéressantes à lire que par Hugo-du-futur. Ce billet fait probablement partie de ces anecdotes.

Notre vol Cancun-Guadalajara comportait une correspondance à Mexico (CDMX) et nous devions avoir environ une heure entre les deux vols. Malheureusement, comme le titre de ce billet l'indique, nous avons embarqué avec au moins 20 minutes de retard à Cancun, et le "taxi" a pris au moins 15 minutes (Quand on parle de taxi, en avion, c'est le bout ou l'avion ne vole pas, mais roule sur la piste, pour rejoindre son point de départ ou après l'atterrissage, pour rejoindre la porte d'arrivée de l'aéroport. Les avions décollant et atterrissant face au vent, ils arrivent qu'ils doivent parcourir toute la piste en roulant pour être du bon côté lors du départ ou après l'atterrissage. Bref, on a perdu beaucoup de temps, et le pilote n'a semble-t-il pas été en mesure de récupérer le retard en vol par une vitesse plus grande.

En touchant le sol à Mexico, nous étions à 25 minutes de notre prochain vol, donc il était peu probable que nous réussissions à embarquer à temps, de surcroit parce que notre vol ne se rendait pas à la porte de l'aéroport, mais demeurait sur le tarmac où un bus venait faire la navette. Consultation de l'heure au 3 minutes, pendant tout le trajet avec l'avion au sol, puis avec le bus, puis arrivée à la porte de l'aéroport, nous aurions le temps de nous rendre à notre porte d'embarquement du vol vers Guadalajara. Course contre la montre, zigzag, passage rapide à un point de sécurité, on nous permet alors de contourner le scan corporel, et on fonce vers les portes d'embarquement, on cherche la 72, et hop, on semble arriver avec 10-12 minutes d'avance... pour nous faire dire que la porte a été fermée 10 minutes plus tôt, on est trop tard. L'avion est encore là, mais rien à faire, vol raté.

On nous dirige vers le service à la clientèle de Aero-Mexico, où on nous annonce nous avoir booké sur le prochain vol Mexico-Guadalajara, qui part 50 minutes plus tard que le précédent, donc qui part dans moins d'une heure. Nous devons nous rendre dès que possible à la porte S-6.

S-6 n'est évidemment pas une de ces portes (comme la 72) qui comprend une passerelle et un avion, mais une porte d'accès aux navettes-bus vers le tarmac où se trouve notre nouvel appareil. Re-navette, donc et on embarque enfin sur notre vol vers Guadalajara.

Avec notre plan de vol original, nous devions arriver à Guadalajara à 16h44. Nous atterrissons à Guadalajara à 17h24. Après un vol retardé, une correspondance raté, on arrive quand même à Guadalajara, avec seulement 40 minutes de retard. Incroyable, non? Même un trajet "ordinaire" en autobus de Montréal à Québec accumule parfois plus de retard que ça.

Bref, tout se passe bien, malgré la correspondance ratée, et la course inutile dans l'aéroport de Mexico, Bienvenidos à Guadalajara.

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Quelques heures et quarante-quatre degrés plus tard.

Notre boycott des compagnies et aéroports états-uniens - autant par idéologie de contestation que par bris de confiance des systèmes américains actuels - nous a donc porté à faire une escale au Yucatan en route vers Guadalajara. Trois jours sur la péninsule avec une correspondance à Cancun - les vols Montréal-Cancun étant légion et peu dispendieux pour qui demeure flexible en termes de date - nous passons donc deux jours sur la plage avant de réellement partir pour notre destination.

Parti d’un appart de Montréal à moins vingt degrés et arrivé sur le bord de la mer à 24 degrés, je débute cette première entrée de mon journal de voyage alors que Sophie et Suze sont dans l’eau et que j’ai les deux pieds dans le sable. On a vu pire comme escale, j’avoue.

Guadalajara, donc, nous attends dans quelques jours. Il s'agira d'une première visite en ce qui me concerne, j'ai lu un peu sur la ville, mais pas autant que pour certains voyages où je pouvais compter sur un livre de voyage bien élaboré.

Ça fait quelques années déjà que je déplore la disparition de bons livres de voyage pour les voyageurs indépendants. Les guides Lonely Planet, que je trouvais déjà limites, ont été racheté par un éditeur américain qui a transformé l'affaire au point de les rendre totalement inutiles, et les autres guides se font bien rares. Tout le monde semble se contenter de ce qu'on peut trouver sur Internet: c'est-à-dire tout et rien en même temps, 1000 infos no triées de 1000 sources plus ou moins fiables et difficiles à identifier, sans filtre ni tri d'un voyageur expérimenté ou son éditeur. Je préfère donc improviser une fois sur place selon les informations que je trouverai là-bas.


L'Esprit Vagabond, journal d'un voyageur sur la plage.

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