jeudi 28 février 2008

En attendant René-Charles...

Lu sur le site de La Presse, sous la plume de Joel-Denis Bellavance (la mère du journaliste était-elle une fan du chanteur du ya-ya? hehehe)

"Aux Communes, hier, M. Dion a tenté de critiquer le budget du ministre James Flaherty, mais il s’est fait rabrouer par le premier ministre Stephen Harper. «Quand (M. Dion) se livre à des attaques virulentes contre un budget qu’il compte laisser passer, il n’a tout simplement pas de crédibilité en formulant de telles attaques », a lancé le premier ministre. Plus tard, M. Harper a continué à tourner le fer dans la plaie en parlant du chef du NPD, Jack Layton, comme le vrai chef de l’opposition officielle, même si M. Dion occupe bel et bien ces fonctions. M. Dion est aussi victime de quolibets du NPD, qui décrit maintenant le chef libéral comme « le chef de l’abstention officielle »."

Voilà, ça semble devenir de plus en plus évident, Stéphane Dion n'a pas ce qu'il faut, finalement. On raconte qu'il voulait vraiment y aller cette fois-ci, mais que les bonzes du Parti l'ont convaincu de faire autrement. Il faut se demander ici si ces bonzes pensent au canadiens, au parti... ou à eux-mêmes en tentant de miner encore plus la crédibilité de Stéphane Dion, qui a l'air d'un deux de piques aujourd'hui... On raconte que Bob Rae était justement contre des élections hâtives... Or qui d'autre que Rae profitera autant de la chute de Dion?

Et il faut se demander à quoi Stéphane Dion pense, pour les écouter? Il est devant deux options: déclencher des élections au risque de les perdre et s'en aller avec l'honneur de celui qui a essayé et défendu ses idées, ou bien ne rien faire, et être poussé dehors de toute manière, sans s'être tenu debout.
Et en fait, même si l'argument de Dion sur la faiblesse des effets nocifs du budget conservateur faisait du sens, ce que Stéphane Dion oublie (ou tente d'oublier, s'il est bien poussé dans le dos ou retenu par ses propres troupes), c'est qu'en appuyant le budget et le parti au pouvoir, il donne , implicitement, son appui à toutes les politiques du gouvernement, puisqu'il le laisse au pouvoir et gouverner à sa guise.
C'est là que son raisonnement prend le champs et c'est là que sa crédibilité devient nulle. (Le dessin de Mackay accompagnant ce billet illustre bien la position de Stéphane Dion selon moi, ou plutôt l'image qu'il projette dans la population).
Je pense sincèrement que même si on était prêt à lui donner sa chance, il vient de la foutre aux poubelles, purement et simplement. L'abstention répété est pire que le vote en faveur du gouvernement, puisqu'il ne démontre aucune opinion, aucune direction, n'assume aucune position, ne démontre aucune capacité à défendre ses idéaux jusqu'au bout, rien.
Too bad... il rejoindra bientôt le camp des autres chef-éclairs de l'histoire politique canadienne.
... et nous devrons probablement attendre après René-Charles pour avoir un premier ministre qui s'appelle Dion :-))). Hehehehe...
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Note: Ce n'est pas une erreur si j'ai attribué le libellé "divertissement" à ce billet...

1 commentaire:

  1. Daniel Sernine9:07 AM

    Nouvel aspect «nocif» du gouvernement Harper: il serait sur le point d'instaurer, par le biais de Patrimoine Canadien, une forme de censure après-le-fait sur le cinéma bénéficiant de subventions fédérales. On relèverait les «menaces à l'ordre public». À suivre, au moins par tous les créateurs.

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