jeudi 27 septembre 2007

Dix souvenirs pour Sarah-Maude

Hola,
Parce que Sarah-Maude m'a écrit qu'elle aime bien me lire habituellement, mais qu'en plus, les anecdotes et photos de Vilcabamba lui ont rappelé tant de bons souvenirs, et pour la remercier de m'avoir envoyé quelques photos de son plus récent séjour à Vilca (Sarah-Maude est très photogénique, alors avec les paysages de l'Équateur, ça fait des bien belles photos!), voici donc, en guise de cadeau, dix photos de Vilcabamba pour Sarah-Maude.
Mais évidemment, je vous autorise à les regarder aussi :-)


Une vue d'ensemble du pueblo, niché au creux de la vallée. Photo prise à quelques 200 mètres au-dessus de Vilca, sur le sentier menant au sommet du Mandango.


La vallée le long de la route menant à Loja... Sarah-Maude, dis-moi, est-ce que l'on voit la villa que Marcel a construite et où on peut voir l'empreinte de ta main dans le ciment?

Vu du sentier qui serpente vers la route... et deux randonneurs qui viennent d'atteindre la première plate-forme avant le crucifix. (Ils n'allaient pas dépasser le crucifix).


Vallée encore, angle un peu différent. Villa, Sarah-Maude? Je voulais tanto réussir à la capter pour toi en photo! Pour situer les autres, la plate-forme est sur le petit monticule au centre-droite, le crucifix est visible à l'extreme gauche.

Le "mur de roche" que l'on frappe... et que l'on croit impossible à gravir... Hahaha... Voyez-vous le sentier? Moi non plus! Mais il longe le bord de ce rocher et est très étroit...

Pour les sceptiques... À l'arrière-plan, on voit encore le crucifix, puis, se rapprochant de l'objectif, le sentier qui mène un peu plus haut, puis plus bas (au pied du mur de roche)... Évidemment, je me tiens tout au sommet du Mandango. Un peu décoiffé, quand meme :-). Et la descente allait s'avérer bien plus périlleuse que la montée. Sarah-Maude, quand t'as fait le Mandango, t'as fait le loop des trois sommets au complet?

Retour sur le plancher des vaches, ou celui des poissons... La rivière près du pueblo.


Celui-là m'a bien fait rire... Un peu à l'écart du pueblo, sur la route menant au Craig's Book exchange puis au petit zoo... Il y a le Valparaiso Burger qui proclame "Mangez et buvez comme à Valparaiso". Il y a un degré d'humour involontaire là-dedans... en plus du fait que je suis passé par Valparaiso il n'y a pas si longtemps... anyway.

Entre les bambous du Jardin Escondido, où travaille habituellement le père de Sarah-Maude. Quand tu nous as présenté, je t'avais dit que j'irais faire un tour à Vilca, non?


Voici l'hotel en question... et quelqu'un a stationné son cheval devant... avouez.
Voilà, j'espère que tu as aimé... Et encore merci pour tes conseils.

mercredi 26 septembre 2007

Tremblement de terre - Sud de l'Équateur

Un tremblement de terre a secoué le sud de l'Équateur hier (25/9/07) à 23h43.
D'une magnitude de 5,9 sur l'échelle Richter, le séisme a été ressenti partout dans la province de Loja, à Guayaquil, Macara et aussi loin que Ambato, au centre-nord du pays.
L'épicentre (point bleu sur la carte) était situé à 10 km au nord de la frontière péruvienne dans la province de Loja (zone en rouge), où je me trouve.
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Je ne sais pas combien de temps la secousse principale a duré. Je sais par contre qu'elle a été assez longue pour me réveiller, et qu'une fois tiré du sommeil, et prenant conscience qu'il s'agissait d'un tremblement de terre, j'ai senti la secousse, qui s'est poursuivie pendant environ 20 secondes.
Quelques secousses mineures ont suivies presqu'aussitot, l'ensemble ne durant que quelques minutes. Je ne sais pas combien de temps il s'est écoulé - exactement - avant que je ne pense de consulter ma montre: mais il était alors 23h56.
Je me trouve à approximativement à 75 km de l'épicentre exact du tremblement de terre, j'ai donc ressenti la secousse avec une certaine force. Le séisme a été assez fort et assez long pour me réveiller complètement, pour que j'ai le temps de réaliser de quoi il s'agissait, que je me rende compte que les deux tables de chevet et la bibliothèque en bois a bout du lit bougeaient, ainsi que les babioles sur la table de chevet à ma droite. On ne parle pas d'une secousse si terrible, mais tout de meme assez forte pour que je vois bouger les bidules sur la table de chevet et qu'une poussée d'adrénaline envahisse mon système sanguin.
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Pour le moment, on ne rapporte aucune victime ni domages majeurs, mais les nouvelles ont tendance à aller moins vite ici que dans les pays industrialisés, donc la situation demeure incertaine.
Ce matin, intrigué par l'événement - et par le fait que personne ne semblait en parler dans l'auberge - j'ai cherché quelques informations en vain dans les médias locaux, nationaux et internationaux. Trop tot, j'imagine, puisque le séisme a eu lieu cette nuit.
Toutefois, selon le site de l'Instituto Geofisico Escuela Politecnica National basé à Quito, et qui surveille l'activité sismique (et volcanique) en Équateur, l'épicentre était situé à 91,2 km de profondeur, ce qui expliquerait pourquoi il n'y a pas eu de dommages en surface malgré la magnitude de 5,9.
Toujours selon l'Institut Geofisico, il s'agit du plus important tremblement de terre a secouer l'Équateur cette année. (Il y a eu un séisme de 6,8 plus tot ce mois-ci, mais dans l'Océan Pacifique).
Les tremblements de terre sont loin d'etre une rareté en Équateur, remarquez. Ce séisme était meme le 13e de ce mois de septembre 2007! Le précédent avait eu lieu la meme journée du 25 septembre à l'ouest du volcan Pichincha, à 16 km de Quito, et il y en a eu un autre depuis cette nuit, dans le Paficique, toutefois. Mais règle générale, on parle de magnitudes 3,8 à 4,0, maximum pour la plupart de ces secousses considérés mineures. À 5,9, c'est autre chose.
En fait, c'est toute la région comprise entre les Andes et le Pacifique qui est concernée, on se souviendra du séisme dévastateur qui a frappé la région de Pisco-Ica au Pérou, en aout dernier.
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Pour ma part, ce n'est que le troisième tremblement de terre dont j'ai vraiment conscience, et les deux premiers ont eu lieu au Québec. (Autombe 1988 et mars 2005, tous deux ressentis de Montréal, loin des épicentres respectifs de Charlevoix et Rivière-du-Loup).
C'est dire que c'est la première fois que je ressens une secousse aussi forte, d'aussi près de son épicentre.
Je vous ai préparé une petite carte de la région, où j'ai identifié l'épicentre, Vilcabamba où je suis, Loja, plus au nord, ainsi que Macara, où j'ai traversé la frontière l'autre jour. J'imagine que les régions au nord du Pérou (également identifiées sur la carte) ont ressenti la secousse.
Voilà... Il serait peut-etre temps de continuer ma remontée vers le nord après tout. Le mauvais temps passe encore, mais des tremblements de terre en plus! :-) ...
Je quitte donc Vilcabamba ce midi...
Direction: Quito.

mardi 25 septembre 2007

Vilcabamba et l'éternelle jeunesse

Vilcabamba est un petit pueblo du sud de l'Équateur renommé pour la longévité de ses habitants. On dit qu'ici, cent ans n'est pas une rareté - mais je n'ai évidemment pas vérifié cette maxime locale. Pourquoi les gens de Vilcabamba vivent aussi vieux?
Well, le calme de l'endroit y est certainement pour quelque chose. Aucun stress ici. C'est définitivement l'endroit le plus tranquillo que j'ai visité de mon voyage! La vie ici bat au rythme du vent, et du soleil, les commerces affiches des heures d'ouverture du genre "lever du soleil à coucher du soleil". Et comme Sol se lève tot, mais se couche tot, le nightlife est laissé aux criquets! Meme les cafés internet ferment à 20h!
Comme Vilcabamba est au creux d'une vallée en pleine nature luxuriante, à 1500 m d'altitude à peine, c'est surtout les activités extérieures qui attirent les voyageurs à Vilcabamba. Remarquez, ca n'a pas toujours été le cas, puisque l'endroit est aussi le lieu où l'on retrouve (dans la nature) le San Pedro, un hallucinogene qui a attiré une certaine forme de tourisme par le passé.
Aujourd'hui, Vilcabamba est un petit resort-pueblo relax, où se mèlent quelques touristes, locaux opérant tiendas, café internet, hotel du genre jungle-lodge, agence de voyage, de location de vélo ou de chevaux, et restaurants.
Mais en réalité, ce qui expliquerait la longévité des gens de Vilcabamba, c'est... l'eau. Oui, vous savez l'eau que les voyageurs évitent généralement de boire en pays du tiers-monde? Well, ici, allez-y! :-)
En fait, l'eau des environs serait très forte en magnésium et autres minéraux bénéfiques et qui aident à l'élimination des gras saturés et donc, réduit les problèmes cardio-vasculaire, ergo augmente l'espérance de vie. Hum, j'imagine qu'il y a beaucoup de vrai là-dedans, mais je maintiens que l'absence totale de stress en ville y est pour beaucoup.
Anyway, beaucoup de gens viennent vivre à Vilcabamba à la recherche de cette éternelle jeunesse. Une des rues principale s'appelle meme Eternal Juventud, c'est dire :-). Ainsi, au fil des ans, Vicabamba a vu sa population se métisser de gens de toutes provenances.
Et concernant l'eau, j'ai gouté à la chose - mais pas directement du ruisseau, quand meme! :-). C'est que la vitalité des gens de Vilcabamba a fini par attirer l'attention et il y a au moins deux compagnies qui embouteillent l'eau directement à la source et la commercialisent. J'ai donc pris l'habitude de trainer avec moi une bouteille de Vilcagua, pour ajouter quelques jours à mon espérance de vie!
Espérance de vie qui a été racourcie par ma randonnée sur le Mandango d'hier, mais qui a été rétablie grace à une journée fort relax aujourd'hui. J'avais planifié une randonnée à cheval, mais le mauvais temps aura décidé de me priver de l'expérience.
Le downside de Vilcabamba, c'est qu'en absence de beau temps, il n'y a pratiquement rien à faire au village. Les deux cafés internet fonctionnels sont bondés (well, 10 ordis en tout, connectés par une connexion très très lente et erratique) et on croise toujours les memes tetes près de la Plaza centrale. Au moins, je me repose, mais j'aurais préféré un peu d'action avant de filer vers Quito. Remarquez, je ferai certainement le plein d'action à Quito, je m'ennuierai peut-etre meme du silence de Vilcabamba le soir venu!
Il faut aussi dire que le village a des airs un peu triste et parfois meme déblabré. Je ne sais pas si c'est simplement le cours normal des choses, ou si les gens commencent à moins venir ici ou si les résident voguent vers d'autres eaux, toujours à la recherche de l'éternelle jeunesse.
Une note surprenante, par contre; on dirait que tout le monde parle francais ici! Pas seulement les touristes de l'hexagone croisés ici et là, mais des locaux ou locaux adoptifs aussi! Il y a quelques couples équatoriens-franco avec enfants bilingues, au moins une Nathalie qui offre des cours de francais (je ne sais pas si c'est la meme Nathalie du Deli qui affiche qu'ils parlent francais également), il y a normalement Marcel (mais il est présentement en vacances au Québec), et Sarah-Maude me parle d'Eva qui parle aussi francais (mais qui est également en vacances au Québec, coup donc!). Enfin, devant moi dans le café internet, il y a une afiche de tours à cheval disant fièrement "Nous parlons francais"! Il faudra que je demande à Marcel si c'est lui qui a converti tout ce beau monde à la langue de Molière, mais il est étonant d'entendre plus de francais que d'anglais comme langue seconde.
Ainsi, meme si pour cause de mauvais temps, je suis un peu décu de Vilcabamba, heureusement, Sarah-Maude m'a recommandé l'hotel Jardin Escondido, un jungle-lodge-style hotel absolument parfait pour relaxer et avoir un pied à terre - et un hamac - en plein centre du village. Elle m'a aussi recommandé l'excellent La Terraza, qui offre un délicieux spaghetti bolognese et d'excellents Fajitas. Quand à la randonnée sur le Mandango, je n'ai rien a ajouter à ma longue relation de la chose, hehe... randonnée qui demeurera une expérience innoubliable!
Bon, assez parlé , voici quelques photos captées hier soir et aujourd'hui.


La petite église (charmant intérieur tout en bois, simple mais joli) devant la Plaza, avec quelques nuages rosés par le soleil couchant. La lune, presque pleine, complète le tableau.


En effectuant un loop dans un rang autour du village en début d'après-midi, entre deux averses, j'ai croisé cette parade d'anes. J'adore les anes, et si je m'installais à Vilcabamba, je ferais certainement l'acquisition d'un ane.

J'avais, du rang, une vue sur le Mandango. On peut clairement identifier sur cette photo (de droite à gauche) : 1) le premier pallier avec le crucifix, à l'extreme droite; 2) le "mur de roche vertical" sur lequel se dresse le sommet du Mandango lui-meme; 3) ce que j'ai appelé le sommet no.2 du Mandango que j'ai aussi gravi; et 4) le sommet no.3, à l'extreme gauche, sur lequel je ne suis pas monté, ayant décidé de redescendre hors-piste entre les deux derniers sommets (on voit la vallée par laquelle j'ai opéré ma descente).



A un moment sur mon loop autour du pueblo, j'ai traversé ce petit pont de bois. Soupir. Ça devrait etre un lieu poétique, non, rivière, petit pont de bois et tout? Hmmm, toit de tole avec des manques, quelques déchets, béton, manque d'entretien, tout cela enlève son charme à l'endroit.

Une rue du village de Vilcabamba. À l'extérieur de la Plaza centrale, c'est rapidement désert. Photo prise un mardi vers 15h. En fait, c'est sous cet angle (et quelques autres) que Vilcabamba m'apparait tristounet. Il y a beaucoup de propriétés et terrains à vendre... Meme mon hotel est à vendre!


Hey, en revenant du rang vers le village, j'ai croisé d'autres anes, à la course! Hola chicos! A bien y penser, j'ai croisé plus d'anes que d'humains en prenant cette marche!

Fin d'après-midi, aujourd'hui, à peu près du meme endroit que la photo prise la veille avec les jolis nuages roses... Hmmm, nuages plus noirs et menacants aujourd'hui, non? J'ai fait cette photo pour montrer l'ambiance un peu terne qui règne au village quand il ne fait pas soleil.

Un petit canular

Bon, il faut bien que j'avoue... Dans une de mes entrées récentes, il y a un petit canular.
Sur le coup, je me suis dit que tout le monde allait commenter, mais finalement, rien, nada, zip.
Bon, alors quoi faire de ce canular? Je ne suis pas pour le laisser en plan avec aucun suivi, imaginez les milliers de lecteurs qui tomberont sur ce billet innocemment après-coup?
(Surtout que je viens de m'en souvenir, heureusement!)
Well, voici donc une invitation à le découvrir.
Puisque;
1) Soit personne ne lis plus ce blog et donc, personne n'a pu tomber sur le canular (et dans le panneau);
2) Soit tout le monde a tout de suite percu le subterfuge et secoué la tete de découragement devant autant d'infantilisme et est passé à autre chose;
3) Le canular est tellement bien monté que tous les lecteurs ont gobé la chose sans meme noter à quel point elle était imposible.
Dans tous les cas, je vous invite donc à chercher le canular en question. Et à me dire dans lequel des trois cas vous vous trouviez avant cette entrée...
Un indice? C'est un canular chilien.
(Coup donc, va-t-y falloir que je promette un autre cadeau au premier qui le notera?) :-))

Les aventures d'une pistache vagabonde...

Il est temps de vous avouer quelque chose.
Il y a une pistache dans la poche droite de mon polar.
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Il y a plusieurs mois, alors que nous étions dans la ville de Québec, Suzie et moi, mon amie a acheté un petit sac de pistaches. À un moment, elle est tombée sur une pistache qui n'était pas semi-ouverte, et a été incapable de briser la coque. Après avoir terminé son sac de pistaches, elle allait jeter la pistache coupable. J'ai pris la pistache en question, en disant à Suze que je l'ouvrirais plus tard avec un outil quelconque.
Et j'ai oublié la pistache.
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Cette pistache, bien au chaud dans la poche droite de mon polar, a donc fait le trajet de retour à Montréal.
Et elle y est resté quand le printemps est arrivé et que j'ai remisé mon polar.
Puis, je n'y ai pas repensé, et j'ai naturellement pris mon polar dans mon backpack pour mon voyage en Amérique du sud.
Depuis, cette pistache a effectué une longue traversée des Amériques; du Canada en Équateur, en passant par les États-Unis, puis au Pérou, en Bolivie, en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Chili.
Elle allait devenir la première pistache à traverser le continent américain en solo.
Et je dois vous dire que meme s'il y a quelque chose de totalement ridicule à l'idée, je trouve ca poétique comme destinée, pour une pistache.
Lors de son périple, elle a provoqué le dégout au moins une fois (Sophie à La Paz: "Yeurk, dégueu, tu fais moisir une pistache dans ton polar!"), a passé à deux doigts de prendre un bain de savon à lessive à Buenos Aires (mais j'ai pensé au dernier moment de la retirer du polar qui partait pour le lavage) et a failli prendre une tangeante différente de la mienne quand j'ai oublié mon polar dans un café internet de Santiago (pour ne le récupérer que le lendemain, pistache incluse). Bref, elle a vécu ses propres péripéties au cours des derniers mois.
Ah, au fait, elle n'est pas moisie du tout, ma pistache vagabonde. Et je ne sais pas trop quelle est la durée de vie moyenne d'une pistache, mais j'imagine que si celle-ci est resté bien camouflée à l'intérieur de sa coquille, elle aura vécu plus longtemps à l'abri des éléments, ce qui explique probablement sa longévité. De plus, les voyages gardent jeunes, non? :-)
Elle n'a pas souvent vu les sites visités, vous me direz (surtout que j'ai réalisé que je l'avais encore avec moi une fois rendu à La Paz et ne l'ai pas vraiment "sorti" souvent depuis).
Mais en voyage, comme dans la vie, ce n'est pas tant la destination qui importe, mais le fait de faire la route.
Car quand on grimpe dans un combis, un micro, un collectivo ou un bus, qui sait ce que j'on verra et croisera sur sa route?
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Voici quelques exemples de scènes récentes captées sur la route par l'oeil de ma caméra - dont la destinée était clairement de voyager et de regarder le monde, elle - en hommage aux aventures d'une pistache vagabonde!
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Le typique helper du combi, qui va faire le plein du réservoir de plastique dont il se servira pour remettre de l'essence dans le combi plus tard. Notez que meme quand on fait le plein directement avec le véhicule, je n'ai jamais vu l'opération s'effectuer avec le moteur éteint. Pas une seule fois en plus de 3 mois. Ici, on laisse le moteur tourner quand on fait le plein d'essence, cette observation vaut aussi pour les grand autobus.

Cet homme, son ane et son chargement, me rappellent que la vie est bien différente loin de Lima et des grandes villes. Dans les Andes, c'est en grande majorité ce rythme de vie qui domine encore aujourd'hui.

Captation en mouvement, dans le combi de Chiclayo vers Sipan. Si je compare à plusieurs autres transports similaires, celui-ci offrait énormément d'espace aux passagers, comme on peut le voir ici. Et nous n'étions que 21 passagers! Tiens, le bidon d'essence au quart consommé... et une bombonne de gaz propane, le cargo habituel, quoi.


Le terminus de bus du pueblo entre Chiclayo et Sipan, lui aussi typique des petites villes et petits villages du Pérou.

Autre chargement, autre ane, autre région (Tucume), meme style de vie.
Ici, le luxe, c'est la route qui est asphaltée.

À deux pas de l'église et de la plaza centrale de Tucume. Dans ces petites villes, on a pas besoin de s'éloigner beaucoup de l'église pour trouver des habitations très rustiques. Ici, le mur est solidifié par de la boue séchée.

En revenant de Catacaos vers Piura, un porteur de croix (notez la petite roue) qui effectue un pélerinage vers la cathédrale de Piura.

Les Andes, c'est souvent aussi des déchets un peu partout en bordure des routes et meme dans les cours des maisons. La culture du ramassage des déchets, des poubelles et des sites d'enfouissements fait lentement son chemin mais dans les coins les plus reculés, ce n'est pas encore rendu.


Autre construction en foin séché ou en bambou... Près de Piura.

Cette photo représente mille photos. Il n'est pas facile de prendre des photos sur des routes cahoteuses à travers des fenetres de bus sales, alors quand j'ai eu l'opportunité de prendre quelques photos par une fenetre ouverte lors de ralentissement de bus entre Chiclayo et Piura, j'en ai profité pour ramasser quelques images des typiques maisons qui longent les routes et forment des sortes de petits pueblos informels. Il y a de ces pueblos partout dans les pays des Andes comme au nord du Chili. Ce ne sont pas des bidonvilles, mais ca n'en est pas trés éloigné.

lundi 24 septembre 2007

Quite an intense hike on the Mandango

I'm in Vilcabamba and the Mandango mountain is looking right at me from above. Since I like hiking and there's a trail leading all the way up - according to both my guidebook and the tourist office - I decide to give it a try. Vilca is about 1500 meters above sea level while the Mandango is looming roughly at 2035 meters. Well, a little 535 meters high hike never killed anyone, isn't it? (I won't be so sure of that fact two hours later but for now, I'm pretty confident to summit within an hour and a half or so, by the look of it).
I check with my guidebook and it says that - indeed - it takes about an hour and a half to do the hike. Hurray, a nice hike!
It's gonna be my first real hike since... God, since the Copacabana peninsula, and it was two months ago! What did I do in between? Hehehe... Well, I did walked a lot - city and countryside walks - Iguazu, Cochabamba, Cafayate - and these long 8 km in the wine valley near Mendoza to cover the distance between bodegas... And since I drank wine at every stop, it was harder to walk, so I guess it counts. Of course, I also hiked a couple of hills in Santiago - but as far as real hiking goes, half an hour hike up a hill doesn't do the trick. So it's about time to get back on the trails and get some good fresh air of the Andes!
I had a good breakfast - a great breakfast actually - so I just pack a couple of chocolate bars, a chips, a Gatorade and a Coke. I also grab a Red Bull - always usefull in case of panic. I should take water instead of that Coke crap, but what the hell, it's just a little hour and a half hike.
To reach the entrance of the trail to Mandango, you have to get out of town by a road nearby the bus station.

At the entrance gate, there's a registration desk and a 1$ fee to pay. I do so and take a look at my watch: 11h30 AM. Good. I'll be on top around 1 PM and back in town at 2 PM. The sun's way up so I put lots of sunscreen and I go for mosquito repellent as well. I start a bit too quick - as I so often do - so I have to tell myself to slow down, even if the path isn't that steep yet. After a little while, the small trees give way to smaller plants, covered with huge spines, and the occasional cactus. Soon, the trail is getting steepier and rockier and the vegetation is running at pretty much nothing worth talking about. So I indeed have to slowdown now, but still, the hike is pleasant enough and the views of the valley and the town are amazing.
I start to whistle but have to stop after two minutes, out of breath. Geez, I need to get in better shape. Well, I'm not doing too bad, since I just pass three other hikers as I reach a platform, just below a crucifix.

There, I meet six other gringos taking pictures. They look tired yet happy. One of the guy asks me:
- So, you're doing the loop, uh?
- Oh, yeah, kind of.
I guess the trail is making a loop around the summit, so it's good news - I won't have to come back by the same way I went up, so more interesting views coming up front!
- Well, good luck!
The others laugh - one of the girl is saying to no one in particular:
- We're so happy to be here!
I will only understand the true meaning of this remark later - too late fo my own good, but before I could wonder why, the guy add:
- I mean, the views are amazing over there, it's really beautiful.
They get downward, I get upward, we say goodbye, and I'm on my way to the crucifix. It is, really, only two minutes above the platform - but it's a bitch of a two minutes. Steep, almost technical, that shit is more climbing than hiking and I have to use both hands to make my way up. I dislike climbing in general, not because it's so hard, but without proper equipment, it's always harder to go down afterward.
Anyway, I reach the crucifix, totally out of breath, so I take a break to rest and snap some good pics of the surroundings. Vilcabamba, down the valley, looks really small now.

From where I'm standing, I can clearly see that it's impossible to summit the mandango itself. Indeed, the path in front of me is going up and down for a bit and hit a vertical rocky wall of about 30 meters high. I can see the trail going around the edge of the wall, so I understand that the loop is going to get me around the summit and down the other side. Or so I beleive.
So, I follow the trail while realizing that the clouds filled in really fast. They were so far on the pictures I was taking ten minutes before, but the winds getting stronger too, so I guess this explain that or the other way around.


As I reach the rocky wall - I have to say it's quite impressive - the sun had disappeared completely. At that point, I though of writing one of my little Dear Claire poetic review of the hike later on for my journal. Geez, I didn't know what was coming, but soon enough - three minutes later actually - I do know what's coming.
I'm on the other side of the peak now and the path is going up, not down. I mean fucking steep up - like 60 degres or so. And the moment I realize this, a slight rain begins to tinkle my neck. Shit. I look up - well, the summit isn't really far, about 20 meters high from my position. Geez, the sky is getting darker - how the hell that happened so fast? I guess I could just go back - which would mean getting down the steep climbing part and I would hate to do so. I suppose there's a nice enough path going down once you reach the summit, I mean, It has to. So what's 20 meters after all?
The rain is falling with a little more strenght and it's colder as well. I figure myself trying to go down the steep trail, all smudgy because of the rain, slippery as hell... I decide to go up after all, and I need to get there fast enough to take the road down as soon as possible before rain gets it too slipery.
A little fear push adrenaline into my blood and I cover the 20 meters in matter of seconds. My heart is beating so fast - I would say about 2000 pulse/minute for sure - that I almost see it reaching the summit before the rest of my body! My lungs are paying a high price for that little sprint up to the summit of the Mandango.
But wow! The view is amazing! It might be the adrenaline rush, but it feels great being on the very top of the mountain - summitting always do that to me. As rain slows down, I snap a couple of pictures - God, that crucifix looks so small from here, and so low!
Well, since I'm here and rain is now just a tiny drop here and there - I even see a ray of sunlight over Vilcabamba, 500 m below - I'm having a few chips, a couple of pieces of chocolate and I swallow half of my Gatorade in a few gulps.
That wasn't so hard. I reckon the worst is behind me.
(What a fool).
I look at my watch: it's 1h30 PM. So I did summit in an hour and a half. I'm not in such a bad shape after all. Of course, I wouldn't boast like this - even to myself - if I knew what was next on the program, but I don't.
Since I do have a little experience at hiking, I think it's not a good idea to linger there for too long. The sky is still pretty dark so rain could start over at any moment. I'll make my way down and catch a cerveza in about an hour or so.
Ok, so the trail on the other side of the peak is going straight down the spine between two peaks... and goes up to the other peak - lower than the one I'm standing on.
So I guess I'll take it and go down once I pass this second peak.
As it turns out, the rain is indeed getting back on track - with a tiny bit more strenght, and the path down is also a tiny bit more steep than I hoped. I then go slowly - careful not to lose foot - one doesn't want to break something here!
I'm quite pleased with my skills, even without equipment, when I reach the lowest part of the spine leading to summit number 2. And it's going up again, but hey, it's not as steep as the first one I already did, so nothing to worry about here. Except the rain, of course, which makes the path slippery enough.
And, here it is, ladies and gentlemen, the Surprise of the day, the Skeleton in the Mandango's closet, the Big Deal: there's a third peak! Fucking crap! And the rain is now a nice cold regular makes-you-all-soaking-wet kind of rain. Yeah. The jackpot of the hiker.
And, true enough, it was such a bright and sunny day - and it was supposed to be such a short hike - that of course, I don't have my rain gear, me stupid idiot!
Well, I don't have much of a choice here, do I? I put on my sweater to keep me warm and dry for what, about five minutes? I also put my hat for good measure, since I don't see why not to.
And I make my way down along the spine of the mountain range - not really wanting to go up a third summit, but not knowing how to do otherwise. I soon realize how fucking steep is that motherfucker trail down. Geez, it's steep and slippery and there's nothing at all on either side of that shit to hold on to. It's just empty space and me and a scary 60 degres slope!
Ok, at that moment, I have to be honest, I was wondering why the hell I was on that path to start with - and yes, swearing not to hike a mountain again in my entire life. I mean, who's crazy enough to do that and enjoying it? What a world of weirdos!
But well, I'm stuck there, roughly at 2000 meters and I have to go down - the alternative would be to spend the next 12 hours here waiting for the rain to stop and the path to dry - not really encouraging, I have to say.
I can see that there's four parts leading to the lower of the spine. Let's do them one by one, I try to convince me it's gonna be easier if I name them, it sounds stupid, but hey, anything that could help is welcome at that point. So I'm taking in number one, using both hands to help me keeping my balance, looking for solid rocks to hold on to, trying not to lose foot and avoiding these shitty little plants all covered in spines, bastards!
So, in a nutshell, I get to number two and through it, and number three - swearing all the way, I have to admit. And as I reach number four, I look at it in disbeleif; That shit motherfucker bastard is almost vertical! I mean, how the fuck am I suippose to get down that without equipment!?

Damn me, I should have thought about cutting myself a walking stick in the small forest at the begining of the trail, at least. But how was I supposed to think I ever would need a fucking walking stick? Geez, I would make myself a walking stick, but the only living thing is a freaking cactus! So I'm sitting there - not standing, yeah, are you out of your mind? -
and I'm telling myself: ok, that's it, it's here that's you're going to break your neck! Well, you wanted adventure, you wanted to go to that stupid mountain, so be it!
As I make my way slowly, very slowly, using my butt as well as my feet and hands - trying to keep all my body as low and close to land as humanly possible, the wind is getting stronger.

Yeah, perfect, I needed that extra help to push me down the fucking canyon and be lost forever, thanks!
Thinking all that crap has a positive effect on me since I don't notice that I do some progress while I swear my way down. So, surprisingly, I reach the low part sound and safe. Hurray! I look back at the trail I just went down by and I can't beleive I did it.
And of course, I have to look at the next peak - and fuck me, but I'm not going up again - not in a million years - since if I'm doing so, it means doing the butt-swearing down thing all over again and who knows shit about a fourth peak and a fifth, I mean, that motherfucking trail could be endless as far as I know. And at that point, I think; it could even be worse, weatherwise and trailwise! So nope, nada, niet!
I look around: A valley in front of me, Mandango number one and two to my left, and Mandango number 3 to my right. Only one option is left if I'm not going up number 3 - so off the beaen path I go.


It's still steep and slippery, but at least, I'm going down, nearing land - real land - not on the edge of a freaking mountain summit again. Anyway, it's not so easy to curl down the way without a trail, and as I'm getting lower and lower, the fucking spine plants are all over me. Geez, I'm lucky to wear my sweater and pants, not shorts, so I'm spared lots of scratches. But at last, I reach a kind of forest-like leaves-covered path. So I'm following the river - it's a figure of speach, since there's no river - the best I can.


After maybe ten minutes, I reach a path, yeah! And as to let me know that I'm now on the safe side of things, rain stops! Double-Yeah!
Well, it's not just good from now on, since I'm losing the path about five minutes later, back at making my way on the nose, and following my instinct (but checking my compass to make sure instinct leads in the good direction).
I swallow the last gulps of Gatorade left and realize that the Coke didn't make it - I lost it somewhere up there - God knows where. At that moment, I honestly don't care about the damned Coke. Well, I don't mean I would have let it there have I noticed it on the spot, but it's not like I'm the first and only one to litter around in Ecuador, far from it, actually. And there's absolutely no way I'm going back there for a stupid Coke which was to dumb to hold on to my backpack!
Anyway, I feel better but still have a few kilometers off-path to deal with. At one point, I see the remains of a former hiker, and pray not to end up like him (or her, or it, hopefully).

So I walk, and walk, and walk. I keep looking at my compass to make sure I'm heading toward Vilcabamba but it's actually quite easy to figure out. I'm right in a valley, still going down, and straight between two peaks of the Mandango. I just have to improvise a path to reach the road ahead.
So I walk, and walk, and walk.
And finally reach what looks like an old trail leading to the road. After ten minutes down that trail, I come across some life form at last - Yeah! Civilization!


A few minutes later, I'm seing the road! I jump over a brick fence - carefully, it would be really dumb to break my neck here - and realize that I'm standing less than 50 meters from the entrance of the trail to the Mandango.



Another ten minutes later and I'm back in town. A wonderfully warm shower later and I'm sitting on the La Teraza patio, ordering a spaghetti bolognese and a Pilsener. The food is so good and the beer so cool, It's really relaxing.
I look at the Mandango over the main plaza and start writing about my hike. After that late lunch - early dinner most likely - I go back to my hostel, making a stop at the tourist office to pick on some one-side flyers - I'm running out of paper to finish the story of my adventure.


So, relaxing in a hammock, writing final notes to the whole thing, I notice that one of the flyer is advertizing some hike in the Rumi Wilco Natural Reserve nearby. Looks interesting... Let's see:
"Walking over a veritable balcony overlooking Vilcabamba, following paths traversing steep slopes, ridges, gullies and floodplain".
Wow, sounds like fun! I might do that on Wednesday. Not tomorrow, though. I already hired myself a horse for tomorrow, to explore the surroundings while, you know, just sitting on the horse...



P.S. I wasn't joking about the spines, you know, I mean, Just look at this! So my hike cost me a few scratches - in spite of the sweater and the hat - and there's also a few tiny holes in the sweater now. Of course, it cost me a little of my ego as well. The butt-swearing-down-the-path part wasn't exactly my finest moment.
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Vilcabamba, Ecuador, September 24, 2007.

Retour en Équateur...Retour à la maison

Une grande page vient d'etre tournée pour ce voyage; j'ai traversé la frontière Pérou-Équateur et je suis donc de retour là où ce voyage a débuté il y a presque quatre mois, un de mes pays de prédilection; L'Équateur. Comme la boucle sera bientot bouclée lors de mon retour vers Quito où j'ai atterri en provenance de Montréal et d'où je repartirai pour rentrer au pays, je ne peux m'empecher de constater que les choses se sont déroulées à un rythme soutenu. Incroyable que ca fasse déjà quatre mois que je sois sur la route.
Heureusement, alors que la fatigue se fait sentir dans les détails (ah, les bus équatoriens, qui sont tellement plus crappy que les bus péruviens!), je me retrouve en terre connue. En fait, étrange à dire, mais rentrer en Équateur, c'était presque déjà un retour à la maison. L'Équateur, après tout, est le pays où je suis demeuré le plus longtemps dans ma vie à part mon pays d'origine.
Quitter le Pérou n'a pas été aussi facile que je ne l'aurais cru. Comme je l'ai écris en intro de ma petite chanson, c'est un pays où j'ai passé plus de temps que ce que j'avais planifié au départ, que j'ai beaucoup plus aimé que ce que j'aurais cru, et où je me suis fait des amis en plus.
Le Pérou a de nombreux avantages; parmi les trois pays des Andes (Équateur, Pérou et Bolivie), c'est certainement le plus organisé des trois, donc visiter les divers coins du Pérou s'avert un peu plus facile à gérer que pour ses deux voisins immédiats. Aussi, la richesse de ses sites archéologiques rend toute exploration de ces lieux une aventure absolument fascinante. Enfin, il y a une grande diversité d'activités à faire au Pérou, et sa capitale, Lima, est définitivement plus agréable que ce que j'en avais lu dans les livres de voyage!

Je me souviens que lorsque Suzie m'a rejoint à Loja, en Équateur, en 2004, elle m'avait dit: C'est donc vert, l'Équateur! J'avais souris, mais sans saisir totalement sa réaction. Évidemment, après avoir traversé moi-meme le salar d'Uyuni, les déserts boliviens, chilien et péruviens, j'ai été absolument saisi par le paysage qui s'offre à nous dès que l'on passe la frontière et que les montagnes nous invitent. Les rizières, les palmiers, les bananiers, wow, quelle verdure! :-)

Enfin, comme j'ai visité déjà la plupart des coins intéressants du pays, j'ai décidé de concentrer mes derniers kilomètres autour de quelques endroits que j'ai voulu visiter dans le passé sans en avoir l'occasion, avant de rentrer à Quito, puis à Montréal.

Ainsi, de Piura à la frontière, mon bus m'a mené à Loja et j'y ai illico pris un micro vers Vilcabamba. Je vous reparlerai certainement de mes aventures autour de Vilcabamba, mais pour le moment, je vous laisse sur une photo de son église, et du mont Mandango à l'arrière-plan.
Je suis aussi à Vilcabamba puisque Marcel, le père d'une amie y travaille, et elle a donc pris en main mon séjour ici, en m'indiquant dans quelle auberge coucher et où aller manger et quelle activité faire. Je suis donc entre les mains de Sarah-Maude, et je vous dirai bientot si elles s'est avéré un bon guide, à distance! :-).
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Hugo, Vilcabamba, Équateur.

Looking Flowers

Ok, here's another of my little songs...
It's like a farewell to Peru, a country where I've been for longer than I planned, that I liked more than I thought I would and where I made unexpected really good friends.
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You'll certainly notice that some of the sentences doesn't exactly make sense. I was heading more for a ambiance and was more concerned by the musicality of the words I was putting together than concern by proper grammar.
So, to be sure that it was obviously done on purpose, I did it in the title itself. Since, actually, looking flowers isn't an act but a place.
And, as they say, it goes like this... Enjoy!
Hugo

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Looking Fowers
by Hugh Morin, Lima, Peru, 9/18 - Chiclayo, Peru, 9/21, 2007.

I'll remember you
while the road bus moves
around the highest mountain
I won't forget how
sweet your dark skin glows
among the golden lights


I'll remember you
while the condor looms
along the deepest canyon
I won't forget how
kind your dark eyes shines
among the silver skies


I'll remember how
promises are kept
along the city palm trees
I won't forget you
sadness love and hope
among looking flowers


Innocence in your every laughter
youth in your every smile
eternal hopes in your eyes
among looking flowers


I'll remember you
while the blue plane flies
among the cloudy night
I won't forget how
soft your last kiss tastes
among the copper sands


Many miles away
deep in stranger land
under the southern stars
Language fell away
love had found a way
among looking flowers


among looking flowers
among looking flowers

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Catacaos y Piura con seis chicas!

Je poursuis ma remontée vers le nord du continent...
Quelques notes rapides sur une journée qui a été plutot improvisée, dans un lieu où je n'avais meme pas prévu arreter au départ... et en agréable compagnie en plus! :-).
Que demander de plus?
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J'avais décidé quelques jours auparavant, de me rendre à Vilcabamba, au sud de l'Équateur, comme premier stop en terre équatorienne. Le probème était le trajet de 13h que ca prend, et le fait qu'il s'agit en fait de trois trajets indépendants, et que les horaires ne coincident pas. Ainsi, si vous partez de Chiclayo à 8h le matin, vous arriverez à Vilcabamba vers 23h. Trop pénible et trop long. J'ai donc décidé de couper le trajet en deux, en restant une nuit à Piura et en visitant le mercado de Catacaos. De Piura, il y a un bus direct vers Loja (10h) et de la, 45 minutes de micro vous mènent à Vilcabamba.
De Chiclayo, j'ai donc pris un bus vers Piura, qui devient ma dernière étape péruvienne du voyage.
Piura n'a pas grand chose à offrir au visiteur. En fait, la région de Piura se bat pour se débarrasser de sa réputation de ville-de-passage, entre la frontière équatorienne et les sites d'intérets de Chiclayo et Trujillo plus au sud.
N'empeche, à 20 minutes de Piura, il y a un petit pueblo qui s'appelle Catacaos et où l'on trouve le plus grand marché d'artisanat du nord du Pérou. J'ai donc décidé d'aller y faire un tour.
La route vers Catacaos est déjà quelque chose en soi. J'étais dans un combi, qui roulait à tombeau ouvert, donc je n'ai pas pu immortaliser en photo ce que j'ai vu sur la route, mais en un mot, disons: Bidonville. Et je ne parle pas de ces pueblos ou hameaux que l'on croise ici et là un peu partout dans les pays andiniens, non, je parle d'un Bidonville avec un B majuscule. Et il est grand, ce bidonville, il doit etre aussi grand que Catacaos, qui est un pueblo tout ce qu'il y a de plus normal (église, plaza, quelques rues asphaltées en plus!). M'enfin.
Le mercado de Catacaos offre une panoplie assez représentative des mercados d'artisanat: bijoux, poteries, articles en bois, masques, etc. L'emphase du nord est définitivement mis sur les céramiques, et le mercado comportait son lot d'artisant avec des pièces absolument superbes. Le problème, quand on voyage avec un backpack comme seul bagage - et ce pour plusieurs mois - c'est qu'on n'a pas l'espace disponible pour se balader avec des céramiques, sans parler du poids de ces choses. Les grands vases, entre autres, étaient très beaux, avec des design intéressants (et que je n'avais pas vu partout ailleurs au pays). L'ensemble du travail avait l'air effectué avec minutie, ce qui n'est pas le cas de tous les marchés d'artisanat.
Bref, après quelques heures à Catacaos - dont une visite au marché local - j'ai acheté quelques babioles et j'ai repris le combi vers Piura.
Photo: Le marché local de Catacaos, assez typique des marchés que l'on retrouve un peu partout dans les pays des Andes.



À Piura, j'ai passé quarante minutes à la Plaza de Armas, dont au moins 30 sur le meme banc, à prendre des photos...
Il faut dire que j'avais rendez-vous.
La veille de mon départ de Chiclayo pour Piura, j'ai recu un mail de mon amie Kathy, de Lima. Elle savait que j'étais à Chiclayo et en route vers l'Équateur, et elle me disait qu'elle-meme, serait à Piura, pour un spectacle, le dimanche.
Ainsi, par un de ces hasards-timing de voyage, je me suis retrouvé le samedi à Piura jour de son arrivée. Elle devait répéter le spectacle avec la troupe, puis avait du temps libre plus tard en soirée. Nous avions donc convenu de nous rejoindre à la Plaza de Armas, avec un système d'horaire variable.
C'est pourquoi je me suis retrouvé à la Plaza avec 45 minutes à tuer... et j'en ai profité pour prendre quelques photos, puisqu'il s'est avéré fort intéressant de simplement regarder les gens passer autour de moi. Voici une partie du résultat:


Ces trois filles sur le banc en face de moi sont elles aussi demeurés à la Plaza pendant une petite heure. À un moment, elles ont fini par repérer mon petit jeu de prendre des photos des gens aux alentours et se sont mises à surveiller qui j'allais capter le moment suivant. Elles n'ont jamais réalisé que 1) je savais qu'elles parlaient de moi et me surveillaient :-) et 2) que j'avais pris cette photo d'elles :-)).


Ce vieux monsieur qui traverse la rue allait ensuite aller se coucher sur un banc de l'autre coté de la Plaza pour une longue sieste...


Sur la Plaza, devant la cathédrale, un gros Dino mauve vendait des répliques de lui-meme sur roulettes afin d'amuser les enfants. J'ai vu au moins deux enfants balader ces petits dinos à roues plus tard.


Les deux policiers minucipaux ont effectué plusieurs tours de la Plaza et du parvis de la cathédrale, et ils semblaient toujours en grande conversation.


À un moment, j'ai noté plusieurs taxis qui amenaient des clients très bien habillés entre la Plaza et la cathédrale. Puis, j'ai réalisé que tout ce beau monde était réuni pour la meme occasion, et oui, quelques minutes plus tard, la cathédrale leur ouvrait ses portes pour une célébration de mariage. Ici, une petite bouquetière arrive devant la cathédrale avec sa famille.
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Puis, Kathy est arrivée... avec cinq de ses copines et membres de la troupe qui allait présenter le spectacle du lendemain. En recevant son mail, la veille à Chiclayo, je ne savais pas trop de quel genre de show on parlait - Kathy avait mentionné que c'était pour enfants - mais en arrivant à Piura, j'allait en voir des publicités partout en ville! Grandes affiches, posters, flyers, et meme des pubs télé! Wow. Pour ce que j'en sais maintenant, Kathy fait parti de cette troupe depuis décembre dernier, et avec quelques autres troupes, ils ont été invités à Piura pour donner leur show. Hi5, que le groupe s'appelle (celui de Kathy) et le show (chanson, musique, chorégraphies) est orienté vers un public d'enfants et jeunes ados.
J'ai donc passé une partie de ma soirée avec les filles, et je dois dire que j'adore ce genre d'expérience, où je me retrouve mèlé à un groupe d'amis d'un pays visité. C'est à cent kilomètres des visites touristiques ou des guides habitués de parler aux touristes... C'est tellement simple, mais tellement réel et intéressant en meme temps! Ca m'a rappelé la connexion au Colca Canyon, mais aussi mes journées avec Léo et Evelyn à Quito. À chaque fois, c'est fascinant d'écouter les conversations et de partager quelques expériences (la plupart des 6 filles ont un bon anglais, mon espagnol n'est pas trop mauvais, et elles apprennent meme le francais!). Passer un peu de temps avec des copains locaux, sans avoir un agenda précis. Ce genre de rencontres en dit souvent plus long sur la culture que n'importe laquelle visite ou lecture sur le pays.
Après avoir mangé un riz chinois (passable, mais pas excellent, et servi sans baguettes!), nous allions quitter le food court quand j'ai vu la grande affiche annoncant leur show du lendemain. J'ai donc pris cette photo de Kathy et des filles (Kathy à l'extreme droite).
Notez que la compagnie qui a produit le show de Piura a meme un site internet. (Je n'ai pas encore eu le temps de le visiter...)

Gracias chicas por este momento con ustedes! Y gracias Kathy por la conversacion al fin de la noche, fuy muy agradable hablar contigo, otra vez!
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Et le lendemain matin, je prenais le bus pour Loja, Équateur...