jeudi 13 septembre 2007
Le métro de Santiago
Santiago del Chile en photo (suite)
J'en profite pour mentionner que comme Buenos Aires, la capitale du Chili est un joli mélange d'architecture - qui pour cette capitale-ci, semble avoir enfoui son passé colonial - et que la ville, son centro comme ses proches arrondissements, est animée, vivante et agréable à visiter. C'est aussi le genre de ville ou il fait bon se balader sans autre but que d'admirer la faune et la flore urbaine, une activité que j'adore pratiquer.
Bien que possédant les aspects communs à toutes les villes latinos, Santiago partage également avec Buenos Aires une organisatoin globale des choses qui contraste tout de meme avec les autres grandes villes du continent, faisant de Santiago une ville beaucoup moins intense, plus relaxante.
J'avais relativement peu de temps à Santiago (trop peu), mais j'ai pu, grace à Valparaiso, profiter d'une journée supplémentaire pour explorer certains arrondissements, choix qui s'est avéré fort intéressant après tout et m'auras permis de croquer quelques photos intéressantes de plus, autre activité que j'adore pratiquer.
En voici donc quelques-unes.
Ici, je n'arrivais pas à me décider si cette sculpture à la plaza de armas devait etre photographiée sous un angle particulier, avec quel arrière-plan, ou si je devais tenter d'éviter les gens autour. Suzie, à mes cotés, m'a juste dit: Prends là donc d'ici, avec le monde!
C'est ce que j'ai fait.
(Je la soupconne d'avoir émis ce commentaire juste pour que je prenne la photo et continue mon chemin au lieu de passer quinze minutes à virer autour de la sculpture... Mais elle avait raison, puisque finalement, l'intéret de cette sculpture repose en grande partie sur son intégration dans la vie quotidienne de la plaza et des gens qui s'y installent ou la croisent sans la regarder).
Du brouillard sur Valparaiso et des choix de vagabondage
Malheureusement, le destin et les hasards (et les choix) de voyage allaient en décider autrement.
Je me suis bien rendu à Valparaiso... mais Valparaiso avait décidé de se cacher.
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Une parenthèse pour parler des choix de voyage et partager la réflexion qui fait que je n'aie pas pris quelques jours de plus pour retourner voir Valparaiso.
[ouvrez la parenthèse]
Il y a plusieurs semaines, mon amie Suzie est venue me rejoindre (à Cusco) pour que l'on partage une partie de mon voyage ensemble. Son voyage à elle ayant des dates moins flexibles que les miennes, elle devait rentrer au pays avec un billet d'avion à date fixe, et ainsi, disposait de moins de temps et de liberté que moi. J'avais donc deux options devant moi une fois rendu à Santiago; continuer à mon rythme, prendre du temps pour explorer plus à fond la capitale, Valparaiso et le nord en remontant lentement vers le Pérou. Ou bien accompagner Suze vers sa destination finale (Lima) et ré-improviser à partir de la capitale péruvienne.
Dans les deux cas, j'allais perdre quelques opportunités - puisqu'il faudra bien que je revienne au pays à un moment moi aussi :-) et que le temps, meme si on dispose de plusieurs mois, demeure limité malgré les apparences. Ce genre de considération et de décision fait partie intégrante des voyages en indépendant.
Si je restais, j'allais pouvoir explorer plus au Chili, mais moins du reste du Pérou et de l'Équateur, duquel je suis parti un peu plus rapidement que j'aurais aimé pour - tiens, choix, justement - rejoindre deux compagnons de voyage qui m'ont accompagné pendant trois semaines à partir de Lima.
Si je décidais d'accompagner Suzie, j'allais rater quelques explorations chiliennes pour concentrer les prochaines semaines sur le nord des Andes, Pérou et Équateur...
Ce qui a pesé le plus dans la balance - outre le désir de poursuivre le voyage en agréable compagnie :-) c'est que je sais déjà que je reviendrai en Argentine, pour explorer plus à fond certains secteurs de cet agréable pays, en revoir d'autres, et ma foi, pour descendre en Patagonie et peut-etre meme en Terre de feu, chose que je n'ai pas été assez fou pour faire en plein hiver, quand meme! :-).
Et ma foi, quand je reviendrai en Argentine, j'en profiterai pour visiter un peu plus le Chili, non? :-)
Voilà.
[fermez la parenthèse.]
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La route de Santiago à Valparaiso offre un doux trajet, qui contraste totalement avec mes expériences équatoriano-péruana-boliviennes. Le bus est confortable, la route est carossable, et il fait un beau soleil dans un ciel d'un bleu sans nuages.
Le trajet doit prendre un peu moins de deux heures, un autre contraste avec les longs et sinueux trajets dans les Andes.
Moins de cinq minutes avant d'atteindre le célèbre port du Chili, le brouillard envahi la route et le soleil disparait derrière ce rideau gris et humide. Nous descendons, et je ne réalise pas que ce brouillard, il vient de la mer, du Pacifique, et qu'il recouvre toute la cote près de Valparaiso, faisant disparaitre la cité sous son épais manteau.
Valparaiso est une ville érigée sur la cote, dans un secteur caractérisé par de petites montagnes. L'ensemble de la ville est construit a flanc de collines, une partie des rues est constituée d'escaliers, et il y a plus d'une quinzaine de funiculaires et d'ascenseurs urbains pour joindre diverses parties de la ville. Valparaiso est aussi caractérisée par ses petites maisons toutes colorées - un aspect typique que l'on retrouve sans plusieurs petites villes portuaires - les marins ayant l'habitude d'utiliser les restes de peintures de couleurs primaires utilisées sur leurs embarcation sur les murs de leur maison.
Le matin de mon arrivée, toutefois, l'épais brouillard recouvre les collines et les quartiers colorés de Valparaiso, enveloppe le port d'une grisaille sombre et humide, et abaisse le ciel à quelques mètres au-dessus de nos tetes, faisant meme disparaitre le haut des édifices du centre-ville.
Et ce brouillard, il n'apporte pas que l'humidité, mais il apporte aussi le froid. Un froid qui vous transperce peu importe ce que vous portez. Et je ne porte pas plusieurs couches - deux en fait - puisque la veille, à Santiago, le printemps étais ensoleillé et chaleureux et que le matin-meme - cinq minutes plus tot, en fait - ce printemps était aussi prometteur que celui de la veille.
Après une heure et quelque à Valparaiso, la déception fait place à un de ces choix de voyage, rien ne sert de visiter la ville alors que l'on ne peut ni la voir ni l'apprécier, alors que le temps pourrait etre utilísé à explorer d'autres lieux... (Un choix difficile, mais que je ne regretterai pas par la suite).
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Je quitte donc Valparaiso après une bien trop courte visite, qui m'aura servi qu'à me convaincre que j'y reviendrai, par un beau jour d'été ensoleillé... et m'aura laissé sur quelques images du brouillard sur Valparaiso.
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Suzie, Lima, dernière soirée...
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Bon retour au Canada, Suze!
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Retour apres une semaine chargée!
Incroyable que j'ai pu m'absenter une semaine, mais laisser moi vous glisser un rapide mot sur cette semaine-la.
Et je serai bref, comme il est minuit 42 et que je m'endors un peu et que je me trouve tout de meme a 30 minutes de mon auberge... je reviendrai plus tard aujourd'hui pour vous raconter tout ca en détails avec photos a l'appui.
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Depuis la derniere entrée, de Santiago del Chile, j'ai exploré cette ville (j'ai adoré), j'ai vécu une grande déception dans le brouillard, traversé une partie du désert du nord du Chili, passé aux abords du désert d'Atacama et fait un trajet de 45 h de bus, pour m'arreter 6h puis refaire 5h de bus! J'ai aussi pris le temps de refaire du surf dans les dunes de sable (j'adore, vraiment!), j'ai vu des pingouins, j'ai revu avec émotion des endroits connus en début de voyage qui ont été dévastés par le récent tremblement de terre, j'ai vu un film au cinéma (Invisible, excellent), j'ai dégusté un excellent Tazo Chai, traversé la 11e frontiere de mon périple, magasiné de l'artisanat, et enfin, dis au-revoir a Suzie, ma compagne de voyage des deux derniers mois, qui rentre au Québec aujourd'hui le 13 septembre 2007.
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Ouf.
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Au programme des prochains jours; rencontre avec des amis, dont un écrivain péruvien dont je ne vous ai pas encore parlé... et évidemment, remise a jour de tout ce qui précede, avec quelques commentaires, et photos. Apres? Well, on verra bien ce que la vie me réserve, et je partagerai ce qui viendra avec vous.
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Restez a l'écoute, je reprends la route, et reprends ce journal avec plus de régularité.
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L'Esprit Vagabond, en Amérique du Sud - Jour 108.
jeudi 6 septembre 2007
Photos de Santiago del Chile
Je me suis installé dans cette auberge, située au coin de Paris et Londres :-)
Plaza de Armas, dans un kiosque, ou des joueurs d'échecs s'affrontent, par un beau mercredi apres-midi de printemps.Sting et moi: Citation du jour
-- Sting, Valparaiso (in Mercury Falling, 1996)
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Je vous laisse deviner ou je vais demain.
:-)
(Et je dois betement avouer que cette chanson m'a fait rever de Valparaiso depuis sa sortie, avant meme de savoir ou se trouvait ce port. C'est donc avec une émotions certaine que pars explorer ce lieu mythique pour moi, demain).
Hugo
Retour sur Mendoza
Avec les azulejos et les mosaiques de grande taille, la Plaza España rappelle sans conteste les plazas de Séville! Un plaisir pour nous, qui étions justement tous les deux dans la région de Séville il y a environ un an...
Avenida Sarmiento, le soir, avec un petit édifice Art Déco en arriere-plan, des promeneurs au centre et quelques contre-terrasses a gauche. Tranquillo.
Puente del Inca, qui a servi a l'époque Inca pour traverser le Rio Mendoza. Il s'agit d'une formation rocheuse naturelle qui traverse la riviere.
Le petit pont de roche, qui il y a quelques siecles traversait la riviere (qui passe maintenant juste a coté!), et sur lequel est passé le célebre Général José de San Martin, libérateur du sud du continent du joug espagnol, avant de mener ses batailles décisives menant a l'indépendance de l'Argentine (il arrivait du Chili).El Che - L'Esprit Vagabond chez Che - Journal de voyage
Rosario, Argentine, 30 aout 2007.
Rosario. Ville natale de Ernesto Guevara. Bien que Che soit natif de Rosario, il n'y passa que quelques années avant que la famille ne déménage a Buenos Aires et Cordoba (Alta Gracia). C'est d'ailleurs de Cordoba que le futur Che partira avec Alberto sur la Poderosa II pour son premier voyage en Amérique du Sud, un des deux voyages qui a inspiré mon présent périple dans les pays d'Amérique du Sud.Me retrouver a Rosario est donc une sorte de pélerinage incontournable.
La photo de moi a Rosario n'a pas été prise dans un endroit au hasard, d'ailleurs. Je me tiens devant l'entrée de l'immeuble sis au 480 Entre Rios, ou les parents d'Ernesto louaient un appartement lors de la naissance de leur premier fils. Si j'y étais venu il y a trois ou quatre ans, il aurait falu que je connaisse l'adresse (je la connaissais), mais aujourd'hui, n'importe quel visiteur peut constater que c'est la maison natale d'El Che, avec la petite baniere rouge sur la rue (a gauche sur la photo).
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Rosario est, selon le guide de voyage Lonely Planet, la ville argentine parfaite et la ville préférée de plusieurs voyageurs. Pour ce voyageur-ci, Rosario a souffert du désormais célebre timing du voyage, puisque malheureusement pour cette jolie ville, elle a succédée a Buenos Aires dans mon voyage, et que la marche était trop haute a surmonter pour que je sois impressionné par Rosario. Rosario est une jolie ville, ne vous méprenez pas sur mes paroles, mais comme c'est un peu une petite Buenos Aires, on se contente difficilement de Rosario quand Buenos Aires est a quelques heures a peine.
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L'architecture européenne du 18-19e siecle témoigne d'une période de grandeur (passée) de Rosario, mais les édifices souffrent du passage du temps, et on soupconne le manque d'argent pour les entretenir ou restaurer et l'ensemble de l'architecture urbaine de Rosario n'a pas la splendeur de Buenos Aires, ni celle du Rosario du passé, ou meme du Rosario de l'enfance d'El Che, d'apres mois.
L'immeuble du coin Entre Rios et Urquiza, ou est né Ernesto Guevara de la Cerna, qui sera connu plus tard sous le nom de Che Guevara.
Comme pour nous rappeller que 1) Nous sommes en Amérique du Sud apres tout et 2) Que les élections s'en viennent a grand pas partout en province, une marche de support pour le Parti Socialiste... marche a laquelle je me suis joint pendant quelques patés de maison. Apres tout, je suis dans la ville natale de Che Guevara! :-)--
(...) Bon, je me suis souvent plains du manque de noms de rue sur les coins de rues latinos: Cordoba m'offre pas moins de six panneaux sur le meme coin... au croisement de deux rues piétonnieres! :-)
(...) Cordoba a un réseau de quelques rues piétonnes (cruel manque de Montréal, les amis) qui sont fort agréables a piétonner a toute heure du jour, mais surtout le matin ou le soir, puisque comme les espagnols, les argentins profitent d'un long 3h de lunch/sieste et que conséquemment, tout est fermé en apres-midi :(
[Un échantillon de] l'architecture d'inspiration andalouse de Cordoba, avec ses tuiles et céramiques et mosaiques et azulejos [qui] hantent les édifices un peu partout en ville...
(...) Ah, Cordoba a un tres grand parc urbain, qui comprend un jardin zoologique. Je m'attendais au gentil petit zoo avec quelques animaux et oiseaux... Mais non, faire le tour du satané zoo a pris plusieurs heures et s'est avéré fascinant. Des tapirs, des fourmiliers, des capibaras, et meme des suricates, entre hypopotame, éléphant et singes... et des outardes du Canada!!--
mercredi 5 septembre 2007
La traversée de la Cordiliere des Andes (film)
La traversée de la Cordiliere des Andes
Ha-lu-ci-nant.
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Je vous offre ici quelques photos - bien maigre consolation, j'avoue, face au spectacle fascinant qu'offre la cordiliere a cette latitude, ou ses sommets sont parmis les plus hauts de la chaine.
Chaine qui se scinde en trois ou quatre parties, en plus, une pré-cordiliere, et deux parties importantes en haute altitude, qui atteint son summum avec le Cerro Aconcagua, plus haut sommet des Amériques.
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Bref, les sept heures de routes les plus fascinantes du monde? Pour ce voyageur-ci, pour le moment, c'est le cas, sans aucun doute possible.
Cette traversée de la cordiliere des Andes est un argument définitif contre ceux qui penserait que l'on peut devenir blasé ou fatigué apres quelques trois mois de voyages et explorations. Si ce genre de choses m'attends au détour de trois autres mois, je suis partant!
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Apres le départ de Mendoza, on a rapidement une vue sur la pré-cordiliere des Andes, avec quelques sommets a 3000-4000 m d'altitude. Photo prise dans le mini-bus, en mouvement, au zoom 4x (avec le pare-brise teinté (le bleu en haut) et la tete du chauffeur a droite pour plus de réalisme).

Deux heures plus tard, nous sommes en plein dans la cordiliere principale (secteur de la Plata), a environ 2500 m d'altitude (Mendoza était a environ 700 m), avec des sommets environnants de 4000 a 6000 m. Photo prise par le meme procédé - mais sans zoom - toujours par souci de réalisme, j'ai donc laissé le coté de fenetre et l'épaule du chauffeur sur le produit fini.
L'Esprit Vagabond, dans la neige des Andes, a 3000 m d'altitude, en pleine cordiliere principale, pres du toit des Amériques. Les sommets derriere moi font 4000-5000 m!
Ma compagne de voyage, Suzie, pose fierement devant le Cerro Aconcagua (au fond), le sommet le plus haut des Amériques et aussi de tout l'hémisphere sud de la terre, a 6962 m d'altitude. Une vue qui inspire le respect envers la nature et la terre, et qui rend humble, je dois avouer. C'est tellement imposant!
Plus loin, a Las Cuevas, pueblo pres du Cerro Cristo Redentor qui marque la frontiere Argentine-Chili, a 3000 m d'altitude, je pointe vers l'entrée du tunnel international qui traverse le coeur de la montagne sur 3 km. Vous entrez en Argentine, puis ressortez au Chili...
... et de l'autre coté du tunnel international... Photo prise par le pare-brise du minibus.
De Santigao, on verrait encore les sommets enneigés de la cordiliere principale si ce n'était de l'épais smog qui recouvre la capitale du Chili. Regardez attentivement en arriere-plan de cette photo, prise lors d'un arret au feux rouge, pres du Terminus de bus de Santiago del Chili.--
My deer Claire (hic!)
Im on my way bad-back, sory, to Mandosa, after a wonderfull afternoon (thats two times after, english is a funy language) walking my way (and drinking it, if ya no wadda mean, hic) in wine country in Maipu. I haha-have vizited a few bodegas and tasted severus kinda wines tooday. Geez, that bus is swirling around, sory.
It's five-fourti-fivefourt-fivv - God! - It's almost six oclo'ck and besides tasting gooood wine, I haven't ate since brakefast and whit all that good wine, I have to tell you I feeel a little dizzy right vow.
Anyway - geez, two little dogs are having sex on the sidewalk beside the bus! and there is a cute girl in the seat in front of me and she's blushing!
Do you hear that buzzing sound or its just me?
What was I saying? Ah, yeah, eating.
So I just ate a chips (ham flavour, they have strange flavour for chips here, dontyouthink?), ya no, to fill my estomach - fuck, a hoouge train is crossing the road now, woah, that's noisy!
The cute girl is back to white color, now. Well, not white-white, not like yo and me, sory, you and me, but kinda caramel-white, looks delicious, but that's another stori-y.
Hard to write on a bus with that unstable road below me - or is it the eight or so glasss of wine I had in the lost- fuck, last 2 hours? Hard to say.
And the bus is turning again, where are we? I have no glue.
But the driver said si when I asked va a Mendoza, so I guess he knows - why knows takes a K if it's for no use at all? Just wondering.
Hey, look, a church!
Everybody is speaking spanish in the bus. Sooo weird!
We're passing in front of a peluqueria and that reminds me that I have to get my air cut. Hair, sory.
I bought a nice rosé today, a Malbec and - Ho, the cute girl is getting off the bus, at the corner of Vasquez and - I can't see the name of the crossing street from - oops, hey, another church!
They have a lot of churches around here, but happili, they have more wineries.
The chofer just put the radio on, and I hear Hall and Oates, oh, the song is over... what is it now? Wow, Electric light orkestra, it must be... Last train to London, I think - or was it by Earth Wine and Fire? Cant remember.
There is definitelikely more bus around me so I bilive we are in the city.
Hey, I almoast forgot, I also visited a olive plantation today - interesting - and I had a few olives, so I gueess I was lying when I wrote that I'd'n't anythink to eat since breakfeast but whatever, I ate 2 olives at the olivicola.
And - oh shit, it's my stop!
Byebye my deer,
Hyugo
zxx
Dear Claire (Maipu)
Incredibly breathtaking landscape, tasty cuisine, strong and sweet wines and beautiful people, what more can I ask for, other than sharing it with you, dear?
I've done the wine tour and tasting a few times before - the sweet, strong and complex Porto, at Sandeman in Portugal still being a lively memory - and I'm starting to get the twist of it.
And my bus is now reaching Maipu - we are following the old railroad, which shows empty hangars and rusty containers here and there. I'll have to let you go, then, and put away my pen and paper.El Che - Argentine, origines et évolutions idéologiques
Apres avoir exploré l'Equateur, le Pérou et la Bolivie, l'aventure Argentine a éclairé d'un jour nouveau mon exploration des mondes d'El Che Guevara.
L'Argentine, comme je l'ai souvent mentionné depuis mon entrée au pays natal de Guevara, est bien différent des autres pays latinos que j'ai visité (J'allais dire unique, mais je n'ai pas visité tous les pays d'Amérique latine - pas encore en tous cas)...
Ernesto est né a Rosario mais a vécu aussi a Buenos Aires et Cordoba (Alta Gracia, dans la banlieue). L'Argentine du Che était certainement différente de celle que j'ai visitée, mais les pays andiniens l'étaient aussi. La proportion de différence, par contre, n'était pas si différente, a mon avis. Et cette différence culturelle et politique a certainement fortement influencé l'évolution idéologique de Che Guevara. C'est incontestable.
L'Argentine est un pays éduqué, avec un systeme de santé et d'éducation dont les pays comme le Pérou et la Bolivie reveront encore dans 20 ans. Ernesto étudiait, et lisait (c'était un de ses dadas d'enseigner a lire aux guerreros qui l'accompagnaient dans ses campagnes révolutionnaires) de la littérature mondiale (et pas seulement de la philo, mais aussi de la philo et de la politique). Le Péronismo avait marqué son enfance (son pere était anti-Péron) mais ses voyages en Argentine puis son premier voyage a travers l'Amérique du Sud allaient changer son point de vue. Il allait voir au Pérou entre autres, ce que les systeme de droite sous impérialisme américain avait fait des latinos de ces pays, par opposition au systeme argentin et au péronisme. Bref, en un mot, il allait voir les bienfaits pour la population en générale, pour un peuple, des politiqus de gauche. Par opposition a sa culture argentine, il allait voir la pauvreté et les immenses écarts entre les gens pauvres et les quelques membres des classes riches des autres pays.
Son second voyage a travers l'Amérique latine allait - j'en ai déja glissé un mot sur ce journal lors de mon passage en Bolivie - faire de lui un témoin de premier plan des événements politiques au Guatemala et en Bolivie, ou comment l'influence impérialiste nord-américaine allait contrer les politiques de gauche démocratiquement implantées dans ces deux pays. Il allait voir comment ces changements sociaux s'avereraient inutiles et impossibles a maintenir quand l'empire américain en décidait autrement. Il allait finalement en conclure que la "révolution tranquille", pour utiliser un terme bien québécois, était impossible et que la seule voie vers la gauche était la révolution armée.
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Ce qui me fait demander, dans une parenthese personnelle, si le Québec avait eu une ressource importante et controlée par les américains, aurait-on pu faire la révolution tranquille et reprendre le controle de cette ressource?
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La rencontre avec Fidel Castro, a la fin de son second voyage en Amériques, allait etre déterminante, puisque non seulement la révolution cubaine et son succes allait confirmer les conviction du Che a propos de la necessité de la lutte armée contre l'impérialisme, mais elle allait aussi lui donner l'opportunité de faire passer quelques idées marxistes vers Fidel. (J'ai lu que cette rencontre avec Fidel et la campagne cubaine avait fait du Che un marxiste, mais c'est plus l'inverse qui s'est passé, Che était marxiste et bien ouvertement bien avant Fidel, plus fin stratege politique).
Enfin, avant sa campagne bolivienne, Che Guevara allait visiter Péron, alors en exil en Espagne, et allait lui dire que s'il réussissait la révolution bolivienne, il allait ensuite s'attaquer a son pays natal, alors en prise avec un gouvernement militaire non-démocratiqument élu, et ramener Péron au pays.
Ernesto avait fait un long chemin depuis Rosario et son pere anti-Péron.
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En faisant le chemin de Buenos Aires a Cordoba en passant par Rosario, j'ai compris son évolution idéologique, puisqu'encore aujourd'hui, l'Argentine est un vibrant témoignage de la réussite des politiques sociales et de bons programmes sociaux d'un pays. C'est d'autant plus admirable qu'ils l'ont fait en luttant pour conserver une démocratie, ce que meme Fidel n'a pas apporté a Cuba.
En terminant ce trop cours billet, entendons-nous bien, l'Argentine n'a ni un systeme économique et politique ni une situation parfaite, mais en autant que l'Amérique latine soit concernée, ils sont socialement des décennies en avant des pays andiniens. Et je ne vois que les politiques impérialistes a pointer du doigt comme principaus responsables, puisque les pays comme l'Equateur et la Bolivie et le Pérou ont beaucoup de ressources naturelles, mais ces dernieres ont toujours été exploitées au profits d'enreprises américaines ou au profit personnel de dirigeants corrompus, supportés par les entreprises (et le gouvernement) des États-Unis.
Pas étonnant que le patriotisme continental bien bolivarien du Che se soit focussé contre l'impérialisme américain, donc. Et son origine argentine y est pour beaucoup dans son constat et son évolution. (Paradoxalement (ou non?), c'est aussi grace a l'évolution de l'Argentine de Péron et a la possibilité d'étudier et de lire que le jeune Ernesto allait pouvoir s'instruire et comprendre tout ca lors de ses voyages).
dimanche 2 septembre 2007
Avec le toit des Amériques devant moi
Le Cerro Aconcagua est un sommet des Andes, situé en Argentine, près de la frontière avec le Chili.
Ce sommet, qui atteint 6962 mètres au-dessus du niveau de la mer est le plus haut sommet de toutes les Amériques. Mieux encore, en fait, en dehors de l'Asie, c'est le plus haut sommet au monde.
Et le Cerro Aconcagua, j'irai y jeter un oeil demain dans la journée.
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Pour vous mettre à jour, j'ai quitté Buenos Aires pour Rosario, puis Cordoba, puis Mendoza. Je n'ai pas eu l'occasion de bloguer sur Rosario et Cordoba (et je n'en aurais pas fini avec Buenos Aires, en fait), faute de temps ou d'ordinateur coopératif, parfois, alors je ferai un peu de rattrapage, mais bon, voilà, je suis à Mendoza, une jolie petite ville (130 000 habitants, charmant centro, jolies plazas, beaucoup de vins...) de l'est argentin.
Je suis arrivé ce matin (2 septembre) par un autobus de nuit de Cordoba vers Mendoza et à part trouver une auberge, prendre une douche, prendre un excellent déjeuner (quelques medialunas et un cafe con leche, ces argentins savent préparer des délicieuses patisseries et un excellent espresso!) acheter un billet pour l'expédition de demain dans les Andes, puis réserver un billet pour la frontière du Chili pour mercredi, j'ai visité un vignoble des environ (le seul ouvert le dimanche - je déteste les dimanches !), j'ai déniché une épicerie "Carrefour" (chaine francaise) qui vend un superbe camembert, une baguette fraiche et un Chardonnay fruité comme je les aime. Bref, une journée relax, avec un peu d'organisation... et le programme pour les deux prochains jours.
Après la balade dans les Andes de demain (une expédition de 12h, quand meme), ca sera la journée des vignobles mardi (je prévois en visiter certainement 3 et il y a un producteur d'huile d'olive dans les environs, on ira peut-etre jeter un oeil à sa production aussi, ca pourrait etre intéressant), puis le départ de l'Argentine mercredi (avec un peu de tristesse, j'avoue).
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Mendoza et sa région est un endroit chaud et sec, célèbre pour ses vins (Malbec, entre autres, mais aussi Chardonnay et Cabernet-Sauvignon), dont le Trapiche est un des plus vendus chez nous au Québec. La visite de quelques vignobles est donc quelque chose qui me semble intéressant - sans parler de cette délicieuse habitude qu'ont les vignobles de faire des dégustations suite aux visites! Hic.
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Je ne ferai pas l'ascension de l'Aconcagua, toutefois, bien que le sommet n'ait pas la réputation d'etre si difficile techniquement. Premièrement, je n'ai pas l'entrainement nécessaire (un peu d'acclimatation en altitude ne ferait pas de tort, je suis en basse altitude depuis un mois, et à plus de 6900 m , c'est pas une marche de santé de deux heures, hum). Ensuite, eh bien le sentier est fermé jusqu'à l'été (décembre à février ici; rappel, nous sommes en fin d'hiver, début du printemps), pour des raisons évidentes, alors personne ne fait le sommet de l'Aconcagua en ce moment...
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Mais je me suis dit que tant qu'à etre si près du sommet des Amériques, je ne pouvais pas au moins aller le voir et lui offrir mes respects. Et puis je me trouverai bien d'autres sommets à gravir d'ici la fin du voyage. Ce n'est pas ce qui manque dans les Andes, croyez-moi!
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