jeudi 3 juillet 2008

The Queen and The Princess

Je profite d'un moment, confortablement assis, pour reposer mes jambes et mes pieds. Je regarde quelques photos sur l'ecran de ma camera et ce faisant, je realise que je viens d'oublier quelque chose. Je jette un regard par la fenetre; trop tard, le train a depasse le point que j'avais repere a l'aller et d'ou on avait une vue a distance du chateau. Tant pis.
Je suis dans le train Windsor-Slough, sur le chemin qui me ramene vers Londres apres ma visite du Chateau de Windsor; la principale residence royale d'Angleterre.
Erige originalement pour William le conquerant a la fin des annees 1000, le chateau a connu beaucoup d'ajouts alors que quelques 40 monarques y ont etabli leur residence au fil des siecles. Aujourd'hui, c'est le plus grand chateau habite du monde. Comme il a d'abord et concu comme forteresse plus que comme residence confortable, on ne s'etonne pas de le retrouver fortifie tel une petite cite medievale. Avec ses nombreuses tours crenelees, ses meurtrieres, ses remparts et son immense chapelle, digne d'une cathedrale, Windsor Castle impressionne.
Le visiteur peut s'y balader a peu pres a sa guise en ce qui concerne la cour interieure et les terrasses, mais est restreint a la visite des appartements officiels et a deux ou trois salles a l'interieur. Une de ces salles proposait aujourd'hui une exposition temporaire sur la vie du Prince Charles pour souligner son 60e anniversaire. Aussi, des dessins de la collection royale y etaient montres; le Canaletto et les Da Vinci ont particulierement attires mon attention. La famille royale possede bien des oeuvres d'art, mais plusieurs dessins originaux de Da Vinci, ca laisse pantois.
Parmi les oeuvres exposees, notons egalement trois watercolor realisees avec un certain talent par Charles lui-meme, qui s'adonne a ce medium depuis plus de 30 ans deja.
L'expo consacree a Charles laisse songeur; meme si on mentionne son mariage avec Lady Diana, on mentionne egalement que sa nouvelle epouse, Camilla, n'est pas princesse, mais bien Duchesse de Cornwall (Charles cumulant plusieurs titres dont celui de Duc de Cornwall). Une note sous une photo du couple mentionne aussi que la Reine etait absente de la ceremonie de ce second mariage de Charles...
A l'exterieur, on peut assister, avec un peu de timing, a la releve de la garde royale, ceremonie accompagnee de la musique de l'orchestre royal. Si ce genre de chose m'apparait toujours pompeux et un peu long (surtout qu'il y en a presque partout; pensez Ottawa, Lima...), j'avoue que cette fois-ci, la fanfare a su nous divertir avec une interpretation surprise du theme d'Indiana Jones!
Dans la chapelle St-George, on retrouve plusieurs tombeaux royaux, certains sobres et d'autres plus... ambitieux. La simple plaque au sol soulignant la presence des restes de Henri VIII sous la chapelle a fait sourire ce visiteur-ci.
Les appartements officiels sont assez typiques de ce genre de lieu; on pense a Versailles, Schonbrunn, El Escorial... mais sans l'abandon et les reconstitutions historiques; tout ici est reel et n'a jamais cesse de l'etre. On y admire une partie des tableaux de la collection royale; un superbe Jan Steen et deux Rembrandt - dont un auto-portrait - surprennent quand meme un peu dans une collection privee! J'esperais presque y voir un Vermeer ("La lecon de musique"), mais j'ai plutot appris qu'il se trouvait sur un mur de Buckingham Palace. Malheureusement pour moi, cette residence royale de Londres n'est pas ouverte aux visiteurs en cette periode de l'annee. A ma connaissance, c'est le seul Vermeer detenu en collection privee.
Voir quelques tableaux de maitres hollandais me rappelle mon recent passage aux Pays Bas et je me prends a me demander ou je serai rendu dans quelques semaines encore...
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Quelques heures plus tard, je me concentre pour m'assurer que je cadre bien la petite famille et appuie sur le bouton. Je rend l'appareil au pere, qui semble satisfait du resultat. Rares sont les touristes qui ne sont pas satisfaits quand ils me demandent de les prendre en photo en fait.
Je fais trois pas et la pluie commence a tomber. Je trouve refuge sous une arche de lierre qui me protege relativement bien de l'averse - en autant que ca ne dure pas trop longtemps.
Je me trouve dans les jardins de Kensington Palace et je viens tout juste de terminer ma visite de cette residence royale situee a Londres et moins connue de Buckingham. Il faut dire que meme si Kensington a vu son lot de celebrites royales en ses murs, la Reine n'y habite pas. Tout de meme, de William III a la Reine Victoria, Kensington n'a pas a rougir... Surtout que sa renommee recente lui est venue de sa derniere residente royale; la princesse Diana.
Comme Kensington Palace est situe logiquement dans Kensington Gardens, et que ce dernier n'est qu'a un pas de Paddington Station ou je suis arrive de Windsor, je me suis dit qu'apres une visite chez la Reine, une visite chez la Princesse etait de mise.
J'ai rapidement traverse l'exposition temporaire sur les "debutantes" et l'etiquette a la cour au debut du siecle dernier, jete un oeil rapide mais interesse a l'expo sur Diana et la mode, puis me suis concentre sur la visite des appartements royaux eux-memes.
Pour atteindre Kensington Palace a partir de Lancaster Gate, je devais traverser une partie du parc. J'en ai donc profite, sur le conseil de mon ami Daniel, pour aller payer mes hommages a la jolie statue de Peter Pan, pleine de fees et de petits animaux. J'ai ensuite voulu, sur un autre commentaire de Daniel, aller voir le memorial a Lady Diana, mais il se trouve qu'il y en a deux dans le parc et que je ne savais pas duquel Daniel parlait! J'ai visite la fontaine honorifique dediee a la memoire de Diana, puis me suis rendu au Palais lui-meme.
A la grille, ce qui surprend, c'est qu'apres plus de 10 ans, il y ait encore des gens qui viennent deposer des fleurs, des photos et des notes en memoire de Diana.
Dans le palais, on ne visite pas les appartements occupes par la princesse - qui y est demeure officiellement jusqu'a sa mort, meme apres son divorce d'avec Charles - mais on y visite les appartements des reines Mary et Victoria. La chambre de Victoria, entre autres, est magnifiquement meublee (le lit, qui a ete ramene a Kensington apres avoir ete demenage a Buckingham par le passe, est d'origine, comme tous les objets presentes dan sla chambre en question). La petite partie de la collection de porcelaine de la Reine Mary est aussi fascinante. Je me demande s'il y a des pieces de Delft dans le lot, tiens, ce qui ramene mes pensees quelques semaines en arriere une fois encore.
Apres la visite, j'ai croise un sympathique et etonnant ecureuil, si habitue aux visiteurs qu'il se laisse meme caresser le dos en echange de quelque grignotte!
Malheureusement, le restaurant de l'orangerie de Kensington etait ferme pour cause d'evenement prive (hum), ce qui m'a empeche d'y prendre le the.
Et alors que je decide de me diriger vers l'autre memorial a Diana, un couple me demande de prendre leur petite famille en photo, et puis l'averse commence... et se transforme en orage.
Quelques coups de tonnerre et quelques eclairs plus tard, mon abri de fortune ressemble a une passoire. Je profite heureusement d'une acalmie pour me refugier sous un arbre un peu plus loin, puis atteint enfin Kensington Road alors que le ciel se calme un peu.
Quelques minutes plus tard, je marche vers South Kensington et mon auberge, me procurrant une baguette, un brie et un peu de vin du pays d'Oc en cours de route. Un souper bien francais pour couronner une journee toute anglaise me semble le paradoxe ideal de la part d'un canadien francais.
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Journal de voyage, Windsor-London, 3 juillet 2008.


mercredi 2 juillet 2008

Dans l'oeil de Londres!

Ok, ok, fini de rigoler, voici le temps d'un billet serieux!
Moi et le vertige, on a une longue relation d'amour-haine. Je deteste les hauteurs, mais coup donc, c'est de la que sont souvent les plus belles vues et c'est aussi de la que l'on peut souvent prendre des photos magnifiques. Je me donne parfois un coup de pied (ou quelqu'un d'autre m'en donne un, parfois Suze, JE au moins une fois - Tour Eiffel, quelqu'un?)... anyway, voici la chose, avec peu de commantaires. Les photos ne sont peut-etre pas a couper le souffle, mais je peux vous dire que la ride l'etait, elle :-)
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Voici L'Oeil de Londres, dans toute sa splendeur. de cette distance, il a l'air tout inofensif, comme ca, sympathique, presque :-)

De proche (notez Big Ben en arriere-plan), il est un peu plus effrayant, mais etonnamment silencieux. Ca calme...

Quelques questions, quelques minutes, meme pas le temps de me demander ce que je fout la... et puis, zoooop, c'est parti!

Vue du Parlement de la Grande Bretagne, a travers les barreaux de la cabine (c'est voulu, au fait, pffff!).

Zoom sur la City, on reconnait St-Paul, entre autres, et le pont Blackfriars.

Vue plus large de la rive nord de la Tamise (et une partie de la rive sud, a droite), avec en prime, la cabine nous suivant. Et on monte...

Vue "aerienne" de la ville, on reconnait bien des choses, toutes petites, dont l'oeuf dans la City, a droite. Il est petit, hein?

Westminster et le parlement (Big Ben au centre, en bas), vue de haut (tres haut), avec la cabine qui nous precede, juste au point le plus haut du London Eye.
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Vous savez quoi?
C'etait pas si effrayant que ca, finalement, c'etait meme fort agreable, et je n'ai pas vraiment eu le vertige. Peut-etre parce qu'on a l'impression de voler et non d'etre sur un edifice ou une tour tres haut(e)? Peut-etre aussi qu'avec la Tamise tout autour, on se perd dans l'infinite du paysage plutot que de fixer un point precis juste en bas. Toujours est-il que meme en regardant directement en bas ou dans la structure, c'est pas vraiment effrayant. Ye!
D'ailleurs, comme la chose est commanditee par Brittish Airways, on ne parle meme pas, sur les billet et dans le jargon du London Eye, d'un "tour" de l'oeil, mais plutot d'un vol (flight); "Votre vol est a 18h30", "Votre vol est sur le point de decoller", "Nous allons atterir", ce genre de trucs amusants).
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London South Bank

Vous l'avez devine; South Bank est le nom du quartier de Londres qui est situe sur la rive-sud de la Tamise et dans la portion situe a l'est de Westminster.
Apres avoir traverse le Tower Bridge a pied (ca rappelle la traversee du Brooklyn Bridge par certains aspects, tiens), on peut longer la Tamise sur toute la rive sud jusqu'a Westminster, par une promenade qui s'appelle The Queen's Walk. Voici le genre de choses qu'on y voit, par une journee nuageuse...
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En partant du Tower Bridge, on voit d'abord le City Hall (hotel de ville) de Londres, qui a adopte lui aussi une forme d'oeuf, mais plus evasee que son image dans la City. A droite, sur l'eau, on peut voir le HMS Belfast, un navire de guerre, qui peut maintenant etre visite, mais pour 10 £ (plus de 20$), on se contente de prendre une photo :-). Entre les deux, The Queen's Walk debute.

Dans les anciens hangars de Hays ou l'on fabriquait jadis des navires, on a recouvert ce vieux hangar maintenant rempli de boutiques elegantes... Au centre de tout ca, on a place cette magnifique et etonnante sculpture/fontaine metallique. C'est bizarre, amusant, anime, ca rame et pompe de l'eau, ca evoque a la fois l'epoque victorienne et une uchronie futuriste, bref, c'est une machine qui serait parfaitement a sa place dans un roman de Tim Powers ou Jim Blaylock!

Un peu plus loing, on tombe sur ce singulier theatre; le Shakespeare Globe Theater, qui est un edifice recent, mais construit sur le modele du Globe original ou on jouait les pieces de Shakespeare a l'epoque ou ils les ecrivait! Le Globe a vu jouer Romeo et Juliette du vivant de l'auteur... Aujourd'hui, il presente exclusivement du Shakespeare (mais etait ferme aujourd'hui).

The Anchor est un autre lieu mythique de l'epoque elisabethaine, puisque le pub (qui a ete plusieurs choses aussi, dont un hostel, un bordel, une taverne, allouette), erige au debut des annees 1600, affirme que William Shakespeare lui-meme a deguste quelques pintes de biere entre ses murs. Quelques murs du debut du 17e siecles sont d'ailleurs encore debout, malgre les nombreuses renovations, reconstructions et au moins un feu ayant detruit une partie de l'endroit au fil des siecles.

L'edifice que l'on voit au fond, avec la haute tour de briques, c'est le musee Tate Modern. C'est une exception dans le monde; c'est le seul musee consacre a l'art moderne ou j'ai du plaisir a aller. Le Tate Modern gardera toujours une place speciale dans mon coeur de voyageur, et j'etais bien content de le revoir... [C'est aussi la que j'ai pu voir mon premier original de Salvador Dali, une experience inoubliable s'il en est une, puisque j'admirais la chose en me relevant d'une journee de forte fievre, alors Dali... :-).]

Sur la photo precedente, on pouvait voir le Millenium Bridge, pont pietonnier moderne inaugure par la Reine Elisabeth II en 2000. Il relie le Tate Modern a St-Paul's Cathedral. Sur cette photo, on voit les passants emprunter cette elegante construction qui survole au-dessus de la Tamise, avec, en arriere-plan, une partie de la City.
[Pour l'anecdote, en 2003, tres fatigue apres une soiree de marche pour me remettre de ma journee de fievre, j'avais remis a plus tard la traversee du Millenium Bridge. Ayant quitte Londres le lendemain, ca ne s'etait jamais fait. Cette annee, je me demandais si je le traverserais, puisque j'aurais aime attendre mon amie Suze qui etait la en 2003, mais les evenements en ont decide autrement, puisque des problemes techniques - heureusement regles - m'ont expedies pour une petite heure sur la rive-nord avant de poursuivre mon exploration du South Bank. J'ai donc emprunte le pont pietonnier avec un pincement au coeur lie a mon souvenir de cette soiree de 2003.]


Une vue du Millenium Bridge, avec le dome de St-Paul en face.

Eh oui... il y a autre chose sur la rive-sud, juste en face de Westminster... The London Eye... Geee, moi qui comptais sur la mauvaise temperature pour me trouver une excuse pour ne pas monter dans cette machine a vertige... (Hum, courage, j'en ai vu d'autres)... Alors, je me suis pointe vers les guichets, me disant que si la file d'attente etait trop longue, tant pis pour le manege! Geez, avec la pluie de la journee, il n'y a pas un chat aux guichets! Damn! Je m'informe du delai d'attente pour y monter (dernier espoir), mais on me dit que c'est a peine 5-6 minutes... Et avec ce beau ciel qui vient de se degager et le soleil qui eclaire la ville, je n'ai plus beaucoup d'options devant moi... j'ai donc achete un billet, puis fait la file - aucune attente, en fait, sinon peut-etre une minute et demie - puis ...
(a suivre dans un autre billet)
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The City of London

The City of London, c'est le nom du centre-ville, l'arrondissement qui contient le quartier des affaires, et qui longe la Tamise, cote nord du fleuve. Contrairement aux centres historiques des vieilles villes d'Europe, peu d'edifices du centre de Londres sont d'une autre epoque, puisque la ville a ete detruite par le feu, d'abord, et a aussi resiste aux bombardements des forces allemandes lors de la seconde guerre mondiale, entre autres catastrophes.
La City est donc un melange de vestiges de son passe lointain et de modernisme de son dynamisme contemporain.
Quelques photos prise sous un ciel nuageux, gris et meme sous la pluie.
(Heureusement, plus tard en journee, vers 16h, le ciel s'est degage...).

La celebre Tour de Londres, avec en arriere-plan, les Tours d'un aussi celebre pont...

Le Tower Bridge, et quelques constables qui deambulent au hasard, et un esprit vagabond, le long de la Tamise. N'allez surtout pas confondre le Tower Bridge avec le London Bridge, comme l'a fait ce milliardaire americain qui a deja achete le London Bridge (croyant acheter celui-ci) pour le faire demonter et transporte aux USA (Boston? Je me souviens plus). Il a eu la surprise de recevoir le mauvais pont ;-)

Meme s'il s'agit de structure d'acier, l'ensemble du "cablage" du Tower Bridge est assemble avec une certaine elegance.

Eh oui, le pont s'ouvre pour laisser passer les navires trop hauts pour passer dessous! J'ai eu la chance d'assister a toute la manoeuvre et croquer ce cliche pour vous, alors que le centre du pont s'ouvre en deux.

Un peu plus a l'ouest, toujours du cote nord de la Tamise, on peut apercevoir le dome de St-Paul's cathedral, qui a ete concue par le celebre architecte anglais Christopher Wren (qui s'est charge de reconstruire London apres le grand feu). La cathedrale est l'un des rares edifices a avoir evite les bombes allemandes et ici, on y voit un acte divin...

Une vue en plus gros plan de la structure du Tower Bridge, avec une partie moderne de la City en arriere-plan. (Si j'ai bonne memoire, cet oeuf de verre, au loin, n'etait pas tout a fait termine lors de mon passage en 2003).

Melange de moderne et d'historique; l'oeuf dont je parlais ci-haut (un edifice bancaire, si je ne m'abuse).
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Bon, maintenant, passons de l'autre cote du pont et visitons la rive-sud.

mardi 1 juillet 2008

Trafalgar Oh Canada !

On ne peut imaginer une situation plus bizarre en terme de depaysement.
Vous partez pour un pays etranger - ou vous n'avez pas mis les pieds depuis 5 ans, et encore, a l'epoque, ce n'etait que pour quelques jours - et vous vous retrouvez en plein terrain connu!
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A mon arrivee a Trafalgar Square, je n'en croyais pas mes yeux: on y celebre en grande pompe la Fete Nationale du Canada.
And I kid you not.
Tout le square est occupe par les festivites; pavillons provinciaux, hockey, animation, biere canadienne (de la Moosehead), distribution gratuite de petits drapeaux canadiens, bref, Welcome to Canada! :-)
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Pour les curieux et les incredules, j'ai ramasse des preuves photographiques de ce que j'avance. Voici donc:

L'Esprit Vagabond, consterne et sous le choc de se retrouver chez lui apres 6h de vol transatlantique.

Ok, ce match de la finale de la coupe Trafalgar (authentique) est un peu etrange, et le gardien des roses (!) ressemble plus a un joueur de baseball weirdo, mais coup donc, il y a bel et bien eu un match de hockey devant une foule de spectateurs a Trafalgar Square cet apres-midi! En arriere, la National Gallery [Notez la commandite sur les bandes gonflables de la "patinoire".]

Dans le pavillon du Quebec, on fait la promo du festival Juste pour rire. J'ai meme assiste a une representation de 30 minutes du comique britanique Matt Bernard qui devrait etre au festival...

Meme la celebre et serieuse Westminster Abbey a adopte les couleurs du Canada en hissant bien haut notre drapeau sur sa tour... (Coincidence stupefiante, en ce moment-meme, mon voisin de cafe internet parle au telephone et parle justement des festivites qui ont lieu en l'honneur du Canada a Trafalgar!)

Avouez que c'est pousser l'hommage un peu loin, non? Meme l'etang de St-James Park, en face de Buckingham Palace marque le coup avec des outardes du Canada!!!
:-)
:-)
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Bon, j'y retourne car ce soir, il y a un concert gratuit, avec des musiciens canadiens (dont Jesse Cook, quand meme)
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Une balade dans Westminster

Avant de partir en visites et de faire une vraie journee de tourisme a Londres, j'ai decide de passer cette premiere journee a casser le decalage horaire, comme de coutume, donc a tenir le coup malgre le sommeil, et ce jusqu'a ce soir. Pour les amateurs de calculs, c'est dire que depuis lundi matin, j'aurai dormi une heure et quelques assis dans un avion, avant de pouvoir me recoucher ce soir ici, disons vers 23h, donc quand meme 18h pour mon corps qui se croit peut-etre encore en Amerique.
Une des meilleures maniere de passer le temps, dans une ville comme Londres, c'est simplement de se balader au hasard, et de prendre quelques photos. Pour la plupart, des lieux tres connus, de moi-meme comme de vous tous, j'imagine, je n'innove pas aujourd'hui... Au fait, il fait tres beau ici, soleil, ciel bleu, 27 degres... et on a tendance a oublier que Londres, comme Paris, c'est grand! :-) Mais c'est beau aussi!
Quelques preuves:

Les autobus a deux etages sont legion... et les indications sur la chaussee pour que les visiteurs regardent du bon cote de la rue sont legion aussi, heureusement. C'est pas un gag, le reflexe n'est jamais du bon bord! :-). [Photo prise a Trafalgar Square].

Arrive a Westminster, je me suis amuse a prendre l'edicule de la station de metro (le "Tube"). Ah, accessoirement, en arriere-plan, c'est Big Ben, si vous vous demandiez... :-p.


Petit Hugo et Big Ben... Tiens, Big Ben est a l'heure, cette fois-ci!
;-)

Je ne vous devoile qu'une partie du celebre London Eye, que je prendrai certainement d'ici quelques jours (j'attendais d'etre moins fatigue pour mieux profiter de la vue, et avoir un bon vertige, mais prendre aussi de belles photos aeriennes de Londres).


Toujours pres du Parlement, je me suis amuse - comme je le fais souvent - a photographier un photographe... Ici, le gars en question qui prend Big Ben, et j'ai decide de placer une cabine telephonique rouge typique en prime sur ce cliche, tant qu'a y etre!

Buckingham Palace et la fontaine dans la place devant le palais. Je n'ai pas encore vu la Reine, mais c'est correct, puisque je ne pense pas qu'elle m'ait vu non plus, na!

Enfin, voici la moitie superieure du London Eye, telle que vue de l'etang du parc St-James, entre Buckingham Palace et Trafalgar Square.
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D'autres photos suivront...
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[On excusera le manque d'accent, les anglais ont la bonte d'avoir adopte le clavier qwerty, mais faut pas etirer mon elastique trop fort en demandant des accentsfrancais, quand meme. mais je tenterai de les trouver pour votre confort de lecture].

Finalement arrive en (Grande) Bretagne

Eh oui, apres quelques hesitations a savoir s'il y avait de la place sur le vol de Londres, je suis bel et bien parti hier soir de Montreal. Remarquez, j'avais une alternative; il y avait de la place pour Nantes le meme soir, donc faute de venir en Grande-Bretagne, je me serais tout de meme rendu en Bretagne, cute, non? Hehehe...
Ok, decalage horaire et une heure trente de demi-sommeil dans l'avion plus tard, me voici dans Bayswater, un peu fatigue mais content... et je me trouve juste aux limites de Notting Hill (pour ceux qui se souviennent du film avec Hugh Grant), fin pret a partir a l'aventure dans Londres... et deja pret a regarder du bon cote de la rue avant de traverser :-)
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Seeya.
Hugh :-)
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samedi 28 juin 2008

London (maybe), baby!

Après avoir à peu près réappris à marcher (c'est fou comme le corps oublie des choses aussi simples!), je devrais reprendre la route (en fait, reprendre l'air), ce dimanche, s'il y a de la place sur le vol Montréal-Londres.
London, baby, comme disait Joey Tribiani ;-)
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[Mise à jour: samedi soir: on dirait que mes plans devront déjà changer, rien de moins sur que ce vol sur Londres... Donc départ vers ailleurs demain anyway? Ou Londres dans quelques jours? À suivre...]
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Je devrais donc vous revenir avec des commentaires et photos de voyage, une fois de plus, à partir de lundi.
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Si vous vous demandez "Pourquoi Londres[Ailleurs]?", je vous dirai que ce n'est pas la bonne question à poser. Demandez-vous plus simplement: "Pourquoi pas Londres[Ailleurs]?" et vous saisirez ce que je vais y faire :-)
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Je ne serai pas en Angleterre bien longtemps, malheureusement. Mes récents petits inconvénients de santé m'ont retenus au Québec plus longtemps que j'avais prévu, et je suis attendu ailleurs vers la mi-juillet... Je devrais donc revenir rapidement à Montréal, afin de mieux repartir! :-). Je me promets toutefois de profiter du pays qui nous a donné Sophie Kinsella, William Shakespeare, Harry Potter et Keira Knightley ;-) et d'en rapporter plus de photos que lors de mon dernier passage, lors duquel je ne disposais pas d'un appareil numérique.
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Dans tous les cas, comme de coutume, je vous tiendrai au courant de mes déplacements de part et d'autres de l''étang Atlantique.
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Note: En guise d'illustration, je vous offre ici une de mes dernières photos de Londres (mars 2003).
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jeudi 19 juin 2008

Les mésaventures médicales de l'Esprit Vagabond ou Super-Moi contre les méchants agents infectieux!

Je ne suis pas du genre à «parler de mes maladies», comme aurait dit ma grand-mère Cécile, mais comme tout ce qui m'a occupé - ou presque - dans mes derniers jours a été relié à un traitement médical qui s'est compliqué et à de nombreuses visites à l'hôpital, je vous résume le tout; voyez ça comme une sorte d'aventure dans un univers que je visite le moins souvent possible, mais dont les personnages font un travail qui, on doit bien se l'avouer, est plus utile pour plusieurs que celui de l'écrivain ou du reporter de voyage... Je passerai rapidement sur l'aspect médical lui-même, de peu d'intérêt pour vous, mais reviendrai par la suite sur l'univers de l'hôpital où s'est déroulé et se déroule toujours mon combat de super-héros contre des méchants agents infectieux!
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J'ai attrapé - on ne sait où mais fort probablement pendant un voyage, d'après ce qu'on m'a dit - le VPH, un virus responsable de bien des maux gênants, mais dont seules les manifestations cliniques cutanées se sont produites dans mon cas, au niveau des pieds. Dans un sens, c'était déjà une chance, vous me direz, well, ça dépend aussi de la suite. Voyons voir.
Le traitement de ces manifestations cutanées par azote liquide n'a rien donné au fil des mois, et on a estimé que mon virus était particulièrement résistant au froid. Pour se débarasser de tout ça, un traitement par brûlures à l'acide (je ne souviens plus du type d'acide, désolé) a été appliqué, causant des brûlures assez profondes. Comme on parle des deux pieds, mes déplacements en ont été affectés, mais en théorie, je devais mieux aller après quelques jours.
En théorie.
Dans mon univers de super-héros, j'étais alors en bonne voie de vaincre le méchant virus. C'était sans compter sur les bactéries, un autre type de méchant quand on parle d'agents infectieux. Bref, vous aurez compris que l'une des brûlure s'est infectée.
Yé. Plus on est de fou, plus on souffre...
Avec ma chance légendaire, cette brûlure était justement située sur l'orteil #4 (celle avant le petit), dans le côté, où c'est tout coincé et collé à l'orteil #3... Un endroit parfait pour tenter de guérir à la fois une infection bactérienne, un virus et une brûlure. En un mot, j'avais gagné le gros lot de l'infection!
[Réaction du médecin: «Vous avez été traité avec des brûlures, et là, c'est infecté. Coup donc, vous êtes quelqu'un de chanceux, vous!». No kidding].
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Pour ne pas vous ennuyer avec mes problèmes - et je résiste à l'envie de joindre des photos «live» à ce billet, hehehehe - je ne ferai qu'un survol des super-pouvoirs qui m'aident à combattre l'ennemi. Depuis 3 jours, je suis une antibiothérapie par intraveineuse (de la céfazoline, si ce genre de chose vous amuse) et que ce matin, après une séance d'hydrothérapie, on m'a, euh... débridé (chirurgicalement retiré plein de choses plus ou moins mortes de l'orteil, le laissant d'une jolie couleur écarlate -mais sans saignement, c'est certainement bon signe, la peau va se recréer, quel miracle, que celui du corps, parfois). J'avoue que j'aurais préféré être déridé, mais on ne choisit pas ses traitements.
Je m'arme également d'un peu d'héparine, un agent anticoagulant, pour éviter que mon cathéter ne se bouche entre les injections de céfazoline. Enfin, un antibiotique topique (en crème, mais dont j'ignore la composition) recouvre épisodiquement le principal foyer d'infection original, empêchant le méchant de s'enfuir du piège dans lequel on l'a coincé ;-) - et empêchant qu'un autre méchant agent infectieux en profite pour m'attaquer pendant que je suis plus faible et occupé, une stratégie classique des méchants de dessins animés.
Anyway, comme j'avais eu des traitement à l'acide aux deux pieds, mais qu'un seul côté s'est infecté, je retrouve presque toutes les fonctions habituelles de mon pied gauche au moment d'écrire ceci, mais le droit est encore relativement douloureux, enflé et peu mobile. Bref, avec un pied sur deux de remis, je me relève et m'attaque d'autant plus intensément à mes adversaires. Ça sera un combat sans merci. [J'avoue toutefois que les épisodes douloureux, comme le nettoyage chirurgical à froid de ce matin me rendent impatient de voir le générique du film qui est adapté de mes aventures dans ma tête].
Ah! J'oubliais l'élément le plus amusant de toute l'aventure; mon armure super-rapide qui me permettra éventuellement de semer mes adversaires: une chaise roulante, yé! Un plaisir enfantin s'empare de vous quand vous roulez dans ces petits bolides! J'aime bien me propulser moi-même, en fait, mais si vous faites de même et que vous avez une plaie ouverte très sensible recouverte d'un pansement, attention aux dénivellations dans le plancher en rénovation; douleurs assurées! :-).
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Je vous passe aussi beaucoup de détails concernant le personnel médical - tout le monde a été très très gentil malgré qu'ils soient tous payés pour vous procurer de la douleur :-) - mais je mentionne que mes aller-retour à l'hôpital pour mes traitements (3 fois par jour) s'avèrent amusants, puisque l'urgence, la clinique externe et la physiothérapie sont trois département touchés par des rénovations majeures et des reconfigurations importantes des locaux. Résultat: À chaque visite, des murs ont été enlevés ou installés, les salles ont changé de place, et ce qui est bien drôle, c'est que le personnel ne sait pas plus que moi où aller et qu'ils cherchent leurs équipements et fournitures un peu partout. C'est un peu plus long pour recevoir les traitements, mais en même temps, ça fait quelque chose de différent et d'intéressant à observer.
Dans mon univers de super-héros, j'espère secrètement que ce brouhaha va confondre mes adversaires et les dérouter suffisamment pour que je profite de leurs failles, ha!! [C'est en quelque sorte une arme secrète!].
Que ces professionnels aient à travailler dans des conditions de reconfiguration est déjà un défi en soi, qu'ils doivent en plus continuer à donner des traitements adéquat et en respect de toutes les conditions d'hygiène et de stérilité qui doivent régner dans un milieu clinique, et qu'ils le fassent avec gentillesse et sourire en plus, ça mérite une mention spéciale, et c'est principalement cet aspect des choses qui m'a donné l'idée de vous parler de cette mésaventure ici, finalement. (Ça et l'idée de transformer mes adversaires en méchants de dessins animés).
On entend tellement d'histoire désolantes et de plaintes contre le système de santé, il a certes des défauts (j'ai tout de même patienté 5 heures le premier soir entre 21h et 2h du matin pour voir un médecin avec mes brûlures infectées et mon pied enflé), mais tout le personnel que j'ai côtoyé depuis 3 jours a été exemplaire avec les patients. J'ai toutefois entendu quelques histoires d'horreur sur les relations avec la direction de l'hôpital, ce qui ne surprend guère, malhureusement, mais désole un peu.
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Dernier volet intéressant de cette expérience douloureuse, c'est de voir les autres patients, dont une bonne partie semble se connaître ou se reconnaître.
(Rappel: mon affrontement avec les agents infectieux se déroule en région - le Lac St-Jean en l'occurence)
Avec rien d'autre à faire pendant des heures à l'urgence, par exemple, chacun se met à échanger avec les autres, et le premier sujet de conversation qui leur vient à l'esprit est évidemment leurs maladies. C'est incroyable de voir tant de gens se confier à des semi-inconnus sur des sujets qui relèvent du secret professionnel autrement :-). On entend des trucs vraiment... disons, amusants.
Pour ma part, j'ai adopté un profil moins sociable - et comme j'habite Montréal, j'étais, pour le groupe, «Le gars de Montréal avec les pieds maganés». Il faut dire pour ma défense, que j'avais un excellent livre sour la main pour m'isoler et passer le temps; Le Labyrinthe, de Julie Martel, une fantasy d'inspiration latino-américaine doublée d'une métaphore cubaine publiée chez Mediaspaul.
J'en ai aussi profité pour saisir au traitement de texte la nouvelle manuscrite que j'avais écrite lors du concours d'écriture sur place du dernier Boréal et qu'on m'a conseillé de soumettre pour publication. je vous tiendrai au courant de l'évolution de la vie littéraire de ce texte, qui s'intitule «Deux soeurs - Plan fictif - Lima Pérou».
Question de rester en anecdote de littérature de l'imaginaire québécois, je ne peux passer sous silence le fait qu'une des infirmières, ainsi qu'une autre patiente en antibiothérapie intraveineuse, étaient tous deux des fans de Patrick Senécal ;-). Comble de coincidence, un patient reçu en urgence pour des douleurs abdominales avait même des airs de Patrick (cheveux longs, un peu enveloppé sans être gras, même timbre de voix...).
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Si vous vous demandez ce que je fait au Lac St-Jean, vous allez bien rire: je suis venu ici en partie pour aider un ami qui a vendu sa maison à déménager. Vous aurez compris que je suis un tantinet moins utile que prévu!
Quand à mon combat contre les agents infectieux, je n'y reviendrai probablement pas, ma seule présence sur des billets subséquents de ce blogue indiquera que j'ai vaincu mes adversaires et serai reparti vers d'autres aventures et d'autres destinations exotiques.
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[Des 4 photos de méchants accompagnant ce billet, pouvez-vous identifier celle représentant mon virus? - Je n'ai pas trouvé de photo de ma bactérie, dont j'ignore l'identité en fait, au moment de publier ceci. L'urgentologue qui m'a reçu a toutefois réussi à prélever l'«ADN» de la chose et les gars du labo travaillent sur son identification, hehe.]
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dimanche 15 juin 2008

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull : Pour sourire, 27 ans plus tard.

Je me souviens très bien de mon retour du cinéma, à pied le long du boulevard Marcotte de Roberval au Lac St-Jean, par un beau soir de ce printemps 1981. J’avais un immense sourire aux lèvres et je sifflais la musique entraînante de John Williams. Je venais de voir un des meilleurs films de ma courte vie de cinéphile : Raiders of the Lost Ark.
Vingt-sept ans plus tard, alors que je sors de l’ex-Paramount du centre-ville de Montréal, la musique de Williams demeure, et une bonne partie du sourire aussi.
Et ce n’est pas rien, car, en réalité, il était impossible de ressentir le même genre d’émotion qu’en 1981, ne serait-ce que parce que j’ai moi-même vieilli de quelques années et vu beaucoup, beaucoup de films depuis.
N’empêche, je pense que c’est ce décalage temporel entre la sortie des trois premiers films de la franchise Indiana Jones et la sortie du quatrième volet qui explique l’accueil relativement mitigé des fans envers le dernier film de Steven Spielberg.
Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull n’est pas un film sans fautes, mais déjà, avec Indiana Jones and The Last Cruisade, les plus âgés d’entre nous voyaient que la magie de Raiders of the Lost Ark ne pouvait être reproduite parfaitement avec le passage des ans.
Qu’en est-il, alors, en tant que film
de divertissement, de ce nouvel opus des aventures du docteur Henry Jones II?
D’entrée de jeu, en quelques minutes, on a droit à une scène au Hangar 51, une référence directe à Roswell, un clin d’œil à l’arche perdue et à une explosion nucléaire! Comme si la chose n’était pas encore assez claire, quelques minutes après l’explosion, ce sont les hommes en noir qui rappliquent! Qu’on se le dise, fini les aventures d’Indiana Jones dans le monde du fantastique surnaturel, bienvenue dans l’univers science-fictif. Je dois avouer que cet aspect du début du film m’a presque agacé; comment, me suis-je demandé, va-t-on faire pour nous embarquer dans un Indy de SF?
Spielberg n’est pas un imbécile, et il le prouve avec une approche qui colle beaucoup à celle des trois premiers films; le pulp. Et cette approche fait du film une réussite. (Est-ce mon imagination où Spielberg accentue ce parti pris en faisant de Cate Blanchett une méchante Russe de bande dessinée qui ressemble à la Mia de Tarantino dans Pulp Fiction?).
L’intrigue du film repose sur un mélange de légendes de diverses provenances, un peu comme le faisaient les autres opus de cette série (bien que ceux-ci aient été plus subtils, il me semble). Dans un passé récent, la recette a été utilisée par The Da Vinci Code, pour citer un exemple réalisée sur un mode plus… réaliste. Après l’Arche, les pierres sacrées et le Graal, on lance donc Indiana Jones sur les traces de l’Eldorado, la cité d’or sud-américaine. Cette fois-ci, les méchants sont des Russes, et la paranoïa des Etats-Unis des années 50 est soulignée avec quelques références à l’espionnage, au McCarthysme et aux agents doubles. On glisse même un message politique en filigrane, élément totalement absent des trois autres films de la série.
Mais tout ceci demeure une sorte de toile de fond pour nous raconter une aventure palpitante où s’alternent avec un certain rythme les scènes d’action et les scènes plus bavardes. Côté bavardage, il y a certainement un peu trop d’explications à certains moments alors que le spectateur moyen a compris, mais ce sont les scènes d’action qui retiennent notre attention.
Ce que j’ai aimé de ces scènes, ce sont les effets visuels, qui rappellent plus les bons vieux Indiana Jones que les récents films avec CGI ultramodernes. Certes, on décèle parfois quelques tics de George Lucas derrière tout ça (la scène de Tarzan avec les singes, les marmottes récurrentes…), mais d’un point de vue global, c’est plutôt bien réussi. J’ai lu des commentaires négatifs sur la direction pho
to de Januz Kaminski, mais j’avoue que j’ai trouvé le look du film parfaitement acceptable pour un Indiana Jones dont l’action se déroule quelques décennies après The Last Cruisade.
Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull
a beau comporter son lot de bons moments – et de bonnes idées comme le retour de Marion, déjà présente dans Raiders of the Lost Ark –, il n’est pas dépourvu de quelques défauts.
J’ai accepté de suspendre mon incrédulité pour croire aux divers combats et aux multiples péripéties à laquelle Indy échappe (malgré son âge plus que respectable). Je peux également accepter le déplacement des chutes d’Iguazu de quelques milliers de km vers le nord-ouest pour les besoins de la cause. Par contre, l’accent mis sur la culture Maya, en pleine jungle amazonienne de l’Amérique du Sud, agace un peu l’amateur d’archéologie en moi, surtout que mes premiers intérêts pour la chose sont certainement la faute à Indy et à cette soirée de 1981 quand je suis rentré chez moi avec ce grand sourire plaqué sur le visage. Un problème similaire se pose quand les créateurs mélangent sans gêne toutes les cultures précolombiennes de l’Amérique du Sud, attribuant aux Nasca des éléments des cultures de l’amazone (dards empoisonnés) ou des Paracas (déformation crânienne). De plus, les Nasca n’auraient pas pu momifier Orellana, puisque leur culture était déjà éteinte au moment de la conquête espagnole.
Mais je vais vous dire; ces éléments n’ont pas été suffisants pour gâcher mon plaisir de voir à nouveau une aventure d’Indiana Jones sur grand écran. Je vous souhaite donc, tout simplement, la même chose.
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Super-Héros et mode, au Musée à New York!

J'avais raté l'annonce de cette exposition temporaire du Metropolitain Museum of Arts de New York, un des musées les plus fascinants des Amériques.
Depuis le 7 mai, le MET présente une exposition de mode qui repose sur la thématique du super-héros! Idée qui semble farfelue à la base, mais que le concepteur, Georgio Armani, explique en disant que la mode, comme les costumes des super-héros, permet de combler un désir de transformation qui nous habite tous.
Que l'on aime ou non le milieu et l'industrie de la mode, il me semble que l'exposition a l'air particulièrement intéressante pour les amateurs de SF et fantasy. Il est plutôt rare de voir une thématique autant associé au pur divertissement (pensez BD, jeux vidéos, figurines, bloskbusters hollywoodiens) prendre d'assaut un musée d'art aussi renommé que le MET.
On retrouve donc au MET des costumes originaux bien connus, comme ceux de Spider-Man, Superman ou Iron Man, mais aussi des créations de designers qui se sont inspirés de ces modèles dessinés.
Sur la page que le MET consacre à l'expo,on peut voir les diverses thématiques qu'explorent les créateurs. Parmi les photos vues ici et là, j'aime bien celle publiée dans le New York Times, avec Mystique (de X-Men) et le gold bodysuit qui en est inspiré (section Mutant Body).
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Tout ça donne le goût de faire un saut dans la grosse pomme pour aller jeter un oeil sur place, non?
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de Montréal...

Alors que je me prépare à partir pour quelques jours en visite dans mon pays de bleuets natal, je me rends compte que je ne parle pas beaucoup de Montréal, depuis mon retour. Comme je prévois voyager à nouveau d'ici quelques semaines, j'en profite donc, avant de laisser Montréal, pour attirer l'attention sur le fait qu'en été, il se passe toujours des dizaines de choses à Montréal... et pour peu que vous ayez de la belle température, une simple balade au centre-ville fait parfois découvrir des choses intéressantes.
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Montréal est une ville de festival, mais même si l'accent est mis sur des grands événements comme le Jazz, les films du monde ou Juste pour rire, il y a des dizaines d'autres événements en ville tout l'été.
Ainsi, la fin de semaine dernière, en raison de la présentation du Grand Prix du Canada de F1, il y avait diverses activités reliées à l'événement sur les rues Peel et Crescent, rendant une partie du centre-ville piétonnier, une affaire qui change toujours le point de vue sur la ville et que ce visiteur-ci apprécie à toutes les occasions.
En arrivant de Lachine par la 191, j'ai noté ce coin de rue, juste une rue avant l'arrêt final du bus à la station Lionel-Groulx; Rose de Lima m'a évidemment fait pensé à mes amies de Lima et mes passages dans la capitale péruvienne l'an dernier. C'est fou ce que certains détails prennent une signification différente pour chaque passant, et Rose de Lima en est un parfait exemple en ce qui me concerne.


Sur Peel, c'était la présentation de voitures Ferrari et Porsche. J'aimais bien ce petit modèle modeste et rouge... La jolie fille est en option seulement :-)
Preuve des nombreuses activités estivales, il y avait aussi, ce week-end là, un festival de mode en pleine rue, avec parades sur McGill-College, mais le dimanche, lors de mon passage, l'événement était terminé et je n'ai pu voir que les techniciens en train de démonter les scènes.
J'ai alors décidé de poursuivre vers l'est et remonter éventuellement vers l'Avenue Mont-Royal, également piétonnière à ce moment-là pour une occasion spéciale, mais j'ai finalement changé mes plans.

Par contre, j'ai bien marché sur Ste-Catherine vers l'esplanade de la Place des Arts, où j'y ai photographié une partie de la sculture moderne «Les pelleteuses de nuages», qui se trouve dans la fontaine de la Place.
Cette sculpture sera donc présente dans le bassin tout l'été, puisqu'il s'agit d'une oeuvre d'art éphémère et qu'elle sera enlevée par la suite; à chaque année, la Place des Arts organise un concours pour décider quelle oeuvre ornera sa fontaine.
J'avoue que la chose donne un bel effet. Les pelles semblent vouloir nous rappeller de profiter de cette fontaine et de l'été, avant qu'on les réutilise dans les entrées, l'hiver prochain... On peut aussi penser à des manèges, en voyant les trois roues de pelles... Pour l'occasion, l'eau du bassin est également teinte en rouge, mais je n'ai pas saisi l'allusion des créateurs, même si ça fait joli et différent. Je repasserai éventuellement dasn le secteur pour voir si on change la couleur de l'eau au fil de l'été... et reprendre quelques photos des pelleteuses, puisque mes piles m'ont abandonné alors que j'avais d'autres clichés en tête.
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