dimanche 11 février 2024

Le centro historico de Faro (extra muros)

 À part la vieille ville fortifiée qui permet un regard sur le Faro médiéval, la capitale de l'Algarve possède aussi un centre historique à l'extérieur de ses murailles, qui s'est développé avant l'époque moderne et qui comporte donc plusieurs attraits architecturaux intéressants.

En voici quelques-uns, captés lors de notre visite à Faro.


Plusieurs maisons sont recouvertes de céramique, une pratique répandue dans tout le Portugal, et les trottoirs et rues pavées intègrent aussi des motifs, ce qui donne souvent de très beaux effets combinés.


Entre la gare et la ville fortifiée, le vieux quartier du centre de Faro est composé de plusieurs rues et allées piétonnes où divers commerces se sont installés. Ici, une allée de traverse où les terrasses seront ouvertes plus tard en journée, surplombée de deux passages en arches.


La Sé (cathédrale) qui malgré son humble taille, est particulièrement intéressante (billet à part à venir).


Azulejos recouvrant une maison.


Rue commerciale piétonne (ici avec des toiles qui protège contre le soleil intense), avec les motifs dans les pavés.


Ermida de Santo Antonio do Alto, érigé en 1355, au fond d'un parc en retrait du centro, serait le plus vieux édifice encore debout à Faro.


Igreja do Carmo, une affaire baroque dont l'intérieur était fermé lors de notre visite pas un samedi après-midi. On a donc pu admirer son architecture extérieur... et les deux cigognes relaxant sous l'horloge de la tour de gauche.


La gare ferroviaire de Faro. J'adore les gares, c'est un endroit qui donne le sentiment de pouvoir aller partout dans le monde. J'adore me déplacer en train. Même si parfois, il arrive des imprévus. En partant de Faro, notre train a pris un peu de retard, et nous sommes donc arrivés à la station de Ferreiras juste quelques minutes après le passage du bus de ville qui devait nous ramener dans notre quartier d'Albufeira. Devant une longue heure d'attente en pleine soirée fraiche, nous avons donc décidé de marcher de Ferreiras à Albufeira. Comme on a un bon sens de l'orientation et des distances, on a estimé la marche (essentiellement en pente descendante dans ce sens-là) à environ 40 minutes à un bon rythme. Une rue pas trop achalandée, bordée d'un large trottoir et d'une piste cyclable relie les deux villes. Nous avons donc marché de Ferreiras à notre quartier de Montechoro, à Albufeira... en 50 minutes.


C'était L'Esprit Vagabond, à Faro, capitale del'Algarve.

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Faro ville fortifiée

 Nous sommes allé faire un tour dans la capitale de l'Algarve: Faro.

Les bus n'étant pas très fréquents entre Albufeira et Faro pendant la fin de semaine, on a opté pour le train. La gare déservant Albufeira est en réalité située dans la ville voisine de Ferreiras. La station ferroviaire est donc à 4,5 km de notre position à Albufeira. Heureusement, quelques bus de ville font la navette de près de notre quartier à la gare. Nous avons donc pu nous rendre facilement à Faro pour explorer la petite capitale de la région.

Malgré le tremblement de terre de 1755, après lequel Faro a rapidement été rebâtie, une partie de son histoire médiévale demeure encore visible aujourd'hui (ce qui a survécu, comme une partie de ses fortifications, renforcées par la suite, ou ce qui a été (re)découvert par la suite, comme une mosaïque romaine excavées près de la gare des siècles plus tard). 

Le coeur du centre historique de Faro tient en deux quartiers très distincts; Cidade Velha (la vieille ville) est un mini-centre médiéval encore entouré de fortifications. Et quand je dis "mini" c'est que l'ovale formé par les murs peut se traverser à pied, même en marchant lentement, en environ 5 minutes sur sa portion la plus longue. On ne parle donc pas ici d'un vieux centro composé de centaines d'édifices, mais plutôt d'une sorte de capsule temporelle qui s'explore au complet à pied en quelques heures à peine.

La Sé (cathédrale) fera l'objet d'un petit billet à part, tant elle est particulière, et je ferai un autre billet sur le second secteur du centro historico de Faro (extra-muros), mais entre temps, voici l'essentiel de ce que j'ai capté comme images de Faro la fortifiée:


Une partie des fortifications, vues de l'intérieur.


Partie plus ancienne des murailles.


Une des portes (double), menant dans la Cidade Vehla.


Seconde porte vers la vieille ville.


Malgré quelques malheureux graffitis, l'ensemble est assez joli. 


Ici, passage sous une arche, qui permet d'atteindre la cour de l'évêché, avec ses rangs d'orangers pleins de fruits.


Une partie des murs (vue de l'extérieur).


Arco da Vila, qui est la porte principale des fortifications. Érigée en 1812, elle recouvre une arche antérieure, construites par les Maures au 11e siècle (la seule du genre en Algarve), dont on peut voir les vestiges à l'intérieur de l'Arco da Vila. Notez les nids de cigognes en haut à gauche (billet à part à venir, hehe).


L'esprit vagabond, toujours intéressé par les fortifications de vieilles villes, ici, au bas d'une des tours médiévales de Faro.

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Les cigognes de Faro (billet photo)

 Une des surprises qui nous attendait à Faro: des nids de cigognes et plusieurs cigognes aperçues dans le centre historique.

Nous allions lire par la suite qu'historiquement, ces oiseaux ne passaient que très rarement l'hiver en Algarve, préférant migrer au nord de l'Afrique pendant la "saison froide" du Portugal. Mais depuis quelques années, il n'est plus rare d'apercevoir les couples de cigognes à l'année à Faro, à préparer leurs nids pour l'arrivée des petits.

J'ai donc eu le grand plaisir de voir ces majestueux oiseaux d'assez près pour pouvoir en tirer quelques photos spectaculaires.

En voici quelques unes:







Deux couples se partagent les tours de cette petite chapelle. Les cigognes sont fidèles en amour et demeurent en couple avec le même conjoint toute leur vie.


Gros plan sur le couple de gauche...


... puis sur celui de droite. Les cigognes reviennent dans leur nid (chez elles) et ajoutent des éléments et grossissent le nid d'années en année. Un très grand et haut nid, comme celui-ci, est un synonyme de réussite familiale depuis des années.


Édifice du centre historique où il serait facile de rater la présence des cigognes sur le toit.


Gros plan sur le couple présent sur la photo précédente.
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Le centro historico d'Albufeira

 Le centre historique d'Albufeira est relativement petit. Quelques rues piétonnes plus une dizaines de petites rues médiévales pas plus larges que des allées, bordées par des édifices relativement récents pour une si vieille ville. Tout ça serait la faute au tremblement de terre de 1755 qui aurait tout démoli, alors ce qui datait d'avant (périodes romaines, médiévale/Maure/reconquête) a pratiquement disparu, à part les rues elles-mêmes, puisqu'on a reconstruit sur les mêmes bases.

Malgré ce triste historique, le centro est fort joli, charmant, même, comme en témoignent ces quelques photos captées lors d'errances au hasard dans ses petites rues étroites.


Édifices blancs, arbres en fleur et rues pavées forment le paysage typique du centro d'Albufeira.


Quelques arches surplombent parfois les étroites rues (les plus étroites étant interdites aux véhicules).


Trois églises, dont celle-ci, appelée simplement Igreja Matriz (l'église paroissiale), avec la mer, jamais loin.


Dans les allées, le style architectural combiné au blanc omniprésent rappelle sans conteste les "pueblos blancos" d'Andalousie, ce qui n'est guère étonnant puisqu'à une époque, l'Algarve et l'Andalousie vivaient sous les mêmes influences et gouvernances.


Peu importe la température au thermomètre, les arbres en fleur en février vous réchauffent le coeur et l'esprit.


Une des rues piétonne du centro historico menant vers la plage se butte à une des nombreuses falaises rocheuses de la région. On a donc creusé un tunnel, qui relie le centro à la plage, sous la falaise. (L'hiver étant la basse saison touristique, les autorités en profitent pour faire quelques travaux, d'où les clotures jaunes sur la photo).


Orangers et la Torre de relogio (tour d'horloge; le portugais n'est pas trop difficile à lire pour qui lit le français et l'espagnol, mais côté prononciation, ça se corse assez vite).


Détails d'une façade de maison du centro historico.


Igreja de Sant'Ana.


Maison avec vue sur la mer.

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mardi 6 février 2024

Safari-Photo sur les falaises d'Albufeira

 Les falaises et promontoires rocheux sont un des éléments distinctifs des côtes de l'Algarve. La ville d'Albufeira comporte donc son lot de falaises et de pics rocheux, qui alternent avec de longues plages et composent donc avec les étendues de sable, une sorte de sentier qui traverse toute la ville d'est en ouest. 

 Le sympathique préposé au kiosque touristique de la vieille ville avait répondu négativement quand je lui ai demandé si on pouvait rejoindre les diverses plages via un chemin entre ces roches et falaises. Trop dangereux, a-t-il tranché.

 Étant hébergé dans le secteur de Montechoro, un peu en retrait du centro, mais à quelques minutes de la Plage d'Oura, il fallait bien aller explorer les falaises entre Oura et les plages du centro afin de savoir si oui ou non la traversée était dangereuse. Je ne suis pas un daredevil de nature, toujours très prudent dans mes excursions - plus prudent que les locaux parfois (en Amérique Latine ou en Asie, par exemple) - mais je ne voulais pas non plus me priver d'une agréable excursion si la réponse du préposé au kiosque était essentiellement teintée de prudence envers des touristes occidentaux (lire Américains) souvent prompt à hurler au danger ou à menacer de poursuites quiconque ne les préviens pas du moindre risque.

 Bref, cette longue introduction pour dire que oui, il y a une sorte de sentier entre les plages d'Albufeira, sur les promontoires, pics, falaises et autour de certains puits naturels dans la roche. Une fort belle randonnée de Oura vers le centre historique, accompagné par le son des vagues de la Méditerranée qui frappent les rochers avec leur éternelle régularité.

Praia Oura, notre point de départ, et la plage la plus près de Montechoro. Nous allions ensuite partir vers l'ouest (donc vers le centre-ville, mais allions aussi découvrir le lendemain, qu'il existe aussi des passages vers l'est, donc en s'éloignant de la ville, vers la ville voisine).

Les formations rocheuses comportent leur lot de sable, donc il faut faire attention de ne pas trop s'aventurer en terrain friable.

Suze qui tâte le sentier du bout du pied afin de s'assurer que le terrain est suffisamment stable pour y passer. En cas de soute, on peut toujours monter et faire le tour du monticule. En bas à gauche, sur la photo, une crevasse menant directement dans la mer (ou sur une mini plage bercée par la marée).

Suze prend la pose sur un bout de sentier adossé à la falaise, avec à gauche un pont rocheux qui permet de rejoindre une avancée dans la mer.

Sur un des quelques ponts de roche que nous avons pu apercevoir et explorer.

Mon tour de prendre la pose sur un (autre) pont de roche qui s'avance vers la mer.

Arrivée en vue du centre-ville, avec un beau cactus à palette plein de fruits en avant-plan.

Praia dos pescadores, la plage la plus à l'est du centre-ville. Cette plage fait quelques kilomètres avant d'aboutir directement sous la plus vieille partie d'Albufeira.

Vue panoramique de la plage des pêcheurs, appelée ainsi car c'était là que se trouvaient il y a quelques décennies encore les bateaux colorés des pêcheurs locaux. Ils sont maintenant à la marina d'Albufeira, à l'ouest du centro, et ont fait place aux resorts près du centre-ville.

 Une randonnée d'environ 4 km en sentier accidenté, qui nous aura pris environ 2h, puisqu'en plus du terrain à apprivoiser, on a pris notre temps pour explorer les crevasses et promontoires s'avançant vers la mer, même si la majorité de ces éléments étaient hors-sentier.

 Certainement le trajet le plus agréable pour se rendre du quartier de Oura au centre historique d'Albufeira.

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samedi 3 février 2024

Où est l'Esprit Vagabond?

Ce billet est un jeu. Un peu comme le jeu "Où est Charlie", mais je ne me trouverai pas sur les photos.

Je viens de repartir pour un séjour de quelques semaines à l'étranger, alors pour vous faire deviner où je me trouve, voici donc une série d'indices photographiques:


Indice 1: [continent] Mon vol était d'un peu moins de 10h, incluant une escale (photo ci-dessus).


Indice 2: [région] Suis-je à l'est, au nord, à l'ouest ou au sud? Voir photo ci-dessus pour le découvrir.


Indice 3: [pays] Afin de découvrir où je me trouve, connaître la langue et l'histoire locale est un indice important.


Indice 4: [ville et province] Une fois découverts le continent, la région, et le pays, ne reste plus qu'à déterminer la ville. A part la photo ci-dessus, emblématique de l'endroit, mentionnons que cette ville s'est autrefois appelée Al Buhera [Traduction libre: Château de mer], à une époque où elle faisait partie de la province Al-Gharb-al-Andalus [traduction libre: à l'ouest de l'Andalousie]. La région administrative où est située la ville tire d'ailleurs son nom de cette ancienne entité.

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Alors, vous avez deviné où est l'Esprit Vagabond?

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[MAJ du 16 février 2024: j'ai évidemment ajouté les mot-clics seulement 2 semaines après avoir publié ce billet humoristique].